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Mini-Chroniques en pagaille, spécial Hanami Book Challenge #2

Sur le principe des mini-chroniques en pagaille de Light and Smell, voici mon retour sur mes dernières lectures pour le Hanami Book Challenge. Plus étoffées qu’un simple commentaire, moins élaborées qu’une vraie chronique, parce que je n’ai pas le temps ou l’envie d’écrire une vraie chronique pour chacun des livres lus…

La pêche au Toc dans le Tôhoku, Shinsuke Numata, éditions Picquier

Menu Japon contemporain – catégorie Fly me to Saitama

Résumé : Imano a la trentaine, lui qui ne connaît que la capitale a été muté dans une région de rivières et de forêts où il se sent un étranger. Mais voilà qu’une simple occupation pour meubler son temps libre prend de plus en plus de place dans sa vie. La pêche. Remonter un torrent dans la pénombre de la végétation dense, appâter avec quelques oeufs de saumon, d’un balancement précis du poignet poser la ligne juste là où il faut dans un trou sur l’autre rive. Et même si l’on prend plus facilement des vandoises communes que les savoureuses truites yamame, quel plaisir de pêcher en compagnie d’un ami toujours prêt à ouvrir une bouteille de saké ! Mais comment avoir un ami masculin sans que l’attirance vienne brouiller les plaisirs les plus simples ?
C’est une histoire de pêche et d’amitié dans une nature pailletée de lumière et d’ombre, traversée en sourdine par la difficulté d’être au monde quand on se sent différent des autres. Ce premier roman impressionniste et désenchanté a obtenu le prix Akutagawa, le Goncourt japonais.

Mon avis : Ce court roman est présenté dans son résumé comme un livre portant sur l’homosexualité et la campagne japonaise.

On y retrouve bien de très belles descriptions de la nature et de la pêche dans cette région très rurale, ce qui a certainement valu son prix à l’auteur. J’ai beaucoup apprécié l’endroit, même si pour le personnage principal, il tranche beaucoup avec la vie effrénée citadine de Tokyo, avant qu’il ne s’habitue au calme et la sérénité bucolique du Tôhoku. On ressent sa solitude dans cette région qu’il connaît peu et sa difficulté à se faire des amis qui allient ses deux passions : pêche et saké. Il semblerait d’ailleurs que cette mutation soit un rite de passage pour l’entreprise avant de réintégrer la filiale de la capitale.

Sa rencontre avec Hiasa va lui donner envie de rester car il se découvre un ami un peu fantasque avec les mêmes centres d’intérêt. Quand ce dernier quitte l’entreprise pour un nouveau travail de représentant, Imano va le trouver changé, comme s’il essayait d’épater tout le monde et leur amitié va en pâtir. On peut y voir un inversion des rôles : Hiasa devient ambitieux dans son travail, à l’inverse de Imano qui n’aspire qu’à une vie tranquille et ne souhaite pas revenir à Tokyo. Mais qui est vraiment Hiasa ? C’est ce qu’Imano va tenter de découvrir.En filigramme, l’auteur fait référence au Tsunami de Kamaishi en 2011 dans la région qui secoue pas mal les habitants et précipite la fin du roman.

Je pense être passée totalement à côté du thème de l’homosexualité dans ce roman. Est-ce dû à la différence culturelle ? Est-ce sous-entendu ? Hiasa semble un être étrange que son père ne porte pas dans son coeur, mais est-ce parce qu’il serait peut-être gay ? Je n’ai pas tout compris, d’autant qu’Imano n’a a aucun moment des idées romantiques ou érotiques vis à vis de Hiasa. Il éprouve une amitié profonde renforcée par sa solitude de citadin aux hobby particuliers dans une région très rurale. Pour résumer, cette lecture reste pour moi un peu incompréhensible, peut-être à cause de sens cachés que je n’ai pas su décrypter, mais elle n’a pas été pour autant déplaisante.

Maïmaï, Aki Shimazaki, éditions Actes Sud

Menu Au temps des traditions – catégorie le sourire de la Geisha

Résumé : La mort subite de la séduisante Mitsuko prend tout le monde par surprise, y compris les clients de sa librairie. Alors que des visiteurs se présentent pour rendre un dernier hommage à sa mère, Tarô, son fils sourd et muet, est préoccupé par certains détails de son histoire familiale. Mais qu’importe. Il est charmé par la beauté naturelle d’une jeune femme venue lui présenter ses condoléances. Tous deux éprouvent rapidement des sentiments si vifs qu’ils désirent s’épouser. Ce bonheur semble complet, rien ne pourrait le compromettre.

Mon avis : Ce court roman est la suite directe du roman Hozuki du même auteur, évoqué dans mon précédent article de mini-chroniques spécial challenge. Il fait partie d’une série de 5 romans ayant pour nom L’ombre du chardon, mettant en scène les mêmes personnages qui se croisent.

Nous retrouvons Tarô, vingt ans après Hozuki, qui doit réaliser la succession de sa mère, décédée subitement. Devenu mannequin et peintre, il décide d’ouvrir sa galerie à la place de la librairie de sa mère. Côté coeur, il peine à trouver chaussure à son pied du fait de son handicap et qu’il ne soit pas japonais pur souche (=il est métis espagnol). Sa rencontre avec Hanako, une amie d’enfance va tout changer et lui redonner espoir et amour. Malheureusement, les secrets de Mitsuko et de sa grand-mère vont peu à peu ternir l’histoire d’amour de Tarô et sa vie tout entière.

Avec ce deuxième opus, l’auteure nous met en garde contre les secrets de famille et des conséquences de les cacher, par amour pour ses enfants. Au fil des pages, tout tourne peu à peu au drame, malgré les efforts du personnage principal pour s’en sortir dans sa vie, mais il ne peut rien y faire. On y retrouve également des réflexions sur la vie des femmes japonaises : d’un côté Mitsuko indépendante, élevant seule son enfant et prenant soin de sa mère, refusant le mariage et devenant entraîneuse un soir par semaine pour l’argent et par intérêt intellectuel. De l’autre la mère d’Hanako, femme de diplomate et femme potiche, trompée par son mari, consultant un psychiatre, empêchée de divorcer pour sauver les apparences, sombrant peu à peu dans la folie. Ici, les femmes ne doivent pas entacher leur morale sous réserve de trouver un bon parti, le mariage étant la seule voie honorable. Seule Hanako, de la jeune génération s’efforce de ne pas prendre en compte l’avis de ses parents et de se marier comme elle l’entend.

L’auteure évoque aussi le racisme et la discrimination ordinaire dont est victime Tarô du fait de son infirmité et de ses origines. On lui demande souvent de quel pays il vient, alors qu’il est japonais. Et son handicap effraie parfois les gens, alors qu’il s’efforce de rester digne en toutes circonstances. On sent également que le fait de se marier est une pression sociétale assez forte et ancrée dans la culture japonaise et que trouver un bon parti n’est pas facile, même pour les jeunes hommes, obligés de démontrer aux beaux-parents qu’ils sont des gens sérieux et pourront entretenir leur femme.

Ce petit roman est court mais très fort en émotions et en thèmes intéressants concernant la culture japonaise. Par contre, il n’est pas très joyeux et on sent venir le dénouement assez rapidement. Il peut se lire de manière indépendante, mais si vous n’avez pas lu Hozuki, vous découvrirez les secrets de Mitsuko en même temps que son fils. Je pense lire les autres tomes de la série, même si je m’attends à nouveau à des drames…

Touiller le miso, Florent Chavouet, éditions Picquier

Menu Japon contemporain – Catégorie Tokyo by night

Résumé : Au Japon, Florent est autant dessinateur que poète. Toujours prêt à nous surprendre. Il est sensible à l’inattendu et goûte avec gourmandise un simple rien pris sur le vif. Il vole des pierres dans un jardin, considère un compteur électrique et une fenêtre à contre jour, caresse un petit chien qui boit, encourage un filet de maquereau…
Ce qu’il aime, ce sont des instants de vie fugaces ; et ce qu’il préfère, c’est donner vie à une étiquette de fruit ou une carte de géographie. Ces petites choses ordinaires et souvent incongrues qui nous émeuvent le temps d’un regard sont pour lui autant de détails révélateurs qu’il sait amplifier au point de pouvoir tirer parti de l’éternité d’un kaki. Tout est déjà là, il faut simplement le voir.

Mon avis : Ce livre se situe entre le roman graphique et le récit de voyage, mais un voyage particulier car l’auteur nous fait visiter plusieurs bars à saké/ supérettes d’alcool japonais : les Kaku Uchi. Le périple se découpe en plusieurs étapes : à chaque fois, Florent Chavouet nous raconte en dessin des anecdotes associées au Kaku Uchi visité, où il se situe avec une carte de son cru, quelques éléments du quotidien dans le même quartier (fenêtres vues de nuit, publicités détournées, panneaux de signalisation, bâtiments…) agrémentés d’un haïku souvent humoristique.

Le dessin prend plusieurs formes : photographie au crayon de couleur ultra-réaliste de bâtiments, fenêtres vues de nuit ou de nourriture ; caricature de personnes avec un trait très simple, carte ultra-détaillée et personnelle sous forme de petits carrés, paysages urbains ou ruraux façon panorama. L’ambiance est franchement nocturne et pleine de poésie.

La cartographie des Kaku Uchi est très instructive avec des détails sur les procédés de fabrication du Saké, la manière de s’asseoir dans le bar en fonction du nombre de clients, comment le magasin est organisé, une sociologie des clients, ce qu’on y trouve à chaque fois… La lecture est souvent interactive pour le lecteur car les dialogues et textes sont organisés à la manière d’un jeu de l’oie et il alors faut tourner le livre dans tous les sens. Il y a même des pages qui se déplient laissant voir l’intérieur du magasin comme si on y était…

Il y en a pour tous les goûts dans ce petit carnet de voyage particulier, proche du quotidien des japonais. J’y ai apprécié cette vision personnelle et humoristique propre à Florent Chavouet, et très éloignée d’une visite très touristique. A défaut de me faire aimer le saké, il a su m’y intéresser et me faire voyager le temps d’un livre.

Petites coupures à Shioguni, Florent Chavouet, éditions Picquier

Menu Japon contemporain – Catégorie Tokyo by night

Résumé : Kenji avait emprunté de l’argent à des gens qui n’étaient pas une banque pour ouvrir un restaurant qui n’avait pas de clients. Forcément, quand les prêteurs sont revenus, c’était pas pour goûter les plats.

Mon avis : Entre roman graphique et roman policier, Petites Coupures à Shioguni nous entraîne dans une histoire de Yakuzas qui pourchassent un cuistot…ou une jeune fille qui a piqué un blouson… ou un employé de fournisseurs en distributeurs automatiques qui veut se venger… mais est-ce que les yakuzas en sont vraiment ? Bref, vous l’aurez compris, l’intrigue est complexe !

Car le livre est organisé comme si le lecteur était le policier chargé de l’enquête : il interroge les suspects et témoins et l’histoire évolue en fonction de leurs versions. L’intrigue est donc non linéaire, entrecoupée de notes de polices au stylo sur des supports parfois étranges, et avec des retours en arrière fréquent en fonction de qui raconte sa version de l’histoire.

L’auteur nous propose une chevauchée nocturne dans un quartier ordinaire avec des sujets qu’il affectionne : les petits restaurants bon marchés, les postes de police de proximité, les rues encombrées de câbles électriques et de divers objets, les véhicules japonais…

J’ai trouvé que l’histoire était pleine de suspense et de rebondissements, même si je n’ai pas saisi un élément dans le dénouement au sujet de la jeune fille au blouson. Le dénouement est totalement inattendu et invite à relire une deuxième fois l’album, non pas vis à vis d’une incompréhension, mais pour mieux saisir les réels enjeux de l’ensemble des personnages. Car tout le monde ne dit pas la vérité…

Quant au dessin, on retrouve tout le style de Florent Chavouet évoqué plus haut avec Touiller le miso : des plans larges sur le quartier, des gros plans sur des personnages, des descriptions détaillées de lieux comme la cuisine du restaurant, des scènes en deux ou quatre cases avec des dialogues posés ça et là comme écrits au stylo. L’ambiance est sombre dans le ton, mais aussi dans les couleurs car toute l’histoire a lieu de nuit. Les teintes sont tantôt criardes comme passées au néon, tantôt vertes ou bleues comme si on voyait les personnages faiblement éclairés tout droit sortis de l’obscurité.

Un roman graphique qui sort de l’ordinaire et donne envie de lire d’autres histoires du même auteur !

Tokyo Sanpo, Florent Chavouet, éditions Picquier

Menu Japon contemporain – Catégorie Tokyo by night

Résumé :  » Il paraît que Tokyo est la plus belle des villes moches du monde. Plus qu’un guide, voici un livre d’aventures au cœur des quartiers de Tokyo. Pendant ces six mois passés à tenter de comprendre un peu ce qui m’entourait, je suis resté malgré tout un touriste. Avec cette impression persistante d’essayer de rattraper tout ce que je ne sais pas et cette manie de coller des étiquettes de fruits partout, parce que je ne comprends pas ce qui est écrit dessus. A mon retour en France, on m’a demandé si c’était bien, la Chine. Ce à quoi j’ai répondu que les Japonais, en tout cas, y étaient très accueillants. « 

Mon avis : Tokyo Sanpo est un guide de voyage très personnel réalisé entièrement au crayon de couleur et nous faisant visiter le quotidien de son auteur pendant ses 6 mois passés à Tokyo, à pied et en vélo.

Il se découpe en plusieurs chapitres, commençant à chaque fois par un plan très détaillé du quartier visité et des lieux dessinés par Florent signalé par des numéros qui correspondent aux pages du guide. Chaque quartier a ses particularités et son poste de police de proximité, représenté à chaque fois de façon humoristique. On apprendra d’ailleurs qu’en tant qu’étranger il a souvent été arrêté par « racisme » japonais ou pour des histoires de vélo « volé ». Il se venge gentiment sur une page dédiée à une petite « sociologie facile » des policiers japonais, avec des représentations à mourir de rire.

Que dire sur ce guide ? Je l’ai trouvé tout simplement extraordinaire, car contrairement aux autres guides dits « touristiques », il nous propose des éléments du quotidien aussi simples que la représentation des immeubles, des publicités, des étiquettes de fruit ou une sociologue des gens qui habitent le quartier. On plonge littéralement dans le quotidien des japonais, du point de vue d’un expatrié, avec ses questions sur la culture.

Au niveau dessin, le style de Florent Chavouet évolue selon le sujet : tantôt des représentations détaillées d’un élément architectural similaire à de la photographie au crayon de couleur, tantôt des pages d’anecdotes dessinées de façon plus simple et humoristique, voire caricaturales pour nous raconter une histoire de son quotidien. On retrouve aussi des intérieurs complets de maisons qu’il a habité avec des détails amusants. Les plans de quartiers vus de haut sont époustouflants de détails, même s’ils sont parfois fantaisistes.

C’est un guide à feuilleter pour picorer quelques éléments graphiques ou anecdotes du quotidien de l’auteur, ou à lire d’une traite pour vivre avec lui ces 6 mois passés au pays du Soleil Levant.

Le guide date de 2009, donc pas sûr de retrouver l’intégralité de certains lieux représentés si jamais vous allez au Japon et que vous souhaitez marcher sur les pas de Florent Chavouet, même si cela serait intéressant à réaliser.

J’ai personnellement beaucoup apprécié la ballade, surtout à une période où il ne m’est pas possible de voyager.

Et vous ? Où en êtes-vous dans ce challenge ?

Est-ce que nous avons des livres en commun? Avez-vous lu l’un des livres que je viens de vous présenter ?

Dites-moi tout en commentaire. 🙂

Saké et matcha,

A.Chatterton

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Mini-chroniques en pagaille spécial Hanami Book Challenge #1

Sur le principe des mini-chroniques en pagaille de Light and Smell, voici mon retour sur mes dernières lectures pour le Hanami Book Challenge. Plus étoffées qu’un simple commentaire, moins élaborées qu’une vraie chronique, parce que je n’ai pas le temps ou l’envie d’écrire une vraie chronique pour chacun des livres lus…

Hôzuki, Aki Shimazaki, éditions Actes-Sud

Menu Japon d’aujourd’hui – catégorie Gambate !

Résumé : Propriétaire d’une petite librairie d’occasion spécialisée en ouvrages philosophiques, Mitsuko partage ses journées avec sa mère, une ex-détenue qui confectionne de jolis signets de fleurs séchées, et son jeune fils Tarô, un métis sourd et muet. Plutôt revêche et ne cherchant aucune amitié, elle se contente d’amants occasionnels et de discussions intellectuelles avec les riches clients du bar où elle pratique encore le métier d’entraîneuse une fois par semaine.
Un jour pourtant, une femme distinguée se présente à la bouquinerie et, devant la complicité évidente qui s’établit entre son enfant et celui de Mitsuko, elle insiste pour provoquer des visites et des sorties communes. Pour faire plaisir à son fils, Mitsuko surmonte son agacement et accepte ces rencontres. Bien vite, afin de préserver l’équilibre de sa famille, elle devra cependant refaire le choix du mensonge.

Mon avis : Je suis tombée par hasard sur ce livre en bibliothèque et par envie de formats courts, je l’ai emprunté alors que ma PAL était déjà constituée. J’ai appris par la suite qu’il faisait partie d’une pentalogie avec 4 autres romans du même auteur, où évoluent les mêmes personnages. Cela m’a donné envie de lire les autres ! Pour en revenir à l’intrigue, c’est un roman très court (141p) plein de suspense où l’on se glisse dans le quotidien de l’héroïne Mitsuko, de ses difficultés en tant que mère-célibataire et en tant que femme-entrepreneuse, et surtout du mensonge qu’elle cache depuis plusieurs années : Tarô n’est pas son fils biologique. L’arrivée de Mme Sato dans sa vie va bouleverser son quotidien : qui est cette femme bien comme il faut ? que lui veut-elle ? Malgré une fin attendue, j’ai beaucoup aimé l’opposition entre les deux personnages féminins : d’un côté Mitsuko, revêche qui collectionne les amants, joue les entraîneuses ou se prostitue pour de l’argent sciemment, et adopte un enfant abandonné tout en gardant son indépendance. De l’autre Mme Sato, femme de diplomate, distinguée et conformiste, parfaite représentante de l’épouse japonaise comme il faut. Le thème de l’instinct maternel sera très bien abordé dans tout le roman par ces deux personnages ainsi que la mère de Mitsuko. J’ai également beaucoup apprécié le jeu sur le sens de l’écriture japonaise de certains mots, assez bien expliqué dans le roman. Ainsi, le nom de la librairie Kitô peut signifier Prière, mensonge, arbre de glycine ou Hozuki (fleur japonaise) selon la manière dont il est écrit. Enfin, ce qui m’a intéressée est que l’auteur ne dépeint pas un Japon lisse et parfait : Mitsuko et sa famille sont particuliers avec une grand-mère qui a été en prison, un fils discriminé car il est métis et sourd-muet, et Mitsuko qui fait des choses peu reluisantes pour survivre et ne cherche pas à s’intégrer socialement. Même Mme Sato aura elle aussi des secrets honteux qui cassent son image de femme docile. Le seul défaut que je regrette est sa traduction approximative, parfois proche de l’anglais qui peut déranger la lecture par moments.

Les miracles du bazar Namiya, Keigo Higashino, éditions Actes Sud

Menu Japon d’aujourd’hui – catégorie Tokyo by night

Résumé : En 2012, après avoir commis un méfait, trois jeunes hommes se réfugient dans une vieille boutique abandonnée dans l’intention d’y rester jusqu’au lendemain. Mais tard dans la nuit, l’un d’eux découvre une lettre, écrite 32 ans plus tôt et adressée à l’ancien propriétaire. La boîte aux lettres semble étrangement connectée aux années 1980. Les trois garçons décident d’écrire une réponse à cette mystérieuse demande de conseil. Bientôt, d’autres lettres arrivent du passé. L’espace d’une nuit, d’un voyage dans le temps, les trois garçons vont changer le destin de plusieurs personnes, et peut-être aussi bouleverser le leur.

Mon avis : Je suis tombée sur ce roman japonais fantastique après avoir la critique d’un ami blogueur qui en faisait l’éloge. Le voyage dans le temps est une thématique que j’apprécie habituellement dans les romans steampunk, aussi j’étais curieuse de découvrir comment elle était exploitée dans une intrigue contemporaine japonaise. Je n’ai pas été déçue ! L’auteur nous embarque dans deux temporalités différentes : celle des années 80 où vivent les gens qui demandent au conseil au propriétaire du bazar, et celle des années 2012 où les trois voyous sont entrés dans le bazar abandonné. L’alternance entre les deux époques est facile à suivre et le roman est très bien construit et dynamique vis à vis de ces bonds temporels. Il nous est présenté toute une galerie de personnages qui se croisent ou évoluent dans le même quartier que le bazar : un musicien qui souhaite être connu, une sportive qui veut renoncer au sport par amour, une femme enceinte de son amant marié, une future carriériste qui veut gagner de l’argent, un ado qui fugue pour survivre à sa famille, un vieux propriétaire de bazar qui retrouve un sens à sa vie en donnant des conseils aux gens, son fils qui s’inquiète pour lui, trois voyous qui viennent de commettre un vol. On y trouve une forme d’entraide communautaire, le besoin de guérir de blessures du passé, la nécessité de trouver quelqu’un sur qui s’appuyer face à un choix complexe, des envies difficiles à concrétiser, des choix compliqués à assumer. C’est un roman qui questionne sur ses choix de vie et qui montre l’évolution de la société japonaise face à des individus qui sortent de la norme. Au final, bon gré mal gré, chacun trouvera sa résolution, même les voyous qui auront joué leur rôle dans l’histoire. Un petit bijou rythmé comme un roman policier et construit comme des nouvelles liées entre elles. A ne pas manquer !

L’étrange bibliothèque, Haruki Murakami, éditions Belfond

Menu Au temps des traditions – catégorie Le temple abandonné

Résumé : Japon, de nos jours. Un jeune garçon se rend à la bibliothèque municipale. Jusqu’ici, rien que de très banal, le garçon est scrupuleux, il rend toujours ses livres à l’heure. Cette fois, pourtant, c’est d’abord l’employée qui l’envoie dans une salle qu’il ne connaissait pas. C’est un vieil homme, ensuite, qui le mène par les méandres d’un labyrinthe dans ce qui semble bien être une prison. C’est un homme-mouton qui l’y attend, qui aimerait bien l’aider mais qui redoute le pouvoir du gardien des livres.

Mon avis : Dans mon envie de continuer à lire des formats courts, et dans le cadre d’un autre challenge, le Projet Ombre, qui met en valeur les nouvelles, j’ai décidé de lire cette histoire fantastique de Murakami autour d’une étrange bibliothèque. J’avais déjà lu auparavant l’autobiographie de cet auteur Profession Romancier, ainsi que la trilogie 1Q84 et je m’attendais à retrouver cette atmosphère cotonneuse et incompréhensible qui le caractérise. Cela a été le cas mais pas seulement. J’ai eu l’impression d’être dans un rêve inquiétant et grinçant dont la chute, déconcertante, m’a laissée songeuse… au point d’avoir envie de relire la nouvelle pour être sûre de l’avoir bien comprise. Ce jeune garçon enfermé jusqu’à ce qu’il sache par coeur les livres qu’il souhaitait emprunter et qui souhaite s’échapper en oubliant ses chaussures neuves m’a un peu déboussolée. Y avait-il seulement un message derrière cette histoire ? La chute brutale, comme un retour à la réalité m’a fait penser à un rêve qu’aurait pu faire le personnage principal pour échapper à son quotidien trop douloureux. La perte de ses chaussures symboliserait-elle celle de son enfance ? Je me suis inventée bien des histoires à force de voir des significations partout. Toujours est-il que l’auteur m’a bien retournée le cerveau. Peut-être faut-il apprécier le texte juste tel qu’il est ? A côté du texte justement, l’édition Belfond propose les illustrations magnifiques et angoissantes de Kat Menschik qui ajoutent un petit plus à l’histoire. Un joli ouvrage qui interroge…

Birthday girl, Haruki Murakami, éditions Belfond

Résumé : « Je ne vais pas vous offrir quelque chose de matériel. Mon cadeau n’aura rien à voir avec un objet de valeur. En fait, voilà ce que j’aimerais offrir à la merveilleuse fée que vous êtes, mademoiselle. Vous allez faire un voeu. Et je l’exaucerai. Quel qu’il soit. À condition que vous ayez un voeu à formuler. »

Mon avis : Originellement publié dans le recueil Saules aveugles, femmes endormies, cette nouvelle de Murakami mets en scène une ancienne serveuse qui raconte l’histoire de son vingtième anniversaire à un tiers anonyme. Pour cette réédition de Belfond, le texte est accompagné d’illustrations magnifiques et oniriques de Kat Menschik, comme pour l‘Etrange bibliothèque du même auteur. Cette histoire étrange laisse place à l’imagination du lecteur puis le laisse en plan une fois racontée. Quel était donc le voeu formulé par la jeune fille lors de son vingtième anniversaire auprès de ce vieillard étrange qui a réussi à bouleverser sa vie ? Qui était ce vieillard, à part le patron du restaurant pour lequel elle travaillait ? Un récit à la Murakami où une fois de plus, le fantastique fait irruption sans crier gare, vous laissant interrogatif. C’est du moins mon ressenti. Mon imagination s’est en effet emballée : j’ai cherché le voeu de la jeune fille et je me suis même demandée si l’auteur se jouait des gens qui croient au pouvoir des voeux. Car après tout, si l’on y croit assez fort, peut-être que nous ferons inconsciemment en sorte qu’ils se réalisent (du moins, pour ceux où nous avons prise). A méditer.

Quartier lointain, Jirô Taniguchi, éditions Casterman (deux tomes)

Menu Japon d’aujourd’hui – Fly me to Saitama

Résumé : Homme mûr de 40 ans, transporté dans la peau de l’adolescent qu’il était à 14 ans, Hiroshi continue la redécouverte de son passé. Questionnant sa grand-mère, ses parents, ses amis, il réalise tout ce qui lui avait échappé lorsqu’il était jeune. Et petit à petit, l’année scolaire avançant, il voit se rapprocher la date fatidique où son père disparaîtra, pour toujours, sans aucune explication. Peut-il changer son passé ou est-il condamné à le revivre, impuissant ? Et retrouvera-t-il son existence normale, sa femme et ses enfants ?

Mon avis : Avec ce roman graphique en deux tomes, j’ai réalisé un bond dans le passé de Hiroshi qui se situe dans le Japon des années 1960, où les évènements de l’Après Deuxième Guerre Mondiale sont encore présents dans l’esprit des japonais. Malheureusement pour lui, c’est l’année où son père a abandonné sa famille. D’abord ravi de revoir sa mère vivante (dans son futur, elle venait de décéder), il va se donner pour mission de découvrir les raisons du départ de son père et s’efforcer de le retenir. Marqué par la perte de son père dans son enfance, il a reproduit adulte inconsciemment son schéma en étant très peu présent pour sa propre famille, préférant fréquenter les bars après le travail plutôt que de rentrer chez lui. Hiroshi va revivre une nouvelle fois son enfance, s’essayer à d’autres choix, saisir des opportunités pour lui et ses camarades proches, guérir de ses blessures. Il se créera une nouvelle adolescence avec des bêtises liées à ses habitudes de quarantenaire. Ses découvertes l’amèneront à se poser des questions sur lui-même, face à la crise de la quarantaine et à tracer sa propre voie de manière plus sereine. Le roman graphique apporte aussi des éléments sur le Japon d’après-guerre et la reconstruction du pays, les drames familiaux, les choix de vie des japonais. Il montre également l’opposition entre la ville et la campagne. C’est l’histoire d’un temps passé mis en valeur par les dessins réalistes de Jirô Taniguchi, parfois proches du documentaire.

A nous deux Paris ! Jean Paul Nishi, éditions Philippe Picquier

Hors Challenge

Résumé : Quand un jeune Japonais découvre dans ses pérégrinations humoristiques et ironiques les travers de la vie parisienne. Il scrute et déchiffre en images notre quotidien dans ses moindres détails, comme le ferait un Florent Chavouet à Tokyo, et apprend à ses risques et périls les charmes de la France que nous découvrons dans ce livre comme dans un miroir.

Mon avis : Je n’avais pas prévu de lire cette BD car elle se situe hors challenge, mais je n’ai pas pu m’en empêcher. A nous deux Paris, ce sont des petites scènes du quotidien de l’auteur, alors mangaka japonais débutant, lors de son année en France. Venu à l’origine pour travailler dans sa branche et découvrir le format franco-belge, il va finir dans une épicerie asiatique alors qu’il ne parle par français. Autant dire que cela commence mal ! Parfois drôles, parfois curieuses, ses réflexions sur les différences culturelles entre notre pays et le sien font souvent réfléchir. Quelques histoires se démarquent comme le fait qu’il n’a pas les bons codes pour draguer des filles françaises, ce qui se traduit par des bides complets. Sa visite d’une convention sur le Japon est aussi intéressante quand il est confronté à des français habillés en cosplay ou en écolières, ou à l’inverse quand des français sont éberlués que ce japonais ne connaissent pas le jeu de go. On apprend que la sauce soja est une invention pour les occidentaux car elle n’existe pas au Japon, tout comme l’absence d’assistants mangakas en France alors qu’ils sont légion au pays du soleil levant. On rit devant les français amoureux du Japon qui le stalkent et essaient de lui parler japonais,ou quand Jean-Paul essaie de comprendre comment fonctionne la bise française. Le pompom restera pour moi l’attitude des japonaises quand elles viennent à Paris : émerveillées ou déçue par la capitale, prenant l’appartement de Jean-Paul pour un hôtel avant de repartir chargées de cadeaux pour leurs amis. Une petite pépite à découvrir pour porter un autre regard sur notre pays, par un japonais malgré tout curieux de notre culture.

Et vous ? Où en êtes-vous dans ce challenge ?

Avez-vous lu un des livres dont je vous ai parlé dans cet article ?

Dites-moi tout en commentaire ! 🙂

Sauce soja et Onigiri,

A.Chatterton

Publié dans On joue ?

Hanami Book Challenge : ma PAL de séries tv, films et anime pour ce challenge

Pour faire suite à la PAL de livres et au mode d’emploi du Hanami Book Challenge, voici ma PAL spécial écrans pour ce challenge !

Préambule

Les écrans étant moins ma tasse de thé, j’ai quand même épluché les catalogues Netflix, Amazon Prime vidéo et Arte vidéo afin de vous trouver des propositions accessibles. A chaque fois, j’indique en fin de résumé où vous pouvez trouver le film ou la série et si vous cliquez sur le lien du titre, vous trouverez la bande annonce en vidéo. Si je n’ai pas indiqué de plateforme pour regarder le film, c’est que j’ai fait appel aux DVD empruntés à ma médiathèque. Cela reste une solution économique et accessible si vous souhaitez rester dans la légalité.

Je précise que je suis pas partenaire des plateformes de vidéos mentionnées pour éviter toute confusion. Si vous voyez par exemple beaucoup de propositions Netflix, c’est tout simplement parce que j’ai trouvé plus de films ou séries en lien avec le challenge dessus.

N’hésitez pas à m’indiquer en commentaire vos trouvailles, surtout si vous avez eu un coup de coeur ! 🙂

Bon challenge spécial écrans à tous et toutes !

Voici mes menus écrans pour ce challenge :

Au temps des traditions

Pour la gloire de l’Empereur (intrigue politique, samouraïs, arts-martiaux)

Les 7 samouraïs, Akira Kurosawa, 1954

Résumé : Las des incursions répétées des brigands qui s’emparent de leurs récoltes et de leurs femmes, les paysans d’un petit village décident, sur les conseils de l’ancien Gisaku, de faire appel à des samouraïs… Il leur faudra trouver des samouraïs suffisamment pauvres pour accepter de combattre pour de la nourriture. Quatre villageois sont chargés de les rechercher. Ils réussissent à convaincre le samouraï Kambei de les aider : celui-ci va recruter ses compagnons en leur faisant passer des épreuves. C’est finalement six samouraïs et Kikuchiyo, un jeune paysan qui veut se faire passer pour tel, qui arrivent dans le village. Là, lis vont apprendre aux villageois à se battre, à fortifier leur village…

Mon choix : Un film de de 1954 par un des grands maîtres du cinéma japonais. Il a l’air vieux et un peu kitch au premier abord, mais il ne faut pas oublier qu’il a inspiré un western très connu : Les sept mercenaires de John Sturge (1960).

Autres propositions :

  • Zatoichi, de Takeshi Kitano, 2003 : XIXè siècle, un voyageur aveugle, joueur pro et masseur s’engage dans un combat avec un gang qui tient sous sa coupe un village de paysans.
  • Le temps des samouraïs, les origines sanglantes du Japon : Documentaire historique en 6 épisodes qui raconte les luttes de pouvoir dans le Japon féodal du XVIème siècle (Netflix)
  • Yasuke, le samouraï noir, 2021 : Série animée sur l’histoire d’un samouraï noir dans le Japon du XVIème siècle.(Netflix)

Le temple abandonné (Religion, esprits, moine, fantastique)

Le Voyage de Chihiro, Hayao Miyazaki, 2002 (Netflix)

Résumé : Chihiro, dix ans, a tout d’une petite fille capricieuse. Elle s’apprête à emménager avec ses parents dans une nouvelle demeure. Sur la route, la petite famille se retrouve face à un immense bâtiment rouge au centre duquel s’ouvre un long tunnel. De l’autre côté du passage se dresse une ville fantôme. Les parents découvrent dans un restaurant désert de nombreux mets succulents et ne tardent pas à se jeter dessus. Ils se retrouvent alors transformés en cochons. Prise de panique, Chihiro s’enfuit et se dématérialise progressivement. L’énigmatique Haku se charge de lui expliquer le fonctionnement de l’univers dans lequel elle vient de pénétrer. Pour sauver ses parents, la fillette va devoir faire face à la terrible sorcière Yubaba, qui arbore les traits d’une harpie méphistophélique. (Disponible sur Netflix)

Mon choix : Un des films de Hayao Miyazaki que je préfère ! On y trouve une petite fille capricieuse, des amis étranges et surtout ce gigantesque village dédié à la purification et aux loisirs des esprits, aux airs de parc d’attraction, sur lequel règne en maître la terrible sorcière Yubaba. Au-delà d’un simple film sur les esprits, on y croise des valeurs écologiques, familiales et surtout une réflexion sur l’acceptation du passé pour se projeter vers l’avenir. Car, rappelons-le, au début de son aventure, Chihiro vient de déménager et s’accommode mal de cette situation. La beauté des décors et du dessin ajoutent à la magie du film.

Autres propositions :

  • Ju-on, origins, 2021 : une série d’horreur en 6 épisodes autour d’une maison hantée à notre époque contemporaine. Inspirée du film The grudge.(Netflix)
  • Bleach : Version anime du manga du même nom où un jeune homme investi des pouvoirs d’un Shinigami doit récupérer des âmes errantes. Série en 63 épisodes. Un film est également disponible (Netflix).
  • Mon voisin Totoro, Hayao Miyazaki : Film animé où une famille déménage à la campagne parce que leur mère est malade. Dans les bois, les deux petites filles vont rencontrer le gentil Totoro, l’esprit de la forêt.(Netflix)
  • Inunaki, le village oublié, 2020 : Film d’horreur autour du village d’Inunaki surnommé le « village hurlant ». Lors d’une expédition nocturne Yuma et Akina réveillent la malédiction qui frappe le village. Film payant (Amazon prime Vidéo)

Le sourire de la Geisha (Erotique, Art, écrit par une femme)

Mémoires d’une Geisha, Rob Marshall, 2006

Résumé : Quelques années avant la Seconde Guerre mondiale, Chiyo, une petite fille japonaise, est arrachée à sa famille pauvre pour aller travailler comme servante dans une maison de geishas.
En grandissant, elle se plie avec docilité à l’initiation difficile qui fera d’elle une vraie geisha. Elle triomphe des pièges que lui tend sa rivale, la fourbe Hatsumomo et devient, après des années de travail, la légendaire geisha Sayuri. Très belle, épanouie dans son art, Sayuri fascine les hommes les plus puissants. Mais celle qui n’a plus le droit d’aimer reste hantée par l’amour qu’elle porte, en secret, au seul homme qu’elle ne peut atteindre…

Mon choix : Ce film est l’adaptation du roman éponyme par Arthur Golden. Même s’il est basé approximativement sur la vie d’une geisha célèbre et qu’il comprend des inexactitudes historiques (comme la prostitution et le Mizuage, don de virginité), il n’en reste pas moins très magnifique et montre bien l’éducation des Geishas, leur quotidien et leur évolution suite à la deuxième guerre mondiale. Un beau film porté par des actrices chinoises et malaisiennes dont Michelle Yeoh (vue dans Tigre et Dragon et The Lady, le biopic de Aung San Suu Kyi.

Autres propositions :

  • The Naked Director, Yoshitatsu Yamada, 2019 : série biopic en 16 épisodes sur l’évolution du cinéma porno japonais dans les années 80 par Toru Muranishi qui a révolutionné le genre et remis en question la morale japonaise au sujet du sexe.(Netflix)
  • 37 seconds, Mitsuo Miyazaki, 2020 : Aux prises avec ses obligations sociales et familiales, une jeune artiste de manga handicapée s’engage contre toute attente sur la voie de l’émancipation et de la liberté sexuelle. Film dramatique (Netflix)
  • Little Miss Sumo, 2021 : Dans ce documentaire biographique, une jeune championne de sumo interdite de compétition professionnelle se bat pour faire évoluer les traditions et redéfinir les règles de son sport. (Netflix)
  • Japon, les reines de la mer, Geo Reportage, 2009 : Documentaire autour des pêcheuses traditionnelles de mollusques appelée Ama. Le film met l’accent sur neuf femmes de la presqu’île japonaise de Shima qui se partagent le même bateau, ce qui fait d’elles une famille très soudée. Kazu Yamamoto, 80 ans bientôt, est la doyenne, une Ama de cinquième génération qui n’envisage pas une seconde de raccrocher. (Amazon Prime Vidéo, Youtube)

Quand les cerisiers sont en fleurs (Fêtes traditionnelles, nature, écologie)

Japanese Style originator, 2021, Netflix

Résumé : une série en 54 épisodes qui vous fera découvrir la culture japonaise traditionnelle (cuisine, objets traditionnels, cérémonies, lieux incontournables).

Mon choix : J’ai éprouvé beaucoup de difficultés à trouver un film ou une série pour cette catégorie. Ce documentaire permet d’approfondir l’aspect traditionnel du Japon et c’est que j’ai voulu faire ressortir dans ce choix. Mais il peut aussi entrer dans la catégorie Tokyo By Night pour l’aspect culinaire abordé à de nombreuses reprises au fil des épisodes.

Autres propositions :

  • Princesse Mononoké, Hayao Miyazaki, 2000 : La plupart des films animés de Hayao Miyazaki traitent d’écologie, mais celui-ci tout particulièrement avec des humains qui détruisent la forêt et les animaux pour s’enrichir. Seule Mononoké, fille élevée par des animaux, se dresse contre eux et c’est le début d’un long combat. (Netflix)
  • Pompoko, Isao Takahata, 2006 : Un film animé des studio Ghibli sur l’adaptation des Tanukis, (esprits de la forêt à l’apparence de chiens-ratons laveurs), face à la destruction de leur habitat par les humains. Une réflexion sur la destruction des ressources naturelles et des croyances populaires. (Netflix)
  • Your Name, Makoto Shinkai, 2016 : Deux adolescents, que tout oppose échangent de corps pendant leur sommeil sans d’explication logique. Entre la ville et la campagne, au gré des saisons, une relation s’instaure entre eux, jusqu’à se qu’ils décident de se rencontrer en vrai Peut aussi entrer dans le menu Fly me to Saitama. Film animé (Netflix)
  • Japon, la voie du thé, Geo reportages, 2019 : Au printemps, le Japon tout entier attend le first Flush, la première cueillette du noble Sencha, thé vert cultivé dans l’île de Kyushu. Kazuo Watanabe lui a consacré toute sa vie et caresse le rêve de produire le meilleur thé du Japon. Documentaire payant. (Amazon Prime vidéo)

Japan Pop

Monter sur scène avec les idols (musique, amitié, Otaku)

Carole et Tuesday, Shin’ichirô Watanabe, 2020 (Netflix)

Résumé : Adaptation du manga éponyme en série animée de 24 épisodes. Dans un monde futuriste où la population a émigré vers la planète Mars, Carole rencontre la riche Tuesday. Les deux jeunes filles que tout oppose réalisent qu’elles forment le duo ..

Mon avis : Je n’ai pas lu le manga, mais j’ai été séduite par ce duo musical. Même si je sens que cela ne va pas être très joyeux, j’ai envie de les suivre dans leur route vers le succès.

Autres propositions :

  • Back Street Girls Gokudolls, 2019 : Série animée de 10 épisodes. En punition d’une grosse erreur, trois Yakuzas sont contraints de se transformer physiquement pour former un girls band et investir la scène J-Pop underground. Mais s’ils ont changé de corps, ils n’en restent pas moins des yakuzas, et des hommes, ce qui occasionne des scènes hilarantes. (Netflix)
  • Reframe, Theater experience with you, 2019 : retransmission du concert du groupe de J-Pop Perfume au Line Cube Shibuya, recrée sous forme de film. (Netflix)

Sangoku, Cat’s eyes et les autres ( Rétro, adapté en anime, manga des années 80)

Cobra Kai, Josh Heald, 2018 (Netflix)

Résumé : Dans le retour très anticipé de deux personnages emblématiques, les rivaux de la saga légendaire Karate Kid sont réunis 30 ans après les événements du Tournoi de Karaté All Valley de 1984. Habitant à présent dans le quartier aisé d’Encino, Daniel LaRusso (Ralph Macchio) mène une vie enviable avec sa superbe famille, tout en étant à la tête d’une chaîne de concessions automobiles à succès dans la vallée. De son côté, son adversaire du lycée, Johnny Lawrence (William Zabka), dont la vie a basculé dans la précarité, cherche à se racheter en rouvrant le célèbre dojo de karaté Cobra Kai. Leurs vies se croisent inévitablement et la rivalité est relancée, mettant en place la nouvelle génération de “karate kids”

Mon choix : Certes, c’est nanardesque et ça touche de loin le Japon avec le Karaté. Mais cela joue à fond sur les années 80 et le culte d’un film, et cela interroge la pseudo-spiritualité du karaté pour les occidentaux. Rien que pour ça, je vais regarder cette série en 30 épisodes. 🙂

Autres propositions :

  • City Hunter, La mort de City Hunter : Un film animé sur la série Niki Larson, je dis Oui. Netflix en propose 6 à son catalogue. Dans celui-ci, Niki et Laura héritent d’une grosse affaire concernant une célébrité locale, mais les apparences vont s’avérer trompeuses… (Netflix)
  • Niki Larson, la série animée, 1987 : Nicky Larson est un détective privé qui se charge de résoudre les affaires les plus impossibles et dangereuses qui soient : protection, filatures… de préférence si la commanditaire est une femme. Ce redresseur de tort obsédé mais néanmoins efficace, est assisté de Laura, la petite soeur de son défunt partenaire. Série animée (Amazon prime vidéo)
  • Olive et Tom le retour, 2001 : Série animée issue du manga Captain Tsubasa. Olivier, qui est devenu joueur professionnel de football au Brésil, se remémore sa jeunesse. Il se souvient comment, lorsque sa passion dévorante pour le football a commencé, il a intégré l’équipe de Nankatsu. (Amazon Prime Vidéo)

C’est l’heure du duel ( affrontement, jeux-vidéos, robots)

Ghost in the Shell, Rupert Sanders, 2017 (Amazon Prime)

Résumé : Dans un futur proche, le Major est unique en son genre: humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir la combattre. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on la lui a volée. Rien ne l’arrêtera pour comprendre son passé, trouver les responsables et les empêcher de recommencer avec d’autres.

Mon choix : Basé sur le manga et l’anime éponyme, le film de Rupert Sanders a fait scandale parmi les fans à sa sortie car il propose une actrice occidentale pour jouer une héroïne japonaise. Ayant vu l’anime, je suis curieuse de découvrir cette version avec Scarlett Johansson dans le rôle titre.

Autres propositions :

  • Violet Evergarden, Kana Akatsuki, 2017 : Série animée en 13 épisodes sur une héroïne amnésique et dont on a remplacé les bras par des prothèses mécaniques, qui cherche à retrouver un sens à sa vie après la guerre en devenant rédactrices de lettres. (Netflix)
  • Final Fantasy XIV Dad of Light, 2017 : Série en 8 épisodes sur un père et son fils qui tentent de renouer des liens en jouant ensemble à Final Fantasy XIV. Basée sur une histoire vraie. (Netflix)
  • Gambling School, 2017 : Série animée en 24 épisodes où une nouvelle élève ambitieuse arrive dans une école spécialisée dans les jeux d’argent. Son objectif : faire sauter la banque ! Une pure comédie japonaise. Et si vous voulez en voir plus, il y a même un film tourné en mode réel. (Netflix)
  • Food Wars, Yuuto Tsukuda, 2015 : Série animée en 86 épisodes tirée du manga éponyme, où un ado cuisinier intègre une école de chefs prestigieuses. De combats de chefs en recettes de cuisine, une série comique à savourer aux petits oignons (Netflix). Peut aussi entrer dans le menu Tokyo By Night pour la partie culinaire.

Cosplay à Harajuku

Atelier, 2015 (Netflix)

Résumé : Tokita Mayuko se prépare à entrer dans la vie active. C’est un travail dans le monde de la lingerie qui l’attend et lors de son premier jour de travail, un magnifique défilé est organisé par la direction. Elle s’aperçoit rapidement qu’elle ne pourra pas tenir longtemps dans ce nouveau travail si elle ne reçoit pas d’aide de ses collègues de bureau, d’autant que la patronne Mayumi Nanjō est très exigeante…

Mon choix : Drama japonais en 13 épisodes, Atelier est une forme de Diable s’habille en Prada version japonaise dans l’univers de la lingerie artisanale de luxe. On y suit une jeune stagiaire, obsédée par les tissus, qui doit s’intégrer dans la petite entreprise familiale et tout apprendre d’une patronne digne d’Anna Wintour. La série montre également combien il est difficile pour les femmes japonaises de monter sa propre entreprise dans une société très patriarcale. Peut aussi convenir pour le menu Gambate ! sur le monde du travail.

Autres propositions :

  • Queer Eye, Bienvenue au Japon, 2019 : La Dream Team se rend au Japon afin de relooker des Japonais un peu perdus dans leur style et leur vie. Série en 4 épisodes à ne pas regarder avec sérieux (Netflix) 😉

Le Japon d’Aujourd’hui

Fly me to Saitama (Vie à la campagne, village, vieillesse)

Fly me to the Saitama, Hideki Takeuchi, 2019

Résumé : Dans un Japon alternatif, les personnes originaires de Saitama sont persécutées et cachent leur origine. Tous espèrent l’abolition des visas pour parvenir à la métropole sans être arrêtés. À Tokyo, Momomi Hakuhodo (Fumi Nikaidō) est un lycéen très populaire, fils du gouverneur de la ville et président du conseil des élèves de la prestigieuse académie Hokuhodo. Il rencontre un jour Rei Asami (Gackt Camui), de retour de ses études aux États-Unis. Ils sont attirés l’un envers l’autre mais Asami est originaire de Saitama.

Mon choix : Je ne pouvais pas aborder ce sous-menu sans expliquer son titre ! Ce film est une comédie nanardesque japonaise autour de la préfecture de Saitama, autrement dit, la campagne située après Tokyo, où il n’y a absolument rien à faire. Forçant sur les clichés plouc de la région, on suivra deux histoires en parallèle : celle du Japon alternatif indiquée dans le résumé et celle d’une famille arrivée à Saitama qui écoutent ladite histoire à la radio. Un film jubilatoire.

Autres propositions :

  • Souvenirs de Marnie, HirosamaYonebayashi, 2015 : Anna, jeune fille solitaire, vit en ville avec ses parents adoptifs. Un été, elle est envoyée dans un petit village au nord d’Hokkaïdo. Dans une vieille demeure inhabitée, au coeur des marais, elle va se lier d’amitié avec l’étrange Marnie…Film animé du Studio Ghibli (Netflix)
  • Souvenirs goutte à goutte, Isao Takahata, 2007 : Taeko, une jeune femme de 27 ans, critique littéraire dans un journal à Tokyo décide de prendre un congé sabbatique en retournant dans sa campagne natale afin d’aller à la recherche des souvenirs de son enfance. Film animé (Netflix)
  • L’été de Kikujiro, Takeshi Kitano, 1999 : Masao a 9 ans et s’ennuie. Ce sont les grandes vacances et tous ses copains sont partis. Même le club de foot a fermé ses portes. Dans la maison vide de sa grand-mère qui l’élève, Masao trouve une photo de sa mère, qu’il ne connaît pas. Il se met alors en tête de partir à sa recherche. Son sac sur le dos, il prend la route et rencontre Kikujiro, quinquagénaire cabotin et roublard. Commence alors un voyage peu ordinaire, émaillé de rencontres insolites (Arte vidéo, Film disponible jusqu’au 29/04)
  • I wish (Nos voeux secrets), Hirokazu Kore-Eda, 2012 : Sur l’île de Kyushu, deux frères sont séparés après le divorce de leurs parents. L’aîné, Koichi, âgé de 12 ans, part vivre avec sa mère chez ses grands-parents au sud de l’île. Son petit frère, Ryunosuke, est resté avec son père, guitariste rock, au nord de l’île. Lorsqu’un nouveau TGV relie enfin les 2 régions, Koichi et son jeune frère organisent clandestinement un voyage avec quelques amis jusqu’au point de croisement des trains, où un miracle pourrait, dit-on, se produire… Film payant (Amazon prime vidéo)

Gambatte ! (vie d’entreprise, harcèlement, racisme)

Aggretsuko, Rarecho, 2017 (Netflix)

Résumé : Insatisfaite de son travail de bureau ingrat, Retsuko la petite Panda rousse surmonte les tracas du quotidien en chantant du death metal à tue-tête dans un bar karaoké

Mon choix : Série animée en 30 épisodes, Aggretsuko nous montre l’envers du décor de l’entreprise japonaise pour les femmes : patrons sexiste, heures supplémentaires à n’en plus finir. Alors quand elle commence à péter un plomb, Aggretsuko se rend discrètement dans un karaoké et chante du heavy métal, ce qui lui permet de relâcher la pression. Au fil des jours, son travail de comptable va lui peser et elle va s’efforcer de trouver une sortie de secours, ce qui ne va pas aller sans heurts… Ce dessin animé tout mignon soulève avec justesse de nombreux problèmes des employés japonais et invite à la réflexion sur ce qu’est la définition du bonheur, tout en restant drôle.

Autres propositions :

  • Kantaro, the sweet tooth salaryman, 2019 : Commercial dans une maison d’édition haut de gamme, Kantaro ne s’attarde jamais chez ses clients. Sa seule passion : la quête secrète de sucreries exquises…Série en 12 épisodes. (Netflix)

Souvenirs de lycée (Univers scolaire, adolescence, romance, light novel)

Loin de moi, près de toi, Junichi Sato, 2020 (Netflix)

Résumé : Une collégienne se transforme en chat pour attirer l’attention d’un garçon, sans se rendre compte que la frontière entre l’humain et l’animal s’estompe peu à peu.

Mon choix : Dans le même esprit que Le Royaume des chats, une romance toute douce entre deux collégiens avec une pointe de fantastique.

Autres propositions :

  • Je veux manger ton pancréas, Shin’ichirô Ushijima, 2018 : Sakura est une lycéenne populaire et pleine de vie. Tout l’opposé d’un de ses camarades solitaires qui, tombant par mégarde sur son journal intime, découvre qu’elle n’a plus que quelques mois à vivre… Unis par ce secret, ils se rapprochent et s’apprivoisent. Adaptation du manga éponyme, film animé.(Netflix)
  • Good morning call, 2016 : Une lycéenne s’installe enfin dans son appartement, mais elle a pour colocataire le garçon le plus populaire du lycée, et personne ne doit savoir qu’ils vivent ensemble. Série comique en 27 épisodes. (Netflix)
  • Great Teacher Onizuka, Nishizono Satoru, 1999 : Un jeune enseignant de lycée, ancien voyou, se retrouve responsable d’une classe particulièrement difficile dont les élèves ne respectent plus aucun professeur. Parce qu’il parvient à les comprendre et à se mettre à leur niveau, il arrivera non seulement à leur tenir tête, mais aussi à les aider…Série animée en 43 épisodes, tirée du manga éponyme.
  • One step, Michael williams, 2020 : Tadashi, voyant une fille de son école assise seule sur la plage tout les jours devient déterminé à savoir pourquoi. Un drama japonais très réaliste, portrait de la vie de millers de jeunes écolières au Japon. Film drame (Amazon prime vidéo)

Tokyo by night (Mafia, gastronomie, prostitution, LGBTQIA+)

Tokyo Girl, Yuki Tanada, 2016 (Amazon Prime)

Résumé : La vie d’Aya, de son arrivée à Tokyo, à l’âge de 23 ans, jusqu’à ses 40 ans. Entre sa carrière professionnelle et ses amours, la jeune femme a sans cesse dû s’adapter au fil des années aux multiples situations difficiles auxquelles elle a été confrontée.

Mon choix : Je suis tombée par hasard sur cette série en 11 épisodes et malgré les sous-titres en anglais, je l’ai dévorée en deux soirées. C’est en toute connaissance de cause que je vous conseille ce petit bijou. A travers l’histoire d’Aya, on retrouve le rêve de toutes les femmes de province de monter à la capitale pour trouver une vie parfaite : job de rêve, appartement luxueux, petit-ami puis mari et surtout la vie effrénée et dynamique de Tokyo, bien différente de la campagne. Aya, va vouloir toutes ces choses, en obtenir certaines mais s’interrogera surtout sur ce qui la rend heureuse. La série propose une réflexion universelle sur ce qui fait notre bonheur, tout en nous montrant les différents quartiers de Tokyo et les difficultés éprouvées par les femmes japonaises à allier vie de famille et vie professionnelle dans une société fortement patriarcale.

Autres propositions :

  • Midnight dinner, Tokyo stories, 2016 : adaptation en série du manga La cantine de Minuit. On suit le quotidien du chef d’un restaurant de quartier ouvert la nuit et la vie de ses différents clients dans une ruelle de Tokyo. Outre les recettes de cuisine, l’ambiance est douce et amusante. Série en 20 épisodes (Netflix).
  • Samurai gourmet, 2017 : Jeune retraité, Takeshi retrouve son appétit de vivre et sa passion pour la nourriture en se connectant à son guerrier intérieur et en écoutant ses désirs. Mais son guerrier intérieur va aussi sortir lui donner un coup de main quand cela est nécessaire. Série comique en 12 épisodes (Netflix)
  • Sonatine, mélodie mortelle, Takeshi Kitano, 1996 : Bras droit du chef yakuza Kitajima, Murakawa est un homme brutal, éliminant froidement ceux qui se dressent en travers de sa route. Sans pitié, mais aussi sans passion, il aspire à une nouvelle vie. Appelé sur l’île d’Okinawa, il part avec ses hommes pour venir en aide au clan Nakamatsu en guerre contre le gang rival Anan. Film dramatique.
  • Tokyo Godfathers, Satoshi Kon, 2003 : A Tokyo, pendant les fêtes de Noël, trois amis sans abri trouvent un bébé abandonné et une mystérieuse clé annonciatrice de folles aventures. Un film anime très humain dans la ville capitale tentaculaire japonaise.
  • Big in Japan Tokyo edition, Lachlan McLeod, 2018 : Trois cinéastes australiens se lancent dans une mission visant à se faire connaître à Tokyo. En chemin, ils rencontrent plusieurs personnes excentriques qui sont devenues célèbres au Japon en tant qu’étrangers. Un film documentaire qui décrypte le principe de popularité et d’originalité au Japon. (Amazon Prime video)

Publié dans Veille littéraire du net

And my watch begins #28

Au sommaire de cette veille littéraire du net : un challenge pour vider ta PAL, un documentaire sur une peintre féministe, une série sur le Préfet Lépine, deux challenges littéraires sur le Japon, un appel à textes gourmand, un financement participatif à poils et plumes, des ressources gratuites pour Instagram…

L’évènement du Weekend

Le site Fantastiqueer, spécialisé en lectures LGBTQIA+, te propose un weekend de Pâques spécial : Vide ta PAL ! A l’occasion de ces trois jours, tu pourras en profiter pour lire une partie des livres qui traînent dans ta PAL, terminer cette série que tu as commencée ou attaquer ta relique suprême de PAL, tout en croquant du chocolat ! Un évènement facebook a été créé pour partager tes lectures prévisionnelles et tu peux aussi retrouver le mode d’emploi sur leur page facebook ci-dessous :

Les challenges littéraires de la saison

C’est le printemps, et deux nouveaux challenges sur le thème et le Japon ont vu le jour :

J’ai lancé le 1er avril mon challenge consacré au Japon et à la littérature japonaise: Le Hanami Book Challenge. Si tu es curieux, tu pourras aller voir son fonctionnement sur l’article qui y est consacré, et glaner des idées de livres dans ma PAL personnelle ou sur la page Instagram que j’ai ouverte pour l’occasion.

A côté, j’ai découvert un autre challenge sur le même thème : Un mois au Japon, organisé par les blogueuses Hilde de lelivroblog, et Lou de Myloubook. Le challenge dure un mois, du 1er au 30 avril et est plutôt libre : pas de menus imposés, mais des thèmes généraux chaque semaine et des rendez-vous thématiques. Pour participer, il suffit de s’inscrire sur l’un des deux articles présentant le challenge sur leurs blogs, ou sur leur compte instagram. Elles ont créé également un groupe facebook privé pour échanger entre participants.

Le documentaire du mois

J’ai regardé le documentaire : Le Montmartre libéré de Suzanne Valadon, sur Arte car je ne connaissais pas cette peintre complètement punk vis à vis de l’époque et j’ai été très étonnée d’une telle modernité au début du XXème siècle. Comment une femme, partie de rien et qui jouait dans un cirque en plein Paris a pu s’imposer dans le monde de la peinture ?

Le documentaire retrace sa vie et son style de peinture : habitante de Montmartre à une époque où la campagne existait encore sur la butte et les cabarets étaient récents, elle a su réinventer le nu féminin mais sans fioritures, dans sa réalité la plus crue. Elle a aussi osé représenter les nus masculins, alors qu’elle était une femme, transgression ultime !

Le film te propose une visite historique de la Butte de Montmartre, et tu en apprendras beaucoup sur l’évolution du quartier. Tu visiteras également l’atelier de la peintre qui est devenu maintenant un musée accessible au public. Personnellement, cela m’a donné envie de retourner à Paris faire une visite guidée de la Butte sur le thème des peintres !

Si cela t’intéresse, le documentaire dure 15 minutes et est visible gratuitement jusqu’au 17/02/2023 sur le site d’Arte Vidéo.

La série du moment

Paris Police 1900 sur Canal + est la série française sortie le mois dernier. Elle a pour principal personnage le Préfet Lépine, confronté à une série de meurtres et à l’affaire Dreyfus. Tout en cherchant à moderniser la Police avec des inventions et de nouvelles techniques, dans une ambiance parisienne assez noire. Il y sera aussi question de féminisme dans une époque assez patriarcale.

La série propose actuellement une saison de 8 épisodes de 52 minutes chacun. Elle a déjà de bonnes critiques en ligne sur Allociné et le Youtubeur spécialisé en Histoire Nota Bene a réalisé une vidéo sur l’Histoire de Paris et une critique intéressante sans spoilers. De mon côté, je trouve que l’ambiance se rapproche de la série en deux tomes La 25e heure de FeldriK Rivat qui évoque aussi les méthodes d’identification des criminels et la même époque.

Hâte de pouvoir la visionner ailleurs que sur Canal+ (seul réseau sur lequel je ne suis pas abonnée !).

Le financement participatif du mois

Férocités est un projet des éditions Sillex afin de publier en financement participatif un recueil de 10 nouvelles de fantasy animalière pour adultes. Il est en cours de réalisation jusqu’au 7 mai prochain et le dernier palier est presque atteint. Pour participer, c’est ici, et le premier palier est à 8 euros pour la version numérique du recueil.

La maison d’édition a la particularité de proposer un circuit court du livre et une juste rémunération des auteurs. Ici, pas d’intermédiaires mais le lecteur qui choisit d’intervenir directement par financement participatif pour obtenir son livre. Et une augmentation de la rémunération des auteurs : de 8% dans le système classique, on passe à 30% chez Sillex, en ayant supprimé les intermédiaires. Les fondateurs de la maison d’édition l‘expliquent bien sous forme de BD ici.

L’appel à textes du mois

Les éditions Yby, proposent un appel à textes de nouvelles sur Le plaisir gustatif jusqu’au 19 décembre 2021. Le texte devra comporter entre 20 000 et 60 000 caractères, espaces compris et suivre la ligne éditoriale de la maison d’édition : l’un des personnages principaux doit être queer et l’histoire doit comporter des personnages favorisant la diversité.

Pour plus de détails sur cet appel à textes, je t’invite à consulter le site internet de la maison d’édition.

Les ressources gratuites du moment

Si tu cherches des templates pour réaliser des story ou des post instagram qui soient jolis et gratuits, je t’invite à t’abonner à la newsletter de Jennifer Daïna. En plus d’être une auteure de livres d’Urban Fantasy et jeunesse, c’est une illustratrice talentueuse qui propose des ressources gratuites qu’elles a créées. De jolies créations pour une jolie créatrice ! Moi je suis fan de ses créations sur le Japon ! 🙂

Voilà, ma veille est terminée. Elle est plus courte que d’habitude car la création de mon challenge littéraire m’a pas mal accaparée ce mois-ci… N’hésite pas à m’indiquer en commentaire tes propres trouvailles pour la beauté du partage. Si tu as raté mes autres watch, tu peux les retrouver ici.

Fleurs de prunier et tasse de thé,

A. Chatterton

Publié dans On joue ?

Hanami Book Challenge : Ma PAL de livres pour ce challenge

Pour faire suite à mon article de présentation du Hanami Book Challenge, un challenge sur le Japon et le printemps que j’ai créé, voici ma Pile à Lire afin de vous donner quelques idées de lecture. En espérant que vous y trouviez votre bonheur !

Au temps des traditions

Pour la gloire de l’empereur (Intrigue politique, samouraïs, arts-martiaux)

Le jeu de la trame, Sylviane Corgiat et Bruno Lecigne, éditions Mnémos (intégrale)

Résumé : Trente-neuf, c’est le nombre de cartes du Jeu de la Trame que Keido, fils du seigneur du Roseau, doit réunir afin de ressusciter sa soeur, morte de l’avoir trop aimé. Et il ne laissera rien ni personne le distraire de son but. Des guerres sauvages du pays des Mille Nuages aux combats contre les pirates sans merci du fleuve Salé en passant par la bataille contre le terrible Ordre des Ananke, Keido ira même jusqu’à franchir la gigantesque Muraille de Pierre qui sépare le monde en deux pour se livrer aux brûlures inconnues des Terres de Cendre et affronter les légendaires créatures du feu. Mais que trouvera-t-il au bout du chemin ?

Mon choix : J’ai reçu cette intégrale dans le cadre d’un service presse par l’éditeur. C’est une série ancienne qui vient d’être rééditée chez Mnémos en intégrale. Il y a en plus quelques scènes érotiques…

Autres propositions :

  • Kenshin le vagabond, de Natsuki Nobuhiro, éditions Egmon manga (manga sur un samouraï vagabond)
  • La Pierre et le sabre, de Eiji Yoshikawa, éditions J’ai lu (Roman historique en deux tomes sur un samouraï)
  • Le clan des Otori, Lian Hearn, éditions Gallimard (série de romans de fantasy historique en 5 tomes, où un jeune garçon ignorant de ses origines est recueilli par une communauté qui condamne la violence. Mais leur assassinat va déclencher une guerre sanglante).
  • Le masque de Nô, tome 1 des Chroniques de l’érable et du cerisier, Camille Monceaux, éditions Gallimard jeunesse (roman jeunesse sur un enfant abandonné élevé par un samouraï qui voit soudain sa vie basculer…)

Le temple abandonné (Religion, esprits, moine, fantastique)

Histoires de fantômes du Japon, Benjamin Lacombe et Lafcadio Hearn, éditions Soleil

Résumé : Fasciné par le Japon – son art, sa culture et ses paysages – depuis ses plus tendres années, Benjamin Lacombe a souhaité illustrer Fantômes du Japon, un recueil d’histoires imprégnées du folklore japonais, recueillies par Lafcadio Hearn. Cet écrivain irlandais a été l’un des premiers occidentaux à obtenir la nationalité japonaise. Il est connu pour avoir sillonné les provinces de ce pays, recueilli et mis par écrit les contes et légendes de fantômes japonais. Pour cet ouvrage, Benjamin a choisi d’illustrer un panel de bestiaire large et diversifié ; une diversité qu’il était essentiel pour lui de laisser transparaître dans un traitement graphique différent pour chaque histoire. En fin de livre, la création de jeux, inspirés de jeux anciens, offre la possibilité de raconter sa propre légende de yôkai.

Mon choix : Dans ma PAL depuis Noël, j’attendais le prochain Pumpkin Autumn Challenge pour me plonger dans le fascinant monde des Yokais, Bakemono et autres esprits, mais finalement, je n’ai pas pu résister à la tentation.

Autres propositions :

  • Esprits et créatures du Japon, Benjamin Lacombe, éditions soleil (le tome 2 de celui que je vous propose)
  • Les héritiers d’Higashi, Clémence Godefroy, éditions du Chat noir (série de romans fantasy en deux tomes ayant pour thème les bakemono, ces esprits à figure animale).
  • Death Note, de Tsugumi Ohba et Takeshi Obata, éditions Kana (Manga façon thriller avec un dieu de la mort qui prête son outil de travail à un mortel).
  • Les noces de la renarde, de Floriane Soulas, éditions Scrineo (Roman de fantasy historique sur le destin de deux femmes à deux époques différentes autour des Yokaïs, des esprits japonais).

Le sourire de la Geisha ( Erotique, Art, écrit par une femme)

Les neiges de l’éternel, Claire Krust, éditions ActuSF

Résumé : Dans un Japon féodal fantasmé, cinq personnages racontent à leur manière la déchéance d’une famille noble. Cinq récits brutaux qui voient éclore le désespoir d’une jeune fille, la folie d’un fantôme centenaire, les rêves d’une jolie courtisane, l’intrépidité d’un garçon inconscient et le désir de liberté d’un guérisseur. Le tout sous l’égide de l’hiver qui s’en revient encore.

Mon choix : J’ai déjà pas mal lu de livres autour des geisha et un livre d’Art ne me tente pas. Ce livre est un cadeau qui est dans ma PAL depuis peu, et écrit par une femme. En plus, il a eu de bons retours, donc j’ai décidé de tenter ma chance.

Autres propositions :

  • Le miroir des courtisanes, Sawako Ariyoshi, éditions Philippe Picquier (Roman historique autour des quartiers des courtisanes de Tokyo avant-Guerre, qui retrace le destin de trois femmes d’une même famille).
  • Geisha, Arthur Golden, éditions Le livre de Poche (Fiction historique sur l’histoire d’une Geisha et de son apprentissage).
  • Ma vie de Geisha, de Mineko Iwasaki, éditions Le Livre de Poche (Autobiographie d’une geisha japonaise très connue)
  • 24 vues du Mont Fuji par Hokusai, Roger Zelazny, éditions Le Bélial (Nouvelle autour du deuil et du célèbre peintre)
  • Yayoi Kusama, l’artiste qui mettait des pois partout et s’en fichait, Gilberti Fausto, éditions Phaidon (Documentaire jeunesse sur l’artiste Yayoi Kusama façon biographie et découverte de son art).

Quand les cerisiers sont en fleurs ( Fêtes traditionnelles, Nature, écologie)

Your name, Makoto Shinkai, éditions Pika

Résumé : Taki est Mitsuha, et Mitsuha est Taki. Le lycéen tokyoïte et la jeune fille de la montagne échangent mystérieusement, à plusieurs reprises, leurs corps durant leur sommeil, et vivent chacun la vie de l’autre. Voici l’histoire de deux destins entremêlés qui défient l’espace et le temps, dans laquelle la tragédie se mêle à la romance… Reprenant la trame de son film d’animation éponyme, Makoto Shinkai, réalisateur et écrivain, nous invite à explorer plus en profondeur l’univers poétique et touchant de Your Name.

Mon choix : Après avoir été émerveillée par le film d’animation, j’ai décidé de lire l’adaptation en roman. Mitsuha est une jeune prêtresse qui perpétue la tradition familiale et vit en province dans la nature. Taki est un citadin qui vit à Tokyo. Ensemble, ils vont vivre un échange de corps pendant de brèves périodes pendant leur sommeil… Une vraie ode à l’adolescence, la nature et le temps qui passe. Peut aussi rentrer dans le menu Japon d’aujourd’hui/Souvenirs de lycée ou Fly me to Saitama.

Autres propositions :

  • Hayao Miyazaki : Cartographie d’un univers, de Raphaël Colson et Gaël Régner, éditions Les Moutons électiques (Documentaire sur l’univers du réalisateur Miyazaki, qui s’inspire de la nature et de thèmes du Japon contemporain dans ses créations).
  • Aokigahara, la forêt des suicidés, Gabriel Hernandez et El Torres, éditions Atlantic Comics (roman graphique d’horreur sur la forêt célèbre pour le nombre de suicidés qui y est retrouvé tous les ans. Peut aussi entrer dans la catégorie Le temple Abandonné).
  • Maneki-Neko et autres histoires d’objets japonais, de Jorane, éditions Sully (Documentaire sur les objets de culte du quotidien japonais)
  • La péninsule aux 24 saisons, Mayumi Inaba, éditions Philippe Picquier (roman contemporain contemplatif autour d’une femme qui se redécouvre au fil des saisons).
  • Japon, 365 us et coutumes, David Michaud, éditions le Chêne (Documentaire sur les particularités culturelles japonaises et les traditions).

Japan Pop

Monter sur scène avec les idols (musique, amitié, Otaku)

Nana, Ai Yazawa, éditions Delcourt

Résumé : Deux jeunes filles portant un prénom synonyme de bonheur vont, par leur propre volonté, mettre leur destin en marche. Voici deux histoires d’amours et d’émotions vécues en parallèle par ces deux jeunes filles portant le même prénom « Nana » !!

Mon choix : J’avais beaucoup aimé l’anime éponyme ainsi que les chansons rock qui l’accompagnaient. C’est donc tout naturellement que je me suis tournée vers le manga, même s’il date un peu. C’est l’histoire de deux groupes de musique qui s’affrontent, mais aussi les coulisses des chanteurs, et surtout une solide histoire d’amitié entre filles.

Autres propositions :

  • Beck, de Harold Sakuichi, éditions Akata (Manga qui retrace de nos jours, le parcours réaliste d’un jeune bien décidé à percer dans le monde de la musique).
  • Blue Giant de Shinichi Ishizuka (Manga sur un lycéen passionné par le saxophone et le jazz).
  • Back Street Girls, de Jasmine Gyuh, éditions soleil (Manga sur un groupe d’idols pas banal : ce sont des anciens yakuza transformés en filles par punition de leur chef !)
  • Otaku otaku, Fujita, éditions Kana (Manga sur deux otakus qui travaillent ensemble et partagent leurs passions aussi mutuelles qu’hétéroclites).

Sangoku, Cat’s eyes et les autres ( Rétro, adapté en anime, manga des années 80)

Orange road, Izumi Matsumoto, éditions Tonkam

Résumé : Kyosuke Kasuga vient de déménager. Avec son père et ses deux soeurs, ils démarrent une nouvelle vie discrète. En effet, ces trois adolescents cachent un secret : ils sont télépathes et télékynésistes et personne ne doit l’apprendre. Mais à l’heure de la rentrée, Kyosuke a d’autres soucis en tête, il vient de tomber amoureux de Madoka Ayukawa, une jeune lycéenne rebelle, envoûtante mais terriblement capricieuse !

Mon choix : L’adaptation de mon anime « Club Dorothée » préféré : Max et compagnie. Même si le héros est pas très doué, et que son crush a un sale caractère, ça fait toujours plaisir de se replonger dans leurs histoires.

Autres propositions :

  • Japanime, de Clément Cusseau, Les éditions culinaires (Documentaire sur l’histoire des anime japonais les plus connus, avec fiches détaillées et anecdotes de création).
  • City Hunter de Tsukasa Hojo, éditions Pannini (Manga à l’origine de l’anime Nicky Larson, le côté chaud lapin non censuré).
  • Dragon Ball, de Akira Toriyama, éditions Glénat (Manga à l’origine de l’anime Dragon Ball Z)

C’est l’heure du duel ( affrontement, jeux-vidéos, robots)

One-Punch Man, Yusuke Murata, éditions Kurokawa

Résumé : Saitama est un jeune homme sans emploi et sans réelle perspective d’avenir, jusqu’au jour où il décide de prendre sa vie en main. Son nouvel objectif : devenir un super-héros. Il s’entraîne alors sans relâche pendant trois ans et devient si puissant qu’il est capable d’éliminer ses adversaires d’un seul coup de poing. On le surnomme désormais One-Punch Man. Mais rapidement, l’euphorie du succès cède place à l’ennui, car lorsqu’on est si fort, les victoires perdent de leur saveur… 

Mon choix : Encore un manga que je lis après avoir vu la version anime. Ce qui m’intéresse dans celui-ci est la figure d’anti-héros : le personnage principal ne se voit pas comme un Maître dans sa discipline ni comme un héros au départ. Il a juste décidé d’être super badass pour se prouver des choses à lui-même. A côté de ça, la société des héros laisse entrevoir les dérives d’un tel système. Bref, un manga sur l’affrontement mais pas que.

Autres propositions :

  • Food Wars, Yuto Tsukuda, éditions Delcourt (manga autour de duels de chefs assez humoristique, dans une école de Haute-Cuisine)
  • Pluto, Naoki Urasawa, éditions Dargaud (manga policier dans un monde où les robots côtoient les humains. Un robot aura tué un humain…)
  • Chobits, Reyda Seddiki, éditions Clamp (manga où un jeune étudiant retrouve un robot fille qui a perdu la mémoire)
  • Konosuba, Soit béni monde merveilleux, Masahito Watari (manga où un joueur de jeux-vidéos meurt et se réincarne en fille dans son jeu préféré).

Cosplay à Harajuku (Kawaï, look particulier, complexes)

Sexy Cosplay Dolls, Shinichi Fukuda, éditions Kana

Résumé : Wakana Gojo est un lycéen solitaire. Son rêve est de devenir artisan et de fabriquer les poupées traditionnelles pour le Hina Matsuri. Mais comme cette passion n’est pas très virile, il la cache et ne se fait pas remarquer. Jusqu’au jour ou Marine Kitagawa, la fille la plus populaire du lycée, le voit se servir d’une machine à coudre ! Contre toute attente elle lui demande de devenir son couturier pour réaliser… des tenues de cosplay !

Mon choix : Le résumé m’a pas mal intrigué et je m’attends à une série humoristique, ainsi qu’à des costumes très sympas.

Autres propositions :

  • Lovely Complex, Aya Nakahara, éditions Akata (manga sur deux amis lycéens au physique peu commun décident de s’allier pour trouver l’amour)
  • Blue Spring Ride, Io Sakisaka, éditions Kana (manga sur une jeune lycéenne qui décide de changer de look pour mieux se faire accepter par ses camarades de classe)
  • Artelier Collection, Yen Hioka (manga sur un univers où les vêtements fabriqués par des artisans de génie, ont le pouvoir d’exaucer des voeux…)
  • L’atelier des sorciers, Kamome Shirahama, éditions Pika (manga autour d’une jeune apprentie magicienne avec des costumes à couper le souffle.)

Le Japon d’aujourd’hui

Fly me to Saitama (Vie à la campagne, village, vieillesse)

Quartier lointain, Jirô Taniguchi, éditions Casterman

Résumé : Ce jour d’avril 1998, un homme s’apprête à prendre le train pour rentrer chez lui, à Tôkyô. Il s’appelle Hiroshi. C’est un cadre d’entreprise comme le Japon en produit des milliers. La bouche légèrement pâteuse et la tête lourde – il a encore trop bu la veille lors d’un repas d’affaires –, cet homme de 48 ans a rendez-vous avec son destin. Car le train qu’il prend n’est pas le bon : sans l’avoir fait exprès, il se retrouve à bord d’un express qui se dirige tout droit vers sa ville natale. À l’arrivée, avant de repartir à destination de Tôkyô, Hiroshi décide de faire un tour dans les rues où il a grandi, devenues méconnaissables. Dans le petit cimetière où est enterrée sa mère, il s’assoupit quelques minutes. Mais à son réveil, il constate avec une surprise mêlée d’effroi qu’il vient d’effectuer un bond dans le passé. Il se trouve en effet projeté à l’époque de son adolescence, et doit désormais vivre dans l’enveloppe corporelle qui était la sienne à l’âge de 14 ans. ! Mais ses souvenirs, sa mémoire et ses capacités intellectuelles sont restés ceux d’un homme de 48 ans… Hiroshi va alors revoir ses parents et ses amis d’école. Et bien qu’il craigne de bousculer sa propre histoire d’homme adulte et de « fausser l’avenir », il décide de comprendre enfin pourquoi son père est parti un jour loin de chez lui, abandonnant sa femme et ses deux enfants. En revivant ses quatorze ans, il ne va pas seulement épater ses copains en leur prédisant les événements à venir. Plus fondamentalement, il va tenter d’infléchir le cours de son histoire familiale et découvrir que « l’enfant que nous avons été est toujours là, bien vivant tout au fond de nous… ».

Mon choix : J’ai peu l’occasion de lire des romans graphiques/mangas de grands mangakas. Celui-ci a attiré mon attention car il est seulement en deux tomes et parle de voyage dans le temps.

Autres propositions :

  • L’amour dans un coin de campagne, Noriko Hakuto, éditions IDP boy’s love (Yaoi sur un jeune garçon qui retourne habiter dans son village natal et retrouve un ami d’enfance qui lui avait autrefois déclaré ses sentiments)
  • Je suis née dans un village communautaire, Kaya Takada, éditions rue de l’échiquier (Manga/roman graphique autobiographique de l’auteure qui raconte son enfance dans un village rural communautaire proche d’une secte, dans les années 70 au Japon)
  • La fille du temple aux chats, Makoto Ojiro, éditions Soleil (manga où un jeune étudiant décide de retourner vivre à la campagne auprès de sa grand-mère et de sa cousine, qui vivent dans un temple).
  • Nanja Monja, Shizuka Ito, éditions Glénat ( manga sur un village bucolique qui vit à côté d’une forêt envahie d’un petit peuple magique)

Gambate ! (vie d’entreprise, harcèlement, racisme)

Love Fragrance, Kintetsu Yamada, éditions Kana

Résumé : Asako, une jeune femme complexée par son hyperhidrose – le fait d’avoir une transpiration excessive – est un jour interpellée par Kôtarô Natori. C’est le concepteur star des nouveaux produits de soins corporels de la société où elle travaille. Ce dernier lui déclare de but en blanc : « Votre odeur est magnifique, laissez-moi la sentir pour développer notre nouveau produit ! »

Mon choix : Le résumé m’a fait hurler de rire, et j’ai bien l’impression que cette nouvelle série de manga va être hilarante, tout en montrant quelques aspects critiques de la société japonaise.

Autres propositions :

  • Stupeurs et tremblements, Amélie Nothomb, éditions Albin Michel (Roman sur la vie de l’auteur au Japon, quand elle travaillait dans une entreprise japonaise)
  • Tchikan, Emmanuel Arnaud et Kumi Sasaki, éditions Thierry Marchaise (Roman sur le harcèlement des jeunes filles et des femmes dans les transports en commun japonais)
  • Hana l’inaccessible, Koji Murata, éditions Meian (manga sur une romance au travail avec une héroïne encore vierge).
  • Relife, Yayoiso, éditions Ki-hoon (manga sur un chômeur qui décide de retourner au lycée pour recommencer sa vie)
  • Le jour de la gratitude au travail, Akiko Itoyama, éditions Philippe Picquier (Recueil de deux nouvelles autour sur le monde du travail au Japon, vu par un personnage féminin)
  • Bucket List of the dead, Kotaro Kataka, éditions Kana (manga à paraître en avril-mai 2021 sur un employé de bureau exploité en burn out qui découvre la délivrance grâce à une attaque de zombies. Il va alors décider de réaliser la liste de ses rêves avant de mourir).

Souvenirs de lycée (Univers scolaire, adolescence, romance, light novel)

Je veux manger ton pancréas, Idumi Kirihara et Yoru Sumino, éditions Pika

Résumé : Sakura est une lycéenne à la personnalité solaire, toujours entourée d’amis et au centre de l’attention de la classe. Elle est aux antipodes de Haruki, un simple élève banal et transparent. Celui-ci préfère fuir son prochain pour se réfugier dans ses livres de fiction jusqu’au jour où il trouve un journal intime, celui de Sakura. Il découvre alors que cette camarade si pleine de vie souffre d’une infection du pancréas et que ses jours sont comptés… Unis à Haruki par ce secret, Sakura demande une faveur au garçon : vivre avec elle une vie entière le temps d’un printemps…

Mon choix : un diptyque court qui semble pas très joyeux au premier abord mais dont les critiques évoquent un dessin délicat et une histoire empreinte de sensibilité.

Autres propositions :

  • La fille qui tressait les nuages, Céline Chevet, éditions du Chat noir (Roman YA fantastique où un jeune lycéen a dû mal à se remettre du deuil de la jeune fille dont il était amoureux. Ses pertes de mémoire cachent un terrible secret)
  • 5 cm per second, Makoto Shinkai, éditions Pika (Roman YA où deux amis d’enfance se souviennent de leur rencontre et de leurs retrouvailles des années plus tard, après une relation longue distance).
  • Assassination Classroom, Yusei Matsui, éditions Kana (Manga où dans un collègue élitiste, un poulpe enseignant décide de transformer la classe des cancres en classe d’assassins. Chaque leçon sera l’occasion de le tuer. Une critique déguisée du système scolaire japonais).
  • Switch Girl, Natsumi Aida, éditions Delcourt (Manga où une jeune fille modèle voit son secret dévoilé auprès d’un autre élève, ce qui donnera lieu à une amitié improbable)
  • GTO (Great Teacher Onizuka), Toro Fujisawa, éditions Pika (Manga où un ancien voyou décide de devenir enseignant en lycée, mais hérite d’une classe de cancres et s’efforce de leur redonner confiance en eux par des méthodes peu conventionnelles).

Tokyo by night (Mafia, gastronomie, prostitution, LGBTQIA+)

La cantine de minuit, Abe Yaro, éditions Le lézard noir

Résumé : Dans ce petit restaurant situé au fond d’une ruelle du quartier de Shinjuku, le patron vous accueille de minuit à sept heures du matin. La carte ne propose que du tonjiru, soupe de miso au porc, ainsi que du saké, mais selon vos envies, on vous préparera à la demande tout ce qu’on est en mesure de vous servir. Saucisses en forme de poulpe, curry qui a reposé toute une nuit, concombres marinés dans du son de riz… Des petits plats typiques du Japon qui réveilleront les papilles et les souvenirs du temps passé. Car ici, chaque plat est lié aux souvenirs d’un personnage : yakuza, stripteaseuse, boxer… Les habitués et clients d’un soir qui se rassemblent ici ont chacun leurs raisons, et le patron bienveillant est toujours à leur écoute, derrière son comptoir.

Mon choix : J’ai beaucoup apprécié l’adaptation en série de ce roman graphique intitulée Midnight Diner : Tokyo stories. Je vais donc essayer la version illustrée en espérant réaliser les recettes proposées par le chef.

Autres propositions :

  • Mauvaise herbe, Keigo Shinzo, éditions Le lézard noir (manga autour de la prostitution infantile au Japon avec une fugueuse et un policier qui essaie de la réhabiliter).
  • La voie du tablier, Kousuke Oono, éditions Kana (manga sur un ancien yakuza devenu homme au foyer)
  • Mémoires d’un yakuza, Junichi Saga et Eiji Ijichi, éditions Philippe Picquier (Autobiographie d’un Yakuza qui explique son ascension et sa chute à la fin des années 70)
  • Le passage de la nuit, Haruki Murakami, édition 10-18 (Roman sur plusieurs histoires ayant toutes lieu à Tokyo, la même nuit)
  • Les délices de Tokyo, Durian Sugekawa, éditions Le livre de poche (Roman autour d’une jeune fille et d’une vieille femme qui réalise des pâtisseries et cache un lourd secret).
  • Confessions d’un masque, Yukio Mishima, éditions Folio (Roman sur l’homosexualité vécue par un homme dans le Japon des années 30 et son acceptation dans une société ultra-conformiste)

Voilà pour mes propositions de livres associées à ce challenge littéraire. N’hésitez pas à m’indiquer les vôtres sur Instagram avec le Hashtag #HanamiBookchallenge ou en commentaire à cet article.

A venir, un nouvel article de PAL mais cette fois télévisuelle, pour ceux qui souhaiteraient réaliser ce challenge avec des écrans plutôt que des livres.

D’ici là, amusez-vous bien et si vous n’arrivez pas à faire entrer un livre dans une catégorie, vous pouvez toujours utiliser la carte joker !

Mochi et feuilles de thé,

A.Chatterton

Publié dans On joue ?

Hanami Book Challenge 2021 : le challenge littéraire dédié au Japon et au printemps

En dehors de mon engouement pour la littérature steampunk, j’ai une passion dévorante pour la culture japonaise. L’idée de créer mon propre challenge m’est venue depuis un an à force de participer à ceux des autres. Et comme je ne trouvais pas de challenge littéraire qui englobait l’ensemble de la culture du soleil levant, j’ai pensé que ce serait une bonne idée de commencer par ce sujet. Bienvenue dans le Hanami Book Challenge, ou encore le challenge des Cerisiers en fleurs !

Hanami Book Challenge : mode d’emploi

Ce challenge s’adresse à tous ceux qui souhaitent découvrir la culture japonaise, où qui souhaitent faire descendre leur Pile A Lire de livres en lien avec ce thème.

Je l’ai pensé pour un public adulte, mais il est possible de le réaliser avec des plus jeunes, en fonction des intitulés de menus, avec des mangas ou des light novels par exemple.

Il se déroule du 1er avril au 30 juin, le temps d’une floraison de cerisiers, pour marquer le printemps et l’arrivée de l’été et à pour principal sujet le Japon. Les livres doivent évoquer le Japon ou être écrit par un auteur Japonais.

Ce challenge plébiscite les documents suivants. : Romans, nouvelles, mangas, Bande-dessinée, romans graphiques ou documentaires sur le Japon. Vous pouvez aussi le réaliser avec des films, séries TV et animes.

Il n’est pas orienté vers un genre littéraire particulier, sauf indication dans les menus. Libre à vous d’y inclure des romans contemporains, comme de la littérature de l’imaginaire par exemple.

Pour ma part, je vais réaliser deux PAL : une avec des livres et l’autres avec des films et séries pour vous donner des idées. Elles feront l’objet d’un article qui suivra la publication de celui-ci.

Hanami Book Challenge : les menus

Afin de créer ces menus, je me suis inspirée de plusieurs thèmes relatifs à la culture japonaise. J’ai essayé de vous proposer un panorama assez vaste et qui par moments peut correspondre à des clichés sur ce pays. Je m’en excuse d’avance, mais je souhaite que ce challenge soit ouvert le plus possible à tous et ne pas le réduire à un public de connaisseurs.

Pour faire rentrer un livre ou un film dans une catégorie, libre à vous d’utiliser un élément du titre, ou les petits détails que j’ai indiqués entre parenthèses. L’important est de s’amuser ! A vous de vous approprier ce challenge !

Il y a donc 3 menus comportant chacun 4 sous-menus :

Hanami Book Challenge : Comment valider son challenge ?

Sur le modèle du Pumpkin Autumn Challenge, je vous propose de valider votre challenge par paliers car je trouve le système de points trop compliqué :

  • Niveau Disciple : Vous avez lu un livre de chaque menu, soit 3 livres au total
  • Niveau 6ème Dan : Vous avez lu deux livres par menu, soit 6 livres au total
  • Niveau 9ème Dan : Vous avez lu trois livres par menu, soit 9 livres au total
  • Niveau Sensei : Vous avez lu un livre de chaque sous-menu, soit 12 livres au total
  • Niveau Trésor Vivant : Vous avez lu un livre de chaque sous-menu, soit 12 livres au total, sans utiliser de Joker.
  • Etoile d’honneur : pour chaque livre entrant dans un sous menu, lu après avoir validé le niveau Trésor Vivant.

Il est possible d’abandonner un livre/ film en cours de route, et ce n’est pas grave ! Si toutefois vous souhaitez le faire valider dans votre challenge, il faudra en avoir lu/vu au moins 50%.

Vous avez aussi la possibilité d’utiliser une fleur de Sakura (un joker) pour vous éviter une lecture.

Hanami Book Challenge : où trouver des livres adaptés au challenge ?

Pour vous aider, en plus de ma PAL associée au challenge, voici quelques maisons d’éditions où trouver des livres traitant du Japon :

  • Editions Philippe Picquier : spécialisé dans la littérature japonaise et asiatique. Il propose des romans contemporains, historiques, policiers, érotiques. Mais aussi des mangas, romans graphiques, beauc-livres et recueils de poésie.
  • Editions Actes Sud : La collection Exofictions peut être intéressante pour des romans fantastiques par des auteurs japonais, mais il faut trier un peu parmi les documents. A l’inverse, la collection Lettres japonaises propose un panel de romans japonais contemporains de qualité, portant sur de nombreux thèmes actuels.
  • Planète BD : Site spécialisé dans les dernières actualités manga, bd et roman graphique avec des critiques sur les parutions. Utile pour vous éviter de chercher l’ensemble des éditeurs de mangas en France. Vous pouvez aussi y feuilleter les premières pages des dernières parutions.
  • Manga news : Site identique au précédent mais qui propose un classement par thème des mangas japonais, ce qui est pratique pour le challenge. Il y a également la liste complète des éditeurs de mangas japonais rubrique manga/éditeurs mangas.
  • La Rainbowthèque : Site participatif qui recense les parutions LGBTQIA+ en littérature. Si vous tapez Japon en recherche, vous trouverez quelques références.
  • Editions du Lézard noir : un de mes éditeurs chouchou. Vous y trouverez des mangas plutôt drame social ou historique, des artbooks, des livres sur l’architecture japonaise, …
  • Editions du Chat noir : la collection Neko comporte peu de titres, mais ce sont des entrées Young adult intéressante en terme de romans, fantastiques ou contemporaines.
  • Editions du chêne : éditeurs de documentaires pour les adultes avec de nombreux beaux-livres illustrés sur le Japon dans sa rubrique Tourisme.

Ce ne sont que quelques exemples, vous pouvez bien sûr compléter cette liste en commentaire de cet article si vous souhaitez partager vos trouvailles. 😉

Hanami Book Challenge : Communication

Le challenge sera diffusé sous le Hashtag #Hanamibookchallenge sur Instagram et Facebook. Je vous invite à l’utiliser quand vous réalisez une publication afin de pouvoir la relayer.

Pour cette première édition, je ne souhaite pas créer de groupe Facebook car cela supposerait de réaliser de la modération. Or, je travaille seule et je n’ai pas beaucoup de temps pour cela. Je l’envisagerai peut-être les années suivantes selon la manière dont ce challenge est accueilli sur la blogosphère.

En revanche, j’ai réalisé un compte Instagram qui vous permettra de découvrir les PALS des autres participants via le Hastag #Hanamibookchallenge, et de découvrir mes propres publications, ainsi que quelques jeux que je vous proposerai tout au long du challenge.

Enfin, parce que je suis généreuse de nature, je vous propose quelques visuels que vous pouvez réutiliser sur vos blogs, et réseaux sociaux que vous trouverez en fin d’article.

J’espère que ce challenge vous plaira autant que j’ai eu plaisir à le réaliser. Je reste à votre écoute par messagerie sur les réseaux sociaux et en commentaire à cet article si vous avez des questions à me poser. Bon challenge à tous !

Fleur de cerisier et matcha,

A.Chatterton

Pour retrouver mes chroniques associées à ce challenge :

Publié dans On joue ?

Bilan anticipé du Ho Ho Ho Challenge 2020-2021

A un mois et une semaine avant la fin du Hohoho Challenge, j’ai décidé de l’arrêter pour me consacrer à mes projets 2021. Voici un petit bilan sur ce challenge atypique avec mes tops et mes flops, en espérant le recommencer l’an prochain.

Comment j’ai vécu le challenge

J’avais besoin d’évacuer une grosse pression entre le boulot et le blog pendant les fêtes de Noël. Réaliser une pause blog pendant 15 jours m’a redonné l’envie de lire sans avoir besoin de chroniquer chaque livre. Et j’ai vraiment beaucoup lu pendant ces 15 jours ! Dont des romances de Noël, un type de livre jusque là absent de ma PAL car je jugeais les histoires peu digne d’intérêt car pas assez sérieuses. J’ai revu ma copie par la suite (comme quoi, les préjugés…). En y réfléchissant, je pense que j’ai aussi le droit de m’accorder des lectures de divertissement au lieu de chercher des intrigues parfois lourdes. Et les romances de Noël, ce sont un peu comme des bonbons : parfois on a besoin de sucreries pour se remonter le moral !

Le mois de Décembre a été une course entre le boulot, les cadeaux de Noël et le blog. Je n’ai donc pas eu l’occasion de faire d’autres activités à part lire. De ce fait, je regrette de ne pas avoir participé aux missions associées au challenge, même si elles avaient l’air assez amusantes. Et puis, passé Noël, les réaliser n’avait plus de sens car elles tournaient beaucoup autour de cette fête. Pourtant, j’aurais beaucoup apprécié m’impliquer plus dans le challenge si j’avais eu plus de temps et d’énergie. Je pense recommencer l’aventure l’an prochain, au moins pour cela.

Passé janvier, comme j’avais des préparations à réaliser pour mon projet sur le Steampunk et que de nouveaux challenges pointaient le bout de leur nez, je me suis dépêchée de finir de lire ma PAL, afin de passer à autre chose, mais cela n’a pas été possible. Je n’étais plus motivée pour lire les livres restants et beaucoup plus encline à me lancer dans de nouvelles lectures hors PAL.

Avec le recul, je dirais que cela a été un très bon challenge, malgré quelques flops lecture. Je pense qu’il gagnerait en efficacité en se cantonnant au mois de décembre, car passé les fêtes, on n’est plus vraiment dans l’esprit de Noël, à l’inverse du Cold Winter Challenge (qui a l’Hiver comme connotation dans son titre). S’il était seulement engagé sur Décembre, la PAL serait plus réduite mais on s’amuserait plus autour des missions. Mais cet avis n’engage que moi…

Mes lectures favorites du challenge

Pour une fois, je n’ai pas souhaité faire un retour détaillé avec des articles très longs sur chacune de mes lectures car ce sont des lectures plaisir. Toutefois, c’est le cas pour certains livres dont le titre est souligné. Pour les autres, j’indique à chaque fois ce qui m’a plu dans le roman pour te donner un aperçu. 😉

L’année de Grâce, de Kim Liggett, éditions Casterman : un vrai coup de coeur et une lecture coup de poing ! A l’inverse de Félines de Stéphane Servant qui m’avait agacée par son côté fourre-tout d’idées diverses (génocide, féminisme, discriminations, épidémie, LGBTQI+, adolescence…), le roman de Kim Liggett aborde pratiquement les mêmes thèmes, épidémie en moins, mais de manière plus subtile, sur fond de dystopie. J’ai vraiment adoré ce livre pour les réflexions développe. Tu pourras retrouver mon avis complet en cliquant sur le titre.

La petite boulangerie du bout du monde de Jenny Colgan, éditions Prisma : Le tome 3 était dans ma PAL pour ce challenge, mais je n’avais pas lu les deux premiers tomes. J’ai donc lu l’ensemble de la trilogie et je n’ai pas été déçue. Jenny Colgan est une vraie amoureuse de la pâtisserie et de la Cornouailles. Elle met tout son cœur à nous faire aimer ses deux passions à travers l’histoire de Polly, une jeune anglaise qui cherche à se reconstruire après une déception amoureuse et qui décide d’habiter sur une île des Cornouailles. J’ai beaucoup apprécié le cheminement du personnage principal qui s’efforce de se trouver un nouveau travail, de nouveaux amis, une nouvelle maison, et qui ne baisse jamais les bras devant les difficultés. J’ai aimé l’accompagner dans son intégration dans la communauté atypique de l’île, découvrir des recettes qui donnent l’eau à la bouche, visiter sa maison balayée par les vents marins. J’ai adoré l’île de Mount Polbearne, son charme d’antan, ses habitants réfractaires à la modernité qui viendrait bouleverser la quiétude de leur quotidien. Au fil des trois tomes, l’entreprise de Polly grossit et s’étoffe et cela fait du bien au moral. Derrière son histoire, l’auteure introduit la recette du bonheur : faire ce que l’on aime, même si cela ne nous rend pas très riche. L’important étant de trouver sa place. Même si j’ai aimé les intrigues des trois tomes, je trouve celle du premier plus aboutie. Une lecture doudou que je recommande fortement en cas de blues et plus réussie que d’autres romans dans la veine Feel Good. 😉

Brexit Romance, Clémentine Beauvais, éditions J’ai lu : Je ne connaissais pas l’univers de Clémentine Beauvais mais j’en avais l’image d’une auteure pétillante dont j’admirais la vie : l’auteure est traductrice et enseignante-chercheuse à l’université de York en Angleterre, une ville que j’ai eu l’occasion de visiter par le passé. Elle tient également un blog sur l’écriture. Commencer l’œuvre littéraire de Clémentine avec Brexit Romance m’a semblé une évidence : on y parle de la France, de l’Angleterre et des clichés sur les différences culturelles. Sa plume mordante et son ton bourré d’humour et de fantaisie m’a particulièrement séduite. Les quiproquos associés aux différences linguistiques m’ont fait hurler de rire. Les réflexions sur le Brexit et ses conséquences, du point de vue anglais m’ont ouvert les yeux sur l’avenir de nos voisins d’Outre-Manche et surtout la jeune génération. On sent que l’auteure s’est efforcée de proposer un panel complet des réactions britanniques sur le sujet qui est très intéressant à lire. Si l’intrigue semble digne d’un marivaudage sur fond politique (une agence de mariages blancs franco-britanniques mené par une jeune britannique très orientée gauche), elle ne m’a pas tout à fait convaincue. La remise en question du mariage comme un arrangement entre pairs était intéressante, mais sa mise en œuvre dans l’histoire reste assez fantaisiste. J’ai détesté Justine, l’anglaise à l’origine du projet, pour sa tendance à la manipulation, Marguerite pour son côté jeune ingénue en crise d’ado, Pierre pour son penchant communiste exacerbé. La fin m’a semblée un peu convenue. Mais j’ai tout de même passé un bon moment de lecture car j’adore les romans qui parlent des différences culturelles et l’histoire reste assez drôle.

Noël et préjugés, la TeamRomCom, éditions Charleston : Il s’agit d’un recueil de 6 nouvelles- Romances de Noël par 6 auteures différentes, avec pour point commun le roman de Jane Austen dans chacune des histoires. L’ensemble a été très distrayant sans être pour autant un coup de coeur absolu. J’ai apprécié les cinq premières nouvelles, beaucoup moins la dernière intitulée Amour, tempête et Best-Seller, pour son style assez spécial et son personnage principal ultra-stressé qui m’a donné envie de faire une séance de méditation. Plusieurs sujets intéressants sont abordés et de manière positive : la grossophobie, la romance du point de vue masculin, le premier amour, le manque d’amour maternel, les apparences trompeuses, le manque de confiance en soi, l’agoraphobie. Je ferai un retour plus détaillé dans un prochain article car ce livre fait également partie de ma PAL spécial nouvelles pour le Projet Ombre.

Les flops du challenge

L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de Pèlerinage, Haruki Murakami : J’admire beaucoup Haruki Murakami en tant qu’écrivain car c’est un coureur au long court, au sens propre comme au figuré : il met beaucoup de temps à écrire un livre et il pratique la course à pied. Son autobiographie, Profession Romancier, est une mine de conseils pour les écrivains débutants. J’avais lu auparavant la trilogie 1Q84 qui m’avait laissé une impression mitigée : l’envie de continuer à s’imprégner de l’atmosphère qui se dégage du livre après l’avoir terminé, mais aussi d’obtenir des réponses face à l’irruption d’évènements fantastiques sans queue ni tête. Avec L’incolore Tsukuru, j’ai retrouvé la même atmosphère cotonneuse, jonchée de descriptions parfois inutiles sur ce que font ou pas les personnages, des passages fantastiques dont on ne sait que faire, et surtout une fin ouverte où c’est au lecteur d’imaginer la suite. Quel était le message derrière ce livre ? A travers les péripéties du personnage principal qui cherche à retrouver ses amis d’enfance pour comprendre pourquoi ils l’ont rejeté il y a des années, j’ai cru discerner une sorte de morale : parfois on se fait de fausses idées sur l’opinion des autres envers soi. Avec Tsukuru, j’ai revu le personnage de Tengo de 1Q84, qui ne sait pas bien ce qu’il veut dans la vie à part quelques satisfactions matérielles simples, et qui essaie de se trouver une identité (mais bloque face à ce rejet d’adolescence). J’avoue que les différences culturelles entre la France et le Japon m’ont peut-être empêchée de comprendre le livre. J’ai l’impression que le rejet est une chose très exacerbée au Japon et que la difficulté d’intégration dans un système où faire comme les autres est la norme, doit être compliqué. Le sujet n’est donc pas très joyeux, il y a beaucoup de longueurs, mais ce sont les passages fantastiques qui m’ont le plus dérouté : parfois le personnage ne sait plus qui il est, et il lui semble plausible qu’il ait pu faire certaines choses dont il ne se souvient pas. Il y a également une scène de sexe issue d’un rêve du personnage principal, complètement ubuesque et dont j’ai eu du mal à trouver la place dans l’histoire. Bref, j’ai mené ma lecture jusqu’au bout, mais j’en suis ressortie abasourdie. Je ne suis pas sûre de retenter l’expérience…

Le diable danse à Bleeding Heart Square, Andrew Taylor : J’ai lâché ce livre au bout de 50-100 pages ! J’ai été attirée par la couverture et le résumé mystérieux, mais je me suis pas mal ennuyée. L’intrigue met beaucoup trop de temps à se mettre en place avec de nombreux personnages dont il faut retenir les noms. Le rythme est lent et on a envie parfois de réaliser des coupures tellement certains passages sont inutiles. L’enquête policière menée en même temps que la nouvelle vie de Lydia chez les pauvres, est plutôt lente à se mettre en place aussi. Et je n’ai pas accroché du tout au personnage principal malgré un début prometteur : une jeune épouse des beaux quartiers qui se fait battre part son mari et qui essaie de gagner son autonomie en habitant chez son père dans les bas quartiers, alors qu’elle n’a jamais travaillé. J’ai quand même lu les dernières pages pour connaître le meurtrier de la vieille dame disparue en début d’histoire et je pense que je n’aurais jamais deviné, tellement peu d’indices laissaient deviner son identité. Mise à part ces points négatifs, les seuls aspects positifs que j’en retiens sont une description assez précise et prenante de la vie des gens pauvres fin 1930 dans Londres et la montée du fascisme dont j’avais déjà eu un aperçu à travers la série TV Peaky Blinders. Mais cela ne m’a pas pour autant donné envie d’aller plus loin. Une très grosse déception.

Ceux que je n’ai pas lus

Comme je l’ai expliqué plus haut, je n’étais plus très motivée par la lecture de ces livres mais je compte les recaser dans d’autres challenges à venir. Par exemple, Y aura-t-il trop de neige à Noël ? sera parfait pour le Projet Ombre ou le prochain Hohoho challenge car c’est un recueil de nouvelles de Noël. Le tome 2 du Passageur d’Andoryss pourra coller au prochain Pumpkin Autumn Challenge car il évoque des fantômes. Je vais aussi parler du Manuel du Steampunk lors de ma Session de Mai de mon projet Steampunk consacrée aux guides et livres fondateurs du Steampunk. Bref, j’aurai l’occasion de les lire à un autre moment de l’année, tout n’est pas perdu 🙂

Mes résultats pour ce challenge

Sur les 12 livres que comprenait ce challenge, j’ai lu 5 livres + 2 livres hors PAL et j’ai abandonné une lecture. Je m’en tire avec une moyenne de 7 livres et demi ! Je pense faire mieux l’année prochaine avec plus de lectures doudous comme des romans feel Good ou des romances qui me semblent assez adaptées à ce challenge et la période qui l’accompagne. Je remercie les créatrices du projet, A book and a cup et Disorder Reef pour le mal qu’elles se sont données et j’espère qu’elles continueront l’année prochaine !

Publié dans Lectures, On joue ?

Parlons Steampunk ! Programme 2021

Comme annoncé dans mon bilan annuel 2020, cette année j’ai décidé de me consacrer à la littérature steampunk pour vous la faire découvrir, mais aussi parce que c’est un de mes péchés mignons (avec le fromage !). Voici donc le détail de mon projet et ce que cela va engendrer comme changements sur le blog.

Parlons Steampunk ! Kézako ?

Parlons Steampunk ! est un projet que j’ai mûri depuis bientôt deux ans, et qui consiste à faire découvrir la littérature steampunk aux néophytes et à tous ceux qui en lisent sans le savoir.

Il est compliqué de définir ce genre en seulement deux phrases. A part vous dire que l’on va parler d’Uchronie (= encore un terme à définir ! ) et que ça prend comme inspiration les romans Jules Verne ou la Ligue des Gentlemen extraordinaires, mais à notre époque, je suis encore éloignée de la vérité. Donc je me suis dit : Pourquoi ne pas découvrir avec vous, à travers plusieurs romans du genre, tout ce que recoupe cette littérature ?

Sur la base de 12 live Instagram sur ma page Instagram, je vais m’efforcer de vous proposer une définition, en vous présentant des romans associés à une thématique du steampunk, pour chaque live. Ces romans seront récents (dernières sorties) ou anciens, et surtout issus de ma bibliothèque personnelle.

Pourquoi 12 live seulement ? Parce qu’il y aura un live par mois, le dernier dimanche du mois, de 16h à 18h et que cela me semble un nombre assez correct pour aborder ce projet. Par ailleurs, c’est un projet pour lequel je ne souhaite consacrer qu’une année. Peut-être que je changerai d’avis par la suite, en fonction de vos retours.

Les live seront interactifs et vous aurez la possibilité de me poser des questions auxquelles je répondrai avec plaisir. Si vous n’êtes pas disponible le jour du live, il vous sera possible de le regarder en replay sur le Feed de mon compte Instragram, rubrique Vidéo IGTV.

Une semaine avant chaque Live, je transmettrai la liste des livres évoqués pendant le live ainsi qu’un rappel du thème. Cela vous permettra, si vous les avez lu, de donner votre avis ou de poser des questions plus précises.

Je ne pourrai pas parler de tous les livres steampunk qui existent, mais libre à vous de laisser en commentaire sur chaque live, les romans qui pourraient correspondre à la thématique choisie. Et vous constaterez que nous retrouverons des romans qui en englobent plusieurs.

Après chaque Live, j’essaierai de réaliser un article récapitulatif sur les livres qui auront été abordés ainsi que le thème du live, dans le but de poursuivre notre définition du Steampunk.

Quel est mon programme concernant ce projet ?

J’ai longtemps hésité avant de vous dévoiler mon programme complet car je souhaitais garder des surprises, mais finalement je me suis dit qu’il était plus judicieux de vous faire connaître les thèmes qui seront abordés. Si vous ne souhaitez pas en suivre certains, au moins vous saurez quand ils auront lieu.

Cependant, je me réserve le droit de modifier l’ordre des thèmes si je n’ai pas le temps de le préparer à temps, parce que, soyons honnête, j’ai tendance à avoir une organisation bordélique malgré les apparences…

Dans ce cas de figure, pas de panique ! Je diffuserai une communication de rappel une semaine avant le Live sur la thématique abordée, avec les livres concernés.

Voici les thématiques que je vais utiliser dans notre quête de définition du steampunk :

  • Janvier : Steampunk et Magie
  • Février : le Roman policier Steampunk
  • Mars : La figure de l’automate
  • Avril : Engins mécaniques et nouvelle énergie
  • Mai : Les Livres fondateurs du steampunk et guides
  • Juin : Le steampunk au féminin (France vs pays anglophones)
  • Juillet : Anthologies de nouvelles steampunk
  • Août : BD, comics et mangas Steampunk
  • Septembre : La production jeunesse et Young Adult steampunk
  • Octobre : zombies, loup-garous et vampires dans le steampunk
  • Novembre : Beaux livres, DIY et romans photos
  • Décembre : A la croisée des genres, ces livres presque steampunk.

Est-ce qu’il va y avoir des changements sur le blog à cause de ce projet ?

Ce projet va remettre un peu en question ma programmation d’articles habituelles, mais ce n’est pas la cause principale. Depuis début janvier, je peine à maintenir un rythme de publication régulier car je cumule la fatigue du travail et la fatigue hivernale. Il était temps de trouver un nouveau rythme. J’ai donc décidé de réduire mes publications.

En 2020, je publiais sur le blog un article chaque mercredi et dimanche, ainsi qu’un samedi une semaine sur deux pour ma Veille littéraire du Net. C’était bien, mais un peu beaucoup et je n’avais pas beaucoup de vie sociale.

En 2021, je publierai un article sur le blog chaque dimanche, ainsi qu’un article de Veille littéraire du Net le premier samedi du mois (au lieu de deux par mois). En effet, j’ai remarqué que j’ai moins de choses à vous faire découvrir et je ne souhaite pas me forcer à chercher des trucs juste pour remplir un article. Cela n’a pas de sens. Par ailleurs, je réaliserai un live le dernier dimanche par mois sur Instagram pour le projet Parlons Steampunk ! Et cela me semble déjà par mal.

Pour moi, ce blog doit rester un plaisir. C’est quelque chose que je martèle depuis le début. Je préfère réduire mes publications plutôt que de me dégoûter d’écrire. Sinon à quoi bon ?

Voilà pour l’explication de mon projet et la petite mise au point de début d’année. J’espère que vous serez nombreux à me suivre. Si mes live fonctionnent bien, j’envisagerai peut-être des interview d’auteurs pendant l’année, mais je ne manquerai pas de vous tenir au courant. 😉

Vapeur et Cuivre,

A.Chatterton

Publié dans On joue ?

Challenge littéraire spécial Nouvelles : Le Projet Ombre

L’an passé, j’ai lu quelques nouvelles et je me disais : « et si je participais au Projet Maki ? ». Cette année, c’est fait avec le Projet Ombre. Je vous ai perdu ? Attendez que je vous explique…

Le projet Ombre : Définition

Le Projet Ombre est la relève du Projet Maki, initié par le blogueur Les lectures du Maki, spécialisé dans les nouvelles de Science-Fiction. Le Maki s’était inspiré du Projet Bradbury où un auteur s’engageait à écrire une nouvelle par semaine et l’a transformé en lecture d’une nouvelle par semaine.

L’idée est de promouvoir les nouvelles, novelettes et novellas, genres un peu délaissés dans la littérature, et d’en lire toute l’année. C’est donc un challenge qui a une durée assez longue, du 3 janvier 2021 au 3 janvier 2022 pour être exact.

Les nouveautés du challenge avec sa transformation en Projet Ombre par Manon d’Ombrebones sont : une ouverture des lectures aux autres thèmes que les littératures de l’imaginaire, l’introduction de nouveaux paliers ainsi que des missions pour pimenter l’affaire. Elle propose aussi un jeu-concours pour gagner des anthologies ou des nouvelles en fonction du nombre de lectures chroniquées en fin d’année.

Le fonctionnement du Projet Ombre

Pour commencer, ce challenge littéraire nécessite une inscription auprès de Manon afin de se définir un objectif et de valider ses lectures si l’on souhaite participer au concours. Il suffit de se rendre sur la page de présentation du Challenge et de laisser un commentaire en précisant le palier sur lequel tu t’es décidé. L’étape est bien sûr facultative si tu ne souhaites pas participer au concours.

Le challenge concerne uniquement les nouvelles, novelettes et novellas. Il ne convient pas au format BD, manga, comics et autres formats graphiques sauf s’il s’agit de nouvelles illustrées. La différence entre nouvelles, novelettes et novellas est très bien expliquée sur le site de Manon. Chaque nouvelle dans une anthologie compte de manière individuelle. Donc si tu as une anthologie de 12 nouvelles, tu peux compter douze nouvelles lues et non pas un recueil.

Pour jouer, tu dois déterminer ton palier de lecture, il y en a 4 :

  • L’ombre du palmier : c’est le niveau débutant. Tu participes au challenge sans te prendre la tête ni te fixer d’objectifs précis sauf celui de lire au moins un texte au format court en 2021.
  • L’ombre à la douzaine : Niveau intermédiaire : tu t’engages à lire un nouvelle tous les mois pour un total de douze à l’année.
  • Le doublé de l’ombre : Niveau intermédiaire + : Tu lis au moins deux nouvelles par mois, pour un total de 84 sur l’année.
  • L’ombre acharnée : Niveau expert : tu participes au challenge dans sa version d’origine avec une lecture de nouvelle par semaine pour un total de 52 sur l’année.

Il est possible de changer de palier pendant l’année si tu lis plus de nouvelles que prévu !

Il y a également des missions pour lesquelles tu peux t’inscrire chaque mois :

  • Janvier : Lire une nouvelle de science-fiction
  • Février : Lire une nouvelle qui parle du carnaval ou du cirque.
  • Mars : Lire une nouvelle d’un auteur ou d’une autrice francophone
  • Avril : Lire une nouvelle humoristique (ou avec au moins une blague dedans).
  • Mai : Lire une nouvelle dont l’auteur a la même initiale que vous sur son nom de famille. Si vous faites nom + prénom, ça compte x2 !
  • Juin : Lire un texte au choix qui compte double : et pour le #ProjetOmbre et pour le #S4F3. Donc obligatoirement un texte court de SFFF.
  • Juillet : Lire une nouvelle qui se passe sous le soleil (climat désertique, plage, etc.)
  • Août : Lire une anthologie complète / un recueil complet sur le mois.
  • Septembre : Lire une nouvelle qui parle d’une école ou se passe dans une école.
  • Octobre : Lire une nouvelle qui (vous) fait peur.
  • Novembre : Lire une nouvelle dont la langue d’origine n’est ni l’anglais, ni le français.
  • Décembre : Lire une nouvelle où on offre un cadeau (et oui ça peut être un cadeau empoisonné).

Concernant le concours, plusieurs anthologies de nouvelles sont à gagner sous réserve d’être inscrit et de publier des critiques des livres sur son blog ou un réseau social littéraire, et de les signaler à Manon via un formulaire qu’elle a mis en ligne sur son article de présentation.

On peut concourir pour trois catégories : Celui qui lira le plus de textes, celui qui gagne le plus de points en réussissant les missions mensuelles, et par tirage au sort parmi tous les participants.

Ma PAL pour ce challenge

Passé ce préambule, je te présente ma PAL pour ce challenge annuel. Je me suis inscrite pour le Palier L’ombre à la douzaine pour lire 12 nouvelles dans l’année, mais ce sera sans doute plus !

Ma PAL est très orientée littératures de l’imaginaire mais j’ai aussi quelques recueils de romance et gothiques, recyclés de mon Ho Ho Ho challenge 2020-2021. Tu noteras qu’il y a de nombreux recueils de littérature steampunk car j’en profite pour croiser ce challenge avec mon projet annuel. 🙂

Les recueils

Contes et récits du Paris des Merveilles, éditions Bragelonne / Steampunk

Résumé : « Bienvenue dans le Paris des Merveilles, un Paris qui n’est ni tout à fait le nôtre, ni tout à fait un autre… et qui, désormais, n’appartient plus seulement à votre serviteur. Dans ce recueil, vous découvrirez six nouvelles situées dans le monde du Paris des Merveilles. Je suis l’auteur de deux d’entre elles, les quatre autres étant l’oeuvre de jeunes plumes – parfois débutantes mais toujours talentueuses – qui se sont approprié l’univers d’Isabel, Griffont et Azincourt pour, je l’espère, votre plus grand plaisir… » Pierre Pevel

Futurs antérieurs, 15 récits de littérature steampunk, éditions Fleuve Noir / Steampunk

Résumé : Voici la première anthologie française de littérature steampunk. Synthèse harmonieuse et féconde de genres aussi dissemblables que le roman historique, le fantastique, la science-fiction, le roman d’aventure frénétique et la littérature romantique, le Steampunk, de « steam » qui veut dire vapeur s’efforce d’imaginer jusuq’à quel point le passé aurait pu être différent si le futur était arrivé plus tôt…

La machine à remonter les rêves, éditions Mnémos / Steampunk

Résumé : Père du roman de science-fiction tel qu’il s’est ensuite développé en France, Jules Verne est devenu un classique. Aujourd’hui, la France entière et tout le milieu de la science-fiction reconnaissant célèbrent le centenaire de la mort du grand maître. Deux anthologistes, Richard Comballot (Les Ombres de Peter Pan, Mission Alice), et Johan Heliot, auteur du roman steam-punk désormais culte, La Lune seule le sait (Jules Verne y enquêtait sur la lune) lui rendent un vibrant hommage :  » Sans ce vieux Jules, bien malin qui pourrait dire où nous en serions tous, à commencer par nos auteurs puis vous, lecteurs, enfin nous, modestes passeurs, le temps d’un livre. Certainement quelque part où le goût des aventures nous paraîtrait frelaté. Où il manquerait à la jouissance de l’amateur d’anticipations scientifiques la part – belle, n’en doutons pas – de nostalgie qui amalgame dans le plaisir passé et présent. « 

Ecologie et folie technologique, Anthologie de nouvelles steampunk vol.1, éditions Oneiroi / Steampunk

Résumé : Le steampunk invite à revisiter le passé, à renouer avec les racines de notre société. Dans cette anthologie, on vous emmène au commencement de l’industrialisation, au moment où tout était encore possible pour la planète et pour l’Homme. Et si les choses s’étaient passées autrement ? Pour le meilleur ou pour le pire ou juste différemment. Prenez place dans notre machine à remonter le temps !

Noël et Préjugés, TeamRomcom, éditions Charleston / Romance

Résumé : Noël, cette fête qu’on adore détester ou qu’on déteste adorer ! Réunion familiale ou tête-à-tête ratés, de Paris à New-York en passant par l Italie, on peut y vivre des crush ou des clash, qu importe ! Et si la figure tutélaire de Jane Austen vient y apporter sa petite touche de magie pour faire basculer les situations les plus inextricables, l’esprit de Noël promet d’être au rendez-vous !

Anthologie maisons hantées, éditions Luciférines/ Gothique

Résumé : Qu’elles soient perdues au milieu des bois, héritées d’un grand oncle ou cachées dans la brume, les maisons hantées sont des motifs familiers de l’horreur. Depuis Le Château d’Otrante de Walpole et l’apparition du roman noir anglais au XVIIIe siècle jusqu’au slasher moderne, il est devenu impossible de passer à côté de ces lieux maudits où la réalité se distord. En hommage à l’intarissable production littéraire et cinématographique qui se plaît à abandonner ses personnages entre des murs de plus en plus étroits, dix-sept auteurs ont proposé leurs huis-clos les plus angoissants. De hautes tours gothiques, un appartement d’étudiant, un motel d’où on ne revient pas… chaque nouvelle présente un édifice dans lequel il serait imprudent de s’aventurer très longtemps. Spectres, démons, souvenirs d’un autre temps et monstres cannibales ont un sens de l’accueil particulier… Alors, comme le disait si bien Dante : Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance… Des textes inquiétants, violents, insolents, qui n’hésitent pas à s’amuser de nos peurs les plus profondes.

Black Mambo, Morgane Caussarieu, Sophie Dabat et Vanessa Terral, éditions du chat noir/ Gothique

Résumé : Il existe des territoires où le progrès n’a pas encore éradiqué les vieilles croyances et leurs pratiques. L’Afrique, berceau de l’humanité, en fait partie. Chamans, Mambos, Sangomas… Autant de sorciers qui œuvrent dans l’ombre à protéger les fidèles, mais aussi à réveiller les anciens Dieux, démons et loas. Magie blanche ou magie noire, en dehors des frontières de ce continent, tel un serpent, discret et insinueux, elle se répand. Ainsi, le jeune punk Mika sera initié malgré lui aux secrets du vaudou, en plein carnaval de la Nouvelle-Orléans, et devra composer avec l’esprit des morts, le terrible Baron Samedi et son armée de gamins buveurs de sang. À Marseille, des meurtres rituels obligent le capitaine Dilaniti à renouer avec ses racines, le Swaziland, un pays sous dictature militaire où règnent encore les traditions liées au Muti, culte tribal qui vampirise la population. Au Maghreb, les djinns, esprits nés d’un feu sans fumée, peuvent posséder les vivants. La grossesse avait chassé celui qui résidait en Leila. Entourée de son fils et de son mari, la jeune femme devrait être heureuse. Pourtant, un regard brûlant pèse sur son âme. Trois auteurs reconnues de la nouvelle génération s’associent pour vous conter ces légendes africaines… À leur manière… 

Notre dame aux écailles Mélanie Fazi, Bragelonne / Fantastique

Résumé : Saviez-vous qu’à Venise, qui vole des soupirs encourt la vengeance de la ville ? Connaissez-vous vos plus sensuelles métamorphoses, lorsque vous êtes loup, lorsque vous devenez lionne ? Avez-vous déjà pris un fleuve pour amant ? Partez à la découverte des troubles secrets de l’âme et des lieux les plus hantés : une villa qui palpite de vies enfuies, l’océan dont certains ne reviennent plus tout à fait humains, ou encore ce train de nuit qu’empruntent ceux qui cherchent l’oubli. Mais attention: de ces voyages intimes et inquiétants, on ne rentre pas indemne.

Les nouvelles individuelles

Lance Jeanne A Debats, ActuSF (gratuit en numérique) / Gothique -Bit-lit

Résumé : 1936. Le vampire Navarre est contraint de faire équipe avec un Lancelot vieux de mille ans pour sauver une princesse des griffes d’un dragon invoqué par les nazis. « Lance » se déroule dans l’univers de Métaphysique du vampire de Jeanne-A Debats.

Le vert est une couleur éternelle, Jean-Laurent Del Socorro, ActuSF (gratuit en numérique)/ Fantasy Historique

Résumé : 1597. La compagnie du Chariot a été embauchée pour participer au siège d’Amiens. Au milieu de la guerre et des combats éclot un amour fragile entre le capitaine N’a-qu’un-œil et Fatima, la chroniqueuse particulière d’Henri IV. Mais comment aimer quand la mort rôde ? « Le vert est éternel » se déroule dans l’univers de Royaume de vent et de colères de Jean-Laurent del Socorro.

Le diable dans la boîte, Jean-Laurent Del Socorro, ActuSF / Historique

Résumé : 1849 : Henri Brown est un esclave dans le Sud de États-Unis. Pour gagner sa liberté il prend le risque de voyager enfermé dans une simple caisse de bois. Un périple de 24 heures, où il devra survivre aux retournements de situations…. et à ceux de sa boîte ! Et la Mort n’est pas jamais loin… Poursuivez la découverte de cette Amérique déchirée par l’esclavage avec le roman Je suis fille de Rage de Jean-Laurent Del Socorro.

Le gnome qui voulut être fée, Audrey Alwett, ActuSF (gratuit en numérique) / Fantasy

Résumé : Mignard est un gnome malheureux parmi les siens. Jusqu’au jour où il sauve la vie d’une fée. Et si Mignard n’était pas ce qu’il croyait être ? Et si les fées n’étaient pas aussi méchantes que son peuple le dit ? Mais attention : si parfois l’amour donne des ailes, tel épris qui croyait prendre… On retrouve l’humour (percutant) de l’univers des Poisons de Katharz dans cette nouvelle de Audrey Alwett.

Pourquoi dans les grands bois, aimé-je m’égarer, Karim Berrouka, ActuSF (gratuit en numérique) / Urban Fantasy

Résumé : Marc-Aurèle Abdaloff et Premier de la Classe sont sur une nouvelle affaire : envoyés dans les monts d’Arrée, ils doivent enquêter sur de curieux meurtres perpétrés à l’épée par un homme accompagné d’une armée d’écureuils sanguinaires. « Pourquoi dans les grands bois, aimé-je à m’égarer » se déroule dans l’univers de Fées, weed & guillotines de Karim Berrouka.

Le syndrome de Pan, Morgane Caussarieu, ActuSF (gratuit en numérique)/ Gothique – Bit-lit

Résumé : Morgane Caussarieu revisite le thème de Peter Pan à la sauce vampires. De quoi vous donner sans doute envie de découvrir les autres univers vampiriques de cette autrice aux éditions ActuSF : Rouge Toxic et Rouge Venom.

Issa Elohim, Laurent Kloetzer, Bélial’ / Science-Fiction

Résumé : Europe. Demain. Dérèglements climatiques, terrorisme et guerres confessionnelles secouent les restes d’un ordre mondial en miettes et jettent des millions de réfugiés sur les routes. L’horizon est fluctuant ; le monde se recroqueville face à un futur incertain et menaçant. Et puis il y a les Elohim — ou prétendus tels. Des êtres exceptionnels, mystérieux, porteurs d’un espoir nouveau, et qui semblent s’incarner sur Terre de manière aléatoire. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Que sont-ils ? Valentine Ziegler est pigiste. Lorsque, depuis sa Suisse natale aussi préservée que sécurisée, elle entend parler de la présence possible d’un de ces êtres dans un camp de réfugiés tunisien géré par l’agence européenne Frontex, elle auto-finance en hâte son voyage dans l’espoir d’un reportage digne d’intérêt. Valentine est toutefois très loin d’imaginer au devant de quoi elle se précipite, l’étendue de la révolution à laquelle elle va se mesurer. Une possible épiphanie à même de changer sa vision du monde, si ce n’est le monde tout entier…

Poumon vert, Ian R. Macleod, Bélial’/ Science-Fiction

Résumé : Lors de sa douzième année standard, pendant la saison des Pluies Douces habarienne, Jalila quitte les hautes plaines de Tabuthal. Un voyage sans retour – le premier. Elle et ses trois mères s’installent à Al Janb, une ville côtière bien différente des terres hautes qui ont vu grandir la jeune fille. Jalila doute du bien-fondé de son déménagement. Ici, tout est étrange. Il y a d’abord ces vaisseaux, qui percent le ciel tels des missiles. Et puis ces créatures d’outre-monde inquiétantes, qu’on rencontre parfois dans les rues bondées. Et enfin, surtout, la plus étrange des choses étranges, cet homme croisé par le plus pur des hasards – oui, un… mâle. Une révélation qui ne signifie qu’une chose : Jalila va devoir grandir, et vite ; jusqu’à percer à jour le plus extraordinaire secret des Dix Mille et Un Mondes…

Les conseils en plus pour ce challenge

Si comme moi, tu n’es pas familier avec l’univers de la nouvelle et que tu ne sais pas vers quel éditeur te tourner pour en trouver, Manon a publié récemment un article recensant les principaux éditeurs de nouvelles qui pourra t’aider à te lancer. J’ajouterai à sa liste les éditions du Petit Caveau et les éditions Luciférines qui proposent quelques anthologies de nouvelles gothiques.

Pour ma part, toutes les nouvelles mentionnées dans ma Pal, provenant des éditions ActuSF, sont gratuites. Tu peux les retrouver en ligne sur le site internet de la maison d’édition. L’occasion de découvrir la plume de certains auteurs dans des formats courts. 😉

Si tu veux te faire une idée sur certaines nouvelles avant de les lire, tu peux retrouver sur mon blog celles que j’ai déjà chroniquées avec le mot-clé Nouvelle.

J’espère que tu auras envie de participer à ce challenge et que ma PAL t’aura donné envie de découvrir des auteurs ou des univers.

Novelette et novella,

A.Chatterton

Publié dans Veille littéraire du net

And my watch begins #25

Au sommaire de cette veille littéraire du net : plusieurs challenges littéraires pour bien commencer l’année, mon retour sur Les chroniques de Bridgerton, un podcast sur Hayao Miyazaki, un article sur Stephen King et ses adaptations de livres au cinéma, un concours d’écriture sur la romance, une créatrice de créatures magiques

L’article de la semaine

Sur Actualitté, j’ai repéré fin décembre un article amusant traduit du New York Times, dans lequel Stephen King donnait son avis sur les adaptations en films ou en série de ses livres. J’ai ainsi appris que le Maître du Fantastique détestait la version de Shining réalisée par Stanley Kubrick, et le film Tommyknockers de John Power. J’ai découvert que la série Under the Dome a été arrêtée parce que CBS qui produisait le show voulait du remplissage pour tenir ses cases horaires… Bref, quelques anecdotes bien sympathiques agrémentées des bande-annonces des films pour te donner l’envie de revoir certains films comme ça, la version de 1980, emblématique et la préférée de l’auteur.

Cela a été aussi l’occasion pour moi de découvrir qu’il y avait des adaptations que je ne connaissais pas, comme celle de Mr Mercedes, visiblement assez confidentielle aux Etats-Unis, même si elle est de qualité. Ou encore de Castle rock par Canal + en série, dont la deuxième saison n’a pas abouti au grand regret de King. Si tu aimes le Fantastique et Stephen King cela pourra t’intéresser. 🙂

La série TV du moment

J’en parlais dans ma watch #24 avant les fêtes, La Chronique des Bridgerton est LA série à ne pas rater sur Netflix en ce moment si tu aimes l’univers de Jane Austen et Gossip Girl. Je l’ai regardé en deux jours pendant les vacances de Noël et j’en suis ressortie mitigée.

En soi, c’est un très bon divertissement. La série bénéficie de somptueux décors intérieurs et extérieurs dont la ville anglaise de Bath, théâtre de la vie aristocratique et de certains romans de Jane Austen. Les costumes sont magnifiques pour certains, un peu exagérés pour d’autres mais toujours très pimpants. Il ne faut pas considérer la série dès le départ comme une reconstitution historique fidèle de l’époque régence, mais plutôt comme une uchronie qui s’en inspire. Ce qui explique que les costumes ne sont pas d’époque et que la reine est noire. Car c’est un autre des points forts de la série : proposer des héros qui sont noirs et plusieurs couples interraciaux parfaitement assortis. C’est plutôt rare, et cela se justifie aussi dans la fiction : La reine noire a épousé le roi blanc et les anciens esclaves se sont vus attribuer des titres et monter les échelons de l’aristocratie dans cette Régence uchronique. J’ai trouvé cela plutôt ingénieux. Un autre point fort est l’enquête pour deviner qui est Lady Whistledown, sorte de corbeau narrant les potins de l’aristocratie dans des gazettes digne de Voici, et influençant par ses commérages l’avenir de certaines familles bien nées. Certains passages sont drôles, d’autres plus dramatiques. Pour finir, la fratrie Bridgerton est intéressante car chacun a une personnalité propre, dont les frères tiraillés entre devoir et envies ou une soeur versée dans la libération féminine.

Cependant, malgré une qualité de réalisation et le plaisir que cela m’a procuré, j’ai tiqué sur certains détails comme des scènes de sexe qui n’en finissent pas dans un ou deux épisodes, nous faisant plonger dans un Cinquante Nuances de Grey pour adolescents. J’ai aussi peu apprécié l’intrigue aux grosses ficelles qui nous est servie autour de l’histoire d’amour des deux héros et surtout le thème du féminisme abordé pas très finement par la soeur de l’héroïne et l’héroïne elle-même. On sent qu’il s’agit bien d’une adaptation de livres de la Collection Aventures et Passion chez J’ai lu.

En conclusion, si tu as envie de regarder cette série, prend la comme un divertissement et rien d’autre, tu t’amuseras bien. Si par contre, tu es fan de reconstitution historique, passe ton chemin, tu vas faire une crise cardiaque !

Les challenges littéraires du mois

De nombreux challenges littéraires ont fleuri depuis le 1er janvier, aussi j’ai dû faire un choix pour t’en proposer quelques uns auxquels je vais participer par la suite :

Le Projet Ombre, qui prend la relève du projet Maki, centré sur la lecture de Nouvelles, novella et novelettes. Il est mené par la blogueuse et écrivain Manon d’Ombremont du blog Ombrebones. Le but est de mettre en avant et de lire le plus de nouvelles possibles en un an. Il n’y a pas de menus mais quatre paliers en fonction de l’objectif que l’on souhaite atteindre : L’ombre du Palmier, L’ombre à la douzaine, Le doublé de l’ombre et L’ombre acharnée. Des missions mensuelles agrémentent le challenge si l’on est joueur sur des thématiques de lecture : lire une nouvelle de Science-Fiction, ou qui parle du Carnaval ou du cirque, ou d’un auteur/rice francophone, etc… L’ensemble du challenge est complété par un concours pour gagner des livres en lien avec le nombre de lectures et les missions réalisées. Le challenge se valide par diffusion d’une chronique sur sa lecture ou un commentaire sur un réseau social littéraire (ex : Babelio, livraddict…) et en signalant sa lecture sur un google form prévu par Manon afin de compter les points. Si le challenge t’intéresse, tu peux t’inscrire sur le blog d’Ombrebones en déposant un commentaire sous son article de présentation qui recense les détails que je n’aurais pas mentionnés. Manon a également réalisé un article qui recense les éditeurs de nouvelles si tu ne sais pas où les chercher. Le challenge début le 3 janvier 2021 et se termine le 3 janvier 2022.

Le challenge des Littéravores organisé par Justine, fondatrice du club Lecture Les littéravores, sur le blog Un coin de bouquin se déroule également sur une année. Mais il n’est pas question de mettre en avant un genre. Il s’agit plutôt de s’amuser autour de thématiques littéraires et de sortir de sa zone de confort de lecture. Le challenge s’articule autour de 100 idées de lecture allant d’un genre, à un thème ou encore des trucs farfelus comme « Un livre dont la page 100 finit par un point » ou « un livre trouvé dans une cabane à livres ». Il comporte deux niveaux de difficultés : mettre un livre dans plusieurs catégories ou dans une seule. Tu dois choisir le nombre de livres que tu penses lire dans l’année sur la base de ces 100 propositions pour te donner une idée de palier à atteindre. Je le trouve intéressant car les thèmes sont faciles et il permet par la suite d’être croisé avec son bilan de lectures annuelles. En plus, Justine propose un tableau excel récapitulatif avec les 100 thèmes du challenge pour suivre tes lectures ! Pas besoin d’inscription pour ce challenge, mais tu peux laisser un commentaire sur son article de présentation et tagguer #Challengeleslitéravores si tu publies sur Instagram pour lui faire un peu de pub. 😉

Enfin, j’ai découvert sur Instagram plusieurs challenges de lectures jeunesse qui s’adressent à des enfants, des parents d’enfants ou des enseignants (je ne sais pas trop à vrai dire). La plupart des challenges proposent des thématiques de lecture d’albums ou de livres jeunesse mensuelles et sur toute l’année. Il y a le challenge 52 albums jeunesse de Labibliodegabichou, mené par l’instagrammeuse et ancienne libraire Lamousme pour son fils « Gabichou » avec 52 propositions d’albums jeunesse et trois à quatre thèmes par mois. Mais aussi le défi #Lireenmaternelle2021 par les instagrammeurs LecturesdeKik et Lespetitsliserons orienté aussi sur 52 semaines, avec 4 à 5 thèmes par mois. Il est spécialisé pour les classes de maternelles car Lespetitsliserons est enseignante. Enfin, le challenge 1 mois/1 thème 2021 de l’instagrammeuse Chuutpetitslecteursoccupés propose comme son nom l’indique un thème de lecture par mois autour de la littérature jeunesse pour les 0-10 ans.

Pour ma part, n’ayant pas d’enfants, et n’étant ni enseignante ni bibliothécaire en contact direct avec le public, je vais participer aux deux premiers challenges mentionnés. Attends-toi à voir apparaître mes PAL dans les prochains articles. Cela te donnera peut-être des idées de lecture !

Le podcast de la semaine

France Culture consacre une série de 4 podcasts autour de la philosophie des films d’animations japonais Hayao Miyazaki. Il s’agit d’expliquer un peu le sens et l’inspiration de certains films du Maître de l’animation japonaise comme Ponyo sur la falaise, Porco Rosso, Princesse Mononoké et Nausicaä.

Dans chaque podcast, un invité différent est convié afin de décrypter un peu les films à travers le prisme de la philosophie, ponctué d’extraits audios des films. On y abordera des thèmes transversaux à l’oeuvre de Miyazaki : la transformation, l’animisme, l’écologie, la nature humaine, l’amour de l’Europe et du Japon…

Mais ce sera l’occasion aussi d’aller plus en détails dans l’analyse : Ponyo est une version revisitée de la Petite Sirène qui évoque l’écologie des mers, Porco Rosso aborde le fascisme italien et l’amour de Miyazaki pour les avions…

J’ai découvert que chaque détails des films étaient réfléchis comme l’utilisation du parapluie par Totoro comme instrument de musique, ou le bruitage qui apporte l’ambiance particulière.

J’ai trouvé dans le premier podcast que l’analyse du philosophe invité était très juste : Miyazaki nous propose des films qui peuvent avoir une vision japonisante avec une recherche d’un mode de rapport équilibré à la nature qui renoue avec l’animisme. Mais aussi une vision universelle, car ses films réussissent à nous toucher, au-delà du côté animisme, avec l’introduction d’éléments européens notamment ou les réflexions sur la nature humaine.

Chaque podcast dure 58 à 59 minutes chacun et est disponible jusqu’au 29 avril 2021 pour le premier podcast. Je t’invite à t’arrêter à la minute 53 en général, pour éviter d’écouter le journal de la philosophie, si cela ne t’intéresse pas.

Le concours d’écriture du moment

Si tu écris actuellement une romance, le concours organisé par les éditions Harper et Collins / Harlequin et sa Collection&H, pourrait t’intéresser ! Pour participer, ton histoire devra comporter les éléments suivants :

  • Etre une romance et avoir une fin heureuse (mais aussi quelques obstacles)
  • Il doit appartenir au sous-genre New Adult (=avec des héros âgés entre 25 et 35 ans)
  • Le manuscrit doit comprendre entre 300 000 et 500 000 signes.
  • Et il doit être envoyé avant le 15 mars sur le site de Harper et Collins, rubrique Manuscrits.
  • L’objet de l’email doit être « Concours Serieously »

Qui a-t-il à gagner ? Tout simplement une publication de ton histoire en version papier ou numérique chez l’éditeur Harper et Collins / Harlequin ! Alors si tu as l’envie et l’inspiration, n’hésite pas à participer ! 🙂

L’artiste de la semaine

J’ai fait la connaissance de la boutique Le Petit Peuple Caché la semaine dernière, via l’illustratrice Juliette Amadis (dont je t’ai déjà parlé dans une veille précédente). Il s’agit d’une créatrice de petites créatures magiques réalisées en pâte polymère qui débute sur Etsy, mais qui propose déjà un univers amusant et sympa, agrémenté d’histoires sur ses personnages. Ses réalisations ont l’air de qualité et ont de bons retours sur sa boutique.

Sur sa page instagram, elle a commencé à raconter l’histoire de chacun de ses personnages, tout en décrivant son entreprise et c’est très amusant. Tu apprendras ainsi concernant les champignons que « Pour accéder au rang de Maître, le Chiampi se doit de commettre un fait d’arme approuvé par le Manitou Suprême de sa Confrérie, entraînant par conséquent divers incidents et catastrophes «  (extrait du post sur les champignons). Ou encore que le Gragül, mi-troll mi-gnome est « plutôt affectueux et timide malgré sa tête de bouledogue patibulaire… »

Personnellement, je suis très fan de ses pousses de bébé mandragores qui sont absolument mignonnes et des champignons Maîtres Chiampis espiègles !

Si son travail t’intéresse, n’hésite pas à consulter sa page Instagram ou sa boutique Etsy. 😉

Voilà, ma veille est terminée. N’hésite pas à m’indiquer en commentaire tes propres trouvailles pour la beauté du partage. Si tu as raté mes autres watch, tu peux les retrouver ici.

Galette des rois et challenges littéraires,

A.Chatterton