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Bilan à mi-parcours du Pumpkin Autumn Challenge 2020

Quels livres ai-je lu depuis le début du challenge ? Quels sont mes flops ? Et mes coups de cœur du moment ? Est-ce que j’ai changé ma PAL en cours de challenge ? Voici un petit bilan à mi-parcours, à un mois et une semaine de la fin du challenge

Varier ses lectures

Je me suis dit en réalisant ma PAL au début du challenge, que j’allais certainement me lasser de toujours lire des romans adultes, parfois denses, qui ne laissent pas de place pour une forme de « respiration » littéraire.

Et en cela j’ai eu raison ! Depuis le 1er octobre, j’ai lu deux bande-dessinées, un album, un recueil de conte et seulement deux romans dont un jeunesse.

En voici la liste :

  • Peau d’Homme de Hubert et Zanzim (Bande-dessinée) pour Les écailles de Mélusine
  • Le prince et la couturière de Jen Wang (Bande-dessinée) pour Les rêves d’Aurore
  • Grimoire de Sorcières de Benjamin Lacombe et Sébastien Pérez (Album/Beau-Livre) pour Sarah Bernardt monstre sacré
  • Sauvage de Jamey Bradbury (Roman adulte Nature Writing fantastique) pour Nausicaä de la vallée du vent
  • Trois contes de fantômes, de Guy de Maupassant et Camille Garoche (Conte/ Beau-Livre) pour Fafnir ton assiette sinon pas de piécette !
  • Fingus Malister de Ariel Holzl (Roman jeunesse) pour Siroter un chocolat chaud sous les saules

On peut dire que j’ai bien entamé le challenge, en commençant par le plus facile… Maintenant, j’attaque le gros morceau des romans, et je pense varier en alternant romans young-adult, nouvelles et roman adulte pour finir dans les temps. Et si ce n’est pas le cas, on pourra dire que j’aurai quand même lu pas mal sur deux mois.

Pour rappel, j’ai commencé le challenge un mois en retard car je souhaitais aussi participer au Mois Américain qui est un challenge centré sur la littérature américaine. 😉

Jusqu’à présent, je n’ai pas réalisé de chronique pour toutes mes lectures, seulement celles qui ont été un coup de coeur. J’ai pour principe de ne pas parler des livres qui m’ont déçu, mais comme vous les avez peut-être dans votre PAL pour ce challenge, je me suis dit que ce serait intéressant de comparer nos points de vue et/ou de vous expliquer ce qui m’a déplu.

Mes déceptions de lecture

Pour le moment, j’ai buté sur deux livres que j’ai lu malgré tout, même si j’ai un peu l’impression d’avoir perdu mon temps.

Le premier est Sauvage de Jamey Bradbury, un roman dans la veine du Nature Writing (=genre littéraire américain où la nature est mise en avant) avec une pointe de fantastique. L’histoire est celle de Tracy, une adolescente rebelle mais bizarre, qui cache un secret : comme sa mère, elle a une nature un peu sauvage et passe son temps en forêt pour… boire le sang des animaux qu’elle attrape. Quand elle les a « bus », elle revoit une partie de leur souvenirs et apprend d’eux : chasser, pister, vivre dans la forêt. Sa mère, décédée un an plus tôt renversée par une voiture, lui a interdit de boire le sang des humains ainsi que d’autres règles de ce type afin qu’elle puisse s’adapter au monde des hommes. Bien entendu, Tracy va transgresser cette règle et il va se passer des choses… pas très jolies. A côté de ce personnage, on découvre les paysages magnifiques de l’Alaska, le monde des mushers (les entraineurs de chien de traineau et les courses qui gravitent autour) avec le père de Tracy, et aussi les techniques pour survivre dans la forêt. Ces thématiques m’ont plu et m’ont aidées à finir le livre avec l’envie de savoir jusqu’où le don de Tracy allait l’emmener. Mais j’ai vite déchanté. Certes, il y a beaucoup de suspense, et même une thématique transgenre à un moment donné, mais contrairement à ce que j’avais supposé, ce n’était pas un livre sur les vampires et la fin du roman m’a profondément déçue. Elle manquait d’un retournement de situation. Et mes théories sur la mort de la mère de Tracy n’ont pas pu être confirmées ou non car… on n’en sait pas plus sur sa mort étrange. Bref, je suis restée sur ma faim avec une lecture laborieuse, malgré une couverture soignée.

Le deuxième livre qui ne m’a pas convaincue est Trois contes de fantômes de Maupassant, illustrés par Camille Garoche. J’ai beaucoup aimé le travail d’illustration de Camille et le format Beau-Livre avec ses pages en dentelle de papier. J’ai apprécié le dossier en fin d’ouvrage qui explique la manière dont l’illustratrice réalise ses dessins et découpes de papier pour les prendre ensuite en photo. Ce procédé est très intéressant. Côté histoire, étant fan de longue date de Maupassant (avec le Horla, notamment), je m’attendais à frissonner comme il se doit avec des contes de fantômes. Mais si la première histoire intitulée Apparition, m’a fait un peu trembler, les deux autres m’ont laissée de marbre. Peut-être est-ce un problème d’époque ? De nos jours, d’autres écrivains manient le fantastique et l’horreur de façon plus poussée et je pense que j’avais des attentes trop hautes vis à vis des histoires. Bref, un Beau-Livre intéressant pour sa forme plus que son contenu.

Que me reste-t-il à lire ?

Avec les lectures réalisées jusqu’à présent, j’ai validé le menu Automne des Enchanteresses et bien entamé le menu Automne Douceur de vivre. Je n’ai pas touché du tout à celui de Automne Frissonnant malgré une forte envie de… frissonner dans ce challenge ! C’est assez curieux d’ailleurs !

Il me reste donc 6 livres à lire et j’ai dû entamer un roman qui ne fait pas partie du challenge car c’est un service presse. Il s’agit de L’héritage du rail de Morgan of Glencoe, le tome 2 de la série La Dernière Geste dont j’avais déjà chronique le premier tome : Dans l’ombre de Paris, aux éditions ActuSF pour le site French-Steampunk.fr. Cela me retarde un peu dans le challenge, mais je compte essayer de l’utiliser pour valider un menu. A savoir lequel…

Ai-je procédé à des changements dans ma PAL ?

Le Prince et la Couturière n’était pas du tout prévu dans ma PAL. A la place, pour Les rêves d’Aurore (LGBTQI+ et militantisme), j’avais choisi initialement le recueil de nouvelles publié chez les éditions Yby intitulé Félin. Je compte bien lire ce dernier (car c’est aussi un service presse et j’aimerais mettre en avant cette maison d’édition spécialisée LGBTQI+), mais cela risque d’arriver après le challenge.

Alors pourquoi me tourner vers le roman graphique du Prince et la Couturière ? Et bien… il était dans ma wishlist depuis un petit moment et j’ai eu l’occasion de le récupérer au boulot ! Je me suis donc empressée de le lire… et je n’ai pas du tout été déçue. C’est une histoire touchante entre une jeune couturière pas très jolie mais talentueuse, qui se voit proposer un poste auprès d’un Prince… qui adore porter des robes ! Le propos est léger mais le sujet sérieux : on aborde les questions autour du paraître, des icônes de mode, un peu de transgenre, de l’amour quand on a un hobby particulier, de l’acceptation familiale, … Le prince ne sait pas comment gérer sa passion en public sans mettre la honte à sa famille royale et être pris au sérieux dans ses fonctions d’héritier régnant. La couturière sort des sentiers battus en créant des robes qui font ressortir la personnalité de ceux qui les portent. Bref, une excellente BD qui pose les bonnes questions avec une fin qui sort des sentiers battus. Je vous la recommande fortement.

Voilà pour mon bilan à mi-parcours du Pumpkin Autumn Challenge 2020. J’en réaliserai un autre début décembre quand il sera terminé. Pour celles et ceux qui suivent ce challenge également, n’hésitez pas à me dire en commentaire si nous avons des lectures communes et ce que vous en avez pensé.

Pumpkin Spice latte et chaussettes en laine,

A.Chatterton

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Peau d’Homme, Hubert et Zanzim, Glénat

Le Mois Américain n’est pas terminé et je commence ma première lecture du Pumpkin Autumn Challenge ! Lu en un après-midi, ce conte/Bande-dessinée/roman graphique m’a interpellée par sa couverture étrange et son intrigue féministe. Voici mon retour sur cette ode à la liberté et à l’amour

Résumé : Dans l’Italie de la Renaissance, Bianca, demoiselle de bonne famille, est en âge de se marier. Ses parents lui trouvent un fiancé à leur goût : Giovanni, un riche marchand, jeune et plaisant. Le mariage semble devoir se dérouler sous les meilleurs auspices même si Bianca ne peut cacher sa déception de devoir épouser un homme dont elle ignore tout. Mais c’était sans connaître le secret détenu et légué par les femmes de sa famille depuis des générations : une « peau d’homme » ! En la revêtant, Bianca devient Lorenzo et bénéficie de tous les attributs d’un jeune homme à la beauté stupéfiante. Elle peut désormais visiter incognito le monde des hommes et apprendre à connaître son fiancé dans son milieu naturel. Mais dans sa peau d’homme, Bianca s’affranchit des limites imposées aux femmes et découvre l’amour et la sexualité.La morale de la Renaissance agit alors en miroir de celle de notre siècle et pose plusieurs questions : pourquoi les femmes devraient-elles avoir une sexualité différente de celle des hommes ? Pourquoi leur plaisir et leur liberté devraient-ils faire l’objet de mépris et de coercition ? Comment enfin la morale peut-elle être l’instrument d’une domination à la fois sévère et inconsciente ?

Mon avis : 

Attention lecteur ! La troisième partie de cette critique comprend des spoilers. Si tu ne veux pas connaître trop de détails sur le dénouement, je t’invite à aller directement à la conclusion. 😉

PS : je n’évoquerai pas les dessins très beaux, et avec des couleurs joliment contrastées car je ne suis pas spécialiste de la Bande-dessinée. Mon avis portera donc uniquement sur l’histoire. 🙂

Une critique de la société sous la Renaissance, mais pas que…

L’intrigue de départ de cette histoire est l’histoire d’une femme et de son mariage arrangé sous la Renaissance Italienne.

Le mariage est vu ici comme une réelle transaction où la jeune femme n’a pas son mot à dire. L’amour est prohibé mais peut se développer pendant le mariage.

Bianca, notre héroïne, regrette seulement de ne pas faire connaissance avec son mari avant le mariage et ses amies se moquent d’elle : pourquoi faire ? Découvrir qu’il est effrayant ou pathétique et annuler les noces ? Les amies sont déjà blasées par leur propre mari, car elles n’ont pas eu le choix non plus.

Seule sa marraine lui propose une alternative, comme une échappatoire avant une vie en cage : essayer, avant le mariage une peau d’homme afin de découvrir comment se conduisent les hommes et en apprendre un peu plus sur son futur époux. C’est le début d’une grande aventure qui va emmener Bianca très loin.

Mais tandis qu’elle découvre ce nouvel univers, la morale se renforce contre les lieux de mauvaise vie, ou l’Art. Son propre frère, devenu moine, devient plus virulent dans ses prêches contre les femmes. Il fait éclore un effrayant mouvement religieux qui nie toute liberté et en particulier envers la gent féminine, accusée de susciter le péché. Il condamne aussi l’homosexualité chez les hommes et les transgenres. Et cherche à cacher les corps, la nudité en vue d’une vie plus chaste qui nie la sexualité de manière générale, sauf pour la procréation.

A travers cette histoire semi-fantastique, on voit poindre de la part de l’auteur une forme de critique envers la liberté de moeurs assez prononcée qui réprime l’amour, ceci dans le but de faire valoir une seule forme de pensée. Et cela est plutôt bien amené avec le personnage du peintre transgenre ou Bianca elle-même qui essaie d’ouvrir les yeux à son frère ou sa famille sur les dangers de cette forme de pensée.

Une ode à la femme

Peau d’homme, c’est aussi un clin d’oeil au conte Peau d’âne de Charles Perrault où une jeune fille cache sa beauté sous une peau d’âne pour passer incognito. Bianca cherche à comprendre son mari puis les hommes en général : Quels sont leurs préférences sexuelles ? Pourquoi se vantent-ils de leurs conquêtes ? Qui sont-ils vraiment derrière le paraître ?Mais surtout, elle découvre une forme liberté à devenir un homme.

Cette liberté est d’abord physique car la peau est vivante, ainsi que son pénis, et elle vit des expériences qu’elle n’aurait pu connaître en tant que femme, satisfaisant ainsi ce désir féminin enfoui de comprendre ce que ressentent physiquement les hommes qui n’ont pas les mêmes attributs. Elle n’a plus honte de son corps sous la peau, qui devient un déguisement renforçant son assurance.

Puis, la liberté devient mentale, car Bianca s’enhardit, devient conquérante, invite les autres hommes à rassembler leur courage plutôt que de se cacher, devient un modèle masculin. La peau lui donne le courage de devenir elle, si la société ne lui avait pas imposé un carcan et une éducation de fille.

Elle devient héroïne face aux maris qui trompent leur femme en toute impunité alors que l’inverse est sévèrement réprimé. Une fois redevenue femme, elle a acquis assez de répondant pour se battre contre la société et la place qu’on lui impose.

Et si le secret de la peau d’homme reste bien caché, c’est qu’il servira à d’autres filles, qui auront besoin elles aussi de se mettre à la place des hommes pour se définir une identité sans réfléchir à une question de genre ou de sexualité. Car elles auront essayé les deux.

Par là, l’auteur nous offre une belle leçon de féminisme car c’est de cela qu’il s’agit : si toutes les femmes avaient la possibilité d’enfiler une peau d’homme pour vivre cette expérience, peut-être réagirions-nous différemment face à notre environnement ? Peut-être aurions-nous plus de facilités à comprendre les hommes ?

Une ode à l’amour (attention spoilers)

L’homosexualité se veut ici joyeuse, proche parfois d’une camaraderie plus poussée face à des filles enfermées sous clé jusqu’à leur mariage. Mais Giovanni, le mari de Bianca, aime sincèrement les hommes et ne considère les filles que comme un devoir conjugal en vue de procréer et donner un héritier à la famille.

Or, ce que Bianca souhaite avant tout, c’est d’être aimée de lui. Or, l’affaire tourne vite au vinaigre quand elle comprend qu’il préfère les garçons. Aimée mais uniquement quand elle porte la peau d’homme, sa vie va être plus compliquée que prévue. Et elle se fera prendre à son propre piège.

Cependant l’auteur lui propose une alternative : créer son propre bonheur en réinventant son couple. Et cela passera par l’amour et la liberté liberté d’être mariés mais aussi d’avoir chacun un amant, liberté d’inventer son propre bonheur en dehors des cases de la société, liberté pour Bianca de trouver un homme qui l’aime et d’être audacieuse sexuellement…

Hubert pousse les cases de la Morale en nous invitant à un autre modèle de couple et de sexualité. Qu’il puisse exister dans cette Renaissance fictive nous laisse l’espoir qu’il est également possible à notre époque actuelle, même sous le seau du secret.

En conclusion : Hubert et Zanzim signent une bande-dessinée audacieuse qui pose des questions actuelles sur la place de l’amour et le mariage, le rôle de la morale, le courage d’être soi, le féminisme, l’homosexualité. Un joli conte à découvrir, à travers les yeux de la charmante et courageuse Bianca, qui s’épanouira au fil des pages pour devenir elle-même.

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Le challenge littéraire de l’automne : Pumpkin Autumn Challenge 2020

Voici venir l’automne et le retour de mon challenge littéraire préféré : le Pumpkin Autumn Challenge ! Et pour cela j’ai prévu une PAL de dingue que je t’invite à découvrir…

Mais qu’est ce que le Pumpkin Autumn Challenge ? 

Le PAC (pour les intimes), est une création de la blogueuse Guimause Terrier. Il s’agit d’un challenge littéraire sur le thème de l’Automne et d’Halloween qui se déroule de début septembre à fin novembre. Il est constitué de menus qui sont cette année, au nombre de trois : Automne des enchanteresses, Automne Frissonnant et Automne douceur de vivre. Chaque menu est constitué de 4 catégories avec des thèmes et des mot-clés pour t’aider dans le choix de tes lectures.

Pour valider ce challenge, tu as plusieurs options : lire un livre associé à chaque catégorie de chaque menu, lire deux catégories par menus, te contenter d’un seul menu… c’est toi qui détermine la manière dont tu veux t’approprier ce challenge.

Voici les règles en images ainsi que les menus de cette année : 

Tu peux aussi retrouver la présentation du challenge 2020 par Guimause en vidéo sur sa chaîne Youtube, ainsi que des idées de lecture avec sa PAL. Le challenge se relaie sur instagram et facebook avec le Hashtag #PAC2020 ou #PALDUPAC2020 ou encore #Pumpkinautumnchallenge2020

Quelle est ma Pile A Lire pour ce challenge ?

Comme je participe déjà au Mois Américain en septembre, j’ai décidé de commencer le Pumpkin Autumn Challenge début octobre, pour mieux profiter des deux challenges. Aussi, j’ai dû revoir un peu ma pile de livres que j’avais sélectionnée cet été pour l’occasion. 

J’ai également revu les thématiques des romans que j’avais sélectionnés au départ à cause du nouveau menu : l’automne des enchanteresses, absent au challenge de l’an dernier, et qui m’a donné bien du fil à retordre, notamment dans la catégorie Sarah Bernhardt, un monstre sacré. J’aime le théâtre, mais je préfère le voir sur scène plutôt qu’en lire. Donc je me suis focalisée sur la notion d’Art.

Contrairement à l’an dernier, j’ai décidé de trouver un livre pour chaque catégorie de chaque menu. Je suis ambitieuse pour cette édition 2020 ! Même si je ne pense pas tout lire, je me dis que j’aurai des idées de lecture pour l’an prochain et le PAC 2021. 

Mes choix se sont portés prioritairement sur des petites maisons d’édition ou des livres peu connus afin de sortir de ma zone de confort mais aussi de vous les faire découvrir.

Sans plus attendre, voici ma PAL :

Automne Frissonnant

Je suis Médée, vieux crocodile ! (trahison, thriller, policier, horreur, épouvante)

Les aventures occultes de Lady Bradsley, Olivier Saraja, éditions du 38

Mon choix : Une aventure avec une Indiana Jones féminine avec des histoires de fantômes, voilà qui m’a semblé idéal. J’avais d’autres idées avec des romans portés sur la thématique de l’horreur, mais j’ai décidé de les recaser dans une autre catégorie. Et cela me donne l’occasion de découvrir la maison d’édition du 38.

Résumé : Lady Bradsley est une jeune veuve douée de talents particuliers : elle parle aux morts, elle décrypte les souvenirs qui imprègnent les lieux qu’elle visite. Que ce soit au service de la Couronne britannique, du British Museum ou encore pour ses intérêts personnels, elle sillonne le monde du début du XXe siècle, en proie aux rivalités coloniales entre l’Angleterre, la Belgique et la France, pour résoudre les mystères occultes qui s’offrent à elle. Mais tandis que le spectre de la première guerre mondiale se profile, comment gérera-t-elle sa malédiction personnelle ? En effet, Lady Bradsley est elle-même hantée par Henry, le fantôme de son mari, dont l’amour est si fort qu’il transcende les frontières entre les mondes.

Les chimères de la Sylve rouge (gothique, vampire, créature de la nuit)

La maison de Londres, Lydie Blaizot, éditions du Petit Caveau

Mon choix : L’intrigue m’a fait énormément penser au film et à la série de vampire What we do in the shadows qui évoque une coloc de vampires. Ce ne sera peut-être pas identique, mais le clin d’oeil est là. Et je découvre également les éditions du Petit Caveau, orientés gothique.

Résumé : Londres, 1895. Ruppert Haversham, Arthur Ruterford et Hubert Michel, trois vampires aux caractères aussi différents que marqués, tentent de vivre normalement malgré la malédiction dont ils s’estiment victimes. Affiliés à la puissante Maison de Londres, ils se retrouvent chargés de l’éducation d’un nouveau collègue, Donald Crump. Malheureusement, ce dernier se révèle être une véritable calamité qui va mettre en péril l’organisation dont il est censé faire partie. Par sa faute, la guerre avec la Maison de Cardiff prend des proportions alarmantes et ses camarades sont contraints de rattraper ses bêtises.

Les supplices de la Belladone (livre à couverture noire)

Le syndrôme de la Malemort, Esther Brassac (Octavie d’Urville t2), éditions Le Chat Noir

Mon choix : J’ai déjà lu le tome 1 de la série et j’avoue m’être bien amusée. Octavie est une fée passemuraille maigrichonne qui n’arrive pas à grossir. Et elle est amoureuse d’un vampire par-dessus le marché ! Une saga très drôle avec quand même quelques rebondissements savoureux.

Résumé : « Parfois, croiser les doigts, c’est utile. Du moins, c’est ce qu’on dit et Octavie applique cette thérapie avec détermination. Seulement, voilà, les ennuis continuent de s’enchaîner. Et pas un ou deux, non ! Des bataillons entiers qui s’approchent en rangs serrés. Oui, parce que sinon, ça serait trop facile. Les Supranaturels londoniens meurent comme des mouches, victimes d’un étrange syndrome. Et comme si ça ne suffisait pas, Arthur de Strangewell, l’archivampire ressuscité par Swann, adopte un comportement aberrant. Difficile à vivre quand on sait qu’il représente le principal espoir contre la menace des extrémistes humains. Heureusement, tout n’est pas négatif. Octavie s’apprête à fêter son anniversaire. Même avec des mois de retard, c’est une bonne occasion d’oublier le désastre de sa vie. Reste un dernier point noir : James, le charmant et mystérieux rouquin dont elle est amoureuse, va-t-il répondre à son invitation ? »

Esprit es-tu là ? (fantôme, fantôme du passé, famille, historique, classique)

Ce qui hante les bois, Dawn Kurtagich, éditions du Chat Noir

Mon choix : J’avoue, ma PAL comprenait au moins 5 livres d’horreur pour ce challenge et je n’ai réussi à en caser que deux. J’ai envie de frissonner pendant le mois d’Octobre, que voulez-vous ?! Ce roman était déjà dans ma PAL lors d’un challenge précédent, aussi j’aimerais beaucoup le lire cette fois-ci. On verra si les frissons seront au rendez-vous.

Résumé : Fuyant un père qui les maltraite, Silla et Nori arrivent à « La Baume », le manoir de leur tante, une vieille bâtisse couleur de sang. Pour la première fois, les deux sœurs se sentent enfin en sécurité. Mais peu à peu une sombre réalité se dévoile… Le bois qui entoure la propriété n’est-il pas trop silencieux ? Tant de questions restent sans réponse : qui est cet homme que seule Nori peut voir ? Tante Cath n’est-elle pas en train de sombrer dans la folie ? Et pourquoi les arbres semblent-ils se rapprocher ?

Automne douceur de vivre

Il fait un temps épouvantail ! (Halloween, Samhain, Automne)

La Santa Muerte, Justine Robin, (L’apprentie Faucheuse tome 2), éditions le Héron d’Argent

Mon choix : J’ai déjà lu et chroniqué le tome 1 de cette série en deux volumes : L’apprentie Faucheuse, Rouge sang et noir corbeau dans le cadre du PLIB2020. J’avais envie de connaître la suite, et comme je trouvais difficile de trouver un livre pour cette catégorie, il m’a semblé logique d’inclure un clin d’oeil à la fête des morts mexicaine. Pari tenu donc, tout en découvrant un nouveau volume de la maison d’édition Le Héron d’argent.

Résumé : S’il ne doit rester qu’une dernière chose dans ce monde, ce sera nous. Ce sera la Mort?! » Le Sanctuaire n’est désormais plus que ruines. Chassées par les Semeurs de Vie, les Faucheuses ont soif de vengeance. Mais les ennemis d’Amélia et de Rain sont légion…Que dissimule véritablement cette attaque soudaine contre l’ordre du trépas ? Que désire exactement la Santa Muerte, cette mystérieuse entité macabre mexicaine qui semble tant s’intéresser à la faucheuse rouge ? L’étau se resserre. Les langues se délient. Les rivalités font rage et les trahisons sont nombreuses.Existe-t-il des secrets plus dangereux que ceux de la Mort ?

Siroter un chocolat chaud sous les saules (anthropomorphisme, Enfance, feel good, cocooning)

Feux follets, Mandragore et cadavre frais, Ariel Holtz, (Fingus Malister tome 1),Rageot jeunesse

Mon choix : Pour cette catégorie, je me suis concentré sur le mot Enfance car je souhaitais lire deux livres sur les sorcier(e)s. Il s’agit également d’un coup de coeur lecture car écrit par Ariel Holzl, l’auteur des Soeurs Carmines, que j’ai adorées. J’en attends une bouffée d’air frais dans le challenge et une bonne dose d’humour noir.

Résumé : « Préparez une soupe de mandragore avec 120 g de sève de mandragore et 80 g d’or des fous. Mélangez les ingrédients dans un bocal à élixir et faites mijoter une journée à feu follet. Une fois la soupe terminée, il suffit de la répandre sur tout cadavre frais pour qu’il revienne à la vie en quelques minutes. Et le rituel de zombification est accompli ! » Apprenti seigneur maléfique, Fingus Malister sait comment il va éblouir les jurés de sa future académie de magie. Mais il a besoin de l’aide d’une sorcière plus têtue que lui…

Retrouve ma chronique à son sujet ici 🙂

Fafnir ton assiette sinon pas de piécette ! (Créatures légendaires et fantastiques, petit peuple, féérie, conte, légende, Mythe)

Trois contes de fantômes, Guy de Maupassant, illustré par Camille Garoche, éditions Soleil

Mon choix : Hasard des choses, Guimause présente aussi ce livre dans sa PAL. J’avais repéré les illustrations magnifiques de Camille Garoche cet été et relire du Maupassant m’a semblé judicieux car il excelle dans le genre fantastique. Qui plus est, ce sera rapide à lire.

Résumé : Trois contes de fantômes propose trois nouvelles fantastiques écrites par Guy de Maupassant, choisies et illustrées par Camille Garoche, véritable orfèvre du papier découpé. Apparition s’intéresse à une histoire étrange survenue au marquis de la Tour-Samuel, alors qu’il était âgé d’une vingtaine d’années, et qui le hante depuis… Le Tic est le récit d’un père, affligé d’un tic singulier, qui raconte les mystérieuses raisons qui incitent sa fille à porter un gant à la main gauche… Enfin, La Mort nous immerge dans les souvenirs du narrateur dont la femme est morte, lorsque d’étranges phénomènes se produisent…

A window to the past (Sorcier, sorcière, magie, SFFF)

Waterwitch, Alex Bell, éditions du chat noir

Mon choix : Un livre de sorcière avec une malédiction qui fait froid dans le dos ! Comme j’ai déjà lu Le Phare au Corbeau de Rozenn Ilianno dans le même genre, je me suis laissée tentée par celui-ci. Les éditions du Chat Noir sont une valeur sûre pour l’horreur et le gothique.

Résumé : Certaines malédictions deviennent de plus en plus puissantes avec le temps… Suite à un accident, Emma a perdu l’usage de ses jambes. Sept ans plus tard, l’adolescente revient en Cornouailles, sur les lieux du drame : l’auberge familiale du Waterwitch, gérée par sa grand-mère mourante. Ce bâtiment a été construit avec le bois d’une épave, celle d’un navire au passé trouble, maudit raconte la légende. Parmi les sombres secrets qui hantent l’auberge se cachent des fantômes du passé. Et l’un d’eux est particulièrement en colère.

Automne des enchanteresses

Les rêves d’Aurore (LGBTQI+, militantisme)

Félin, histoires plurielles, collectif, Yby éditions

Mon choix : Dur de trouver un livre dans cette catégorie, car je lis peu d’ouvrages de militantisme ou LGBT. J’avais déjà présenté la nouvelle Derniers Battements de Emrys aux éditions Yby, spécialisés LGBT. Donc, j’ai décidé de retenter l’expérience. Cela tombe à pic : ils m’ont proposé ce recueil de nouvelles en service presse. Donc je vais faire une pierre deux coups avec ce challenge. 

Résumé : Miaou miaou miaou ! Pour ceux·elles qui ne parlent pas le chat, et n’ont donc pas compris Fripon, ceci est un recueil de nouvelles polyfélin. Cet ouvrage ne contient pas de croquettes. Vous y trouverez, en revanche, un seigneur dragon, une poisse incommensurable, des griffons guerriers, un shamisen mélodieux, des sorcières féministes, un détective en Marilyn Monroe, des souvenirs perdus, des dieux égyptiens en colère, une réincarnation inattendue, des ocelots aux yeux vairons et des croissants sur un banc. Les héros·ïnes de ces histoires, félidés ou non, vous emmèneront dans des aventures à vous hérisser le poil, qui vous feront peut-être feuler d’angoisse, mais surtout ronronner de plaisir.

Sarah Bernardt, monstre sacré (Dramaturgie, pièce de théâtre, Arts)

Grimoire de sorcières, Benjamin Lacombe et Sébastien Perez

Mon choix : Je n’aime pas lire de théâtre, je préfère assister à des pièces. Alors je me suis concentrée sur le mot Art et j’ai sorti un beau-livre de ma bibliothèque que je n’ai jamais lu. En plus d’être beau, j’en apprendrai plus sur les sorcières célèbres et cela me fera une pause lecture dans ce challenge.

Résumé : Ce beau-livre développe, chapitre par chapitre l’histoire et les légendes autour de sorcières illustres, le tout magnifiquement illustré par Benjamin Lacombe. Une oeuvre d’art sublime !

Les écailles de mélusine (Féminisme, transformation, Métamorphose)

Peau d’homme de Hubert et Zanzim, éditions Glénat

Mon choix : En plus de coller à tous les mots de la catégorie, Peau d’homme est une BD qui me fait beaucoup envie depuis sa sortie pour le message qu’elle véhicule. Je verrai s’il est possible de l’emprunter en bibliothèque. Sinon, je me rabattrai sur Mortal Song de Megan Crewe aux éditions du Chat Noir. Une histoire de métamorphose dans un japon féodal magique.

Résumé : Dans l’Italie de la Renaissance, Bianca, demoiselle de bonne famille, est en âge de se marier. Ses parents lui trouvent un fiancé à leur goût : Giovanni, un riche marchand, jeune et plaisant. Le mariage semble devoir se dérouler sous les meilleurs auspices même si Bianca ne peut cacher sa déception de devoir épouser un homme dont elle ignore tout. Mais c’était sans connaître le secret détenu et légué par les femmes de sa famille depuis des générations : une « peau d’homme » ! En la revêtant, Bianca devient Lorenzo et bénéficie de tous les attributs d’un jeune homme à la beauté stupéfiante. Elle peut désormais visiter incognito le monde des hommes et apprendre à connaître son fiancé dans son milieu naturel. Mais dans sa peau d’homme, Bianca s’affranchit des limites imposées aux femmes et découvre l’amour et la sexualité.La morale de la Renaissance agit alors en miroir de celle de notre siècle et pose plusieurs questions : pourquoi les femmes devraient-elles avoir une sexualité différente de celle des hommes ? Pourquoi leur plaisir et leur liberté devraient-ils faire l’objet de mépris et de coercition ? Comment enfin la morale peut-elle être l’instrument d’une domination à la fois sévère et inconsciente ?

Mon avis est à retrouver ici 🙂

Nausicäa de la vallée du vent (nature writing, écologie, nature, Post-apocalyptique)

Sauvage de Jamey Bradbury, éditions Galmeister

Mon choix : J’ai eu envie de Nature Writing pour changer un peu de la Fantasy et du Gothique. Ce roman est parfait pour cela, en ajoutant bien sûr une point de fantastique.

Résumé : À dix-sept ans, Tracy Petrikoff possède un don inné pour la chasse et les pièges. Elle vit à l’écart du reste du monde et sillonne avec ses chiens de traîneau les immensités sauvages de l’Alaska. Immuablement, elle respecte les trois règles que sa mère, trop tôt disparue, lui a dictées : «ne jamais perdre la maison de vue», «ne jamais rentrer avec les mains sales» et surtout «ne jamais faire saigner un humain». Jusqu’au jour où, attaquée en pleine forêt, Tracy reprend connaissance, couverte de sang, persuadée d’avoir tué son agresseur. Elle s’interdit de l’avouer à son père, et ce lourd secret la hante jour et nuit. Une ambiance de doute et d’angoisse s’installe dans la famille, tandis que Tracy prend peu à peu conscience de ses propres facultés hors du commun.

Quoi d’autre autour du challenge ?

Si tu n’as pas d’idées pour ta PAL, tu peux rejoindre le groupe Pumpkin Autumn Challenge sur Facebook. On y discute beaucoup livres. Sinon, il y a le groupe moins officiel : Pumpkin Autumn Challenge, ça discute consacré aux recettes, idées déco et boissons chaudes à déguster pendant l’automne pour accompagner le challenge.

Personnellement, je compte réaliser un nouveau quizz spécial Halloween d’ici Octobre comme l’an dernier, histoire de pimenter ma soirée d’Halloween entre amis.

J’ai aussi envie de constituer une liste de films d’horreur à voir pour la Toussaint, et j’ai commencé à réaliser des sucreries : confiture de Figue, roulés à la cannelle, Tchai Latte… afin d’accompagner mon challenge en douceur. 

Et qui sait, peut-être qu’on pourrait combiner ce challenge avec un bingo pour des actions autour de nos lectures afin de pimenter tout ça ? Mais je m’emballe peut-être un peu trop… 😉

Citrouille et Chaï Latte,

A.Chatterton

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Soul of London, Gaëlle Perrin-Guillet, édition Milady, #PAC2019

J’ai eu le plaisir de rencontrer Clémence Perrin-Guillet aux Rencontres littéraires autour du Polar et du Roman Noir 2019 et de découvrir son univers policier centré sur le Londres du XIXème siècle. En bonne fan de Sherlock Holmes, je n’ai pas pu résister à la tentation de vous en parler. Par ailleurs, Soul of London clôt ma participation au Pumpkin Autumn Challenge 2019, dans la catégorie « Tu n’en reviendras pas » dans le thème « Automne Frissonnant ».

Résumé : Londres, 1892. Des cadavres de chiens sont retrouvés mutilés, le crâne ouvert, dans les tunnels du métro. L’enquête est confiée à Henry Wilkes, flic accidenté et handicapé, relégué loin du terrain depuis qu’il doit marcher avec une canne. Le dossier ne l’enchante guère, mais quand le corps d’une enfant est à son tour retrouvé, au même endroit et mutilé, il prend une autre dimension. William Bennet, un gamin des rues qu’il a recueilli un an plus tôt, l’assiste dans sa tâche. Alors qu’ils explorent les tunnels crasseux du métro, Alice Pickman, une jeune femme issue de la haute société, s’adresse à Henry pour qu’il rouvre l’enquête du meurtre de sa soeur dans le quartier malsain de Lisson Grove, qu’elle estime avoir été bâclée. Au coeur d’une ville en pleine révolution, où se disputent la science et la religion, Henry et Billy, en dignes représentants des Lumières, cherchent à faire éclater la vérité au milieu du fog londonien, mélange de charbon, de mensonge et de perversion…

Mon avis

Une plongée saisissante dans le Londres victorien.

Bienvenue dans un Londres typique de la fin du XIXème siècle avec son brouillard, ses meurtres, ses rues crasseuses, ses mendiants, son métro et ses méthodes douteuses d’enquêtes de police.

On y suivra Henry Wilkes, policier à la canne, relégué aux affaires classées au vu d’une jambe défectueuse, et Billy Bennet, son protégé et assistant, qui tente de se faire une place respectable malgré ses origines modestes.

Les deux enquêtes menées conjointement nous entraîneront dans les bas-fonds de la ville, entre les égouts et les quartiers pauvres afin de dénicher le tueur en série des chiens mutilés et l’assassin d’une jeune infirmière issue des classes aisées.

L’auteure est très attachée à Londres et cela se ressent dans son roman. Elle s’attache à nous plonger dans une ambiance de la capitale britannique par des descriptions très réalistes des rues de la capitale, surtout du côté des bas-quartiers qu’elle met en lumière  à la manière de Charles Dickens.

Pour l’anecdote, elle visite les lieux dont elle parle dans ses romans pour plus d’authenticité et elle a déjà organisé par le passé des visites guidées de la capitale britannique pour ses fans, afin de retracer les lieux de ses histoires. C’est dire son amour pour la ville !

Un gros clin d’oeil à notre ami Sherlock Holmes

En plus d’être une grande admiratrice de Londres, Gaëlle Perrin-Guillet est une grande fan de Sherlock Holmes et cela se ressent à plusieurs niveaux dans le récit.

Tout d’abord, la référence la plus évidente est le fait que Henry Wilkes lise le Strand Magazine où sont parues les aventures du célèbre détective. Pratique honteuse dont le policier se défendra en mettant en avant les clichés des histoires…

On notera ensuite que l’auteure utilise une intrigue identique à celles d’Arthur Conan Doyle : Un duo de détectives est sommé d’intervenir pour une sombre affaire irrésolue par des policiers incompétents. 

Au fil de l’histoire, le lecteur sera amené à relever les indices en même temps que les enquêteurs, mais… Henry, tel Sherlock aura un temps d’avance, et le lecteur, comme nous,  se sentira un peu benêt de ne pas avoir remarqué certaines choses…

Côté personnages, nos deux limiers ressemblent à ceux de Baker Street : l’un est plus intelligent que l’autre, prend de la drogue (Henry est accro au laudanum à cause de sa jambe), et utilise des déguisements pour rechercher les assassins. Le second l’assiste, mais reste en apprentissage.

Cependant, la grosse différence entre Gaëlle et Doyle reste dans sa manière de traiter ses personnages. Là où Sherlock reste froid, flegmatique et imperméable à tout sentiment, Henry Wilkes éprouve de la compassion, de la colère et de l’amour. Là où le Docteur Watson apparaît comme un benêt pétri de conventions sociales,  Billy Bennett se moque des conventions car il se souvient d’où il est issu, malgré son envie de se faire une place dans le monde.

De ce fait, les aventures d’Henry Wilkes et Billy Bennet nous touchent plus que celles de Sherlock, car ils sont plus humains, et donc plus proches du lecteur.

On pourrait envisager ces enquêtes comme un récit parallèle, où Sherlock plus empathique et moins intelligent, aurait recueilli un gamin des rues dont il sollicite l’aide par moments (les regulars irregulars), et travaillerait pour la police. Mais cela ne serait pas rendre hommage au travail sur la psychologie des personnages développé par l’auteure.

Une double enquête 

Gaëlle Perrin-Guillet ne vous propose pas une mais deux enquêtes croisées au sein du même livre, agrémentées de secrets autour de certains personnages principaux.

Le récit est haletant et  les descriptions des morts font froid dans le dos avec des détails très sordides. Âmes sensibles d’abstenir !

Les chapitres alternent les points de vue des personnages, rendant le lecteur actif dans l’enquête. On notera des personnages emblématiques comme la belle et impertinente Alice Pickman, soeur de la défunte infirmière, un mendiant fou vivant dans les égouts et témoin de meurtres, une folle internée dans un hôpital suite au vol imaginaire de son bébé, et surtout des policiers du genre brutes épaisses, particulièrement incompétents.

Le seul petit défaut que l’on pourra trouver vis à vis de l’enquête est que l’auteure a favorisé le développement de la psychologie de ses personnages au détriment de l’intrigue. Sans doute parce qu’il s’agit de la première enquête du duo, et qu’elle a  a choisi de poser le cadre de son univers. On s’attend à découvrir d’autres aventures du duo d’enquêteurs qui se concentrent l’enquête dans ses prochains romans.

En conclusion : Ce roman convient autant aux amoureux du Londres victorien qu’aux nostalgiques des enquêtes du détective de Baker Street. Si vous aimez les bas-fonds, le fog et les meurtres sordides, ce thriller est fait pour vous.

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Le club des érudits hallucinés, Marie-Lucie Bougon, éditions du Chat Noir #PAC2019 #PLIB2020

Dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge 2019, j’ai pensé à ce roman pour valider la catégorie « Rêvons-nous de moutons électriques ? » dans le thème Automne astral. Pourquoi donc ? On va parler d’automates (comme le veut la référence à Blade Runner), parfois de rêves, et beaucoup de science-fiction, ou plutôt ici, de steampunk…

 

Résumé : Quand la jeune Eugénia trouve refuge dans la maison du professeur Brussière, physicien en retraite dirigeant un petit cercle d’érudits, elle ne révèle pas immédiatement son extraordinaire nature : elle n’est pourtant autre que l’andréïde, la première femme artificielle, prodige d’une mystérieuse technologie décrite par Villiers de l’Isle-Adam dans L’Ève future. Avec l’aide du professeur et des membres du cénacle, un étudiant passionné, un dandy mélomane, un aventurier aguerri et une voyante excentrique, Eugénia part en quête des secrets de sa conception, car une question obsessionnelle occupe son esprit : une machine peut-elle posséder une âme ?

Une suite directe de l’Eve future de Villiers de l’Isle-Adam

C’est annoncé dès le départ, Eugénia est l‘Eve Future décrite par Villiers de l’Isle-Adam.

Pour ceux qui n’auraient pas lu ce roman qui date de 1886, il relate l’histoire d’un aristocrate très riche, amoureux d’une cantatrice belle mais stupide. Il engagera Thomas Edison pour lui fabriquer une andréïde ressemblant trait pour trait à la belle et censée lui être supérieure en intelligence.

Marie-Lucie Bougon part du principe que cet automate existe et imagine ce qui aurait pu lui arriver après le roman de Villiers. Elle se permet quelques fantaisies quant à l’histoire initiale, en lui ajoutant des amis, une interrogation sur ses origines, et surtout sur son âme, ce qui l’assimilerait à une humaine, par le principe de biomutation.

La grande quête de sa conception va rassembler tous les personnages du cénacle dont elle fait partie et être sujette à rebondissements.

Un roman steampunk qui renoue avec Jules Verne

Après lecture, j’ai l’impression de m’être retrouvée devant une combinaison de plusieurs choses.

Tout d’abord, le roman m’a rappelé les romans scientifiques de Jules Verne, ancêtre du steampunk, avec l’introduction d’un mystère autour d’un objet mécanique ou d’un fait scientifique qu’il faudra résoudre permettant ainsi la vulgarisation de la science auprès du lecteur.

Cependant, même si le roman part de ce principe, on se rend vite compte que Marie Lucie Bougon s’éloigne rapidement de la vulgarisation pour entrer dans le fantastique.

En effet, bien que décrivant la Biomutation comme un mystère à élucider, son fonctionnement reste vague et elle rejoint la pensée de Villiers de l’Isle-Adam qui préférait évoquer un sujet scientifique « sans le charabia qui l’entoure ».

Ainsi, l’introduction d’une société de voyance, puis de fantômes pour expliquer l’âme d’Eugénia,  dilue cet aspect de roman scientifique présenté au départ.

En ce sens, elle entre plutôt dans la lignée loufoque du roman steampunk et des oeuvres de Tim Powers. Comme dans Les voies d’Anubis, un cénacle de membres hétéroclites mais éclairés, seront liés par la résolution d’un mystère, zombies et golems en moins. Et son histoire en remplit tous les codes du genre.

Malgré cela, l’auteure n’en reste pas moins originale comparée aux autres romans steampunk existants, en nous emmenant non pas uniquement à Londres, mais surtout à Héraclite, ville imaginaire et utopique située dans une zone désertique des pôles en Outrie, où des scientifiques du monde entiers sont réunis pour résoudre des problèmes mondiaux. On passera aussi par Ceylan avec l’expédition du dandy Alcibiade et de l’explorateur Victor Castieux, en Angleterre pour des séances de spiritisme avec Barberine, et à Paris, lieu de résidence d’Eusèbe et du professeur Brussière.

Le récit est émaillé de lettres entre les personnages sur les différents voyages réalisés, mais aussi de notes sur les recherches du Professeur Brussière sur la Biomutation qui font avancer l’enquête.

De nombreux questionnements sur l’andréïde et d’autres choses

A travers Eugénia et son existence, l’auteure soulève des questions autour des automates notamment sur la nature de l’âme et surtout ce qui distingue la machine de l’humain : Est-elle capable de ressentir des émotions ? Peut-elle avoir des décisions propres et non pas programmées par son créateur ?

De manière, étendue, le personnage de Honoré de Froimont va évoquer ce qui sera les prémices de l’industrialisation : peut-on remplacer les humains par des robots pour des tâches subalternes afin de pouvoir réfléchir en toute tranquillité au fonctionnement de l’humanité ? Si les robots sont des machines sans âmes, peuvent-il aussi être des serviteurs destinés aux plaisirs sexuels?

L’auteure émets aussi des interrogations sur la liberté féminine, à travers le personnage de Sidonie. Cette dernière habite à Héraclite, ville prônant l’égalité hommes-femmes, à la différence des autres pays. De ce fait, elle peut piloter un avion et assister aux cours de l’université, chose impensable pour d’autres personnages féminins du roman, reléguées au rang de plante verte. Avec ce personnage fort, ainsi que celui de Barberine qui a décidé de sa vie et de son identité, Marie-Lucie Bougon montre que d’autres destins sont possibles pour les filles, et provoque une petite rébellion dans la société conservatrice du XIXème siècle, qui trouve écho à notre époque.

Quelques bémols 

Il manque un je ne sais quoi pour que l’intrigue décolle alors que tous les personnages sont bien construits et intéressants. On a l’impression que l’auteure fait tarder les événements pour tout précipiter vers la fin, comme si elle avait prévu d’écrire un second tome qui n’a pu voir le jour.

De ce fait, le roman traîne en longueur et il m’a fallu toute ma volonté pour le terminer. Par exemple, les passages où l’andréïde se pose des questions sur son existence sont trop nombreux et nuisent à fluidité de la narration.

Par ailleurs, des intrigues sont tronquées, comme le décès soudain de la vieille Grégoria entre le prologue et le chapitre 1, un personnage qu’il aurait été intéressant d’exploiter.

De plus, certaines intrigues apparaissent comme un cheveu sur la soupe. L’histoire du passé de Barberine la voyante, en est un bon exemple.

Au niveau de la mise en forme du texte, j’ai dénombré une dizaine de coquilles de l’imprimeur (des mots collés ensemble principalement) dans le roman, qui je l’espère, seront corrigées à la réimpression.

Enfin, je n’ai pas compris tout de suite que la préface était la nouvelle à l’origine du roman, ce qui provoquait des redondances dans des paragraphes entiers du chapitre 1 et m’a fait pester (inutilement) contre une mauvaise relecture de l’éditeur (qui avait fait son job !).

Donc, attention lors de votre lecture ! (Pas faute d’être prévenue au début de la préface en plus !)

En conclusion : Je suis un peu mitigée vis à vis de ce livre, qui est d’une grande qualité de style, pose des questionnements intéressants, mais manque de dynamisme. Un premier roman prometteur mais qui nécessite une évolution de la part de l’auteur dans sa prochaine intrigue.

Si vous souhaitez retrouver mes autres propositions dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge 2019, je vous invite à lire mon article sur le sujet, rubrique On Joue ?

A noter que Le club des érudits Hallucinés était dans la sélection du PLIB2020.

Quoi, tu ne connais pas le PLIB ? Viens découvrir ici  ce merveilleux prix littéraire destiné aux romans de l’imaginaire…

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Les Héritiers d’Higashi, Clémence Godefroy, éditions du Chat Noir #PLIB2020 #PAC2019

Pour moi, 2019 est synonyme de littérature young adult autour du thème du japon et des yokai. En ce sens, il m’a paru naturel de lire et proposer Les héritiers d’Higashi au Pumkin Autumn Challenge pour la catégorie Mon voisin le Kodama dans Automne Enchanteur, mais aussi dans la sélection du PLIB 2020. Mais pourquoi ce roman a-t-il retenu mon attention ? 

Résumé :  Il y a bien longtemps à Higashi, les différentes lignées de bakemono, ces humains porteurs d’esprits animaux et dotés de pouvoirs incroyables, vivaient en harmonie. Mais la guerre les a décimés, et depuis un siècle le clan Odai et les descendants des renards règnent sans partage sur l’archipel, reléguant les autres bakemono aux brumes du passé. Ayané, jeune disciple de l’Ordre de la Main Pure, se soucie bien peu de ces légendes. Pleine d’énergie mais peu disciplinée, elle aimerait surtout faire ses preuves au combat. Jusqu’au jour où ses supérieures lui assignent une mission très spéciale : partir au service d’un clan prestigieux dans le nord du pays et veiller sur leur hôte, Numié Dayut, une princesse exilée qui cache un lourd secret.

Mon avis :

Une plongée dans un Japon médiéval-steampunko-magique et de Bakemono.

Dans ce récit, vous trouverez une intrigue à plusieurs voix, (à l’image du Trône de Fer de George R.R. Martin), qui se rejoignent à différents moments de l’histoire.

Les personnages principaux sont soit des bakemono (esprit d’animaux qui ont forme humaine), soit des humains.

On suivra Ayané, présentée dans le résumé, la princesse Numié Dayut, mais aussi Yoriko, une Bakemono chat, Tanuki un Bakemono chien raton-laveur et pleins d’autres : des loups (Okamis), serpents (orochis) et des araignées (jorogumo)… et surtout le clan Odai, et les Bakemono renards, les nogitsune.

On sent que l’auteure s’est beaucoup documentée concernant les Bakemono afin de créer une vision réaliste de son univers. Par ailleurs, la ville d’Higashi d’où est tirée le nom du lieu principal de l’intrigue, existe réellement au Japon. Elle est située sur l’île d’Okinawa et est présentée comme un village d’eau, de fleurs et de pins, ce qui rejoint la nature très luxuriante décrite dans le roman.

L’époque d’Higashi est une forme de Japon médiéval où les Bakemono se mêlent aux humains en secret pour les minorités qui se sont faites écraser, ou en plein jour pour les renards grands vainqueurs de la guerre.

Cependant, quelques éléments viennent perturber ce côté moyen-âge très ancré dans le folklore. Tantôt nous rencontrons une touche steampunk par des palanquins à hélices autonomes, tantôt il s’agit de magie avec des armures de pouvoir qui décident seules de leur porteur ou des serrures en « métal flottant » réagissant à la magie pour mieux se refermer, voire des objets qui prennent vie, les tsukumogami.

J’ai personnellement beaucoup apprécié de rechercher à quels animaux ressemblent les Bakemono mentionnés et si le récit s’ancrait dans une forme de réalité historique.  Mais la présence des noms de ces Yokaïs en japonais, même s’il apporte une forme d’authenticité, pourra peut-être gêner certains lecteurs.

C’est un roman d’apprentissage féminin… mais pas que !

Les trois personnages principaux sont Ayané, Numié et Yoriko, trois femmes d’âges et de profils différents.

Ayané est une jeune orpheline servant l’Ordre de la Main-Pure. Elle est une sorte de garçon manqué plus préoccupée par les arts-martiaux que par son apparence et a des difficultés à respecter les notions d’humilité et de chasteté de l’Ordre. Elle est ignorante de ses origines et n’a pas de futur qui l’attend. C’est un personnage jovial, empathique et un peu maladroit par moments, mais toujours respectueuse de sa mission.

Numié Dayut est une princesse qui était destinée à un grand avenir, avant de tomber aux mains des renards.  C’est une jeune femme aux abords froids, soucieuse de l’étiquette,  méprisante avec son entourage, mais qui possède un bon fond, voire…un coeur !

Quant à Yoriko, il s’agit d’une bakemono chat âgée, qui adore les jeux d’argent. Elle est plutôt roublarde, paresseuse et dotée d’un pouvoir de persuasion très utile pour se libérer de ses créanciers. Ses dettes et son statut de bakemono vont l’obliger à se recréer une nouvelle identité et à faire preuve d’ingéniosité pour se sortir du pétrin dans lequel elle s’est fourrée.

Bien que classé dans la collection Neko, dédiée aux mythologies asiatiques, aux éditions du chat noir, le roman explore les premiers émois amoureux avec les personnages d’Ayané et Numié, sujet cher au coeur de Clémence Godefroy, qui l’aborde dans pratiquement l’ensemble de ses romans.

En ce sens, l’histoire suit l’intrigue d’un roman d’apprentissage classique féminin, où l’amour permet à l’héroïne d’évoluer.

Cependant, ce n’est pas le sujet principal du roman.

En effet, la mythologie reprend rapidement le dessus avec de manière sous-jacente, le conflit qui oppose l’ensemble des bakemono survivants, au clan des renards. Ce qu’on retrouve avec l’histoire de Yoriko, puis des deux autres.

De ce fait, d’un roman d’apprentissage féminin, on bascule brusquement dans une épopée fantastique sur fond révolte. L’origine du titre de la série prendra tout son sens dans le dernier chapitre, permettant d’assembler les différentes pièces du puzzle qu’aura disséminés ça et là l’auteure.

Il m’a fait penser aux romans de Jean-Laurent Del Socorro présentant une attente latente qui ne demande qu’à exploser.

Vous l’aurez compris, difficile de parler de cette histoire sans en dévoiler trop sur l’intrigue car tel un roman policier, si l’on connaît la fin, à quoi bon le lire ?

Note pour ceux qui seraient déjà séduits : Okami-Hime est le premier tome d’une trilogie. La deuxième partie est censée être publiée au printemps prochain.

Par ailleurs, il est en lice pour le PLIB 2020 dont j’ai déjà parlé dans un précédent article, parmi une liste de 20 romans présélectionnés.

En conclusion : Okami-Hime est un roman young adult mêlant destins féminins et folkore japonais, qui vous captivera autant pour ses romances que son exploration des mythes asiatiques, le tout sur fond de révolte clanique.

Publié dans Lectures

Derniers battements, Emrys, Yby éditions

Dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge, j’ai décidé de relire cette nouvelle écrite par Emrys, une de mes amies, afin de valider la catégorie Automne douceur de vivre, Sous catégorie « Un Cinnamon roll et un chaï Latte à emporter s’il vous plaît ! » qui est une catégorie dédiée aux nouvelles.

Avant tout, voici le résumé de la nouvelle : Apprentie auprès du plus grand alchimiste de son temps, Elexia ne vit que pour une chose : l’instant où son maître lui ouvrira les portes de son laboratoire secret. Lorsque ce moment arrive enfin, elle découvre avec fascination que ses activités dépassent de loin tout ce qu’elle avait pu imaginer. Mais dans le sous-sol obscur, elle sent ses convictions vaciller à l’instant où elle croise le regard jaune du sujet n°6. Si votre conscience s’opposait à tout ce en quoi vous croyez, quelle voie choisiriez-vous ?

Mon avis : 

Une réflexion sur les expériences scientifiques

Dès le départ, l’auteure met en avant le conflit intérieur de la jeune apprentie alchimiste, tiraillée entre sa curiosité scientifique, et ses sentiments envers le sujet numéro 6 qu’elle connaissait avant sa transformation.

Un jeu de séduction subtil se met en place entre les deux protagonistes mais pour des raisons différentes : Elexia, timide scientifique éprouve des difficultés à cacher son émoi, tandis que le sujet numéro 6, aux abois, emploie ses charmes comme une stratégie pour s’échapper.

A travers cette nouvelle, on s’interroge sur le bien-fondé des expériences scientifiques sur les êtres humains, ou tout autre créature, car numéro 6 n’est pas seule : un elfe et un chien viennent compléter ce musée des horreurs.

Plusieurs questions sont soulevées : Peut-on tout s’autoriser sous prétexte de faire avancer la science ? A quel moment perd-on son humanité ? Sur ce sujet, Elexia et le professeur, du fait de leurs convictions opposées, permettent de comprendre les deux points de vue sur ce sujet.

Un clin d’oeil à FMA et l’alchimie en général

Pour les connaisseurs du manga Full Metal Alchemist, on notera une petite référence à la série à travers la chimère que le professeur créé à partir de son propre chien.

En effet, dans le manga, un autre professeur crée une chimère à partir de son animal de compagnie et de sa propre fille.

Dans Derniers Battements, il sera plutôt question d’un chien qui a des pouces réversibles et tient sur ses jambes… tout en ayant conservé un caractère de fidèle canidé.

Par ailleurs, l’alchimie est présentée dans la nouvelle comme un outil de protection : on verra élève et professeur utiliser des symboles alchimiques pour verrouiller un coffre comprenant des données importantes. Le reste des expériences relèvera lui de la science de manière plus directe.

Une maîtrise d’écriture remarquable [SPOILERS]

Emrys possède une technique d’écriture saisissante : à travers son récit en chapitres courts, elle réussit à retranscrire les battements de coeur du sujet numéro 6 dont la santé va déclinant.

On comprend mieux pourquoi la nouvelle s’intitule Derniers Battements car l’on vit les derniers jours de la chimère féline.

En conclusion : Une nouvelle à portée philosophique portée par une technique d’écriture remarquable qui vous fera voyager au pays des alchimistes et des chimères. 

Publié dans On joue ?

Pumpkin Autumn Challenge 2019

Suite à la découverte de ce challenge de littérature organisé par le Terrier de Guimause (que je vous invite fortement à consulter tant pour ses conseils lecture que pour sa fraîcheur de présentation), je me suis lancée cet automne dans le Pumpkin Autumn Challenge.

Mais c’est quoi le « Pumpkin Autumn Challenge » ?

C’est un challenge de lecture autour de l’automne qui a lieu du 1er septembre au 30 novembre depuis 3 ans maintenant, organisé par Le Terrier de Guimause.

Il consiste à lire autant de livres possibles selon des menus de lecture créés par Guimause, avec des jeux de mots littéraires dont voici les différents titres (avec l’aimable autorisation de sa créatrice) :

menus-2019PACGuimauseterrier
Menus du PAC par Guimause

Comment ça marche ?

Chaque menu comporte des sous-catégories. Ces catégories comprennent un ou plusieurs mots-clés auxquels doivent correspondre les livres que vous choisissez pour le challenge.

Pour valider le challenge de cette année 2019, vous avez le choix entre deux options :

  • Choisir des livres correspondant à deux sous-catégories par menu choisi. Ex : Dans le menu Automne Enchanteur, je choisis des livres correspondant aux sous-catégories Mon voisin le Kodama, et Misty Day.
  • Débloquer des paliers en choisissant un livre d’une sous catégorie par menu, ou de deux sous catégories par menu, etc…

Pour les détails, je vous invite à lire les détails du challenge sur le blog de Guimause, ou encore à regarder sa vidéo youtube concernant sa Pile A Lire pour cette année. Vous pouvez aussi essayer les versions de ce challenge des années précédentes proposées par Guimause qui comportent des menus différents.

Vous pouvez aussi étendre le challenge à des films et des séries tv comme le propose Guimause avec le Hashtag #VideoCLUBduPAC

Le but de ce challenge est de s’amuser, donc n’hésitez pas à l’utiliser comme bon vous semble et surtout à changer de lecture si vous n’accrochez pas avec un livre choisi au départ.

Quelle est ma PAL (Pile à Lire) pour ce challenge ?

Comme je commence tout juste ce challenge, je reste une petite joueuse cette année.

J’ai donc décidé de débloquer un palier en choisissant un livre par sous-catégorie, dans chaque menu.

Ce qui donne la liste suivante :

  • Automne Frissonnant, Sous catégorie « Tu n’en reviendras pas ! » :

soul of london
couverture via Amazon

Soul of London de Clémence Perrin-Guillet, édition Milady.

Résumé : Londres, 1892. Des cadavres de chiens sont retrouvés mutilés, le crâne ouvert, dans les tunnels du métro. L’enquête est confiée à Henry Wilkes, flic accidenté et handicapé, relégué loin du terrain depuis qu’il doit marcher avec une canne. Le dossier ne l’enchante guère, mais quand le corps d’une enfant est à son tour retrouvé, au même endroit et mutilé, il prend une autre dimension.
William Bennet, un gamin des rues qu’il a recueilli un an plus tôt, l’assiste dans sa tâche. Alors qu’ils explorent les tunnels crasseux du métro, Alice Pickman, une jeune femme issue de la haute société, s’adresse à Henry pour qu’il rouvre l’enquête du meurtre de sa soeur dans le quartier malsain de Lisson Grove, qu’elle estime avoir été bâclée. Au coeur d’une ville en pleine révolution, où se disputent la science et la religion, Henry et Billy, en dignes représentants des Lumières, cherchent à faire éclater la vérité au milieu du fog londonien, mélange de charbon, de mensonge et de perversion…

Lire ma chronique ici 😉

  • Automne Enchanteur, Sous catégorie « Mon voisin le Kodama » :

les héritiers d'Higashi
couverture via Amazon

Les héritiers d’Higashi, tome 1 (Okami-Hime) de Clémence Godefroy, édition Le Chat Noir.

Résumé : Il y a bien longtemps à Higashi, les différentes lignées de bakemono, ces humains porteurs d’esprits animaux et dotés de pouvoirs incroyables, vivaient en harmonie. Mais la guerre les a décimés, et depuis un siècle le clan Odai et les descendants des renards règnent sans partage sur l’archipel, reléguant les autres bakemono aux brumes du passé. Ayané, jeune disciple de l’Ordre de la Main Pure, se soucie bien peu de ces légendes. Pleine d’énergie mais peu disciplinée, elle aimerait surtout faire ses preuves au combat. Jusqu’au jour où ses supérieures lui assignent une mission très spéciale : partir au service d’un clan prestigieux dans le nord du pays et veiller sur leur hôte, Numié Dayut, une princesse exilée qui cache un lourd secret.

Lire ma chronique ici 🙂

  • Automne douceur de vivre, Sous catégorie « Un Cinnamon roll et un chaï Latte à emporter s’il vous plaît ! » :

derniers battements

Derniers battements, Emrys chez Yby éditions.

Résumé : Apprentie auprès du plus grand alchimiste de son temps, Elexia ne vit que pour une chose : l’instant où son maître lui ouvrira les portes de son laboratoire secret. Lorsque ce moment arrive enfin, elle découvre avec fascination que ses activités dépassent de loin tout ce qu’elle avait pu imaginer. Mais dans le sous-sol obscur, elle sent ses convictions vaciller à l’instant où elle croise le regard jaune du sujet n°6. Si votre conscience s’opposait à tout ce en quoi vous croyez, quelle voie choisiriez-vous ?

Lire ma chronique ici 😉

  • Automne astral, Sous catégorie « Rêvons-nous de moutons électriques »

le club des érudits hallucinés
couverture via Amazon

Le club des érudits hallucinés de Marie Lucie Bougon, éditions le Chat Noir.

Résumé : Quand la jeune Eugénia trouve refuge dans la maison du professeur Brussière, physicien en retraite dirigeant un petit cercle d’érudits, elle ne révèle pas immédiatement son extraordinaire nature : elle n’est pourtant autre que l’andréïde, la première femme artificielle, prodige d’une mystérieuse technologie décrite par Villiers de l’Isle-Adam dans L’Ève future. Avec l’aide du professeur et des membres du cénacle, un étudiant passionné, un dandy mélomane, un aventurier aguerri et une voyante excentrique, Eugénia part en quête des secrets de sa conception, car une question obsessionnelle occupe son esprit : une machine peut-elle posséder une âme ?

Lire ma chronique ici 😉

Envie d’en discuter et d’échanger sur ce challenge ?

Je n’ai pas inventé l’eau chaude, des groupes de discussion facebook existent déjà autour de ce challenge auxquels vous pouvez adhérer (en prenant soin de lire leur règles de fonctionnement).

Il s’agit de Pumpkin Autumn Challenge qui aborde plutôt les PAL des adhérents et leurs retours sur les livres lus.

Mais aussi Pumpkin Autumn Challenge ça discute ! plutôt orienté sur des questions autour du Challenge, des échanges de recette automnales ou encore des photos de paysages.

Vous pouvez aussi retrouver ce challenge et/ou le diffuser sur Twitter avec le Hashtag #PumpkinAutumnChallenge et présenter votre Pile A Lire sous le Hashtag #PALduPAC.

Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi m’envoyer votre liste en commentaire, ça me donnera des idées de lecture.

Je vous fais un retour sur mes lectures via des chroniques littéraires d’ici la fin du challenge que vous pourrez dans ma rubrique Lectures.

D’ici là, amusez-vous bien et bonnes lectures !