Publié dans Lectures

Mini-chroniques en pagaille de films et séries Spécial Hanami Book Challenge

Sur le principe des mini-chroniques en pagaille de Light and Smell, voici mon retour sur mes derniers visionnages de séries et films pour le Hanami Book Challenge. Plus étoffées qu’un simple commentaire, moins élaborées qu’une vraie chronique, parce que je n’ai pas le temps ou l’envie d’écrire une vraie chronique pour chacun des films ou séries vus…

Note : Pour cette chronique, je n’ai pas eu la volonté de créer une catégorie films ou séries spécialisée sur le blog car je ne propose pas souvent d’articles de ce genre. Il est donc catégorisé en rubrique Lecture au sens large.

Par ailleurs, la plupart de mes visionnages sont catégorisés dans le menu Japon d’aujourd’hui et sont disponibles sur Netflix ou Amazon Prime si vous souhaitez les retrouver.

Catégorie Fly me to Saitama (vie à la campagne, village, vieillesse)

Souvenirs de Marnie, Hiromasa Yonebayashi, Studio Ghibli, 2014 (Netflix)

Résumé : Adapté du roman britannique When Marnie was there de Joan Gale Robinson (réédité récemment par les éditions Monsieur Toussaint L’ouverture), ce film peu connu du studio d’animation Ghibli évoque une jeune fille envoyée à la campagne pour soigner son asthme. Vivant mal son adoption malgré une famille aimante, passionnée de dessin, elle va faire la rencontre de Marnie, une jeune fille qui vit dans la maison des Marais. Mais Marnie est un peu étrange : elle ne peut quitter sa maison et de jour, l’endroit est abandonné. Leur amitié grandissante va aider Anna, l’héroïne à sortir de sa timidité et à se reconstruire.

Mon avis : C’est un joli film sur la campagne japonaise plein de nostalgie et de moments contemplatifs. Les paysages sont magnifiques et d’autant plus quand ils sont croqués au dessin par l’héroïne. La bande son ajoute au côté nostalgique. Autant vous prévenir, ce n’est pas un film d’action ! Le thème de l’adoption est plutôt bien traité : Anna a peur que ses parents très présents l’aiment par obligation car ils reçoivent de l’argent pour s’occuper d’elle, à l’inverse de Marnie qui a des parents biologiques mais les voit trop peu. La tante et l’oncle d’Anna forment un couple aimant et amusant avec une éducation plutôt libertaire qui tranche avec les deux autres familles. Leur maison tout en bois est juste remarquable et s’inscrit dans les intérieurs de tous les films Ghibli où l’on aimerait passer du temps. Idem pour la maison des Marais qui a une touche européenne vue par les japonais assez exotique. Le mystère qui entoure Marnie ajoute un côté fantastique à l’histoire, trouvant une résolution logique en fin de film. J’ai été très émue de découvrir la vie adulte de Marnie et des rebondissements finaux. En résumé, un joli film plein de nostalgie qui parle d’adoption et d’amitié.

Catégorie Gambate ! (vie d’entreprise, harcèlement, racisme)

Kantaro, the sweet tooth salaryman, 2017 (Netflix)

Résumé : Adapté du manga Saboriman Ametani Kantarou de Tensei Hagiwara aux éditions Kodansha et non traduit en France, cette série TV de 12 épisodes de 30 minutes chacun évoque Kantaro, un commercial travaillant pour une maison d’édition renommée à Tokyo, qui est passionné de desserts. Ayant démissionné de son poste de programmateur pour devenir commercial afin de s’adonner à sa passion, il utilise son temps de travail pour manger des desserts une fois ses missions accomplies. Mais comme faire de pauses goûter est assez mal vu, il doit cacher son secret auprès de ses collègues afin d’éviter les ennuis. Mais la très curieuse Kanako a découvert un blog sur les desserts et elle est persuadée qu’il est tenu par Kantaro…

Mon avis : Encore une série japonaise sur la nourriture ! En tant que française et gastronome, je pense qu’il est normal de m’y intéresser, mais je ne m’attendais pas à autant d’engouement pour les desserts japonais ou français. Chaque épisode permet de découvrir un dessert par le biais de Kantaro, et à chaque fois, c’est l’extase devant les jolis plans mettant en scène le dessert. Un autre point fort est que tous les lieux présentés dans la série existent vraiment et si vous visitez Tokyo, vous pouvez les découvrir. J’ai moins apprécié certaines scènes qui relèvent de la comédie japonaise comme le fait que Kantaro a un orgasme quand il mange un dessert, ou qu’il voyage dans un monde très personnel avec des danses bizarres et des personnages avec des têtes d’aliments. Le thème du travail est sous-jacent à celui du dessert : est-il acceptable de s’adonner à son hobby pendant ses heures de travail si on est performant ? Pour une culture où le travail est une priorité, c’est difficilement acceptable et cela explique le soin que prend Kantaro à tout garder secret… même si au cours de deux épisodes il va conseiller à ses collègues commerciaux de s’adonner à leur passion pour être plus performant. Se détendre avec son hobby permettrait de mieux travailler ! A côté du travail, on ne peut qu’être admiratif aussi de la passion qu’ont les japonais pour un simple hobby. Kantaro tient un blog culinaire ce qui est une deuxième forme de travail mais il le fait consciencieusement et avec plaisir. Il a même changé de métier pour y consacrer plus de temps ! Une série à regarder pour le côté food porn et What the fuck japonais, autant que pour les réflexions qu’elle propose sur la valeur du travail au Japon.

Note : Cette série peut aussi s’inscrire dans la catégorie Tokyo by night pour le côté culinaire.

Tokyo Girl (guide), Yuki Tanada, 2016 (Amazon Prime)

Résumé : Depuis qu’elle est enfant, Aya a une vision fantasmée de Tokyo qui ne s’est pas arrangée en grandissant. Son rêve est d’y travailler et d’y vivre, elle a même dessiné tout son plan de vie dans cet objectif. Une fois adulte, le rêve se concrétise mais tout ne se passe pas comme prévu, car les rêves d’enfants se heurtent parfois à une réalité plus dure surtout quand on vient de la campagne et qu’on arrive dans une grande ville.

Mon avis : Cette série dramatique en 11 épisodes d’environ 20 minutes chacun, brosse le portrait d’une jeune femme de ses 23 ans à ses 40 ans qui s’efforce de vivre son rêve. Comme une française qui souhaiterait déménager pour Paris, Aya ne rêve que de Tokyo, d’y travailler, d’y vivre, de trouver un fiancé et d’avoir une carrière honorable. J’ai beaucoup aimé cette série qui m’a interrogée sur mes propres choix de vie car j’arrive à l’âge de la protagoniste à la fin des épisodes. Qu’est-ce qui rend heureux ? Est-ce de coller à son plan de vie ou de vivre le moment présent ? A côté d’Aya, on découvre la ville de Tokyo car à chaque fois que la jeune femme réussit professionnellement, elle change de quartier. Cela donne lieu à une très jolie ballade dans la capitale nippone associée à une micro-étude sociologique de ses habitants. Par ailleurs, la série explore aussi le thème des femmes dans la société japonaise : comment associer carrière et famille dans une société patriarcale ? Comment trouver un mari si l’on souhaite continuer à travailler et que l’on est financièrement indépendante ? Aya va participer à des dîners de rencontre à plusieurs, des speed datings, beaucoup douter d’elle-même, avoir peur de la solitude, et réaliser des choix difficiles sous la pression. Elle va aussi rencontrer plusieurs modèles de femmes qui vont l’influencer dans ses choix : l’éternelle célibataire, celle qui sort avec un homme marié, celle qui occupe un poste important mais a délaissé sa famille, celle qui se marie et arrête de travailler, celle pour qui le mariage est le but ultime de toute vie. Une série pépite sur ce qu’est être une femme au Japon aujourd’hui avec pour seul bémol des sous-titres en anglais car visiblement Amazon Prime ne l’a pas traduite.

Note : Cette série peut aussi entrer dans la catégorie Tokyo by night car elle permet une ballade dans la capitale.

Catégorie Souvenirs de lycée ( école, Light novel, adolescence, romance)

The many faces of Ito, 2017 (Netflix)

Résumé : Cette série japonaise de 8 épisodes de 24 minutes raconte l’histoire de Rio Yazaki, une scénariste à succès célibataire qui n’arrive plus à écrire de nouvelles histoires. A la sortie de son livre de conseils amoureux, elle donne une conférence à des jeunes femmes puis des séances de conseils personnalisés à quatre d’entre elles. La particularité de ces quatre célibataires est qu’elles ont toutes une histoire avec un dénommé Ito. Est-ce le même ? De fil en aiguille, Rio va se servir de leurs histoires pour écrire un nouveau scénario de série mais ce ne sera pas sans conséquences…

Mon avis : Il s’agit d’une série de romance entre drama et comédie qui explore le sentiment amoureux mais surtout les relations foireuses. A travers l’histoire des quatre jeunes femmes, ce sont plusieurs stéréotypes qui sont abordés : la femme qui sacrifie tout pour un amour non réciproque, la jeune vierge naïve, la nana qui fuit toute responsabilité et ne veut pas s’engager, la bimbo qui cherche l’amour mais collectionne les aventures d’un soir. Même Rio devient un cas particulier : la femme qui sacrifie l’amour pour son travail. Du côté des hommes, le mystérieux Ito va s’avérer être un parfait petit c** imbu de sa personne, mais trop timide pour s’engager dans une vraie relation. Mais on rencontrera aussi Kuzuken, qui collectionne les conquêtes alors qu’il est amoureux en secret d’une jeune femme, et le producteur de Rio qui préfère avoir une relation de travail avec elle plutôt qu’une relation amoureuse. L’amour n’est pas simple au pays du Soleil Levant ! J’ai beaucoup apprécié l’évolution des personnages au fur et à mesure de la série, ainsi que le côté esthétique des costumes et des décors. A côté de la romance, d’autres thèmes sont aussi abordés comme la réussite sociale et professionnelle avec le personnage d’Ito qui essaie de réaliser ses rêves sans y arriver, et Syuko qui met la barre trop haut et laisse les autres décider à sa place. Je n’ai par contre pas compris le générique qui semble montrer une série jeune et féminine centrée sur Rio mais qui s’avèrera plutôt orientée sur les quatre jeunes femmes.

Note : Cette série peut aussi entrer dans la catégorie Gambate ! concernant la notion de travail.

Catégorie Tokyo by night ( Mafia, gastronomie, prostitution, LGBTQIA+)

Samurai Gourmet, 2017 (Netflix)

Résumé : Inspiré du roman Le gourmet solitaire de Masayuki Kusumi, lui-même adapté en manga, cette série comique en 12 épisode d’environ 20 minutes chacun raconte l’histoire du timide Takeshi Kasumi, qui expérimente les joies de la retraite en redécouvrant le plaisir de manger des plats japonais. Mais par moments, son guerrier intérieur se réveille quand il se sent agressé ou mal à l’aise, ce qui donne lieu à des scènes assez cocasses…

Mon avis : Cette série met en scène deux thématiques : une présentation des plats simples japonais que l’on retrouve dans la plupart des restaurants nippon, ce qui donne lieu à une belle balade culinaire. Mais aussi, le cas concret d’un japonais à la retraite qui ne sait pas quoi faire de son temps libre après avoir passé sa vie à se dédier à son travail. Au début de la série, Takeshi a le réflexe de se préparer pour aller au travail, se croyant en retard, jusqu’à ce qu’il se souvienne qu’il a pris sa retraite. Si sa femme est toujours en vadrouille et sait s’occuper (yoga, chorale, shopping), lui n’a jamais envisagé ce qu’il allait entreprendre une fois à la retraite. Ancré dans ses habitudes, il n’a jamais pris le temps d’explorer son quartier en dehors de son trajet habituel de travail. Il va donc se lancer dans un voyage culinaire en essayant divers restaurants. J’ai beaucoup apprécié cette série car au-delà de son aspect culinaire, elle est très touchante. Takeshi n’est pas très valeureux. Il a aussi peur que sa femme le quitte et a peu d’amis. Cette nouvelle vie va être un défi pour lui et il va s’efforcer d’en apprécier chaque minute. Chaque plat, en plus d’être appétissant est associé à un de ses souvenirs personnels, comme une madeleine de Proust, ce qui apporte un côté nostalgique à la nourriture. J’ai aussi aimé le côté comique des épisodes avec le personnage du samurai qui apparaît par magie pour dire à la place de Takeshi ce qu’il souhaiterait réellement ou se faire respecter. Les différents restaurants proposés sont aussi intéressants car ils sont très différents, ce qui donne une palette assez riche des lieux qui existent au Japon pour casser la croûte.

Note : Cette série peut aussi entrer dans la catégorie Fly me to Saitama pour le thème de la vieillesse.

Big in Japan, Tokyo édition,  Lachlan McLeod, 2018 (Amazon Prime)

Résumé : Dans ce documentaire de 1h30, trois jeunes réalisateurs australiens proposent de découvrir comment devenir célèbre au Japon. Pour cela, ils décident de créer un personnage : Mister Jonesu / Onigiri-man et de rendre célèbre leur ami David Eliott-Jones. L’expérience va durer deux ans et leur permettre de découvrir d’autres personnalités étrangères célèbres au Japon : Bob Sapp un lutteur américain, Kelsey Parnigoni une idol américaine et Lady Beard un chanteur de métal australien.

Mon avis : Explorant l’attrait des japonais pour les étrangers et le bizarre, les réalisateurs nous proposent une expérience pour rendre un inconnu célèbre et y réussissent ! Partis avec David et son physique bizarre et dérangeant, ils vont lui faire faire tout et n’importe quoi mais aussi rencontrer des étrangers qui ont réussi au Japon. Car il est dit que si on ne réussit pas au Japon, on ne pas le faire ailleurs. Cependant, la route sera longue et difficile et on découvrira l’envers du décor qui n’est pas toujours rose : certains travaillent tellement qu’ils ne voient pas leur famille ou ne peuvent nouer de vraies relations avec les autres, d’autres explorent un rêve le temps de leur jeunesse, d’autres encore résolvent des problèmes personnels à travers un personnage qu’ils incarnent. David va tenter plusieurs approches, souvent assez ridicules jusqu’à se poser l’ultime question face à un énième défi farfelu : jusqu’où est-on prêt à aller par envie de célébrité ? Un documentaire très intéressant pour découvrir un pan de la culture japonaise associé à leur vision des étrangers et du divertissement.

Voilà pour mes découvertes en séries et films japonais pour le moment. J’ai encore d’autres livres et films à regarder d’ici le 30 juin et la fin du challenge. D’ici là, j’espère vous avoir donné envie de vous immerger encore un mois dans cette culture fascinante.

Yakitori et macha,

A.Chatterton.

Publié dans On joue ?

Hanami Book Challenge : ma PAL de séries tv, films et anime pour ce challenge

Pour faire suite à la PAL de livres et au mode d’emploi du Hanami Book Challenge, voici ma PAL spécial écrans pour ce challenge !

Préambule

Les écrans étant moins ma tasse de thé, j’ai quand même épluché les catalogues Netflix, Amazon Prime vidéo et Arte vidéo afin de vous trouver des propositions accessibles. A chaque fois, j’indique en fin de résumé où vous pouvez trouver le film ou la série et si vous cliquez sur le lien du titre, vous trouverez la bande annonce en vidéo. Si je n’ai pas indiqué de plateforme pour regarder le film, c’est que j’ai fait appel aux DVD empruntés à ma médiathèque. Cela reste une solution économique et accessible si vous souhaitez rester dans la légalité.

Je précise que je suis pas partenaire des plateformes de vidéos mentionnées pour éviter toute confusion. Si vous voyez par exemple beaucoup de propositions Netflix, c’est tout simplement parce que j’ai trouvé plus de films ou séries en lien avec le challenge dessus.

N’hésitez pas à m’indiquer en commentaire vos trouvailles, surtout si vous avez eu un coup de coeur ! 🙂

Bon challenge spécial écrans à tous et toutes !

Voici mes menus écrans pour ce challenge :

Au temps des traditions

Pour la gloire de l’Empereur (intrigue politique, samouraïs, arts-martiaux)

Les 7 samouraïs, Akira Kurosawa, 1954

Résumé : Las des incursions répétées des brigands qui s’emparent de leurs récoltes et de leurs femmes, les paysans d’un petit village décident, sur les conseils de l’ancien Gisaku, de faire appel à des samouraïs… Il leur faudra trouver des samouraïs suffisamment pauvres pour accepter de combattre pour de la nourriture. Quatre villageois sont chargés de les rechercher. Ils réussissent à convaincre le samouraï Kambei de les aider : celui-ci va recruter ses compagnons en leur faisant passer des épreuves. C’est finalement six samouraïs et Kikuchiyo, un jeune paysan qui veut se faire passer pour tel, qui arrivent dans le village. Là, lis vont apprendre aux villageois à se battre, à fortifier leur village…

Mon choix : Un film de de 1954 par un des grands maîtres du cinéma japonais. Il a l’air vieux et un peu kitch au premier abord, mais il ne faut pas oublier qu’il a inspiré un western très connu : Les sept mercenaires de John Sturge (1960).

Autres propositions :

  • Zatoichi, de Takeshi Kitano, 2003 : XIXè siècle, un voyageur aveugle, joueur pro et masseur s’engage dans un combat avec un gang qui tient sous sa coupe un village de paysans.
  • Le temps des samouraïs, les origines sanglantes du Japon : Documentaire historique en 6 épisodes qui raconte les luttes de pouvoir dans le Japon féodal du XVIème siècle (Netflix)
  • Yasuke, le samouraï noir, 2021 : Série animée sur l’histoire d’un samouraï noir dans le Japon du XVIème siècle.(Netflix)

Le temple abandonné (Religion, esprits, moine, fantastique)

Le Voyage de Chihiro, Hayao Miyazaki, 2002 (Netflix)

Résumé : Chihiro, dix ans, a tout d’une petite fille capricieuse. Elle s’apprête à emménager avec ses parents dans une nouvelle demeure. Sur la route, la petite famille se retrouve face à un immense bâtiment rouge au centre duquel s’ouvre un long tunnel. De l’autre côté du passage se dresse une ville fantôme. Les parents découvrent dans un restaurant désert de nombreux mets succulents et ne tardent pas à se jeter dessus. Ils se retrouvent alors transformés en cochons. Prise de panique, Chihiro s’enfuit et se dématérialise progressivement. L’énigmatique Haku se charge de lui expliquer le fonctionnement de l’univers dans lequel elle vient de pénétrer. Pour sauver ses parents, la fillette va devoir faire face à la terrible sorcière Yubaba, qui arbore les traits d’une harpie méphistophélique. (Disponible sur Netflix)

Mon choix : Un des films de Hayao Miyazaki que je préfère ! On y trouve une petite fille capricieuse, des amis étranges et surtout ce gigantesque village dédié à la purification et aux loisirs des esprits, aux airs de parc d’attraction, sur lequel règne en maître la terrible sorcière Yubaba. Au-delà d’un simple film sur les esprits, on y croise des valeurs écologiques, familiales et surtout une réflexion sur l’acceptation du passé pour se projeter vers l’avenir. Car, rappelons-le, au début de son aventure, Chihiro vient de déménager et s’accommode mal de cette situation. La beauté des décors et du dessin ajoutent à la magie du film.

Autres propositions :

  • Ju-on, origins, 2021 : une série d’horreur en 6 épisodes autour d’une maison hantée à notre époque contemporaine. Inspirée du film The grudge.(Netflix)
  • Bleach : Version anime du manga du même nom où un jeune homme investi des pouvoirs d’un Shinigami doit récupérer des âmes errantes. Série en 63 épisodes. Un film est également disponible (Netflix).
  • Mon voisin Totoro, Hayao Miyazaki : Film animé où une famille déménage à la campagne parce que leur mère est malade. Dans les bois, les deux petites filles vont rencontrer le gentil Totoro, l’esprit de la forêt.(Netflix)
  • Inunaki, le village oublié, 2020 : Film d’horreur autour du village d’Inunaki surnommé le « village hurlant ». Lors d’une expédition nocturne Yuma et Akina réveillent la malédiction qui frappe le village. Film payant (Amazon prime Vidéo)

Le sourire de la Geisha (Erotique, Art, écrit par une femme)

Mémoires d’une Geisha, Rob Marshall, 2006

Résumé : Quelques années avant la Seconde Guerre mondiale, Chiyo, une petite fille japonaise, est arrachée à sa famille pauvre pour aller travailler comme servante dans une maison de geishas.
En grandissant, elle se plie avec docilité à l’initiation difficile qui fera d’elle une vraie geisha. Elle triomphe des pièges que lui tend sa rivale, la fourbe Hatsumomo et devient, après des années de travail, la légendaire geisha Sayuri. Très belle, épanouie dans son art, Sayuri fascine les hommes les plus puissants. Mais celle qui n’a plus le droit d’aimer reste hantée par l’amour qu’elle porte, en secret, au seul homme qu’elle ne peut atteindre…

Mon choix : Ce film est l’adaptation du roman éponyme par Arthur Golden. Même s’il est basé approximativement sur la vie d’une geisha célèbre et qu’il comprend des inexactitudes historiques (comme la prostitution et le Mizuage, don de virginité), il n’en reste pas moins très magnifique et montre bien l’éducation des Geishas, leur quotidien et leur évolution suite à la deuxième guerre mondiale. Un beau film porté par des actrices chinoises et malaisiennes dont Michelle Yeoh (vue dans Tigre et Dragon et The Lady, le biopic de Aung San Suu Kyi.

Autres propositions :

  • The Naked Director, Yoshitatsu Yamada, 2019 : série biopic en 16 épisodes sur l’évolution du cinéma porno japonais dans les années 80 par Toru Muranishi qui a révolutionné le genre et remis en question la morale japonaise au sujet du sexe.(Netflix)
  • 37 seconds, Mitsuo Miyazaki, 2020 : Aux prises avec ses obligations sociales et familiales, une jeune artiste de manga handicapée s’engage contre toute attente sur la voie de l’émancipation et de la liberté sexuelle. Film dramatique (Netflix)
  • Little Miss Sumo, 2021 : Dans ce documentaire biographique, une jeune championne de sumo interdite de compétition professionnelle se bat pour faire évoluer les traditions et redéfinir les règles de son sport. (Netflix)
  • Japon, les reines de la mer, Geo Reportage, 2009 : Documentaire autour des pêcheuses traditionnelles de mollusques appelée Ama. Le film met l’accent sur neuf femmes de la presqu’île japonaise de Shima qui se partagent le même bateau, ce qui fait d’elles une famille très soudée. Kazu Yamamoto, 80 ans bientôt, est la doyenne, une Ama de cinquième génération qui n’envisage pas une seconde de raccrocher. (Amazon Prime Vidéo, Youtube)

Quand les cerisiers sont en fleurs (Fêtes traditionnelles, nature, écologie)

Japanese Style originator, 2021, Netflix

Résumé : une série en 54 épisodes qui vous fera découvrir la culture japonaise traditionnelle (cuisine, objets traditionnels, cérémonies, lieux incontournables).

Mon choix : J’ai éprouvé beaucoup de difficultés à trouver un film ou une série pour cette catégorie. Ce documentaire permet d’approfondir l’aspect traditionnel du Japon et c’est que j’ai voulu faire ressortir dans ce choix. Mais il peut aussi entrer dans la catégorie Tokyo By Night pour l’aspect culinaire abordé à de nombreuses reprises au fil des épisodes.

Autres propositions :

  • Princesse Mononoké, Hayao Miyazaki, 2000 : La plupart des films animés de Hayao Miyazaki traitent d’écologie, mais celui-ci tout particulièrement avec des humains qui détruisent la forêt et les animaux pour s’enrichir. Seule Mononoké, fille élevée par des animaux, se dresse contre eux et c’est le début d’un long combat. (Netflix)
  • Pompoko, Isao Takahata, 2006 : Un film animé des studio Ghibli sur l’adaptation des Tanukis, (esprits de la forêt à l’apparence de chiens-ratons laveurs), face à la destruction de leur habitat par les humains. Une réflexion sur la destruction des ressources naturelles et des croyances populaires. (Netflix)
  • Your Name, Makoto Shinkai, 2016 : Deux adolescents, que tout oppose échangent de corps pendant leur sommeil sans d’explication logique. Entre la ville et la campagne, au gré des saisons, une relation s’instaure entre eux, jusqu’à se qu’ils décident de se rencontrer en vrai Peut aussi entrer dans le menu Fly me to Saitama. Film animé (Netflix)
  • Japon, la voie du thé, Geo reportages, 2019 : Au printemps, le Japon tout entier attend le first Flush, la première cueillette du noble Sencha, thé vert cultivé dans l’île de Kyushu. Kazuo Watanabe lui a consacré toute sa vie et caresse le rêve de produire le meilleur thé du Japon. Documentaire payant. (Amazon Prime vidéo)

Japan Pop

Monter sur scène avec les idols (musique, amitié, Otaku)

Carole et Tuesday, Shin’ichirô Watanabe, 2020 (Netflix)

Résumé : Adaptation du manga éponyme en série animée de 24 épisodes. Dans un monde futuriste où la population a émigré vers la planète Mars, Carole rencontre la riche Tuesday. Les deux jeunes filles que tout oppose réalisent qu’elles forment le duo ..

Mon avis : Je n’ai pas lu le manga, mais j’ai été séduite par ce duo musical. Même si je sens que cela ne va pas être très joyeux, j’ai envie de les suivre dans leur route vers le succès.

Autres propositions :

  • Back Street Girls Gokudolls, 2019 : Série animée de 10 épisodes. En punition d’une grosse erreur, trois Yakuzas sont contraints de se transformer physiquement pour former un girls band et investir la scène J-Pop underground. Mais s’ils ont changé de corps, ils n’en restent pas moins des yakuzas, et des hommes, ce qui occasionne des scènes hilarantes. (Netflix)
  • Reframe, Theater experience with you, 2019 : retransmission du concert du groupe de J-Pop Perfume au Line Cube Shibuya, recrée sous forme de film. (Netflix)

Sangoku, Cat’s eyes et les autres ( Rétro, adapté en anime, manga des années 80)

Cobra Kai, Josh Heald, 2018 (Netflix)

Résumé : Dans le retour très anticipé de deux personnages emblématiques, les rivaux de la saga légendaire Karate Kid sont réunis 30 ans après les événements du Tournoi de Karaté All Valley de 1984. Habitant à présent dans le quartier aisé d’Encino, Daniel LaRusso (Ralph Macchio) mène une vie enviable avec sa superbe famille, tout en étant à la tête d’une chaîne de concessions automobiles à succès dans la vallée. De son côté, son adversaire du lycée, Johnny Lawrence (William Zabka), dont la vie a basculé dans la précarité, cherche à se racheter en rouvrant le célèbre dojo de karaté Cobra Kai. Leurs vies se croisent inévitablement et la rivalité est relancée, mettant en place la nouvelle génération de “karate kids”

Mon choix : Certes, c’est nanardesque et ça touche de loin le Japon avec le Karaté. Mais cela joue à fond sur les années 80 et le culte d’un film, et cela interroge la pseudo-spiritualité du karaté pour les occidentaux. Rien que pour ça, je vais regarder cette série en 30 épisodes. 🙂

Autres propositions :

  • City Hunter, La mort de City Hunter : Un film animé sur la série Niki Larson, je dis Oui. Netflix en propose 6 à son catalogue. Dans celui-ci, Niki et Laura héritent d’une grosse affaire concernant une célébrité locale, mais les apparences vont s’avérer trompeuses… (Netflix)
  • Niki Larson, la série animée, 1987 : Nicky Larson est un détective privé qui se charge de résoudre les affaires les plus impossibles et dangereuses qui soient : protection, filatures… de préférence si la commanditaire est une femme. Ce redresseur de tort obsédé mais néanmoins efficace, est assisté de Laura, la petite soeur de son défunt partenaire. Série animée (Amazon prime vidéo)
  • Olive et Tom le retour, 2001 : Série animée issue du manga Captain Tsubasa. Olivier, qui est devenu joueur professionnel de football au Brésil, se remémore sa jeunesse. Il se souvient comment, lorsque sa passion dévorante pour le football a commencé, il a intégré l’équipe de Nankatsu. (Amazon Prime Vidéo)

C’est l’heure du duel ( affrontement, jeux-vidéos, robots)

Ghost in the Shell, Rupert Sanders, 2017 (Amazon Prime)

Résumé : Dans un futur proche, le Major est unique en son genre: humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir la combattre. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on la lui a volée. Rien ne l’arrêtera pour comprendre son passé, trouver les responsables et les empêcher de recommencer avec d’autres.

Mon choix : Basé sur le manga et l’anime éponyme, le film de Rupert Sanders a fait scandale parmi les fans à sa sortie car il propose une actrice occidentale pour jouer une héroïne japonaise. Ayant vu l’anime, je suis curieuse de découvrir cette version avec Scarlett Johansson dans le rôle titre.

Autres propositions :

  • Violet Evergarden, Kana Akatsuki, 2017 : Série animée en 13 épisodes sur une héroïne amnésique et dont on a remplacé les bras par des prothèses mécaniques, qui cherche à retrouver un sens à sa vie après la guerre en devenant rédactrices de lettres. (Netflix)
  • Final Fantasy XIV Dad of Light, 2017 : Série en 8 épisodes sur un père et son fils qui tentent de renouer des liens en jouant ensemble à Final Fantasy XIV. Basée sur une histoire vraie. (Netflix)
  • Gambling School, 2017 : Série animée en 24 épisodes où une nouvelle élève ambitieuse arrive dans une école spécialisée dans les jeux d’argent. Son objectif : faire sauter la banque ! Une pure comédie japonaise. Et si vous voulez en voir plus, il y a même un film tourné en mode réel. (Netflix)
  • Food Wars, Yuuto Tsukuda, 2015 : Série animée en 86 épisodes tirée du manga éponyme, où un ado cuisinier intègre une école de chefs prestigieuses. De combats de chefs en recettes de cuisine, une série comique à savourer aux petits oignons (Netflix). Peut aussi entrer dans le menu Tokyo By Night pour la partie culinaire.

Cosplay à Harajuku

Atelier, 2015 (Netflix)

Résumé : Tokita Mayuko se prépare à entrer dans la vie active. C’est un travail dans le monde de la lingerie qui l’attend et lors de son premier jour de travail, un magnifique défilé est organisé par la direction. Elle s’aperçoit rapidement qu’elle ne pourra pas tenir longtemps dans ce nouveau travail si elle ne reçoit pas d’aide de ses collègues de bureau, d’autant que la patronne Mayumi Nanjō est très exigeante…

Mon choix : Drama japonais en 13 épisodes, Atelier est une forme de Diable s’habille en Prada version japonaise dans l’univers de la lingerie artisanale de luxe. On y suit une jeune stagiaire, obsédée par les tissus, qui doit s’intégrer dans la petite entreprise familiale et tout apprendre d’une patronne digne d’Anna Wintour. La série montre également combien il est difficile pour les femmes japonaises de monter sa propre entreprise dans une société très patriarcale. Peut aussi convenir pour le menu Gambate ! sur le monde du travail.

Autres propositions :

  • Queer Eye, Bienvenue au Japon, 2019 : La Dream Team se rend au Japon afin de relooker des Japonais un peu perdus dans leur style et leur vie. Série en 4 épisodes à ne pas regarder avec sérieux (Netflix) 😉

Le Japon d’Aujourd’hui

Fly me to Saitama (Vie à la campagne, village, vieillesse)

Fly me to the Saitama, Hideki Takeuchi, 2019

Résumé : Dans un Japon alternatif, les personnes originaires de Saitama sont persécutées et cachent leur origine. Tous espèrent l’abolition des visas pour parvenir à la métropole sans être arrêtés. À Tokyo, Momomi Hakuhodo (Fumi Nikaidō) est un lycéen très populaire, fils du gouverneur de la ville et président du conseil des élèves de la prestigieuse académie Hokuhodo. Il rencontre un jour Rei Asami (Gackt Camui), de retour de ses études aux États-Unis. Ils sont attirés l’un envers l’autre mais Asami est originaire de Saitama.

Mon choix : Je ne pouvais pas aborder ce sous-menu sans expliquer son titre ! Ce film est une comédie nanardesque japonaise autour de la préfecture de Saitama, autrement dit, la campagne située après Tokyo, où il n’y a absolument rien à faire. Forçant sur les clichés plouc de la région, on suivra deux histoires en parallèle : celle du Japon alternatif indiquée dans le résumé et celle d’une famille arrivée à Saitama qui écoutent ladite histoire à la radio. Un film jubilatoire.

Autres propositions :

  • Souvenirs de Marnie, HirosamaYonebayashi, 2015 : Anna, jeune fille solitaire, vit en ville avec ses parents adoptifs. Un été, elle est envoyée dans un petit village au nord d’Hokkaïdo. Dans une vieille demeure inhabitée, au coeur des marais, elle va se lier d’amitié avec l’étrange Marnie…Film animé du Studio Ghibli (Netflix)
  • Souvenirs goutte à goutte, Isao Takahata, 2007 : Taeko, une jeune femme de 27 ans, critique littéraire dans un journal à Tokyo décide de prendre un congé sabbatique en retournant dans sa campagne natale afin d’aller à la recherche des souvenirs de son enfance. Film animé (Netflix)
  • L’été de Kikujiro, Takeshi Kitano, 1999 : Masao a 9 ans et s’ennuie. Ce sont les grandes vacances et tous ses copains sont partis. Même le club de foot a fermé ses portes. Dans la maison vide de sa grand-mère qui l’élève, Masao trouve une photo de sa mère, qu’il ne connaît pas. Il se met alors en tête de partir à sa recherche. Son sac sur le dos, il prend la route et rencontre Kikujiro, quinquagénaire cabotin et roublard. Commence alors un voyage peu ordinaire, émaillé de rencontres insolites (Arte vidéo, Film disponible jusqu’au 29/04)
  • I wish (Nos voeux secrets), Hirokazu Kore-Eda, 2012 : Sur l’île de Kyushu, deux frères sont séparés après le divorce de leurs parents. L’aîné, Koichi, âgé de 12 ans, part vivre avec sa mère chez ses grands-parents au sud de l’île. Son petit frère, Ryunosuke, est resté avec son père, guitariste rock, au nord de l’île. Lorsqu’un nouveau TGV relie enfin les 2 régions, Koichi et son jeune frère organisent clandestinement un voyage avec quelques amis jusqu’au point de croisement des trains, où un miracle pourrait, dit-on, se produire… Film payant (Amazon prime vidéo)

Gambatte ! (vie d’entreprise, harcèlement, racisme)

Aggretsuko, Rarecho, 2017 (Netflix)

Résumé : Insatisfaite de son travail de bureau ingrat, Retsuko la petite Panda rousse surmonte les tracas du quotidien en chantant du death metal à tue-tête dans un bar karaoké

Mon choix : Série animée en 30 épisodes, Aggretsuko nous montre l’envers du décor de l’entreprise japonaise pour les femmes : patrons sexiste, heures supplémentaires à n’en plus finir. Alors quand elle commence à péter un plomb, Aggretsuko se rend discrètement dans un karaoké et chante du heavy métal, ce qui lui permet de relâcher la pression. Au fil des jours, son travail de comptable va lui peser et elle va s’efforcer de trouver une sortie de secours, ce qui ne va pas aller sans heurts… Ce dessin animé tout mignon soulève avec justesse de nombreux problèmes des employés japonais et invite à la réflexion sur ce qu’est la définition du bonheur, tout en restant drôle.

Autres propositions :

  • Kantaro, the sweet tooth salaryman, 2019 : Commercial dans une maison d’édition haut de gamme, Kantaro ne s’attarde jamais chez ses clients. Sa seule passion : la quête secrète de sucreries exquises…Série en 12 épisodes. (Netflix)

Souvenirs de lycée (Univers scolaire, adolescence, romance, light novel)

Loin de moi, près de toi, Junichi Sato, 2020 (Netflix)

Résumé : Une collégienne se transforme en chat pour attirer l’attention d’un garçon, sans se rendre compte que la frontière entre l’humain et l’animal s’estompe peu à peu.

Mon choix : Dans le même esprit que Le Royaume des chats, une romance toute douce entre deux collégiens avec une pointe de fantastique.

Autres propositions :

  • Je veux manger ton pancréas, Shin’ichirô Ushijima, 2018 : Sakura est une lycéenne populaire et pleine de vie. Tout l’opposé d’un de ses camarades solitaires qui, tombant par mégarde sur son journal intime, découvre qu’elle n’a plus que quelques mois à vivre… Unis par ce secret, ils se rapprochent et s’apprivoisent. Adaptation du manga éponyme, film animé.(Netflix)
  • Good morning call, 2016 : Une lycéenne s’installe enfin dans son appartement, mais elle a pour colocataire le garçon le plus populaire du lycée, et personne ne doit savoir qu’ils vivent ensemble. Série comique en 27 épisodes. (Netflix)
  • Great Teacher Onizuka, Nishizono Satoru, 1999 : Un jeune enseignant de lycée, ancien voyou, se retrouve responsable d’une classe particulièrement difficile dont les élèves ne respectent plus aucun professeur. Parce qu’il parvient à les comprendre et à se mettre à leur niveau, il arrivera non seulement à leur tenir tête, mais aussi à les aider…Série animée en 43 épisodes, tirée du manga éponyme.
  • One step, Michael williams, 2020 : Tadashi, voyant une fille de son école assise seule sur la plage tout les jours devient déterminé à savoir pourquoi. Un drama japonais très réaliste, portrait de la vie de millers de jeunes écolières au Japon. Film drame (Amazon prime vidéo)

Tokyo by night (Mafia, gastronomie, prostitution, LGBTQIA+)

Tokyo Girl, Yuki Tanada, 2016 (Amazon Prime)

Résumé : La vie d’Aya, de son arrivée à Tokyo, à l’âge de 23 ans, jusqu’à ses 40 ans. Entre sa carrière professionnelle et ses amours, la jeune femme a sans cesse dû s’adapter au fil des années aux multiples situations difficiles auxquelles elle a été confrontée.

Mon choix : Je suis tombée par hasard sur cette série en 11 épisodes et malgré les sous-titres en anglais, je l’ai dévorée en deux soirées. C’est en toute connaissance de cause que je vous conseille ce petit bijou. A travers l’histoire d’Aya, on retrouve le rêve de toutes les femmes de province de monter à la capitale pour trouver une vie parfaite : job de rêve, appartement luxueux, petit-ami puis mari et surtout la vie effrénée et dynamique de Tokyo, bien différente de la campagne. Aya, va vouloir toutes ces choses, en obtenir certaines mais s’interrogera surtout sur ce qui la rend heureuse. La série propose une réflexion universelle sur ce qui fait notre bonheur, tout en nous montrant les différents quartiers de Tokyo et les difficultés éprouvées par les femmes japonaises à allier vie de famille et vie professionnelle dans une société fortement patriarcale.

Autres propositions :

  • Midnight dinner, Tokyo stories, 2016 : adaptation en série du manga La cantine de Minuit. On suit le quotidien du chef d’un restaurant de quartier ouvert la nuit et la vie de ses différents clients dans une ruelle de Tokyo. Outre les recettes de cuisine, l’ambiance est douce et amusante. Série en 20 épisodes (Netflix).
  • Samurai gourmet, 2017 : Jeune retraité, Takeshi retrouve son appétit de vivre et sa passion pour la nourriture en se connectant à son guerrier intérieur et en écoutant ses désirs. Mais son guerrier intérieur va aussi sortir lui donner un coup de main quand cela est nécessaire. Série comique en 12 épisodes (Netflix)
  • Sonatine, mélodie mortelle, Takeshi Kitano, 1996 : Bras droit du chef yakuza Kitajima, Murakawa est un homme brutal, éliminant froidement ceux qui se dressent en travers de sa route. Sans pitié, mais aussi sans passion, il aspire à une nouvelle vie. Appelé sur l’île d’Okinawa, il part avec ses hommes pour venir en aide au clan Nakamatsu en guerre contre le gang rival Anan. Film dramatique.
  • Tokyo Godfathers, Satoshi Kon, 2003 : A Tokyo, pendant les fêtes de Noël, trois amis sans abri trouvent un bébé abandonné et une mystérieuse clé annonciatrice de folles aventures. Un film anime très humain dans la ville capitale tentaculaire japonaise.
  • Big in Japan Tokyo edition, Lachlan McLeod, 2018 : Trois cinéastes australiens se lancent dans une mission visant à se faire connaître à Tokyo. En chemin, ils rencontrent plusieurs personnes excentriques qui sont devenues célèbres au Japon en tant qu’étrangers. Un film documentaire qui décrypte le principe de popularité et d’originalité au Japon. (Amazon Prime video)

Publié dans Veille littéraire du net

And my watch begins #25

Au sommaire de cette veille littéraire du net : plusieurs challenges littéraires pour bien commencer l’année, mon retour sur Les chroniques de Bridgerton, un podcast sur Hayao Miyazaki, un article sur Stephen King et ses adaptations de livres au cinéma, un concours d’écriture sur la romance, une créatrice de créatures magiques

L’article de la semaine

Sur Actualitté, j’ai repéré fin décembre un article amusant traduit du New York Times, dans lequel Stephen King donnait son avis sur les adaptations en films ou en série de ses livres. J’ai ainsi appris que le Maître du Fantastique détestait la version de Shining réalisée par Stanley Kubrick, et le film Tommyknockers de John Power. J’ai découvert que la série Under the Dome a été arrêtée parce que CBS qui produisait le show voulait du remplissage pour tenir ses cases horaires… Bref, quelques anecdotes bien sympathiques agrémentées des bande-annonces des films pour te donner l’envie de revoir certains films comme ça, la version de 1980, emblématique et la préférée de l’auteur.

Cela a été aussi l’occasion pour moi de découvrir qu’il y avait des adaptations que je ne connaissais pas, comme celle de Mr Mercedes, visiblement assez confidentielle aux Etats-Unis, même si elle est de qualité. Ou encore de Castle rock par Canal + en série, dont la deuxième saison n’a pas abouti au grand regret de King. Si tu aimes le Fantastique et Stephen King cela pourra t’intéresser. 🙂

La série TV du moment

J’en parlais dans ma watch #24 avant les fêtes, La Chronique des Bridgerton est LA série à ne pas rater sur Netflix en ce moment si tu aimes l’univers de Jane Austen et Gossip Girl. Je l’ai regardé en deux jours pendant les vacances de Noël et j’en suis ressortie mitigée.

En soi, c’est un très bon divertissement. La série bénéficie de somptueux décors intérieurs et extérieurs dont la ville anglaise de Bath, théâtre de la vie aristocratique et de certains romans de Jane Austen. Les costumes sont magnifiques pour certains, un peu exagérés pour d’autres mais toujours très pimpants. Il ne faut pas considérer la série dès le départ comme une reconstitution historique fidèle de l’époque régence, mais plutôt comme une uchronie qui s’en inspire. Ce qui explique que les costumes ne sont pas d’époque et que la reine est noire. Car c’est un autre des points forts de la série : proposer des héros qui sont noirs et plusieurs couples interraciaux parfaitement assortis. C’est plutôt rare, et cela se justifie aussi dans la fiction : La reine noire a épousé le roi blanc et les anciens esclaves se sont vus attribuer des titres et monter les échelons de l’aristocratie dans cette Régence uchronique. J’ai trouvé cela plutôt ingénieux. Un autre point fort est l’enquête pour deviner qui est Lady Whistledown, sorte de corbeau narrant les potins de l’aristocratie dans des gazettes digne de Voici, et influençant par ses commérages l’avenir de certaines familles bien nées. Certains passages sont drôles, d’autres plus dramatiques. Pour finir, la fratrie Bridgerton est intéressante car chacun a une personnalité propre, dont les frères tiraillés entre devoir et envies ou une soeur versée dans la libération féminine.

Cependant, malgré une qualité de réalisation et le plaisir que cela m’a procuré, j’ai tiqué sur certains détails comme des scènes de sexe qui n’en finissent pas dans un ou deux épisodes, nous faisant plonger dans un Cinquante Nuances de Grey pour adolescents. J’ai aussi peu apprécié l’intrigue aux grosses ficelles qui nous est servie autour de l’histoire d’amour des deux héros et surtout le thème du féminisme abordé pas très finement par la soeur de l’héroïne et l’héroïne elle-même. On sent qu’il s’agit bien d’une adaptation de livres de la Collection Aventures et Passion chez J’ai lu.

En conclusion, si tu as envie de regarder cette série, prend la comme un divertissement et rien d’autre, tu t’amuseras bien. Si par contre, tu es fan de reconstitution historique, passe ton chemin, tu vas faire une crise cardiaque !

Les challenges littéraires du mois

De nombreux challenges littéraires ont fleuri depuis le 1er janvier, aussi j’ai dû faire un choix pour t’en proposer quelques uns auxquels je vais participer par la suite :

Le Projet Ombre, qui prend la relève du projet Maki, centré sur la lecture de Nouvelles, novella et novelettes. Il est mené par la blogueuse et écrivain Manon d’Ombremont du blog Ombrebones. Le but est de mettre en avant et de lire le plus de nouvelles possibles en un an. Il n’y a pas de menus mais quatre paliers en fonction de l’objectif que l’on souhaite atteindre : L’ombre du Palmier, L’ombre à la douzaine, Le doublé de l’ombre et L’ombre acharnée. Des missions mensuelles agrémentent le challenge si l’on est joueur sur des thématiques de lecture : lire une nouvelle de Science-Fiction, ou qui parle du Carnaval ou du cirque, ou d’un auteur/rice francophone, etc… L’ensemble du challenge est complété par un concours pour gagner des livres en lien avec le nombre de lectures et les missions réalisées. Le challenge se valide par diffusion d’une chronique sur sa lecture ou un commentaire sur un réseau social littéraire (ex : Babelio, livraddict…) et en signalant sa lecture sur un google form prévu par Manon afin de compter les points. Si le challenge t’intéresse, tu peux t’inscrire sur le blog d’Ombrebones en déposant un commentaire sous son article de présentation qui recense les détails que je n’aurais pas mentionnés. Manon a également réalisé un article qui recense les éditeurs de nouvelles si tu ne sais pas où les chercher. Le challenge début le 3 janvier 2021 et se termine le 3 janvier 2022.

Le challenge des Littéravores organisé par Justine, fondatrice du club Lecture Les littéravores, sur le blog Un coin de bouquin se déroule également sur une année. Mais il n’est pas question de mettre en avant un genre. Il s’agit plutôt de s’amuser autour de thématiques littéraires et de sortir de sa zone de confort de lecture. Le challenge s’articule autour de 100 idées de lecture allant d’un genre, à un thème ou encore des trucs farfelus comme « Un livre dont la page 100 finit par un point » ou « un livre trouvé dans une cabane à livres ». Il comporte deux niveaux de difficultés : mettre un livre dans plusieurs catégories ou dans une seule. Tu dois choisir le nombre de livres que tu penses lire dans l’année sur la base de ces 100 propositions pour te donner une idée de palier à atteindre. Je le trouve intéressant car les thèmes sont faciles et il permet par la suite d’être croisé avec son bilan de lectures annuelles. En plus, Justine propose un tableau excel récapitulatif avec les 100 thèmes du challenge pour suivre tes lectures ! Pas besoin d’inscription pour ce challenge, mais tu peux laisser un commentaire sur son article de présentation et tagguer #Challengeleslitéravores si tu publies sur Instagram pour lui faire un peu de pub. 😉

Enfin, j’ai découvert sur Instagram plusieurs challenges de lectures jeunesse qui s’adressent à des enfants, des parents d’enfants ou des enseignants (je ne sais pas trop à vrai dire). La plupart des challenges proposent des thématiques de lecture d’albums ou de livres jeunesse mensuelles et sur toute l’année. Il y a le challenge 52 albums jeunesse de Labibliodegabichou, mené par l’instagrammeuse et ancienne libraire Lamousme pour son fils « Gabichou » avec 52 propositions d’albums jeunesse et trois à quatre thèmes par mois. Mais aussi le défi #Lireenmaternelle2021 par les instagrammeurs LecturesdeKik et Lespetitsliserons orienté aussi sur 52 semaines, avec 4 à 5 thèmes par mois. Il est spécialisé pour les classes de maternelles car Lespetitsliserons est enseignante. Enfin, le challenge 1 mois/1 thème 2021 de l’instagrammeuse Chuutpetitslecteursoccupés propose comme son nom l’indique un thème de lecture par mois autour de la littérature jeunesse pour les 0-10 ans.

Pour ma part, n’ayant pas d’enfants, et n’étant ni enseignante ni bibliothécaire en contact direct avec le public, je vais participer aux deux premiers challenges mentionnés. Attends-toi à voir apparaître mes PAL dans les prochains articles. Cela te donnera peut-être des idées de lecture !

Le podcast de la semaine

France Culture consacre une série de 4 podcasts autour de la philosophie des films d’animations japonais Hayao Miyazaki. Il s’agit d’expliquer un peu le sens et l’inspiration de certains films du Maître de l’animation japonaise comme Ponyo sur la falaise, Porco Rosso, Princesse Mononoké et Nausicaä.

Dans chaque podcast, un invité différent est convié afin de décrypter un peu les films à travers le prisme de la philosophie, ponctué d’extraits audios des films. On y abordera des thèmes transversaux à l’oeuvre de Miyazaki : la transformation, l’animisme, l’écologie, la nature humaine, l’amour de l’Europe et du Japon…

Mais ce sera l’occasion aussi d’aller plus en détails dans l’analyse : Ponyo est une version revisitée de la Petite Sirène qui évoque l’écologie des mers, Porco Rosso aborde le fascisme italien et l’amour de Miyazaki pour les avions…

J’ai découvert que chaque détails des films étaient réfléchis comme l’utilisation du parapluie par Totoro comme instrument de musique, ou le bruitage qui apporte l’ambiance particulière.

J’ai trouvé dans le premier podcast que l’analyse du philosophe invité était très juste : Miyazaki nous propose des films qui peuvent avoir une vision japonisante avec une recherche d’un mode de rapport équilibré à la nature qui renoue avec l’animisme. Mais aussi une vision universelle, car ses films réussissent à nous toucher, au-delà du côté animisme, avec l’introduction d’éléments européens notamment ou les réflexions sur la nature humaine.

Chaque podcast dure 58 à 59 minutes chacun et est disponible jusqu’au 29 avril 2021 pour le premier podcast. Je t’invite à t’arrêter à la minute 53 en général, pour éviter d’écouter le journal de la philosophie, si cela ne t’intéresse pas.

Le concours d’écriture du moment

Si tu écris actuellement une romance, le concours organisé par les éditions Harper et Collins / Harlequin et sa Collection&H, pourrait t’intéresser ! Pour participer, ton histoire devra comporter les éléments suivants :

  • Etre une romance et avoir une fin heureuse (mais aussi quelques obstacles)
  • Il doit appartenir au sous-genre New Adult (=avec des héros âgés entre 25 et 35 ans)
  • Le manuscrit doit comprendre entre 300 000 et 500 000 signes.
  • Et il doit être envoyé avant le 15 mars sur le site de Harper et Collins, rubrique Manuscrits.
  • L’objet de l’email doit être « Concours Serieously »

Qui a-t-il à gagner ? Tout simplement une publication de ton histoire en version papier ou numérique chez l’éditeur Harper et Collins / Harlequin ! Alors si tu as l’envie et l’inspiration, n’hésite pas à participer ! 🙂

L’artiste de la semaine

J’ai fait la connaissance de la boutique Le Petit Peuple Caché la semaine dernière, via l’illustratrice Juliette Amadis (dont je t’ai déjà parlé dans une veille précédente). Il s’agit d’une créatrice de petites créatures magiques réalisées en pâte polymère qui débute sur Etsy, mais qui propose déjà un univers amusant et sympa, agrémenté d’histoires sur ses personnages. Ses réalisations ont l’air de qualité et ont de bons retours sur sa boutique.

Sur sa page instagram, elle a commencé à raconter l’histoire de chacun de ses personnages, tout en décrivant son entreprise et c’est très amusant. Tu apprendras ainsi concernant les champignons que « Pour accéder au rang de Maître, le Chiampi se doit de commettre un fait d’arme approuvé par le Manitou Suprême de sa Confrérie, entraînant par conséquent divers incidents et catastrophes «  (extrait du post sur les champignons). Ou encore que le Gragül, mi-troll mi-gnome est « plutôt affectueux et timide malgré sa tête de bouledogue patibulaire… »

Personnellement, je suis très fan de ses pousses de bébé mandragores qui sont absolument mignonnes et des champignons Maîtres Chiampis espiègles !

Si son travail t’intéresse, n’hésite pas à consulter sa page Instagram ou sa boutique Etsy. 😉

Voilà, ma veille est terminée. N’hésite pas à m’indiquer en commentaire tes propres trouvailles pour la beauté du partage. Si tu as raté mes autres watch, tu peux les retrouver ici.

Galette des rois et challenges littéraires,

A.Chatterton

Publié dans Veille littéraire du net

And my watch begins #22

Au sommaire de cette veille littéraire du net : une attestation de déplacement très Potterienne, 2 projets de financement participatifs sur les femmes écrivains façon pulp ou sur un grimoire abominable, un appel à texte spécial frissons, un événement live sur l’homoromance, des fonds d’écrans gratuits issus de collections patrimoniales, deux concours pour gagner des livres, une nouvelle série inspirée de l’univers de Jane Austen et une créatrice de mignonneries

Les cadeaux de la semaine spécial confinement

Marre des attestations de sortie ? Fan d’Harry Potter ? Laisse-moi te proposer une attestation de déplacement magique réalisée par Hermione Granger elle-même ! Créé sur Potterland, disponible sur Poudlard.org, à toi les sorties validées par la ministre de la Magie ! Tu pourras justifier des déplacements suivants : pour effectuer des achats de première nécessité au chemin de traverse, pour aller à Sainte Mangouste suite à des problèmes de santé, pour déposer ton enfant au Poudlard express, ou tout simplement pour aller jouer Quidditch ou promener ton Hippogriffe… Un peu d’humour fait du bien en cette période et je ne saurais remercier le créateur de cette petite merveille. Par contre, j’aimerais bien voir la tête des policiers si c’est celle-ci qu’on leur présente plutôt que l’officielle… 🙂

Peut-être travailles-tu depuis chez toi depuis le début du confinement et qu’à l’occasion, tu pratiques la réunion par visioconférence… Si jamais tu souhaites cacher ton bordel apparent situé derrière toi pendant lesdites réunions, le blog de Gallica, associé à la BNF te propose de télécharger des fonds d’écran gratuits… issu d’illustrations présentes dans les collections patrimoniales. Il suffit de faire un clic droit pour télécharger l’image. En revanche, si l’idée est bonne, je n’ai toujours pas trouvé comment l’intégrer comme fond derrière moi pendant la visio. Si jamais tu es un petit génie dans ce domaine, fais-moi signe ! :p

Pendant le premier confinement, j’ai pris 4 kilos. Et si on profitait de ce nouveau confinement pour essayer de nouvelles recettes et essayer de manger équilibré pour une fois ? La blogueuse de Salut les Confinés te propose de télécharger gratuitement son ebook de recettes de cuisine. Tu y trouveras des conseils pour réaliser des repas simples et équilibrés, des recettes de Batch Cooking, des idées de listes de courses avec des recettes sans four, pour la majorité végétariennes. Si tu souhaites le télécharger, c’est ici. 😉

L’appel à textes du moment

…provient des éditions Gulf Stream ! Profitant du confinement, certains se sont mis à écrire un roman (c’est d’ailleurs mon cas). La maison d’édition surfe sur la vague en cherchant des textes destinés aux 13 ans et +, sans contrainte de genre, pour inaugurer leur nouvelle collection jeunesse intitulée Spooky : des livres pour trembler. Le texte doit comprendre au minimum 270 000 caractères, avec les espaces, et au maximum jusqu’à 500 000 signes. La date butoir pour rendre son texte est le 31 janvier 2021. Pour envoyer ton manuscrit, rend-toi sur la page contact de la maison d’édition en renseignant « Spooky » dans la case des thèmes. Plus de renseignements ici pour les détails de l’appel à texte.

La nouvelle série à découvrir

Bande annonce VF de la Chronique des Bridgerton (Netflix)

Netflix va sortir pour le 25 décembre une nouvelle série historique intitulée La chronique des Bridgerton, basée sur les romans de Julia Quinn. Il s’agit d’une romance sur fond de saga familiale oscillant entre l’univers de Jane Austen et celui de la série Gossip Girl. Nous suivrons les aventures de Daphné Bridgerton, jeune fille de bonne famille qui se cherche un mari mais aussi l’amour. Elle va rencontrer le Duc d’Hastings, parti très convoité. Mais dans l’ombre, une certaine Lady Whistledown dévoile les secrets les plus vils de la Haute-Société anglaise, et s’acharne sur les deux jeunes gens via un journal à scandale.

Une première saison de 8 épisodes de 60 minutes pour le moment est prévue et donne déjà envie. Entre l’identité secrète de Lady Whistledown, la romance qui semble poindre entre les deux héros et une très libre adaptation de l’époque Régence, j’attends avec impatience sa sortie ! Fan de romance ? Je te donne rendez-vous le 25 décembre pour regarder avec moi sur Netflix cette nouvelle série. 😉

L’évènement de la semaine

Dimanche 22 novembre, à partir de 15h, rendez-vous sur Twitch avec l’association Event Yaoi pour parler …d’homoromance lycéennes ! Autrement dit, des romances homosexuelles dont l’action se déroule dans un lycée. En dépit de l’annulation de leur évènement IRL la Y/con , l’association te propose 3h30 de tables-rondes, d’interviews, de surprises… Deux conférences ont retenu mon attention dans leur programme : Les romances lycéennes BL et GB : reflet d’une réalité ou fantasme ? Et Ecrire une romance lycéenne quand on n’est plus au lycée. Les détails de la programmation sont disponibles sur leur page facebook, mais sache qu’ils recherchent déjà des chroniqueurs littéraires pour produire de courtes vidéos pour présenter un coup de coeur. Alors tenté(e) ? 🙂

Les concours instagram du moment

J’ai noté deux concours intéressants cette semaine pour gagner des livres :

Sur la page Instragram de Itsmylifebook, tu peux gagner le roman L’année de grace de Kim Liggett paru chez Casterman, etdont j’ai déjà entendu beaucoup de bien. Il s’agit d’une dystopie où les jeunes filles sont bannies à l’âge de 16 ans en forêt pour une année, afin d’évacuer leur « magie » et pouvoir réintégrer la communauté. Rien que le résumé est intriguant. Pour ce concours, il te faudra t’abonner à la page instagram de la blogueuse et celui de la maison d’édition, commenter la publication en invitant un à deux amis et partager le post en story en identifiant la blogueuse. Le concours est ouvert jusqu’au 22 novembre et le tirage au sort du gagnant aura lieu le lendemain en story.

Si tu préfères les romances de Noël, sur la page Instagram de Chromopixel, tu peux gagner le roman Les étoiles brillent plus fort en hiver de Sophie Jomain aux éditions Charleston… ou un roman poche de ton choix. Pour participer, il faut s’abonner à la page insta de la blogueuse, commenter en publication le lot que tu préfères. Le concours s’arrêtera le 21 novembre minuit. Bonne chance ! 🙂

Les financements participatifs de la semaine

Ils avaient déjà remporté un vif succès avec leur première campagne de publication de l’Abominable, innommable grimoire. Les illustrateurs Arsenic et Boule de Gomme reviennent avec une seconde campagne pour te permettre d’acquérir à nouveau cet affreux (et ô combien magnifique !) artbook autour des monstres sur Ulule en version augmentée. Si tu es fan de créatures de l’imaginaire effrayantes, ce financement participatif est fait pour toi ! A découvrir : un fabuleux livre de 208 pages regorgeant d’illustrations magnifiques et horrifiques. Le premier pallier est à 46 euros pour un livre relié et au-delà, tu peux acquérir une version luxe et des goodies. Le premier pallier te permet d’accéder aussi à une loterie pour gagner d’autres lots. Pour lire un extrait ou découvrir les goodies qui accompagnent ce bel objet, rends-toi sur la page Ulule du projet. Le projet est encore disponible pendant 30 jours. Et si tu ne connais pas encore l’univers d’Arsenic et Boule de Gomme, je t’invite à visiter leur site internet.

Un autre projet sur Ulule est en cours et tout aussi passionnant : L’édition d’une nouvelle Saison de l’étrange intitulée La ligue des écrivaines extraordinaires, La Relève. Inspiré des Pulp, des comics, des séries B, des récits d’aventure et d’horreur, on te propose de participer à la publication de romans mettant en scène des écrivaines ayant existé, mais sous la forme de super-héroïnes.Virginia Woolf, Renée Dunan et SelmaLagerlöff devront ainsi lutter contre différentes forces diaboliques. Les 3 romans sont écrits par des femmes : Laurianne Gourrier, Sushina Lagouje et George Spad ce qui change de ce type d’histoire et pourra apporter un nouveau point de vue littéraire sur les personnages féminins. Les paliers débutent à 20 euros pour la version numérique des trois romans puis 30 euros pour la version papier. Le projet prend fin dans 27 jours et est lancé par les éditions Les Moutons électriques qui ont déjà réalisé les campagnes précédentes : La ligue des écrivaines extraordinaires avec en vedette Jane Austen, les soeurs Brontë, Mary Shelley, mais aussi Les saisons de l’étrange, Les saisons de l’épouvante… Des projets qui sortent de l’ordinaire avec des couvertures chatoyantes et la mise en valeur d’auteures. Moi je fonce !

La créatrice de la semaine

Mandragore de bibliothèque

J’adore les objets mignons et Nelimae propose des créations qui me ravissent toujours. Depuis 2014, cette charmante créatrice réalise des bijoux, des petites figurines, des objets de décoration et des badges avec toujours un esprit kawaï et geek. C’est chez elle que j’ai trouvé ma mandragore de bibliothèque (qui tient compagnie à ma souris et ma limace de bibliothèque). A des prix très abordables, et souvent réalisés en pâte polymère ou en résine époxy de très bonne qualité, il y a toujours un cadeau à faire ou à se faire chez Nelimae. Ses influences ? Harry Potter, les films de Miyazaki, la Fantasy, l’imaginaire Geek, les mangas…

Pour découvrir un peu plus son univers, je t’invite à visiter sa page Instagram, sa page facebook et son compte sur Ungrandmarché.fr pour passer une commande. J’espère qu’elle fera des figurines spéciales pour Noël cette année. Ce serait un beau cadeau sous mon sapin !

Voilà, ma veille est terminée. N’hésite pas à m’indiquer en commentaire tes propres trouvailles pour la beauté du partage. Si tu as raté mes autres watch, tu peux les retrouver ici.

Attestation et mignonneries,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Mes séries fétiches à regarder à l’Automne

Les feuilles tombent, le brouillard se lève et je n’ai qu’une envie : me blottir dans le canapé sous un plaid avec un Spice Latte en regardant une série. Envie de frissonner ? Envie de cocooner ? J’aime bien les deux. Je te propose quelques titres si tu es en panne d’inspiration. Sors le pop-corn, c’est l’heure du film !

Les séries pour se faire peur

American Horror Story saison 3 Coven, relate le rassemblement et l’éducation de jeunes sorcières du XXIème siècle aux pouvoirs incontrôlables, dans un pensionnat de la Nouvelle Orléans. Sauf que… la « Suprême », autrement dit la chef, âgée et malade, ne souhaite pas laisser sa place à la future jeune sorcière destinée à lui succéder. Comme personne ne sait qui est la potentielle nouvelle suprême, toute la saison va consister à deviner son identité. En parallèle, nous ferons connaissance avec Marie Laveau, une sorcière vaudou légendaire de la Nouvelle Orléans qui hait les sorcières blanches, ainsi que Marie-Delphine Lalorie, une ancienne bourgeoise franco-créole accusée d’avoir torturé des centaines d’esclaves noirs au XVIIIème siècle. Plus que de l’effroi, c’est surtout de l’horreur qu’à suscité chez moi cette troisième saison avec des scènes gores, un viol, un tueur en série, etc… Ceci dit, malgré l’hémoglobine, des longueurs et un scénario parfois digne d’un mauvais remake de The craft, j’ai apprécié l’ambiance très sorcière et les sujets sérieux abordés derrière le paranormal comme la vieillesse, le racisme ou l’amour filial. Pour information, American Horror Story est une série dont les saisons peuvent se regarder séparément, et avec souvent le même casting d’acteur dans les rôles principaux. J’ai également adoré la saison 2 intitulée Asylum, qui est plus flippante car centrée sur un asile psychiatrique avec un tueur en série et des monstres. 😉

Penny Dreadful commence à dater un peu, mais reste pour moi un incontournable en cette période de l’année. On y suit, sur trois saisons, une équipe digne de la ligue des gentlemen extraordinaires : Vanessa Ives au charme vénéneux, Sir Malcolm un riche aristocrate, Ethan Chandler un tireur hors pair et Victor Frankenstein, un jeune Docteur qui a commencé ses expérimentations de résurrection… Ensemble, ils vont essayer de retrouver Mina, la fille de Sir Malcolm qui a mystérieusement disparu et découvrir une lourde menace qui pèse sur un Londres Victorien noir et brumeux. Vampires, exorcismes et loups-garous seront au programme, ainsi que des personnages de légende : un Dorian Gray plus vrai que nature, Van Helsing, LA créature de Frankenstein,… J’ai apprécié la tension qui règne tout au long des premières saisons, le mystère qui entoure Vanessa Ives, les sujets de société abordés comme la condition féminine sous l’époque victorienne, l’immortalité… J’ai moins apprécié le jeu d’acteur de Eva Green qui s’enfonce dans la folie de façon lassante dans la saison 2. Malgré tout, cela reste une série délicieusement gothique qui te fera trembler dans ton canapé ! A noter qu’un spin off intitulé Penny Dreadful City of Angels est sorti cette année avec une action située à Los Angeles dans les années 30…

Cette semaine, j’ai découvert Kingdom sur Netflix. Il s’agit d’une série historique américano-coréenne qui mêle complots politiques et… zombies ! Tout commence par une mystérieuse maladie dont est atteint l’Empereur de Corée. L’Impératrice et son clan s’efforce de cacher son mal afin de conserver le pouvoir. Mais l’héritier illégitime de l’Empereur de Corée, le héros, va essayer de découvrir la vérité sur son père, ce qui va le forcer à fuir la Cour … pour battre la campagne avec son garde du corps. Ils vont tomber sur des zombies et essayer de les combattre… tout en s’efforçant de faire reconnaître la légitimité du Prince pour gouverner, alors que l’Impératrice est sur le point de donner naissance au futur Empereur. D’aventures en aventures, le Prince va gagner en notoriété auprès du peuple et devoir faire des choix difficiles. J’ai particulièrement apprécié tous les jeux de pouvoir présents dans la série, ainsi que la mise en scène des zombies qui est bien amenée et pas du tout nanardesque. Il y a une réelle tension à ce sujet dans toute la série et on se demande comment le héros va s’en sortir face cette invasion, en plus de tous ses autres problèmes. Par ailleurs, c’est la première fois que je regarde une série (à moitié) coréenne et j’apprécie particulièrement la mise en scène, complètement différente des films américains que j’ai l’habitude de voir. C’est un peu plus dramatique, les costumes sont différents (même si un peu trop propres à mon goût) et la manière de filmer aussi. Une petite parenthèse mi-zombie, mi-jeux politiques si tu es tenté. 🙂

Les séries cocooning

Ai-je déjà évoqué ma passion pour la série Un soupçon de magie (alias Good Witch en VO) ? Je pense que oui et dans un article assez long… Pour résumer, il s’agit d’une série dérivée de plusieurs téléfilms canadiens et mettant en scène Cassandra Nightingale, propriétaire d’une boutique de curiosité et d’un manoir Bed and Breakfast, dans une petite ville appelée Middleton. Pour résumer, Cassy aide quelqu’un dans chaque épisode à aller mieux grâce à ses talents de guérisseuse, de l’écoute, des proverbes, des cadeaux ou en lui faisant rencontrer la bonne personne. Car Cassy est une sorte de sorcière, mais en plus light que dans les autres séries. Elle ne jette pas de sorts, elle a juste des « intuitions » et un passé familial très lié à la ville. J’adore cette série pour son ambiance plus que son scénario. J’ai l’impression d’y retrouver un village perpétuellement en automne et une sorte de famille parfaite. Un vrai cocon de sérénité en 6 saisons et environ 5 téléfilms.

Virgin River est une série issue du roman éponyme de l’auteure Robyn Carr, dont la première saison est actuellement disponible sur Netflix. On y fait la connaissance de Melinda, jeune infirmière, qui décide de quitter Los Angeles pour repartir de zéro à Virgin River, une petite ville perdue dans les montagnes du nord de la Californie. A son arrivée, rien ne va : le médecin avec qui elle est censée travailler ne veut pas d’elle, et le logement qu’elle devait occuper est un taudis. Heureusement, elle va pouvoir compter sur une forte entraide communautaire et surtout celle de Jack Sheridan, le barman/chef du seul bar du coin qui est plutôt beau gosse. Peu à peu, on va comprendre que chacun des membres de cette communauté cache des blessures à cicatriser ou des secrets à ne pas dévoiler. Mais contrairement à une série comme Big little lies ou Desperate Housewives, ici, pas de gros drames. Juste de magnifiques paysages, une communauté soudée et une vie toute simple. J’ai beaucoup aimé l’ambiance village de cette série qui m’a rappelée celle de Good Witch mentionnée plus haut. Ici cependant, il y a plus de romance et de drame, et quelques réalités bien rudes de la vie à la montage. Une série addictive-doudou dont j’attends la saison 2 avec impatience.

The Librarians (ou Flynn Carlson et les Nouveaux aventuriers) est un petit clin d’oeil à mon métier dont j’ai dévoré les 4 saisons assez rapidement. On y suit les aventures de Flynn Carlson, le Bibliothécaire attitré d’une Bibliothèque magique qui conserve tout ce qui a trait à la magie, livres comme objets. La Bibliothèque (entité vivante) décide de lui a attitrer un nouveau Gardien, (sorte de garde du corps), en la personne de Eve Baird, car il est menacé par une secte criminelle qui veut détruire la Bibliothèque. Mais Flynn ne l’entend pas de cette oreille, lui qui s’est toujours débrouillé seul dans ses missions. Or, la secte a pour projet d’assassiner aussi les futurs nouveaux bibliothécaires et voilà Flynn et Eve obligés de protéger trois candidats potentiels : un voleur, une surdouée des chiffres et un cowboy passionné d’Histoire de l’Art. Au fil de leurs aventures dignes d’un Indiana Jones de série B, les bibliothécaires et le Gardien vont débusquer de nouveaux artefacts, combattre des méchants et créer une équipe de choc. Ce qui est très amusant dans cette série, c’est qu’elle ne se prend pas du tout au sérieux. Entre Flynn imbu de sa personne, Ezekiel Jones qui se la pète à voler tout et n’importe quoi, Cassandra qui invente la « Mathé-magie » et porte des tenues improbables, Eve qui joue à l’adulte pour gérer tout ce petit monde et Jacob obsédé par tout type d’architecture, on dirait une équipe d’aventuriers du pauvre à qui on aurait ajouté la magie en bonus. L’élément qui me fait hurler de rire à chaque début d’épisode, quand ils se rendent quelque part, ils se présentent en disant qu’ils sont bibliothécaires. Etles gens font comme si c’était normal qu’ils soient présents !!! Une série qui ne se prend pas au sérieux et revisite les contes et légendes du monde de manière improbable avec Noah Whyle en guest-star et à la production.. 🙂

Les séries un peu entre les deux

Grimm est une série développe un concept intéressant : elle reprend les contes des frères Grimm pour les adapter à la sauce XXIème siècle. Avec pour héros Nick Burkhardt, un inspecteur de police de Boston qui apprend qu’il est le descendant des frères Grimm au décès de sa tante, on passe vite des enquêtes au fantastique. Car les frangins allemands ne sont pas des conteurs, mais des chasseurs de monstres ! Sauf que ces monstres, appelés les wesen, ont une apparence humaine pour le reste du monde. Seul un Grimm peut les voir se métamorphoser. Face à cette découverte, Nick réalise une quête sur les origines des Grimm, accompagnée de la découverte de tous les wesen qui existent : le grand méchant loup, les ogres, les sorcières, les trois petits cochons, etc… qui se sont adaptés à la vie moderne mais conservent des instincts animaux. De saisons en saisons, notre héros beau gosse va se composer une équipe, et se retrouver mêlé à des combats qui dépassent son statut de mortel. Cette série m’a permis de retrouver un peu l’esprit de Buffy contre les vampires, surtout sur les effets spéciaux et l’esprit d’équipe. Et même si j’ai été déçue par sa fin, cela reste un très bon divertissement pour réviser ses contes de fées en 6 saisons !

Les nouvelles aventures de Sabrina est une nouvelle version 2019-2020 de la série Sabrina l’Apprentie Sorcière. On y suit la jeune sorcière qui vit dans une petite ville américaine à l’ambiance de Riverdale, avec ses tantes Hilda et Zelda et son cousin Ambrose qui tiennent une maison mortuaire. Sabrina doit faire un choix à son 16ème anniversaire : signer le livre du démon et rejoindre le monde des sorcières ou continuer à vivre sa vie de mortelle. Dur quand on ne souhaite pas quitter ses amis, d’autant que de nombreux secrets de famille vont perturber encore plus sa décision. Contrairement à la version de mon enfance, beaucoup plus légère et amusante, j’ai découvert ici une Sabrina plus sombre, associée au culte de satan et aux covent de sorciers et sorcières. J’ai trouvé intéressant la manière dont le culte des sorcières est complètement inversé vis à vis du catholicisme, et la misogynie dont font preuve les sorciers vis à vis de leurs consoeurs. J’ai apprécié le dépoussiérage de la série originale avec des personnages bi-sexuels et transgenres. J’ai adoré le jeu d’acteur des deux tantes ainsi que celui de l’actrice principale qui m’ont semblé convaincants pour un divertissement destinée aux adolescents. Une série qui parfois te fera frissonner, parfois te fera vivre des aventures amusantes avec la bande de copains de Sabrina, à l’image des deux mondes dans lesquels évoluent l’héroïne.

Voilà pour mes séries coups de coeur d’automne. Peut-être en as-tu à me conseiller ? Dis-moi tout en commentaire !

Fauteuils de cinéma et films en noir et blanc,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

J’aime regarder la série « Good Witch » et j’en ai honte…

Dimanche, fin d’après-midi, moi vautrée dans le canapé les yeux rivés à l’écran en pyjama pilou pilou, une tasse de chocolat chaud à la main, en train de regarder passionnément Good Witch (ou « Un soupçon de magie » pour les frenchies) sur Netflix. 

Mon cher et tendre qui passe dans le salon : « ça va chérie ? Tu regardes quoi ? »

Moi candide : « Good Witch« 

Lui navré : « Quoi ? Cette série où il se passe rien avec Catherine Bell ? »

Moi désarçonnée : « Oui, précisément… »

A ce moment là, je réalise que j’en suis à la saison 3, que ce soir je me suis enfilé quatre épisodes à la suite, et que j’ai poussé le bouchon à lui demander de retrouver pour moi les téléfilms canadiens d’avant la série, sur internet.

Et je me demande, pourquoi, moi, Bac + 3 en Lettres Modernes, ayant banni la télévision depuis 6 ans de chez moi parce que je ne supporte plus le niveau relativement bas des programmes télévisuels, et qui se désole des sujets putaclics d’internet plus nombreux que les sujets mobilisant l’intellect… je suis devenue accro à une série télé canadienne pleine de bons sentiments où il ne se passe absolument rien.

Mais d’abord, reprenons depuis le début pour que vous compreniez mon malaise : ça parle de quoi Good Witch ?

L’intrigue des huit téléfilms diffusés à partir de 2008, aborde l’arrivée de Cassandra Nightingale dans la ville de Middleton, Canada. Celle-ci, un peu sorcière (mais pas trop) hérite d’une vieille maison de famille dans la ville. Les habitants de la ville ne veulent pas de cette étrangère, qui ose en plus ouvrir une boutique de produits ressemblant à des trucs magiques comme des herbes médicinales ou des pierres de lithothérapie.

La femme du maire, Martha Thinsdale, essaie de la virer de la ville, mais finalement, Cassy (aka Cassandra) va se faire une place et épouser le chef de la police de la ville, Jake Russell, veuf avec enfants, et tout finit bien. D’autres personnages viendront compléter le tableau comme la méchante cousine de Cassy, Abigail, ou encore le beau-père de Cassy, Georges, qui va l’aider à transformer sa maison en chambre d’hôtes : Grey House.

Dans la série à partir de 2015,  on retrouvera d’autres personnages récurrents comme Stéphanie, la meilleure amie de Cassy, les enfants de Jake devenus grands : Brandon et Lory;  la fille de Cassy, Grace devenue ado et surtout le voisin de Cassy, le docteur Sam Radford et son fils Nick débarqués de New York…. parce que SPOIL :  Jake Russell est mort ! Et… il faut bien une nouvelle romance avec le personnage principal !

Si vous voulez plus de détails sur la réalisation, je vous invite à consulter la page wikipédia des téléfilms. Il y a un lien direct avec la série dedans.

catherine bell
Catherine Bell Alias Cassy Nightingale via HallMark Channel

Pourquoi cette série fonctionne autant ?

Le personnage principal ne s’énerve jamais et aide les autres

Cassy Nightingale, jouée par Catherine Bell (ex actrice de la série JAG, à la cinquantaine bien conservée), est douée pour résoudre les problèmes des gens. Soit elle leur conseille des bougies/ tisanes/ objets à la con qui ont une « histoire »;  soit elle les invite à lui rendre un service en allant porter un truc chez quelqu’un qui pourra résoudre ledit problème.

Les gens viennent donc dans sa boutique ou à sa chambre d’hôtes pour ça et repartent super contents, comme la mairesse Martha Thinsdale (SPOIL : elle est élue maire dans la série) qui vient la faire chier tous les matins dans la boutique pour trouver l’inspiration ou résoudre un problème de la ville. Et Cassy l’accueille toujours avec le sourire… et ne lui fait jamais payer ce qu’elle prend ! On se demande d’ailleurs comment elle peut vivre de son commerce…

Ajoutez à ça que l’héroïne est un peu sorcière (mais pas trop, hein, série puritaine toussa…) et a des intuitions qui peuvent s’avérer utiles (comme sa fille et sa cousine parce que « c’est de famille ») mais pas de pouvoir magique, hein ! On n’est pas dans Charmed. Par contre, elle boit tout le temps du thé et elle connaît les vertus des plantes médicinales et de la relaxation… Une baba-cool, en somme.

Pour un spectateur lambda qui regarde cette série, je dirais que ça semble cool qu’une personne aussi bienveillante existe, tout comme le fait de régler ses problèmes personnels  avec des objets à la con. Si c’était réel, je dirais : Prends l’argent !

En plus, mon côté amoureux des vieux objets en prend plein les mirettes avec sa vieille maison digne d’un petit manoir et les nombreux trucs qu’elle présente aux clients.

bellbookandcandle
La boutique de Cassy via le wiki de la série

 

Il y a toujours une fête à organiser à Middleton

Quand ce n’est pas Martha Thinsdale qui, pour promouvoir sa ville, organise un festival (au choix) : des lumières, de l’automne, de la sortie d’un livre, de Halloween, de LA fleur de la ville,  ou le salon de la santé et de la nutrition… ce sont des événements plus personnels qui sont célébrés : mariage, anniversaire de mariage de la mairesse, arrivée du Docteur Radford dans la ville, etc…

Du coup, à chaque fois, on a droit à la tournée des commerces avec les personnages récurrents comme Stéphanie la patronne du café, ou Abigail et son magasin de fleurs, et surtout Cassy qui est de l’organisation car elle a toujours de supers idées.

Ce qui fait apparaître la ville comme un lieu où il fait bon vivre et où la communauté est soudée pour l’organisation de gros événements.

Dans ma tête résonne la nostalgie qu’un tel lieu existe avec des gens qui s’entendent bien et savent mettre leurs différents ou ego de côté pour le bien commun. Et la ménagère de moins de 50 ans qui sommeille en moi est titillée par les aspects de la fête avec les bonnes idées trouvées pour la déco, les costumes, les fleurs, etc…

Ajoutez à cela les plans sur la ville réguliers où l’on voit les arbres changer de couleur au fil des saisons et vous aurez une parfaite petite ville de province utopique.

Middleton
Middleton d’après le Wiki de la série

C’est une série américaine… donc puritaine et pleine de bons sentiments

Jamais au grand jamais, vous ne verrez de scène de sexe dans cette série. C’est tout juste si les couples s’embrassent sur la bouche, et encore, sans la langue !

Du coup, on favorise la romance (comptez le nombre de bouquets de fleurs offerts, si, si, j’insiste !), et surtout les bonnes relations humaines en famille, entre amis, entre étrangers. De là à parler de puritanisme américain, on n’est pas loin…

Même quand quelqu’un est méchant, il finit toujours par retourner sa veste ou on lui donne des excuses au vu de son passé en le poussant à devenir meilleur. L’amélioration et le développement personnel sont les maîtres mots de la série qui propose une petite morale sous-jacente à chaque épisode.

Alors vu comme ça, c’est complètement irréaliste, nous sommes d’accord. Mais j’avoue me prêter au jeu en imaginant cette réalité alternative qui fait du bien.

La dérive serait un épisode de Black Mirror où l’on est obligé de sourire et d’être gentil pour mieux avancer en société (cf épisode 1 de la saison 3 de Black Mirror) mais sous The Good Witch, ça passe crème.

Ajoutez à cela que dans toute bonne série américaine, les filles sont toujours apprêtées comme vous ne le serez JAMAIS dans votre quotidien. J’avoue, je suis un peu jalouse de leurs coiffures parfaites… mais ça donne envie.

thegoodwitchcast
Casting de The Good Witch via Hallmarkchannel

Il y a un poil de féminisme à travers l’entrepreneuriat de la ville

Outre la mairesse (sacrée Martha !), la plupart des commerces présentés sont tenus par des femmes : Abigail est la fleuriste, Stéphanie la patronne du café et d’un service de traiteur, Cassy a sa boutique de souvenirs/remèdes naturels et son Bed and Breakfast…

A part le docteur et son cabinet médical, le cinéma tenu par Ben, et la brasserie Liam, Middleton favorise ses femmes entrepreneurs. Il existe un  conseil féminin des entreprises de la ville et un épisode est consacré dans la saison 4 à leur valorisation en vue des générations futures.

Vision progressiste ? Volonté de montrer qu’une femme peut entreprendre aussi bien qu’un homme ? Je ne sais pas. Toujours est-il que cela m’interpelle de manière positive, malgré certaines incohérences scénaristiques.

Parce que vous n’allez pas me dire que Cassy, même aidée de son beau-père pour faire tourner Grey House (son Bed and Breakfast) et de sa belle-fille Tara pour sa boutique, arrive à gagner assez d’argent pour entretenir sa famille au vu des cadeaux qu’elle fait à longueur de temps. Ni qu’elle a assez de temps pour TOUT gérer, même l’entretien de son jardin, quand on l’invite à organiser une fête dans la ville ? Soyons réalistes deux secondes.

Grey House dans Good Witch
Grey House via le wiki de la série

Bon alors, pourquoi j’ai honte de regarder Good Witch ? 

Cela fait bien 5 minutes que je vous dresse un portrait pas édulcoré, mais plus ou moins flatteur de la série, et des raisons pour lesquelles j’aime la regarder, et vous vous demandez pourquoi je continue à mater ce truc ?

Pour résumer, cette série résume un monde idéal très différent de celui dans lequel nous vivons, mais où j’aimerais bien vivre. Cela m’aide à déconnecter du quotidien.

Ce qui explique pourquoi d’autres gens regardent tel ou tel programme de télévision. Nous avons tous besoin de rêver d’une certaine manière, et chacun à notre façon, pour nous évader d’un métier sans intérêt ou juste par plaisir.

Alors oui, j’ai un peu honte de regarder cette série parce qu’elle n’élève pas mon niveau intellectuel et ne m’aide pas à progresser. Je procrastine sérieusement devant, au lieu de me consacrer à des tâches plus enrichissantes nécessitant plus de réflexion. Mais après tout, n’avons nous pas tous besoin d’un petit plaisir coupable pour nous aider à nous sentir bien ?

Même si je ne vous cache pas que parfois,  j’ai envie de donner des claques à Catherine Bell quand elle sourit, parce que ses lèvres siliconées forment une bouche en cul de poule, ou qu’un personnage fait une pause dramatique en partant à la fin d’une conversation « houleuse ». Malgré tout, je regarde et avec passion.

Et vous savez le pire ? J’attends la nouvelle saison avec impatience ! On ne se refait pas…

Chacun d’entre nous a son propre plaisir coupable. Et au fond, ce n’est pas très grave. Du moment qu’il ne vous dévore pas tout cru et que vous savez en rire.

Et vous, c’est quoi votre péché mignon ?

the good witch générique
Image du générique de Good Witch via Wikipédia