Publié dans Questions existentielles

La panne de lecture : Quelle en est l’origine ?Comment y remédier ?

Il y a quelques temps, j’ai expérimenté la « panne de lecture », ce moment où il est impossible d’ouvrir un livre, ou de regarder sa PAL sans un haut le coeur. Ce phénomène est de plus en plus courant dans la blogosphère littéraire, comme chez les simples lecteurs. Aussi je me suis demandée quelles pouvaient en être les causes et comment y remédier. Voici ce que j’ai trouvé...

Que l’on soit blogueur ou simple lecteur, il peut nous arriver d’être fatigué de lire. Cela peut être associé à un seul facteur, comme la lecture régulière d’un flux Instagram qui nous sursollicite de nouvelles découvertes littéraires. Mais cela peut aussi résulter de plusieurs raisons qui, mises bout à bout, saturent notre envie en l’assimilant à une tâche impossible à accomplir ou un travail au lieu d’une activité plaisante.

Voici un petit classement non exhaustif de ces raisons, qui pour certaines me sont propres. Vous pouvez ajouter les vôtres en commentaire. 🙂

L’arrivée du printemps

Nous arrivons au printemps et à la fin de cette année de confinement, et si vous êtes comme moi, vous avez passé presque tout votre temps à lire parce qu’il n’y avait que ça à faire. Mais voilà, les beaux jours sont là et les livres, plaisant compagnons de solitude, sont devenus des éléments moins attractifs, associés peut-être à cette période d’enfermement. Vous avez envie de sortir voir l’extérieur, profiter du soleil et de vos amis. Donc, il est normal de laisser tomber ses livres pour d’autres activités.

Ce genre de panne est souvent temporaire. En tant que bibliothécaire, je l’assimile souvent au retour du jardinage chez les lecteurs qui sont lassé des activités d’intérieur. Pour cette panne, pas de panique, ce n’est pas si grave. Vous reviendrez à la lecture en hiver peut-être, quand il fera froid…

Des lectures successives décevantes

En février, j’ai enchaîné trois lectures qui semblaient prometteuses mais se sont avérées très décevantes. D’habitude, j’ai du flair pour repérer les livres qui vont m’intéresser, mais à ce moment là, la magie n’a pas opéré. Un sentiment d’abattement m’a envahi : à quoi bon lire si c’est pour être déçu ? Heureusement, j’ai pris un peu de recul et trouvé une nouvelle perle rare par la suite.

Je pense qu’il faut être attentif à son état d’esprit vis à vis de l’importance que l’on accorde à ses lectures. Au fond, pourquoi lit-on ? Si c’est pour se distraire, n’importe quel livre fera l’affaire. Mais si on est un peu déprimé, mieux vaut privilégier des lectures amusantes. Enfin, si l’on a trop d’attentes vis à vis d’une lecture, mieux vaut tempérer ses ardeurs et envisager la possibilité que ce sera moins bien que prévu. Cela évitera d’être déçu et d’y accorder trop d’importance…

Un roman excessivement long

On a tous un livre que l’on n’a pas terminé dans sa bibliothèque. Dans la mienne, il s’agit des Piliers de la Terre de Ken Follett. Pourquoi n’ai-je pas terminé ce livre ?

Non pas qu’il était inintéressant, j’ai beaucoup appris sur la construction des cathédrales et les personnages m’étaient sympathiques. Mais je me suis assez vite découragée devant son rythme lent et le nombre impressionnant de pages (d’autant que j’ai la version poche, écrite en tout petits caractères). J’ai donc abandonné, ne me sentant pas le courage d’en venir à bout. Ce qui a occasionné une période de panne de lecture dont j’ai réussi à venir à bout grâce à des lectures courtes, puis des plus importantes.

Le fait de terminer un livre a un enjeu psychologiquement plus ou moins important, peu importe sa longueur, que l’on sous-estime assez souvent. Il correspond à un sentiment d’accomplissement personnel, une sorte de petit défi avec soi-même, qui s’il n’est pas atteint, peut nous déprimer.

Il ne faut pas culpabiliser d’abandonner un livre à cause de la longueur du récit, surtout si vous ne pensez pas avoir le courage de le finir. S’il vous intéresse toujours, vous pouvez y revenir plus tard, le lire de manière fractionnée, ou acheter les tomes séparés s’il s’agit d’une intégrale. Et s’il ne vous plaît plus, mais que vous ne souhaitez pas avoir un sentiment d’inachevé, lisez la fin ! Cela me semble un bon compromis entre l’abandon total et partiel. 🙂

Une Pile A Lire trop importante

Tout le monde a également dans sa bibliothèque des livres qu’il a amassé mais pas pris le temps de lire. Chez moi, cela représente deux rayonnages de ma bibliothèque.

Ma technique consiste à réaliser une PAL tous les mois que je dispose sur ma table de chevet afin de penser à lire ces livres, vu qu’ils sont sous mon nez. Sauf que… je l’ignore complètement pour emprunter d’autres livres à la bibliothèque. Ou je me retrouve désemparée devant la pile, ne sachant pas pas quel livre commencer. Et il m’arrive d’en commencer plusieurs sans réussir à en finir un seul.

Ma technique n’est donc pas infaillible car elle me met la pression pour lire cette fichue Pile à Lire. Or, la lecture doit rester un plaisir et ce n’est pas en me forçant à lire des ouvrages mis de côté à un instant donné que je vais avoir envie de les commencer.

Je pense que l’idéal est de trier de temps en temps sa Pile à Lire et de n’avoir qu’un livre à lire sur sa table de chevet. Car qu’est-ce qu’une PAL ? Un amas de lectures dont vous aviez envie à un moment, mais peut-être que ce moment est passé ? Par ailleurs, un seul livre en cours reste la garantie de ne pas se mettre la pression pour le terminer afin d’enchaîner par un autre. Et surtout, suivez votre envie de lecture du moment, c’est plus facile pour choisir son livre !

Un challenge littéraire

L’année dernière, j’ai participé à 5 challenges littéraires dont le but est justement de venir à bout de sa PAL. Je n’ai pas lu tout ce que j’avais prévu et j’ai même rajouté des lectures !

Mais je me suis surtout rendue compte pour le dernier challenge, que le défi était trop difficile pour moi : impossible de lire ce que j’avais prévu dans le temps imparti. Je n’étais plus intéressée par certains livres et j’ai jugé que je me mettais une pression inutile. J’ai échappé à la panne de lecture cette fois là en prenant du recul, mais je pense que cela arrive à de nombreux lecteurs qui participent aux challenges.

Cela rejoint ma réflexion vis à vis des romans inachevés : on cherche à s’imposer des défis qui nous sont parfois insurmontables par excès de confiance. Et on se déçoit de ne pas réussir. Donc la lecture devient associée à quelque chose de décevant et frustrant.

Pour y remédier, il est nécessaire de participer à des challenges de manière moins engagée, et de connaître ses propres limites.

Ainsi, lors de ma participation à des challenges littéraires cette année, j’ai préféré lire du format court (BD, roman graphique, récits de voyage, romans courts) ou carrément des nouvelles. Cela me permet de valider mon challenge en ne m’imposant pas des lectures trop longues qui vont saper ma confiance en moi et retarder la lectures d’autres livres.

Et surtout, quand la fin du challenge approche, je regarde la liste des livres que j’ai lu avec bienveillance et satisfaction, plutôt que de me concentrer sur celle des livres pas ouverts. Je me félicite de ce que j’ai accompli au lieu de me focaliser sur mes échecs.

Une autre solution si l’on ne souhaite pas se mettre la pression dans ses lectures est de ne pas participer à des challenges tout simplement. Après tout, ce n’est pas obligatoire !

Des lectures obligatoires

Que cela soit pour ses études, ou dans le cadre d’un projet personnel, on peut être amené à lire des livres par obligation. Lorsque j’étais étudiante en lettres, j’ai lu des livres « de travail » dans le cadre de mes cours mais ce n’était pas avec la même attention que des lectures « loisir ». C’étaient des lectures en diagonale avec pour objectif l’étude du texte, sans plaisir.

Dernièrement, dans le cadre de mon projet Parlons Steampunk pour le blog, je me suis imposée deux à trois romans steampunk les deux dernières semaines de chaque mois. L’objectif était d’écrire à chaque fois un article sur les différents aspects de la littérature steampunk. Les trois premiers mois, j’ai réussi à tenir le rythme, mais depuis avril, je n’y arrive plus. Pourquoi ? Parce que je suis arrivée à un moment où ce que je devais lire pour écrire mon article ne m’intéressait pas.

S’en est ensuivi une longue semaine sans lire, et quelques interrogations. Que faire face à ces lectures obligatoires ? Comment venir à bout de ma panne ? Comment écrire ce fichu article ?

J’ai finalement décidé de modifier mon programme steampunk pour un sujet plus intéressant et des lectures plus courtes. Car je suis seule maîtresse de mon blog. Qui va me juger pour cela à part moi-même ?

Je me suis aussi octroyée un break de lectures plaisir, parce que j’en avais besoin. Il faut savoir souffler de temps en temps.

Mon cas de blogueuse ne parlera peut-être pas à étudiant qui a des lectures obligatoires. Aussi, je lui conseille d’avoir sous la main des lectures plaisir pour s’octroyer des pauses quand étudier la littérature devient trop difficile.

Il est également nécessaire de faire des pauses sans lecture pour supporter des livres que l’on n’apprécie pas. Se promener, pratiquer une autre activité, voir ses amis est important sinon on s’enferme dans une sphère négative difficile à surmonter.

Un problème médical

Lire peut s’avérer problématique quand on souffre d’un problème médical particulier.

La position que l’on prend le plus souvent dans le cadre de la lecture est allongée avec la tête relevée vers son livre, ou assise, la tête penchée. Ce n’est pas non plus une position favorisant l’exercice physique.

J’ai expérimenté depuis le début du confinement des soucis médicaux liés à une position assise trop prolongée pour mon travail : douleurs aux cervicales et jambes lourdes à cause d’un manque d’exercice.

La lecture est devenue difficile à un moment donné car peu importe la position que je prenais, cela devenait inconfortable. J’ai donc dû arrêter de lire quelques temps et m’efforcer de réaliser une promenade quotidienne pour aller mieux.

Cela était très frustrant car lire est un de mes hobbys préférés. J’ai donc développé un second hobby à cause de ces problèmes : le jardinage, plus physique et meilleur pour ma santé. Et j’ai essayé de lire à des plages régulières plus courtes, et en faisant des pauses pour me dégourdir les jambes.

J’ai évoqué mon cas personnel, mais il existe d’autres troubles comme l’arthrose ou les tendinites qui empêchent de tenir un livre trop gros, les troubles de la vue nécessitant une loupe ou l’utilisation de livres audios…etc…

Je ne dis pas que lire est mauvais pour la santé, mais il ne faut pas la négliger pour autant, et surtout la préserver quand l’activité de lecture provoque un inconfort physique.

Des solutions de lecture existent pour presque tous les cas et les éditeurs réfléchissent de plus en plus à inclure certaines troubles comme la dyslexie afin de répondre à la demande. Ceci dans le but de pouvoir continuer à lire malgré des problèmes de santé…

Pour les blogueurs #1 : Un nombre trop important de services presse

Par le passé, j’ai été trop gourmande en demande de services presse auprès d’éditeurs dans le cadre de mon blog. Attirée par la perspective de nouveaux livres, j’avais accepté à un moment donné 6 romans dont la chronique était à rendre pour les mêmes délais.

Autant dire que cela s’est avéré compliqué et que j’ai dû faire beaucoup d’efforts pour tout rendre en temps et heure. La lecture n’a pas été une partie de plaisir non plus.

Depuis, j’ai appris de mes erreurs, et j’accepte peu de services presse pour cette raison (entre autres).

Ce type d’erreur est courant quand l’on débute un blog ou que l’on ignore son rythme de lecture. Et cela peut mener à la panne de lecture assez facilement : on se met la pression pour rendre un avis et ne pas décevoir l’éditeur. On veut paraître sérieux auprès de ses partenaires, même si on n’a pas anticipé le temps de lecture ou qu’on survole le livre.

Mon conseil est de connaître son rythme de lecture (= le temps qu’on met à lire un livre en moyenne), et surtout de limiter ses services presse, en choisissant des livres qui nous intéressent vraiment. Sinon, on a vite l’impression de « travailler » pour l’éditeur et on se met la pression.

Et si le livre ne vous convient pas mais que vous devez quand même rendre un avis, vous pouvez en parler à l’éditeur et envisager avec son accord de ne rien rendre. Cela m’est déjà arrivé, et ce n’est pas si dramatique.

Pour les blogueurs #2 : La pression du blog

A mes débuts de blog, j’étais très ambitieuse et je voulais être innovante en matière d’articles sur les livres. Avec le temps et l’expérience, je me suis rendue compte qu’il fallait surtout trouver son style et ne pas se mettre trop de pression. Sauf si vous souhaitez en vivre, mais ce n’est pas mon cas.

Par exemple, je souhaitais chroniquer chaque livre lu. Or, pour certains je n’avais rien à dire ou ils ne valaient pas la peine qu’on parle d’eux. Et la liste des articles à écrire à commencer à s’allonger au fil des lectures, rendant impossible leur rédaction à moins de faire du blog à temps plein !

J’ai voulu quand même essayer en proposant trois articles par semaine, parce que je suis plutôt obstinée. Mais je me suis vite épuisée à la tâche, et surtout, je ne vivais que pour le blog, négligeant ma famille, mes amis et mes autres loisirs. Cela m’a dégoûtée de la lecture pendant plusieurs semaines.

Pour résoudre ce problème, j’ai donc décidé de ne pas parler de livres qui ne m’avaient pas plu, à moins qu’ils ne soient des services presse. Pour les autres livres, j’ai commencé des articles sous forme de mini-chroniques, pour proposer des avis courts sur des romans dont je n’aurai pas parlé dans un article de 2000 signes.

Tout ça pour dire que lorsque vous tenez un blog littéraire, il est important de trouver un moyen pour faire coïncider vos envies et leur réalisation. Tenir compte du temps que vous souhaitez investir dans votre blog, trouver votre rythme, réfléchir à des solutions créatives…

Car un loisir qui devient un travail peut parfois vous dégoûter de ce loisir. 🙂

Je n’ai peut-être pas réuni toutes les raisons qui peuvent vous pousser à la panne de lecture, mais j’espère vous en avoir fourni les essentielles et que mes conseils vous seront profitables.

N’hésitez pas à m’indiquer en commentaire vos anecdotes de panne de lecture et vos techniques pour reprendre goût à la lecture. 🙂

Pile A Lire et livre entamé,

A.Chatterton

Publié dans Lectures, On joue ?

Parlons Steampunk ! Programme 2021

Comme annoncé dans mon bilan annuel 2020, cette année j’ai décidé de me consacrer à la littérature steampunk pour vous la faire découvrir, mais aussi parce que c’est un de mes péchés mignons (avec le fromage !). Voici donc le détail de mon projet et ce que cela va engendrer comme changements sur le blog.

Parlons Steampunk ! Kézako ?

Parlons Steampunk ! est un projet que j’ai mûri depuis bientôt deux ans, et qui consiste à faire découvrir la littérature steampunk aux néophytes et à tous ceux qui en lisent sans le savoir.

Il est compliqué de définir ce genre en seulement deux phrases. A part vous dire que l’on va parler d’Uchronie (= encore un terme à définir ! ) et que ça prend comme inspiration les romans Jules Verne ou la Ligue des Gentlemen extraordinaires, mais à notre époque, je suis encore éloignée de la vérité. Donc je me suis dit : Pourquoi ne pas découvrir avec vous, à travers plusieurs romans du genre, tout ce que recoupe cette littérature ?

Sur la base de 12 live Instagram sur ma page Instagram, je vais m’efforcer de vous proposer une définition, en vous présentant des romans associés à une thématique du steampunk, pour chaque live. Ces romans seront récents (dernières sorties) ou anciens, et surtout issus de ma bibliothèque personnelle.

Pourquoi 12 live seulement ? Parce qu’il y aura un live par mois, le dernier dimanche du mois, de 16h à 18h et que cela me semble un nombre assez correct pour aborder ce projet. Par ailleurs, c’est un projet pour lequel je ne souhaite consacrer qu’une année. Peut-être que je changerai d’avis par la suite, en fonction de vos retours.

Les live seront interactifs et vous aurez la possibilité de me poser des questions auxquelles je répondrai avec plaisir. Si vous n’êtes pas disponible le jour du live, il vous sera possible de le regarder en replay sur le Feed de mon compte Instragram, rubrique Vidéo IGTV.

Une semaine avant chaque Live, je transmettrai la liste des livres évoqués pendant le live ainsi qu’un rappel du thème. Cela vous permettra, si vous les avez lu, de donner votre avis ou de poser des questions plus précises.

Je ne pourrai pas parler de tous les livres steampunk qui existent, mais libre à vous de laisser en commentaire sur chaque live, les romans qui pourraient correspondre à la thématique choisie. Et vous constaterez que nous retrouverons des romans qui en englobent plusieurs.

Après chaque Live, j’essaierai de réaliser un article récapitulatif sur les livres qui auront été abordés ainsi que le thème du live, dans le but de poursuivre notre définition du Steampunk.

Quel est mon programme concernant ce projet ?

J’ai longtemps hésité avant de vous dévoiler mon programme complet car je souhaitais garder des surprises, mais finalement je me suis dit qu’il était plus judicieux de vous faire connaître les thèmes qui seront abordés. Si vous ne souhaitez pas en suivre certains, au moins vous saurez quand ils auront lieu.

Cependant, je me réserve le droit de modifier l’ordre des thèmes si je n’ai pas le temps de le préparer à temps, parce que, soyons honnête, j’ai tendance à avoir une organisation bordélique malgré les apparences…

Dans ce cas de figure, pas de panique ! Je diffuserai une communication de rappel une semaine avant le Live sur la thématique abordée, avec les livres concernés.

Voici les thématiques que je vais utiliser dans notre quête de définition du steampunk :

NOTE : Suite à la publication des trois premiers articles et devant le travail chronophage qu’ils impliquent, j’ai réduit ma programmation à 6 articles pour cette année. Les thèmes qui ont disparu de la programmation initiale seront réalisés en 2022. Pour plus de détails, je vous invite à consulter mon pré-bilan du projet ici.

Est-ce qu’il va y avoir des changements sur le blog à cause de ce projet ?

Ce projet va remettre un peu en question ma programmation d’articles habituelles, mais ce n’est pas la cause principale. Depuis début janvier, je peine à maintenir un rythme de publication régulier car je cumule la fatigue du travail et la fatigue hivernale. Il était temps de trouver un nouveau rythme. J’ai donc décidé de réduire mes publications.

En 2020, je publiais sur le blog un article chaque mercredi et dimanche, ainsi qu’un samedi une semaine sur deux pour ma Veille littéraire du Net. C’était bien, mais un peu beaucoup et je n’avais pas beaucoup de vie sociale.

En 2021, je publierai un article sur le blog chaque dimanche, ainsi qu’un article de Veille littéraire du Net le premier samedi du mois (au lieu de deux par mois). En effet, j’ai remarqué que j’ai moins de choses à vous faire découvrir et je ne souhaite pas me forcer à chercher des trucs juste pour remplir un article. Cela n’a pas de sens. Par ailleurs, je réaliserai un live le dernier dimanche par mois sur Instagram pour le projet Parlons Steampunk ! Et cela me semble déjà par mal.

Pour moi, ce blog doit rester un plaisir. C’est quelque chose que je martèle depuis le début. Je préfère réduire mes publications plutôt que de me dégoûter d’écrire. Sinon à quoi bon ?

Voilà pour l’explication de mon projet et la petite mise au point de début d’année. J’espère que vous serez nombreux à me suivre. Si mes live fonctionnent bien, j’envisagerai peut-être des interview d’auteurs pendant l’année, mais je ne manquerai pas de vous tenir au courant. 😉

Vapeur et Cuivre,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Bilan lecture de fin d’année 2020 et projets 2021

Les vacances de Noël sont là et je vais prendre quelques jours de repos d’ici le 1er janvier. Je vous propose un petit bilan de mes lectures 2020 avec ses tops et flops, de mes projets accomplis cette année, ainsi que quelques informations exclusives sur mes projets à venir pour le blog en 2021

Bilan lecture 2020

En 2020 lu 60 livres. Notez que je ne chronique pas tout et qu’il n’y a pas 60 vignettes sous ce paragraphe mais l’information est vraie, il faudra me croire sur parole… 🙂

Ce chiffre, je le trouve ridiculement bas. J’ai bien quelques excuses pour justifier ce résultat dont mon déménagement en juin pour une nouvelle région. Mais pour être honnête, mon plus grand obstacle reste mon téléphone portable, sur lequel je passe beaucoup trop de temps, et qui grapille des heures que je pourrais consacrer à la lecture. En résulte une grosse frustration de ne pas lire plus, donc ce sera certainement un de mes objectifs 2021 (avec me débarrasser de mon addiction à mon téléphone ! )

Coups de coeur et Flops lectures 2020

Evoqués durant mon live Instagram réalisé le 20/12/2020 (que tu pourras retrouver sur mon compte Instagram rubrique Live IGTV ), j’ai eu trois coups de coeur lecture cette année. Les voici :

Il s’agit de Les secrets du Premier Coffre de Fabien Cerutti, La 25ème heure de Feldrik Rivat et Les Nocturnes de Tess Corsac. Tu peux retrouver mes chroniques sur chacun des livres en cliquant sur leur titre pour le détail. Pour résumer, ce sont tous les trois plus ou moins des uchronies liées à l’Histoire ou la Science, autrement dit des mondes imaginaires ayant pour base un présent réel dans lequel un élément fantastique ou magique vient s’interposer pour créer une autre réalité. J’ai remarqué que c’était un genre (ou du moins une thématique) que je plébiscite souvent dans mes choix de livres car j’aime réfléchir à aux réalités alternatives 🙂

A côté de mes coups de coeur, j’ai eu aussi des flops littéraires cette année :

Il s’agit de Sauvage de James Bradbury, Cendres de Johanna Marines et Moitiés d’âme d’Anthelme Hauchecorne. Pour le détail, tu peux aussi cliquer sur les titres des livres qui te renverront à mes chroniques détaillées. La plupart du temps, j’ai quand même trouvé des qualités aux histoires mais j’ai été déçue soit par la construction du récit, soit par une allergie à un personnage ou tout simplement parce que je n’ai rien compris à l’histoire. Sur ce dernier point, je pense que j’ai un problème avec les auteurs contemporains ou de Nature Writing américains. Je ne sais jamais où ils veulent en venir dans leurs récits ! Mais je ne désespère pas de trouver un livre qui pourrait contredire cette impression…

Mon profil de lecture

J’ai voulu réaliser quelques statistiques concernant mes lectures afin de me rendre compte de mon profil de lectrice et envisager de m’ouvrir à d’autres genres, types ou thèmes. Je sais, c’est un peu tordu comme principe, mais cela peut s’avérer éclairant sur ses pratiques personnelles. En voici le résultat pour l’année 2020 :

Concernant les types de livres, sur 60 livres, j’ai lu : 42 romans, 26 nouvelles, 3 Bande-dessinées, 2 biographies, 2 beaux-livres, 1 recueil de contes et 1 documentaire de psychologie. J’en déduis que je suis amatrice de romans ! J’ai commencé à lire des nouvelles il y a peu, suite à une sorte de panne de lecture pendant le Pumpkin Autumn Challenge, et cela m’a plutôt réussi. Pour les autres types comme les documentaires ou les BD, cela était lié à une thématique qui m’intéressait ou pour respirer entre deux romans. A force de lire des pavés, on a parfois envie de varier les plaisirs…

Parmi ces livres, on retrouve les genres et thèmes suivants : 19 romans de Fantasy, 15 romans de Fantastique, 5 romans policiers, 5 Romances, 4 romans steampunk, 4 romans historiques, 2 romans gothiques, 2 western, 2 romans de Nature Writing, 1 roman contemporain, 1 roman post-apocalyptique, 1 documentaire de psychologie, 1 biographie sur l’écriture. Certains romans sont difficiles à classer car ils entrent parfois dans deux catégories. J’ai donc pris le genre qui était le plus marquant dans ce cas de figure. Mais au sujet de ce mélange des genres, j’ai noté que j’avais tendance à lire des uchronies historiques (Fantastique + Historique ou Fantasy + Historique), du Policier steampunk et de la Fantasy steampunk. Je suis étonnée de pas trouver plus de romans steampunk dans mes lectures alors que c’est un genre que je plébiscite beaucoup.

Pour finir, je lis principalement de la littérature adulte ( 31 documents), mais aussi de la jeunesse (16 documents) et du Young Adult ( 12 documents). Le résultat m’a surprise, car j’ai l’impression de lire beaucoup de Young Adult mais visiblement ce n’est pas le cas…

En conclusion, je suis une lectrice de romans adultes de Fantasy en général, avec des subtilités sur ce que j’entends par Fantasy (car il y a des croisements de genre et des sous-genres dans mes lectures).

Littérature et inclusion

Dans le club lecture Les littéravores dont je fais partie, nous avons eu une discussion sur nos PAL lues de l’année, et certains sujets d’actualités comme l’inclusion. Voici quelques questions qui en sont ressorties :

Est-ce que je lis plus d’auteures que d’auteurs ? La réponse est non. Sur 60 livres, seulement 27 lectures ont été écrites par des femmes. Curieusement, j’ai toujours l’impression de lire beaucoup plus d’auteures que d’auteurs, mais ce n’est pas le cas.

Est-ce que je lis de la littérature incluant concernant la communauté LGBT+ ? Oui, mais pas assez : seulement 8 livres dans mes lectures 2020 : Le phare au corbeau de Rozenn Illiano, le recueil de nouvelles collectives Félin, Peau d’Homme de Hubert et Zanzim, Sauvage de James Bradley, Je suis fille de rage et Un Royaume de vent et de colères de Jean-Laurent Del Socorro, Félines de Stéphane Servant, Le Prince et la couturière de Jen Wang.

Est-ce que je lis de la littérature incluant des personnages noirs ? Presque pas. J’en compte seulement deux dans mes lectures 2020 : Je suis fille de rage de Jean-Laurent Del Socorro et Engrenages et Sortilèges d’Adrien Tomas. Je n’y pense pas et surtout je n’en connais que très peu. Et je dois avouer que parmi les genres que je plébiscite (Fantastique et Fantasy), ce n’est pas courant d’en rencontrer ou ils ne sont pas mis assez en avant.

Bilan de mes objectifs 2020

L’an dernier à la même époque, j’ai réalisé un bilan 2019 avec des objectifs pour l’année 2020, et j’y suis revenue plus tard après mon déménagement pour annoncer quelques changements. Qu’ai-je accompli cette année par rapport à ces propositions ? Ai-je tenu mes engagements ?

J’ai réussi à tenir mon journal de mes lectures de l’année 2020 : cet article en est l’aboutissement ! Ma technique est de noter mois par mois mes lectures, en prenant comme pense-bête mes publications sur le blog. Cela peut sembler inutile, mais je trouve que c’est un outil d’étude précieux pour évaluer ses lectures.

J‘ai réussi à maintenir mon planning de publication pour le blog et je produis deux à trois articles par semaine, toutes les semaines. J’avoue que c’est parfois difficile en veille de vacances ou quand la fatigue s’en mêle. Cependant, j’ai compris à quel moment m’octroyer des plages de repos et surtout à relativiser vis à vis des publications. Mon astuce : ne pas tenir un planning rigide avec des sujets précis mais en avoir plusieurs en tête et réaliser celui qui me plaît le plus ou me demande le moins d’énergie selon mon état.

J’ai lancé deux types d’articles nouveaux dans l’année pour mettre en valeur la sphère littéraire. Le premier est regroupé dans ma rubrique Vie de Lectrice et regroupe des mode d’emplois ou des interrogations vis à vis de pratiques littéraires de la blogosphère. Le but est de vulgariser ces pratiques au grand public pour lui faire découvrir combien c’est passionnant et que l’on peut s’amuser avec les livres. Le second est ma veille littéraire du net, dans la rubrique du même nom. Il s’agit de partager mes découvertes autour de la sphère littéraire à l’ensemble de mes abonnés. Cela m’oblige à sortir de ma zone de confort parfois pour l’alimenter mais c’est très enrichissant.

J’ai rejoint deux communautés de blogueurs littéraires dans l’année. La première en ouvrant un compte Instagram pour le blog, ce qui m’a fait découvrir de nouveaux passionnés de livres avec qui j’échange de temps en temps. La seconde avec le club Lecture Les Littéravores, où je retrouve 11 amoureuses de livres, provenant d’univers différents, et avec qui j’ai des conversations passionnantes.

J’ai participé à 5 challenges au cours de l’année avec plus ou moins de succès : Les irréguliers de Baker Street, Le Mois Américain, Pumpkin Autumn Challenge, les challenges du PLIB 2020, Le Ho Ho Ho challenge (actuellement en cours). J’ai appris à réaliser une PAL thématique, à moduler mes lectures pour ne pas tomber en panne, et quelques astuces pour éviter de se laisser déborder. C’était très enrichissant et cela m’a donné des idées pour construire mon propre challenge en 2021.

J’ai été jurée pour un prix littéraire autour de la Littérature de l’Imaginaire avec le PLIB. Même si je ne participe pas à nouvelle édition pour des raisons que j’ai déjà évoquées dans mon bilan de Jurée, j’en retire une expérience intéressante qui m’a fait rencontrer d’autres blogueurs et lire des livres situés hors de ma zone de confort.

Un des écueils de cette année, est que je n’ai pas réussi à avancer sur mon roman dédié au personnage de Miss Chatterton comme prévu. Mais je me suis inscrite à un premier atelier d’écriture de Janvier à Mai à Lyon, et un second en Ardèche, actuellement suspendu à cause de la crise sanitaire. J’ai aussi commencé à suivre la Masterclass d’écriture de Cécile Duquenne sur internet. Cela m’a aidée à envisager plus sereinement l’écriture et à construire un peu mieux mes récits. Je ne désespère pas de réaliser une histoire plus travaillée d’ici deux ans.

Je n’ai pas réussi non plus à terminer ma PAL avant le festival des Imaginales 2020, mais je ne pense pas que cela soit possible… car j’ajoute des livres tous les mois ! Donc, disons que cela se fera dans le temps…

Mes objectifs 2021

Mon idée principale est de faire avancer ce blog pas à pas. Donc pour l’année 2021, j’ai prévu de :

Lire plus : Comme mon amie Babitty du blog Histoire Naturelle de Bibliophiles, je vais me consacrer au moins une fois par semaine à une soirée lecture. Et surtout, me prévoir des weekend déconnectés, sans téléphone.

Proposer de nouveaux articles sur les ateliers d’écriture : cette rubrique n’a pas été actualisée depuis au moins juillet 2020. J’ai quelques biographies d’auteurs connus que je souhaite synthétiser pour en réaliser des articles à défaut de proposer de réels ateliers pour le moment.

Proposer mon propre challenge littéraire : c’était déjà un projet en 2019 et il se concrétise. Après avoir passé un an à essayer d’autres challenges et à réfléchir à un thème, je lancerai mon challenge en Avril 2021 sur mon blog et les réseaux sociaux. Je garde pour le moment le thème secret, ce sera une surprise. J’espère que tu seras au rendez-vous. 🙂

Animer un rendez-vous mensuel en live autour d’un thème littéraire : En 2021, j’ai comme projet d’animer un live autour de la littérature Steampunk pour te la faire découvrir. Cela prendra la forme de rendez-vous, chaque dernier dimanche du mois, autour d’une thématique qui regroupe trois livres steampunk. Je réalise ce live en partenariat avec French-steampunk.fr. La seule chose qui reste à définir est le choix de l’outil de diffusion, mais je te tiendrai au courant assez rapidement.

Voilà pour ce bilan 2020 et mes perspectives 2021. Cet article était long, aussi je te remercie de ton courage pour l’avoir suivi jusqu’au bout. Afin de te récompenser, voici un gif rigolo

Je prends une pause bien méritée pour la période des fêtes, donc il n’y aura pas de publication avant le 1er janvier 2021. Je te souhaites de passer de bonnes fêtes à toi et à tes proches. 🙂

Bûche et galette des rois,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

J’ai un an…de blog

WordPress me l’a indiqué il y a peu, c’était l’anniversaire du blog samedi dernier. Un an d’écriture, de découvertes, de rencontres. Un an d’expérimentations surtout. Petit bilan de l’année écoulée…

Le début d’une aventure

Je n’en suis pas à mon premier blog. Après avoir créé le site Portdragon.fr et fait partie de l’équipe de French-Steampunk.fr, j’avais fait mes premières armes, et affûté ma plume.

Mais je trouve que c’est différent quand on travaille sur son projet personnel et toute seule. Il y a plus de craintes face aux problèmes techniques quand WordPress décide de changer de version sans vous laisser le choix ( Galilée et le système de blocs, utilisateur de wordpress, tu connais cela) . Et pas la possibilité de se faire remplacer sur un article quand je suis vannée le vendredi soir mais que je veux à tout prix publier ma veille littéraire pour le samedi matin 7h. Jouer la carte de l’indépendance a ses bons et mauvais côtés je trouve, mais cela reste très gratifiant de recevoir des commentaires intéressants sur un article réflexif ou un petit mot qui dit « ta chronique m’a donné envie de lire le livre ».

Ce blog est un moyen d’expression que j’ai voulu constructif. J’évite de trop m’épancher, sauf pour ce type d’article-bilan, parce que je ne pense pas que ma vie vous intéresse. Je préfère apporter des idées, des axes de lecture pour les livres, des découvertes afin de faire en sorte d’ouvrir le plus de gens au monde de la littérature. Cela peut sembler une ambition un peu moisie dite comme ça, mais c’est vrai. Internet et la littérature regorgent de trésors et garder un esprit curieux et ouvert permet d’en apprendre un peu plus sur le monde.

Je ne cours pas après le nombre d’abonnés, simplement j’espère que vous qui lisez mes articles en retirez quelque chose de positif. C’est ce qui compte pour moi. Et je dirais même, la base, c’est d’être lue !

Des expérimentations

Cette année, j’ai expérimenté le fait d’être jurée pour un prix littéraire de l’imaginaire : le PLIB. Cela a été une expérience très intéressante pour comprendre comment se monte un prix littéraire de l’intérieur. Et aussi une expérience amusante avec les différents challenges auxquels j’ai participé. Les deux plus intéressants sont restés le bingo du PLIB pour les actions à réaliser en plus de ses lectures, et l’épreuve des alliés qui m’a fait découvrir Shury, mon binôme de lecture et sa PAL complètement différente de la mienne. Cette expérience m’a fait également rencontrer de nombreux blogueurs littéraires qui ont chacun leur univers et soyons honnêtes, m’a fait aussi gagner des abonnés. Même si finalement je ne réitère pas l’expérience, j’en retire beaucoup.

J’ai également découvert Instagram et la blogosphère littéraire très bienveillante qui ne fait qu’enrichir ma wishlist d’une montagne de suggestions de plus chaque jour et, j’avoue parfois me fait culpabiliser de ne pas lire autant. Un comble pour une bibliothécaire ! Sur Instagram, j’expérimente la mise en scène de photos de livres. Je partage aussi mes voyages en lien avec un lieu littéraire ou mon chat qui roupille dans un coin improbable. Et je me mets tout doucement aux story pour raconter…du rien. Partager des trucs, poser des questions. Il faut savoir se détendre un peu aussi.

Enfin, j’ai adhéré à un club lecture et j’en parle peut-être un peu trop souvent, je l’avoue. Mais cela fait du bien de se retrouver en ligne sur Discord pour parler de nos lectures, tenter des challenges, échanges des astuces ou des ressources, s’envoyer des colis, ou tout simplement être ensemble. C’est une forme de lieu-refuge où il fait bon vivre car nous sommes peu et nous nous entendons bien. Je n’ai pas l’impression d’être noyée dans la masse comme dans un groupe facebook dédié à la lecture ou d’autres serveurs discord comme celui du plib.

Pour moi, ce blog est une forme d’expérience. Je découvre des choses nouvelles, j’apprends à petits pas et je repousse ma zone de confort. Au vu de mon investissement sur l’année écoulée avec les activités reliées au blog et le blog en lui-même, je me sens très fière de ce que j’ai pu accomplir.

Quoi de neuf en ce moment ?

Je me suis essayée à la vidéo sur Instagram dans le cadre de mon premier concours, et j’ai beaucoup apprécié. Je n’aime pas me voir en vidéo et j’avais déjà essayé de réaliser d’autres vidéos par le passé avec un montage lourd et un générique, mais le côté chronophage et mon sens du perfectionnisme m’avaient découragée. J’ai donc tenté quelque chose de simple, filmé d’un trait et tant pis pour les balbutiements pour ce premier essai. Cela m’a donné une idée de projet pour le mois de février autour de la vidéo, prévue initialement pour septembre (mais comme je suis une limace niveau exécution cela a pris du retard). Bref, attendez-vous à voir ma trombine en vidéo en février sur mon compte Instagram. Par contre, je ne lancerai pas de chaîne Youtube pour le moment, je préfère procéder par étapes. 😉

Je me suis réinscrite à un atelier d’écriture autour de chez moi et je suis censée commencer les séances samedi prochain, si la crise sanitaire le permet. J’ai hâte de retrouver un nouveau cadre d’expérimentation créative pour écrire des nouvelles et surtout me poser des défis vis à vis de l’écriture. Je suis actuellement bloquée concernant mon roman Miss Chatterton, Bibliothécaire de l’extrême et j’espère que ces ateliers, ainsi qu’un rendez-vous régulier avec moi-même me permettra de réaliser un premier jet. Ce sera un moyen d’assouvir une satisfaction personnelle et aussi de vous en faire profiter sur l’onglet dédié du blog. Je compte réitérer mes propositions de séances d’écriture et vous faire profiter de mes petites créations.

J’essaie de lire mais je suis devenue accro à mon smartphone et je passe plus de temps sur Instagram à regarder les lectures des autres qu’à m’occuper des miennes ! Du coup, pour le Pumpkin Autumn Challenge, je n’ai lu pour le moment que deux livres et j’ai entamé un troisième qui s’avère un peu fastidieux. Je pense me programmer des sessions lectures importantes pendant les vacances de la Toussaint pour combler mon retard et mon envie de lecture !

Des envies

J’aimerais pouvoir créer mon propre challenge lecture cette année. A force de participer à ceux des autres,cela m’a donné envie d’en créer un. Et si tout le monde y arrive, il n’y a pas de raison que je n’y arrive pas… sauf si je fais trop compliqué bien sûr ! 🙂

J’aimerais finir ma fichue Pile à A Lire de 100 livres, mais je pense qu’on peut tirer une croix là-dessus. Depuis que je travaille à nouveau en bibliothèque, je rapporte toutes les semaines à la maison de nouveaux livres, au grand désarroi de ma PAL qui me regarde de travers… 😀

Enfin, j’aimerais progresser sur mes publications Instagram pour avoir une cohérence sur mon compte et une meilleure diffusion. Cela peut paraître futile, mais j’ai noté que chez d’autres, avoir une couleur ou une manière de présenter était sympa et attractif. Cela ne change en rien le contenu de mes publications, mais j’aimerais progresser sur leur mise en valeur. Je viens pour cela d’ouvrir un compte sur Canvas pour développer des publications texte-image au lieu de me casser la tête à trouver la photo-qui-colle-au-sujet. Souvent, ce problème me fait retarder la communication d’un article publié le matin sur wordpress et diffusé en soirée sur Insta. Et je trouve cela dommage. Une meilleure diffusion sur mon Feed Insta permettrait à mes articles d’être mieux lus.

Des interrogations

Pour finir ce bilan, je voulais aborder quelques interrogations que j’ai eu dans l’année vis à vis du blog.

Ecrire des articles est très chronophage et mon déménagement pour une autre région en juin, n’a pas arrangé les choses. Il faut du temps pour se reconstruire un rythme de vie et je n’y arrive que maintenant. Cependant, j’avoue que certains vendredis, en rédigeant ma veille littéraire du net jusqu’à minuit pour le lendemain, parce que je n’ai pas pris le temps de le faire en semaine ou que j’étais trop fatiguée en revenant du travail, c’est assez dur.

Je me suis demandée si je n’allais pas ralentir le rythme sur les publications qui s’élèvent à deux toutes les semaines auxquelles s’ajoutent une troisième, une semaine sur deux. Ou peut-être faire plus court. Mais la synthèse me demande plus de travail car il faut réduire mon jet. Bref, pour le moment je garde ce rythme mais il n’est pas improbable que cela change si je suis trop fatiguée.

Je me demande sincèrement comment font les autres blogueuses. Ont-elles une vie sociale ? une famille ? un conjoint ? un travail ? Est-ce qu’elles s’embarrassent de retours sur livres aussi complets que moi ?

J’ai envisagé d’arrêter le blog pour ne publier que sur Instagram afin de me faciliter la vie. Mais je ne suis pas certaine que cela soit une bonne idée au vu de la longueur de mes articles. 🙂 Cependant, c’est une option que je garde en tête pour les moments où je suis trop fatiguée, afin de proposer quelque chose un jour de publication.

Voilà, mon blabla est terminé. Si tu es arrivé au bout de ce pavé, félicitations ! Voici un gif de lama beau gosse pour te remercier :

Gâteau et bougies d’anniversaire,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Combattre les idées reçues autour des livres auto-édités

Au mois d’août, j’ai eu la chance de recevoir en service-presse le roman auto-édité de Grégoire Laroque que j’ai beaucoup apprécié. J’ai beaucoup hésité avant d’accepter son offre, car je n’avais jamais eu de bons souvenirs de livres auto-édités par le passé. Cette expérience m’a fait réfléchir sur le sujet et je me suis demandée pourquoi les livres auto-édités avaient si mauvaise réputation et comment les mettre un peu plus en lumière. Car tout n’est pas mauvais dans l’auto-édition, loin de là…

Une mauvaise réputation

Avant le roman de Grégoire, je n’avais lu que deux romans auto-édités dans ma vie (oui, j’ai un peu honte). Je ne nommerai pas les titres, mais les principaux défauts que j’avais retenus à ces ouvrages étaient identiques.

Tout d’abord, les romans n’avaient pas fait l’objet d’une relecture approfondie, voire d’une correction, autant au niveau des fautes d’orthographe, des coquilles de texte ou plus grave, de sa cohérence.

Ensuite, l’illustration était rarement flatteuse. Je sais qu’on ne juge pas un livre à sa couverture, mais on ne peut nier que cela joue beaucoup pour son acquisition. Je ne compte pas les post bookstagram où un livre est mis en avant plus par son aspect que par son contenu (et je ne juge pas, je fais pareil).

Enfin et surtout, le livre manquait de légitimité. Dans ma tête, si ce livre auto-édité n’avait pas trouvé sa place chez un éditeur parce qu’il n’était pas assez bon pour être publié. Et par conséquent, j’étais bien moins encline à en lire le contenu… vu qu’une maison d’édition ne l’avait pas fait. Triste, mais véridique.

Ces réflexions m’ont amenées à penser que lire de l’auto-édition n’était pas pour moi, d’autant que j’en connaissais très peu. Et pour cause ! L’offre est méconnue car les auteurs auto-édités font eux-mêmes leur communication. Ils n’ont pas une maison d’édition pour l’assurer. Et en dehors des Salons où l’on trouve plus ou moins facilement des stands d’auteurs auto-édités, si je ne tombe pas dessus par hasard en librairie ou sur internet, je ne peux pas deviner qu’ils existent.

Un regard différent sur l’édition

Ces a priori ont vite volé en éclat après avoir lu le roman de Grégoire.

Son roman était bien construit, bien illustré, sans fautes d’orthographes et surtout, l’auteur avait CHOISI d’être auto-édité. Ma vision du monde s’est vue chamboulée. Pourquoi accepter de s’auto-éditer ? D’autant que son roman est bien écrit, et mériterait sa place dans une maison d’édition.

Grégoire m’a alors expliqué que son histoire ne correspondait à aucune ligne éditoriale connue et qu’aucun éditeur ne prendrait le risque de l’éditer pour cela. Par ailleurs, il préférait s’auto-éditer car ce mode de diffusion lui correspondait mieux et qu’il souhaitait tout gérer de A à Z concernant son roman. (cf mon interview de Grégoire sur Zilwa).

J’ai pris conscience que peut-être d’autres auteurs auto-édités suivaient la logique de Grégoire : l’intelligence de ne pas proposer un projet qui ne correspond pas à la ligne éditoriale d’une maison d’édition, le besoin de maîtriser sa création, et l’envie d’en récolter un peu plus de bénéfices aussi car un auteur auto-édité récupère plus d’argent sur son livre qu’en maison d’édition.

Cependant, cette liberté a un coût : en plus du travail d’écriture, il faut également s’assurer les services d’un correcteur, d’un illustrateur, et réaliser la promotion de son livre. En gros, ce qu’une maison d’édition propose lors d’un contrat et qui fait baisser la rémunération de l’auteur. C’est donc un travail de longue haleine pour un jeune auteur qui peut parfois décourager…Surtout s’il se retrouve confronté à un public qui a les a priori que j’ai mentionnés plus haut sur l’auto-édition. Il y a de quoi être admiratif envers les auteurs qui font ce choix.

Comment redorer l’image des livres auto-édités

Une meilleure information des auteurs sur l’auto-édition

En France, à l’heure actuelle, quand un écrivain souhaite faire publier son livre, il se tourne presque instantanément vers le circuit classique : les maisons d’édition. Il ne connaît pas les rouages de l’auto-édition et la confond souvent avec l’édition à compte d’auteur. Un vrai travail d’information et de recherche est nécessaire pour oser se lancer, et ce n’est pas toujours facile de le réaliser, surtout pour un premier roman. Ma copine Babitty du blog Histoire Naturelle des Bibliophiles a écrit un article assez intéressant sur le fonctionnement de l’Auto-édition avec Amazon comme angle principal et réalisé quelques interviews d’auteurs qui utilisent la plateforme. Je t’invite à aller lire son travail pour plus de détails. C’est une porte vers les coulisses du fonctionnement de l’auto-édition chez Amazon.

Améliorer la qualité des publications en auto-édition

Je jette un pavé dans la mare, mais une véritable relecture avec un travail de correction ainsi qu’une couverture attractive sont nécessaires pour qu’un livre auto-édité puisse donner envie au lecteur de s’y pencher et surtout combattre les clichés qui y sont associés. On peut avoir écrit une histoire formidable mais la forme reste un argument commercial fort auprès des lecteurs de nos jours pour réussir à vendre un livre.

Promouvoir l’auto-édition à son niveau

Si tu es lecteur ou bloggueur littéraire, mets en avant des coups de coeur lectures en auto-édition. Tu rends service à son auteur et en plus tu fais découvrir une pépite à d’autres lecteurs. Et hop, c’est l’effet boule de neige, auto-édition ou pas. Les blogueuses Delphine et Lucie de Recto-Verso n’ont pas attendu et réalisent depuis un moment des chroniques de livres auto-édités. Si tu veux découvrir des pépites, je t’invite à consulter leur site.

Si tu es libraire, accepte des dépôts de livres auto-édités dans ta librairie. Essaie de les mettre en avant au même titre que tes autres livres. Tu peux y gagner tout autant ! Regarde : La Librairie en ligne Jeunes Pousses s’est spécialisée en auto-édition, et elle est en pleine expansion. Elle propose de nombreux titres en version numérique, papier, audio et réalise une vraie sélection de ses titres au catalogue en proposant au besoin, un service de correction. Je t’invite à lire l’interview que ma copine Babitty, du blog Histoire Naturelle des Bibliophiles à réalisée auprès de la créatrice de la librairie, Lou.

Si tu es organisateur de salon, assouplis tes règles vis à vis des stands et propose à des auteurs en auto-édition de venir vendre leur livre. Ils sont tout autant légitimes que ceux des maisons d’éditions. Pour preuve, il existe même des salons spécialisé comme le Salon de l’auto-édition de Lyon qui en est à sa troisième édition !

Référencer et abuser des lieux de diffusion de livres auto-édités

En parler c’est bien, mais les trouver c’est mieux. Comme je suis sympa, j’ai écumé le net pour toi afin de trouver les sites qui proposent d’acheter ou de lire des livres auto-édités.

Sur les paragraphes précédents, j’ai évoqué la Librairie Jeunes Pousses spécialisée dans l’auto-édition, ainsi que le blog Recto-Verso qui réalise souvent des chroniques littéraires de livres auto-édités. Mais il existe d’autres sites où trouver son bonheur.

Le site Thebookedition est un des plus anciens à proposer des livres en auto-édition en format numérique et papier. Ils aident aussi les auteurs à diffuser leurs livres et proposent des prestations de relecture, communication, etc… Une de leurs particularité est la présence, comme sur Amazon, d’avis et de notes sous formes d’étoiles sur certains des livres de leur catalogue. Leur offre est large : Romans, documentaires, BD, etc…

Libranova, est une plateforme d’auto-édition qui dispose d’une partie Librairie sur laquelle tu peux retrouver de très nombreux titres en auto-édition. Il y a des romans, mais aussi des documentaires et même des livres pour la jeunesse. Les livres sont en format numérique principalement mais aussi papier. La plateforme propose également des services de correction, communication, et d’impression qui sont payants pour les jeunes auteurs. De nombreux concours d’écriture thématiques y sont organisés pour trouver de nouveaux talents chaque mois.

Le grand méchant Amazon, pour ne citer que lui, propose une section Auto-édition sur les romans disponibles de son rayon librairie, à la fois en numérique (format Kindle) et papier. Cette section se situe dans l’onglet Le livre Autrement puis Auteurs Indépendants.Tous les genres sont représentés et des sélections sont proposées par thématiques ou promotion. Amazon organise aussi des concours d’écriture, comme Libranova, pour mettre en avant des auteurs dans son catalogue.

Enfin la plate-forme Wattpad propose la lecture en ligne gratuite de livres en cours d’écriture par leurs auteurs. C’est une plateforme sur laquelle tu peux échanger directement avec les auteurs sur la construction de leurs livres et parfois même leur proposer des idées. Une autre manière de découvrir l’auto-édition en somme, même si techniquement, les auteurs n’y gagnent pas d’argent.

Les conseils de Grégoire Laroque sur le sujet

Comme j’avais encore des interrogations sur le fonctionnement de l’auto-édition, j’ai posé quelques questions à Grégoire… qui se sont vite transformées en conseils à des jeunes auteurs intéressés par le fonctionnement de ce mode de publication. Grégoire utilise Amazon pour s’auto-publier et t’explique un peu sa démarche. Je précise que je ne suis pas une pro Amazon, mais que connaître son fonctionnement reste utile dans une démarche de compréhension de l’auto-publication.

Amélia C. : Quelle plateforme te semble la plus adaptée pour vendre ton roman en auto-édition ?

Grégoire L. : Amazon, aujourd’hui, reste la plateforme qui permet la distribution la plus étendue possible. Si un auteur auto-édité n’est pas sur ce site, il perd de grandes possibilités d’atteindre de nouveaux lecteurs. Soyons honnêtes, Amazon, qu’on les aime ou pas, reste le leader incontesté du e-commerce. De plus, la publication (ou plutôt la création du livre) sur Amazon est très facile. Il ne faut pas avoir beaucoup de compétences en informatique pour mener son projet de livre à bien. Il y a quelques informations à savoir quant à la couverture, la taille du livre… Mais hormis cela, c’est très simple. Le seul inconvénient que je verrais est qu’en s’auto-publiant sur Amazon, l’auteur prend une étiquette sur la tête qui fera rougir de colère les libraires indépendants. Si nous avons des velléités de publication dans les presses du coin, cela sera plus difficile de leur faire accepter sachant qu’ils imputent à Amazon les troubles que connaissent les commerçants de proximité.

Amélia C. : Que penses-tu du service proposé par Amazon par exemple ? Ou celui de Librinova ?

Grégoire L. : Le service d’Amazon est très bon. Comme je l’écrivais plus haut, la prise en main est très simple. Toutes les étapes sont bien indiquées et leur service client (en cas de questions) répond très rapidement. Aussi, Amazon fait de l’impression à la demande. Cela signifie qu’il n’y a aucun stock de livres. Je connais certains auto-édités qui, sans passer par Amazon, doivent imprimer tous leurs livres (et donc payer l’impression) pour les envoyer eux-mêmes. Cela est un bon point pour le géant américain. Par ailleurs, Amazon dispose de plusieurs leviers (advertising, affiliate program…) qui sont de bons moyens d’acquisition de lecteurs et de revenus. Librinova, je suis assez mitigé car j’ai eu des retours très négatifs de certains auteurs, notamment par la prestation très onéreuse de quelque chose de gratuit (si on prend le temps).

Amélia C. : En plus de la rédaction de ton roman, quel travail as-tu réalisé par la suite pour assurer la promotion de ton livre ?

Grégoire L. : La promotion du livre est un travail ÉNORME! Quand on écrit, on ne se rend pas compte du temps que cela nous prendra. J’ai activé mon compte instagram pour promouvoir l’écriture de Zilwa, mes lectures, mes astuces… De manière à me construire une communauté. J’ai ensuite contacté des bloggueurs littéraire (comme toi ;)) car, dans le cadre d’un blog, on peut beaucoup plus rentrer dans le détail (alors que Insta c’est vraiment du visuel). Ensuite, en parlant de blog, j’ai créé le mien que je mets à jour régulièrement (gregoirelaroque.com). Puis, j’ai aussi contacté la presse locale pour les prévenir de la sortie de mon livre. Enfin, j’ai organisé une séance de dédicaces qui a très bien fonctionné et je compte bien en faire d’autres !

Amélia L. : Quels sont les freins selon toi à utiliser l’auto-édition pour un jeune auteur ?

Grégoire L. : Le temps à y dédier est un gros frein (même si, grâce à Amazon, c’est assez rapide). Toute la communication, le démarchage des librairies et des chroniqueurs, la création de la couverture… sont des choses que l’auto-édité doit faire tout seul. Il faut prendre cela en compte. Aussi, forcément, on est moins distribués car, en ME, ton livre peut se retrouver dans plusieurs points de vente (ce qui n’est pas le cas en auto-édition, sauf en faisant un travail efficace de prospection (on en revient au temps dédié…).

Amélia C. : Quels sont les avantages ?

Grégoire L. : Il y a beaucoup d’avantages! Déjà, le plus évident: on contrôle tout. Alors, certes, comme je l’ai répondu plus haut, cela nécessite du temps mais toute la communication nous est propre. On peut dire et mettre en avant ce qu’on veut! Pareil pour le livre en lui même: beaucoup de maisons d’édition font changer des passages à l’auteur qui peuvent dénaturer le récit. Et bien, pas en auto-édition! Notre histoire reste fidèle à notre idée et nous sommes les seuls à posséder le dernier mot. Enfin, un argument et pas des moindres: on peut gagner plus d’argent en auto-édition qu’en ME. Les redevances d’un auteur auto-édité (pour un livre papier) sont de 30% sur Amazon, alors qu’en maison, on sera autour de 9%… Donc si un auto-édité vend beaucoup, cela peut être bien lucratif !

Amélia C. : Est-ce qu’en tant que lecteur, tu lis des livres auto-édités ?

Grégoire L.: Bien sûr! Certains auto-édités furent de véritables coups de coeur: Lucille Chaponnay, Yoan H. Padines, Mikki Summers, Franck J. Matthews, Megara Nolhan… et tellement d’autres! Ce sont des auteurs bourrés de talent qu’il faut absolument découvrir !

Amélia C. : Avais-tu une opinion différente sur le sujet avant de publier en auto-édition ?

Grégoire L. : Oh oui… Je n’avais même pas songé à m’auto-éditer à vrai-dire. Pour moi, l’auto-édition était ce que j’avais décris plus haut: imprimer tous ses livres et faire du porte à porte pour les vendre. Cela ne me correspondait pas. Cependant, quand j’ai découvert Amazon, j’ai tout de suite aimé.

Amélia C. : comment as-tu trouvé un illustrateur pour réaliser la couverture de ton roman ?

Grégoire L. : Ma petite soeur est graphiste! C’est elle qui a dessiné et créé les visuels du livre! Vous pouvez d’ailleurs voir son travail par ici: https://sarahvalensi.myportfolio.com/

Amélia C. : Est-ce qu’il y a des pièges à éviter en auto-édition ?

Grégoire L. : Le piège est de sous-estimer la communication qu’il faut faire de son livre. Une fois qu’on est auto-publié, un nouveau travail commence! Et il est très important pour pouvoir vendre. Une fois que l’auteur est connu, peut-être qu’il aura moins besoin de communiquer sur ses romans car sa communauté sera au rendez-vous. En attendant, tant que ce n’est pas le cas, il faut se retrousser les manches !

Si tu souhaites plus de détails sur le travail de communication d’un auteur auto-édité, je te conseille l’article de Grégroire sur le sujet.

Pour conclure sur l’auto-édition

L’auto-édition traîne une mauvaise image. Or, elle est la preuve d’une vitalité d’écriture de nos jours avec des auteurs encore plus motivés au vu des difficultés de ce mode de publication. Dois-je rappeler que certaines auteures connues comme Delphine de Vigan, Aurélie Valognes et de façon plus confidentielle Alex Evans, ont commencé à publier en auto-édition avant de se voir proposer un contrat en Maison d’édition ?

A notre niveau comment faire pour redorer l’image de l’auto-édition ? Je dirais par des petits pas et de la bonne volonté. J’ai proposé quelques démarches plus haut, mais il en existe bien d’autres !

L’important étant surtout, de découvrir de la bonne littérature : celle qui nous inspire, nous fait voyager, nous émeut. Peu importe son mode de diffusion.

Et toi ? Lis-tu des livres auto-édités? Quels sont tes auteurs préférés ? As-tu d’autres sites sur l’auto-édition à me faire découvrir ?

Chocolat chaud et coin du feu,

A.Chatterton

Publié dans On joue ?

Bilan de ma participation de jurée du PLIB 2020 : vis ma vie de jurée #9

Le Prix Littéraire de l’Imaginaire Bookuber 2020 se termine doucement et nous aurons bientôt les résultats des votes. En attendant, je souhaitais revenir sur ma première participation en tant que jurée, vous donner mes impressions sur cette aventure et surtout vous expliquer pourquoi je ne renouvelle pas cette expérience l’an prochain.

Une sacrée aventure

J’ai beaucoup appris cette année en tant que lectrice mais aussi blogueuse avec le PLIB.

Le Prix m’a aidé à rencontrer d’autres amoureuses des livres jurées ou non, et à faire grandir la communauté de mon blog. J’ai trouvé un espace de bienveillance et de créativité que je ne connaissais pas auparavant. Et cela a été très appréciable.

J’ai également découvert de nombreuses lectures et quelques pépites comme L’arrache-mots de Judith Bouilloc, ou encore L’imparfé de Johan Heliot, que je n’aurais peut-être pas lus sans le PLIB. Cela m’a fait sortir de ma zone de confort en général, et je lis beaucoup plus de romans Young Adult qu’avant.

Par ailleurs, la radine que je suis a bien apprécié bénéficier d’ebook gratuits pendant l’aventure… ce qui m’a aussi forcée à lire en numérique, chose que je ne faisais pas avant !

Le Prix m’a fait gagner en technicité en découvrant les serveurs de discussion sur Discord. Il m’a aussi poussée à ouvrir mon compte Instagram pour le blog.

Enfin, j’ai beaucoup apprécié l’ensemble des challenges lecture organisés par l’équipe du prix et particulièrement le Bingo, qui m’a montré que l’on pouvait s’amuser avec les livres et pas qu’en les lisant ! L’équipe réalise un travail énorme d’animation sur ce prix, ce qui le rend vivant et dynamique, contrairement à d’autres prix littéraires.

Quelques bémols

La sélection était large avec de jolies pépites, mais les votes ont réduit considérablement la marge de manoeuvre, excluant de bon romans adultes au profit de young adult parfois médiocres. Et je ne me suis pas retrouvée du tout dans les 5 finalistes, malgré la présence de Jean-Laurent Del Socorro avec Je suis Fille de Rage.

Pour rappel, les 5 finalistes sont : Félines de Stéphane Servant, La Cité des Chimères de Vania Prates, Les Brumes de Cendrelune de Georgia Caldera, Mers mortes d’Aurélie Wellenstein et Je suis fille de rage de Jean-Laurent Del Socorro mentionné plus haut. (Tu peux retrouver les chroniques de chaque livre en cliquant sur le lien associé au titre)

J’ai eu l’impression que le prix, même s’il ne veut pas choisir entre romans adultes et Young Adult, a quand même une tendance pas assumée de Young adult. C’est du moins l’image qu’il donne de l’extérieur. Et je ne suis pas la seule à le penser (cf l’article de Manon d’ombrebones).

Alors certes, c’est le jeu des votes. Mais pour le coup, je  pense que la communauté n’est pas de mon âge ou ne reflète pas mes goûts, d’où cette sensation de décalage permanent.

J’ai voté donc par défaut car je n’étais satisfaite d’aucun livre, et cela a été une réelle contrainte. Même Jean-Laurent, qui m’avait habitué à un style incisif et un format nouvelle très élaboré avec Boudicca et Royaume de vent et de colères, m’a un peu noyée avec son roman fleuve historique sur la Guerre de Sécession. Pour certains, cet auteur n’avait pas sa place dans la sélection car pas assez fantastique. Pour moi, c’était l’inverse, et j’aurais apprécié plus de romans adultes dans les finalistes.

Une autre contrainte m’a déplu, même si je connaissais les engagements de jurée dès le début :  écrire des chroniques sur des livres que je n’ai pas aimés. Cela a été très difficile. Alors,  j’ai envisagé cela comme un exercice de style pour me motiver. Mais cela est resté très difficile à réaliser avant la date fatidique de fin de vote. J’ai écris des articles qui m’ont semblé médiocres car pas assez aboutis, pour lesquels je n’ai éprouvé aucun plaisir et qui ne m’ont pas beaucoup apporté d’audience. Malgré la volonté de terminer correctement ce défi de jury, j’ai surtout eu l’impression d’avoir perdu mon temps.

Par la suite, je n’ai pas du tout apprécié le choix des responsables du prix de faire participer le public extérieur aux votes des finalistes. Quand on est juré et que l’on doit écrire 5 chroniques obligatoires pour que son vote soit pris en compte, la pilule a du mal à passer. Même si je comprends l’envie d’ouverture du Prix au public, hors jury afin de le rendre plus populaire.

Ce qui m’a également fait grincer des dents reste le fait de se débrouiller pour récupérer/acheter/télécharger les livres des 5 finalistes. Sur 5, seulement 2 avaient été généreusement donnés par les maisons d’édition partenaires en format électronique. Un service de livre voyageur avait été aussi mis en place par le PLIB afin de faire tourner les exemplaires papiers, mais ce n’était pas suffisant au vu du nombre total de jurés. J’ai la chance de travailler en bibliothèque et d’avoir assez d’argent pour acheter mes propres livres ce qui m’a permis d’acquérir et d’emprunter les manquants. Mais pour les jurés étudiants ou sans revenus, cela n’a pas dû être facile. Peut-être que certains se sont découragés à cause de cela. J’ai noté en suggestion d’amélioration une proposition de partenariat à approfondir peut-être avec les éditeurs des romans finalistes au lieu d’un apport massif d’ebook en début de prix. Je ne sais pas si cela est possible, mais il ne me semble pas aberrant que lorsque  200 personnes vont lire et chroniquer gratuitement votre livre, il est envisageable de le fournir en format électronique ?  A moins que le prix ne soit trop jeune et ne bénéficie pas de l’aura que je lui attribue ? A voir pour l’édition 2021…

Le Prix regroupe de nombreux bénévoles qui font un travail formidable mais les soucis techniques du site du PLIB restent un écueil important dans l’organisation. Il a planté plusieurs fois et moi, comme d’autres blogueuses, avons rencontré des problèmes qui ont perduré pendant toute l’année, malgré un SAV réactif. Pour aller dans le détail, j’ai réalisé 23 chroniques pour le PLIB sur des livres et mon expérience de Jurée et seulement 8 apparaissent dans mon espace jurée, alors que j’ai techniquement fait ce qu’il fallait. Les 15 articles restant apparaissent sur les pages des livres du Prix. Parfois même, certains de mes articles sans lien avec le PLIB sont présents parmi les chroniques de certains livres alors qu’ils ne sont pas référencés comme tels. Vis à vis de mon espace juré, cela  donne l’impression que je n’ai que peu participé alors que ce n’est pas le cas mais aussi la sensation d’un site désorganisé. Par conséquent, je ne me suis pas concentrée sur le site du PLIB pour la communication et j’ai utilisé mes propres relais afin de mettre en avant mes articles. Ceci dit, je trouve dommage qu’une vitrine aussi jolie marche aussi mal. J’espère que l’équipe trouvera plusieurs techniciens bénévoles pour l’édition 2021 afin de rendre plus attractif leur site internet.

Par ailleurs, j’ai aussi eu du mal à suivre le dernier challenge pendant l’été. Outre un agenda de lectures personnelles chargé, cela a été le challenge de trop. J’étais déjà en train de préparer le Pumpkin Autumn Challenge et le Mois Américain ! Difficile de participer à tout. Je me suis concentrée sur mes articles en cours et j’ai laissé les autres jurés s’amuser sans moi.

Pour finir, j’ai beaucoup aimé la communauté Discord au début du prix, mais nous étions trop nombreux à communiquer sur le forum. Avec mon adhésion au club lecture de Jasmin étoilé, lui aussi sur Discord, j’ai délaissé les lectrices du PLIB pour un plus petit comité.  Et cela m’a été plus profitable pour mon enrichissement personnel. J’avoue me sentir perdue dans la foule…

Pour résumer, je ne pense pas renouveler mon expérience de jurée pour l’édition 2021 car de manière générale, j’ai trouvé ce prix vraiment trop chronophage et contraignant pour moi, en plus des détails mentionnés plus haut. En revanche, j’irai consulter la sélection des ouvrages proposés et je participerai aux challenges qui sont assez amusants. En gros, je garde le fun sans la contrainte. 🙂

Si tu veux te faire ta propre expérience…

Ce n’est pas parce que mon expérience du Prix est mitigée que tu ne devrais pas t’intéresser au Prix. Moi-même, j’ai déjà repéré une vingtaine de livres déjà présents sur ma wishlist dans la sélection 2021 (=romans publiés en 2020), et j’en ai déjà chroniqué certains comme Les Hurleuses d’Adrien Tomas.

Si tu aimes la littérature de SFFF, le Young adult ou le roman jeunesse, et que tu es influenceur littéraire, laisse toi tenter par l’aventure en toute connaissance de cause. 🙂

La session 2021 du PLIB est lancée depuis peu, aussi tu peux proposer ta candidature en remplissant ce formulaire et en n’oubliant pas de lire le règlement intérieur du prix.

En plus d’une riche expérience, cela peut t’aider à gagner en visibilité pour ton blog et te permettre de rencontrer d’autres passionnés de littérature comme toi.

Voilà, mon retour sur ce Prix littéraire est terminé. Je vais à présent me concentrer sur Le Mois américain, avant d’enchaîner avec le Pumkin Autumn Challenge. Tu peux cliquer sur les liens pour voir mes PAL associées aux challenges.

Urne de vote et tampon encreur,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Comment j’ai créé mon blog et son organisation au quotidien

Pour mieux vous expliquer ce qui se passe en coulisses, je me suis dit qu’un petit article sur ma manière de fonctionner serait le bienvenu. Et qui sait, peut-être que vous pourrez glaner quelques conseils si vous êtes blogueur débutant. 🙂

Petit préambule

Dernièrement, une collègue de travail m’a fait remarquer que mon blog était un travail à part entière. Elle n’a pas tout à fait tort.  Bien que je défende l’idée que mon blog doit rester un loisir et non pas un deuxième emploi, je ne manque pas d’y apporter du sérieux et de la rigueur.

Parce qu’en tant que lectrice de blogs, j’estime qu’il est important de ne pas trouver de fautes d’orthographe dans les articles, tout comme bénéficier d’une publication régulière et d’articles intéressants. C’est ce qui m’attire moi, donc je pense que cela doit être le cas pour d’autres personnes.

Définir les contenus

Quand j’ai commencé ce blog l’année dernière, j’ai d’abord constitué une liste des sujets que je souhaitais aborder dessus. Une sorte de brainstorming géant, sur google drive.

Une fois terminé, j’ai essayé de regrouper les idées par thème afin d’en dégager des catégories.

Il est vite apparu 5 catégories principales : les chroniques littéraires, les essais d’écriture, les interviews d’auteur, les questions sur le quotidien littéraire, les challenges. Ce sont devenues mes catégories présentes sur le blog, même si des intitulés ont évolué.

J’ai repris mes idées d’articles et formalisé un google document sur mon Drive en les classant sous chaque catégorie. C’est un outil que j’utilise encore au quotidien pour noter mes nouvelles idées : j’ai google drive sur mon smartphone. Cela évite ainsi de me disperser dans divers cahiers, applications de notes, post-it, etc…

Je fais de même pour ma PAL et ma wishlist pour noter directement les titres des livres que je souhaite lire ou que je dois lire en priorité.

Déterminer son public

Une fois que mes catégories ont été déterminées sur les grands thèmes abordés de mon blog, je me suis demandée pour qui j’écrivais et quand ce public était disponible pour lire mes articles.

J’ai supposé qu’il s’agissait de lectrices, entre 18 et 40 ans, célibataires ou avec des enfants, et qui aimaient les mêmes lectures que moi ou qui se questionnaient sur la littérature. Je n’ai pas utilisé d’outil pour cela, juste une supposition, ce qui m’a permis d’affiner par la suite le ton de mes articles en plus du calendrier de publication ( sur lequel je reviendrai plus tard).

Ecrire les articles

C’est le plus gros du travail et ce qui est le plus chronophrage. Mais ce temps consacré à l’écriture dépend de l’article en question.

Pour les critiques littéraires, je prends des notes sur ma lecture encore fraîche, une fois le livre terminé. Auparavant, c’était sur un carnet de notes. Maintenant je crée directement un brouillon d’article sur wordpress. Dessus, je rédige les titres des parties principales et j’inclus de manière ordonnée un premier jet de notes au sujet du livre.

Pour la veille littéraire du net, je constitue un squelette avec des catégories régulières : podcast, documentaire, article intéressant, artiste, jeux, concours, etc… Pendant 15 jours, quand je réalise ma veille, le matin ou le soir, j’utilise un google document pour noter les liens vers les articles ou les idées que j’ai rencontrées. Ensuite, je les classe en fonction des catégories. S’il n’y en a pas assez, je réalise des recherches complémentaires sur certains sites de prédilection.

Pour les interviews, je m’y prends en avance car la rédaction dépend du temps que l’auteur met à me répondre. Il s’agit toujours d’un auteur dont j’ai apprécié le livre et que je contacte par email pour proposer des questions. Il envoie ses réponses par écrit et je réutilise cette matière pour constituer mon article.

Pour les challenges, l’article se décompose en trois parties : explications du challenge, PAL, et indications à rejoindre une communauté. Ce qui me prend le plus de temps est la PAL.

Enfin, concernant les articles sur la vie de blogueuse ou le blog, je n’ai pas de schéma précis. J’écris mon article au feeling en essayant d’organiser mes parties et j’agrémente avec des gifs pour alléger les pavés de texte.

En moyenne, l’écriture d’un article me prend 1h30 à 2 heures en incluant la relecture et l’illustration.

Cela peut être plus long pour certains sujets comme les critiques littéraires car j’essaie de soigner mes introductions et conclusion en incluant des phrases d’accroche qui pourraient être reprises par les éditeurs afin d’optimiser la visibilité de mon blog.

Mes créneaux d’écriture se situent le weekend ou en soirée en fonction des publications programmées. Parfois, je termine tard, et le lendemain je m’aperçois de coquilles sur l’article après qu’il ait été publié… que je m’empresse de corriger en espérant que personne n’ait remarqué…

Illustrer ses articles et formaliser

Une fois le texte en place, je prends environ 30 minutes pour relire l’article, corriger les fautes, revoir la syntaxe, déplacer des paragraphes et surtout alléger mon style. J’ai un gros défaut que vous aurez peut-être remarqué : j’écris des phrases à rallonges !

En plus de simplifier, j’abuse d’une petite astuce apprise en atelier d’écriture pour enrichir le texte : j’utilise des synonymes pour éviter les répétitions et j’essaie autant que possible de remplacer le verbe être par d’autres verbes.

Après la correction, vient le moment de relâche ou j’illustre mon article. J’ai trois sources à ce sujet :

  • Giphy.com pour les Gif animés
  • Pixabay.com qui propose des images libres de droit pour mes images à la une d’articles.
  • Babelio ou les sites éditeurs pour les couvertures de livres.

Je cite systématiquement mes sources dans les légendes des photos mais, de manière générale, je préfère utiliser mes propres photos vis à vis du droit d’auteur.

Pour l’anecdote, je passe parfois plus de temps à réaliser des photos pour Instagram qu’à écrire mes articles. Par exemple, pour mes photos Instagram du Pumpkin Autumn Challenge 2020, j’ai passé près d’une heure à tenter d’obtenir une composition correcte.

Cela tient au fait que je ne maîtrise pas ce média et que j’apprends encore à cadrer des photos. Comme je n’ai pas suivi de cours sur le sujet, j’essaie d’être observatrice d’autres comptes. Le seul élément commun à mes photos sur Instagram pour le moment est l’utilisation du même filtre (=Sierra), afin de créer une atmosphère cohérente sur le compte. Mais je trouve personnellement que mes photos sont plus sympas à regarder individuellement que dans leur ensemble.

Déterminer son calendrier de publication du blog

Partant de mon public-cible, et de mon expérience sur deux autres blogs, j’ai décidé de publier trois jours par semaine :

  • le mercredi car c’est le jour où les lycéennes ont le plus de temps disponible. C’est aussi le milieu de la semaine, ce qui en terme de statistiques, permet de faire remonter la fréquentation de son blog.
  • le samedi et le dimanche, car c’est le weekend, donc le moment où l’on a le plus de temps libre.

Pour les horaires, je publie toujours à 7h du matin car je pars du principe que mes lectrices font comme moi : elles lisent des blogs sur leur smartphone en prenant leur petit déjeuner ou les transports en commun.

Les statistiques de WordPress m’ont donné tort récemment, en m’indiquant que l’heure de fréquentation la plus importante de mon blog est le samedi à 11h….Normal ! En général on se lève plus tard le weekend. (Vous pouvez retrouver ce genre de données sur la partie statistique/tendance de votre module wordpress, si le sujet vous intéresse.)

Cependant, l’habitude étant prise, je continuer à programmer dans le module de wordpress une publication à 7h, car cela est devenu un rendez-vous avec les abonnés.

Concernant les sujets des articles,  j’avais décidé de constituer en avance un calendrier de publication les premiers temps, en indiquant mois par mois ce que j’allais publier. Mais cela n’a pas tenu très longtemps car j’ai tendance à choisir mes sujets au gré de mes envies sur ma liste d’idées d’articles. Trop d’organisation tue la créativité…

J’essaie néanmoins d’alterner les sujets : chronique littéraire, sujet sur la littérature ou le blog, veille littéraire… pour éviter de lasser le lectorat, ou moi-même. Cela me permet aussi de prendre le temps de lire ou de réaliser des recherches pour rédiger un article de fond.

Il m’arrive également de préparer des articles en avance pour les programmer plus tard, quand je sais que je ne pourrai pas tenir les publications aux jours que je me suis fixés. Et en général, j’ai tendance à culpabiliser un peu quand je n’y arrive pas…

Dans ces cas-là, je programme des vacances de blog, histoire de faire autre chose de mon temps libre comme jardiner, me promener ou lire tout simplement. Et je préviens mes abonnés car j’estime que c’est toujours plus poli que de faire le mort.

Communiquer sur ses articles

Après chaque publication à 7h, au petit-déjeuner, je réalise la communication de mon blog. Cela me prend environ 15 minutes.

J’écris un post sur la page facebook du blog, rédigé au gré de mon inspiration. Puis,  je copie et colle le lien de l’article et poste.

Je copie ensuite le texte que je réutilise pour mon post sur Instagram accompagné d’une photo que j’ai préparé en amont.

A chaque fois, j’essaie d’indiquer des Hashtags pertinents et relatifs au sujet. S’il s’agit d’une critique littéraire, je tague l’auteur et la maison d’édition. S’il s’agit d’un service presse, je vais aussi envoyer le lien de l’article en message sur facebook à la maison d’édition. Pour les veilles littéraires, je taggue tous les sujets/personnes concernées.

Il m’arrive de publier tardivement sur Instagram parce que je n’ai pas trouvé de photo adéquate pour illustrer mon sujet du jour. Dans ce cas, je publie autour de 18h sur ce média.

Une fois par mois, je vais recopier en partie mes critiques littéraires sur le compte Babelio du blog et j’invite les lecteurs Babelio à lire la suite sur mon blog en ajoutant le lien redirectionnel. Cela peut paraître un peu injuste pour eux, mais c’est une façon détournée d’obtenir des visiteurs sur le blog. Cela s’est avéré payant d’ailleurs :  certains abonnés Babelio se sont aussi inscrits par la suite pour me suivre sur WordPress.

J’utilise peu la Story sur Facebook ou Instagram car je ne maîtrise pas encore le sujet. Je me borne pour le moment à communiquer des informations intéressantes vues sur d’autres blogs pour en faire de la pub.

Si le sujet si prête, je vais parfois publier mes articles sur certains groupes facebook comme les critiques littéraires de livres steampunk ou celles concernant des challenges ou le PLIB2020 afin de leur donner une meilleure visibilité.

Je n’ai pas développé d’autres outils pour le moment au niveau communication car cela impliquerait que je les étudie et que je les utilise (ex : twitter, Booknode, Livr’addict).

Or, le temps est ce que j’ai de plus précieux en dehors du blog. Je préfère l’utiliser pour autre chose que la communication.

Faire du Benchmark et / ou de la Veille 

La créativité, cela se cultive. Aussi, je suis abonnée à de nombreux blogs sur wordpress,  Facebook et Instagram pour mon plaisir personnel mais aussi faire évoluer le blog.

C’est là que je trouve de nouvelles idées, nourris mes articles de veille littéraire du net, crée des compositions de photo sur Instagram…

Quand je découvre un nouveau challenge, article, critique intéressant sur les réseaux sociaux, je le mets en signet sur Instagram ou je le publie sur mon compte personnel en mode privé sur Facebook afin de le lire plus tard.

Il m’arrive parfois de constater qu’il n’existe pas d’article sur un sujet en particulier. Alors, je le note sur ma liste d’idées afin de réfléchir à en écrire un moi-même.

Depuis peu, j’ai en projet d’utiliser un agrégateur de flux RSS comme l’auteur Lionel Davoust, afin de limiter mon temps (chronophage) passé sur les réseaux sociaux, et me concentrer sur des lieux d’information moins pollués. Mais je n’ai pas encore pris le temps de mettre cela en place.

Pour terminer sur la recherche, j’utilise également Google Alert afin d’avoir un envoi d’email régulier sur des mot-clés associés à des sujets de prédilection comme Jane Austen ou Sherlock Holmes. Mais j’ai réduit dernièrement les envois et mots-clés car je ne lisais pas les informations envoyées.

Il faut savoir aussi doser son niveau d’information pour ne pas devenir chèvre…

Un blog, ça évolue… comme un Pokémon

En un an, j’ai revu certaines rubriques et j’en ai créé une nouvelle pendant le confinement : La veille littéraire du net. A la base, je souhaitais réaliser une newsletter mensuelle. Mais j’ai finalement opté pour une rubrique avec une publication plus régulière (tous les 15 jours) afin de partager mes découvertes personnelles en dehors du blog.

Je me suis également aperçue que je délaissais certaines rubriques au profit d’autres comme mon roman sur Miss Chatterton. Parce que le blog me prend tout mon temps pour le moment, je n’ai pas encore acquis de rythme de croisière pour créer des sessions d’écriture dédiées au roman. C’est en projet pour 2021.

J’ai essayé de réaliser une vidéo booktube, mais j’ai tellement peu apprécié le résultat malgré une formation sur le sujet, des heures de préparation de décor et de tournage, et un temps considérable passé sur le montage… que j’ai pour le moment délaissé cette option si je veux apporter quelque chose de qualité. J’y reviendrai certainement sous une forme plus réduite ou en audio quand je me serai décidée sur la formule.

J’ai des envies de millions de projets sur le blog, mais j’essaie d’y aller par étapes afin de rester motivée. Le principal est de s’amuser, sinon à quoi bon ?

Voilà, j’espère que cet article t’aura un peu mieux éclairé sur le fonctionnement de mon blog et peut-être sur la construction d’un blog en général. N’hésites pas à me laisser un commentaire sur ton propre fonctionnement pour me donner une idée, ou pour me poser des questions si tu en as.

Stylo plume et tampon encreur,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Le Tourisme Littéraire : Kézako ?

L’autre jour, je suis tombée sur le Hashtag « Tourisme littéraire » sur Instagram. Ce terme étrange et poétique m’a intriguée et je me suis demandée ce qu’il recouvrait. Après quelques recherches, voici ce que j’ai trouvé…

La définition « officielle »

Selon Wikipedia, le Tourisme littéraire serait « une forme de tourisme culturel dans lequel les visites d’un lieu sont motivées par leur lien avec un auteur ou un univers fictionnel ».

Si l’on s’en tient strictement à cette définition, cela se résumerait à des circuits de tourisme autour des lieux fréquentés par un auteur, ou qui auraient inspiré une oeuvre littéraire. Pour détailler, cela donne les deux cas suivants :

La maison où a vécu un auteur

Entre le lieu de naissance, de mort, d’enfance, de vacances, de passage, etc… où un auteur a vécu, on peut parfois réaliser un grand circuit en France voire dans d’autres pays.

Personnellement, j’ai déjà visité la maison de famille de Victor Hugo à Villequier, en Normandie près de la Seine, là où sa fille Léopoldine s’est noyée et évoqué dans le célèbre poème Demain dès l’Aube. Pour l’anecdote, après son décès, Victor Hugo a réalisé un pèlerinage tous les ans dans ce village pour se recueillir sur sa tombe. Au-delà de cet aspect tragique, la maison est visitable et certaines pièces ont été conservées en l’état, comme les chambres à l’étage. C’est ainsi que l’on découvre que notre auteur national avait la chambre de sa maîtresse à côté de celle de sa femme, le coquinou !

Pendant cette visite à Villequier, j’étais fébrile. Je voyais Victor Hugo partout, et je me demandais si le lieu l’avait inspiré, quel endroit de la maison il préférait pour réfléchir etc… Voir le contexte dans lequel a vécu un auteur est toujours intéressant, car on a tendance à se projeter dans ses pas, même si le temps a passé et que la modernité a changé le paysage. De la maison de Villequier, on voit la Seine, le ciel normand empreint de nuages et il y a une promenade très agréable à réaliser le long des maisons qui longent ce fleuve. Je me suis demandée si suite au décès de sa fille, Victor Hugo avait conservé la même sensibilité vis à vis de ce paysage et s’il s’était laissé porté par la mélancolie.

Pour réaliser un parallèle avec les peintres, ce phénomène est encore plus flagrant. Lorsque l’on visite un lieu dans lequel ils ont réalisé des oeuvres majeures, on se rend vite compte que la lumière du soleil est différente. Pour ne citer que les impressionnistes, la retranscription de la lumière du ciel normand ou du sud de la France est très saisissante dans leurs tableaux. Quand vous êtes sur le lieu de création, vous comprenez tout de suite pourquoi elle est représentée ainsi sur la toile.

Les auteurs procèdent par sensations sur leur environnement autant que par leur vécu personnel. Visiter un lieu où ils sont venus écrire pendant un temps permet de percevoir parfois un peu mieux une partie de leur oeuvre.

Il existe de nombreux circuits touristiques basés sur la vie d’un auteur ou de son oeuvre. Si vous n’avez pas d’idées,  je vous conseille le livre Voyages autour des lieux littéraires de Sarah Baxter aux éditions Christine Bonneton. C’est un circuit basé sur plusieurs oeuvres classiques dans divers pays. Vous trouverez certainement un auteur qui vous intéresse dedans. L’intérêt est que chaque lieu est relié à une oeuvre et à des informations historiques, tout en restant un récit de voyage avec ses impressions personnelles. Vous y trouverez par exemple Dublin via Ulysses de James Joyce, Naples via L’amie prodigieuse de Elena Ferrante, etc…

Si un auteur en particulier vous intéresse, vous pouvez réaliser un circuit vous-même en regardant où il a vécu, ou chercher en ligne si un tel circuit existe déjà. Par exemple, sur le site de la fédération nationale des maisons d’écrivain et patrimoines littéraires vous trouverez quelques idées de visite principalement en France.

Pour ma part, j’ai marché sur les traces de Jane Austen en me rendant à Bath où elle a vécu, et à Lacock où a été tourné l’une des adaptations de son roman Emma.

Le lieu qui a inspiré un auteur pour son oeuvre de fiction.

Prenez Jane Austen, Beatrix Potter ou les soeurs Brontë : elles se sont beaucoup inspirées de la campagne anglaise ou de villes où elles ont vécu dans leurs romans. En France, de nombreux auteurs français classiques ont souvent fait figurer Paris dans leurs récits. De ce fait, dans leurs histoires ces lieux sont très présents et représentent parfois un personnage à part entière.

De nos jours, on peut visiter des circuits en lien avec les lieux évoqués dans des oeuvres, en virtuel grâce à Google Art et Culture catégorie street view.

Mais on peut aussi aimer les voir en vrai. Je prendrais pour exemple un lieu unique mêlant imaginaire des contes et Matière de Bretagne: Le centre de l’imaginaire Arthurien, basé à Comper en Bretagne. Au sein de la forêt de Brocéliande, les guides proposent des balades contées sur le thème des lutins, de la légende arthurienne et autres fééries. Sans se rattacher à un auteur unique, on y revit la magie de la forêt et de ses contes.

Pour aller plus loin, certains sites ont réalisé des visites de villes détaillées sous forme de cartes avec des extraits de livres, en partant d’un lieu comme Manhattan à New-York, ou Paris. L’idée est de se promener dans un quartier et de repérer un endroit mentionné par un livre. On peut ainsi voyager à travers plusieurs livres dans un périmètre extérieur restreint.

De façon plus globale, des passionnés ont créé une carte du monde qui associe des livres à des pays comme sur le site Bibliosurf dédié à la veille littéraire. Ainsi, si vous souhaitez lire un livre qui se déroule à Berlin ou en Argentine, vous y trouverez votre bonheur sans bouger de chez vous. Le voyage étant dans la tête.

Un écueil est que ces cartes, si elles ne sont pas réalisées par les municipalités ou des bibliothèques, sont souvent très subjectives et non exhaustives. Il peut être amusant de réaliser ses propres cartes de lieux touristiques littéraires de ses livres préférés en utilisant des outils en ligne. En cherchant un peu, j’ai trouvé deux sites : U map et  Google my maps, mais il doit en exister bien d’autres.

Quel est l’intérêt de ce genre de visite ? Je dirais que pour les passionnés de ces romans, c’est tout simplement de se mettre à la place des personnages ou de se rendre sur ces lieux afin de revivre leur histoire favorite. Certains vont même jusqu’à se costumer en leur personnage favori pour prendre une photo sur le lieu évoqué dans le livre. D’autres y voient une forme différente et intéressante de visite d’un pays ou d’une ville, basé sur leur passion pour la littérature.

Au fil de mes recherches pour cet article, j’ai l’impression que la définition officielle de Tourisme littéraire a évolué et que d’autres branches se sont développées. Ainsi, j’ai réfléchi à ce qui pour moi, pouvait être une forme de tourisme littéraire au vu de mon expérience et de ce que j’ai pu rencontrer sur Instagram. Cela a donné ceci :

Les lieux fictionnels recréés

Quand un univers marque beaucoup les lecteurs et rencontre un franc-succès, il est parfois recréé par des fans sous diverses formes afin de pouvoir revivre l’ambiance et la magie de ses livres.

J’ai rencontré plusieurs fois le cas au gré de mes voyages. Pour moi, le Musée Sherlock Holmes en est le meilleur exemple. Il s’agit d’une maison située à Londres à Baker Street, qui a été réhabilitée avec des décors façon époque victorienne pour recréer la maison de Sherlock Holmes, le personnage emblématique d’Arthur Conan Doyle.

Le musée se visite par petits groupes, il faut acheter un ticket dans la boutique située à droite du bâtiment et un Bobby (=policier anglais en uniforme) vous fait entrer. Là, vous montez les étages d’un vieil escalier de bois et découvrez le bureau, la chambre de Sherlock et quelques scènes reconstituées avec des mannequins de cire sur le dernier étage, tirées des romans. La maison n’est pas le reflet exact des aventures du détective car il manque le cabinet du Dr Watson, mais c’est une plongée plaisante dans ce qu’aurait pu être le lieu de vie de Sherlock. Petit clin d’oeil : les gens peuvent déposer leur carte de visite sur un panneau dédié au détective.

Un autre exemple flagrant reste le parc d’attraction dédié à l’univers d’Harry Potter en Floride, ou encore la Forêt enchantée Grimm à Europapark, et bien sûr certains espaces de Disneyland concernant les contes de fées. Même si je trouve que les parcs d’attraction ont un côté carton-pâte, cela peut permettre de s’évader le temps de quelques heures dans son univers préféré.

Enfin, je citerai également les hébergements insolites qui sont issus d’univers littéraires : chambre d’hôte Harry Potter, cabane de Robinson Crusoé, Château de vampire… Celui que je connais le mieux se situe dans le Morvan en Bourgogne et est dédié à l’univers du Seigneur des Anneaux de Tolkien. Il s’agit du Domaine de la Pierre ronde où des passionnés ont recréé avec des artisans et un super financement participatif deux maison de hobbit et une maison d’enchanteur. Ces hébergements se louent pour la nuit et sont décorés à l’image de leurs occupants imaginaires. Le village a vocation à s’étendre avec une cabane perchée d’elfe, affaire à suivre… 😉

Les lieux d’adaptation de livres au cinéma 

Quand un livre connaît un très grand succès, il est souvent adapté au cinéma et par extension, les lieux de tournage deviennent des lieux de pèlerinage touristique pour les fans qui souhaitent revivre le film ou le livre.

Il existe des circuits touristique en Angleterre pour aller sur les traces des lieux de tournage d’Harry Potter, en plus de la visite du Studio Warner Bros où sont mis en scène les décors et costumes qui ont été utilisés dans le film.

C’est la même chose pour Le Seigneur des Anneaux de J. R.R Tolkien, ou encore Le trône de fer de George R.R. Martin, mais il faut pour cela avoir un bon budget étant donné que le premier se trouve en Nouvelle-Zélande et le second éparpillé un peu partout en Europe.

Au sujet du Trône de fer, si le sujet vous intéresse, il existe un guide du Petit Futé intitulé Game of thrones, carnet de voyage, les sites de tournage de la série et publié en 2020. Il recense tous les lieux de tournage de la série avec de bonnes adresses, et a été réalisé en collaboration avec des blogueurs fans de l’univers de G.R.R.Martin ainsi que des Offices de tourisme des pays cités. Un index récapitulatif des personnages emblématiques est présent en début de guide pour vous aider. Vous voyagerez ensuite d’Islande en Irlande, en passant par la Croatie, le Maroc, Malte ou encore l’Espagne. Prévoyez de bonnes chaussures et un bon portefeuille ! 😉

Les lieux qui mettent le livre-objet en valeur.

Suis-je la seule à me rendre dans les bibliothèques anciennes de chaque pays que je visite ? Ou alors je suis juste une grosse obsédée par mon travail et les bibliothèques en général… Toujours est-il que pour moi, le tourisme littéraire, c’est aussi explorer des lieux dédiés à l’objet livre.

Bibliothèque du Trinity College de Dublin, Bibliothèque du monastère de Strahov à Prague, British Library de Londres, … à chaque fois, je ne peux m’empêcher d’y poser un pied, de goûter le calme et de respirer l’odeur du vieux papier.

Mais il n’y a pas que les bibliothèques dédiées au livre : il y a aussi les librairies ! Et certaines, très anciennes ou originales valent le détour. Je citerai pour celles que je connais : La librairie du Bal des ardents à Lyon avec son arche de livres, la librairie Waterstone’s à Coventry (UK) et sa fausse ambiance à l’ancienne, The American Book Center à La Haye (Pays-Bas)…

Plus sympa encore, les cafés-librairies : un lieu où l’on peut chiller tout en lisant sur place. Plusieurs formules existent. Par exemple, il y a des mangas-cafés où l’on paie un forfait à l’heure pour lire autant de mangas que l’on veut, les cafés-librairies où l’on peut lire un livre et repartir avec, ou encore les cafés où des livres sont à disposition du public et font partie de la déco.

Pour aller plus loin…

sur Instagram, j’ai récolté des Hashtags relatifs au tourisme littéraire. Si vous avez un compte, et que le sujet  vous intéresse, je vous invite à regarder leurs flux pour de belles découvertes : #lireetvoyager, #voyagelittéraire, #tourismelitteraire, #literaryplaces, #booktourism, #prettybookplaces

Sur Facebook, il y a The fabulous Weird trotters qui proposent de temps en temps des lieux imaginaires via une publication.

Au niveau des blogs, La vie est un roman propose plusieurs articles sur des lieux de tourisme littéraire avec de supers photos. Je n’en connais pas d’autre pour le moment.

Quelques sites m’ont inspirés pour réaliser cet article  :

  • Hisour.com évoque plusieurs lieux littéraires à travers le monde et une définition assez complète du sujet
  • Babel balades propose des idées de visite surtout en France
  • Chantal Neault dans un article intitulé De la littérature au Circuit touristique pour le site Veilletourisme.ca réalise une définition très juste du sujet et recense des initiatives au canada et à New-York
  • Nathalie Nyang dans un article intitulé Sous le regard des écrivains ou dans les pas de nos héros, pour le site Balises de la BPI évoque d’autres lieux littéraires comme Paris et le Musée Sherlock Holmes.

Annonce ! Comme cet été, je ne pars pas en vacances, j’ai décidé de les vivre par procuration en revisitant des photos de lieux où j’ai posé un pied, toujours en lien avec la littérature. Chaque semaine entre juillet et août, je mettrai en ligne sur mon compte instagram des photos de mes voyages touristiques littéraires avec quelques commentaires. Mon compte est en mode public, donc même si vous n’avez pas de compte, vous pouvez quand même y avoir accès ici, et sur le côté droit de ma page d’accueil.

Voyage et littérature,

A.Chatterton

Publié dans On joue ?

Bilan du Bingo du Plib : vis ma vie de jurée du Plib 2020 #8

Après avoir loooooongtemps attendu les résultats de ce challenge littéraire fort amusant, voici mon bilan de lecture du Bingo du Plib 2020, et quelques nouvelles de ce prix littéraire qui touche bientôt à sa fin.

Mon bilan du bingo 

Quel challenge de lecture ! Je l’ai trouvé très amusant à réaliser et très motivant car il mêlait des actions avec les livres en plus de la lecture. Je pense que je participerai à nouveau l’an prochain.

Voici les livres que j’ai lus (lien vers ma chronique en couleur, si elle a été réalisée) :

Pour les actions à réaliser, tout s’est passé principalement sur mon compte instagram où j’ai :

  • Partagé un compte instagram chouchou : Vintage Egyptologist, je l’ai déjà évoqué dans ma veille littéraire du net numéro 11. Il s’agit d’un couple de vrais egyptologues américains qui s’habillent au quotidien comme dans les années 20 ou 30. De superbes photos à découvrir.
  • Accordé une heure à une autre activité : Je me suis promenée au Parc de la Tête d’or à Lyon avant de déménager pour ma nouvelle maison en Ardèche. Si tu passes à Lyon, je te recommande ce lieu.
  • Pas touché mon téléphone pendant 6 heures : J’ai écrit des articles pour mon blog et j’ai beaucoup lu sur mon canapé.
  • Participé à deux challenges en même temps : j’ai continué le Challenge des Irréguliers de Baker Street en lisant Le chrysanthème noir de Feldrik Rivat dont je ferai prochainement la chronique.
  • Acheté un livre : Je me suis procuré Les chaînes du silence de Céline Chevet, son dernier roman aux éditions du Chat Noir. Lecture à venir !
  • Lu un livre en portant un accessoire estival : j’ai lu le tome 4 de Miss Peregrine et les enfants particuliers… en tongs et lunettes de soleil !
  • Coordonné mon livre avec un marque-page : Au lieu d’en fabriquer, j’ai un peu triché en reprenant des marque-page éditeur qui rappellent la couverture du livre.
  • Cuisiné mon péché mignon : le gâteau au yaourt chocolat-banane !

A l’issue de ce challenge, j’ai totalisé 60 points, il ne me manquait que deux cases  valider. Mais cela n’a pas été suffisant pour faire gagner mon équipe, les mages. Ce sont les dragonniers qui ont remporté la partie cette fois. On se rattrapera sur le dernier challenge avant la fin du PLIB !

Copie de Copie de dragonnier1

Contrairement aux challenges précédents, je me suis moins investie concernant les discussions de groupe sur le Discord du PLIB et je n’ai même pas réalisé de Lecture Commune. Cela, je l’ai fait plus tard avec mon club lecture en lisant Wild de Cheryl Strayed…

J’ai aussi eu quelques petits bémols en cours de route :

Le livre numérique Chloé, Constance et Jane Austen de Marie Vareille s’est révélé une déception totale : il s’agissait d’une nouvelle de 16 pages qui fait préambule à son roman Je peux très bien me passer de toi. Je suis donc restée sur ma faim, et cela m’a donné envie de lire ce roman plus tard après le challenge.

J’ai aussi dû lire un livre sous contrainte assez rapidement ! J’avais emprunté Miss Peregrine tome 4 à la bibliothèque, fermée pendant le confinement, et j’ai préféré lire d’autres livres à la place. Quand le déconfinement a eu lieu, j’ai été obligée de le lire pour  le rendre car je déménageais deux semaines après. Il a donc remplacé Sénéchal 2 de Grégory Da Rosa pour ce challenge… et donc j’ai toujours Sénéchal 2 à lire dans ma PAL…

Que faire des livres qui me restent à lire ?

Entre le challenge des Irréguliers de Baker Street sur l’année, et les différents challenges auxquels j’ai participé cette année, j’ai encore pas moins de 33 livres dans ma PAL papier, sans compter les 70 ebooks de ma PAL numérique et les 4 services presse que j’ai reçus depuis mai.

J’ai donc décidé de me concentrer pour le moment sur ces 33 livres présents sur mon étagère de bibliothèque et mes 4 services presse, en participant tous les mois à un nouveau challenge littéraire lancé dans mon club lecture privé : On choisit pour toi.

C’est un challenge basé sur le principe du challenge de l’Epreuve des alliés que nous avons adapté à notre club lecture. Le principe est simple : chacune donne sa PAL, et les autres choisissent pour elle sa lecture du mois. Je pense que cela pourra me pousser à terminer de lire certains livres que j’ai maintenant depuis 3 ans !

A la suite du bingo du Plib, j’ai noté quelque chose de positif qui revient à chaque fois que je termine un challenge : même si la date est expirée, je continue le challenge quand même. Comme je le disais un peu plus haut, je n’ai pas réalisé de Lecture Commune pour le Bingo, mais cela m’a donné envie d’en réaliser une avec mon club lecture.

Je trouve que c’est en cela que devraient consister les challenges littéraires : pas te forcer à lire ou te démotiver, mais plutôt t’encourager et attiser ta curiosité.

Quoi de neuf du côté du PLIB 2020 ?

L’été arrive, et je n’ai toujours pas lu les deux finalistes restants : Félines de Stéphane Servant, et La cité des Chimères de Vania Prates. Il va falloir que je me presse un peu à ce niveau là pour remplir ma part du contrat de jurée.

Dernièrement, il y a eu des interviews des auteurs nominés sur le compte instagram du PLIB, ainsi que des jeux autour de nos partenaires sur la page youtube.

L’équipe prépare un projet de financement participatif sur Ulule comme l’an dernier afin de proposer une journée de rencontre et d’échange avec les auteurs sélectionnés et de réaliser la remise du prix 2020, en compagnie des partenaires. Le projet n’est pas encore lancé, mais tu peux te renseigner ici, si cela t’intéresse. Dans les contreparties, il y aura des livres sélectionnés pour le prix de cette année, entre autres…

Voilà pour ce challenge et ce nouvel épisode de ma vie de jurée. N’hésite pas à retrouver les autres épisodes dans ma rubrique Challenges, concours et prix.

Bingo et Pal débordante,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

La battle entre le livre papier et le livre numérique

Et si le Livre Papier et l’Ebook s’affrontaient pour savoir qui était le meilleur ? Cela donnerait probablement ce petit dialogue que je vous ai concocté aujourd’hui. Bonne lecture 🙂

Le livre papier : « Salut l’ebook ! Comment ça va ? T’as vu, j’ai une nouvelle couverture avec tranche dorée. Elle est top, hein ?

L’ebook : ça va, ça va. Oui, elle est belle ta couverture. Moi, j’ai pas droit à autant d’égards. Si je suis sur le smartphone, on voit ma couverture en couleur, mais sur la liseuse, c’est en noir et blanc. C’est pas terrible. Je ne suis pas exhibé comme toi « objet-livre », mais au moins je ne m’abîme pas. C’est ça le progrès.

Le livre papier : Le progrès… mouais. J’ai entendu dire que notre lectrice galérait à te charger dans sa bibliothèque numérique. Parfois tu zappes même la première de couverture. A la place, il y a un dossier gris tout moche. Il est pas très beau le progrès…

L’ebook : Euh… je ne vois pas de quoi tu parles. Et puis, moi au moins, je ne pèse pas 8 kilos dans la valise quand elle part en voyage ou qu’elle prend le métro. Elle me sort sur son téléphone et hop, c’est parti pour une lecture infinie !

Le livre papier : Une lecture infinie ? Tu parles de moi là ! Je te signale que le smartphone ou la liseuse qu’on utilise pour te lire nécessite une  batterie qui n’est pas inépuisable. Au contraire, moi je suis vraiment inépuisable. Je suis peut-être lourd, mais il existe des versions allégées de ma personne : les poches. Et j’ai un autre avantage : je favorise le sommeil. Toi, tu fatigues les yeux à cause de l’écran mais ça n’aide pas à dormir après.

L’ebook : Ouais, mais moi je coûte pas cher. En moyenne, il faut débourser entre 2 et 15 euros pour m’avoir. C’est loin des 30 euros que tu atteins parfois ! Notre lectrice réalise des économies avec moi.

Le livre papier : Peut-être que je coûte cher, mais quand elle a besoin de me relire, de retrouver un chapitre ou un détail pour écrire sa chronique littéraire, je suis plus facilement manipulable que toi.

L’ebook : C’est parce qu’elle ne sait pas encore utiliser les marque-pages et les signets sur smartphone quand elle me lit. C’est tout. Pour revenir à mon prix, tu as conscience que toi et tes copains les livres papiers vous êtes moins nombreux que nous les ebooks ? La bibliothèque numérique de notre lectrice est 10 fois plus fournie que celle de papier car elle se laisse plus facilement tenter par notre stockage facile et notre prix.

Le livre papier : Certes, les nombreux déménagements te donnent raison sur notre stockage. Mais nous sommes rassemblés en un seul lieu. Est-ce que tu peux en dire autant ? Tu cumules plusieurs bibliothèques numériques entre Google livres, la bibliothèque kindle fire et la bibliothèque Kobo. Ce n’est pas très pratique pour retrouver un livre. Il faut déjà savoir dans quelle bibliothèque numérique il se trouve. Et puis soyons réalistes, tu ne fournis pas toutes les publications papier actuelles. Par conséquent, je suis toujours aussi indispensable.

L’ebook : Oui, mais parmi mes congénères se trouvent des livres qui n’ont même pas été édités en format papier. Les livres auto-édités ! Notre lectrice fait de belles découvertes et plus, sur Amazon, la rémunération des auteurs en auto-éditions est plus importante qu’en maison d’édition classique.

Le livre papier : Moi je suis le fruit d’une réflexion d’éditeur, Môssieur, gage de qualité. Peu de livre auto-édités dans ma famille. Alors, certes l’auteur gagne moins en passant pas une maison d’édition, mais il ne se cogne pas toute la publicité et acquiert une forme de légitimité. Par ailleurs, on peut me prêter très facilement. Est-ce que tu peux en dire autant avec tes DRM et les autres extensions multiples qui existent ? Il n’y a aucune harmonisation de ton format chez les éditeur ! Moi j’existe en poche, grand format… ce n’est pas très compliqué.

L’ebook : Oh ça va ! Fais pas ta snob. Les livres auto-édités, il en existe des très bien. Tu as conscience de faire partie d’une structure d’édition archaïque, qui a peur du changement ? Je serais toi, je me méfierais de notre suprématie à venir. Alors oui, effectivement, notre système de prêt est quasi impossible avec l’histoire des DRM dans le privé. Mais c’est possible en format Epub. Par contre, dans les bibliothèques, j’admets que c’est encore plus compliqué de nous prêter. Entre le nombre d’ebooks prêtés simultanément, ou disponibles à l’achat pour les bibliothèques, et surtout la technicité que requiert notre emprunt, il faut être motivé. Mais je ne perds pas espoir. Un jour, nous dominerons le monde, tu verras. Regarde : on fabrique des housses de protection pour tablettes et liseuses comme pour les livres maintenant. Si c’est pas un signe…

Le livre papier : Mouais, pas sûre. On peut me dédicacer et me mettre de jolis marque-pages. Tu vois un auteur signer un smartphone ? ça me fait bien rire. En tout cas, on se rejoint au moins sur un point l’ebook.

L’ebook : Ah ? Lequel ? Tu ne fais que me critiquer depuis tout à l’heure. Je suis curieux de savoir ce que tu as en tête.

Le livre papier : Nous ne sommes pas écologiques. Je suis fabriqué à partir d’arbres et toi à partir de composants rares pour le smartphone ou la liseuse, et stockés sur des serveurs qui nécessitent une énergie démentielle pour lire ta petite personne. Nous sommes un loisir polluant. »

L’ebook : Oui, nous sommes un loisir polluant, Livre Papier, mais en même temps, comment pourrait-on se passer de nous ?

Vous l’aurez compris, j’ai repris quelques points qui m’interpellent quand j’utilise un livre papier ou un livre numérique.

Si l’impact de la lecture sur l’écologie vous intéresse, je vous invite à lire l’article du RSE magazine sur le sujet. Il vous éclairera un peu plus sur la pollution surtout liée aux livres numériques.

Pour ma part, je trouve que les deux lectures se complètent bien car elles sont le reflet de pratiques différentes. L’ebook me convient pour les voyages, je dirais qu’il a un côté nomade. A l’inverse le livre papier relève de la lecture à la maison et de la collection avec ses belles couvertures.

Et vous, êtes-vous team papier ou team numérique ? Dites-moi tout en commentaire ! Peut-être ai-je oublié des arguments… 😉

Arobase et marque-page,

A.Chatterton