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Le Bingo littéraire du Plib : vis ma vie de jurée du Plib 2020 #7

Tiens, ça faisait longtemps que je n’avais pas parlé de mon quotidien de jurée du PLIB… ça tombe bien, un nouveau challenge lecture vient de tomber : le bingo littéraire !

Quoi de neuf du côté du PLIB 2020 ?

La vie suit son cours du côté du PLIB 2020. Nous sommes toutes et tous plongés dans nos lectures/critiques de livres concernant les cinq finalistes du prix :

Ces cinq romans sont des lectures et articles littéraires obligatoires si l’on est juré. Il s’agit d’une des rares obligations du prix, ce qui est bien normal. Après tout, l’ensemble de toute l’organisation est bénévole. Il faut bien faire vivre ce prix et parler des livres sélectionnés !

Si pour certains romans nous avons eu la possibilité d’en obtenir gracieusement une version numérique dans le cadre du prix par les éditeurs, pour d’autres, il faut se débrouiller pour les emprunter ou les acheter afin de mener à bien cette mission.

Pour le moment, je m’en sors bien : sur les 5 romans, j’en ai lu déjà trois ! Tu peux les retrouver en cliquant sur les liens associés aux titres. 😉

je suis fille de rage #plib2020

Je suis fille de rage de Jean-Laurent Del Socorro

Mers mortes wellenstein

Mers mortes d’Aurélie Wellenstein

Georgia caldera les brumes de cendrelune

Les brumes de Cendrelune de Georgia Caldera.

Il me reste à acquérir Félines de Stéphane Servant et j’ai déjà en numérique La cité des chimères de Vania Prates.

Nous aurons encore un vote à réaliser d’ici le mois d’août avec notre favori. Je dois avouer que depuis le départ, j’ai un faible pour Je suis fille de rage, mais… après lecture des Brumes de Cendrelune, je pourrais peut-être changer d’avis.

Je trouve que ce qui est bien dans ce prix, c’est de sortir de sa zone de confort de lecture. Je n’aurais jamais été lire Georgia Caldera ou Vania Prates car à mes yeux, cela ressemble à de la littérature young adult de pas très bonne qualité.  Mais après avoir testé les romans, je suis revenue sur mon jugement un peu hâtif. Comme quoi, il faut vraiment essayer pour se faire un avis un peu plus construit.

Le bémol en revanche, c’est l’obligation de rédiger des chroniques sur ces 5 livres. Non pas qu’ils soient mauvais, mais cela induit une petite pression car je sais que contrairement à mes autres chroniques littéraires, celles-ci seront beaucoup plus lues. Mais bon, j’ai choisi d’être jurée et ce ne sont pas cinq livres qui me font peur !

C’est quoi ce bingo littéraire ?

Pour la nouvelle épreuve du tournoi des élites du PLIB, l’équipe nous propose un bingo littéraire. C’est une forme de challenge littéraire sur le principe d’une grille de bingo avec des cases. La voici avec ses règles :

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Le challenge a lieu du 1er au 31 mai 2020. Il n’est pas nécessaire d’être juré du plib pour y participer. En revanche, il faut s’inscrire dans une équipe si tu ne l’es pas déjà, en allant sur le Discord du plib, et en remplissant un formulaire.  Si tu fais déjà partie d’une équipe, tu peux évoquer ta PAL en équipe sur Discord, et valider le challenge via un autre formulaire qui sera délivré fin mai afin de compter les points. Tu peux retrouver d’autres informations au sujet de ce challenge en allant sur la page facebook du PLIB.

note : ME signifie Maison d’Edition sur certaines cases.

Quelle est ma PAL pour ce bingo ?

Je fais partie de l’équipe des mages et nous avons gagné le challenge précédent. Autant te dire que nous sommes très motivés pour conserver notre titre !

Pour ce bingo, je t’ai mis en lien à chaque fois la fiche Babelio afin que tu puisses lire les résumés ou te faire une idée avec les commentaires des lecteurs. Certaines nouvelles sont disponibles gratuitement, si tu souhaites m’accompagner dans ce nouveau challenge. J’ai donc choisi les titres suivants :

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Alex evans le temple des transactions douteuses

royaumeventetcolere

Ce qui hante les bois

  • Faire une lecture commune : C’est à creuser, mais je pense essayer avec Félines de Stéphane Servant si sur le discord du PLIB, je trouve des gens motivés.

Copie de 9782812618291

alex evans une collection d'ennuis

chloé, constance et jane austen

  • Lire une autrice francophone : Love in 56K de Clémence Godefroy me semble parfait. J’ai envie de me replonger fin des années 90, et les forums de fanfictions sur internet…

love in 56k

les chaînes du silence

tu es belle apolline

  • Lire une suite de saga : J’ai le tome 2 de Sénéchal de Grégory Da Rosa qui m’attends depuis plusieurs challenges dans ma bibliothèque. ça serait bien que je le lise.

senechal 2

l'amérique de l'étrange

chevauche brumes

les cambrioleurs rêvent ils de dinosaures mécaniques

la maison de londres

Comme d’habitude, j’essaie d’être tactique et de lire des nouvelles ou des romans courts pour accumuler plus de points !

Pour ce qui est des actions associées aux cases restantes du bingo, prépare toi à voir pas mal de publications sur mon nouveau compte Instagram !

Pour le reste, je pense continuer à écrire les aventures de Miss Chatterton pendant une heure (pour Accorder une heure à une autre activité), essayer un readathlon de 6 heures (pour Ne pas toucher son téléphone pendant 6 heures), et pour rappel, je participe toujours au  Challenge des irréguliers de Baker street  depuis mars si cela te branche pour la case Participer à deux challenges en même temps) !

Si toi aussi tu souhaites participer à ce challenge, n’hésite pas à m’indiquer ta PAL en commentaire pour échanger des idées de lecture. 😉

A bientôt !

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Ces livres qu’on relit …

Je ne sais pas vous, mais dans ma bibliothèque j’ai depuis toujours quelques livres que je relis de temps en temps à des périodes de l’année ou selon mon humeur, qui m’accompagnent depuis toujours et dont je ne peux absolument pas me séparer. Je vous invite à faire un petit tour dans mes collections, le temps d’un article…

Au fil des ans, j’ai souvent trié mes livres mais certains sont restés, pire encore, je me suis rendue compte que j’en avais « besoin » et je les ai rachetés, après m’en être débarrassés. J’ai identifié plusieurs catégories qui correspondent me semblent-il, à mes étapes de vie ou des moments marquants de mon existence. En voici le résumé :

Les livres d’enfance et le sentimentalisme

L.May_Alcott_les_quatre_filles_du_DR_March

J’ai gardé la plupart de mes livres d’enfance par attachement sentimental. Sans vous refaire la liste pour l’avoir évoqué dans un autre article, il m’arrive d’en relire parfois quelques uns… et de changer de point de vue sur le récit. En effet, en grandissant, on n’a pas toujours le même regard sur les choses et le souvenir d’une lecture d’enfance est souvent différent au vu de la manière dont on s’est construit. Cela peut occasionner de bonnes ou de mauvaises surprises. De tous ces livres, Les quatre filles du Dr March de Louisa May Alcott, s’est installé dans ma bibliothèque. La petite fille que j’étais s’identifiait aux modèles féminins. L’adulte que je suis reste marquée par la vision féministe du roman. Dans tous les cas, impossible de m’en défaire. J’ai une version pour enfant (donc simplifiée) pour le moment, mais je compte acquérir celle intégrale pour adultes.

Les méthodes de développement personnel et la manière d’aborder l’existence

l'art de la simplicité Dominique Loreau

Depuis toute petite, je lis ce qui me tombe sous la main. A l’adolescence, non contente de la fiction, je me suis beaucoup tournée vers les méthodes de développement personnel pour comprendre ce qui se passait en moi et dans mon univers immédiat… mais aussi parce que ma mère en lisait beaucoup. Après les méthodes de Feng Shui pour la maison et celles pour arrêter de se sentir débordée, j’ai découvert L’art de la simplicité de Dominique Loreau. Cela a été une révélation accompagnée d’un besoin de couper le cordon familial.

Je m’explique : quand on vit dans une famille où la maison regorge d’objets par peur de manquer et que l’on aspire à … respirer dans son espace et en soi, ce livre est vraiment une sorte d’échappatoire et un mode d’emploi pour une existence minimaliste. J’ai également un autre livre de cette auteure : 99 objets nécessaires et suffisants que je feuillette de temps à autre. Celui-ci m’apporte une sensation d’apaisement que je ne saurais décrire. Peut-être que l’idée d’une vie idéale permet de m’évader via cette méthode. En tout cas, les deux méthodes sont de véritables livres de chevet qui m’aident encore aujourd’hui à identifier ce qui est important dans la vie comme les rencontres, les expériences… et à définir ce qui pour moi relève du confort, et non pas de la consommation de masse. Tout ce que j’ai pu lire par la suite : La méthode Zéro Déchet de Bea Johnson, La méthode La magie du rangement de Marie Kondo etc… est pour moi une forme de redite, même si ces livres abordent d’autres sujets comme l’écologie ou l’animisme.

Les romans qui apportent une leçon de vie 

l'alchimiste paulo coelho

J’ai lu de nombreuses méthodes de développement personnel pour trouver le bonheur en moi, mais aucune ne m’a plus marquée que le roman de Paulo Coelho, L’alchimiste.

Pour résumer l’histoire, il s’agit d’un berger qui rêve d’un trésor enfoui sous les pyramides d’Egypte. Poursuivant son rêve, il se rend au pays des Pharaons pour se rendre compte que son trésor… se trouve chez lui. Ce livre m’a appris qu’il ne sert à rien de chercher autour de soi un bonheur qui se trouve en soi, mais aussi qu’il est important de réaliser ses rêves.

Plusieurs autres auteurs sont venus compléter ma collection de leçon de vie livresques comme Laurent Gounelle, mais aucun n’a réussi à surpasser Paul Coelho jusqu’à présent.

Les romans qui questionnent

l'éveil de mademoiselle prim

L’éveil de Mademoiselle Prim de Natalia Sanmartin Fenorella est l’un des rares livres que je relis chaque automne devant une tasse de chocolat chaud, cachée sous trois tonnes de plaids. Pourquoi me direz-vous ? Principalement parce qu’il me fait réfléchir sur certaines choses de l’existence comme le féminisme, les diplômes, les méthodes d’enseignement, la vie que l’on se choisit, la religion, le mariage… Autant de sujets différents dans un si petit livre qui ne semble être au départ qu’une banale histoire de bibliothécaire en mal de travail, embauchée par un châtelain. Certes, mais dans le village du châtelain vit en autarcie une communauté de femmes lettrées qui a sa propre vision du monde.

Chaque automne, je me replonge avec délice dans l’histoire de cette héroïne particulière et ce village de femmes. J’essaie de comprendre certains raisonnements à travers les dialogues savoureux des deux protagonistes et je revois ma vision du monde.

Les livres qui te font découvrir un genre, un mouvement

la bible du steampunk

Mon engagement dans le mouvement Steampunk a débuté par la rencontre avec une vaporiste, Lady Chapillon, mais aussi la découverte de la Bible du steampunk de Jeff VanderMeer. 

Cette Bible est un véritable mode d’emploi pour comprendre le mouvement Steampunk, d’abord littéraire puis artistique, vestimentaire… Sans lui, je n’aurais pas osé proposer ma candidature chez French-Steampunk.fr pour réaliser des chroniques littéraires, et Miss Amélia Chatterton n’aurait jamais vu le jour.

C’est grâce à ce livre que j’ai conçu ce steamsonnage (= personnage steampunk), une forme d’alter-ego déjanté qui a donné lieu également à ce blog.

Même si aujourd’hui je suis beaucoup moins investie dans le steampunk, je m’efforce de porter fièrement les couleurs de ce mouvement si créatif qui laisse envisager la possibilité d’une réalité alternative.

D’autres découvertes m’emporteront certainement vers de nouveaux univers, mais pour le moment celui-ci me convient bien.

Et toi quels sont les livres dont tu ne peux te séparer dans ta bibliothèque ? Pour quelles raisons ? Que t’apportent-ils ? Dis moi tout en commentaire. 😉

Eau de rose et nostalgie,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Comment s’occuper pendant la mise en quarantaine du Coronavirus ?

Après la publication de mon dernier article Que lire pendant la mise en quarantaine du coronavirus ?, je me suis demandée ce que j’allais vraiment faire de mon temps en cas de quarantaine prolongée. En y réfléchissant, j’ai pensé que cela pourrait être utile de vous partager ce que j’ai prévu, au cas où vous manqueriez d’idées et surtout pour rester zen face à la situation de crise que nous vivons.

Alors, pour contextualiser, je vis en couple avec un chat dans un appartement de 70m2. Je n’ai pas d’enfants donc vous ne trouverez pas d’idées pour les occuper dans cet article.

Je suis partie du principe que je n’allais pas céder à la panique et que j’allais profiter du temps que nous avons, et de notre bonne santé pour faire des choses que je ne prends pas le temps de faire habituellement.

1. Du ménage à fond

Cela fait deux jours que je suis chez moi et mon appartement est plus clean qu’il ne l’a jamais été. En plus de la routine habituelle, j’en ai profité pour laver les vitres, nettoyer les traces aux murs,  les plinthes, les tissus des canapés et les poignées de porte. Ajoutez à ça la lessive des plaids et des housses des taies d’oreillers, et je pense avoir fait le tour. Ah, attendez ! Je pourrais aussi nettoyer mon four, le frigo, l’intérieur des placards…et les semelles de mes chaussures !

2. Du rangement et du tri

C’est le moment de sortir son guide La magie du rangement de Marie Kondo ! J’avais déjà commencé à trier mes fringues trouées, j’ai terminé ça en moins d’heure, direction la benne à recyclage de tissus au bout de ma rue. Bon, là c’est un peu mort pour virer les trucs qu’on jette à la déchetterie si on ne peut pas sortir, mais quand c’est possible de les mettre directement à la poubelle sans passer par la phase recyclage, pourquoi pas ?

Sinon, une autre option que j’envisage est le tri numérique : trier mes emails, mes photos, mon google drive et tout ce qui prend de la place inutilement sur mon ordinateur et dans le cloud.

3. Téléphoner à mes proches

Je n’ai jamais autant appelé ma famille et mes amis que maintenant. J’ai même pour projet de lire des histoires via Skype à mes nièces. Il est important de maintenir le lien, pour avoir des nouvelles, pour échanger des anecdotes, pour rire aussi, parce que ce n’est parce qu’on est en quarantaine qu’on doit ressasser des idées sombres dans son coin.

4. Ecrire, écrire, écrire

Je profite de ce temps pour préparer des articles pour le blog, mais aussi avancer sur l’écriture d’une nouvelle d’un atelier auquel je participe, tenir mon journal pour apaiser mon cerveau… et avancer sur mon roman personnel. Si vous n’êtes pas du genre à manier la plume, peut-être qu’un journal de quarantaine pourrait vous aider à tenir le choc, même en vidéo, via un Vlog.

5. Lire ma PAL en cours

J’avais déjà beaucoup lu dans le cadre de plusieurs challenges ces derniers mois, mais aussi dans le but de terminer mes livres déjà présents dans ma bibliothèque avant d’en acheter de nouveaux aux Imaginales. La quarantaine m’a permis de relancer le projet en me demandant ce que je pourrai lire une fois ma PAL terminée. On n’y est pas encore, mais j’ai quelques idées dont je vous ferai part ultérieurement. Ceci dit si vous avez des livres non lus chez vous, c’est le moment de vous lancer.

6. Jouer

A la maison, j’ai plusieurs jeux de société qui se jouent à deux, mais aussi quelques jeux-vidéo. Quand avec mon ours (= conjoint),  nous décidons d’arrêter d’hiberner chacun de notre côté, on se retrouve autour d’une partie de Splendor ou de 7 wonders duel. On joue parfois en ligne aussi avec d’autres amis.

Je prends aussi le temps de jouer avec mon chat, qui ne comprend pas trop ce qui se passe, mais qui est bien content de nous avoir tous les deux à la maison.

7. Jardiner

Cela faisait un moment que je devais rempoter certaines plantes de mon balcon, à cause de moisissures (je les arrose trop faut dire !). J’ai prévu cette semaine de changer la terre de certaines, arroser d’autres et voir si je n’aurais pas des graines qu’il est possible de planter à cette saison. Dans tous les cas, je sais que c’est une activité qui me détend et en plus je fais du bien à mes plantes. Quoi de mieux ?

8. Faire du sport à la maison

Habituellement, je vais à une salle de sport à deux pas de mon appartement pour m’entretenir un peu, environ deux fois par semaine. Cela ne fait que trois jours que je suis confinée, et je ressens déjà le besoin de me dégourdir les jambes à cause de ma mauvaise circulation sanguine, mais aussi parce que j’ai l’impression de passer mon temps à manger. La journée est rythmée par les repas peu dépensés à cause de l’inactivité physique. Alors faire le ménage peut être une option, mais personnellement cela ne me suffit pas. Ajoutez à cela que j’ai besoin de ma dose d’endorphine, sinon je ressemble à un Pitbull, et vous aurez un tableau assez complet de ma petite personne. Je suis donc partie à la recherche de vidéos youtube pour des cours de cardio (sans matériel), pour me dépenser un peu, ou de relaxation pour apaiser mon mental. Côté relaxation, j’ai téléchargé l’application déjà connue Petit Bambou. Côté sport, je me suis tournée vers …Tibo in shape. Alors, oui c’est pas la folie, mais ça reste efficace. Si je trouve d’autres choses ou que vous avez des idées, n’hésitez pas à mettre un commentaire. 😉

9. Regarder des films ou des séries

A la maison, nous avons Netflix et Amazon Prime. Regarder des séries ou des films fait déjà partie de notre pratique quotidienne en soirée. Ceci dit, j’ai élaboré il y a peu une liste des films et séries que je n’ai jamais pris le temps de regarder et j’en ai profité pour me les procurer. Si jamais internet est limité en bande passante à cause du télétravail, je vous conseille de faire des provisions de DVD.

10. Pratiquer un loisir créatif

J’ai décidé de me remettre à l’aquarelle si la situation tend à se prolonger. Si vous pratiquez un loisir créatif et que vous repoussez constamment le moment de vous y mettre alors que vous avez tout le matériel nécessaire, lancez-vous ! Sinon, il est possible de se mettre simplement au dessin, la photo ou au montage vidéo en suivant des tutoriels sur youtube, avec peu de matériel. Même alimenter ses tableaux d’inspiration sur Pinterest, ça peu occuper 😉

11. M’inscrire à un cours en ligne pour se cultiver.

Comme je l’évoquais dans ma première Watch (= veille littéraire), il existe de nombreux cours en ligne gratuit auxquels il est possible de s’inscrire. Il s’agit des MOOC. Personnellement, je me suis inscrite à celui sur la Science-Fiction, mais il existe pleins d’autres cours sur fun-mooc.fr.

12. Réaliser des soins esthétiques

J’ai l’habitude de repousser certaines choses comme le masque pour cheveux, ou encore la manucure. Je me suis dit que c’était le moment ou jamais de prendre soin de moi. Au choix, vous pouvez : vous épiler, réaliser une pédicure-manucure, un masque exfoliant, ou hydratant pour la peau ou les cheveux, essayer une teinture pour cheveux, etc… Et si vous êtes dans la logique Zéro Déchet, vous pouvez aussi fabriquer vos propres soins à la maison avec des produits naturels. Je vous réfère au livre de Béa Johnson Zéro Déchet et aux sites du même nom pour cela.

13. Cuisiner, faire une détox

C’est le moment d’essayer de nouvelles recettes ! Vous savez ce livre de cuisine ou ces recettes prises en note sur internet qui dorment dans un coin, attendant sagement que vous sortiez de votre routine alimentaire… Sinon, si vous vous sentez de faire un peu de détox au vu du mode de vie sédentaire qui nous attend, vous pouvez aussi. Attention toutefois à ne pas affaiblir votre organisme en cas de maladie.

14. Alimenter mon compte Vinted, Leboncoin… pour l’après-Covid

J’ai fermé mon compte Vinted il y a un an parce que ça me gonflait sévère de discuter les prix avec les acheteurs. J’ai décidé de le réouvrir il y a peu, car je déménage d’ici juin (enfin, on va voir comment que ça se passe), et je dois me débarrasser de jeux ou de livres. En effet, Vinted a ouvert une section livres ! Pour le reste, cela se fera sur Leboncoin. Entre prendre les photos et écrire les annonces, ça va m’occuper un peu. En revanche, côté livraisons, on attendra quand ça se sera calmé au niveau virus. Parce que entrer en contact avec des gens pour une vente, ou pouvoir livrer si La Poste ou Mondial Relay est fermé, ça limite un peu le commerce, mais surtout la contamination.

15. Soutenir ceux qui sont touchés par la crise sanitaire au niveau économique

Je vois passer de nombreux messages d’artisans, de libraires, d’éditeurs qui sont touchés de plein fouet économiquement par le virus. Avec l’arrêt des Salons, festivals, conventions, ils subissent un réel manque à gagner. Alors, j’ai commencé à acheter des livres pour soutenir certains, passer des commandes auprès d’autres. J’ai même été regarder les financements participatifs en cours. Certes, ce n’est pas grand chose, mais cela peut les aider à se relever de cette crise qui nous attend. Et si la Poste ne livre plus, il reste toujours l’achat de livres numériques. 😉

16. Garder le sens de l’humour

Parce qu’il faut garder le moral, je regarde des comédies, mais aussi certains sites internet comme 9gag ou les comics de David Berry. Quoi de mieux que l’humour pour aller mieux ?

Je vous aurais bien mis aussi : faire du shopping en ligne, mais au vu de l’évolution de la situation, je pense que La Poste et tous les systèmes de livraisons non-prioritaires vont être bloqués d’ici peu. J’ai réussi à me faire livrer 5 livres et un jeu de société au moment où j’écris cet article, mais jusqu’à quand ?

Si vous avez d’autres idées, n’hésitez pas à les mettre en commentaire.

J’apporte mon soutien à tous ceux qui luttent contre le virus au quotidien, ceux qui sont touchés par la maladie, leurs proches, ceux qui n’ont pas de toit pour se protéger, ceux qui doivent travailler pour assurer un service minimum à la population.

Bon courage à tous, gardez le moral, nous allons nous en sortir.

Masque respiratoire et gel hydroalcoolique,

A. Chatterton

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Ma sélection des 5 finalistes du PLIB 2020 et un Challenge lecture en duo : mon expérience de jurée #5

L’étau se resserre pour désigner les cinq finalistes du PLIB 2020! Comme d’habitude, j’ai voulu vous donner un petit aperçu en interne des votes mais aussi vous faire participer à un nouveau challenge lecture associé pour l’occasion qui commence le 15 février…

Il a fallu encore voter… mais pour 5 livres seulement ! 

Que le temps passe vite… J’ai commencé à être jurée pour ce prix littéraire en novembre et nous sommes déjà en février !

Des 20 sélectionnés du dernier vote, je n’ai lu à présent que 7 titres sur 20 pour me faire une idée avant de désigner mes 5 finalistes. Le vote a lieu du 3 au 16 février. J’ai dû renvoyer un formulaire google avec mes titres préférés et j’attends le résultat avec impatience pour voir si je suis tombée juste.

Voici donc les romans que je vois arriver en finale :

Le choix a été complexe car je n’ai pas eu le temps de lire certains des romans de ma sélection, je me suis fiée à mon intuition. C’est le cas pour Les Noces de la Renarde de Floriane Soulas et Je suis fille de rage de Jean-Laurent Del Socorro. Mais je compte bien les lire par la suite.

A l’inverse, j’ai lu des livres qui n’étaient pas dans ma sélection par curiosité et certains ont été une bonne surprise comme Le Phare au corbeau de Rozenn Illiano. D’autres une mauvaise surprise comme Vert de Lierre de Louise Le Bars.

J‘ai lu aussi des livres de ma sélection initiale qui se sont avérés un très mauvais choix. Comme quoi, les résumés et les belles couvertures peuvent facilement vous tromper. J’ai donc écarté de la sélection L’apprentie Faucheuse de Justine Robin, Cendres de Johanna Marines et Moitié d’âme d’Anthelme Hautecorne.

Enfin, pour les avoir sélectionnés et aimés, je suis restée sur certains choix avec Les héritiers d’Higashi de Clémence Godefroy, et L’arrache-mots de Judith Bouilloc.

Encore un challenge de lecture… oui mais en duo !

Pour patienter en attendant le résultat du vote des 5, à partir du 15 février, le PLIB lance un challenge lecture en duo intitulé « L’épreuve des Alliés« . Ce sera le dernier challenge lecture de ce prix pour l’année en cours, alors autant participer !

C’est un challenge auquel tu peux aussi t’inscrire, même si tu n’es pas juré du PLIB.

Pour cela, il suffit de t’inscrire via ce formulaire google. Tu rejoindras alors l’une des trois équipes : Mages, Dragonniers ou Guérisseurs. Et tu seras associé par tirage au sort à un autre lecteur de la même équipe.

Le but de ce challenge en duo est de lire des livres de ta PAL (tu sais, tous ceux qui traînent depuis un moment sur ta table de chevet, dans ta bibliothèque, voire tes toilettes…). La subtilité réside dans le fait que ce n’est pas toi qui choisit quel livre tu vas lire, mais ton coéquipier ! Et toi qui lui diras ce que lui doit lire dans sa PAL !

J’entends certains déjà dire : « Mais c’est sadique comme procédé ! » Alors, oui et non.

Oui, c’est sadique car tu n’as pas le contrôle de tes lectures et si tu es revanchard, tu peux choisir des livres qui te semblent bien pourris dans la PAL de ton coéquipier.

Non, ce n’est pas sadique si tu agis en bonne intelligence et dialogue avec ton partenaire car le but, je le rappelle, est de faire gagner des points à ton équipe.

La PAL de chacun devra faire 10 livres et comporter des romans de SFFF (Science Fiction Fantasy ou Fantastique) ou de la Romance. En matière de points, chaque livre rapporte 5 points et chaque pallier bonus franchi rapporte des points supplémentaires :

  • 3 romans lus : 2 points bonus
  • 5 romans lus : 4 points bonus
  • 7 romans lus : 6 points bonus
  • 10 romans lus : 10 points bonus

Si en plus, il se trouve que dans ta PAL et celle de ton partenaire se trouve un livre identique, que vous lisez chacun, cela rapporte 5 points bonus.

Ma stratégie pour ce challenge est de lire un maximum de livres pendant ces 15 jours (car le challenge a lieu du 15 février au 2 mars) en proposant une PAL simplifiée que j’ai actuellement en bibliothèque, regroupant des livres avec peu de pages. (Rire démoniaque !)

Parce que bon, soyons logiques, si je donne l’intégralité de ma PAL à mon coéquipier, déjà on en a pour 50 livres au moins, et dans le tas, il y a des pavés de 500 pages…

Certains jurés se sont déjà demandés comment envoyer sa liste de livres à son partenaire quand on a trop de livres dans sa PAL. Je dirais qu’il y a deux écoles : L’école Consciencieuse qui va faire un joli tableau excel de ses titres non lus, et l’école Flemme qui peut prendre une photo des dos des livres dans sa bibliothèque. Choisissez votre team !

A la fin du challenge, il vous faudra remplir à nouveau un google form pour valider vos livres lus et les points associés. Pour plus de détails sur le défi, c’est ici.

Quoi de neuf à venir pour le PLIB ?

J’en parlais dans mon dernier article sur mon expérience de jurée, le 22 février aura lieu l’annonce des 5 finalistes du PLIB 2020 à la librairie Furet du Nord de Lille. A cette occasion, quelques auteurs du Prix seront présents en dédicace. Si l’événement t’intéresse, tu peux t’inscrire ici ou venir en touriste, ça ne pose pas de problème !

La dernière étape, après cette sélection des 5, est l’élection du Grand Gagnant en Août.

D’ici là, je t’aurai certainement chroniqué d’autres livres du PLIB, dont les 5 finalistes (car c’est une étape obligatoire de mon rôle de jurée), et je te proposerai d’autres challenges sans lien avec le PLIB aussi. Parce qu’un prix littéraire c’est bien, mais il faut savoir en sortir aussi.

Si tu as des questions sur le prix ou le challenge lecture, n’hésite pas à me laisser un commentaire. Sinon, j’espère que cette immersion dans le PLIB t’auras plu. Si tu as raté mes articles précédents sur cette expérience de jurée, va cliquer sur le #plib2020présent sur le blog. (si, si, j’insiste ! :p )

Chocolat chaud et poils de chat 🙂

A.Chatterton

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Service presse or not service presse : pourquoi j’ai arrêté d’en demander.

Quand j’étais chroniqueuse pour French-Steampunk.fr ou Portdragon.fr, il m’est arrivé de recevoir ce qu’on appelle des Services Presse, autrement dit, des livres gratuits envoyés par des maisons d’édition soucieuses d’assurer leur promotion auprès des lecteurs. Depuis que j’ai commencé Les tribulations de Miss Chatterton, j’ai arrêté d’en demander. En voici les raisons…

Un service presse peut être une contrainte

Entre le moment où vous recevez le livre et le moment où vous publiez votre avis dessus, il faut maximum un mois.

Pourquoi un mois ? Parce que chaque jour, d’autres livres sortent en librairie, faisant oublier ceux de la veille. Le seul moyen pour un éditeur de mettre en avant sa publication est d’avoir pas mal de critiques dessus sitôt le livre en rayon. Sinon, pour lui, cela n’en vaut pas la peine.

Or, même s’il m’arrive de dévorer du livre pendant la semaine et pire, pendant mes vacances, je suis plutôt lente à l’écriture. J’aime réfléchir à ma lecture, livrer l’essence du livre, ma compréhension de l’histoire, mon interprétation, créer des liens avec d’autres lectures… et cela prend du temps.

Un mois, c’est tenable, mais peut-être que je n’aurai pas envie de lire le service presse au moment où je le reçois, parce qu’un autre roman m’attire.

La lecture et l’écriture pour ce blog restent un plaisir, et m’imposer des « devoirs » ne m’intéresse pas.

Alors, certes cela ne fait pas de moi une blogueuse tendance qui propose des livres récents toutes les semaines, mais cela m’est égal. Mon but est de vous faire part de mes découvertes, pas de suivre les dernières parutions littéraires.

Une forme de travail déguisée 

J’esquisse ici une théorie selon laquelle les blogueurs assument le rôle de commerciaux littéraires… rémunérés en livres par les éditeurs. (oui, je cherche à le faire taper sur les doigts).

Il est difficile pour certaines maisons d’édition de réaliser de la publicité autour de leurs dernières sorties, ou de posséder un budget suffisant pour le faire. Les blogueurs littéraires et autres booktubeurs apparaissent souvent comme un bon moyen pour réaliser cette publicité sans que cela leur coûte beaucoup.

Un livre gratuit, ce n’est parfois pas cher payé en échange de visibilité.

J’ai souvenir d’un concours des éditions Bragelonne une année, pour devenir « ambassadeur Bragelonne ». En gros, le gagnant avait accès pendant an a des livres gratuits, des rencontres avec des auteurs de la maison d’édition en vue d’interviews, et surtout la possibilité de voir ses avis de lecture mis en avant. J’appelle cela un stage non rémunéré déguisé.

Alors, certes dans le service presse, l’avis du blogueur lui apporte autant que à l’éditeur au niveau visibilité : en plus de gagner un livre gratuit, il accède à un livre récent, et parfois il est le premier à en parler. Et toutes les maisons d’édition ne sont pas des monstres, elles sont là pour vendre, c’est tout.

Je soulève juste l’idée qu’il s’agit d’une forme de travail, même si cela relève du hobby, que d’écrire des avis sur des livres, surtout s’ils sont lus et influent sur l’achat d’un ouvrage. Rappelons que le métier de critique littéraire existe encore.

J’ai les moyens de me payer des livres

J’ai parlé à plusieurs reprises du coût des livres et de ma radinerie.  Mais je tiens à préciser que j’ai les moyens, en tant qu’adulte disposant d’un salaire, d’acheter mes livres.

Et de choisir ceux dont je vais parler, en sortant du panel des services presse auquel je pourrais avoir accès.

Par ailleurs, quand j’étais bibliothécaire, j’avais le gros avantage d’avoir à ma disposition plus de livres qu’un lecteur lambda. Donc, pourquoi se cantonner seulement aux services presse?

J’ai envie de rémunérer les auteurs

La culpabilité de posséder un livre qui n’a pas été payé me donne presque envie de le rendre à l’auteur quand je vais à un salon. (si, si, j’y pense encore quand je vais aux Imaginales).

Déjà qu’ils ne gagnent qu’entre 6% et 14% du prix TTC d’un livre, si en plus ils donnent leur oeuvre gratuitement en échange de pub, je trouve ça exagéré.

En général, je donne mon service presse à la bibliothèque. La bibliothèque est censée reverser une sorte de taxe en lien avec ses droits de prêts, à une caisse des auteurs, pour les livres qu’elle achète tous les ans. Les données sont croisées avec celles des libraires à qui elle commande ses livres. L’Etat reverse aussi un montant lié aux inscrits en bibliothèque toujours en lien avec cette caisses des auteurs. (Je mets l’explicatif barbant ici, si cela vous intéresse).

Alors, techniquement mon service presse n’est pas acheté par la bibliothèque, mais j’ai bon espoir, quand c’est une série, que la suite soit demandée par un lecteur, et qu’elle soit achetée. Et puis, les collègues ne crachent pas sur des livres récents et neufs en littérature de l’imaginaire. Cette dernière est très peu développée en bibliothèque parfois par manque de professionnels connaisseurs ou tout simplement motivés, ou ce n’est pas une priorité budgétaire. Alors, si je peux aider à rafraîchir une collection de SF ou Fantasy vieillissante et faire venir des lecteurs, pour moi c’est bingo !

Le danger du côté gratuit

Quand tous les mois, on vous envoie un email pour vous indiquer les livres à paraître, vous êtes forcément tenté, comme dans toute bonne société de consommation, de prendre ce qu’on vous propose.

Quitte à avoir les yeux plus gros que le ventre et ne pas pouvoir tenir vos délais de publication et de lecture.

Cela m’est arrivé une seule fois, avec L’échiquier de Jade d’Alex Evans. J’en ai honte, mais cela fait au moins un an que je l’ai reçu pour le site Portdragon.fr, et je l’ai chroniqué seulement il y a deux semaines. Pire ! Trois mois en amont, j’avais donné mon avis sur le livre suivant de cet auteur, paru en 2019 (la méga honte !). Bref, je me suis dit que ce n’était pas correct du tout envers l’éditeur d’avoir reçu le livre gratuitement, donc, malgré le retard, j’ai fait le boulot.

Les éditeurs qui finalement ne publient pas ta critique

Cest rare, mais il arrive que je rédige un avis sur un livre qui n’est pas republié ensuite par l’éditeur à l’origine du service presse. Jusqu’à présent, j’ai mis cela sur le compte de mon faible niveau d’écriture et cela m’a poussé à progresser.

Après, tout éditeur a le droit de publier ou non ce que je propose.

Je ne lui en tient pas rigueur vu qu’il m’envoie un livre gratuit (faut pas exagérer ! ), mais cela peut faire mal au coeur pour un blogueur espérant une retombée positive sur ses statistiques de fréquentation de blog.

La pression sous-jacente pour réaliser une critique positive

Je n’aime pas critiquer négativement un auteur juste pour le plaisir de d’indiquer que son livre est nul. D’une part c’est mon avis personnel…et subjectif.

D’autre part, j’estime qu’il y a toujours quelque chose de positif à dire sur un livre, même s’il ne m’a pas plu.

Par ailleurs, s’il est publié, c’est qu’un éditeur a dû déceler son potentiel.

 Donc, j’ai pour principe, si je ne trouve pas un livre très bon, soit de ne PAS en parler, soit de relever quand même les quelques qualités que j’ai pu lui trouver dans mon avis. Mais dans tous les cas, je reste honnête quoi qu’il arrive.

Parfois, je ne trouve pas de choses positives à dire, car le livre fait écho à mon vécu ou à une autre lecture.  Le premier roman ne sera pas à la hauteur du second ou il lui ressemblera trop.

Pour revenir au service presse, même si cela n’est pas formulé de manière explicite, l’éditeur espère toujours une critique positive. Je préfère éviter l’embarras de cette situation ou de trop édulcorer mon avis par souci de plaire. Je ne veux pas faire de fausse publicité.

J’aime choisir les maisons d’édition dont je parle

Vous avez peut-être dû le constater, mais je suis très fan de deux maisons d’édition de l’imaginaire : Les éditions du Chat Noir et Les éditions ActuSF.

Cela est dû au fait que j’apprécie leurs publications et que j’aime promouvoir des petites structures. Les importants éditeurs ont déjà bien assez de ventes comme ça et les moyens de se faire de la publicité. C’est un parti pris de ma part, et j’espère continuer à le faire avec d’autres maisons d’éditions.

Je ne reçois rien en échange, si ce n’est des commentaires des auteurs sur mes publications qui me font bien plaisir.

Admettons que vous recevez une proposition de service presse sur un livre qui ne vous intéresse pas ? Allez-vous l’accepter quand même ? Moi non, je préfère éviter le malaise.

Pour conclure sur le sujet, je dirais que je reste ouverte aux services presse, mais avec circonspection. Si j’ai une demande d’une maison d’édition, j’indique toujours que je resterai honnête vis à vis du livre, par respect pour mes lecteurs, et que je publierai de mon côté ma critique qu’elle convienne ou non.

J’estime que le blog reste une activité de loisir et non une course à la notoriété. Si vous êtes blogueur débutant, posez-vous les bonnes questions avant de demander des services presse, et avisez en conséquence…

Cet article m’a été inspiré d’un autre sur le même sujet écrit par Hailey et Brooke de Abookafterbook. Si cela t’intéresse, n’hésite pas à aller visiter leur blog 😉

Papier et crayon,

A.Chatterton

Publié dans On joue ?

Bilan du challenge lecture « L’épreuve des Stratèges » avec le #PLIB2020 et la suite de mes aventures de jurée #4

Passé les vacances de Noël, j’ai voulu faire un point sur le mini-challenge auquel j’ai participé en lien avec le Prix littéraire de l’imaginaire Booktuber App (ou PLIB2020) et vous raconter la suite de mes aventures en tant que Juré PLIB 2020…

Un mini-challenge de 15 jours, c’est plutôt hardcore !

Une fois n’est pas coutume, j’ai encore été trop ambitieuse. Le challenge durait 15 jours, du 16 au 29 décembre 2019. Et, me croyant super forte, j’ai décidé de commencer à lire mes 5 livres sélectionnés… 4 jours après qu’il ait commencé !

Dans ma petite tête de procrastineuse,  je m’étais dit que j’avais le temps, vu qu’en plus, je restais chez moi pour les fêtes.

ERREUR FATALE ! Il faut toujours commencer un challenge dès le premier jour, sinon pour rattraper le retard, cela devient un readathlon !

Me voilà partie à lire mes deux premiers livres confiante, engloutissant chapitre après chapitre, comme de délicieuses pâtisseries. Au bout d’une semaine, j’ai eu un coup de mou et j’ai commencé à faire des siestes en journée. Bah oui, lire fatigue les yeux !

Arrive l’avant-dernier jour, et je me rends compte qu’il reste encore un livre à lire et ce n’est pas le plus simple : Les voiles de Frédégonde de Jean-Louis Fetjaine, un roman historique bien dense ! Je commence à regretter mon choix au vu du temps restant et je vais voir où en sont mes camarades Mages dans leur défi sur le Discord dédié à ce challenge.

Et là ! Miracle, survient une règle qui me sauve la mise : On peut valider son challenge si on a lu au moins 75% du dernier livre ! La lecture de cette histoire à l’époque mérovingienne devient tout à coup moins indigeste et je me promets pour le prochain défi lecture de commencer par les romans les plus denses.

Au final, je suis venue à bout du challenge et j’ai pu envoyer mon formulaire de validation pour faire gagner 6 points à mon équipe : 1 par livre et 1 bonus car j’avais lu un livre du PLIB 2020, L’apprentie Faucheuse de Justine Robin.

J’ai terminé de lire mon dernier roman deux jours après le challenge (comme quoi, commencer de lire dès le premier jour ça compte !).

Les résultats sont tombés le 2 janvier : On est deuxième dans l’équipe des mages, mais rien n’est perdu, il reste l’épreuve des alliés pour gagner des points en février !

Mon nouveau hobby : les livres numériques !

Pour ce challenge, j’avais décidé de lire un ebook pour la première fois, en vue d’économiser l’achat d’un livre. Et cela a été une sacrée découverte !

Moi, l’amoureuse de l’objet-livre et du papier, je me suis vite prise au jeu de l’électronique, d’autant que j’ai un nouveau super-smartphone-de-la-mort-qui-tue. Mais les débuts ont été plutôt laborieux.

J’étais en train d’essayer en vain de télécharger L’apprentie Faucheuse sur mon téléphone quand j’ai décidé de lancer un SOS sur le Discord du jury PLIB. Heureusement, quelqu’un de sympathique est venu à mon secours (on a vraiment une super communauté) et j’ai découvert la magie de Google Play Books !

Certes, il existe d’autres applications, et Google enregistre toutes vos données, mais comme mon nouveau smartphone est un Google-phone,  je me suis dit qu’au point où j’en étais, autant utiliser une appli déjà installée. (Flemme quand tu nous tiens…)

Et là, s’est ouvert à moi un monde de possibilités : fini le transport du bouquin dans le sac, il est sur mon smartphone ! Fini l’achat de livres, j’ai des ebooks gratuits du PLIB et en bonus, je peux transporter ma bibliothèque sur moi et lire à tout instant.

Ma seule limite ? La batterie dudit téléphone. Mais à part ça, je me suis habituée à l’écran (qui n’est pas si petit), au fait de tourner les pages avec le pouce et surtout, je trouve ça plus pratique dans le métro.

Et oui ! Avant, dans le métro, je sortais mon livre papier de mon sac, j’essayais de me faire une place entre un coude et un dos, et je lisais. Maintenant, hop, une main suffit !

En plus, pas besoin de marque-page ! On reprend là où on a arrêté l’application.

Le seul bémol que j’ai trouvé pour le moment, c’est évaluer le nombre de pages restantes. Il y a bien une jauge, mais je me fais avoir à chaque fois.

Et vous allez rire, mais j’ai encore un vieux réflexe du livre papier : quand je ne me souviens plus du titre ou de l’auteur, je retourne mon téléphone… sauf que la première de couverture n’est pas dessus…(Facepalm)

Quoi de neuf côté PLIB ?

Pour lire les 20 romans sélectionnés avant le vote de février pour nos 5 chouchous, j’ai accès à des livres voyageurs et des ebooks (comme évoqué précédemment).

Pour les livres voyageurs, il faut s’inscrire sur une liste. Le but étant que les livres circulent entre les membres du jury. On ne peut prétendre à un livre si on n’a pas rendu un autre livre avant. L’envoi postal reste à nos frais.

Comme j’ai souhaité réaliser des économies (les livres ça coûte cher), j’ai privilégié les ebooks et je pense me réinscrire à la bibliothèque.

Cela a été un long débat avec moi-même, mon porte-monnaie, et mon conjoint car j’avais promis de ne plus acheter de livres avant d’avoir terminé ceux que j’ai déjà à la maison. Se réinscrire à la bibliothèque signifie s’éloigner de cet objectif, mais en même temps, ne pas acheter de livres. Donc, le compromis est de n’emprunter que les livres du PLIB. On est accro à la littérature ou on ne l’est pas…

L’info du jour est que la date pour le vote final a été avancée de 15 jours car… nous avons été invités à rencontrer trois des auteurs à la  librairie Furet du Nord à Lille le 22 février !

Habitant Lyon, je ne compte pas y aller car c’est trop loin, mais je suivrai certainement le live et je vous enverrai le lien sur la page Facebook du blog. Si vous habitez dans le coin, n’hésitez pas à vous y rendre. C’est à 15h et Anthelme Hauchecorne, Georgia Caldera et Louise le Bars seront présents pour une dédicace.

Ce changement de calendrier m’oblige à revoir ma stratégie de lecture des 20 titres en lice et surtout des 5 finalistes pour mieux décider ou confirmer mon choix.

Je pense lire un maximum de titres courts, dont en priorité ma sélection personnelle, et lire les critiques des autres membres du jury des livres sur lesquels je n’aurai pas le temps de me pencher.

Je réaliserai également des critiques des livres lus de mon côté pour vous donner une idée de la sélection. 😉

Marque-pages et chocolats,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Ma bibliothèque d’enfance et son impact sur ma vie adulte

Plus jeune, certains livres m’ont plus marqués que d’autres. Mon regard d’enfant est resté rivé sur certains détails ou leçons de vie. Avec le recul, j’ai l’impression qu’ils ont façonné ma manière d’être, eu un impact sur ma vision de la littérature. J’ai voulu te les faire découvrir. Peut-être avons-nous les mêmes ? A toi de me le dire…

 

Quatorze livres, quatorze manière d’appréhender le monde au fil du temps :

babar

Babar à la maison, de Cécile et Jean de Brunhoff, éditions Larousse : J’ai eu cette version un peu encyclopédique qui regroupe plusieurs histoires de l’éléphant couronné. Ce qui m’a frappé dans l’histoire générale de Babar, outre que ce sont des éléphants habillés, est que Arthur, le frère de Céleste habite avec le couple. Un frère qui habite avec sa soeur mariée était pour moi inconcevable dans ma vision d’enfant.  La vieille dame était aussi une énigme : pourquoi inclure une humaine dans une histoire d’éléphants ? Mais la leçon générale que j’ai retenue de cet album, après visionnage des dessins animés associés reste une phrase prononcée par le vieux Cornélius : « On ne juge pas un livre à sa couverture ». Cela m’a aidé par la suite à mieux choisir mes livres, même si la couverture peut être très attirante !

pique nique souris Kazuo Iwamura

Le pique-nique de la famille souris de Kazuo Iwamura, édition école des loisirs  : Dans cet album japonais, la nombreuse famille souris réalise un pique-nique en extérieur.  J’ai toujours bloqué sur la page des oeufs de grenouilles car pour moi ils ressemblaient à des tuyaux contenant du kiwi (je sais, j’ai l’esprit tordu). Par ailleurs, habiter dans une maison creusée sous un arbre, c’est trop la classe. Cet album a influencé ma passion pour les décors miniatures et par la suite le minimalisme. La famille souris vivait en effet de peu, et de choses qu’ils fabriquaient tous ensemble. La plupart des albums de l’école des Loisirs comprenant des auteurs japonais, je pense que cela a aussi influencé mon attirance pour leur pays. Dans cet album en particulier, ils préparent des Onigiri, boulettes de riz avec des algues, plat typique japonais.

Frisolo pef

Les amours de Frisolo, de Pef, éditions sociales : Cet album raconte, de façon humoristique, comment un taureau du Charolais s’est transformé (habits, chaussures, manière d’être) pour séduire la vache du pré voisin. Spoiler : Ladite vache va finalement préférer l’ancien Frisolo au nouveau. La morale est que devenir quelqu’un d’autre pour séduire n’est pas forcément la meilleure chose qui soit, leçon qui m’a suivie dans toute ma vie amoureuse.

juju bébé terrible

Juju le bébé terrible de Barbro Lindgren, éditions La Farandole : Acheté pour mon frère Julien à la base, aussi doué pour faire les bêtises que Juju, le héros de cette histoire, cet album m’a appris enfant, que l’on peut faire beaucoup de bêtises et être quand même aimé de ses parents. La meilleure histoire est celle du loup qui essaie de bouffer le gamin puis se sauve, tellement Juju est affreux avec lui.

la légende du sapin

La légende du sapin de Thierry Chapeau, éditions Callicéphale (d’après un conte traditionnel alsacien) : L’histoire en lien avec Noël raconte pourquoi le sapin est le seul arbre à garder ses épines/ feuilles en hiver. Ce serait un cadeau du vent lié à la générosité de l’arbre. Ce conte m’avait bouleversée plus jeune, car je m’étais beaucoup identifiée à l’oiseau, le deuxième personnage principal. La leçon que j’en ai tirée tourne autour d’une générosité et bienveillance réciproque : si tu es bon avec les autres, ils le seront avec toi.

Andersen 5 contes

5 contes d’Andersen, Une semaine du petit Elfe ferme l’oeil, éditions Hatier : La nouvelle du vendredi sur le mariage des poupées a bouleversé mon regard sur mes propres jouets. Dans ma tête d’enfant, ils prenaient vie la nuit, une fois que j’étais endormie et vivaient des aventures extraordinaires pour revenir à leur place au petit matin. Je pense que cela a développé mon côté animiste vis à vis des objets, partagée notamment avec Marie Kondo… Je crois aussi aux lutins qui viennent réparer les souliers la nuit, et en ceux qui te piquent provisoirement tes affaires pour fabriquer des meubles… 😉

blondine

Histoire de Blondine, La Comtesse de Ségur, éditions Hatier : cette fable raconte l’histoire de la princesse Blondine, égarée dans la forêt par sa méchante belle-mère, qui se fait adopter par une cour d’animaux parlants. A l’époque, je me suis demandée  comment cette andouille avait réussi à se perdre. Et j’avais fait une fixation sur les lilas, plante récurrente du récit (!).  Blondine, c’est un mélange de Cendrillon, La Belle et la bête, Blanche-Neige et surtout un voyage initiatique. Ce conte évoque le passage de l’enfance à l’adolescence et il reste pour moi plus fort que le récit du Petit Chaperon Rouge. Peut-être un côté princesse inassouvi, allez savoir !

jojo-lapin.jpg

Jojo Lapin d’Enid Blyton, collection bibliothèque mini-rose, éditions Hachette : Du même auteur que Le club des cinq, Le clan des sept et Oui-Oui, j’ai possédé l’intégralité des aventures de ce lapin malin qui s’amuse à ridiculiser les autres animaux. C’était un réel plaisir de deviner les ruses du mangeur de carottes dans chaque histoire. Sa lecture a intégralement changé ma vision des loups et des renards dans les autres récits, à tel point que lorsque je rencontrais un loup, je savais qu’il serait stupide… et le renard plutôt malin. Plus tard, j’ai mis en parallèle les aventures de Jojo Lapin avec les Fables de La Fontaine, et je me suis dit que l’on ne s’en éloignait pas tant que ça.

malheurs de sophie

Les malheurs de Sophie de la Comtesse de Ségur, collection Bibliothèque rose, éditions Casterman Jeunesse : Des bêtises de la pauvre Sophie, puis de ses aventures avec ses cousins et du remariage de son père avec son effroyable belle-mère, j’ai surtout été marquée par des détails curieux. A quel moment on se marie entre cousins ? Sophie se fait martyriser par sa belle-mère et tout le monde trouve ça normal ? Et aussi, faire la charité, c’est bon pour le karma… Très fan de la Comtesse de Ségur, j’ai beaucoup développé un côté vieille France à cause de Sophie et des frangines De Fleurville.

les caprices de gisele

Les caprices de Gisèle, (toujours) de la Comtesse de Ségur, édition Casterman Jeunesse : Gisèle est une enfant capricieuse au grand désespoir de ses parents. Dans la suite, Quel amour d’enfant ! elle gagne en intelligence après s’être mariée. Sa morale : c’est pas bien les caprices,  il faut être gentil dans la vie. Un bel exemple de livre sur les parents dépassés par leur enfant qui a fait écho en moi car… j’étais assez capricieuse petite, et je le suis restée… Mais, j’ai quand même un peu mûri et ce n’est pas avec le mariage, cela s’appelle grandir tout simplement…

L.May_Alcott_les_quatre_filles_du_DR_March

Les quatre filles du Dr March, de Louisa May Alcott, Collection livre-club jeunesse, édition Hemma : La vie de quatre soeurs très différentes pendant la guerre de Sécession aux Etats-Unis en l’absence de leur père, docteur sur le front. C’est le livre qui m’a donné envie d’écrire. J’étais très fan de Jo alias Joséphine, la soeur têtue, casse-cou et écrivain en herbe. J’ai été beaucoup choquée de lire qu’on puisse mourir d’une maladie censée avoir disparu à mon époque. Par la suite, j’ai appris que j’avais une version édulcorée pour enfant et que dans celle pour adultes, la fin est différente (pas ledit décès évoqué plus haut malheureusement). C’est le livre qui m’a aussi appris que la mode est quelque chose de superficiel, et que l’on peut être pauvre et vivre heureux malgré tout.

petiteprincesse

La petite princesse de Francess Burnett, édition Hemma : L’histoire très connue a été adaptée en manga et en BD. Il s’agit d’une petite fille riche éduquée dans un pensionnat anglais dont le père meurt aux Indes. La directrice du pensionnat va par la suite l’utiliser comme domestique pour lui faire rembourser ses dettes. Fan de Francess Burnett dont j’avais aussi lu Le Jardin Secret, ce roman jeunesse m’a appris que l’on peut tout perdre du jour au lendemain, et qu’il faut croire en sa bonne étoile.

ailes noires nuit

Les ailes noires de la nuit, de Jean-Marc Ligny, Collection fantastique, édition Rageot : Mon premier frisson avec une aventure étrange mêlant un garçon qui fait des rêves éveillés très réalistes sur fond de destruction écologique d’un marais. Une dame blanche le guidera dans sa quête, et bon sang, ce que ce fantôme m’a  fait flipper ! Depuis, je crois aux fantômes et le moindre film sur le sujet me provoque des crises d’angoisses !

pantin maléfique_

Le pantin maléfique, R.L. Stine, collection Chair de Poule, édition Bayard Jeunesse : L’histoire d’un garçon qui apprend la ventriloquie avec une poupée possédée. Je n’ai jamais pu regarder des pantins de la même façon ni regarder les films d’horreur en lien avec des poupées possédées après avoir lu ce livre. D’une manière générale, la collection Chair de Poule a été pour moi une manière de me faire peur, de me tester, quitte à en faire des cauchemars. Je dirais que au vu de ma vie d’adulte, c’est aussi un moyen de se tester face à des situations terrifiantes. Il m’a donné le goût du fantastique et les romans de Stephen King.

Quelles leçons tirer de ma bibliothèque ?

J’ai encore d’autres livres dans ma bibliothèque d’enfance, mais ce serait difficile de tous les nommer et cet article est suffisamment long. Voici ce que je retire de tout ça :

Les histoires nous façonnent

A travers les leçons qu’elles nous proposent, ou celles que l’on perçoit, les récits de notre enfance nous permettent de grandir et de nous interroger sur le monde qui nous entoure.

Mes questionnements d’enfant semblent amusants ou anodins au premier abord, mais ils étaient profondément liés à ma vision personnelle de l’univers. Lire a également été une forme d’apprentissage de la vie avec des exemples sur la manière de se comporter ou des idées saugrenues comme le fait que si c’est possible dans un livre, alors c’est possible en réalité.

Ces histoires ont trouvé écho en moi. Elles ne l’ont peut-être pas été de la même manière pour tous. Nous vivons les récits à travers notre prisme personnel, qui évolue au fil du temps. Nous grandissons, nous relisons ces histoires et nous les comprenons parfois différemment au vu de nos expériences passées.

Les récits d’enfant influent nos choix littéraires d’adultes

Si je n’avais pas lu de classiques britanniques enfant, aurais-je la même passion pour les auteurs anglais aujourd’hui ? Idem pour le fantastique, la littérature japonaise et les intrigues comportant une héroïne courageuse et non un héros.

Si aujourd’hui je lis Haruki Murakami, Stephen King, Jean-Laurent Del Socorro ou encore Jane Austen, c’est grâce aux récits de mon enfance. Y compris sur la forme : Albums, contes, mini-romans m’ont conduit aux romans et nouvelles. Cela aurait peut-être été différent si je m’étais concentrée sur les Bande-dessinées, mais ce n’était pas le type de livre que je pouvais trouver facilement à la maison.

Le raccourci semble rapide, et peut-être que je me trompe, mais quand je vois certaines similitudes de récits entre ce que je lisais enfant et ce que je lis adulte, j’ai de quoi m’interroger.

Il est important de bien choisir ce qu’on va lire à son enfant

Choisir ce qu’on va proposer à ses enfants, ou les laisser aller vers ce qui les intéresse, je n’ai pas la méthode parfaite.

Tout ce que je sais, maintenant adulte, c’est qu‘il est important de discuter avec ses enfants sur ce qu’ils ont compris d’une histoire. Pour des détails anodins comme des oeufs de grenouilles tuyaux de kiwi, ou plus important avec le mariage entre cousins pour préserver l’héritage familial, il me semble fondamental d’expliquer ces détails pour recontextualiser ces romans d’une autre époque.

Par ailleurs, même si certains romans dit « jeunesse » sont synthétisés pour ce public, je trouve dommage de les tronquer. C’est mentir au lecteur que de lui servir une version édulcorée d’un récit déjà existant (poke disney). Mon enfant intérieur, trompé par cette manoeuvre, a depuis envie de relire mais en version intégrale certains classiques comme Les filles du Docteur March se marient ou, La petite princesse. La question a se poser concerne alors plutôt l’âge requis pour certaines histoires qui n’est parfois pas celui indiqué par les éditeurs, mais plus élevé.

Enfin, nous ne sommes pas obligés d’imposer nos lectures d’enfance à nos enfants. Elles relèvent souvent d’un autre temps. Autant les garder pour soi, par nostalgie.

Et toi ? Quelle est la bibliothèque de ton enfance ? Que t’as-t-elle apprise sur toi ou l’univers ? A-t-elle influencé des choix littéraires ? Dis-moi tout en commentaire 😉 

Boîte à musique et doudous,

A.Chatterton