Publié dans Veille littéraire du net

And my watch begins #21

Au sommaire de cette veille littéraire du net : des sites alternatifs à Amazon pour acheter des livres, une chaîne youtube d’analyse de films très médicale, un documentaire sur une littérature romantique confidentielle, un article choc sur un libraire qui reste ouvert pendant le confinement, une lecture live de contes pour Halloween, une créatrice sur céramique fan de l’automne et 3 concours pour gagner des livres.

L’article de la semaine qui fait réfléchir

Repéré sur Actualitté, depuis l’annonce du confinement et de la fermeture des librairies jugées non-essentielles contrairement aux FNAC, un libraire a décidé de laisser son commerce ouvert pour protester contre les mesures sanitaires. Un acte courageux pour dénoncer la manière dont le gouvernement considère les librairies : des commerces non-prioritaires en cas de crise. Il cherche également à sauver son commerce alors que les mois de novembre et décembre sont les plus sollicités dans l’année avant les fêtes de Noël. Et visiblement, il ne serait pas le seul libraire à résister. Sa décision m’a fait beaucoup réfléchir sur la désobéissance civique, même en cas de contexte sanitaire de crise et sur l’importance de la culture qui passe toujours après les besoins essentiels. Je trouve qu’on ne tient pas assez en compte l’aspect psychologique de ce second confinement, alors que la lecture et la culture sont des besoins qui permettent de résister à la dépression et à l’enfermement de manière générale. Espérons que cette initiative perdure et qu’il ne récupère pas une amende plus élevée que son chiffre d’affaire.

Les sites importants de la semaine

Si tu n’as pas fait le plein de lectures avant d’être mis en confinement jeudi, je te propose une liste non-exhaustive de plateformes où tu peux faire le plein tout en soutenant les libraires indépendants :

Placedeslibraires / Leslibraires / Librairiesindépendantes / Jesoutiensmalibrairie: trois sites pour des librairies indépendantes proposant une distribution presque identique. Tu y trouveras des tout type de livres papiers à récupérer en click and collect auprès de la librairie ou en livraison, et des livres numériques. La livraison n’est pas systématique.

Lalibrairie.com : Un regroupement de librairies indépendantes qui proposent systématiquement l’envoi postal de livres commandés.

Original Comics et AlbumComics sont deux librairies parisiennes spécialisées dans la bande dessinée et les comics. La première propose l’envoi à 1 centime de livraison à partir de 29 euros d’achat. Pour la seconde, les frais de port sont gratuits à partir de 50 euros d’achat. Tu peux aussi récupérer tes livres en click and collect gratuitement si tu habites à Paris.

Si tu préfères acheter local, il existe plusieurs sites qui renvoient aux libraires de ta région : Chezmonlibraire (Rhône-Alpe), Librest (Grand Paris), Librairesdusud (Sud de la France), Librairesenseine (Ouest parisien), Libr’Aire (Hauts de France), Librairesdel’Est (Est de la France).

Tu peux aussi commander auprès de ta maison d’édition préférée. Par exemple, les Editions du Chat Noir ont un site internet et assurent la livraison directement chez toi.

Tu peux aussi retrouver quelques liens dans mes veilles précédentes vers des sites qui te proposent des ebook gratuits. A ce sujet, le site confinementlecture va reprendre du service à partir du 31 octobre pour proposer des packs de livres numériques gratuits. Il te suffit pour cela de t’inscrire via le formulaire présent sur leur site internet pour en bénéficier. 😉

L’événement du weekend

Le Centre de l’Imaginaire Arthurien situé en Bretagne et l’Office de l’Imaginaire Ardennais, te proposent ce samedi 31 octobre plusieurs lectures en live de contes d’Halloween avec de grands conteurs comme Pierre Dubois ou Claudine Glot. L’évènement aura lieu sur Facebook à partir de 20h sur l’évènement Légendarium des saisons -Récits d’Automne. Moi qui n’avait rien prévu pour Halloween, je serai au rendez-vous, ne serait-ce que pour écouter la voix rocailleuse de Pierre Dubois !

Les concours instagram du moment

A l’occasion de la sortie du dernier tome de la série Nixi Turner contre les Croquemitaines par Fabrice Colin, les éditions du Chat Noir te proposent de gagner les 5 tomes dans un petit concours sur leur page Instagram. Le concours se termine ce samedi 31 octobre à minuit, alors il va falloir être rapide ! Pour participer, tague deux amis en commentaire, like le post et leur page instagram, partage le post en story… bref, les trucs habituels de concours.

Si tu préfères un roman adulte avec une histoire située dans une Corée médiévale, la youtubeuse Céline de BooktubersApp met en jeu un exemplaire dédicacé du nouveau livre de Céline Chevet : Sous les sabots des Dieux publié aux éditions du Chat noir aussi ! Le concours se termine le 4 novembre. Pour participer, il faut s’abonner à son compte instagram, partager le concours en story et taguer 3 personnes en commentaire.

Enfin, sur le compte Instagram du Mois Américain, c’est la folie depuis cette semaine : chaque jour, il y a un livre à gagner sur le thème du pays de l’Oncle Sam. La durée de participation est très courte et la plupart des dates limites des livres proposés sont pour le 31 octobre, donc si tu aimes les Etats-Unis, fonce !

La chaîne youtube du moment

Episode Spécial Scream du Coroner

En cherchant des critiques de films cette semaine, je suis tombée sur la chaîne du Coroner. C’est une chaîne youtube de critique de cinéma très bien mise en scène avec un médecin légiste comme présentateur qui va disséquer un film en 7 minutes pour t’en expliquer les ressorts et parfois son impact sur l’époque. Avec l’épisode sur Scream, il évoque le renouvellement des slasher movie : ces films d’horreur avec un tueur en série qui tue des adolescents. J’ai beaucoup apprécié l’épisode sur Twin Peaks, dont j’ai regardé les deux saisons dans la douleur il y a peu, tellement les longueurs m’insupportaient. J’en ai beaucoup mieux compris l’essence et ce que cela a apporté aux séries policières. Une chaîne que je te conseille si tu apprécies le cinéma et que tu aimes la scénarisation des chroniques vidéos.

Le documentaire du jour

Sur les conseils de Babitty, une amie du club de Lecture des Littéravores, j’ai regardé hier soir un documentaire Netflix sur la littérature romantique Amish. Dit comme ça, on dirait une punition, mais en vérité, j’ai découvert un univers parallèle ! Le docu t’explique en 16 minutes, par une spécialiste des romans d’amour qui travaille pour BuzzFeed, le succès des romans d’amour amish et ce qu’en pensent les amish. Car… aucun amish n’en écrit, ni est consulté sur le sujet ! Et souvent les fictions… ne sont qu’une représentation imaginaire de ce qui peut se passer dans ces communautés religieuse. Le succès tient au fait que les lectrices américaines y retrouvent des valeurs chrétiennes, des histoires d’amour très chastes et un mode de vie simple et déconnecté de la modernité. Un documentaire intéressant quant on sait que la Mommy Porn litterature avec Cinquante nuances de Grey est tout aussi populaire en parallèle et qu’il ne prône absolument pas les mêmes valeurs… Si le sujet t’intéresse en plus du documentaire, je te renvoie à l’article de Babitty sur son blog : Histoire naturelle de Bibliophiles.

La créatrice de la saison

J’adore la saison de l’automne et je ne pouvais pas ne pas évoquer la créatrice de La fabrique des mignonneries, Sarah Paviot. Elle réalise des miniatures en céramique de petits animaux ou de créatures imaginaires sur le thème de l’automne : bonhommes citrouilles, choixpeau magique, champignons vivants, mandragores, petits fantômes… Chaque pièce est unique et réalisée à la main. La créatrice est basée à Caen et vend ses figurines sur Etsy. Elle a également un compte instagram où elle met en ligne des photos de ses dernières créations et organise parfois des concours pour en gagner. Je t’invite à découvrir son univers charmant et mignon si tu apprécies comme moi les miniatures et les figurines.

Voilà, ma veille est terminée. N’hésite pas à m’indiquer en commentaire tes propres trouvailles pour la beauté du partage. Si tu as raté mes autres watch, tu peux les retrouver ici.

Des bonbons ou un sort,

A.Chatterton

Publié dans Lectures

L’arrache-mots, Judith Bouilloc, éditions Hachette romans

Dans ma pré-sélection des cinq finalistes du PLIB 2020, L’arrache-mot m’a convaincue par son sujet : il a pour personnage principal une bibliothécaire qui donne vie aux mots. Ce qui est l’exact opposé de mon personnage Miss Chatterton qui plonge dans les livres ! De là, pas difficile de s’émerveiller devant ce petit bijou truffé de références littéraires…

Résumé : La jeune Iliade a un don merveilleux  : le pouvoir de donner vie aux mots et aux histoires. Ce don fait d’elle la bibliothécaire la plus célèbre de tout le royaume d’Esmérie. Le matin où elle reçoit une demande en mariage presque anonyme, elle n’est sûre que d’une chose : son prétendant est un membre de la famille royale  !
Bien décidée à comprendre qui s’intéresse à elle et surtout, pourquoi cette personne lui propose un contrat de mariage si avantageux, Iliade se rend dans la capitale. Là-bas, elle découvre les fastes de la cour… et la froideur de son fiancé. Pourtant, elle finit par s’attacher et à lui et se retrouve, bien malgré elle, propulsée au cœur d’intrigues et de complots auxquels rien ne la préparait.

Mon avis :

Une réécriture de Jane Austen…

Iliade a le coeur brisé, donc Iliade a décidé de se marier avec le premier inconnu qui lui fait une demande en mariage et une proposition d’embauche chez le roi. Rien que ça !

Cependant, sa rencontre avec son prétendant mystérieux va lui faire l’effet d’une douche froide : qui est cet odieux personnage insensible à la beauté de la littérature qui la prend pour une folle ?

Si ce n’est pas le début d’un scénario à la Jane Austen, pincez-moi ! Telle a été ma première réaction à la lecture des premiers chapitres de L’Arrache-mots.

Apparences trompeuses, jugements hâtifs, jeune fille piquante et émotionnelle, prétendant froid et impassible, famille de filles à marier… vous retrouverez ce qui a fait le succès de Orgueil et préjugés.

Cependant, Judith Bouilloc mêle subtilement son roman d’amour à un univers de fantasy et cela diffère un peu du roman de notre copine Jane.

Car Iliade, avec son pouvoir d’Arrache-mots nous fait voyager dans les livres en faisant sortir de leurs pages des créations issues de son imagination. De là, la lecture devient un vrai spectacle qui prend vie devant nos yeux ébahis et même l’histoire la plus banale devient digne d’intérêt.

Par ailleurs, l’histoire est pleine de poésie, ses personnages sont drôles et atypiques comme la mamie d’Iliade qui crache du feu quand elle n’est pas contente ou les tenues improbables d’Iliade. Tout ceci contribue à de nombreux rebondissements de cette histoire, pour notre plus grand plaisir.

Une héroïne à contre-courant

Iliade, comme je l’ai évoqué plus haut, n’est jamais bien apprêtée ni à la mode. Elle préfère créer sa propre mode en portant les créations de sa mère ou s’habiller de façon confortable plutôt que de se conformer aux règles de la cour du roi.

Ajoutez à cela qu’elle est dotée, telle Hermione Granger, d’une crinière indomptable et d’un caractère très susceptible, et vous obtenez l’inverse d’une jeune fille bonne à marier.

Cependant, on sent une fragilité derrière cette façade d’acier. Elle n’est pas sûre de plaire un jour à quelqu’un ou que son pouvoir soit accepté par un homme. Le dernier en date l’a utilisée comme faire valoir pour obtenir un succès littéraire et son petit coeur est encore brisé.

Ce contrat de mariage associé à la proposition de travail lui évite bien des embarras et lui assure ainsi qu’à ses soeurs, un avenir plus rose. Car le prétendant s’est engagé à payer les études de ses soeurs. Iliade venant d’une famille pauvre dont le père a disparu en mer, c’est une aubaine pour elle et sa famille.

Judith Bouilloc signe là une héroïne qui n’a pas peur des convenances, plutôt pragmatique quoique un peu écervelée. L’inverse d’une jeune fille bien sous tous rapports et c’est tant mieux, sinon le récit serait moins savoureux.

Une ode à la littérature

A chaque fin de chapitre, l’auteure apporte des détails sur un livre évoqué par Iliade pour compléter notre culture littéraire et cela nous donne autant envie de relire des oeuvres classiques que de découvrir de nouveaux romans. De là à dire qu’il y a conseil en lecture de bibliothécaire, on n’est pas loin.

Ajoutez à cela, en plus du personnage extraordinaire d’Iliade, des clichés sur le métier de bibliothécaire qui sont à hurler de rire comme le personnage de la sévère gardienne de la bibliothèque royale (chignon, lunettes et air pincé) et vous saurez combien Judith Bouilloc tient à la littérature et aux gardiennes de ce savoir.

En conclusion : Un petit bijou de roman plein de poésie et d’humour qui ravira les adeptes de Jane Austen comme les fans d’héroïnes atypiques.

Publié dans Lectures

Vert de Lierre, Louise Le Bars, édition Noir d’Absinthe

Je n’étais pas motivée pour lire Vert de Lierre, sélectionné pour le PLIB 2020, mais après un roman plutôt long (Les voiles de Frédégonde),  j’avais envie d’une histoire courte et effrayante. 155 pages plus tard, me voici arrivée au terme de cette lecture qui m’a plongée dans une grande perplexité…

Résumé : Olivier Moreau, écrivain délaissé par la Muse, retourne dans le village de sa Grand-Mère, récemment décédée, pour mettre de l’ordre dans ses affaires comme dans son esprit. Il y renoue avec les souvenirs de son enfance, et redécouvre un étrange personnage de conte populaire local surnommé le Vert-de-Lierre, cet antique vampire végétal qui le fascinait enfant. Cet intérêt va déclencher des visions et cauchemars chez l’écrivain en mal d’imaginaire ainsi que la rencontre de deux femmes tout aussi intrigantes l’une que l’autre. A quel prix Olivier retrouvera-t-il sa muse ?

Mon avis :

Un récit fantastique à deux voix

L’histoire principale se découpe en deux récits parallèles,  alternant deux points de vue différents, mais toujours reliés à la légende de Vert de Lierre.

Il y a tout d’abord le récit d’Olivier, enquêtant sur la légende du lierreux pour son prochain livre, qui fait la rencontre de Rose, la nièce d’une vieille anglaise recluse.

Celle-ci lui confie son roman pour avoir son avis d’écrivain dessus. Il s’agit de la seconde histoire, un récit enchâssé, où Mary, une jeune paysanne raconte sa rencontre avec le Vert de lierre et les bouleversements qu’il va occasionner chez elle.

Le ton est différent sur les deux récits : l’écrivain utilise un vocabulaire riche et propose  une vision exaltée de la réalité, ponctuée par des prémonitions ou des rêves étranges. A l’inverse, Mary est plutôt pragmatique et tournée vers ses sensations avec un vocabulaire un peu moins développé.

A la première lecture, j’ai noté que le roman respectait en tous points les codes du roman fantastique en introduisant un élément surnaturel dans le cadre réaliste du récit : la légende du Vert de Lierre et toutes les manifestations de sa présence relevées par l’écrivain.

Il m’a évoqué un autre roman fantastique : La Vénus d’Ille de Prosper Mérimée, pour la durée temporelle du récit qui est relativement courte, le côté superstitieux liée à cette légende paysanne et la forte présence du thème de l’amour.

Par ailleurs, il mélange deux mystères : celui de la légende de Vert de Lierre et celui autour de la tante de Rose dont personne n’a jamais vu le visage. On pourrait en ajouter un troisième qui est la vraie nature de Mary dans le récit de Rose. Celle-ci est en proie à des questionnements sur les meurtres inexpliqués de ses amants. Tout ceci contribue à donner un côté roman policier à cette histoire, en plus du fantastique.

Mais aussi, et de façon plus surprenante, ce court roman se rapproche du courant littéraire romantique. Il m’a rappelé Aurélia de Gérard de Nerval, à travers le personnage d’Olivier. En effet,  à l’image du narrateur dans Aurélia, l’écrivain déifie Rose dont il est tombé amoureux et raconte ses rêves voire ses prémonitions. Et, clin d’oeil ou pas de Louise Le Bars, quand Mary parle de son éducation, elle évoque Gérard de Nerval ainsi que d’autres écrivains romantiques.

On sent que l’auteure plonge dans des références littéraires différentes pour nous offrir un récit fantastique plutôt riche. Et c’est pas mal joué.

Une dénonciation de la condition féminine fin XIXème siècle.

Dans le récit enchâssé qu’est le roman de Rose, Louise Le Bars nous livre le portrait d’une paysanne victime d’un mariage forcé qui se donne à Vert de Lierre pour échapper à sa condition. Mais cela ne sera pas sans conséquences.

Son histoire semble le reflet du combat de femmes de la fin du XIXème siècle, qui n’avaient que peu de chances de vivre de manière libre et autonome. Les seules options étaient le mariage (choisi ou non, avec un statut de procréatrice ou de femme-potiche selon le milieu), de prendre le voile, de devenir sorcière mais en marge de la société, de se prostituer, ou d’être déclarée indigente et folle (donc le parfait cobaye pour des expériences scientifiques en asile psychiatrique.)

L’auteure évoque à un moment donné la mutilation dont Mary est victime, en hôpital psychiatrique justement, en lien avec l’hystérie. Cet épisode est caractéristique de la peur et de l’incompréhension du plaisir féminin chez l’homme, dont la vision de la femme est liée à la procréation ou à son propre plaisir.

Mary devient une figure de peur, puis d’éloge romantique, pour devenir celle de la libération féminine, proche de la sorcière. En ce sens, Louise Le Bars nous présente une femme plutôt contemporaine dans son livre, proche de celle évoquée par Mona Chollet dans Sorcières, la puissance invaincue des femmes.

Quelques bémols

Des deux personnages principaux, j’ai trouvé que le personnage de l’écrivain était le moins bien réussi. Tout au long de l’histoire, il m’a semblé qu’il était moqué par l’auteure  à cause de son côté romantisme, le rendant naïf et risible. En revanche, j’aurais aimé plus de détails sur le personnage de Vert de Lierre dont est tiré la légende originale qui reste bien mystérieux malgré les rebondissements finaux.

Par ailleurs, pendant ma lecture, j’ai été gênée parce que le roman est écrit à la première personne du singulier pour les deux histoires. Cela a pour conséquences un mélange des deux récits parallèles. J’ai dû prêter attention à chaque chapitre pour ne pas m’y perdre. Heureusement, des indices comme le niveau de langage m’ont bien aidés.

Pour finir,  je regrette de ne pas avoir frissonné face au faible degré de suspense associé au roman fantastique et d’avoir compris rapidement une partie du dénouement de l’intrigue à la moitié du récit. Peut-être qu’instiller plus de terreur à l’histoire aurait relevé son intrigue. Ou tout simplement que je lis trop de récits fantastiques et policiers. Un lecteur avec un autre bagage littéraire aura sans doute une impression différente.

En conclusion : Vert de Lierre est un roman fantastique qui se joue des codes en incluant des clins d’oeil à d’autres genres littéraires et faisant la part belle au féminisme.

Note : Si vous souhaitez connaître d’autres romans qui font référence à la littérature, je vous conseille Le club des érudits hallucinés de Marie-Lucie Bougon, et L’arrache-mots de Judith Bouilloc. Deux livres, deux ambiances…

Lierre et plumes,

A.Chatterton