Publié dans Questions existentielles

Le Tourisme Littéraire : Kézako ?

L’autre jour, je suis tombée sur le Hashtag « Tourisme littéraire » sur Instagram. Ce terme étrange et poétique m’a intriguée et je me suis demandée ce qu’il recouvrait. Après quelques recherches, voici ce que j’ai trouvé…

La définition « officielle »

Selon Wikipedia, le Tourisme littéraire serait « une forme de tourisme culturel dans lequel les visites d’un lieu sont motivées par leur lien avec un auteur ou un univers fictionnel ».

Si l’on s’en tient strictement à cette définition, cela se résumerait à des circuits de tourisme autour des lieux fréquentés par un auteur, ou qui auraient inspiré une oeuvre littéraire. Pour détailler, cela donne les deux cas suivants :

La maison où a vécu un auteur

 

Entre le lieu de naissance, de mort, d’enfance, de vacances, de passage, etc… où un auteur a vécu, on peut parfois réaliser un grand circuit en France voire dans d’autres pays.

Personnellement, j’ai déjà visité la maison de famille de Victor Hugo à Villequier, en Normandie près de la Seine, là où sa fille Léopoldine s’est noyée et évoqué dans le célèbre poème Demain dès l’Aube. Pour l’anecdote, après son décès, Victor Hugo a réalisé un pèlerinage tous les ans dans ce village pour se recueillir sur sa tombe. Au-delà de cet aspect tragique, la maison est visitable et certaines pièces ont été conservées en l’état, comme les chambres à l’étage. C’est ainsi que l’on découvre que notre auteur national avait la chambre de sa maîtresse à côté de celle de sa femme, le coquinou !

Pendant cette visite à Villequier, j’étais fébrile. Je voyais Victor Hugo partout, et je me demandais si le lieu l’avait inspiré, quel endroit de la maison il préférait pour réfléchir etc… Voir le contexte dans lequel a vécu un auteur est toujours intéressant, car on a tendance à se projeter dans ses pas, même si le temps a passé et que la modernité a changé le paysage. De la maison de Villequier, on voit la Seine, le ciel normand empreint de nuages et il y a une promenade très agréable à réaliser le long des maisons qui longent ce fleuve. Je me suis demandée si suite au décès de sa fille, Victor Hugo avait conservé la même sensibilité vis à vis de ce paysage et s’il s’était laissé porté par la mélancolie.

Pour réaliser un parallèle avec les peintres, ce phénomène est encore plus flagrant. Lorsque l’on visite un lieu dans lequel ils ont réalisé des oeuvres majeures, on se rend vite compte que la lumière du soleil est différente. Pour ne citer que les impressionnistes, la retranscription de la lumière du ciel normand ou du sud de la France est très saisissante dans leurs tableaux. Quand vous êtes sur le lieu de création, vous comprenez tout de suite pourquoi elle est représentée ainsi sur la toile.

Les auteurs procèdent par sensations sur leur environnement autant que par leur vécu personnel. Visiter un lieu où ils sont venus écrire pendant un temps permet de percevoir parfois un peu mieux une partie de leur oeuvre.

Il existe de nombreux circuits touristiques basés sur la vie d’un auteur ou de son oeuvre. Si vous n’avez pas d’idées,  je vous conseille le livre Voyages autour des lieux littéraires de Sarah Baxter aux éditions Christine Bonneton. C’est un circuit basé sur plusieurs oeuvres classiques dans divers pays. Vous trouverez certainement un auteur qui vous intéresse dedans. L’intérêt est que chaque lieu est relié à une oeuvre et à des informations historiques, tout en restant un récit de voyage avec ses impressions personnelles. Vous y trouverez par exemple Dublin via Ulysses de James Joyce, Naples via L’amie prodigieuse de Elena Ferrante, etc…

Si un auteur en particulier vous intéresse, vous pouvez réaliser un circuit vous-même en regardant où il a vécu, ou chercher en ligne si un tel circuit existe déjà. Par exemple, sur le site de la fédération nationale des maisons d’écrivain et patrimoines littéraires vous trouverez quelques idées de visite principalement en France.

Pour ma part, j’ai marché sur les traces de Jane Austen en me rendant à Bath où elle a vécu, et à Lacock où a été tourné l’une des adaptations de son roman Emma.

Le lieu qui a inspiré un auteur pour son oeuvre de fiction.

Prenez Jane Austen, Beatrix Potter ou les soeurs Brontë : elles se sont beaucoup inspirées de la campagne anglaise ou de villes où elles ont vécu dans leurs romans. En France, de nombreux auteurs français classiques ont souvent fait figurer Paris dans leurs récits. De ce fait, dans leurs histoires ces lieux sont très présents et représentent parfois un personnage à part entière.

De nos jours, on peut visiter des circuits en lien avec les lieux évoqués dans des oeuvres, en virtuel grâce à Google Art et Culture catégorie street view.

Mais on peut aussi aimer les voir en vrai. Je pendrais pour exemple un lieu unique mêlant imaginaire des contes et Matière de Bretagne: Le centre de l’imaginaire Arthurien, basé à Comper en Bretagne. Au sein de la forêt de Brocéliande, les guides proposent des balades contées sur le thème des lutins, de la légende arthurienne et autres fééries. Sans se rattacher à un auteur unique, on y revit la magie de la forêt et de ses contes.

Pour aller plus loin, certains sites ont réalisé des visites de villes détaillées sous forme de cartes avec des extraits de livres, en partant d’un lieu comme Manhattan à New-York, ou Paris. L’idée est de se promener dans un quartier et de repérer un endroit mentionné par un livre. On peut ainsi voyager à travers plusieurs livres dans un périmètre extérieur restreint.

De façon plus globale, des passionnés ont créé une carte du monde qui associe des livres à des pays comme sur le site Bibliosurf dédié à la veille littéraire. Ainsi, si vous souhaitez lire un livre qui se déroule à Berlin ou en Argentine, vous y trouverez votre bonheur sans bouger de chez vous. Le voyage étant dans la tête.

Un écueil est que ces cartes, si elles ne sont pas réalisées par les municipalités ou des bibliothèques, sont souvent très subjectives et non exhaustives. Il peut être amusant de réaliser ses propres cartes de lieux touristiques littéraires de ses livres préférés en utilisant des outils en ligne. En cherchant un peu, j’ai trouvé deux sites : U map et  Google my maps, mais il doit en exister bien d’autres.

Quel est l’intérêt de ce genre de visite ? Je dirais que pour les passionnés de ces romans, c’est tout simplement de se mettre à la place des personnages ou de se rendre sur ces lieux afin de revivre leur histoire favorite. Certains vont même jusqu’à se costumer en leur personnage favori pour prendre une photo sur le lieu évoqué dans le livre. D’autres y voient une forme différente et intéressante de visite d’un pays ou d’une ville, basé sur leur passion pour la littérature.

Au fil de mes recherches pour cet article, j’ai l’impression que la définition officielle de Tourisme littéraire a évolué et que d’autres branches se sont développées. Ainsi, j’ai réfléchi à ce qui pour moi, pouvait être une forme de tourisme littéraire au vu de mon expérience et de ce que j’ai pu rencontrer sur Instagram. Cela a donné ceci :

Les lieux fictionnels recréés

Quand un univers marque beaucoup les lecteurs et rencontre un franc-succès, il est parfois recréé par des fans sous diverses formes afin de pouvoir revivre l’ambiance et la magie de ses livres.

J’ai rencontré plusieurs fois le cas au gré de mes voyages. Pour moi, le Musée Sherlock Holmes en est le meilleur exemple. Il s’agit d’une maison située à Londres à Baker Street, qui a été réhabilitée avec des décors façon époque victorienne pour recréer la maison de Sherlock Holmes, le personnage emblématique d’Arthur Conan Doyle.

Le musée se visite par petits groupes, il faut acheter un ticket dans la boutique située à droite du bâtiment et un Bobby (=policier anglais en uniforme) vous fait entrer. Là, vous montez les étages d’un vieil escalier de bois et découvrez le bureau, la chambre de Sherlock et quelques scènes reconstituées avec des mannequins de cire sur le dernier étage, tirées des romans. La maison n’est pas le reflet exact des aventures du détective car il manque le cabinet du Dr Watson, mais c’est une plongée plaisante dans ce qu’aurait pu être le lieu de vie de Sherlock. Petit clin d’oeil : les gens peuvent déposer leur carte de visite sur un panneau dédié au détective.

Un autre exemple flagrant reste le parc d’attraction dédié à l’univers d’Harry Potter en Floride, ou encore la Forêt enchantée Grimm à Europapark, et bien sûr certains espaces de Disneyland concernant les contes de fées. Même si je trouve que les parcs d’attraction ont un côté carton-pâte, cela peut permettre de s’évader le temps de quelques heures dans son univers préféré.

Enfin, je citerai également les hébergements insolites qui sont issus d’univers littéraires : chambre d’hôte Harry Potter, cabane de Robinson Crusoé, Château de vampire… Celui que je connais le mieux se situe dans le Morvan en Bourgogne et est dédié à l’univers du Seigneur des Anneaux de Tolkien. Il s’agit du Domaine de la Pierre ronde où des passionnés ont recréé avec des artisans et un super financement participatif deux maison de hobbit et une maison d’enchanteur. Ces hébergements se louent pour la nuit et sont décorés à l’image de leurs occupants imaginaires. Le village a vocation à s’étendre avec une cabane perchée d’elfe, affaire à suivre… 😉

Les lieux d’adaptation de livres au cinéma 

Quand un livre connaît un très grand succès, il est souvent adapté au cinéma et par extension, les lieux de tournage deviennent des lieux de pèlerinage touristique pour les fans qui souhaitent revivre le film ou le livre.

Il existe des circuits touristique en Angleterre pour aller sur les traces des lieux de tournage d’Harry Potter, en plus de la visite du Studio Warner Bros où sont mis en scène les décors et costumes qui ont été utilisés dans le film.

C’est la même chose pour Le Seigneur des Anneaux de J. R.R Tolkien, ou encore Le trône de fer de George R.R. Martin, mais il faut pour cela avoir un bon budget étant donné que le premier se trouve en Nouvelle-Zélande et le second éparpillé un peu partout en Europe.

Au sujet du Trône de fer, si le sujet vous intéresse, il existe un guide du Petit Futé intitulé Game of thrones, carnet de voyage, les sites de tournage de la série et publié en 2020. Il recense tous les lieux de tournage de la série avec de bonnes adresses, et a été réalisé en collaboration avec des blogueurs fans de l’univers de G.R.R.Martin ainsi que des Offices de tourisme des pays cités. Un index récapitulatif des personnages emblématiques est présent en début de guide pour vous aider. Vous voyagerez ensuite d’Islande en Irlande, en passant par la Croatie, le Maroc, Malte ou encore l’Espagne. Prévoyez de bonnes chaussures et un bon portefeuille ! 😉

Les lieux qui mettent le livre-objet en valeur.

Suis-je la seule à me rendre dans les bibliothèques anciennes de chaque pays que je visite ? Ou alors je suis juste une grosse obsédée par mon travail et les bibliothèques en général… Toujours est-il que pour moi, le tourisme littéraire, c’est aussi explorer des lieux dédiés à l’objet livre.

Bibliothèque du Trinity College de Dublin, Bibliothèque du monastère de Strahov à Prague, British Library de Londres, … à chaque fois, je ne peux m’empêcher d’y poser un pied, de goûter le calme et de respirer l’odeur du vieux papier.

Mais il n’y a pas que les bibliothèques dédiées au livre : il y a aussi les librairies ! Et certaines, très anciennes ou originales valent le détour. Je citerai pour celles que je connais : La librairie du Bal des ardents à Lyon avec son arche de livres, la librairie Waterstone’s à Coventry (UK) et sa fausse ambiance à l’ancienne, The American Book Center à La Haye (Pays-Bas)…

Plus sympa encore, les cafés-librairies : un lieu où l’on peut chiller tout en lisant sur place. Plusieurs formules existent. Par exemple, il y a des mangas-cafés où l’on paie un forfait à l’heure pour lire autant de mangas que l’on veut, les cafés-librairies où l’on peut lire un livre et repartir avec, ou encore les cafés où des livres sont à disposition du public et font partie de la déco.

Pour aller plus loin…

sur Instagram, j’ai récolté des Hashtags relatifs au tourisme littéraire. Si vous avez un compte, et que le sujet  vous intéresse, je vous invite à regarder leurs flux pour de belles découvertes : #lireetvoyager, #voyagelittéraire, #tourismelitteraire, #literaryplaces, #booktourism, #prettybookplaces

Sur Facebook, il y a The fabulous Weird trotters qui proposent de temps en temps des lieux imaginaires via une publication.

Au niveau des blogs, La vie est un roman propose plusieurs articles sur des lieux de tourisme littéraire avec de supers photos. Je n’en connais pas d’autre pour le moment.

Quelques sites m’ont inspirés pour réaliser cet article  :

  • Hisour.com évoque plusieurs lieux littéraires à travers le monde et une définition assez complète du sujet
  • Babel balades propose des idées de visite surtout en France
  • Chantal Neault dans un article intitulé De la littérature au Circuit touristique pour le site Veilletourisme.ca réalise une définition très juste du sujet et recense des initiatives au canada et à New-York
  • Nathalie Nyang dans un article intitulé Sous le regard des écrivains ou dans les pas de nos héros, pour le site Balises de la BPI évoque d’autres lieux littéraires comme Paris et le Musée Sherlock Holmes.

Annonce ! Comme cet été, je ne pars pas en vacances, j’ai décidé de les vivre par procuration en revisitant des photos de lieux où j’ai posé un pied, toujours en lien avec la littérature. Chaque semaine entre juillet et août, je mettrai en ligne sur mon compte instagram des photos de mes voyages touristiques littéraires avec quelques commentaires. Mon compte est en mode public, donc même si vous n’avez pas de compte, vous pouvez quand même y avoir accès ici, et sur le côté droit de ma page d’accueil.

Voyage et littérature,

A.Chatterton

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Mes conseils pour acheter et vendre radin sur vinted-livres

Pour faire suite à mon article : Comment allier sa passion pour la littérature sans assassiner son compte en banque, je me suis dit qu’il était temps de parler un peu plus en détail de Vinted et de sa nouvelle section livres. Pourquoi donc me direz-vous ? A la fois parce que c’est LE site pour dénicher des pépites de seconde main, sans passer par Amazon, mais aussi pour vendre malin et rapidement les livres dont on ne veut plus…

Une amie m’a indiqué il y a quelques mois que Vinted avait lancé une section livres pour vendre ou acheter des livres d’occasion. Je suis allée voir par curiosité ce qu’on pouvait y trouver, ma wishlist en main, et j’ai découvert un nouvel El Dorado ! (Une mine d’or, hein ! Pas le poisson 🙂 )

Le hic ? J’ai fermé il y a un an mon compte vinted parce que je dépensais trop en vêtements sur ce site. L’attraction du low cost est très forte, même quand on se donne des règles du type : je n’achète que lorsque mon porte-monnaie vinted est plein (sauf qu’on trouve toujours le moyen de craquer et de déborder du porte-monnaie.  Tu le sais si tu pratiques vinted).

Bref, j’ai réouvert un nouveau compte, mis en vente des livres dont la lecture m’avait déçue, ainsi que des jeux de société. Et c’était reparti pour un tour !

Avec cette version de vinted pour les livres et non plus les vêtements, j’ai réappris à chiner des bouquins d’occasion d’une autre manière et j’avais envie de partager cela avec toi. Tu trouveras donc dans cet article des conseils pour vendre et aussi pour acheter malin et intelligent. Passé ce long préambule, voici mes astuces :

Acheter des livres sur Vinted

Tu as ouvert ton compte sur le site. Il est beau, il est chaud ! Maintenant, te voici prêt à dégainer ta souris, ta wishlist en main, pour trouver  la pépite dont tu rêves. Attention à toi, quelques menus obstacles vont te barrer la route !

Rechercher malin son livre

Je trouve que le catalogue Vinted est parfois très mal foutu pour le classement des documents. Soit parce que son concepteur n’est pas familier du classement de livres, soit parce que les vendeurs ne savent pas dans quelle rubrique vendre leurs livres. Je te passe les moments de solitude où mon côté bibliothécaire se désespère de retrouver un document mal rangé dans le catalogue…

Passé mes petites névroses personnelles, si tu cherches par exemple un roman de Fantasy, il n’existe pas sur les critères de recherche. Donc soit tu te bases sur la rubrique littérature et fiction / Science-fiction et Fantastique, soit tu te cognes d’autres rubriques au cas où c’est mal rangé.

Tu peux aussi trouver des romans Young adult en rubrique jeunesse, ou en Littérature et fiction adulte. C’est le cas de la saga Harry Potter.

A moins de ne pas savoir ce que tu cherches (dans ce cas, balaye les rubriques qui t’intéressent pour voir ce qu’il y a de nouveau ajouté au catalogue), le mieux est de rechercher par titre.

Mais, si ton livre fait partie d’une série, il y a parfois juste le titre du tome et pas celui de la série, sans mention de l’auteur.

Mon astuce, est donc de chercher une première fois avec le nom de la série, puis le titre du tome, puis l’auteur, par sécurité.

Sinon, tu as la recherche par ISBN (le code-barre du document), obligatoire dans toute annonce vinted. Tu peux trouver ce code sur n’importe quel site marchand afin de le copier dans ta barre de recherche. Mais cette solution ne fonctionne pas si c’est une annonce de lot de livres car tous les isbn ne sont pas indiqués. Les créateurs du site n’ont visiblement pas réfléchi à ce cas de figure.

En effet, il existe des annonces de lots de livres où le vendeur propose un lot de livres, sans indiquer tous les titres, mais en montrant juste les photos des couvertures. Cela n’est pas très pratique car le catalogue fonctionne par mots-clés et n’analyse pas les photos.

Quand tu as trouvé le titre qui t’intéresse, mets le en favori et reviens y plus tard, après avoir vérifié tous les exemplaires dispos.

A moins de ne pas être gêné d’acheter un livre en état moyen, je te conseille de filtrer ta recherche avec un Etat neuf ou bon état, pour réduire ta recherche et éviter les documents qui n’en valent pas la peine (ex : mon chien a mordu le livre à un endroit, ma fille a dessiné dedans, le livre a pris l’eau mais c’est pas grave, etc…).

Comparer les prix

Tu as trouvé ta pépite, et il y a plusieurs exemplaires à la vente ? Tu ne sais pas comment choisir ?

L’étape un : regarder le moins cher. Il faut savoir qu’au prix de vente, tu devras ajouter les frais de port (entre 3.50 et 7 euros selon le mode de livraison) et une taxe d’achat vinted (d’environ 1 euros voire moins).

L’étape deux : vérifier l’état du livre dans l’annonce. Si on t’indique qu’un livre est neuf, bon état ou abîmé, les photos et le descriptif doivent le montrer. Et cela doit te convenir ensuite pour la transaction. Tu ne pourras pas revenir dessus ensuite.

L’étape trois : regarder les évaluations du vendeur. Cela peut être un point de détail intéressant si tu hésites entre deux vendeurs. Personnellement, j’évite les vendeurs qui ont des commentaires négatifs bien véner, du genre : « a indiqué que le document était neuf mais ce n’est pas vrai… » Les retours et litiges peuvent vite devenir un cauchemar si tu tombes sur des vendeurs peu scrupuleux car le SAV de la plateforme est déplorable. J’en parlerai plus bas, en fin d’article. Donc les évaluations peuvent être importantes.

Négocier le prix d’un livre

Si tu vois un livre qui t’intéresse mais que le prix te semble trop élevé, tu peux négocier avec le vendeur en faisant une offre.

J’évoque par exemple le cas d’un vendeur qui met un livre en vente au prix du neuf. Ce qui n’est pas malin car tu le paieras plus cher, en ajoutant les frais de port et la taxe vinted. Donc, tu ne l’achèteras pas.

Normalement, un livre dans le milieu de l’occasion doit être vendu 20 à 30% de moins qu’un livre neuf. De ce que j’ai pu constater en moyenne, les romans grand format sont vendus entre 5 et 10 euros et les poches entre 1 et 4 euros.

Il y a bien sûr des exceptions si le livre vient d’être publié en librairie ou s’il n’est plus du tout édité. Il peut dans ce cas, être vendu plus cher.

Pour négocier un prix sur un livre, tu peux réaliser jusqu’à 5 offres envers un vendeur. 

Je te conseille dans tous les cas de rester courtois quand tu réalises une offre, en dialoguant avec lui, plutôt que d’utiliser seulement les boutons de  négociations. La politesse fait parfois des merveilles et permet de briser la glace entre acheteur et vendeur.

Autre astuce : si un livre est en vente depuis 6 mois, tu as plus de chances de pouvoir le négocier à prix bas qu’un autre mis en ligne depuis 15 jours.

Attention : Vinted t’indiquera si le prix que tu proposes est trop bas et ne validera pas ta proposition.

Récupérer son livre

Tu as craqué pour un livre, bien choisi ton vendeur et tu en es à l’étape de la livraison. Si tu habites dans une grande ville, cela ne devrait pas te poser trop de problèmes. Mais si tu es dans une ville moyenne ou plus rurale, choisis bien pour t’éviter des déconvenues car tu as parfois une semaine seulement pour aller chercher ton article avant qu’il ne soit renvoyé.

Vinted propose trois modes d’envoi par relais, moins chers : Mondial Relay, Relais colis et Chronopost. Ce sont en général des relais situés dans des boutiques afin de favoriser leur fréquentation ou dans un centre de tri postal pour Chronopost. Si tu optes pour ce moyen de livraison, vérifie bien que tu as un relais proche de chez toi et que ses horaires d’ouverture soient compatibles avec les tiens.

J’ai une petite anecdote à ce sujet suite au déconfinement. J’avais commandé un livre qui devait arriver à un relais chronopost (Le centre de tri de La Poste de mon secteur, à Villeurbanne). Mais avec l’engorgement des reprises successives de livraisons, il a été livré à Meyzieu, à 12km de chez moi. Soit une heure de transport en commun (bus + métro + tram + marche à pied). Comme je n’ai pas de voiture, j’ai dû m’arranger avec le vendeur pour qu’il se fasse renvoyer le colis et me le renvoie à nouveau par voie postale, dans ma boîte aux lettres. Un vrai calvaire qui a duré un mois et demi. Bref, j’ai reçu mon livre la semaine dernière… dans ma boîte aux lettres. J’ai payé plus cher, mais au moins j’étais sûre de l’avoir ! Et j’ai surtout eu de la chance de dialoguer avec un vendeur ultra compréhensif et très patient.

Si tu ne veux pas te prendre la tête, ou que tu n’as pas le temps d’aller dans un relais, prend l’envoi postal avec réception en boîte à lettres. Dans ce cas de figure, il te faudra réfléchir au prix que tu es prêt à mettre dans ce livre d’occasion. S’il revient au prix du neuf et qu’il est récent, privilégie l’achat en librairie.

Vendre ses livres sur Vinted

Tu as des livres qui ne t’intéressent plus mais en bon état ? Sache qu’avec ton compte vinted acheteur, tu peux aussi vendre sur le site !

Voici quelques astuces pour vendre rapidement et bien présenter ta boutique.

Vendre des livres en bon état

Le mieux est de vendre des livres en bon état, complets et récents.

Si tu as des livres qui ont pris l’eau, ou ravagé par le feutre de ta fille (j’en ai vu en ligne), il y a peu de chances qu’ils soient achetés un jour.

Selon moi, sont à proscrire définitivement de la vente : les livres qui sentent mauvais (ex: la cigarette ou l’humidité), les livres moisis, les livres dont la reliure se détache, où il manque des pages, gribouillés, mangés, jaunis etc… Bref, tu vois l’idée.

Les livres en bon état mais vieux, de type France Loisirs de ta grand-mère, que toutes les grands-mères de France ont dans leur bibliothèque, ne sera jamais acheté non plus. Sauf si la couverture est très jolie, par des collectionneurs.

Ce que veulent les acheteurs, c’est parfois ce que toi tu recherches : un livre récent, pas cher et en bon état. Ou un livre un peu ancien sur un sujet spécifique, mais en bon état. Personnellement, j’aime acheter des livres de contes de différents pays. Même s’ils sont plutôt vieux, je privilégie dans ce cas un livre de bel aspect et avec toutes ses pages.

A noter : si tu tiens à vendre un livre avec une dédicace, ce n’est pas rédhibitoire. Il faut juste le mentionner en commentaire.

Prendre des photos

Une annonce avec des photos du livre est essentielle pour que l’acheteur soit attiré ou vérifie l’état du document. Il m’est arrivé d’acheter un livre que je ne connaissais pas, uniquement parce que sa couverture était jolie ! D’où l’importance d’une belle photo.

Mais qu’est-ce qu’une belle photo ? C’est une photo de jour pour mieux voir les couleurs, à plat sur une table ou un lit et si possible avec un zoom sur le résumé du livre, facilement lisible pour l’acheteur. Si ton livre a des traces d’usure, il faut aussi les montrer et les mentionner dans l’annonce.

Important : évite de prendre une photo de ton livre par terre. Cela donne l’image de quelqu’un qui néglige ses affaires et n’incite pas à la vente.

Mettre un prix juste

Comme je l’évoquais dans la première partie, un livre d’occasion doit être vendu entre 20 et 30% de son prix initial. Donc, il est inutile de mettre en vente un livre au prix initial d’achat. Tu ne le vendras jamais.

Pour déterminer le prix d’un livre d’occasion, il y a deux écoles.

Soit tu mets un prix qui te semble juste, non modifiable et tu précises en commentaire qu’il n’est pas négociable.

Soit tu mets un prix un peu plus élevé pour laisser une marge de négociation auprès de l’acheteur.

Parce qu’il y a des gens qui marchandent systématiquement, et d’autres qui payent au prix indiqué sans poser de questions. C’est toi qui voit quel principe appliquer.

Si les gens qui négocient t’énervent à force de faire baisser le prix constamment, privilégie la marge de négociation. 😉

En moyenne, un roman grand format est vendu 5 à 8 euros et un poche 1 à 4 euros, de ce que j’ai pu constater.

Si tu as un livre rare : beau-livre, livre-non réédité même en poche, livre issu d’un crowfunding… tu peux tenter de le mettre plus cher, mais pense aussi à te mettre à la place de l’acheteur qui paiera en plus ses frais de livraison et sa taxe vinted. Et demande toi si tu es prêt à le vendre ou non, et sur quelle durée. C’est possible d’y arriver, mais il faut trouver le bon client et être patient.

Le cas des lots de livres

Tu peux  vendre des lots de livres au lieu des livres individuels. Dans ce cas, indique pour l’annonce l’un des ISBN des livres à vendre, et indique en commentaire l’ensemble des titres dans le lot, afin d’être mieux référencé sur le catalogue. Précise l’état de chaque document pour éviter tout litige.

Indique aussi si tu vends l’ensemble ou si tu peux faire des ventes individuelles dans le lot et à quel prix. Si tu arrives à vendre par exemple deux livres au lieu des 15 du lot, soit tu laisses l’annonce et tu modifies les frais de livraison ajustés à ta vente. (Tu recréeras une autre annonce avec le reste des livres pour les remettre en vente plus tard.) Soit tu crées une nouvelle annonce avec les livres concernés et tu l’indiques à l’acheteur pour qu’il puisse te régler.

Les réservations de livres

Un acheteur peut te demander de réserver un livre parce qu’il n’a pas encore les moyens de te régler le jour J.

Comme les prix des livres, il y a deux écoles : ceux qui acceptent les réservations parce qu’ils font confiance au vendeur et se font parfois mener en bateau car au final la vente n’a pas lieu. Et ceux qui n’acceptent pas les réservations.

Si tu veux proposer la réservation, je te conseille de donner une limite de temps au vendeur. Cela cadre les choses et te permets de ne pas passer à côté d’une vente si tu as un autre acheteur. Et dialogue avec lui, demande lui, une fois le temps écoulé s’il est toujours intéressé. S’il ne te réponds même pas, alors qu’il s’est connecté récemment, passe à autre chose et remet l’article en vente.

Si tu ne souhaites pas ce service, indique le dans ta biographie et remets le dans l’annonce.

Attention : un document réservé n’est pas achetable par un autre client. Il est bloqué pour la vente !

Renouveler tes annonces

Tu as lancé ta boutique et vendu tes premiers livres ? C’est bien. L’idéal pour faire vivre ta boutique est de faire de temps en temps une baisse de prix de quelques euros sur les livres qui sont là depuis un moment ou dont tu ne veux absolument plus.

Mais aussi,  tu peux si tu as d’autres livres à vendre, ajouter des annonces. Des acheteurs peuvent s’abonner à ta boutique et recevoir une notification à chaque fois que tu proposes une nouveauté. C’est moins systématique que pour les vêtements, mais cela existe aussi pour les livres.

Personnellement, je n’utilise pas du tout ce système car je trouve qu’il pousse à la vente, et je n’ai pas ouvert ma boutique dans le but de me faire beaucoup d’argent, mais cela a le mérite d’exister.

La politesse

Lors de tes échanges, même si tu as un acheteur qui ne t’as pas parlé et juste réglé la transaction, pense à lui écrire un petit mot.

Cela peut être un simple bonjour ou une information concernant le jour où tu vas déposer son colis. Cela te permet d’entretenir de bonnes relations avec tes acheteurs et d’engranger de meilleures évaluations.

Quand on te pose une question sur ton livre (ce qui franchement, peut être un peu casse-pied quand tu as tout indiqué dans l’annonce et que l’acheteur n’a pas pris la peine de lire), reste courtois quand même. Des réponses sèches plombent une vente.

Les évaluations sont essentielles (quoique parfois un peu hypocrites), afin de mettre en avant ta boutique. En tant qu’acheteuse, si je vois des commentaires négatifs chez un vendeur pour même un article vendu chez un autre, je vais privilégier celui qui a 5 étoiles, par sécurité.

Après, ne te stresse pas non plus pour les évaluations. Tu as aussi la possibilité de répondre à une évaluation négative !

L’envoi rapide

Certains acheteurs sont parfois pressés de recevoir leur colis, aussi prend bien la peine de paramétrer les types d’envois que tu proposes ou non. 

L’envoi en boîte aux lettres est obligatoire, quoique rarement demandé. En revanche, les relais Mondial Relais, Relay Colis et Chronopost peuvent être refusés.

La plupart des gens utilisent Mondial Relay, mais si tu n’en as pas prêt de chez toi, je t’invite à décocher cette fonctionnalité.

Vérifie aussi que les relais ont des horaires accessibles pour toi. Cela t’évitera de courir partout pour poser un colis, ou d’aller très loin.

Personnellement, je n’ai pas de Poste à côté de chez moi mais un Mondial Relay et un Relais Colis ouverts sur la route de mon travail. J’y vais en sortant le soir et à part trouver une place de parking, c’est plutôt facile. Cependant, le jour où j’ai une demande d’envoi postal, cela va être plus compliqué…

Attention : la livraison de colis est valable dans les 5 jours suivant la vente et il te faudra une imprimante pour éditer ton ticket prépayé d’envoi pour les relais. 

Le mode vacances

N’oublie pas de te mettre en mode vacances (ou de le décocher au bout de 90 jours), si tu veux être tranquille et ne pas t’occuper de ta boutique pendant tes vacances, ou un moment où tu ne veux tout simplement pas être dérangé. C’est dans « Mon Compte/mes paramètres/mode vacances ».

Pendant mon déménagement, j’ai mis ma boutique en vacances car cela faisait trop de choses à gérer. Et cela m’a fait un bien fou de ne plus y penser !

Les potentiels acheteurs qui ont mis tes articles en favoris pourront les acheter quand tu auras réouvert ta boutique. Ils sont toujours visible dans leur liste de favoris.

Attention à ne pas oublier de décocher la case avant 90 jours sinon Vinted ferme ton compte !

Les astuces en plus 

J’achète souvent des livres que j’ai déjà lu au travail pour constituer ma bibliothèque. Cependant, quand je cherche un livre en occasion que je n’ai pas lu mais qui pourrait me plaire, je vérifie toujours sa note et ses commentaires sur Babelio pour m’éviter une déconvenue. S’il a 3.5/5, je vérifie systématiquement. Ainsi, je n’ai pas acheté La malédiction Grimm de Polly Shulmann, car bien que le résumé était intéressant, ses retours étaient très mauvais.

Si je vois qu’un livre apparaît trop souvent en vente sur vinted alors qu’il vient de sortir en librairie, c’est signe qu’il n’est peut être pas de qualité, donc je ne l’achète pas.

Avec de la patience, on peut dénicher des pépites : j’attends parfois jusqu’à trois mois pour trouver un livre que je voulais lire et l’avoir moins cher sur vinted. Les premiers exemplaires sont souvent vendus trop chers.

Je vérifie régulièrement si un des titres de ma wishlist est disponible en occasion sur le site. Dernièrement, j’ai acheté les Contes et récits du Paris des merveilles de Pierre Pevel pour 10 euros, 5 heures après sa mise en vente sur Vinted. Il faut savoir être réactif aussi !

Les écueils de Vinted

Le SAV

Le principal problème des ventes Vinted est son SAV en cas de problème, qui est quelque peu déplorable.

Quand tu as un problème, tu dois déposer une forme de « plainte » auprès du forum d’aide ou sur la conversation de suivi de ton article en vente/achat et tu reçois des réponses pré-enregistrées. Il est rare d’avoir un vrai interlocuteur. Il n’y a aucun numéro de téléphone. Bref, tu es seul face à ta solitude.

Vinted part du principe que l’acheteur et le vendeur doivent s’accorder entre eux pour régler leur litige. Si tu tombes sur quelqu’un de bien, cela se passera bien. Sinon, cela peut virer au cauchemar.

Je trouve que le pire reste à la charge du vendeur : si l’acheteur déclare par exemple que le produit ne correspond pas au descriptif (alors que tu as tout bien indiqué), tu peux ne jamais être payé et l’acheteur peut garder quand même ce qu’il a acheté. Ou il te le renvoie à tes frais.

Tu peux aussi tomber sur un vendeur qui te ment sur l’état du produit et recevoir comme cela m’est arrivé, un sac à main en simili cuir, au lieu de vrai cuir. Dans ce cas, à toi de voir si tu renvoies ou non ce que tu as acheté. 90% du temps, on garde l’objet par paresse de le renvoyer. Par contre, rien ne t’empêcher de laisser une évaluation négative chez le vendeur. Mais encore, cela reste délicat car il peut y répondre et tu peux aussi écoper d’une évaluation négative…

Les problèmes de livraison

Cela reste rare, mais ton colis peut se perdre. Dans ce cas, c’est à l’acheteur de contacter le relais concerné. S’il est définitivement perdu, c’est une perte principalement pour le vendeur. Vinted rembourse l’acheteur qui n’a rien reçu mais pas le vendeur, qui ne bénéficie d’aucune compensation.

Pas de rémunération des auteurs dans le marché de l’occasion

C’est un sujet plus sérieux que j’aurais dû aborder dès le départ, mais dans les livres revendus chez Vinted (et dans tous les autres sites de vente d’occasion), aucun auteur (ni éditeur) ne touche de commission sur les ventes.

Dans un article d’Actualitté de mars 2017, le Syndicat National des Editeurs évoque un marché de l’occasion qui représente 16% des ventes de livres en France, ce qui est énorme !

Alors oui, quand on n’a pas les moyens, c’est toujours mieux d’acheter moins cher et d’occasion. Mais sachant cela, il est bien d’acheter du neuf aussi, histoire de rémunérer un peu les auteurs dont c’est le gagne-pain, pour leur travail. Même si pour certains auteurs comme Neil Gaiman, l’important reste l’accès à la lecture, peu importe le moyen.

Une taxe sur ces ventes d’occasion a été évoquée à un moment, mais elle n’a jamais été concrétisée. Cette décision pourrait peut-être rémunérer un peu mieux les auteurs, mais elle aurait aussi des conséquences sur le marché des livres d’occasion. Et si, en réfléchissant sous un angle différent, on interrogeait le prix d’un livre neuf ? N’est-il pas trop élevé pour qu’un marché de l’occasion se révèle aussi prolifique ? Dites-moi ce que tu en penses en commentaire. 😉

Voilà, j’espère que tu auras appris des choses sur Vinted et le marché de l’occasion.

Livre rare et offre alléchante,

A.Chatterton

Publié dans On joue ?

Bilan du Bingo du Plib : vis ma vie de jurée du Plib 2020 #8

Après avoir loooooongtemps attendu les résultats de ce challenge littéraire fort amusant, voici mon bilan de lecture du Bingo du Plib 2020, et quelques nouvelles de ce prix littéraire qui touche bientôt à sa fin.

Mon bilan du bingo 

Quel challenge de lecture ! Je l’ai trouvé très amusant à réaliser et très motivant car il mêlait des actions avec les livres en plus de la lecture. Je pense que je participerai à nouveau l’an prochain.

Voici les livres que j’ai lus (lien vers ma chronique en couleur, si elle a été réalisée) :

Pour les actions à réaliser, tout s’est passé principalement sur mon compte instagram où j’ai :

  • Partagé un compte instagram chouchou : Vintage Egyptologist, je l’ai déjà évoqué dans ma veille littéraire du net numéro 11. Il s’agit d’un couple de vrais egyptologues américains qui s’habillent au quotidien comme dans les années 20 ou 30. De superbes photos à découvrir.
  • Accordé une heure à une autre activité : Je me suis promenée au Parc de la Tête d’or à Lyon avant de déménager pour ma nouvelle maison en Ardèche. Si tu passes à Lyon, je te recommande ce lieu.
  • Pas touché mon téléphone pendant 6 heures : J’ai écrit des articles pour mon blog et j’ai beaucoup lu sur mon canapé.
  • Participé à deux challenges en même temps : j’ai continué le Challenge des Irréguliers de Baker Street en lisant Le chrysanthème noir de Feldrik Rivat dont je ferai prochainement la chronique.
  • Acheté un livre : Je me suis procuré Les chaînes du silence de Céline Chevet, son dernier roman aux éditions du Chat Noir. Lecture à venir !
  • Lu un livre en portant un accessoire estival : j’ai lu le tome 4 de Miss Peregrine et les enfants particuliers… en tongs et lunettes de soleil !
  • Coordonné mon livre avec un marque-page : Au lieu d’en fabriquer, j’ai un peu triché en reprenant des marque-page éditeur qui rappellent la couverture du livre.
  • Cuisiné mon péché mignon : le gâteau au yaourt chocolat-banane !

A l’issue de ce challenge, j’ai totalisé 60 points, il ne me manquait que deux cases  valider. Mais cela n’a pas été suffisant pour faire gagner mon équipe, les mages. Ce sont les dragonniers qui ont remporté la partie cette fois. On se rattrapera sur le dernier challenge avant la fin du PLIB !

Copie de Copie de dragonnier1

Contrairement aux challenges précédents, je me suis moins investie concernant les discussions de groupe sur le Discord du PLIB et je n’ai même pas réalisé de Lecture Commune. Cela, je l’ai fait plus tard avec mon club lecture en lisant Wild de Cheryl Strayed…

J’ai aussi eu quelques petits bémols en cours de route :

Le livre numérique Chloé, Constance et Jane Austen de Marie Vareille s’est révélé une déception totale : il s’agissait d’une nouvelle de 16 pages qui fait préambule à son roman Je peux très bien me passer de toi. Je suis donc restée sur ma faim, et cela m’a donné envie de lire ce roman plus tard après le challenge.

J’ai aussi dû lire un livre sous contrainte assez rapidement ! J’avais emprunté Miss Peregrine tome 4 à la bibliothèque, fermée pendant le confinement, et j’ai préféré lire d’autres livres à la place. Quand le déconfinement a eu lieu, j’ai été obligée de le lire pour  le rendre car je déménageais deux semaines après. Il a donc remplacé Sénéchal 2 de Grégory Da Rosa pour ce challenge… et donc j’ai toujours Sénéchal 2 à lire dans ma PAL…

Que faire des livres qui me restent à lire ?

Entre le challenge des Irréguliers de Baker Street sur l’année, et les différents challenges auxquels j’ai participé cette année, j’ai encore pas moins de 33 livres dans ma PAL papier, sans compter les 70 ebooks de ma PAL numérique et les 4 services presse que j’ai reçus depuis mai.

J’ai donc décidé de me concentrer pour le moment sur ces 33 livres présents sur mon étagère de bibliothèque et mes 4 services presse, en participant tous les mois à un nouveau challenge littéraire lancé dans mon club lecture privé : On choisit pour toi.

C’est un challenge basé sur le principe du challenge de l’Epreuve des alliés que nous avons adapté à notre club lecture. Le principe est simple : chacune donne sa PAL, et les autres choisissent pour elle sa lecture du mois. Je pense que cela pourra me pousser à terminer de lire certains livres que j’ai maintenant depuis 3 ans !

A la suite du bingo du Plib, j’ai noté quelque chose de positif qui revient à chaque fois que je termine un challenge : même si la date est expirée, je continue le challenge quand même. Comme je le disais un peu plus haut, je n’ai pas réalisé de Lecture Commune pour le Bingo, mais cela m’a donné envie d’en réaliser une avec mon club lecture.

Je trouve que c’est en cela que devraient consister les challenges littéraires : pas te forcer à lire ou te démotiver, mais plutôt t’encourager et attiser ta curiosité.

Quoi de neuf du côté du PLIB 2020 ?

L’été arrive, et je n’ai toujours pas lu les deux finalistes restants : Félines de Stéphane Servant, et La cité des Chimères de Vania Prates. Il va falloir que je me presse un peu à ce niveau là pour remplir ma part du contrat de jurée.

Dernièrement, il y a eu des interviews des auteurs nominés sur le compte instagram du PLIB, ainsi que des jeux autour de nos partenaires sur la page youtube.

L’équipe prépare un projet de financement participatif sur Ulule comme l’an dernier afin de proposer une journée de rencontre et d’échange avec les auteurs sélectionnés et de réaliser la remise du prix 2020, en compagnie des partenaires. Le projet n’est pas encore lancé, mais tu peux te renseigner ici, si cela t’intéresse. Dans les contreparties, il y aura des livres sélectionnés pour le prix de cette année, entre autres…

Voilà pour ce challenge et ce nouvel épisode de ma vie de jurée. N’hésite pas à retrouver les autres épisodes dans ma rubrique Challenges, concours et prix.

Bingo et Pal débordante,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

La battle entre le livre papier et le livre numérique

Et si le Livre Papier et l’Ebook s’affrontaient pour savoir qui était le meilleur ? Cela donnerait probablement ce petit dialogue que je vous ai concocté aujourd’hui. Bonne lecture 🙂

Le livre papier : « Salut l’ebook ! Comment ça va ? T’as vu, j’ai une nouvelle couverture avec tranche dorée. Elle est top, hein ?

L’ebook : ça va, ça va. Oui, elle est belle ta couverture. Moi, j’ai pas droit à autant d’égards. Si je suis sur le smartphone, on voit ma couverture en couleur, mais sur la liseuse, c’est en noir et blanc. C’est pas terrible. Je ne suis pas exhibé comme toi « objet-livre », mais au moins je ne m’abîme pas. C’est ça le progrès.

Le livre papier : Le progrès… mouais. J’ai entendu dire que notre lectrice galérait à te charger dans sa bibliothèque numérique. Parfois tu zappes même la première de couverture. A la place, il y a un dossier gris tout moche. Il est pas très beau le progrès…

L’ebook : Euh… je ne vois pas de quoi tu parles. Et puis, moi au moins, je ne pèse pas 8 kilos dans la valise quand elle part en voyage ou qu’elle prend le métro. Elle me sort sur son téléphone et hop, c’est parti pour une lecture infinie !

Le livre papier : Une lecture infinie ? Tu parles de moi là ! Je te signale que le smartphone ou la liseuse qu’on utilise pour te lire nécessite une  batterie qui n’est pas inépuisable. Au contraire, moi je suis vraiment inépuisable. Je suis peut-être lourd, mais il existe des versions allégées de ma personne : les poches. Et j’ai un autre avantage : je favorise le sommeil. Toi, tu fatigues les yeux à cause de l’écran mais ça n’aide pas à dormir après.

L’ebook : Ouais, mais moi je coûte pas cher. En moyenne, il faut débourser entre 2 et 15 euros pour m’avoir. C’est loin des 30 euros que tu atteins parfois ! Notre lectrice réalise des économies avec moi.

Le livre papier : Peut-être que je coûte cher, mais quand elle a besoin de me relire, de retrouver un chapitre ou un détail pour écrire sa chronique littéraire, je suis plus facilement manipulable que toi.

L’ebook : C’est parce qu’elle ne sait pas encore utiliser les marque-pages et les signets sur smartphone quand elle me lit. C’est tout. Pour revenir à mon prix, tu as conscience que toi et tes copains les livres papiers vous êtes moins nombreux que nous les ebooks ? La bibliothèque numérique de notre lectrice est 10 fois plus fournie que celle de papier car elle se laisse plus facilement tenter par notre stockage facile et notre prix.

Le livre papier : Certes, les nombreux déménagements te donnent raison sur notre stockage. Mais nous sommes rassemblés en un seul lieu. Est-ce que tu peux en dire autant ? Tu cumules plusieurs bibliothèques numériques entre Google livres, la bibliothèque kindle fire et la bibliothèque Kobo. Ce n’est pas très pratique pour retrouver un livre. Il faut déjà savoir dans quelle bibliothèque numérique il se trouve. Et puis soyons réalistes, tu ne fournis pas toutes les publications papier actuelles. Par conséquent, je suis toujours aussi indispensable.

L’ebook : Oui, mais parmi mes congénères se trouvent des livres qui n’ont même pas été édités en format papier. Les livres auto-édités ! Notre lectrice fait de belles découvertes et plus, sur Amazon, la rémunération des auteurs en auto-éditions est plus importante qu’en maison d’édition classique.

Le livre papier : Moi je suis le fruit d’une réflexion d’éditeur, Môssieur, gage de qualité. Peu de livre auto-édités dans ma famille. Alors, certes l’auteur gagne moins en passant pas une maison d’édition, mais il ne se cogne pas toute la publicité et acquiert une forme de légitimité. Par ailleurs, on peut me prêter très facilement. Est-ce que tu peux en dire autant avec tes DRM et les autres extensions multiples qui existent ? Il n’y a aucune harmonisation de ton format chez les éditeur ! Moi j’existe en poche, grand format… ce n’est pas très compliqué.

L’ebook : Oh ça va ! Fais pas ta snob. Les livres auto-édités, il en existe des très bien. Tu as conscience de faire partie d’une structure d’édition archaïque, qui a peur du changement ? Je serais toi, je me méfierais de notre suprématie à venir. Alors oui, effectivement, notre système de prêt est quasi impossible avec l’histoire des DRM dans le privé. Mais c’est possible en format Epub. Par contre, dans les bibliothèques, j’admets que c’est encore plus compliqué de nous prêter. Entre le nombre d’ebooks prêtés simultanément, ou disponibles à l’achat pour les bibliothèques, et surtout la technicité que requiert notre emprunt, il faut être motivé. Mais je ne perds pas espoir. Un jour, nous dominerons le monde, tu verras. Regarde : on fabrique des housses de protection pour tablettes et liseuses comme pour les livres maintenant. Si c’est pas un signe…

Le livre papier : Mouais, pas sûre. On peut me dédicacer et me mettre de jolis marque-pages. Tu vois un auteur signer un smartphone ? ça me fait bien rire. En tout cas, on se rejoint au moins sur un point l’ebook.

L’ebook : Ah ? Lequel ? Tu ne fais que me critiquer depuis tout à l’heure. Je suis curieux de savoir ce que tu as en tête.

Le livre papier : Nous ne sommes pas écologiques. Je suis fabriqué à partir d’arbres et toi à partir de composants rares pour le smartphone ou la liseuse, et stockés sur des serveurs qui nécessitent une énergie démentielle pour lire ta petite personne. Nous sommes un loisir polluant. »

L’ebook : Oui, nous sommes un loisir polluant, Livre Papier, mais en même temps, comment pourrait-on se passer de nous ?

Vous l’aurez compris, j’ai repris quelques points qui m’interpellent quand j’utilise un livre papier ou un livre numérique.

Si l’impact de la lecture sur l’écologie vous intéresse, je vous invite à lire l’article du RSE magazine sur le sujet. Il vous éclairera un peu plus sur la pollution surtout liée aux livres numériques.

Pour ma part, je trouve que les deux lectures se complètent bien car elles sont le reflet de pratiques différentes. L’ebook me convient pour les voyages, je dirais qu’il a un côté nomade. A l’inverse le livre papier relève de la lecture à la maison et de la collection avec ses belles couvertures.

Et vous, êtes-vous team papier ou team numérique ? Dites-moi tout en commentaire ! Peut-être ai-je oublié des arguments… 😉

Arobase et marque-page,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Des bienfaits du club lecture privé

Il y a quelques semaines, j’ai intégré un club de lecture sur Discord organisé par Justine du blog Jasmin étoilé. Après avoir essayé le club de lecture en bibliothèque et les forums en ligne, j’ai trouvé cette initiative beaucoup plus enrichissante pour échanger sur la littérature. Voici un petit panorama des raisons qui pourraient vous pousser à franchir le pas, voire à créer votre propre club de lecture.

Comment je suis arrivée au Club lecture de Jasmin étoilé

Quand j’ai déménagé à Lyon en juin 2019, avec la création du blog, j’ai eu envie de rencontrer des gens qui aimaient autant lire que moi, voire des blogueurs qui pourraient me conseiller ou avec qui tout simplement échanger.

Mon rêve était de créer mon propre club lecture privé chez moi, en invitant des amis ou des connaissances une fois par mois autour de pâtisseries, afin d’évoquer le dernier livre que chacun avait lu.

Or, entre un nouveau travail sans lien avec la bibliothèque et mon manque de tissu social sur place, j’ai un peu galéré à trouver. Je me suis fait quelques amis, j’ai même adhéré à un club lecture dans une des bibliothèques lyonnaises, mais cela ne me suffisait pas. Par ailleurs, dans ces clubs lecture, ce sont souvent des seniors qui viennent et la littérature de l’imaginaire, ma grande passion, est très peu évoquée.

Désespérée, j’ai commencé à m’abonner à des blogs lecture sur wordpress et à me recréer une petite communauté, mais cette fois-ci en ligne, à la fois pour me donner des idées pour mon blog, mais surtout par curiosité. J’ai remisé mon rêve de club lecture à la maison et je me suis concentrée sur des personnes bien présentes, mais derrière un écran.

Pendant le confinement, j’ai lu un post de Babitty du blog Histoire Naturelle des bibliophiles (que je te conseille fortement si tu aimes t’interroger sur la littérature). Elle évoquait un club lecture auquel elle venait d’adhérer organisé par Justine du blog Jasmin étoilé. J’ai regardé le questionnaire d’entrée, je l’ai rempli et … j’ai rejoins leurs rangs.

Pourquoi ce club de lecture privé est génial ?

Ce club est en ligne sur Discord, ce qui veut dire qu’il est toujours disponible, que je peux relire les conversations que j’ai manquées, et surtout que je peux poster quand je veux. Pour moi, cela a un énorme avantage car je suis souvent connectée, mais j’aime organiser mon temps. Si je n’ai pas envie de me joindre aux conversations une soirée, je n’y vais pas. Et surtout, tout ce qui est posté reste sur ce salon discord privé, ce qui n’est pas le cas des forums publics ou toute publication est visible par tout le monde.

Nous échangeons beaucoup sur les livres, autour du livre mais aussi le blogging, nos librairies préférées… et sur nos vies. Cela m’évite de lire dans mon coin et je peux partager mes impressions de lecture en direct avec des gens qui me répondent. Ce ne sont pas des bouteilles jetées à la mer en attendant que quelqu’un les saisissent.

Echanger avec des inconnus dans la vraie vie, je trouve  cela personnellement flippant car je suis d’un naturel timide malgré les apparences. En ligne, c’est plus facile. Et le fait que nous soyons peu et respectueuses les unes des autres aide à établir le climat de confiance dont j’ai besoin pour m’exprimer. Bref, je me crée une petite communauté d’amies, et ce  n’est pas désagréable.

Le club fait grandir ma PAL encore plus, je ne le cache pas. Nous avons d’ailleurs un slogan, inventé suite à une énième bêtise de ma part :  « Tu as une Pal honteuse et tu veux en parler ? Rejoins-nous ! » . Car nous avons TOUTES une Pile A Lire de folie, sans jamais réussir à en venir à bout. Du coup, cela dédramatise d’en parler ensemble, et de l’agrandir ensemble, un peu comme une réunion d’addicts anonymes. 🙂

De mon côté, c’est d’autant plus positif car je sors parfois de ma zone de confort de lecture ou j’ajoute des romans qui seraient passés entre les mailles du filet de ma veille au cours d’une conversation du club.

Enfin, nous venons de métiers différents et cela permet d’en apprendre plus justement sur ces voies professionnelles. Entre une libraire responsable de box littéraire, une prof de français, une étudiante en lettres, une auto-entrepreneuse, une inspectrice du travail et une libraire en recherche d’emploi, il y a de quoi faire. Niveau âge, je suis  la doyenne, je crois car toutes ont moins de 30 ans. Pour autant, je n’ai pas l’impression d’un écart d’âge et au besoin j’aime bien donner des conseils professionnels. Et nous sommes dispersées géographiquement parlant : Paris ou île de France, Toulouse, Lyon…

Bref, tout cela donne un beau mélange très enrichissant avec une volonté de partage énorme. Et c’est le but de ce club.

Comment ça marche ?

Justine présente son club dans cet article présent sur son site Jasmin étoilé. La base est de présenter au moins 1 à 2 livres par mois, de participer, d’aimer la lecture et surtout d’être respectueux de l’avis des autres.  Il y a également un petit questionnaire à remplir. Le club se limitera à environ 12 personnes maximum. Pour le moment, nous sommes 7 et que des filles, mais le club est ouvert aux garçons, (hein ! ) et aux personnes non-genrées.

Il y a de nombreux salons dédiés à des thématiques de discussion : genres littéraires, films, séries, sites à conseiller, concours en ligne à partager, etc… Chaque membre peut proposer de nouveaux salons de discussions dans la rubrique améliorations. Nous partageons aussi nos ressources dans un google drive commun à tous les membres.

Côté communication, Justine partage parfois nos avis de lecture du club sur la page insta de jasmin étoilé et nous recevons chaque mois une Newsletter qui récapitule les activités du club. Dernièrement, nous avons lancé une lecture commune sur Wild de Sheryl Strayed et nous envisageons la création d’un swap entre les membres à partir du mois d’août, sans obligation de participation.

Côté coulisses, nous discutons souvent en journée. Le télétravail a bien aidé à développer le club. Je n’aurai pas autant discuté si je bossais en présentiel !

Pour conclure sur le club de lecture privé

Je suis contente d’avoir rejoins ce club et de voir le nombre de choses partagées en l’espace de quelques semaines. C’est vraiment une aventure incroyable !

Si toi aussi tu as envie de nous rejoindre, n’hésite pas ! Tu ne le regretteras pas !

Et si toi aussi tu as envie de créer ton propre club de lecture, virtuel ou IRL, lance-toi ! Cela demande un petit temps d’organisation, mais le résultat en vaut la chandelle.

Tasse de thé et lecture commune,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Bilan premier trimestre 2020 : des changements en perspective sur le blog

Cela faisait 4 mois que je n’avais pas fait de petit bilan concernant mon blog pour vous tenir au courant de ce qui se passe en coulisses. Il me semble important de maintenir un lien avec vous, même ponctuel. Aussi, au vu d’un récent événement personnel, je me suis dit que c’était le moment d’avoir une petite conversation avec vous sur le sujet…

Grosse annonce : je retourne travailler en bibliothèque !

Pour ceux qui n’auraient pas suivi (cf mon premier bilan du blog), je vis actuellement à Lyon et je suis en année sabbatique de mon métier de bibliothécaire depuis juin 2019… pour rejoindre mon homme (L’Ours) qui réside à Lyon, mais aussi prendre du recul sur mon métier et développer des projets personnels. Cela a été une année formidable à redevenir une simple lectrice, une blogueuse à mi-temps,  et surtout me chercher un autre métier. Mais les voies de la bibliothèques étant impénétrables, je me suis rendue compte que j’aimais toujours autant être bibliothécaire. Donc, j’ai postulé à plusieurs offres sur Lyon et autour de Lyon et je vais bientôt commencer un nouveau travail… en Ardèche ! Beaucoup de changements en perspective (dont encore un déménagement), mais quand on vient du Jura, l’Ardèche c’est plus sympa et surtout plus ensoleillé ! Je ne regrette pas mon choix de retourner vivre à la campagne, car même si Lyon est une ville géniale, pleine de bon restaurants, de supers librairies, de jardins, et avec un côté familial où il fait bon vivre… je ne supporte plus la pollution, la chaleur estivale et surtout le bruit incessant. Je ne suis pas bibliothécaire pour rien !

Des statistiques de fréquentation qui grimpent…

Depuis janvier 2020, la fréquentation du blog est en nette hausse. Il faut dire que je publie assez régulièrement.

Je m’étais fixée et j’ai tenu l’objectif de deux articles par semaine : un le mercredi et un le samedi. Avec le confinement, je suis passée à trois articles (mercredi, samedi et dimanche) parce que je ne travaille plus depuis un mois et que je me consacre entièrement au blog.

J’essaie de varier les sujets : une chronique littéraire, un atelier d’écriture, un article polémique, un partage de texte, etc… afin que vous trouviez votre bonheur. Depuis le départ, je ne voulais pas me cantonner à des chroniques littéraires car j’ai le rythme de lecture d’une tortue (si, si !) et puis j’avais envie de parler d’écriture et de sujets autour de la littérature.

Visiblement cela vous plaît, car en six mois, nous sommes passés de 6 à 44 abonnés sur wordpress, 120 à 177 abonnés sur Facebook, et en deux semaines avec l’ouverture de mon compte instagram, 51 abonnés insta. La fréquentation du blog est en moyenne de 100 visiteurs par semaine et je trouve ça top pour un début !

Il faut dire que depuis le confinement, j’ai lancé un article un peu spécial intitulé « And my watch begins » qui est une veille littéraire hebdomadaire regroupant des trucs sympas que j’ai lus, vus, testés durant la semaine en littérature, écriture, salon littéraire virtuel, artiste qui manie le papier… bref, du partage de mes petits coups de coeur, un peu comme si vous étiez des amis à qui j’envoyais des infos par messenger, mais en condensé et en mode public. Parce que j’aime bien partager, je me suis dit pourquoi ne pas le faire avec le blog ? Et visiblement cela vous plaît, vu que j’explose les statistiques de fréquentation chaque samedi avec ce type d’article.

C’est bien beau les stats, mais est-ce que mon nouveau travail va changer des choses sur le blog ?

Alors oui…et non.

J’ai bien réfléchi ces derniers temps à comment j’allais gérer mon retour à la vie professionnelle et la vie du blog et j’ai pris deux décisions :

Tout d’abord, je vais revenir à deux publications par semaine (mercredi et samedi), parce que je ne pense pas pouvoir tenir le rythme de trois publications.

Pour entrer dans les détails, quand j’écris un article, en moyenne cela me prends deux bonnes heures entre l’écriture, la relecture, la mise en forme et parfois la recherche d’informations. Plus particulièrement, pour mes chroniques littéraires, j’essaie de bien les construire et de donner un avis un peu précis sur les livres. Dès le départ, cela a été un de mes objectifs car j’avais envie d’aller plus loin qu’un « j’aime bien, c’est cool » ou un énième résumé du résumé du livre. Les chroniques littéraires me prennent plus que deux heures, car tel Haruki Murakami, j’écris mon texte, je le laisse reposer, et je reviens dessus quelques jours après. Donc, c’est lent et long ! Pour être honnête, ces derniers temps, cela m’a un peu fatiguée alors j’ai moins pris le temps. Je pense que cela doit s’en ressentir. Bref, vous savez tout.

Deuxièmement, je pense publier ma veille littéraire du net  tous les 15 jours en fonction des informations intéressantes que j’ai à vous partager, au lieu de toutes les semaines.

Depuis le lancement de ce type d’article, je récupère des trucs intéressants sur mes sujets de prédilection : le féminisme, les romancières, Harry Potter, Sherlock Holmes, Jane Austen pour vous en parler. Avec le confinement, Facebook et tous mes canaux de veille sont saturés de ressources numériques à vous proposer, et je trouve cela génial. Mais je pense qu’après le confinement, je risque d’avoir moins de propositions et je devrai prendre un peu plus de temps pour chercher. Or, je risque d’en manquer. Alors, plutôt que d’arrêter ce type d’article qui semble vous plaire, je vais réduire un peu sa fréquence.

Tout cela va entrer en vigueur après le 11 mai, je pense. En ce moment, comme je suis encore en congés, j’écris des articles d’avance pour maintenir mon rythme de publication afin de ne pas être prise au dépourvu. 😉

Pour le reste, rien ne va changer sur le fond, mais sur la mise en page du site, j’ai prévu quelques modifications.

Quelques modifications sur le site à venir

 

Comme je publie au gré de mes envies concernant les sujets, et que j’ai une tendance à la dispersion… l’inévitable s’est produit : je vais devoir revoir l’organisation des rubriques du blog. 

C’est en réflexion, mais en ce qui concerne mes deux projets d’écriture : Le roman de Miss Chatterton, et Dialogues avec mon chat, vont faire l’objet d’une rubrique « Projets d’écriture ». Par ailleurs, je souhaite créer une rubrique pour la veille littéraire car jusqu’à présent, vous ne pouvez retrouver ces articles que dans la rubrique Lecture ou via le mot-clé Andmywatchbegins dans le nuage de tag de la page d’accueil. Je ne trouve pas cela très pratique. Bref, vous l’aurez compris, quelques rubriques vont changer, mais c’est pour votre bien !

Je dois aussi changer ma biographie sur le site que je trouve personnellement trop longue et pas assez précise.

Enfin, je dois intégrer un module vers mon compte instagram. Oui, vous avez bien entendu, j’ai un compte insta !

J’ai ouvert un compte instagram… mais je ne suis pas super douée !

Tout est parti de l’envie de voir une interview en live avec un de mes auteurs préférés. Il était organisé lors de la semaine des éditions du Chat Noir, organisé par les blogueuses Recto Verso, dans le cadre de l’opération Une semaine, une maison d’édition, une mobilisation (je vous conseille d’ailleurs d’aller faire un tour sur leur page facebook à ce sujet, c’est un chouette projet). Mais ce live si génial était… sur Instagram !

Cela m’a un peu ennuyée d’ouvrir un compte insta juste pour voir un live, alors que j’ai déjà un compte Facebook et que cela me suffit. Par ailleurs, je comptais ouvrir un compte instagram, mais plutôt l’an prochain, après avoir réfléchi à ce que j’allais mettre dessus. Bref, tiraillée entre mes plans et l’envie de voir ce live, j’ai cédé à la pression et ouvert un compte insta…

Et bien… ce fut compliqué mes amis ! J’ai eu l’impression pour une fois dans ma vie d’être un dinosaure du net. Vous allez rire, mais je pensais que l’on pouvait poster des publications depuis son ordinateur sur insta… Que nenni ! uniquement avec son smartphone. Bref, un gros coup de vieux et en plus, l’impression de me disperser niveau communication (= donc de perdre du temps). Parce que gérer déjà le site sur wordpress, la page facebook et le compte Babelio, depuis mon ordinateur c’était confortable. Mais ajouter le smartphone, OMG !

En plus, pendant le fameux live, je n’ai pas saisi comment poser des questions par messages à ma romancière préférée. J’ai compris plus tard que j’avais un souci de connexion. Bref, des débuts peu concluants…

Après cette expérience du live,  je me suis dit que j’allais quand même essayer de faire des photos et de les poster pour voir comment ça marche. Alors, les premières sont supers, hein, mais j’ai mis beaucoup de temps à les faire. Je ne sais pas comment font les autres bookstagrameuses, mais je n’ai pas pleins de trucs de déco en lien avec la thématique de mon livre pour les mettre en scène. Et puis, je n’ai pas non plus de liseuse/tablette pour mettre en valeur les livres numériques car je les lis sur mon smartphone (qui est aussi mon appareil photo). Donc, jusque là, quand j’ai un livre numérique, je reprends une photo de l’éditeur (ce qui n’est pas top niveau droits) et j’essaie de la recadrer pour la poster. Je ne trouve pas ça génial. Mais voilà, vous saurez tout de mes déboires instagram…

Comme on dit, c’est en forgeant que l’on devient forgeron et je vais m’améliorer avec le temps mais aussi j’ai envie de proposer des choses différentes du facebook sur ce nouveau média. Si vous avez un compte, vous pouvez aussi m’y suivre. 😉

Voilà, je suis désolée du gros pavé, je vous mets un gif sympa pour me faire pardonner. 😉

Si vous avez des questions, j’y répondrai avec plaisir en commentaire. A bientôt !

Châtaignes et cailloux,

A.Chatterton

ps : si vous aimez la photo qui illustre cet article, elle est de Anaïs Nannini, une amie photographe qui réalise un travail formidable. 😉

PS2 : oui, aujourd’hui pas de veille littéraire numérique. Ce sera pour demain. Pour patienter, rendez vous dans la nouvelle rubrique veille littéraire du net pour revoir les articles précédents. 😉

 

Publié dans On joue ?

Le Bingo littéraire du Plib : vis ma vie de jurée du Plib 2020 #7

Tiens, ça faisait longtemps que je n’avais pas parlé de mon quotidien de jurée du PLIB… ça tombe bien, un nouveau challenge lecture vient de tomber : le bingo littéraire !

Quoi de neuf du côté du PLIB 2020 ?

La vie suit son cours du côté du PLIB 2020. Nous sommes toutes et tous plongés dans nos lectures/critiques de livres concernant les cinq finalistes du prix :

Ces cinq romans sont des lectures et articles littéraires obligatoires si l’on est juré. Il s’agit d’une des rares obligations du prix, ce qui est bien normal. Après tout, l’ensemble de toute l’organisation est bénévole. Il faut bien faire vivre ce prix et parler des livres sélectionnés !

Si pour certains romans nous avons eu la possibilité d’en obtenir gracieusement une version numérique dans le cadre du prix par les éditeurs, pour d’autres, il faut se débrouiller pour les emprunter ou les acheter afin de mener à bien cette mission.

Pour le moment, je m’en sors bien : sur les 5 romans, j’en ai lu déjà trois ! Tu peux les retrouver en cliquant sur les liens associés aux titres. 😉

je suis fille de rage #plib2020

Je suis fille de rage de Jean-Laurent Del Socorro

Mers mortes wellenstein

Mers mortes d’Aurélie Wellenstein

Georgia caldera les brumes de cendrelune

Les brumes de Cendrelune de Georgia Caldera.

Il me reste à acquérir Félines de Stéphane Servant et j’ai déjà en numérique La cité des chimères de Vania Prates.

Nous aurons encore un vote à réaliser d’ici le mois d’août avec notre favori. Je dois avouer que depuis le départ, j’ai un faible pour Je suis fille de rage, mais… après lecture des Brumes de Cendrelune, je pourrais peut-être changer d’avis.

Je trouve que ce qui est bien dans ce prix, c’est de sortir de sa zone de confort de lecture. Je n’aurais jamais été lire Georgia Caldera ou Vania Prates car à mes yeux, cela ressemble à de la littérature young adult de pas très bonne qualité.  Mais après avoir testé les romans, je suis revenue sur mon jugement un peu hâtif. Comme quoi, il faut vraiment essayer pour se faire un avis un peu plus construit.

Le bémol en revanche, c’est l’obligation de rédiger des chroniques sur ces 5 livres. Non pas qu’ils soient mauvais, mais cela induit une petite pression car je sais que contrairement à mes autres chroniques littéraires, celles-ci seront beaucoup plus lues. Mais bon, j’ai choisi d’être jurée et ce ne sont pas cinq livres qui me font peur !

C’est quoi ce bingo littéraire ?

Pour la nouvelle épreuve du tournoi des élites du PLIB, l’équipe nous propose un bingo littéraire. C’est une forme de challenge littéraire sur le principe d’une grille de bingo avec des cases. La voici avec ses règles :

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Le challenge a lieu du 1er au 31 mai 2020. Il n’est pas nécessaire d’être juré du plib pour y participer. En revanche, il faut s’inscrire dans une équipe si tu ne l’es pas déjà, en allant sur le Discord du plib, et en remplissant un formulaire.  Si tu fais déjà partie d’une équipe, tu peux évoquer ta PAL en équipe sur Discord, et valider le challenge via un autre formulaire qui sera délivré fin mai afin de compter les points. Tu peux retrouver d’autres informations au sujet de ce challenge en allant sur la page facebook du PLIB.

note : ME signifie Maison d’Edition sur certaines cases.

Quelle est ma PAL pour ce bingo ?

Je fais partie de l’équipe des mages et nous avons gagné le challenge précédent. Autant te dire que nous sommes très motivés pour conserver notre titre !

Pour ce bingo, je t’ai mis en lien à chaque fois la fiche Babelio afin que tu puisses lire les résumés ou te faire une idée avec les commentaires des lecteurs. Certaines nouvelles sont disponibles gratuitement, si tu souhaites m’accompagner dans ce nouveau challenge. J’ai donc choisi les titres suivants :

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Alex evans le temple des transactions douteuses

royaumeventetcolere

Ce qui hante les bois

  • Faire une lecture commune : C’est à creuser, mais je pense essayer avec Félines de Stéphane Servant si sur le discord du PLIB, je trouve des gens motivés.

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alex evans une collection d'ennuis

chloé, constance et jane austen

  • Lire une autrice francophone : Love in 56K de Clémence Godefroy me semble parfait. J’ai envie de me replonger fin des années 90, et les forums de fanfictions sur internet…

love in 56k

les chaînes du silence

tu es belle apolline

  • Lire une suite de saga : J’ai le tome 2 de Sénéchal de Grégory Da Rosa qui m’attends depuis plusieurs challenges dans ma bibliothèque. ça serait bien que je le lise.

senechal 2

l'amérique de l'étrange

chevauche brumes

les cambrioleurs rêvent ils de dinosaures mécaniques

la maison de londres

Comme d’habitude, j’essaie d’être tactique et de lire des nouvelles ou des romans courts pour accumuler plus de points !

Pour ce qui est des actions associées aux cases restantes du bingo, prépare toi à voir pas mal de publications sur mon nouveau compte Instagram !

Pour le reste, je pense continuer à écrire les aventures de Miss Chatterton pendant une heure (pour Accorder une heure à une autre activité), essayer un readathlon de 6 heures (pour Ne pas toucher son téléphone pendant 6 heures), et pour rappel, je participe toujours au  Challenge des irréguliers de Baker street  depuis mars si cela te branche pour la case Participer à deux challenges en même temps) !

Si toi aussi tu souhaites participer à ce challenge, n’hésite pas à m’indiquer ta PAL en commentaire pour échanger des idées de lecture. 😉

A bientôt !

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Ces livres qu’on relit …

Je ne sais pas vous, mais dans ma bibliothèque j’ai depuis toujours quelques livres que je relis de temps en temps à des périodes de l’année ou selon mon humeur, qui m’accompagnent depuis toujours et dont je ne peux absolument pas me séparer. Je vous invite à faire un petit tour dans mes collections, le temps d’un article…

Au fil des ans, j’ai souvent trié mes livres mais certains sont restés, pire encore, je me suis rendue compte que j’en avais « besoin » et je les ai rachetés, après m’en être débarrassés. J’ai identifié plusieurs catégories qui correspondent me semblent-il, à mes étapes de vie ou des moments marquants de mon existence. En voici le résumé :

Les livres d’enfance et le sentimentalisme

L.May_Alcott_les_quatre_filles_du_DR_March

J’ai gardé la plupart de mes livres d’enfance par attachement sentimental. Sans vous refaire la liste pour l’avoir évoqué dans un autre article, il m’arrive d’en relire parfois quelques uns… et de changer de point de vue sur le récit. En effet, en grandissant, on n’a pas toujours le même regard sur les choses et le souvenir d’une lecture d’enfance est souvent différent au vu de la manière dont on s’est construit. Cela peut occasionner de bonnes ou de mauvaises surprises. De tous ces livres, Les quatre filles du Dr March de Louisa May Alcott, s’est installé dans ma bibliothèque. La petite fille que j’étais s’identifiait aux modèles féminins. L’adulte que je suis reste marquée par la vision féministe du roman. Dans tous les cas, impossible de m’en défaire. J’ai une version pour enfant (donc simplifiée) pour le moment, mais je compte acquérir celle intégrale pour adultes.

Les méthodes de développement personnel et la manière d’aborder l’existence

l'art de la simplicité Dominique Loreau

Depuis toute petite, je lis ce qui me tombe sous la main. A l’adolescence, non contente de la fiction, je me suis beaucoup tournée vers les méthodes de développement personnel pour comprendre ce qui se passait en moi et dans mon univers immédiat… mais aussi parce que ma mère en lisait beaucoup. Après les méthodes de Feng Shui pour la maison et celles pour arrêter de se sentir débordée, j’ai découvert L’art de la simplicité de Dominique Loreau. Cela a été une révélation accompagnée d’un besoin de couper le cordon familial.

Je m’explique : quand on vit dans une famille où la maison regorge d’objets par peur de manquer et que l’on aspire à … respirer dans son espace et en soi, ce livre est vraiment une sorte d’échappatoire et un mode d’emploi pour une existence minimaliste. J’ai également un autre livre de cette auteure : 99 objets nécessaires et suffisants que je feuillette de temps à autre. Celui-ci m’apporte une sensation d’apaisement que je ne saurais décrire. Peut-être que l’idée d’une vie idéale permet de m’évader via cette méthode. En tout cas, les deux méthodes sont de véritables livres de chevet qui m’aident encore aujourd’hui à identifier ce qui est important dans la vie comme les rencontres, les expériences… et à définir ce qui pour moi relève du confort, et non pas de la consommation de masse. Tout ce que j’ai pu lire par la suite : La méthode Zéro Déchet de Bea Johnson, La méthode La magie du rangement de Marie Kondo etc… est pour moi une forme de redite, même si ces livres abordent d’autres sujets comme l’écologie ou l’animisme.

Les romans qui apportent une leçon de vie 

l'alchimiste paulo coelho

J’ai lu de nombreuses méthodes de développement personnel pour trouver le bonheur en moi, mais aucune ne m’a plus marquée que le roman de Paulo Coelho, L’alchimiste.

Pour résumer l’histoire, il s’agit d’un berger qui rêve d’un trésor enfoui sous les pyramides d’Egypte. Poursuivant son rêve, il se rend au pays des Pharaons pour se rendre compte que son trésor… se trouve chez lui. Ce livre m’a appris qu’il ne sert à rien de chercher autour de soi un bonheur qui se trouve en soi, mais aussi qu’il est important de réaliser ses rêves.

Plusieurs autres auteurs sont venus compléter ma collection de leçon de vie livresques comme Laurent Gounelle, mais aucun n’a réussi à surpasser Paul Coelho jusqu’à présent.

Les romans qui questionnent

l'éveil de mademoiselle prim

L’éveil de Mademoiselle Prim de Natalia Sanmartin Fenorella est l’un des rares livres que je relis chaque automne devant une tasse de chocolat chaud, cachée sous trois tonnes de plaids. Pourquoi me direz-vous ? Principalement parce qu’il me fait réfléchir sur certaines choses de l’existence comme le féminisme, les diplômes, les méthodes d’enseignement, la vie que l’on se choisit, la religion, le mariage… Autant de sujets différents dans un si petit livre qui ne semble être au départ qu’une banale histoire de bibliothécaire en mal de travail, embauchée par un châtelain. Certes, mais dans le village du châtelain vit en autarcie une communauté de femmes lettrées qui a sa propre vision du monde.

Chaque automne, je me replonge avec délice dans l’histoire de cette héroïne particulière et ce village de femmes. J’essaie de comprendre certains raisonnements à travers les dialogues savoureux des deux protagonistes et je revois ma vision du monde.

Les livres qui te font découvrir un genre, un mouvement

la bible du steampunk

Mon engagement dans le mouvement Steampunk a débuté par la rencontre avec une vaporiste, Lady Chapillon, mais aussi la découverte de la Bible du steampunk de Jeff VanderMeer. 

Cette Bible est un véritable mode d’emploi pour comprendre le mouvement Steampunk, d’abord littéraire puis artistique, vestimentaire… Sans lui, je n’aurais pas osé proposer ma candidature chez French-Steampunk.fr pour réaliser des chroniques littéraires, et Miss Amélia Chatterton n’aurait jamais vu le jour.

C’est grâce à ce livre que j’ai conçu ce steamsonnage (= personnage steampunk), une forme d’alter-ego déjanté qui a donné lieu également à ce blog.

Même si aujourd’hui je suis beaucoup moins investie dans le steampunk, je m’efforce de porter fièrement les couleurs de ce mouvement si créatif qui laisse envisager la possibilité d’une réalité alternative.

D’autres découvertes m’emporteront certainement vers de nouveaux univers, mais pour le moment celui-ci me convient bien.

Et toi quels sont les livres dont tu ne peux te séparer dans ta bibliothèque ? Pour quelles raisons ? Que t’apportent-ils ? Dis moi tout en commentaire. 😉

Eau de rose et nostalgie,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Mes héroïnes de roman préférées

En cette journée internationale du droit de la femme, j’ai eu envie de partager avec vous mes six héroïnes de prédilection rencontrées au fil de mes lectures. Peut-être avons nous les mêmes ? A vous de me le dire…

Joséphine March, Les quatre filles du Docteur March de Louisa May Alcott.

J’ai toujours apprécié le personnage de Jo March (alias Joséphine March) pour son côté impétueux, sa volonté farouche de s’émanciper à une époque où les femmes sont reléguées à la maison, et son envie d’écrire. Malgré un caractère bien trempé qui lui vaut des déconvenues, elle se fiche pas mal de ce qu’on pense d’elle et fait preuve d’une grande générosité. Quand elle va jusqu’à sacrifier ses cheveux pour récolter de l’argent pour sa famille ou qu’elle envoie des piques à sa vieille tante riche, j’envie son culot et sa bonté. On ne peut pas dire que ses convictions lui facilitent la vie mais elle est entière et c’est ce qui me plaît le plus chez elle.

Hermione Granger, Harry Potter de J.K Rowling.

Hermione est l’archétype d’une Mademoiselle Je-sais-tout entre son intelligence vive et son besoin (peut-être inconscient) de connaître tout de la magie, elle qui vient d’une famille sans pouvoirs. Malgré son côté agaçant, elle reste une amie fidèle envers Harry et Ron, fait preuve d’un immense courage vis à vis des dangers qui les guette et surtout se bat pour une cause qui n’a pas de valeur aux yeux des magiciens pur sang : la défense des créatures magiques. Si on la transposait dans notre monde moderne, elle serait une militante de la cause animale. C’est un personnage qui évolue au fil de la saga Harry Potter, passant du statut de première de la classe respectueuse des règles et mal dans sa peau, à une jeune fille épanouie et consciente que le monde ne consiste pas à respecter ces règles. Pour moi, elle reste un personnage féminin qui a marqué une génération de lectrices.

Dolorine Carmine, Dolorine à l’école, Les soeurs carmines tome 3 de Ariel Holtz.

Dolorine à l'école ariel holtz

Dolorine Carmine est la benjamine des soeurs Carmine. Accompagnée de son doudou Monsieur Nyx (une poupée faite de chaussettes ayant appartenu à des condamnés à mort), elle évolue dans le monde de Grisaille pleins de zombies et de fantômes avec son regard d’enfant un peu naïf mais tout de même intelligent. Ce qui est fascinant avec ce personnage, est qu’elle comprend souvent les choses de travers et cela occasionne des scènes hilarantes, et une lecture à double niveau du récit par le lecteur. Dolorine est aussi une petite fille particulière : elle voit les fantômes mais parle peu aux gens vivants. Pour se faire des amis, cela reste compliqué. Monsieur Nyx reste son ami préféré même s’il lui demande de tuer des gens, ce qu’elle ne fait pas car elle a bon fond. Elle reste un personnage féminin qui sort de l’ordinaire, essayant de sortir de l’enfance et de trouver sa place dans sa famille et le monde qui l’entoure.

Irène Adler, Un scandale en Bohème de Arthur Conan Doyle

Seule femme aimée par Sherlock Holmes, escroc d’une beauté renversante, uniquement intéressée par son profit personnel, Irène Adler reste un personnage emblématique, et envié pour son indépendance vis à vis des hommes. Ma version préférée reste celle incarnée par Rachel McAdams dans le film de Guy Richie : Sherlock Holmes, jeux d’ombres. On y retrouve une Irène pétillante, mutine et joueuse devant un Sherlock qui en perds ses moyens. La version dominatrice de la série Sherlock de Mark Gatiss est très bien trouvée également, rappelant qu’elle utilise les hommes sans s’y attacher. Malgré ses manigances, on ressent son côté fragile, désireux de s’assurer un avenir, comme tous les cambrioleurs, même si l’adrénaline et le danger sont ses amies. Une bad girl détestable comme on n’en fait plus en littérature.

Sarah Crewe, La petite princesse de Frances Burnett

La « petite princesse » comme la surnomment ses camarades, a vécu bien des tourments depuis son enfance avec le décès de sa mère pour commencer, puis la disparition de son père qui la plonge dans un profond dénuement. Ce qui me plaît dans ce personnage, est son regard positif envers la vie, sa générosité et son côté humble. Quand elle est riche, elle n’en devient pas hautaine. Quand elle devient pauvre, elle reste charitable. Une petite fille courageuse qui sait évoluer au fil des aléas de l’existence. Un exemple à suivre. Une Cendrillon d’un autre temps.

Emma Woodhouse, Emma de Jane Austen

Emma, soucieuse d’aider ses amies mais aussi pour lutter contre l’idée du destin réunissant les couples, a décidé de jouer les entremetteuses. Au final, cela s’avère catastrophique pour elle comme les autres. Avec ce personnage, on évoque une jeune aristocrate qui a peur d’aimer, dans la société anglaise de la Régence plus soucieuse de marier ses filles par intérêt que par amour. Mais… Emma est complexe. Elle apparaît comme un être capricieux, parfois méchant par ennui, et très imbu de sa personne. Elle pourrait passer pour une féministe de son temps, refusant de se marier pour céder aux intérêts familiaux, mais l’histoire va plus loin. Son orgueil de petite fille gâtée doit être corrigé et elle doit se rendre compte qu’on ne peut pas tout diriger comme on l’entend. Pour moi, Emma reste une héroïne particulière dans l’univers de la littérature et celui de Jane Austen. Elle marque par sa présence, mais on a envie de lui donner des claques afin qu’elle ne passe pas à côté de l’amour par pure conviction personnelle.

J’en ai terminé avec mes héroïnes préférées. Qu’en as-tu pensé ? As-tu retrouvé les tiennes ? Si oui, dans lesquelles te retrouves-tu le plus ? Si non, quelles sont tes héroïnes littéraires de prédilection ? Dis-moi tout en commentaire ! 😉

Amour et roses des prés,

A.Chatterton.

Publié dans Questions existentielles

Chais pas quoi lire ! Quelques idées pour sortir de sa zone de confort et trouver chaussure à son pied

Ta PAL (= Pile A Lire) te fait de l’oeil mais tu restes sourd à ses appels ? Pire ! tu l’as éclusée ? Pire encore ! tu t’es lassé de tes genres favoris ? Ces quelques conseils vont t’aider à te relancer dans la lecture et peut-être même t’amuser…

 

  1. Adhérer à un club lecture

L’idée peut paraître désuète, mais c’est sans doute le moyen le plus efficace pour rencontrer des gens qui partagent la même passion pour la littérature que toi, tout en découvrant de nouveaux livres.

Le concept existe encore en Médiathèque ou Bibliothèque Municipale, donc n’hésite pas à en profiter. L’animation est toujours gratuite mais si tu souhaites emprunter les livres mentionnés, il faudra t’abonner. En général, les inscriptions sont souvent peu chères et on réalise de belles économies ( cf mes conseils de radine et d’ancienne bibliothécaire) 😉

Un bon club lecture doit laisser la parole aux lecteurs sans qu’elle soit monopolisée par un seul. Il sert aussi à te faire découvrir des genres vers lesquels te ne te serais pas tourné au premier abord. Et même si te ne souhaites pas parler pendant le club, tu peux écouter les autres participants et prendre les titres mentionnés en note. Par ailleurs, les bibliothécaires préparent toujours des romans à présenter qu’elles ont lu de leur côté. Donc même si tout le monde se regarde dans le blanc des yeux, tu es sûr de repartir avec des idées lectures.

2. Participer à un challenge de lecture

Livraddict en recense un paquet de challenge lecture, tout comme les influenceuses littéraires.

Le terrier de Guimause propose par exemple le Pumpkin Autumn Challenge qui est un défi sur deux mois et demi, lié à la saison de l’automne.

Tu peux trouver également des challenges liés à des prix littéraires comme celui du PLIB dont j’ai déjà parlé.

Tu peux tenter des challenges courts (15 jours), ou plus longs (toute l’année), selon la saison, selon une thématique, selon un genre littéraire, en duo avec une autre personne…. Les possibilités sont infinies !

Choisis celui qui te convient et surtout communique dessus dans les groupes facebook ou les forums associés. Tu découvriras ainsi les lectures des autres participants et un soutien dans ce jeu. C’est une manière amusante de lire tout en rencontrant des gens.

3. S’abonner à une Box Littéraire

Il existe depuis peu des abonnements à ce qu’on appelle des Box Littéraires. A la manière des box de cosmétiques ou de bière, un libraire te propose chaque mois une sélection de livres avec des goodies (thé, marque-page, cahiers…) qu’il envoie directement à ton domicile.

Jusqu’à présent, il existe 5 Box Littéraires sur le marché : Kube, Ptit Colli, Secrets d’auteurs, Dans ma Bulle, Exploratology

A toi de faire ton choix entre les différentes propositions !

Compte quand même entre 22 et 24 euros minimum pour un envoi mensuel.

Je n’ai pas eu l’occasion de réaliser une étude de marché, mais si le sujet t’intéresse, j’ai trouvé un comparatif ici.

L’avantage est qu’en partant de tes goûts, les lectures qui te sont envoyées sortent des sentiers battus…vu que ce n’est pas toi qui le choisis. Et c’est toujours une bonne surprise de recevoir sa box dans sa boîte aux lettres. Un goût de Noël avant l’heure…

4. S’essayer à un réseau social Littéraire

Babelio, Livraddict, Booknode, Libfly sont de véritables portes ouvertes vers de nouveaux horizons.  Le principe est simple : tu crées  ton compte, ta bibliothèque virtuelle, et tu rencontres d’autres gens qui aiment les mêmes livres que toi.

Sur Babelio (que je pratique un peu), tu peux créer ou consulter des listes de livres thématiques qui vont te donner de nouvelles idées de lecture. Si tu es fan d’un auteur en particulier, le site te proposes d’autres auteurs dans le même style. Si tu as un doute sur une lecture, regarde les commentaires laissés par les abonnés pour te donner une idée.

Chaque mois, des auteurs sont mis en avant, ainsi que des membres de la communauté. Tu peux aussi discuter bouquins avec les internautes sur des forums ou par messagerie privée.  Et si tu le souhaites, tu peux aussi participer à des quizz littéraires ou en créer.

5. Suivre des bloggueurs littéraires/ Booktubers/ Bookstagrammeurs

Difficile de se faire une idée avec la multitude de bloggueurs littéraires qui existent selon les supports, surtout si en plus, tu pratiques la langue de Shakespeare. Le but est de découvrir de nouveaux livres tout en trouvant ton format idéal : blog, vidéo, voire audio (avec les podcasts), intragram, facebook…

L’important est d’accrocher avec le style du bloggueur et d’en trouver un qui publie régulièrement, sinon ce n’est pas intéressant. S’abonner à sa chaîne/son wordpress/sa newsletter permet de se tenir au courant de ses dernières publications.

Personnellement, je suis abonnée aux bloggueurs/booktubeurs suivants:

  • le blog Histoires littéraires des bibliophiles qui a pour sujet des questionnements autour de la littérature et pas seulement les livres
  • le booktube Le terrier de Guimause, principalement pour son Pumkin Autumn Challenge, un challenge sur le thème de l’automne.
  • le blog The eden of books tenu par une bibliothécaire belge, pour ses listes thématiques de livres.
  • le youtube de développement personnel de Muchelle B (en anglais), une australienne qui parle de simplicité et donne des conseils pour réaliser ses projets personnels et professionnels (mais je déborde du contexte livre…)
  • le booktube de Flo Bouquine, qui n’est autre que Floriane Soulas, l’auteure de Rouille, pour ses critiques visant essentiellement la littérature SFFF (même si elle n’a rien publié depuis un moment).
  • le booktube de Miss Book, une équipe pleine d’humour qui présente souvent de manière originale des romans de littérature classique.
  • le booktube de la médiathèque des Avenières, qui propose de bonnes critiques de romans adultes, même si cela reste un peu institutionnel.

Je n’ai rien à te conseiller concernant instagram (ou les podcasts) car je n’ai pas encore de compte (oh la vieille !), mais la plupart des blogueuses citées en ont un. 😉

6. Lire les livres connus : Best-sellers,  gagnants de prix littéraires ou les classiques d’un genre.

Je n’ai pas personnellement pour habitude de lire des best-sellers car j’estime que les goûts de la majorité des gens en matière de relecture ne reflètent pas forcément les miens. J’ai en tête la série Twilight de Stephenie Meyers pour exemple.

Cependant, en cas de panne de lecture, je sors de ma zone de confort et j’essaie des best-sellers dans les genres que je ne connais pas, car j’estime qu’il doit bien y avoir un intérêt si autant de personnes l’ont apprécié. Cela me permet de mettre un pied dans l’inconnu mais avec une forme de sécurité.

Il en va de même avec les « classiques » d’un genre, ces livres que l’on cite en référence lorsqu’il est question d’évoquer la définition d’une fiction particulière. Toutefois, j’émets une réserve sur certains comme le steampunk. Les Voies d’Anubis de Tim Powers ne me semble pas une lecture appropriée pour découvrir cette littérature car bien qu’elle ait lancé le mouvement, on trouve de nos jours de meilleurs livres pour l’aborder en tant que débutant. Smog of Germania de Marianne Stern, ou Confessions d’un automate mangeur d’opium de Fabien Clavel et Mathieu Gaborit sont de meilleurs choix.

Pour ce qui est des prix littéraires, je reste mitigée sur les prix Goncourt, à l’exception du Goncourt des Lycéens. J’ai l’impression qu’en littérature « blanche » pour les prix institutionnalisés comme le Goncourt, le Femina ou le Renaudot, les membres de jury s’arrangent avec les éditeurs pour mettre en avant certains livres et la sélection manque de fraîcheur. A l’inverse, je trouve toujours mon compte dans les prix de littérature de l’imaginaire, voire dans ceux concernant le roman policier. Néanmoins, un prix littéraire met en avant un livre qui a une certaine qualité, comme un best-seller ou un classique et peut être un bon moyen de changer de type de lecture.

7. Autres idées en vrac

  • Devenir Juré pour un prix littéraire (cf mon expérience sur le PLIB 2020)
  • Demander conseil à un bibliothécaire ou un libraire
  • Essayer les coups de coeur des lecteurs en bibliothèque ou en librairie
  • Relire un livre  mais dans sa langue originale
  • Lire un livre adapté au cinéma ou en série télévisée
  • Créer son propre club lecture avec des amis ou des collègues de travail
  • Lire un genre connexe à ce qu’on lit d’habitude (ex : du roman historique si on est fan de Fantasy historique).
  • S’intéresser aux documentaires associés à ses fictions favorites (ex : un livre de physique avec un roman de Science-Fiction, une biographie de flic avec un roman policier…)

Ma liste de conseils en lecture est terminée, j’espère t’avoir aidé à sortir de ton no man’s land de la lecture. Si tu as d’autres idées, n’hésites pas à les mettre en commentaire.

Tartines et chocolat,

A. Chatterton