Publié dans On joue ?

Hanami Book Challenge 2021 : le challenge littéraire dédié au Japon et au printemps

En dehors de mon engouement pour la littérature steampunk, j’ai une passion dévorante pour la culture japonaise. L’idée de créer mon propre challenge m’est venue depuis un an à force de participer à ceux des autres. Et comme je ne trouvais pas de challenge littéraire qui englobait l’ensemble de la culture du soleil levant, j’ai pensé que ce serait une bonne idée de commencer par ce sujet. Bienvenue dans le Hanami Book Challenge, ou encore le challenge des Cerisiers en fleurs !

Hanami Book Challenge : mode d’emploi

Ce challenge s’adresse à tous ceux qui souhaitent découvrir la culture japonaise, où qui souhaitent faire descendre leur Pile A Lire de livres en lien avec ce thème.

Je l’ai pensé pour un public adulte, mais il est possible de le réaliser avec des plus jeunes, en fonction des intitulés de menus, avec des mangas ou des light novels par exemple.

Il se déroule du 1er avril au 30 juin, le temps d’une floraison de cerisiers, pour marquer le printemps et l’arrivée de l’été et à pour principal sujet le Japon. Les livres doivent évoquer le Japon ou être écrit par un auteur Japonais.

Ce challenge plébiscite les documents suivants. : Romans, nouvelles, mangas, Bande-dessinée, romans graphiques ou documentaires sur le Japon. Vous pouvez aussi le réaliser avec des films, séries TV et animes.

Il n’est pas orienté vers un genre littéraire particulier, sauf indication dans les menus. Libre à vous d’y inclure des romans contemporains, comme de la littérature de l’imaginaire par exemple.

Pour ma part, je vais réaliser deux PAL : une avec des livres et l’autres avec des films et séries pour vous donner des idées. Elles feront l’objet d’un article qui suivra la publication de celui-ci.

Hanami Book Challenge : les menus

Afin de créer ces menus, je me suis inspirée de plusieurs thèmes relatifs à la culture japonaise. J’ai essayé de vous proposer un panorama assez vaste et qui par moments peut correspondre à des clichés sur ce pays. Je m’en excuse d’avance, mais je souhaite que ce challenge soit ouvert le plus possible à tous et ne pas le réduire à un public de connaisseurs.

Pour faire rentrer un livre ou un film dans une catégorie, libre à vous d’utiliser un élément du titre, ou les petits détails que j’ai indiqués entre parenthèses. L’important est de s’amuser ! A vous de vous approprier ce challenge !

Il y a donc 3 menus comportant chacun 4 sous-menus :

Hanami Book Challenge : Comment valider son challenge ?

Sur le modèle du Pumpkin Autumn Challenge, je vous propose de valider votre challenge par paliers car je trouve le système de points trop compliqué :

  • Niveau Disciple : Vous avez lu un livre de chaque menu, soit 3 livres au total
  • Niveau 6ème Dan : Vous avez lu deux livres par menu, soit 6 livres au total
  • Niveau 9ème Dan : Vous avez lu trois livres par menu, soit 9 livres au total
  • Niveau Sensei : Vous avez lu un livre de chaque sous-menu, soit 12 livres au total
  • Niveau Trésor Vivant : Vous avez lu un livre de chaque sous-menu, soit 12 livres au total, sans utiliser de Joker.
  • Etoile d’honneur : pour chaque livre entrant dans un sous menu, lu après avoir validé le niveau Trésor Vivant.

Il est possible d’abandonner un livre/ film en cours de route, et ce n’est pas grave ! Si toutefois vous souhaitez le faire valider dans votre challenge, il faudra en avoir lu/vu au moins 50%.

Vous avez aussi la possibilité d’utiliser une fleur de Sakura (un joker) pour vous éviter une lecture.

Hanami Book Challenge : où trouver des livres adaptés au challenge ?

Pour vous aider, en plus de ma PAL associée au challenge, voici quelques maisons d’éditions où trouver des livres traitant du Japon :

  • Editions Philippe Picquier : spécialisé dans la littérature japonaise et asiatique. Il propose des romans contemporains, historiques, policiers, érotiques. Mais aussi des mangas, romans graphiques, beauc-livres et recueils de poésie.
  • Editions Actes Sud : La collection Exofictions peut être intéressante pour des romans fantastiques par des auteurs japonais, mais il faut trier un peu parmi les documents. A l’inverse, la collection Lettres japonaises propose un panel de romans japonais contemporains de qualité, portant sur de nombreux thèmes actuels.
  • Planète BD : Site spécialisé dans les dernières actualités manga, bd et roman graphique avec des critiques sur les parutions. Utile pour vous éviter de chercher l’ensemble des éditeurs de mangas en France. Vous pouvez aussi y feuilleter les premières pages des dernières parutions.
  • Manga news : Site identique au précédent mais qui propose un classement par thème des mangas japonais, ce qui est pratique pour le challenge. Il y a également la liste complète des éditeurs de mangas japonais rubrique manga/éditeurs mangas.
  • La Rainbowthèque : Site participatif qui recense les parutions LGBTQIA+ en littérature. Si vous tapez Japon en recherche, vous trouverez quelques références.
  • Editions du Lézard noir : un de mes éditeurs chouchou. Vous y trouverez des mangas plutôt drame social ou historique, des artbooks, des livres sur l’architecture japonaise, …
  • Editions du Chat noir : la collection Neko comporte peu de titres, mais ce sont des entrées Young adult intéressante en terme de romans, fantastiques ou contemporaines.
  • Editions du chêne : éditeurs de documentaires pour les adultes avec de nombreux beaux-livres illustrés sur le Japon dans sa rubrique Tourisme.

Ce ne sont que quelques exemples, vous pouvez bien sûr compléter cette liste en commentaire de cet article si vous souhaitez partager vos trouvailles. 😉

Hanami Book Challenge : Communication

Le challenge sera diffusé sous le Hashtag #Hanamibookchallenge sur Instagram et Facebook. Je vous invite à l’utiliser quand vous réalisez une publication afin de pouvoir la relayer.

Pour cette première édition, je ne souhaite pas créer de groupe Facebook car cela supposerait de réaliser de la modération. Or, je travaille seule et je n’ai pas beaucoup de temps pour cela. Je l’envisagerai peut-être les années suivantes selon la manière dont ce challenge est accueilli sur la blogosphère.

En revanche, j’ai réalisé un compte Instagram qui vous permettra de découvrir les PALS des autres participants via le Hastag #Hanamibookchallenge, et de découvrir mes propres publications, ainsi que quelques jeux que je vous proposerai tout au long du challenge.

Enfin, parce que je suis généreuse de nature, je vous propose quelques visuels que vous pouvez réutiliser sur vos blogs, et réseaux sociaux que vous trouverez en fin d’article.

J’espère que ce challenge vous plaira autant que j’ai eu plaisir à le réaliser. Je reste à votre écoute par messagerie sur les réseaux sociaux et en commentaire à cet article si vous avez des questions à me poser. Bon challenge à tous !

Fleur de cerisier et matcha,

A.Chatterton

Publié dans Veille littéraire du net

And my watch begins #25

Au sommaire de cette veille littéraire du net : plusieurs challenges littéraires pour bien commencer l’année, mon retour sur Les chroniques de Bridgerton, un podcast sur Hayao Miyazaki, un article sur Stephen King et ses adaptations de livres au cinéma, un concours d’écriture sur la romance, une créatrice de créatures magiques

L’article de la semaine

Sur Actualitté, j’ai repéré fin décembre un article amusant traduit du New York Times, dans lequel Stephen King donnait son avis sur les adaptations en films ou en série de ses livres. J’ai ainsi appris que le Maître du Fantastique détestait la version de Shining réalisée par Stanley Kubrick, et le film Tommyknockers de John Power. J’ai découvert que la série Under the Dome a été arrêtée parce que CBS qui produisait le show voulait du remplissage pour tenir ses cases horaires… Bref, quelques anecdotes bien sympathiques agrémentées des bande-annonces des films pour te donner l’envie de revoir certains films comme ça, la version de 1980, emblématique et la préférée de l’auteur.

Cela a été aussi l’occasion pour moi de découvrir qu’il y avait des adaptations que je ne connaissais pas, comme celle de Mr Mercedes, visiblement assez confidentielle aux Etats-Unis, même si elle est de qualité. Ou encore de Castle rock par Canal + en série, dont la deuxième saison n’a pas abouti au grand regret de King. Si tu aimes le Fantastique et Stephen King cela pourra t’intéresser. 🙂

La série TV du moment

J’en parlais dans ma watch #24 avant les fêtes, La Chronique des Bridgerton est LA série à ne pas rater sur Netflix en ce moment si tu aimes l’univers de Jane Austen et Gossip Girl. Je l’ai regardé en deux jours pendant les vacances de Noël et j’en suis ressortie mitigée.

En soi, c’est un très bon divertissement. La série bénéficie de somptueux décors intérieurs et extérieurs dont la ville anglaise de Bath, théâtre de la vie aristocratique et de certains romans de Jane Austen. Les costumes sont magnifiques pour certains, un peu exagérés pour d’autres mais toujours très pimpants. Il ne faut pas considérer la série dès le départ comme une reconstitution historique fidèle de l’époque régence, mais plutôt comme une uchronie qui s’en inspire. Ce qui explique que les costumes ne sont pas d’époque et que la reine est noire. Car c’est un autre des points forts de la série : proposer des héros qui sont noirs et plusieurs couples interraciaux parfaitement assortis. C’est plutôt rare, et cela se justifie aussi dans la fiction : La reine noire a épousé le roi blanc et les anciens esclaves se sont vus attribuer des titres et monter les échelons de l’aristocratie dans cette Régence uchronique. J’ai trouvé cela plutôt ingénieux. Un autre point fort est l’enquête pour deviner qui est Lady Whistledown, sorte de corbeau narrant les potins de l’aristocratie dans des gazettes digne de Voici, et influençant par ses commérages l’avenir de certaines familles bien nées. Certains passages sont drôles, d’autres plus dramatiques. Pour finir, la fratrie Bridgerton est intéressante car chacun a une personnalité propre, dont les frères tiraillés entre devoir et envies ou une soeur versée dans la libération féminine.

Cependant, malgré une qualité de réalisation et le plaisir que cela m’a procuré, j’ai tiqué sur certains détails comme des scènes de sexe qui n’en finissent pas dans un ou deux épisodes, nous faisant plonger dans un Cinquante Nuances de Grey pour adolescents. J’ai aussi peu apprécié l’intrigue aux grosses ficelles qui nous est servie autour de l’histoire d’amour des deux héros et surtout le thème du féminisme abordé pas très finement par la soeur de l’héroïne et l’héroïne elle-même. On sent qu’il s’agit bien d’une adaptation de livres de la Collection Aventures et Passion chez J’ai lu.

En conclusion, si tu as envie de regarder cette série, prend la comme un divertissement et rien d’autre, tu t’amuseras bien. Si par contre, tu es fan de reconstitution historique, passe ton chemin, tu vas faire une crise cardiaque !

Les challenges littéraires du mois

De nombreux challenges littéraires ont fleuri depuis le 1er janvier, aussi j’ai dû faire un choix pour t’en proposer quelques uns auxquels je vais participer par la suite :

Le Projet Ombre, qui prend la relève du projet Maki, centré sur la lecture de Nouvelles, novella et novelettes. Il est mené par la blogueuse et écrivain Manon d’Ombremont du blog Ombrebones. Le but est de mettre en avant et de lire le plus de nouvelles possibles en un an. Il n’y a pas de menus mais quatre paliers en fonction de l’objectif que l’on souhaite atteindre : L’ombre du Palmier, L’ombre à la douzaine, Le doublé de l’ombre et L’ombre acharnée. Des missions mensuelles agrémentent le challenge si l’on est joueur sur des thématiques de lecture : lire une nouvelle de Science-Fiction, ou qui parle du Carnaval ou du cirque, ou d’un auteur/rice francophone, etc… L’ensemble du challenge est complété par un concours pour gagner des livres en lien avec le nombre de lectures et les missions réalisées. Le challenge se valide par diffusion d’une chronique sur sa lecture ou un commentaire sur un réseau social littéraire (ex : Babelio, livraddict…) et en signalant sa lecture sur un google form prévu par Manon afin de compter les points. Si le challenge t’intéresse, tu peux t’inscrire sur le blog d’Ombrebones en déposant un commentaire sous son article de présentation qui recense les détails que je n’aurais pas mentionnés. Manon a également réalisé un article qui recense les éditeurs de nouvelles si tu ne sais pas où les chercher. Le challenge début le 3 janvier 2021 et se termine le 3 janvier 2022.

Le challenge des Littéravores organisé par Justine, fondatrice du club Lecture Les littéravores, sur le blog Un coin de bouquin se déroule également sur une année. Mais il n’est pas question de mettre en avant un genre. Il s’agit plutôt de s’amuser autour de thématiques littéraires et de sortir de sa zone de confort de lecture. Le challenge s’articule autour de 100 idées de lecture allant d’un genre, à un thème ou encore des trucs farfelus comme « Un livre dont la page 100 finit par un point » ou « un livre trouvé dans une cabane à livres ». Il comporte deux niveaux de difficultés : mettre un livre dans plusieurs catégories ou dans une seule. Tu dois choisir le nombre de livres que tu penses lire dans l’année sur la base de ces 100 propositions pour te donner une idée de palier à atteindre. Je le trouve intéressant car les thèmes sont faciles et il permet par la suite d’être croisé avec son bilan de lectures annuelles. En plus, Justine propose un tableau excel récapitulatif avec les 100 thèmes du challenge pour suivre tes lectures ! Pas besoin d’inscription pour ce challenge, mais tu peux laisser un commentaire sur son article de présentation et tagguer #Challengeleslitéravores si tu publies sur Instagram pour lui faire un peu de pub. 😉

Enfin, j’ai découvert sur Instagram plusieurs challenges de lectures jeunesse qui s’adressent à des enfants, des parents d’enfants ou des enseignants (je ne sais pas trop à vrai dire). La plupart des challenges proposent des thématiques de lecture d’albums ou de livres jeunesse mensuelles et sur toute l’année. Il y a le challenge 52 albums jeunesse de Labibliodegabichou, mené par l’instagrammeuse et ancienne libraire Lamousme pour son fils « Gabichou » avec 52 propositions d’albums jeunesse et trois à quatre thèmes par mois. Mais aussi le défi #Lireenmaternelle2021 par les instagrammeurs LecturesdeKik et Lespetitsliserons orienté aussi sur 52 semaines, avec 4 à 5 thèmes par mois. Il est spécialisé pour les classes de maternelles car Lespetitsliserons est enseignante. Enfin, le challenge 1 mois/1 thème 2021 de l’instagrammeuse Chuutpetitslecteursoccupés propose comme son nom l’indique un thème de lecture par mois autour de la littérature jeunesse pour les 0-10 ans.

Pour ma part, n’ayant pas d’enfants, et n’étant ni enseignante ni bibliothécaire en contact direct avec le public, je vais participer aux deux premiers challenges mentionnés. Attends-toi à voir apparaître mes PAL dans les prochains articles. Cela te donnera peut-être des idées de lecture !

Le podcast de la semaine

France Culture consacre une série de 4 podcasts autour de la philosophie des films d’animations japonais Hayao Miyazaki. Il s’agit d’expliquer un peu le sens et l’inspiration de certains films du Maître de l’animation japonaise comme Ponyo sur la falaise, Porco Rosso, Princesse Mononoké et Nausicaä.

Dans chaque podcast, un invité différent est convié afin de décrypter un peu les films à travers le prisme de la philosophie, ponctué d’extraits audios des films. On y abordera des thèmes transversaux à l’oeuvre de Miyazaki : la transformation, l’animisme, l’écologie, la nature humaine, l’amour de l’Europe et du Japon…

Mais ce sera l’occasion aussi d’aller plus en détails dans l’analyse : Ponyo est une version revisitée de la Petite Sirène qui évoque l’écologie des mers, Porco Rosso aborde le fascisme italien et l’amour de Miyazaki pour les avions…

J’ai découvert que chaque détails des films étaient réfléchis comme l’utilisation du parapluie par Totoro comme instrument de musique, ou le bruitage qui apporte l’ambiance particulière.

J’ai trouvé dans le premier podcast que l’analyse du philosophe invité était très juste : Miyazaki nous propose des films qui peuvent avoir une vision japonisante avec une recherche d’un mode de rapport équilibré à la nature qui renoue avec l’animisme. Mais aussi une vision universelle, car ses films réussissent à nous toucher, au-delà du côté animisme, avec l’introduction d’éléments européens notamment ou les réflexions sur la nature humaine.

Chaque podcast dure 58 à 59 minutes chacun et est disponible jusqu’au 29 avril 2021 pour le premier podcast. Je t’invite à t’arrêter à la minute 53 en général, pour éviter d’écouter le journal de la philosophie, si cela ne t’intéresse pas.

Le concours d’écriture du moment

Si tu écris actuellement une romance, le concours organisé par les éditions Harper et Collins / Harlequin et sa Collection&H, pourrait t’intéresser ! Pour participer, ton histoire devra comporter les éléments suivants :

  • Etre une romance et avoir une fin heureuse (mais aussi quelques obstacles)
  • Il doit appartenir au sous-genre New Adult (=avec des héros âgés entre 25 et 35 ans)
  • Le manuscrit doit comprendre entre 300 000 et 500 000 signes.
  • Et il doit être envoyé avant le 15 mars sur le site de Harper et Collins, rubrique Manuscrits.
  • L’objet de l’email doit être « Concours Serieously »

Qui a-t-il à gagner ? Tout simplement une publication de ton histoire en version papier ou numérique chez l’éditeur Harper et Collins / Harlequin ! Alors si tu as l’envie et l’inspiration, n’hésite pas à participer ! 🙂

L’artiste de la semaine

J’ai fait la connaissance de la boutique Le Petit Peuple Caché la semaine dernière, via l’illustratrice Juliette Amadis (dont je t’ai déjà parlé dans une veille précédente). Il s’agit d’une créatrice de petites créatures magiques réalisées en pâte polymère qui débute sur Etsy, mais qui propose déjà un univers amusant et sympa, agrémenté d’histoires sur ses personnages. Ses réalisations ont l’air de qualité et ont de bons retours sur sa boutique.

Sur sa page instagram, elle a commencé à raconter l’histoire de chacun de ses personnages, tout en décrivant son entreprise et c’est très amusant. Tu apprendras ainsi concernant les champignons que « Pour accéder au rang de Maître, le Chiampi se doit de commettre un fait d’arme approuvé par le Manitou Suprême de sa Confrérie, entraînant par conséquent divers incidents et catastrophes «  (extrait du post sur les champignons). Ou encore que le Gragül, mi-troll mi-gnome est « plutôt affectueux et timide malgré sa tête de bouledogue patibulaire… »

Personnellement, je suis très fan de ses pousses de bébé mandragores qui sont absolument mignonnes et des champignons Maîtres Chiampis espiègles !

Si son travail t’intéresse, n’hésite pas à consulter sa page Instagram ou sa boutique Etsy. 😉

Voilà, ma veille est terminée. N’hésite pas à m’indiquer en commentaire tes propres trouvailles pour la beauté du partage. Si tu as raté mes autres watch, tu peux les retrouver ici.

Galette des rois et challenges littéraires,

A.Chatterton

Publié dans Lectures

L’Héritage du rail, La dernière geste, deuxième chant, Morgan of Glencoe, éditions ActuSF

Suite directe de Dans l’ombre de Paris, que j’avais fort apprécié, L’Héritage du Rail nous emmène dans une nouvelle aventure de Yuri, la princesse japonaise, qui se forge une nouvelle identité et en apprend plus sur son héritage maternel. Un nouveau chapitre riche en personnages au charme envoûtant.

Résumé : Alors que la nouvelle se répand en Keltia, Yuri, ramenée de force à l’ambassade du Japon, est déterminée à reprendre sa liberté malgré tout. Mais comment fuir, et où trouver refuge ? Seul le Rail semble désormais capable de lui donner asile…

Mon avis :

Attention ! Cet article comprend des spoilers sur le premier tome. Si vous n’avez pas lu Dans l’ombre de Paris, je vous conseille de vous référer d’abord à ma première chronique sur ce sujet, ou de lire le livre tout simplement. Je ne peux malheureusement pas évoquer ce deuxième tome sans révéler certains détails. 🙂

Par ailleurs, comme je demande peu de services presse, aussi je tiens à remercier vivement les éditions ActuSF pour l’envoi de ce livre, qui m’a bien fait plaisir.

Un roman sous l’égide de l’amour, du deuil et du Rail

Dans le premier tome, nous avons quitté les Rats, massacrés par les soldats du roi de France venus secourir Yuri. Pendant l’assaut, Sir Longway est tombé sous la lame du jeune Prince mettant fin ainsi à son règne sous les égouts et anéantissant les relations commerciales entre Keltia et le Rail dont il était le dépositaire. Yuri est rentrée malgré elle au palais pour suivre son destin de future reine de France, encore sonnée par le sacrifice de ses amis. Mais la découverte d’une autre vie et le deuil des Rats va l’empêcher de rester impassible face au sort des plus faibles et lui donner la force de tracer sa voie.

Le deuil du personnage emblématique qu’était Sir Longway et de la communauté des Rats marque profondément ce deuxième tome. Entre balades mélancoliques chantées par la fée-barde, rituels de deuil keltiens, enterrement et testament, l’Héritage du Rail trouve bien son titre.

Chacun des personnages sera amené à dépasser la perte des êtres chers pour aller de l’avant et trouver sa voie à sa manière. Gabrielle de France portera le deuil de son vieil ami, au grand dam de sa famille, ravivant ainsi de vieilles rancœurs. Kenzo, le père de Yuri va laisser peu à peu se fissurer son masque d’impassibilité. Pyro va entraîner son frère sur le Rail…tout comme Yuri.

Nous voyagerons à bord du Rail et des fourmis. Nous connaîtrons leur solidarité, leurs règles de vie et nous vivrons de nouvelles aventures dans les paysages glacés de Russie, avant d’arriver en Keltia.

Malgré la mélancolie qui règne, l’amour sera l’élément clé qui permettra aux personnages d’être sauvés. Le meilleur exemple en sera le couple formé par Bran la Selkie et Ren le Spectral-Guérisseur. Il faudra toute la patience de Ren et son énergie vitale pour redonner vie à sa petite-amie, affectée à la fois par le deuil de son père et ses blessures graves de combat. Ren fera une rencontre inattendue lors du récit, qui lui permettra également de faire le deuil de son frère/soeur évoqué dans le premier tome.

Des personnages qui gagnent en profondeur

La force du récit de Morgan of Glencoe, outre son style poétique semblable à une mélopée, réside dans ses personnages à la psychologie très étoffée. Si l’on croyait que Yuri était le personnage principal d’un récit où les autres ne sont là que pour la mettre en valeur, ce serait une grave erreur.

Dans L’héritage du rail, chaque personnage a son importance, car chacun apporte sa couleur au récit. Et ils évoluent énormément par rapport au premier tome ! Je n’imagine pas le temps passé par l’autrice à développer les fiches de ses personnages lors de l’écriture de son roman. Je la soupçonne même de nous donner seulement un aperçu de ce qu’ils sont réellement dans son imaginaire personnel.

Sans pour autant détailler l’évolution de chacun, j’évoquerais quelques personnages clés :

Tout d’abord Yuri, qui cherche et réussit à se forger une identité proche des valeurs keltiennes, en apprenant à se défendre seule, à faire preuve de solidarité et surtout à être vraie.

Ensuite, Bran, qui en guérissant successivement de ses deuils et de ses blessures, profite du temps passé avec Ren et se prépare doucement à son avenir de Barde.

Aliénor, quant à elle, tire son épingle du jeu à la Cour du Roi de France en réalisant des choix discutables tout en révélant une intelligence et un côté manipulateur hors pair. Dans le même temps, le jeune Prince Louis-Philippe dévoile sa vraie nature qui fait un peu frémir.

Levana, la garde du corps créé génétiquement pour la protection de Yuri, accepte sa part d’humanité au contact des Fourmis qui ne la considèrent pas comme un monstre de laboratoire.

Enfin, Pyro trouve sa voie professionnelle, Alcyone trouve l’amour et Ryuzaki découvre un secret sur ses origines.

A la manière de poupées russes, les récits des uns et des autres s’entremêlent et se croisent pour n’en former qu’un, à la manière des dragons évoqués par Kenzo et Longway dans leur danse du sabre, et c’est très réussi.

Vers une découverte de Keltia la libre et de Badgad la mystérieuse

Longtemps évoqué dans le tome précédent, Keltia, terre des fées et créatures magiques, mais aussi des hommes et des femmes libres, nous est enfin présentée. Enfin… nous aurons un petit aperçu d’Oxford et parfois le monde irréel des Bardes de Taliesin !

Inspirée de la Grande Bretagne et des terres de légendes telles que l’Ecosse, la Cornouailles et l’Irlande, chères au coeur de l’autrice, nous découvrons enfin, au terme du voyage du Rail, ce pays tant décrié par la France car considéré comme barbare.

Entre l’enterrement de Sir Longway sur sa terre natale et la maison de l’oncle de Bran, Keltia se révèle un pays pluvieux, frappé par la rudesse de la vie, mais dont les habitants sont chaleureux comme une tasse de chocolat chaud.

A travers ce pays inventé, Morgan of Glencoe évoque des valeurs bienveillantes qui redonnent de l’espoir à ses personnages comme à son lectorat : la liberté de devenir qui l’on veut, d’aimer qui l’on veut, l’égalité des sexe, un gouvernement dont on doit se montrer digne. En Keltia, la solidarité, l’espoir d’un monde meilleur, le féminisme et le LGBTQ+ ont le vent poupe et tout le monde trouve cela normal.

Comparé aux autres pays qui écrasent les plus faibles, discriminent les minorités et où l’hérédité du pouvoir (sans réelles compétences) est de mise, on peut comprendre que Keltia est considérée comme un danger qui menace l’ordre établi.

Mais je pense qu’il faudra attendre le troisième tome de cette série pour enfin plonger totalement dans l’univers Keltien. Car la mère de Yuri, Mona, était keltienne et cela commence a être tout juste exploré en fin de récit.

Nous effleurerons également une autre partie de l’univers de la Dernière Geste dans ce deuxième tome : les pays arabes avec les personnages de Abbas Benacer, le diplomate-émissaire présent à la Cour de France et Kimiya Mchezaji, une danseuse célèbre et mystérieuse. Ils nous emmèneront brièvement dans le désert, et apporteront une touche politique au récit, qui devrait porter ses fruits dans le troisième tome.

Quelques détails sur le style de l’autrice

Quand j’ai lu Dans l’Ombre de Paris, j’ai été frappée par l’utilisation de chansons dans le récit, de façon récurrente et principalement en anglais. Cela est dû au fait que Morgan of Glencoe est musicienne : elle joue de la harpe, et cela se ressent dans la manière dont est rythmée son histoire. On a l’impression de lire une histoire des temps anciens, avec de nombreuses aventures et des héros en plein apprentissage.

L’histoire se répète dans L’Héritage du Rail, qui propose des documents en annexe en anglais et leur traduction. Car c’est l’autre particularité de ces histoires : certains passages sont en anglais, japonais ou encore langue des fées, voire en russe. L’autrice apprécie d’ajouter une touche linguistique pour différencier les origines des personnages. Cela apporte un côté multiculturel à son récit, qui pourra peut-être dérouter certains. Heureusement pour nous, des notes de bas de page et des traductions en fin d’ouvrage aident grandement à la compréhension. Ce n’était pas forcément le cas dans le premier tome, aussi j’ai encore mieux apprécié celui-ci.

En conclusion : Un univers original, riche et bienveillant, des personnages inoubliables, un voyage qui nous transporte au delà de notre imagination… Morgan of Glencoe signe ici un deuxième tome plus fort que le premier, confortant mon sentiment que cette série est une vraie pépite. Je vous invite fortement à la découvrir ! Pour ma part, j’attends la sortie du tome 3 de cette série, qui j’espère se terminera bien pour l’héroïne.

Publié dans Veille littéraire du net

And my watch begins #13

Au sommaire de ma veille aujourd’hui : Un club lecture qui promeut la littérature noire, un article sur une passionnée d’objets japonais, un salon littéraire virtuel LGBT, un projet de financement participatif pour un roman de fantasy, une chaîne youtube de musique classique pour écrire, un concours pour gagner un bon d’achat culturel, un appel à textes autour d’un chiffre et un challenge littéraire estival !

L’initiative de la semaine

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Suite au mouvement Black Lives Matter sur la toile et dans les actualités, j’ai vu passer beaucoup de choses pour mettre en avant la culture noire en littérature. Personnellement, je n’ai pas eu l’occasion de réaliser quoi que ce soit afin d’apporter mon soutien à cette cause qui me semble juste. Pas par manque d’idées, juste de temps et d’énergie. Entre le déballage de mes cartons de déménagement et la reprise du travail, j’ai beaucoup de mal à écrire des articles. Alors, quand j’ai vu passer sur Instagram un club de lecture pour promouvoir des oeuvres qui mettent en avant des personnages racisés, je me suis dit que j’allais t’en parler.

Ce club a été créé par la bloggueuse MissAfro_Lectrice. Elle propose des lectures communes autour d’un roman, une fois par mois. Pour s’inscrire, il suffit de la contacter sur son compte Instagram. La lecture prévue en Août est Nos horizons infinis de Tahereh Mafi. Et même si tu n’adhères pas à son club, je t’invite à découvrir ses avis lecture sur sa page insta. C’est un bon moyen de découvrir des livres prônant la diversité. 😉

L’article super intéressant de la semaine

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Je suis abonnée au Blog de Eva, de Frenchy Nippon sur la culture japonaise et son quotidien d’expatriée française dans ce beau pays. Dernièrement, elle a publié un article sur son amie Joranne et sa passion des objets japonais. Et là… un univers s’est ouvert à moi !

Joranne ne fait pas que parler des objets japonais. Elle t’explique d’où ils viennent, à quoi ils servent et mène une réelle enquête autour. Cela lui a fait rencontrer des artisans japonais qui sont souvent surpris que l’on s’intéresse à leur travail. Pour eux ces objets ne leur semblent pas aussi importants. Certains sont usuels, d’autres décoratifs, d’autres encore servent à différents cultes. Parfois, les japonais les utilisent sans même connaître leurs origines ! Bref, j’ai appris beaucoup de choses dans cet article, et j’ai poussé plus loin ma curiosité en allant visiter le blog de Joranne, qui est une vraie mine d’informations, agrémentée de dessins rigolos. Pour finir sur le sujet, si les objets japonais t’intéressent, Joranne a publié un recueil de ces minis-reportages sur le sujet intitulé : Maneki-neko et autres histoires d’objets japonais aux éditions Le Prunier, Sully.

L’événement à ne pas manquer 

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Ce weekend, ne rate pas le Y/Books lancé par les éditions YBY. Il s’agit du premier salon littéraire virtuel francophone dédié à la fiction LGBTQIA+ sur Discord avec beaucoup de choses intéressantes à découvrir : Conférences littéraires, streams de jeux-vidéos, dédicaces d’auteurs, des défis créatifs et même des jeux auxquels tu peux participer comme les Loups-garous de RuPaul’s drag race ou le pictionnary Pop culture.

Le salon commence samedi 4 juillet à 14h30 et se clôt dimanche 5 juillet à 20h. Si tu veux connaître le programme en détail, je t’invite à cliquer sur ce lien. En guest, il y a Mélanie Fazi et Estelle Faye ! Tu peux aussi participer à la tombola caritative organisée pour l’occasion, il y a de nombreux livres à gagner.

Personnellement, j’assisterai à la conférence Littérature lesbienne, des codes à construire ou dont on peut s’affranchir (samedi, 15h30) et à celle sur Comment les éditeurs retravaillent vos manuscrits ? (dimanche 14h).

Pour rejoindre le Discord et avoir plus de détails de fonctionnement, je t’invite à visiter la page facebook de l’évènement.

Le projet de financement participatif de la semaine

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Un roman qui parle d’un archéomage, cela ne pouvait que titiller ma curiosité de bibliothécaire de l’extrême !  Archibald Twytter, Archéomage, tome 1 : Les mystères de Paris est un projet Ulule qui a déjà atteint son objectif malgré les jours restants. Il s’agit d’une enquête sous la Belle Epoque menée par un personnage historien spécialisé dans la magie. On dirait à première vue un mélange de fantasy et de steampunk. Les premiers chapitres sont en lecture sur la page du projet pour te donner une idée. Personnellement, je suis trop fan des illustrations de l’artiste Tiphs qui sont juste MA-GNI-FI-QUES ! Pour 20 euros, le roman est à toi, et si tu préfères simplement la version numérique, ce sera 10 euros. L’auteure est aussi blogueuse sous le pseudonyme de La plume de citrouille si cela t’intéresse. Elle a débuté par des fanfictions sur la maison Poufsouffle et de fil en aiguille, son projet d’Archibald est né. Un beau projet à encourager jusqu’au 17 juillet.

Ma chaîne youtube de la semaine

Quand j’écris ou que je veux me reposer la tête, je vais sur la chaîne Halidon Music. Il y a toujours une compilation de musique classique pour avoir l’impression d’être, au choix : dans un magasin Sostrene Grene ou dans un roman de Jane Austen. Alors cela peut paraître un peu naze au premier abord, mais je me rends compte que plus le temps passe, moins je supporte la musique grand public, surtout quand je travaille. D’où ma passion pour les morceaux qui te permettent de te concentrer sans fredonner un air. Voici ma compil préférée (cf vidéo ci-dessus). Et toi, c’est quoi ta chaîne de musique préférée quand tu écris ou travailles ? 🙂

Le concours de la semaine

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Au lieu d’un livre, je te propose de gagner carrément une carte cadeau d’une valeur de 30 euros dans un lieu culturel ( Fnac, Amazon, Cultura). Pour cela, il te suffit de participer au concours organisé par Cecilia Library cette semaine sur Instagram. Comment d’habitude, il faut de s’abonner à son compte, mettre un commentaire sur le post du concours en invitant des amis, et le partager en story en citant le nom de son compte insta. Le concours se termine dimanche 5 juillet. Bonne chance ! 😉

Le challenge littéraire du moment

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Vu sur le compte instagram de Chris Bookine, découvre le Bingo de l’été 2020. Sur le même principe que le Bingo du Plib, tu as des actions à réaliser et des livres à lire selon une thématique. Je le trouve plutôt fun, et si j’ai l’occasion, je l’essaierai peut-être. 😉

L’appel à textes du moment

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A l’occasion de leur neuvième anniversaire, les éditions du Chat noir proposent un appel à textes autour du chiffre 9 et de sa symbolique. Petite particularité, l’envoi des textes se fera de façon anonyme pour une lecture à l’aveugle. Les 9 nouvelles retenues seront dévoilées le 31 octobre. Tu as jusqu’au 1er octobre pour participer. Les détails de présentation de la nouvelle sont à retrouver sur la page facebook de la maison d’édition.  A ton stylo !

Voilà, ma veille littéraire de la semaine est terminée. N’hésite pas à m’indiquer en commentaire tes propres trouvailles pour la beauté du partage. Si tu as raté mes autres watch, tu peux les retrouver ici.

Black power et lectures estivales,

A.Chatterton

Publié dans Veille littéraire du net

And my watch begins #12

Au sommaire de cette veille littéraire du net : Un ebook gratuit par la maman d’Harry Potter, un pique-nique steampunk virtuel, un article sur la place des femmes en littérature de SF, un podcast sur un film d’animation japonais à couper le souffle, deux appels à texte autour de la littérature de l’imaginaire, une artiste qui manie papier et fil de fer de façon originale, une film d’animation émouvant sur un bibliothécaire particulier, un concours pour gagner des livres et un projet de financement autour d’un Beau-Livre sur les auteur(e)s de la Belle-Epoque… le tout pas nécessairement dans cet ordre !

L’ebook gratuit du moment 

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J.K Rowling  a encore frappé ! Oui, je sais, j’ai deux semaine de retard sur l’information. Mais avec mon déménagement, j’ai reporté mes lectures d’article de veille, et voilà, ô stupeur que je découvre cette nouvelle ô combien importante. The Ickabog de J.KRowling est en ligne sur un fabuleux site internet et l’histoire est même traduite en français (si tu repères la barre déroulante des langues en haut à droit de l’écran). Mais de quoi ça parle son nouveau livre ? C’est un livre jeunesse en au moins 28 chapitres qui parle du Roi Fred sans peur, peu expérimenté et mal conseillé par ses amis pour gouverner, mais aussi de la légende l’Ickabog, un monstre des marais à la voix de sirène, l’apparence monstrueuse et qui mange les voyageurs imprudents. Suite à un évènement particulier, le roi se fait haïr d’une partie de ses sujets. Afin de redorer son blason, il décide de partir pour une quête qui lui semble juste, mais qui semble ridicule aux yeux de ses sujets…

Le roman se lit très facilement, à la manière d’un conte et regorge de créativité et de petites leçons de morale. Une petite pépite à découvrir en ligne sur le site internet créé pour l’occasion. Tu peux aussi participer à un concours de dessin pour illustrer l’histoire, organisé par l’auteure elle-même. 😉

Le projet Ulule de la semaine

Une anthologie sur les femmes de la Belle Epoque façon Beau Livre, ça te tente ? Tel est le projet proposé par les éditions Luciférines sur Ulule qui m’a tapé dans l’oeil cette semaine.

Le recueil regroupe 15 illustrations originales dont certaines façon Mucha, 16 nouvelles originales autour de cet univers, des dossiers historiques sur des figures importantes…

Il sera question, en vrac, de Paris, les quartiers latins, les fumeries d’opium, les fêtes foraines, les salles de jeux, des découvertes scientifiques du siècle, des débuts de la psychiatrie, du spiritisme… et d’auteurs symbolistes décadents.

Le projet a déjà atteint son objectif mais s’il t’intéresse tu peux encore participer jusqu’au 4 juillet. Des interviews des auteurs du recueil et autres informations sont disponibles sur la page facebook de la maison d’édition. Le premier palier pour la version  papier est à partir de 21 euros, ce que je trouve personnellement raisonnable pour un Beau Livre. 😉

L’événement virtuel du weekend

Le confinement est terminé, mais des évènements virtuels pullulent encore sur le net. Fan de l’univers Steampunk, je n’ai pas pu m’empêcher de noter dans mon agenda le pique-nique virtuel steampunk de la Société des Libellules qui a lieu ce dimanche 21 juin sur Discord.

Apéro en ligne, retrouvailles costumées, spectacle de magie, critique littéraire, démo d’illustration en live, démo de cuisine et lecture de nouvelle sont au programme. Si tu souhaites plus d’informations, je t’invite à consulter la page Facebook de La Société des Libellules et à revêtir ta crinoline ou ton haut de forme pour nous rejoindre dimanche à partir de 11h !

L’article qui fait réfléchir

Hier, j’ai lu un article de la blogueuse et auteure Ombre Bones alias Manon d’Ombremont qui m’a quelque peu interpellée. Elle évoque la sous-représentation des auteures en littérature de SF et aussi dans les prix de littérature SF.  Son article fait suite à la nomination par le jury des Utopiales cette année d’un panel exclusivement masculin d’auteurs, qui a enflammé la blogosphère littéraire. J’ai trouvé qu’elle abordait de manière assez juste la nécessite de mettre en avant des romancières de SF pour la qualité de leur travail, sans tomber dans une forme de discrimination positive liée au genre. Elle s’interroge sur le classement de ces auteures le plus souvent en Young adult et la manière dont ce genre est sous-évalué car lié à la littérature jeunesse. Elle donne également des noms à suivre comme Aurélie Wellenstein ou Ada Palmer. Bref, un article qui te poussera à t’interroger sur le panorama féminins de la création littéraire française dans les littératures de l’imaginaire et peut-être à te faire connaître des auteures tout aussi talentueuses que leurs compatriotes masculins. 😉

Les appels à textes du moment

Tu le sais peut-être, j’aime bien écrire et je participe depuis septembre à un atelier d’écriture (cf ma rubrique Atelier d’écriture). Alors je me suis dit que je devais peut-être parler des appels à textes que je vois passer de temps à autre chez les éditeurs de l’imaginaire. On ne sait jamais, peut-être que tu es toi aussi une graine d’écrivain ?

Cette semaine, je suis tombée sur l’appel à textes des éditions Projets Sillex qui te propose d’éditer une anthologie de nouvelles autour de la fantasy animalière intitulée Féro(ce)cités. Selon le résumé de l’annonce : « Dans cette anthologie, nous vous invitons à mettre en scène des animaux anthropomorphes dont le sort est intimement lié à celui de la cité où ils résident ou qu’ils recherchent. Qu’ils en soient les sauveurs, les pillards, qu’ils soient témoins d’événements importants ou qu’ils se contentent d’essayer d’y survivre, nous voulons connaître leur histoire, et nous comptons sur vous pour nous la raconter ! » . Tu peux t’inspirer des livres des Légendes de la garde de David Petersen que j’ai chroniquées en octobre par exemple. La date butoir pour l’envoi des textes est le 15 janvier 2021. Tu trouveras le reste des informations sur la page facebook de l’éditeur.

Un autre appel à texte est en cours pour les éditions Noir d’Absinthe autour du thème du monstre féminin. Le sujet est le suivant : « Lovée dans le sein maternel, son cruel poison s’insinue jusqu’au lait intime, corrompt et pervertit.Frappée du sceau de l’infamie par une déesse jalouse, brûlée pour avoir fait des anges dans les bois, ou chassée pour avoir offert sa matrice de chair à l’innommable, ces puissances féminines de l’ombre, Monstresse(s) manifestée(s), hantent l’humanité… L’homme, surtout. Que se cache-t-il derrière cette terreur ancestrale ? Que provoque leur ire ? À vous de l’explorer et, peut-être, d’y répondre.Vos œuvres s’adresseront à un public adulte. Vos textes ne se contenteront pas d’histoires monstrueuses: elles creuseront sous les catacombes de la civilisation, exploreront cette peur du féminin, excaveront les tabous. L’heure de la catharsis est venue. » Les textes sont à envoyer avant le 30 septembre 2020 à l’éditeur. Tu trouveras plus de détails sur son site internet, et des conseils sur le groupe facebook réalisé pour l’occasion. 😉

Le podcast de la semaine

Connais-tu le film d’animation japonais Your Name de Makoto Shinkai ? C’est LE film qui a explosé les records en salles au Japon, dépassant même Le voyage de Chihiro de Hayao Miyazaki. Un véritable petit bijou tant par ses dessins ultra réalistes, son jeu sur la lumière, son sujet à la fois amusant et inspirant et surtout sa bande son extraordinaire. Je suis une grande fan de ce film et j’ai eu l’occasion d’écouter le podcast « C’est plus que de la SF » animé par Lloyd Chery qui évoque le succès de ce film et le parcours du réalisateur. Tu apprendras que Makoto Shinkai est un grand romantique : la plupart de ses films parlent d’amour. Il apparaît un peu comme un ovni dans les films d’animations car il réalise des oeuvres de qualité, montées de manière particulière, en mettant en avant souvent le ciel avec un dessin extraordinaire et des décors contrastés.

Un podcast de 30 minutes à écouter, où Sylvie Brevignon, directrice d’All The Anime France, revient sur ce long métrage qu’elle a édité en vidéo, et répond aux questions de Loyd Chery. Et si le film te tente, il est actuellement disponible sur Netflix. 😉

La vidéo littéraire de la semaine

La fantastique histoire des livres volants de Morris Lessmore, est avant-tout l’adaptation de l’album Les fantastiques livres volants de Morris Lessmore de William Joyce. C’est l’histoire, toute en sensibilité d’un amoureux des livres, qui découvre une bibliothèque abandonnée où les livres sont vivants. Années après années, il s’occupe d’eux, jusqu’à ce qu’un jour il passe le relais à quelqu’un d’autre. Métaphore du temps qui passe, de ce que les livres apportent aux gens, on peut y voir plusieurs lectures selon son âge ou son vécu.

C’est un de mes livres préférés et je trouve que le film d’animation lui rend tout à fait hommage. Il est visible directement sur Youtube et a été réalisé par le studio Moonbot. L’auteur de l’album est aussi le réalisateur du film d’animation. 😉

Le concours de la semaine

Pour fêter ses 10 000 abonnés sur son compte Instagram, la blogueuse The eden of books te propose de gagner jusqu’au 22 juin ou 24 juin (selon les livres), des romansau thème estival sur instagram :

Pour participer, il suffit de liker les posts en lien avec les concours sur son compte insta, de commenter en invitant quelqu’un et de liker la page éditeur et mettre le post en story avec un tag sur la blogueuse. Les trucs habituels quoi… Bonne chance ! 😉

L’artiste de la semaine 

Si tu es familière avec le concept de poésie de papier, tu vas adorer Betty Pepper, l’artiste que je te présente aujourd’hui. Betty est une créatrice britannique qui réalise des sculptures avec du papier et du fil de fer très poétiques. Son thème récurrent est la petite maison de papier. Elle aime jouer aussi avec de vieux livres recyclés qu’elle sculpte comme du bois, ou bien du bois flotté sur lequel elle dispose certaines de ses créations. Elle a été exposée dans plusieurs galeries en Angleterre, au Danemark, à Munich, en Italie et aux Pays-Bas. Actuellement, ses dernières créations sont exposées à Cambridge dans la galerie Byard Art. Si son travail t’intéresse, tu peux consulter sa page instagram où elle réalise aussi des photos d’objets inanimés qui semblent vivants, ou sa page facebook. Il est possible d’acquérir ses oeuvres sur la boutique de la galerie d’art Byard Art.

Voilà, ma veille littéraire de la semaine est terminée. N’hésite pas à m’indiquer en commentaire tes propres trouvailles pour la beauté du partage. Si tu as raté mes autres watch, tu peux les retrouver ici.

Petites maisons et coucher de soleil,

A.Chatterton

Publié dans Veille littéraire du net

And my watch begins #10

Au sommaire de cette watch : un forum dédié à la littérature anglaise, une visite virtuelle d’un musée japonais d’animation très connu, deux concours pour gagner des livres, un podcast d’histoires glaçantes sur les yokai, des jeux steampunk, un article sur ma chaîne de musique préférée, un salon du livre virtuel LGBT et des livres-maisons…

Le site internet de la semaine

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Tu l’auras remarqué au fil des watch, je suis fan de littérature anglaise. Entre J.K. Rowling, Beatrix Potter, Jane Austen, les soeurs Brontë et Arthur Conan Doyle, mon petit coeur s’emballe assez rapidement pour le continent britannique. Et je vais te dire un secret : j’y ai même travaillé pendant un an ! Mais c’est une autre histoire…

Le site que je te présente aujourd’hui regroupe un peu tous mes auteurs britanniques préférés et bien d’autres, mais aussi une communauté active sur le sujet. Il s’agit de Whoopsy Daisy. 

Ce site est un forum participatif très large sur la littérature anglophone, principalement britannique mais aussi américaine. Tu peux y réaliser des challenges de lecture, y trouver des conseils de livres selon différentes thématiques ou genres,  ou débattre sur ton film préféré.

Le design reste celui des forums des années 2000, et il faut un peu de temps au début pour se repérer, mais cela en vaut la peine. Les Whoopsy Daisiennes sont très dynamiques et accueillantes et tu peux lancer tes propres sujets tout en respectant la charte de bonne conduite du forum bien sûr. En bref, un super espace de discussion et de découverte pour tout amateur de culture anglophone qui se respecte. 😉

La visite virtuelle du mois

Cette fois-ci, je t’emmène… au Musée Ghibli ! Situé à Mitaka, dans la banlieue de Tokyo au Japon, le musée est fermé au public depuis le début du confinement. Ils ont donc décidé de réaliser des vidéos pour présenter le parc et de les présenter sur leur chaîne Youtube. Certes, il n’est pas possible de visiter le musée dans le cadre d’une véritable visite virtuelle comme sur Google maps ou avec un module de vidéo en 360°C, mais c’est toujours un premier pas pour découvrir ce musée de plus près.

Moi qui suis fan des films d’animation de ce studio, je retrouve avec plaisir la mignonitude  des intérieurs mi-japonais mi-européens fantasmés,  tout en restant dans mon canapé, et cela me fait voyager un peu à défaut de partir en vacances. Le bémol ? La visite est un peu courte : 6 vidéos de 1 minute chacune. J’aurais préféré un plus grand tour, mais le musée publie quand même régulièrement des vidéos. Qui sait ? D’ici l’été, nous verrons peut-être un peu plus l’intérieur du parc ? J’ai trouvé une vidéo d’une youtubeuse sur les extérieurs si cela t’intéresse, pour patienter. Visiblement, filmer à l’intérieur n’est pas autorisé pour les visiteurs du musée…

Deux concours pour gagner des livres

Cette semaine, je suis tombée sur deux concours pour gagner des livres sur les réseaux sociaux :

Le premier est organisé par la romancière Elodie Serrano, auteure de Cuits à point aux éditions ActuSF. Il s’agit de remporter un exemplaire de son livre en allant sur sa page auteur Facebook. Si tu ne connais par l’intrigue, je t’invite à relire ma chronique sur le sujet. Le concours se terminera le 25 mai à 18h.

Le second concours a lieu sur le compte Instagram des éditions Snag et en partenariat avec le PLIB 2020. Tu peux remporter un exemplaire de La cité des Chimères de Vania Prates, une des finalistes du Plib 2020, ou carrément un swap réalisé par l’auteure (avec un exemplaire dédicacé de son livre et pleins d’autres trucs). Le concours se terminera le 29 mai. Tu trouveras un résumé du livre en cliquant sur le titre pour te donner une idée de l’intrigue. 😉

Le podcast de la semaine

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Il y a peu, j’ai rejoins un club lecture sur Discord avec qui j’échange beaucoup (ce qui fera l’objet d’un article pour t’en parler) et cela m’a permis de découvrir de nombreux podcasts dont celui de La librairie Yôkai. Il est écrit et réalisé par Amandine Coyard, une créatrice de contenus qui réside à Tokyo. Il y a deux formats : Les histoires glaçantes, épisodes courts de 4 minutes où elle propose une histoire qu’elle a écrite autour d’un Yokai. Et les formats plus longs de type émission où elle raconte des histoires vraies et des légendes sur un Yokai en compagnie de Mathieu de Mensetsu. Les podcasts des émissions sont en accès libre sur le site d’Amandine, et aussi sur Spotify. Ceux sur les Histoires glaçantes sont accessibles sur la plateforme Badgeek. Un podcast idéal pour en apprendre un peu plus sur la culture japonaise mais évite tout de même les histoires glaçantes le soir avant d’aller dormir… 😉

Les jeux de la semaine

Les beaux jours reviennent et j’ai la nostalgie des conventions et des festivals geek et littéraires auxquels je me rends d’habitude. Alors j’ai décidé d’amener le festival à toi en te proposant des jeux steampunk qui sont habituellement présents lors des manifestations. J’en connais actuellement trois :

Le Duel de thé consiste à s’affronter à deux autour d’une tasse de thé et d’un biscuit à thé. Le but est de manger son biscuit trempé de thé avant l’autre, sans qu’il tombe non plus, au top-départ de l’arbitre. Attention à ne pas le faire tomber dans ton thé ou sur toi, sinon gare aux pénalités !

Le Duel d’ombrelle reprend les codes du chifoumi (pierre-papier-ciseaux). On s’affronte à deux comme un duel au pistolet, dos à dos. Et au signal de l’arbitre, on se retourne en réalisant une figure avec son ombrelle. Certaines figures sont plus fortes que d’autres. Il y a en général trois manches. Si tu n’as pas d’ombrelle à la maison, tu peux utiliser un parapluie. 😉

Pour finir, le Teapot-Racing est une course de théières téléguidées. Tu as bien lu ! Les vaporistes (=gens qui font du steampunk) sont des bricoleurs. Une voiture téléguidée toute simple, très peu pour eux ! Ils ont décidé de monter des théières sur des ossatures de voitures téléguidées,  et le must, c’est de l’accorder avec sa tenue steampunk. Tu peux bien sûr faire des courses d’obstacles et inventer des défis chronométrés avec ta création.

L’avantage de ces trois jeux est qu’ils nécessitent peu de matériel (à part le teapot-racing) et que tu peux y jouer en intérieur comme en extérieur (si, si, même dans ton salon !)

Si tu souhaites connaître les subtilités des règles pour ces trois jeux, je t’invite à lire l’article d’Arthur Morgan à ce sujet. Et si tu veux aller plus loin, il existe la Fédération Française de Duel de thés, la Fédération Française de Duels d’ombrelles et la Teapot-racing France. D’autres jeux existent certainement, d’autres sont à inventer, dans tous les cas, le but est de s’amuser, de bricoler et de socialiser, le tout avec distinction bien sûr !

L’article de la semaine et la chaîne de radio qui l’accompagne

La semaine dernière, j’ai lu un article de Traxmag concernant la musique Lo-fi hip-hop  qui m’a marquée. En effet,  je croyais être une des rares personne à écouter ce genre de musique sur internet. En fait, j’ai découvert que nous sommes des millions et l’article explique très bien les origines de cette musique, et surtout quelle population elle regroupe.

Pour résumer, c’est un style créé fin années 90-début années 2000 mélangeant plusieurs genres musicaux, qui rassemble des adolescents fans de dessins animés japonais et de communautés en ligne. Une musique idéale pour réviser à la maison seul dans sa chambre, loin du tumulte extérieur, mais parfois aussi teintée de solitude et de tristesse. Dans l’article, tu apprends qu’une des vidéos les plus populaires a dû être archivée par Youtube lui-même pour qu’elle continue d’exister, car le créateur de la chaîne a cessé d’émettre en dépit de millions de vues. Tu apprends aussi qu’une autre vidéo a fait l’objet d’une campagne de prévention contre le suicide…

Bref, tout cela ne semble pas très gai même si la musique en soi est plutôt sympa. Par ailleurs, il faut mettre un peu de distance sur ce qui est raconté dans l’article vis à vis de son public par exemple. Même si je suis fan de culture japonaise et de communautés en ligne, je ne suis pas une ado ! Ceci dit, j’ai été contente de savoir que je n’étais pas la seule à être fan de Lo-fi hip hop et je t’invite à lire cet article fort intéressant si toi aussi tu en écoutes.

Pour aller plus loin,  j’en profite pour te faire découvrir ma chaîne de Chill préférée : Lo-fi Hip hop radio. Je l’écoute souvent pour écrire mes articles car cela m’apporte une ambiance sereine de travail. J’apprécie aussi l’animation réalisée sur la vidéo avec le raton-laveur et les changements de saison ou les rythmes de la journée derrière la fenêtre. Bref, ouvre la vidéo et tu comprendras. 😉

Un salon du livre virtuel

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Les éditions YBY, spécialisées dans la littérature LGBT ouvrent un salon virtuel littéraire qui aura lieu les 4 et 5 juillets prochains. Il se nomme Y/Books et aura lieu sur Discord avec pour le moment les auteurs de cette maison d’édition dont Emrys que je t’avais déjà présentée avec la chronique sur sa nouvelle Derniers battements. Toutes les informations sur l’Événement sont à retrouver sur le site de la maison d’édition et sa page facebook. Il est déjà noté au programme des tables-rondes, des rencontres d’artistes et des surprises à gagner. Alors, retiens la date, en plus tu n’auras pas à bouger de ton canapé ! 🙂

L’artiste du moment

Connais-tu les miniatures Book Nooks ? Si le nom ne t’évoque rien, tu auras certainement vu passer ces photos sublimes sur Bored Panda de livres aménagés dans des bibliothèques comme des mini-maisons miniatures pour des habitants invisibles. Cela te revient ? Cette semaine, j’ai découvert un article détaillé en anglais du blog Messy Nessy Chic qui explique un peu comment sont nés ces livres-maisons-miniatures.

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Visiblement, une importante communauté de créateurs de ces maquettes peu ordinaires est présente sur Reddit.com. Il y a une forte entraide avec un mode d’emploi pour les débutants et une partie exposition où chacun montre sa dernière création. Pour quelques créateurs, l’engouement a été tel de la part du public qu’ils ont commencé à vendre leurs créations sur Etsy… avant d’être vite dévalisés ! Maintenant, ils ne produisent que sur commande car créer ce genre de projet prend énormément de temps, mais tu peux encore en trouver à la vente. Compte en moyenne entre 100 et 200 euros pour une reproduction d’une rue japonaise, ou du Chemin de Traverse…

Pour ma part, j’ai tenté de réaliser une maison-livre pour Marmouset, ma souris de bibliothèque, mais le résultat est très loin de ce que font les Book-Nookers, car je n’ai pas leur talent… 😦

Miss Chatterton cliché par Anais Nannini

Voilà, ma veille littéraire de la semaine est terminée. N’hésite pas à m’indiquer en commentaire tes propres trouvailles pour la beauté du partage. Si tu as raté mes autres watch, tu peux les retrouver ici.

Miniatures et musique zen,

A.Chatterton

ps : le dernier cliché est d’Anais Nannini

Publié dans Ateliers d'écriture, Lectures

Les conseils d’écriture… de Haruki Murakami

Dans son essai  autobiographique sur l’écriture intitulé Profession romancier, Haruki Murakami développe sa vision de l’écrivain, de la littérature et surtout sa manière de travailler. Bienvenue dans le bureau de l’auteur japonais le plus connu au monde…

Extrait : « Écrire un roman n’est pas très difficile. Écrire un roman magnifique n’est pas non plus si difficile. Je ne prétends pas que c’est simple, mais ce n’est pas non plus impossible. Ce qui est particulièrement ardu, en revanche, c’est d’écrire des romans encore et encore. Tout le monde n’en est pas capable. Comme je l’ai déjà dit, il faut disposer d’une capacité particulière, qui est certainement un peu différente du simple « talent ». Bon, mais comment savoir si l’on possède cette aptitude ? Voici la réponse : plongez dans l’eau et voyez si vous nagez ou si vous coulez. Bienvenue sur le ring ! »

Mon avis :

Plutôt qu’une énième critique littéraire sur l’autobiographie de l’auteur, j’ai souhaité ici extraire sa pensée et vous la restituer sous forme de manuel de conseils à destination des jeunes écrivains.

La méthode Murakami pour écrire des romans

La réécriture façon traduction

Dans le chapitre 6 de son essai, Profession romancier, Haruki Murakami raconte que pour écrire son premier roman, il a utilisé une méthode inédite : il a d’abord écrit son texte d’une traite, à la main sur du papier. Puis, il l’a traduit en anglais en le retapant à la machine à écrire (c’était il y a 30 ans…). Enfin, il l’a traduit à nouveau dans sa langue d’origine. De là, il a réussi à dégager un texte fluide et épuré, différent de ce qui était publié jusqu’alors au Japon.

Envisager sérieusement le métier d’écrivain

Au fil du temps, l’auteur japonais a affiné sa technique et s’est mis à envisager l’écriture comme un travail au long cours, et surtout un vrai métier. Il l’exprime par la métaphore du ring : s’il est facile d’y entrer, il est plus compliqué d’y rester. Il faut surtout faire preuve de persévérance.

Toujours dans le chapitre 6 de Profession romancier, Murakami explique qu’il mène une vie plutôt solitaire et bien organisée pour écrire ses romans longs. Il consacre 5 heures par jour à écrire tous les matins et se donne un objectif de 10 pages manuscrites par jour. L’après-midi, il lit, écoute de la musique et fait une heure de sport quotidienne pour entretenir son corps. Il a compris que le mythe de l’écrivain torturé avait fait son temps et que pour être endurant en écriture, il fallait également ménager son corps.

De nombreuses relectures et réécritures

Passé l’étape d’écriture, sa méthode de travail consiste en plusieurs relectures successives du manuscrit, entrecoupées de pauses d’une semaine. A chaque relecture, il se concentre sur un aspect différent : par chapitre ou partie pour les allonger ou les rétrécir, sur les détails pour la cohérence, dans sa globalité pour fluidifier la lecture.

Une fois cela terminé, il enferme le manuscrit un mois dans son bureau et « l’oublie » comme s’il le laissait décanter, et s’octroie des vacances. A la fin de cette période, il relit de façon minutieuse son roman pour le corriger à nouveau, puis le fait lire à sa femme pour avoir un avis extérieur, et à son éditeur.

Il insiste sur le facteur temps, à la fois pour faire germer ses idées pendant la phase d’écriture mais aussi pour les faire décanter une fois le premier jet achevé.

Trouver l’inspiration

Dans le chapitre 5 de son essai, Haruki Muramaki explique qu’il est devenu écrivain d’abord en étant un grand lecteur. Ce qui lui a permis d’absorber toutes sortes de constructions littéraires pour écrire un roman. Mais il est surtout très observateur dans son quotidien. Sa méthode est de retenir des données liées à son environnement ou son entourage, sans jugement, puis de les stocker dans son tiroir mental. Quand il écrit, il a eu le temps de maturer ses idées et les réutilise, comme une ressource inépuisable. Fait amusant, il n’écrit rien dans des carnets mais garde vraiment tout dans sa tête.

Comment se faire connaître ?

Gagner un prix littéraire

Haruki Murakami a gagné le Prix des Nouveaux Auteurs de la revue Gunzo pour son premier roman Ecoute le chant du vent, en 1979. Il explique qu’il ne s’attendait pas à être reconnu comme auteur et que ce premier roman était né d’une envie d’écrire sans aller plus loin. Il avait envoyé son manuscrit à la revue sans trop y croire et l’avait oublié jusqu’à ce qu’il apprenne sa victoire.

La leçon a en tirer est que parfois, concourir à un prix peut ouvrir les portes du métier d’écrivain. En France par exemple, la plupart des romanciers qui ont gagné le Prix Goncourt ont vu leur carrière décoller par la suite. De façon plus modeste, vous pouvez aussi concourir pour des appels à textes thématiques ou encore des concours littéraires afin de vous exercer, avant d’envoyer votre manuscrit à une maison d’édition.

Multiplier les genres, les formats d’écriture

L’écrivain japonais a écrit des romans, des essais, et même des nouvelles publiées dans un journal. Il écrit au fil de ses humeurs, même s’il se considère avant tout comme romancier.  Le fait d’écrire dans des formats différents lui apporte de l’expérience : La nouvelle lui permet de tester des exercices de style. S’il s’agit d’une commande pour un journal, les contraintes imposées corseront l’exercice. Le roman nécessite une préparation différente, proche d’un marathon. Enfin, l’essai reste pour lui une manière de coucher ses pensées sur une thématique particulière.

Une chose à retenir cependant, est qu’il se consacre à un projet littéraire à la fois pour rester concentré.

Ne pas se limiter à son pays

Se faire connaître dans son pays… puis à l’étranger a été un objectif pour Murakami. Déjà bien connu au Japon, il vivait à l’étranger quand l’idée lui est venue de publier ses livres aux Etats-Unis. Il a ainsi commencé par écrire des nouvelles pour le journal The New Yorker, pour se faire connaître des américains, avant de trouver un agent, et surtout des traducteurs japonais-anglais pour publier ses livres en Amérique. Dès le départ, il a su bien s’entourer et tisser un réseau très fort au niveau éditorial. Et cela s’est avéré payant : il est maintenant connu et traduit dans de nombreux pays.

Haruki Murakami : Sa vie, son oeuvre

Haruki Murakami est un auteur japonais contemporain. Il a écrit environ une cinquantaine de romans, nouvelles et essais autobiographiques. Tous ne sont pas traduits en français, mais les plus célèbres sont la trilogie 1Q84, Kafka sur le rivage, Autoportrait de l’auteur en coureur de fond. Son dernier roman est Le meurtre du commandeur. Tous sont publiés chez les éditions Belfond.

Il est difficile de décrire le style de Murakami. Sur Wikipédia, il est indiqué qu’il pratique le réalisme magique, la quête picaresque. Il mêle science-fiction, fantastique, enquête policière…et quotidien teinté de mélancolie. Pour ma part, je décrirais ses romans comme des récits avec une temporalité plutôt lente, où il ne se passe pas grand chose, où l’on peut rencontrer des personnalités ou des objets fantastiques. Il a l’art et la manière de raconter des histoires où l’on se sent bien. Et quand le livre est terminé, même si de nombreuses questions liées à l’intrigue restent en suspens, on n’a qu’une envie, c’est de le relire !

Le romancier a gagné plusieurs prix mais aucun Nobel, et dans Profession Romancier, il ne s’en offusque pas. Ce qui le caractérise particulièrement, c’est une forme d’indolence latente. Rien n’est important. Ce qui peut paraître bizarre du point de vue occidental !

Pour conclure sur Profession Romancier, outre des anecdotes sur l’écrivain et ses méthodes d’écriture, vous en apprendrez un peu plus sur le système d’édition japonais et la vision de Murakami concernant ses lecteurs et les écrivains contemporains japonais.

J’espère vous avoir donné envie de découvrir l’univers d’Haruki Murakami et aussi apporté quelques conseils d’écriture si vous débutez.

Sushis et Onigiris,

A.Chatterton

Publié dans Lectures

La fille qui tressait les nuages, Céline Chevet, éditions du Chat Noir

Grand gagnant du PLIB 2019, ce roman young adult a fait partie de ma sélection pour le Mini-Challenge de Noël du PLIB 2020, l’Epreuve des Stratèges, afin de valider la catégorie « Retour en arrière » du Menu Authentique. Fantastique, Japon et premiers émois adolescents sont à l’honneur dans cette enquête pour déterminer ce qui est arrivé à la petite soeur de Souichiro Sakai…

Résumé : Saitama-ken, Japon. Entre les longs doigts blancs de Haru, les pelotes du temps s’enroulent comme des chats endormis. Elle tresse les nuages en forme de drame, d’amour passionnel, de secrets. Sous le nébuleux spectacle, Julian pleure encore la soeur de Souichiro Sakai, son meilleur ami. Son esprit et son coeur encore amoureux nient cette mort mystérieuse. Influencée par son amie Haru, Julian part en quête des souvenirs que sa mémoire a occultés. Il est alors loin de se douter du terrible passé que cache la famille Sakai… Fable surréaliste, La Fille qui tressait les nuages narre les destins entrecroisés d’un amour perdu, une famille maudite et les tragédies d’une adolescence toujours plus brève.

Mon avis : 

Il a été difficile de réaliser cet article car je ne voulais pas vous dévoiler l’intrigue à travers mon analyse. Comme certains romans policiers, si vous connaissez le meurtrier, à quoi bon le lire ? Je me suis donc concentrée sur certains détails que j’ai apprécié pour vous apporter mon point de vue sur l’histoire. Cependant, mon besoin de questionner étant toujours là, j’ai réalisé une section spoiler en fin d’article que vous pourrez lire si vous le souhaitez. Elle sera signalée en amont pour éviter toute surprise. Bonne lecture !

Une plongée dans la culture japonaise… par une française !

Quand j’ai lu où se situait l’action du roman, je n’ai pas pu m’empêcher de sourire… Saitama est une région située au nord de Tokyo et éloignée de tout : mer, montagne… il n’y a absolument rien à y faire. Cela m’a fait penser au film absurde Fly me to the Saitama (si vous avez du temps à perdre), qui vous explique pourquoi c’est le coin des péquenots. Je ne sais pas si l’auteure connaît ce film, ou la réputation de la région, mais cela a joué sur ma lecture. En effet, j’y ai vu dans l’ennui profond des personnages vis à vis de leur vie quotidienne un clin d’oeil à cet endroit.

Passé ce détail, j’ai retrouvé dans ce roman une ambiance de roman japonais à travers les thèmes abordés.

Par exemple, dès les premiers chapitres est évoqué un problème de racisme très présent au Japon, avec le personnage de Julian : le racisme envers les hafu, les métis japonais. Ces derniers sont considérés comme des japonais pas terminés par les japonais pur souche. Pour un roman qui se voulait au départ traiter des émois amoureux et d’un mystère, j’ai trouvé cela très fort et très intéressant.

Le deuxième sujet important du livre est lié aux morts. Raison pour laquelle Céline Chevet nous emmène dans les temples, les cimetières, les marchands de voeux et d’amulettes, les rites de purification. Ainsi, nous nous immergeons dans la culture japonaise du deuil avec Julian, face au décès de son premier amour. La nouvelle lui a causé un tel choc qu’il a réagi comme certains japonais : par l’oubli pur et simple des circonstances de sa mort. Cela suscite le mystère et donc l’enquête. Le roman va traiter également de la manière dont les proches de Julian essaient de l’aider à traverser ce deuil : Akiko va mener l’enquête, Souichiro va lui demander de l’oublier pour le protéger, la mère de Julian va accepter son côté rêveur…

Quelques thèmes connus en littérature japonaise et notamment dans les mangas sont présents dans ce roman, comme la relation interdite élève-professeur, la prédominance des chats, ou la fille invisible. Concernant ce dernier point, j’ai remarqué qu’Akiko incarnait la fille effacée par excellence, que l’on retrouve dans le film Le Royaume des Chats des Studios Ghibli. Cela pourrait faire référence au fait que le Japon est un pays qui ne prône pas l’individualité, mais le collectif au service du bien commun. Ceci dit, l’auteure va plus loin en conférant à ce personnage un statut proche du fantôme.

On sent dans tous les cas que Céline Chevet est fan du Japon et qu’elle nous invite à l’aimer nous aussi.

Les premiers émois adolescents vus par 4 ados différents

Le deuil et le mystère ne sont pas les seules problématiques abordées dans ce livre. Céline Chevet nous propose une étude de l’amour et du sexe à travers ses principaux protagonistes incarnant, chacun à leur manière, une manière d’aimer ou d’envisager les relations.

Il y a tout d’abord Akiko,  la jeune fille discrète, amoureuse de Julian mais qui n’ose pas lui dire. Elle est tellement timide qu’elle se fait oublier par tous et surtout Julian. Elle est vierge mais n’a pas de honte à aborder le sujet du sexe.

Julian incarne quant à lui le garçon fragile et rêveur, amoureux fou d’une morte. Il vit dans l’idéalisation de l’amour, sans son côté sexuel. Il est vierge et n’a toujours pas tourné la page de son amour perdu, malgré la présence d’Akiko et de Haru.

Souichiro est le garçon beau-gosse qui enchaîne les relations sexuelles avec des filles plus âgées sans s’attacher. Il souhaite une relation lui conciliant amour et sexe, ce qu’il va trouver mais à travers un amour interdit.

Enfin, Haru représente la jeune fille provocatrice, consciente de l’effet de son corps sur les garçons. Elle aimerait que Julian aille plus loin avec elle mais il s’y refuse. Elle est pourtant amoureuse de lui malgré ses provocations et moqueries.

Les relations amoureuses et sexuelles vont s’entremêler subtilement dans le récit avec le mystère de la soeur disparue, transformant l’histoire en récit d’initiation. Surmonter le deuil, c’est aussi vivre, se lier aux gens et donc aimer. Seul un personnage réussira le passage vers la vie adulte, mais ce ne sera pas sans heurts, car la transformation en adulte suppose l’abandon de ses illusions.

Un roman-enquête oscillant entre le rêve et le fantastique

L’histoire, semblable à un thriller est pleine de rebondissements. Quand on penserez avoir compris ce qu’il s’est passé, une petite phrase fera tout basculer et vous remettrez tout ce que vous aviez lu jusque là en perspective. L’auteure est très douée pour ménager son suspense.

Pour en arriver jusque là, il vous faudra suivre l’enquête vue à travers le regard de Akiko, Julian et Souichiro, qui chacun à leur manière, apporteront des éléments à l’enquête. Mais méfiez-vous !  Julian est rêveur, Akiko invisible, et Souichiro a des choses à cacher…

Des épisodes seront particulièrement difficiles à lire, faisant basculer le récit dans l’horreur. Si vous êtes une âme sensible, vous serez prévenu !

A côté du roman policier, quelques éléments viennent apporter une touche de poésie ou de fantastique à cette histoire.

J’ai noté la présence d’objets en apparence anodins, comme tirés des romans de Haruki Murakami, mais qui ont une importance : les morceaux de sucre collectionnés par Akiko, la pièce de 5 yens voyageuse de Souichiro, l’amulette de la soeur de Souichiro, Haru qui tresse des nuages avec ses baguettes… Ils apportent une touche incongrue, un je ne sais quoi au récit. Et jusqu’au bout, on ne sait pas pourquoi on s’y accroche, mais on y repense jusqu’à leur trouver parfois un lien, une connexion avec l’intrigue principale.

A côté de cela, les personnages ont tendance à exprimer leurs émotions par des couleurs, ce qui renforce ce côté poétique. La couverture du livre évoque parfaitement ces tonalités qui nous enveloppent, passées les premières pages.

Enfin, la fin du roman m’a laissée perplexe : et si tout ceci n’avait été qu’un rêve éveillé de l’un des personnages ? Cela a-t-il vraiment eu lieu ?

En conclusion : La fille qui tressait les nuages est un très bon roman à suspense qui m’a fait réfléchir sur la société japonaise, le deuil et les histoires d’amours. C’est aussi une histoire qui vous emmènera tantôt vers des chimères poétiques, tantôt vers des cauchemars effrayants.

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PARTIE SPOILERS ( A ne lire que si vous avez déjà lu le roman, pour étayer votre réflexion)

Je vais revenir sur deux points que je trouve formidables dans cette histoire, et cela en sera fini de cette article (enfin !).

Le fait que Akiko et Haru soient présentées en opposition par l’auteure est tout simplement génial car cela nous donne un indice subtil sur ce qu’est Haru réellement. Haru est un vrai fantôme, mais elle semble plus réelle aux yeux de Julian qu’Akiko. De son côté, Akiko est considérée par tous comme inexistante. Même sa famille l’oublie, c’est dire ! J’aurais dû voir venir qu’Haru était un fantôme mais je me suis laissée prendre à ce piège très ironique !

Pour terminer, je reste encore sur des suppositions concernant la fin de cette histoire. Julian a-t-il rêvé ce qui est arrivé ? Souichiro est-il vraiment à Paris ? Akiko est-elle décédée dans la maison de famille des Sakai (Julian l’aurait enfermé dans la cave). Le morceau de sucre au fond de la poche de Julian lui rappelle bien quelque chose…mais quoi ? On dirait qu’il a complètement oublié Akiko après avoir libéré l’esprit d’Haru. Restent des suppositions, comme dans Inception, avec la fameuse toupie qui tourne, tourne, tourne…sans que l’on sache si tout ceci était vrai ou non.

 

Si vous souhaitez retrouver les chroniques des autres livres du Challenge de L’Epreuve des Stratèges, je vous invite à relire mon article sur le sujet dans la rubrique « On joue« . Je vais poster un lien sous chaque livre évoqué dans le défi pour vous renvoyer vers sa critique. 😉

Couchers de soleil et Onigiri,

A. Chatterton

 

 

 

Publié dans Lectures

Les Héritiers d’Higashi, Clémence Godefroy, éditions du Chat Noir #PLIB2020 #PAC2019

Pour moi, 2019 est synonyme de littérature young adult autour du thème du japon et des yokai. En ce sens, il m’a paru naturel de lire et proposer Les héritiers d’Higashi au Pumkin Autumn Challenge pour la catégorie Mon voisin le Kodama dans Automne Enchanteur, mais aussi dans la sélection du PLIB 2020. Mais pourquoi ce roman a-t-il retenu mon attention ? 

Résumé :  Il y a bien longtemps à Higashi, les différentes lignées de bakemono, ces humains porteurs d’esprits animaux et dotés de pouvoirs incroyables, vivaient en harmonie. Mais la guerre les a décimés, et depuis un siècle le clan Odai et les descendants des renards règnent sans partage sur l’archipel, reléguant les autres bakemono aux brumes du passé. Ayané, jeune disciple de l’Ordre de la Main Pure, se soucie bien peu de ces légendes. Pleine d’énergie mais peu disciplinée, elle aimerait surtout faire ses preuves au combat. Jusqu’au jour où ses supérieures lui assignent une mission très spéciale : partir au service d’un clan prestigieux dans le nord du pays et veiller sur leur hôte, Numié Dayut, une princesse exilée qui cache un lourd secret.

Mon avis :

Une plongée dans un Japon médiéval-steampunko-magique et de Bakemono.

Dans ce récit, vous trouverez une intrigue à plusieurs voix, (à l’image du Trône de Fer de George R.R. Martin), qui se rejoignent à différents moments de l’histoire.

Les personnages principaux sont soit des bakemono (esprit d’animaux qui ont forme humaine), soit des humains.

On suivra Ayané, présentée dans le résumé, la princesse Numié Dayut, mais aussi Yoriko, une Bakemono chat, Tanuki un Bakemono chien raton-laveur et pleins d’autres : des loups (Okamis), serpents (orochis) et des araignées (jorogumo)… et surtout le clan Odai, et les Bakemono renards, les nogitsune.

On sent que l’auteure s’est beaucoup documentée concernant les Bakemono afin de créer une vision réaliste de son univers. Par ailleurs, la ville d’Higashi d’où est tirée le nom du lieu principal de l’intrigue, existe réellement au Japon. Elle est située sur l’île d’Okinawa et est présentée comme un village d’eau, de fleurs et de pins, ce qui rejoint la nature très luxuriante décrite dans le roman.

L’époque d’Higashi est une forme de Japon médiéval où les Bakemono se mêlent aux humains en secret pour les minorités qui se sont faites écraser, ou en plein jour pour les renards grands vainqueurs de la guerre.

Cependant, quelques éléments viennent perturber ce côté moyen-âge très ancré dans le folklore. Tantôt nous rencontrons une touche steampunk par des palanquins à hélices autonomes, tantôt il s’agit de magie avec des armures de pouvoir qui décident seules de leur porteur ou des serrures en « métal flottant » réagissant à la magie pour mieux se refermer, voire des objets qui prennent vie, les tsukumogami.

J’ai personnellement beaucoup apprécié de rechercher à quels animaux ressemblent les Bakemono mentionnés et si le récit s’ancrait dans une forme de réalité historique.  Mais la présence des noms de ces Yokaïs en japonais, même s’il apporte une forme d’authenticité, pourra peut-être gêner certains lecteurs.

C’est un roman d’apprentissage féminin… mais pas que !

Les trois personnages principaux sont Ayané, Numié et Yoriko, trois femmes d’âges et de profils différents.

Ayané est une jeune orpheline servant l’Ordre de la Main-Pure. Elle est une sorte de garçon manqué plus préoccupée par les arts-martiaux que par son apparence et a des difficultés à respecter les notions d’humilité et de chasteté de l’Ordre. Elle est ignorante de ses origines et n’a pas de futur qui l’attend. C’est un personnage jovial, empathique et un peu maladroit par moments, mais toujours respectueuse de sa mission.

Numié Dayut est une princesse qui était destinée à un grand avenir, avant de tomber aux mains des renards.  C’est une jeune femme aux abords froids, soucieuse de l’étiquette,  méprisante avec son entourage, mais qui possède un bon fond, voire…un coeur !

Quant à Yoriko, il s’agit d’une bakemono chat âgée, qui adore les jeux d’argent. Elle est plutôt roublarde, paresseuse et dotée d’un pouvoir de persuasion très utile pour se libérer de ses créanciers. Ses dettes et son statut de bakemono vont l’obliger à se recréer une nouvelle identité et à faire preuve d’ingéniosité pour se sortir du pétrin dans lequel elle s’est fourrée.

Bien que classé dans la collection Neko, dédiée aux mythologies asiatiques, aux éditions du chat noir, le roman explore les premiers émois amoureux avec les personnages d’Ayané et Numié, sujet cher au coeur de Clémence Godefroy, qui l’aborde dans pratiquement l’ensemble de ses romans.

En ce sens, l’histoire suit l’intrigue d’un roman d’apprentissage classique féminin, où l’amour permet à l’héroïne d’évoluer.

Cependant, ce n’est pas le sujet principal du roman.

En effet, la mythologie reprend rapidement le dessus avec de manière sous-jacente, le conflit qui oppose l’ensemble des bakemono survivants, au clan des renards. Ce qu’on retrouve avec l’histoire de Yoriko, puis des deux autres.

De ce fait, d’un roman d’apprentissage féminin, on bascule brusquement dans une épopée fantastique sur fond révolte. L’origine du titre de la série prendra tout son sens dans le dernier chapitre, permettant d’assembler les différentes pièces du puzzle qu’aura disséminés ça et là l’auteure.

Il m’a fait penser aux romans de Jean-Laurent Del Socorro présentant une attente latente qui ne demande qu’à exploser.

Vous l’aurez compris, difficile de parler de cette histoire sans en dévoiler trop sur l’intrigue car tel un roman policier, si l’on connaît la fin, à quoi bon le lire ?

Note pour ceux qui seraient déjà séduits : Okami-Hime est le premier tome d’une trilogie. La deuxième partie est censée être publiée au printemps prochain.

Par ailleurs, il est en lice pour le PLIB 2020 dont j’ai déjà parlé dans un précédent article, parmi une liste de 20 romans présélectionnés.

En conclusion : Okami-Hime est un roman young adult mêlant destins féminins et folkore japonais, qui vous captivera autant pour ses romances que son exploration des mythes asiatiques, le tout sur fond de révolte clanique.