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Le châtiment des hommes-tonnerres, L’Agence Pinkerton T1, Michel Honaker, Flammarion

Lu dans le cadre du Mois Américain, ce premier opus de l’Agence Pinkerton m’a emmenée dans le Grand Ouest, avec de fraîches recrues Pinkerton plus douées que prévues face à un mystérieux voleur agissant sur une voie de chemin de fer. Frissons et whisky frelaté garantis !

Résumé : « L’Agence Pinkerton embauche des détectives. URGENT. Entretien ce jour à midi au restaurant Chez Rouillard, à Salt Lake City. »
Neil Galore est recruté par la première agence fédérale américaine et est chargé de mettre sous les verrous un voleur qui opère sur le Transcontinental. Une affaire, plus mystérieuse qu’il n’y paraît, qui va chambouler son existence et le conduire à tout sacrifier pour devenir un véritable Pinkerton.

Mon avis : 

Un quatuor de bleus

L’auteur nous présente un personnage principal qui sort de l’ordinaire ainsi que des compagnons de route improbables pour résoudre cette enquête.

Engagés plus par la nécessité que par réelle envie de combattre le crime, le joueur de poker Neil Galore, le vacher Angus Dulles, la danseuse de saloon Elly Aymes et l’indien Armando Demayo se retrouvent à faire équipe pour arrêter un voleur qui sévit sur un train et a déjà tué 3 Pinkerton.

Après s’être bien détestés, les voilà partis sur le Transcontinental pour résoudre l’affaire. Et on ne peut pas dire qu’ils sont très doués.

Neil, notre héros, mise plutôt sur sa jolie gueule et son habileté au poker au début de cette histoire pour se sortir des pires situations. Son engagement de Détective, motivé par la volonté de rembourser ses dettes, va lui permettre de trouver sa vocation même s’il a du mal à respecter le code d’honneur des Pinkerton vis à vis du jeu. Il dispose d’un talent caché, hérité de sa Nouvelle Orléans natale, qui lui permettra de mieux connaître ses équipiers. Il reste le plus futé de la bande et va en devenir le leader malgré lui. Sa rencontre avec le personnage de Weyland va lui ouvrir les yeux sur l’Agence et sur leur mission réelle.

Elly ne prend pas son boulot de détective très au sérieux. C’est une ancienne danseuse qui n’a pas rencontré le succès. Elle rêve de devenir la vedette d’un vrai spectacle sans pour autant jouer les filles de joie. On connaît peu son passé mais on sent qu’il n’a pas dû être facile. Dotée d’un sale caractère, elle mise sur ses charmes et son habileté au tir pour résoudre l’enquête et va s’avérer plus futée que prévue. Elle envisage son engagement pour l’Agence comme un tremplin pour réaliser son rêve.

Armando est un indien rescapé d’un massacre, qui a grandi dans un orphelinat blanc. Il refuse qu’on le voit comme un indien car il n’a aucun souvenir de ses origines. Il est souvent victime de racisme à cause de sa couleur de peau et doit se battre pour trouver sa place. Il se conduira comme un jeune coq jaloux pendant toute l’enquête, essayant en vain de s’attirer les faveurs d’Elly plutôt que de participer à l’enquête. Son engagement de Pink’s est un vrai choix qui lui permet de s’éviter un destin dicté par les blancs et sa couleur de peau.

Quant à Angus, malgré son air béat qui contraste avec sa carrure d’ours, il cache plus d’un tour dans sa manche. Il va passer outre dès le départ les règles édictées par l’Agence, s’attirant les foudres de Neil. Il montrera un côté malsain malgré son apparente simplicité dans la suite de leur aventure.

Aucun n’a la rigueur ni les méthodes d’investigations légendaires des Pinkerton et pourtant leur réunion improbable fera merveille et les emmènera malgré eux ,beaucoup plus loin que cette enquête. Et quelle enquête !

Une enquête aux ressorts fantastiques

S’appuyant sur l’Histoire de la construction des chemins de fer de l’Ouest, Michel Honaker nous invite à nous interroger sur ce qui fait la grandeur des Etats-Unis. Souvent représentée comme Terre de progrès, on oublie vite qu’elle s’est construite dans la sueur et le sang.

En effet, au cours de leur enquête, la fine équipe va rencontrer des indiens chassés de leurs terres par le fameux chemin de fer, des chinois venus travailler pour la compagnie ferroviaire dans des conditions épouvantables afin de terminer la pose des rails ralliant l’Est à l’Ouest et des responsables peu scrupuleux, faisant passer le profit par-dessus l’humain.

Aucun détail ne nous est épargné, malgré le classement de ce roman en jeunesse, sans doute par volonté d’ouvrir les yeux sur une réalité méconnue.

L’histoire va prendre une tournure inattendue quand Neil va rencontrer les membres de la Brigade Pâle, sorte d’agence opposée aux Pinkerton, mais sous la forme de cowboys infatigables …car déjà morts !

Face à ces morts-vivants, la fine équipe pourra compter sur le secours du vieux Weyland,  trappeur rencontré en chemin qui leur indiquera les forces et faiblesses de leurs ennemis. Et ce ne sera pas de trop ! Car de zombies, on passera aux fantômes ou encore à des projections de soi plus ou moins sympas, revenues hanter certains endroits.

L’auteur sait doser les éléments effrayants et le fantastiques pour pimenter l’intrigue mais nous n’irons pas jusqu’à nous cacher sous la couette pour éviter de faire des cauchemars.

Les derniers rebondissements sur l’identité du voleur seront totalement inattendus et peut-être tirés par les cheveux, mais il introduiront une dose de mysticisme indienne pas déplaisante.

Derrière l’histoire, l’Histoire

Michel Honaker s’est documenté très sérieusement pour écrire sa série de romans sur l’Agence Pinkerton. Même s’il se permet certaines fantaisies avec l’introduction de pratiques occultes, l’essentiel de l’Histoire et du code de conduite de ces Détectives hors du commun sont parfaitement énoncées dès le début de l’intrigue.

J’ai effectué quelques recherches en anglais avant d’écrire cette chronique pour vérifier. Entre l’Histoire de l’Agence et de son fondateur Allan Pinkerton, ainsi que le code régissant leur organisation datant de 1867, presque tout y est.

Allan Pinkerton a été policier à Chicago avant de créer son agence de détectives. Il acquiert de la crédibilité lorsque l’Agence déjoue une tentative de complot visant  le Président Abraham Lincoln et que ses agents jouent les espions pour les Nordistes pendant la Guerre de Sécession. Des arrestations de criminels célèbres comme Jesse James ou les frères Dalton, ainsi que le rôle prépondérant des Détectives dans l’arrêt des grèves d’ouvriers à la fin du XIXème siècle ajouteront au prestige et au sérieux de l’Agence.

Concernant leur code de conduite imposé par l’Agence, et énoncés en début de roman, les détectives devaient être irréprochables : la boisson, le jeu, le langage grossier n’étaient pas tolérés. Ils devaient garder leurs factures de dépenses lors des missions pour se les faire rembourser et  s’ils rencontraient un autre agent dans la rue, ils devaient faire semblant de ne pas le connaître afin de rester discrets sur leur mission. Surtout, ils étaient dévoués corps et âme à leur boulot. La devise « We never sleep » prend alors tout son sens.

Si ce code était aussi rigoureux, c’est que le Far West ne comportait pas de police à l’époque. Il y avait bien des shérifs, mais ils œuvraient sur une ville. Les détectives étaient des agents du gouvernement et opéraient partout. Ils représentaient l’ordre et se voulaient un modèle pour les autres citoyens à une époque où il était justement difficile de faire régner cet ordre face à des criminels sans scrupules.

Dans cet opus, l’auteur introduit le personnage de Calder Weyland qui apporte un autre éclairage sur les Pink’s. Il critique le dévouement des agents envers leur patron au détriment de leur vie de famille ainsi que les méthodes douteuses qu’ils pouvaient utiliser pour parvenir à leurs fins. Weyland est un ancien Pinkerton, ce qui ajoute du crédit à ses propos. Et il n’a pas tout à fait tort.

Dans cette intrigue, on sent que les jeunes recrues sont manipulées dès le départ par l’Agence, sans grandes chances de réussite de mener à bien leur mission. Un peu comme des moutons menés à l’abattoir pour détourner l’attention.

Du point de vue historique, si les Pinkerton ont arrêté les grèves ouvrières, cela ne s’est pas déroulé sans heurts. Pour preuve, le lmassacre de HayMarket Square à Chicago en 1886 où des ouvriers perdent la vie après que les Pink’s aient infiltré les grèvistes pour déclencher un affrontement avec les forces de l’ordre. L’Agence est alors au service du Patronat et plus vraiment du Gouvernement américain, mais les méthodes restent les mêmes.  On peut pas dire qu’ils faisaient dans la dentelle. 

Si l’Histoire de l’Agence de détectives la plus célèbre au monde vous intéresse, et que vous comprenez l’anglais, je vous invite à consulter leur site internet, rubrique History. Car oui, les Pinkerton existent toujours de nos jours, mais agissent désormais comme une société de sécurité privée. Ils ont été rachetés par le groupe suédois SECURITAS AB en 1999 !

En conclusion : Un premier opus d’une série prometteuse autour de l’Agence qui ne dort jamais avec un personnage principal un peu canaille, confronté à des forces surnaturelles qui le dépassent. Michel Honaker nous livre ici une parfaite uchronie sur les Pinkerton et un Far West gangréné par la criminalité. Hâte de lire la suite !

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Eros Automaton, Clémence Godefroy, Les éditions du Chat Noir

Après avoir lu Les Héritiers d’Higashi, je me suis replongée dans le premier roman de Clémence Godefroy, plus steampunk, plus féministe. Une belle relecture qui m’a emmenée dans un Paris uchronique où l’amour repousse les limites de la machine…

Résumé : A Parisore, uchronie de Paris, se tient le Salon Galien d’Automatie au Parc des Expositions. Adélaïde Bouquet et Agathe Lepique participent au concours en présentant un automate féminin. Malheureusement, le concours est interrompu par un attentat mené par une organisation pro-humaine. Balthazar Bouquet, frère d’Adélaïde, est chargé de l’enquête. Adélaïde devient une célébrité dans le monde de l’automatie. Pendant ce temps, Agathe, couturière timide, est embauchée par le mystérieux Edgar Weyland passé maître dans la création des automates…

Mon avis :

Une vision féministe de la femme

Le roman nous plonge dans la vie de deux jeunes filles que tout oppose : Adélaïde, la rousse flamboyante au caractère bien trempé qui cherche à se faire une place dans un monde dominé par les hommes. Et Agathe, la brune effacée qui peine à s’émanciper du carcan familial et des bonnes moeurs pour vivre sa vie comme elle l’entend.

Cependant, malgré leurs différences, elles se retrouvent sur un point : toutes deux sont à la recherche d’un amour sincère et souhaitent éviter les pièges que peuvent leur tendre des soupirants un peu trop empressés comme Blaise Orloff, un séducteur invétéré.

Clémence Godefroy met en avant le statut de la femme tel qu’il était au début du siècle dans son uchronie : se marier ou travailler, respecter les codes de la bienséance ou les ignorer, suivre les choix de ses parents ou réaliser ses propres choix.

Quand les robots éprouvent des sentiments

L’intrigue est basée sur une uchronie où les robots imitent les humains presque à la perfection. Et ce n’est pas sans danger. L’idylle entre Lucien Rouault et l’automate Léonie laisse songeur. Au delà de son allure de poupée, l’automate éprouve ce qu’on pourrait appeler sentiments. Le créateur se laisserait-il berner par sa création ou lui échappe-t-elle?

On rejoint l’idée de l’homme créateur, l’homme qui se prend pour dieu en créant un être à son image. Mais Clémence Godefroy réussit à ne pas nous entraîner dans un nouveau Frankenstein. Les automates restent plus ou moins pacifistes. Ils sont curieux de l’homme et cherchent à le comprendre tout comme l’homme essaie de les comprendre.

On retrouve quelques similitudes avec les automates de Confessions d’un automate mangeur d’opium de Mathieu Gaborit et Fabrice Colin, mais sans le côté automate tueur.

Le terrorisme en filigramme

 Cependant, tous les hommes ne sont pas favorables aux automates. En découle une vague de terrorisme pour lutter contre le règne des machines, menée par un groupuscule pro-humain qui ressemble à certains égards à certains fanatiques religieux ou politiques actuels.

Ce roman montre la construction d’un mouvement terroriste engendré par la peur de la différence. A travers l’enquête de Balthazar Bouquet, on perçoit les rouages qui accélèrent la machine d’un petit parti politique d’opposition vers des attentats. Mais aussi, les conséquences directes sur les familles des membres ainsi que les stratégies des commanditaires qui ne sont pas forcément évidentes au départ.  Cela pousse à réfléchir sur notre actualité tout comme notre passé.

En conclusion : On plonge avec délices dans cette uchronie parisienne qui tire son épingle du jeu en mettant l’accent sur le féminisme et l’amour, plutôt que la guerre et les grosses mécaniques.

A noter : il est prévu une suite à ce roman intitulée Thanatos Automaton à paraître peut-être en 2020. Cela participera sans doute à la réédition du premier tome 😉

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Sorcières associées, Alex Evans, éditions ActuSF

Vampire possédé ? Zombie exploité ? Appelez le cabinet de sorcières associées Amrithar et Murali !

Résumé : Dans la cité millénaire de Jarta, la magie refait surface à tous les coins de rue. Les maisons closes sont tenues par des succubes, les cimetières grouillent de goules… Pour Tanit et Padmé, sorcières associées, le travail ne manque pas. Mais voilà qu’un vampire sollicite leur aide après avoir été envoûté par un inconnu, tandis que d’étranges incidents surviennent dans une usine dont les ouvriers sont des zombies… Tanit et Padmé pensaient mener des enquêtes de routine, mais leurs découvertes vont les entraîner bien au-delà de ce qu’elles imaginaient. En effet, à Jarta, les créatures de l’ombre ne sont pas les plus dangereuses…

Mon avis :

Deux sorcières qui ne manquent pas de caractère

Alex Evans nous présente deux sorcières aka détectives privées et désenvoûteuses aussi différentes qu’intéressantes, avec toutes deux une  forte personnalité.

Il y a tout d’abord Tanit, ancienne espionne de l’armée, joueuse, buveuse, adepte des aventures sans lendemain et des tenues affriolantes, avec une tendance à foncer tête baissée dans les ennuis. Elle réside dans les bas-fonds de la ville et aime traîner dans les bars. Son passe-temps favori est de participer à des combats de boxe libres.

A l’opposé, Padmé, qu’on suppose d’origine indienne avec son sari, est plutôt posée et réfléchie. Elle est la mère d’une jeune adolescente adepte des créatures magiques, et a fui son mari, ancien médecin de l’armée. Elle aide de manière bénévole et anonyme dans un hôpital pour nécessiteux à côté de son travail de détective et vit dans un quartier respectable, très bourgeois. Elle a du mal à s’engager dans des relations amoureuses du fait de son statut de mère célibataire.

Bien qu’ayant été dans deux camps opposés pendant la dernière guerre magique, les deux sorcières se sont associées dans une sorte de cabinet de détective liées aux affaires magiques à Jarta. Elles se voient confier deux enquêtes : un vampire possédé par un humain et forcé de tuer des gens, ainsi que des accidents mystérieux dans une usine où travaillent des zombies.

Ce deux enquêtes vont leur permettre également de faire le point sur leur vie et de résoudre des problèmes liés à leur passé.

Une enquête à deux voix

D’emblée, Alex Evans nous propose une narration à deux voix : celles des deux sorcières.

A chaque chapitre, l’une d’elle s’exprime sur l’enquête en cours et raconte aussi un peu de son histoire. Au lecteur de créer des liens logiques autour de l’enquête à travers les récits des deux protagonistes.

Cette technique d’écriture permet de garder un certain rythme dans l’histoire et par conséquent, de ne pas endormir le lecteur.

Mais dans les derniers chapitres, les deux voix ont tendance à perdre de leur personnalité pour ne devenir qu’une. Un peu dommage pour la distinction entre les personnages mais cela ne trouble pas pour autant l’intrigue principale.

Un univers magique avec ses règles

Jarta est une cité qui s’éveille à la magie.

Des années auparavant, elle avait disparu et voilà qu’elle revient de manière mystérieuse. Cela occasionne de gros problèmes car avec la magie, viennent les créatures magiques…et toutes ne sont pas bienveillantes.

Cependant, cela donne du travail aux deux sorcières, ainsi qu’à d’autres. Les sorciers forment une sorte de club dans la cité et aiment à se retrouver pour discuter de leurs affaires respectives.

Mais, être une sorcière n’est pas de tout repos car il faut obéir à certaines lois.

Par exemple, quiconque utile la magie pour de mauvaises raisons doit s’attendre à un retour de bâton ou au mauvais sort. Padmé est très respectueuse de cette règle et s’efforce constamment de convaincre Tanit d’en faire de même.

Découvrir que l’on est une sorcière n’est pas simple non plus. Les sorciers étaient auparavant pourchassés, utilisés à des fins de guerre dans des unités d’élite, ou encore endoctrinés dès leur plus jeune âge. Tanit et Padmé ont, dans leur histoire personnelle, vécu des traumatismes liés à leur pouvoir.

Enfin, des humains sans pouvoir magique peuvent en acquérir en réunissant de puissants artefacts appelés Tellions. Ces objets, mi-magiques, mi-mécaniques auraient été détruits des années auparavant et dispersés. Mais leur usage peut s’avérer très dangereux pour un néophyte.

Une réflexion sur le capitalisme et la vie éternelle

A travers les deux enquêtes, l’auteur nous fait réfléchir sur deux sujets : le capitalisme et la vie éternelle.

Avec son usine d’ouvriers-zombies, Stanford propose une alternative à moindre coût pour continuer à faire du profit : continuer à utiliser ses propres ouvriers, une fois morts pour les transformer en zombies et qu’ils continuent à travailler sans relâche dans son usine. Il suffit pour cela de racheter leur corps à leur famille et de les transformer.

Cette idée, astucieuse, pose un problème éthique : celui du respect des morts d’une part, et de l’égalité entre ouvriers. Les ouvriers morts ne coûtent rien contrairement aux vivants et donc leurs sont préférés. Cependant, leurs familles ne peuvent jamais faire réellement le deuil de leur proche car il n’est pas réellement décédé.

Cette notion capitaliste atteint son paroxysme dans le culte lié à l’argent dans la cité. Le dieu Kel, dieu de l’argent est vénéré avec ferveur car la principale source de revenu de la ville est le commerce. Son Grand Prêtre est aussi craint que les dirigeants au pouvoir et il joue également le rôle de banquier. Le temple en lui même est à l’image du culte, rassemblant toutes les figures liées à l’argent : poule aux oeufs d’or, Veau d’or… et est décoré de manière ostentatoire. On pourrait penser que ce culte est ridicule, cependant le Grand Maître a le bras long dans la cité et il ne fait pas bon le contrarier.

Quant à la vie éternelle… il en est question dans le livre avec un scientifique fou. Mais nous vous laisserons découvrir cela vous-même…

En conclusion : Une enquête magique qui allie sorcières au caractère bien trempé et questions éthiques sur la magie et la société. Un roman à dévorer de toute urgence !