Publié dans Lectures, On joue ?

Bilan de mes lectures du Hanami Book Challenge

Suite à mon bilan de création du challenge, voici mon retour sur mes lectures et visionnages du Hanami Book Challenge. Après une plongée intensive de trois mois autour de la culture et de la littérature japonaise, j’ai très peu descendu ma PAL mais fait des découvertes très intéressantes.

Mon ressenti général sur le challenge

Pour ce challenge, rien ne s’est passé comme prévu : J’avais commencé par utiliser les livres de ma Pile A Lire sur la thématique du Japon et de la littérature japonaise et je comptais emprunter ce qui me manquait à la bibliothèque. Au final, j’ai emprunté beaucoup de livres à la bibliothèque, j’en ai acheté quelques uns et je n’ai pas trouvé certains titres annoncés à lire pour ce challenge, donc j’ai compensé par d’autres.

De manière générale, je n’ai pas cherché à me contraindre vis à vis des menus pour mes lectures (un comble en tant que créatrice de ce challenge !). J’ai souhaité explorer la culture japonaise à travers sa littérature, ses contes, les carnets de voyage d’étrangers, des nouvelles, des romans écrits par des japonais ou par des étrangers sur le Japon, des bande-dessinées, des ouvrages sur la culture à travers ses objets ou le dessin, des romans graphiques.

L’ensemble forme un joyeux mélange, et j’avoue m’être beaucoup amusée à picorer et varier les plaisirs de lecture. C’est un peu ce qui fait la force de ce challenge : on se limite pas aux seuls romans mais à tout un ensemble de documents à notre portée et on peut aussi le réaliser avec des films et séries.

Mes découvertes préférées restent les deux carnets de voyage de Florent Chavouet au graphisme et à l’humour inimitables : Tokyo Sanpo et Manabé Shima, ainsi que le roman Tokyo la nuit de Nick Bradley.

Côté films et séries, je me suis moins investie en privilégiant des séries ou drama avec des thèmes contemporains, exclusivement sur Netflix et Amazon Prime. J’ai eu la flemme de regarder les films empruntés en dvd à la bibliothèque et je n’ai pas été très motivée pour regarder des anime excepté pour un film Ghibli que je n’avais pas vu. J’ai donc lâché une grande partie de ma PAL, mais j’ai visionné 5 séries, 1 film. Mon coup de coeur va à la série Tokyo Girl dont j’ai adoré l’évolution du personnage et les thèmes qu’elle aborde vis à vis de la sociéré japonaise contemporaine.

Pour finir, et je ne sais pas si cela est arrivé à d’autres, j’ai aussi réalisé une lecture et un visionnage de série hors challenge, en lien avec le Japon. J’étais tellement enjouée à m’immerger dans la culture que j’ai un peu débordé d’enthousiasme. Néanmoins, ce n’est pas perdu : cela m’a donné d’autres idées de thèmes pour les menus de l’an prochain et j’ai passé un très bon moment avec ces Hors challenge !

Les flops du challenge :

Pendant le challenge, j’ai eu quelques flops de lecture avec ces titres pour des raisons différentes.

Chauds chauds les petits pains de Yu Takita ne m’a pas emballé par son intrigue ni son style graphique, mais il m’a intéressé par son témoignage d’un quartier de Tokyo avant sa destruction pendant la guerre.

Le recueil de nouvelles, Le jour de la gratitude au travail de Akiko Itoyama ne m’a pas emballée par ses intrigues non plus mais j’ai beaucoup apprécié le style de l’auteure assez mordant, ainsi que ses personnages peu conventionnels.

Enfin, j’ai carrément abandonné le Jeu de la Trame de Sylviane Corgiat et Bruno Lecigne, au bout de 50 pages. Il est rare que j’abandonne un livre, mais le sujet me mettait mal à l’aise : un jeune homme décide de partir à la recherche de cartes magiques dans un Japon féodal, afin de ressusciter sa soeur dont il est amoureux et avec qui il avait une relation incestueuse. Outre les scènes de sexe et un personnage principal détestable, le sujet de l’inceste m’a mise mal à l’aise et je n’ai pas pu continuer ma lecture malgré un style intéressant qui rappelle l’épopée japonaise.

Les livres que je n’ai pas lus :

Certains étaient dans ma Pile à Lire pour le challenge, d’autres se sont rajoutés au fil de mes emprunts en bibliothèque. Pour la plupart, c’est le temps qui m’a manqué et je compte les lire dans les mois à venir ou les garder pour la deuxième édition du challenge. Pour d’autres, je n’ai pas pu me les procurer comme La cantine de minuit que j’avais réservé à la bibliothèque (et que je n’ai pas pu récupérer). De manière générale, j’ai essayé de privilégier les formats courts sauf si un gros roman me donnait vraiment envie.

Dans l’ensemble ceux qui ne sont pas lus sont des romans assez épais, pas touchés suite à une panne de lecture en début de challenge que j’ai depuis résorbée.

Concernant ma pal de séries et films, j’ai très peu regardé de films et d’anime. Je me suis concentrée sur des séries avec des thématiques contemporaines par intérêt pour la culture japonaise. Je serai peut-être plus encline à visionner des séries d’anime humoristiques l’année prochaine également.

Décompte des lectures/films par menu

Pour ce challenge j’ai lu 20 livres et regardé 6 films/séries japonaises ou sur le Japon. Cependant, la plupart de mes lectures et visionnages concernent le menu Japon contemporain et je n’ai lu aucun livre/films pour le menu Japan Pop… Voyons le détail :

Dans ce menu, j’ai lu/ vu :

Pour la Gloire de l’empereur

1 abandon de lecture, 1 lecture

Le jeu de la trame de Sylviane Corgiat et Bruno Lecigne,éditions Mnémos mais abandon au bout de 50 pages, soit même pas 50% du livre. Donc, le livre ne compte pas.

Bakemono San, les héritiers d’Higashi tome 2, Clémence Godefroy, éditions du Chat noir.

Le temple abandonné

4 livres

L’étrange bibliothèque de Haruki Murakami, éditions Belfond

Birthday girl de Haruki Murakami, éditions Belfond

Contes et légendes japonaises, Ynnis éditions

Les neiges de l’éternel, Claire Krust, éditions ActuSF

Le sourire de la Geisha

3 livres

Maïmaï de Aki Shimazaki, éditions Actes Sud

Les cahiers japonais, le vagabond du manga, Igort, éditions Futuropolis

Les cahiers japonais, voyage dans l’empire des sens, Igort, éditions Futuropolis

Les cerisiers en fleurs

2 livres

Chauds chauds les petits pains, de Yu Takita, éditions Philippe Picquier

Maneki Neko et autres histoires d’objets japonais, Joranne, éditions Le prunier/sully

Aucune lecture ni visionnage de film/série pour ce menu. Soit je n’ai pas récupéré les mangas associés à ma PAL en bibliothèque, soit je n’ai pas été inspirée par ma PAL films et séries.

Dans ce menu, j’ai lu/vu :

Fly me to Saitama

3 livres et 1 film

Pêche au toc dans le Tohoku, Shinsuke Numata, éditions Picquier

Quartier Lointain, Jirô Taniguchi, éditions Picquier

Souvenirs de Marnie, Studio Ghibli (Netflix)

Manabé Shima, Florent Chavouet, éditions Picquier

Gambate !

2 livres et 2 séries

Le jour de la gratitude au travail, Akiko Itoyama, éditions Picquier

Hôzuki, Aki Shimazaki, éditions Actes Sud

Kantaro, the sweet tooth salaryman, 2017 (Netflix)

Tokyo Girl (guide), Yuki Tanada, 2016 (Amazon Prime)

Souvenirs de lycée

Une série

The many faces of Ito, 2017 (Netflix).

Tokyo By night

5 livres et 2 séries

Tokyo la nuit, Nick Bradley, éditions Belfond

Tokyo sanpo, Florent Chavouet, édition Picquier

Touiller le miso, Florent Chavouet, éditions Picquier

Petites coupures à Shioguni, Florent Chavouet, éditions Picquier

Les miracles du bazar Namiya, Keigo Higashino, éditions Actes Sud

Samurai Gourmet, 2017 (Netflix)

Big in Japan, Tokyo édition,  Lachlan McLeod, 2018 (Amazon Prime)

Si je reviens sur mon décompte de challenge expliqué dans mon article introductif, je ne gagne aucun niveau car j’ai validé deux menus sur trois, mais j’ai lu plusieurs livres dans chaque catégorie des menus validés. Je pense revoir mon système de notation pour l’an prochain, pour proposer une compensation bonus si on zappe un menu mais que l’on lit plusieurs livres dans un autre. D’une part ce n’est pas désintéressé, d’autre part cela permettra aux participants qui comme moi zappent un menu de valider un niveau.

Mon total est donc de 20 livres et 6 films et séries, ce qui n’est pas si mal pour un challenge de trois mois. Si je m’étais écoutée, je lirais encore d’autres livres mais il faut savoir changer de type de lecture avant de saturer…

J’espère que vous vous êtes autant amusés que moi à participer à ce challenge. N’hésitez pas à cliquer sur les liens des titres si vous souhaitez lire mon retour sur le livre ou le film mentionné ou à me laisser un commentaire si nous avons une lecture en commun.

J’espère proposer un challenge aussi amusant l’an prochain pour la deuxième édition, avec toujours de belles découvertes sur la culture japonaise.

Sakura et sushi,

A.Chatterton

Publié dans Lectures, On joue ?

Bilan de la création du Hanami Book Challenge 2021

Au terme de ce challenge sur le Japon et la littérature japonaise, j’ai souhaité vous faire part de l’envers du décor concernant sa création, et sa mise en oeuvre en vous proposant un bilan au terme de ces trois mois de lectures intensives. Pour ceux qui souhaitent réaliser un challenge, cela peut vous aider. Vous trouverez aussi en fin d’article ce que j’envisage comme évolution pour l’année prochaine (car je compte bien réitérer l’expérience).

La création du challenge

Le Hanami Book Challenge est le premier challenge que j’ai créé à ce jour. C’est la concrétisation d’une envie que j’ai depuis un an et je me suis surtout fait plaisir en le réalisant.

Après avoir participé à environ 5 challenges différents et décortiqué leur mode de fonctionnement, je me suis dit que cela n’était pas bien sorcier d’en réaliser un moi-même.

J’ai décidé de prendre comme thématique la littérature japonaise et le Japon car c’est un thème que j’apprécie mais aussi parce qu’à l’époque je n’avais pas trouvé de challenge spécifique sur le sujet. Je voulais proposer quelque chose de nouveau.

Ce challenge a la même structure que le Pumpkin Autumn Challenge créé par Guimause Terrier : 3 menus avec 4 sous-catégories au noms évocateurs, avec des mots-clés entre parenthèses pour aiguiller le lecteur. Il a la même temporalité : trois mois de avril à juin.

J’ai essayé d’englober des thématiques récurrentes, voire stéréotypées autour du Japon afin de faire entrer un maximum de documents, mais aussi de le mettre à la portée des lecteurs qui découvrent cette littérature.

J’avoue que ce qui m’a causé le plus de fil à retordre était le mode de validation, mais au final personne ne l’a beaucoup utilisé.

La page instagram crée pour le challenge n’était pas prévue au départ et s’est décidée sur un coup de tête afin de faire connaître un peu le challenge et d’avoir un espace d’échange autour des lectures. J’ai choisi Instagram pour son côté visuel mais aussi pour éviter la modération d’un groupe facebook.

J’ai également proposé une pal de livres et une pal de Séries et films pour aider les participants à trouver des idées car ce challenge ne se limite pas aux livres.

Enfin, j’ai publié de façon régulière mes avis personnels sur les lectures réalisées pendant le challenge sur mon blog et Instagram afin de faire d’autres propositions et animer la page Instagram.

Les participants au challenge

Difficile d’évaluer la participation réelle des lecteurs pour le challenge car je n’ai pas mis en place un système d’inscription. J’évoquerai donc les lecteurs qui se sont manifestés sur wordpress, Facebook et Instagram ou sur qui je suis tombés par hasard.

Je me suis vite aperçue que mon challenge coïncidait avec un autre challenge intitulé Un mois au Japon (évoqué dans ma veille littéraire du net #28) qui avait lieu tout le mois d’avril. Les organisatrices de Un mois au Japon ont relayé mon challenge sur leur groupe facebook, ce qui m’a attiré des participantes (ce qui était très sympa de leur part). Par conséquent, certaines lectrices ont réalisé les deux challenges en parallèle, mais quelques unes ont arrêté de participer au mien une fois celui le mois du Japon terminé.

Au niveau de la page instagram, je compte 42 abonnés, et 4 participantes régulières qui ont publié des avis lectures pendant tout le challenge. Sur WordPress, j’ai noté 6 participantes dont une déjà abonnée sur le compte Instagram. De ce côté, j’ai noté principalement deux retours par des articles de bilan. La majorité des participants sont des femmes. Je n’ai pas eu de participants masculins.

L’article de présentation du challenge a généré sur mon blog 181 vues, 7 likes et 23 commentaires (dont 10 sont des notifications ping de mes articles entre eux et ne comptent pas.). Sur Instagram, les posts de présentation du challenge et des menus a généré 22 likes sur la page instagram du challenge et 33 likes sur ma page personnelle. Sur Facebook, mon post de présentation du challenge sur la page Miss Chatterton a généré 9 likes, 2 partages, 1 commentaire et touché 88 personnes.

En général, les participantes ont été très contentes de participer, même si elles ont trouvé le menu Japan Pop difficile à remplir. Elles ont apprécié ma proposition de menus détaillés et le fait que le challenge soit flexible au niveau du type de document à utiliser pour remplir toutes les catégories (série ou livre, fiction ou documentaire, roman ou manga).

Un autre détail intéressant est que pour certaines, cela leur a fait découvrir la littérature japonaise ou sortir de leur zone de confort de lecture, ce qui étaient mes principaux objectifs.

Pour résumé, même si le taux de participation est faible cette année, je suis contente d’avoir réalisé un challenge de qualité qui a été apprécié par les participantes.

Les écueils du challenge

Maintenir une barrière entre animation et participation à son propre challenge.

Sur le compte Instagram du challenge, j’ai eu des difficultés à séparer mes posts censés présenter des livres pour le challenge de mes propres lectures pour le challenge. Je souhaitais séparer ma participation au challenge de l’animation du challenge. Mais finalement, j’ai dû publier sur les deux comptes mes retours personnels (les posts mini-chroniques) car je n’ai pas pris le temps de prendre en photo et présenter des livres. Par ailleurs, je trouvais mes présentations trop impersonnelles à l’inverse de mes retours de lecture.

Compter le nombre d’inscrits

Je n’ai pas pensé à mettre en place un vrai système d’inscription, en me disant qu’un commentaire sur l’article de présentation du challenge suffirait et que c’était un test personnel pour savoir si je pouvais créer un challenge intéressant. Or, j’ai eu des participantes depuis Instagram directement qui n’avaient pas vu mon article de blog. Au final, pour réaliser ce bilan, il a été compliqué de savoir combien de lecteurs ont réalisé exactement le challenge.

Le manque d’échange sur Instagram

A ma grande surpise, j’ai aussi trouvé qu’Instagram n’était pas suffisant pour que les participants échangent autour de leurs lectures. Tout se borne aux commentaires. Je n’ai pas trouvé non plus comment reposter les publications des participants sur le feed, donc j’ai pris le parti de les reposter en story.

Communiquer plus et plus régulièrement

Niveau communication, cette année j’ai créé la page Instagram du challenge et j’ai contacté des maisons d’éditions spécialisées en littérature japonaise pour leur proposer de relayer le challenge.

Concernant la page Instagram, je l’ai animée pendant deux mois et demi avec des suggestions de lecture ou des retours personnels et quelques défis. J’ai aussi reporté en story les lectures des participants et taggué les maisons d’éditions citées dans les post. Au final, j’ai eu trois personnes régulières qui ont utilisé le Hashtag du challenge sur Instagram, peu de participations aux défis et de repartages des maisons d’éditions. J’ai trouvé le projet chronophage, notamment sur la prise de photos des livres, pour peu de participation. Je pense que mon rythme de publication sur Instagram n’a pas aidé car j’ai été attentive à publier deux fois par semaine au début et je me suis essoufflée au terme du deuxième mois.

Pour ce qui est de l’investissement des maisons d’éditions, il a été maigre. J’ai contacté par les réseaux sociaux quelques maisons d’édition pour leur expliquer le challenge et leur proposer de relayer mes participations. Pour résumer, les grandes maisons m’ont ignorée à l’inverse des plus petites qui ont été plus réactives comme Ynnis éditions, ActuSF ou LivrS éditions. Je pense que la jeunesse du challenge et son manque de notoriété ne m’ont pas aidée mais ce n’est pas très grave.

Des menus trop compliqués

Côté menus, j’ai eu des remarques sur leur côté cliché ou malvenu. Quelqu’un notamment m’a fait une remarque concernant l’intitulé Le sourire de la Geisha car dans les mots-clés associés, il y avait le mot « érotique » qui n’a pas plu à la personne, estimant qu’on y voyait un amalgame entre geisha et prostituée. Ce n’était pas mon intention, néanmoins, je souhaite éviter les raccourcis trop rapide pour les lecteurs.

Par ailleurs, le menu Japan Pop a semblé difficile à remplir pour tout le monde, notamment la catégorie Monter sur scène avec idols.

Evolution du challenge pour l’an prochain

Comme je compte réitérer le challenge l’an prochain malgré le peu de participants, j’ai pris en compte les améliorations à réaliser suite à des remarques de lecteurs ou des idées personnelles.

Tout d’abord, je pense à minima proposer un système d’inscription pour que les gens me signalent s’ils participent au challenge. Ce sera certainement via un commentaire sur l’article publié sur mon blog ou les réseaux sociaux. Je sais que cela ne semble pas très utile à première vue, mais cela m’aide à réaliser l’impact du challenge dans la blogosphère littéraire.

Je pense revoir les menus également pour proposer des thèmes plus abordables et moins clichés et en introduire d’autres que j’ai oubliés. J’ai noté que le menu Japon Contemporain remportait un suffrage important en termes de lectures. Il est possible que je m’en inspire pour décliner les menus.

L’an prochain, j’envisage d’étendre ma communication sur le challenge en m’y prenant plus tôt, en enregistrant mon challenge sur Booknode, et en proposant un groupe facebook en plus de la page Instagram, même si la modération qui ne m’enchante pas. Le fait est que j’aimerais plus d’échanges autour de la littérature japonaise et je n’ai pas l’impression qu’Instagram en propose, du moins dans la forme que j’ai choisie. J’envisage aussi de réaliser des partenariats avec les petits éditeurs qui ont relayés mon challenge cette année.

J’aimerais aussi communiquer des ressources sur la culture japonaise et réfléchir un peu plus à des jeux autour du challenge, ce que je n’ai pas pris le temps de faire cette année. Ce sera notamment plus intéressant l’an prochain car j’ai prévu de partir 10 jours au Japon au mois de mai 2022, si tout va bien, donc il y aura des photos in situ !

Voilà pour ce bilan déjà assez long comme ça. Je tiens à remercier les participants, les maisons d’éditions et les blogpotes qui m’ont soutenue ou ont relayé mes publications pour faire connaître ce challenge.

Je vous attends l’an prochain, un peu plus nombreux je l’espère. Et si ce n’est pas le cas, je passerai un bon moment lecture tout de même. L’important restant de se faire plaisir. 🙂

Si vous avez envie de m’indiquer votre bilan, votre ressenti ou des idées d’évolution du challenge, n’hésitez pas à me l’indiquer en commentaire.

Tofu et wasabi,

A.Chatterton

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Mini chroniques en pagaille #4 Spécial Hanami Book Challenge

Sur le principe des mini-chroniques en pagaille de Light and Smell, voici mon retour sur mes dernières lectures pour le Hanami Book Challenge. Plus étoffées qu’un simple commentaire, moins élaborées qu’une vraie chronique, parce que je n’ai pas le temps ou l’envie d’écrire une vraie chronique pour chacun des livres lus…

Manabé Shima, Florent Chavouet, éditions Picquier

Menu Japon Contemporain – Catégorie Fly me to Saitama

Résumé : Florent Chavouet a décidé de partir une île japonaise pendant deux mois afin de dessiner et d’en apprendre plus sur la culture japonaise. Comme l’archipel comporte plusieurs îles et îlots, il a jeté son dévolu sur celle de Manabé Shima, pas vraiment touristique. Ce sont ses aventures passées auprès de la communauté locale qu’il nous narre avec brio dans ce nouveau roman graphique que l’on pourrait aussi classer en guide touristique ou en récit autobiographique illustré.

Mon avis : J’avais beaucoup apprécié Tokyo Sanpô, lu lui aussi dans le cadre du Hanami Book challenge, qui parlait de ses aventures à Tokyo. J’ai carrément dévoré Manabé Shima qui apporte en plus un air de vacances estivales car il s’agit d’une île de pécheurs. On sent que l’auteur a beaucoup apprécié son voyage car il croque avec malice les nombreux membres de la communauté locale pour le moins atypiques : familles nombreuses, pêcheurs, petits vieux, tenancier de bar local, artistes, et même chats et poissons. L’île est très rurale et semble éloignée de tout, ce qui tranche avec la ville de Tokyo. On se prend vite au jeu des coutumes locales qui finissent souvent en barbecue communautaire, ainsi qu’à l’énumération des poissons en japonais ou la description minutieuse des intérieurs des maisons. Florent nous raconte aussi des anecdotes très amusantes sur des situations gênantes qui ont pu lui arriver pendant son séjour comme en premier lieu son problème pour trouver un logement ou se faire comprendre car il ne parle pas japonais. Il invente aussi des histoires humoristiques entre les gangs de chats de l’île ou la vie des poissons finissant en brochettes. On sent que les habitants ont vite adopté ce petit français qui dessine bien, au vu des histoires qu’il nous raconte. A travers la vie de l’île, on se rend aussi compte de l’attraction des villes pour ces îliens, dont la population a baissé de deux tiers, même si certains travaillent ailleurs et vivent encore sur l’île. Au niveau graphique, on retrouve des dessins au crayon de couleur superbement réalisés et détaillés de gens, des paysages, des animaux et des intérieurs de maison, nous permettant d’entrer dans l’univers de l’auteur et de vivre avec lui ce voyage. Même les légendes des illustrations et le récit chaotique écrit au crayon participent au charme de ce carnet de voyage qui sent bon les vacances d’été. J’ai beaucoup aimé la visite et cela m’a donné envie de visiter de petites îles japonaises même si je ne parle pas la langue. Mais après tout, si l’auteur s’est bien débrouillé pendant deux mois, pourquoi pas ?

Le jour de la gratitude au travail, Itoyama Akiko, éditions Philippe Picquier

Menu Japon d’Aujourd’hui – Catégorie Gambate !

Résumé : Il s’agit d’un recueil de deux nouvelles centrées sur le monde du travail du point de vue féminin et qui semble un peu autobiographique.

Dans la première nouvelle intitulée Le jour de la gratitude au travail, nous suivons une jeune chômeuse de 36 ans qui vit chez sa mère. La jeune femme vit très mal le fait d’être au chômage et quand sa voisine lui propose un rendez-vous pour un mariage arrangé, elle se sent prise dans un traquenard…

La seconde nouvelle s’intitule J’attendrai au large et évoque les relations entre collègues de bureau d’une jeune femme et d’un jeune homme, commerciaux dans la même entreprise. Le jeune homme décédé, revient hanter la jeune femme qui s’interroge sur ses choix de vie.

Mon avis sur la première nouvelle : C’est la première fois que je rencontre une auteure japonaise avec un langage aussi acide envers la société japonaise et le monde de l’entreprise. Son héroïne dénonce le fonctionnement machiste de sa société et l’on découvre que sa démission n’est autre qu’un licenciement abusif associé à du harcèlement sexuel. La position du personnage principal est également peu enviable dans une culture marquée par les hommes : à 36 ans, elle semble « périmée » vis à vis du mariage ou d’un nouveau poste dans une entreprise. L’auteure évoque en exergue une société où le travail devient plus difficile à trouver si l’on n’a pas de qualifications qui sortent de l’ordinaire ou si l’on s’éloigne de la voie tracée des jeunes filles convenables. Car Kyoko n’est pas ce qu’on peut appeler une jeune fille japonaise bien élevée et soumise : elle souhaite trouver un idéal dans son travail, quelque chose dont elle serait fière. Elle boit un peu trop aussi et s’emporte facilement. Et elle n’est pas assez désespérée pour épouser le premier inconnu venu pour échapper à sa situation. Cette rencontre arrangée met en lumière la volonté des anciennes générations d’aider les nouvelles mais avec leurs codes qui ne fonctionnent plus vraiment à notre époque. Elle apporte aussi un éclairage sur la bulle économique japonaise qui s’essouffle, avec des travailleurs dévoués à leur entreprise qui méprisent ceux peinant à retrouver un emploi. Pour résumer, une nouvelle au ton amer vis à vis de la société japonaise et surtout sur la manière dont elle traite les femmes.

Mon avis sur la seconde nouvelle : Toujours dans un style critique et cru, l’auteure nous emporte dans une autre nouvelle ayant pour sujet le travail au Japon. Ici il sera question des mutations dans les succursales de province et du premier travail pour deux jeunes commerciaux sortis de l’université. Futo et Oikawa arrivent ensemble à Fukuoka et s’intègrent plus ou moins facilement auprès de leurs collègues et de la société. L’auteure met l’accent sur les difficultés de Oikawa à se faire des amis auprès de ses collègues car elle apparaît toujours comme une étrangère, même si elle travaille d’arrache-pied dans l’entreprise. A l’inverse, Futo devient la coqueluche du service et va vite se faire une place même s’il n’est pas très consciencieux. Quand Oikawa sera mutée pour bons résultats, cela marquera un tournant dans leur amitié : les collègues de bureau sont-ils des amis ? A travers leurs parcours, l’auteure aborde la vie en entreprise et la bulle économique japonaise, avec la montée croissante des chantiers de constructions. Quand les chantiers cesseront avec la disparition de la bulle, cela rendra les conditions de travail difficiles : les employés devront se disputer des contrats pour pouvoir travailler. Pour résumer, une jolie histoire d’amitié en entreprise qui permet de découvrir le quotidien de jeunes travailleurs japonais au temps florissant de la bulle économique.

Chauds, chauds les petits pains ! et autres ragots du quartier, de Takita Yû, éditions Philippe Picquier

Menu Japon traditionnel – Catégorie Les cerisiers en fleurs

Résumé : Ce roman graphique relate des tranches de vie du quotidien du petit Kiyoshi, âgé de 10 ans, et de sa famille dans le quartier de Terajima à Tokyo dans les années 1940, jusqu’à l’attaque aérienne de Tokyo en 1945 qui détruit la ville. Ces épisodes sont basés sur la vie de l’auteur, Takita Yû qui a vécu à la même époque et dans les mêmes lieux, et tente à travers ces histoires de recréer l’atmosphère de l’époque.

Mon avis : Au premier abord, je n’ai pas du tout accroché à ces tranches de vie d’une autre époque ni au dessin de l’auteur dont les personnages aux têtes allongées m’ont fait penser à un des personnages des zinzins de l’espace. Mais après avoir lu la partie explicative en fin de livre sur la vie de l’auteur, j’ai été un peu plus éclairée sur le but de ces histoires. Takita Yû tente de nous faire revivre son quotidien pendant la guerre jusqu’à la destruction de son quartier. C’est un récit nostalgique d’une autre époque qui est maintenant révolue. Son héros, le petit Kiyoshi vit dans un quartier associé aux maisons de plaisirs avec de nombreux bars mais sous restriction à cause de la guerre : il y a des couvre-feu, peu de clients, de la corruption et des prostituées qui interpellent le client à chaque coin de rue dans des maisons closes. Ces dernières font parfois office de grandes soeurs de substitution pour Kiyoshi en lui offrant des cadeaux en échange de services. Les parents de l’enfant peinent à gagner de l’argent et tentent diverses solutions : faire travailler leur fille à l’usine, louer une chambre à un senior, etc… La guerre est vue du point de vue de Kiyoshi qui lui est plutôt insouciant : il ne pense qu’à manger, faire des bêtises, s’amuser à des jeux d’époque avec ses amis, et surtout à se cacher de sa mère qui le cherche toujours dans le quartier. Seule sa grand-mère est aimable et lui apporte un peu de réconfort. Pour résumer, l’auteur nous propose 6 histoires au fil des saisons jusqu’au bombardement, comme une parenthèse hors du temps, afin de nous faire entrer dans son passé et celui d’un Japon fort de sa résilience. Cela n’a pas été une lecture coup de coeur, mais plutôt une lecture instructive sur l’histoire du Japon.

Les cahiers japonais, Un voyage dans l’empire des sens, Igort, éditions Futuropolis

Menu Au temps des traditions – Catégorie Le sourire de la Geisha

Résumé : Premier volume d’une série de deux, ce roman graphique est à la fois un récit de voyage et un carnet intime de l’auteur qui nous propose de revisiter son passé d’illustrateur pour la maison d’édition japonaise Kodansha dans les années 1990 avec son manga intitulé Yuri. A ses anecdotes personnelles sur la culture japonaise, il évoque aussi le fonctionnement du monde de l’édition au pays du soleil levant et les différences avec l’Europe.

Mon avis : Un tome que j’ai moins apprécié que son deuxième volume consacré à la figure du mangaka. Igort nous emmène dans ses bagages direction le Japon pour travailler comme un forcené auprès de Kodansha. Si le rythme de production est soutenu comparé à une maison d’édition européenne, l’auteur ne s’en plains pas jusqu’à son « rite de passage » que je vous laisserai découvrir. Néanmoins, ce voyage s’avère une forme de méditation où il va prendre des habitudes, se mettre dans les pas de Osamu Tezuka ou Hokusai, rencontrer des figures connues comme Hayao Miyazaki ou Jiro Tanigushi avec qui il deviendra ami. L’ouvrage est parsemé de documents divers : anecdotes sous forme de BD mettant en scène l’auteur, des histoires illustrées associées à la culture du Japon ( les derniers jours d’Hokusai, la bataille de Osamu Tezuka pour imposer la reproduction de ses dessins à la photogravure et non plus à la main pour éviter des altérations des nez de ses personnages, un résumé du film l’Empire des sens basé sur la vie de Abe Sada…). Mais l’auteur glisse aussi des photos de ses rencontres, des pages façon carnet de notes écrites à la main et des illustrations de son manga Yuri. Un ouvrage très intéressant qui permet de découvrir le fonctionnement d’une maison d’édition japonaise : comment les japonais font avancer leurs histoires, accordent les désirs des fans avec les récits, etc… Un joli moment de lecture avec des illustrations très variées allant de la bd à l’estampe.

Les cahiers japonais, le vagabond du manga, Igort, éditions Futuropolis

Menu Au temps des traditions – Catégorie Le sourire de la Geisha

Résumé : Dans ce deuxième volume d’une série de carnets consacrés au Japon et à ses souvenirs d’illustrateur, Igort nous emmène une fois de plus dans un voyage initiatique sur les traces des mangakas japonais cette fois-ci. La période abordée est cette fois-ci l’année 2017, où il retourne sur les lieux qu’il a habité autrefois (cf son volume précédent), et rencontre à nouveau son ami Jirô Taniguchi.

Mon avis : C’est le volume que j’ai préféré des deux publiés par l’auteur pour plusieurs raisons. Moins centré sur la vie d’Igort, il aborde l’histoire de divers auteurs, mangakas et illustrateurs japonais ainsi que leur style. C’est un ouvrage parfait pour en apprendre un peu plus sur la littérature ou l’art du dessin japonais, sans tomber dans les gros livres didactiques. Igort évoque Matsuo Basho, Hokusai, Kawabata, Tamiki Hara, et Jirô Tanigushi en empruntant parfois le style de dessin de la personne citée. Il rapporte également sa visite de lieux connus ou inconnus au fil de son voyage, agrémenté d’anecdotes culturelles : Kanzawa la ville-musée, le thème des yokais dans les mangas, le monastère du mont Koya et ses cèdres rouges géants, les rochers mariés de Ise, le sanctuaire shintoïste de Nachi Taisha et ses touristes en tenue d’époque, Hiroshima et son musée du mémorial de la paix, le jeu vidéo loveplus pour les célibataires qui ne souhaitent pas s’engager, le dernier fabricant de papier de manière traditionnelle, etc… Comme le premier volume, l’ouvrage mêle des photographies anciennes et récentes, à des récits sous forme de bd, des pages de carnets de notes manuscrites et des illustrations magnifiques. Il se dégage une mélancolie de cet album, en lien avec la solitude de l’auteur qui pointe de temps à autre son nez dans ses notes. Un joli ouvrage pour découvrir le Japon sous un autre angle, plus personnel, pas mal culturel et surtout peu conventionnel.

Maneki-Neko et autres histoires d’objets japonais, Joranne, éditions Le Prunier Sully

Menu Au temps des traditions – Catégorie Les cerisiers en fleurs

Résumé : Dans ce livre entre carnet de voyage, bande-dessinée et ouvrage didactique, l’auteure-illustratrice nous explique l’origine et l’utilisation de divers objets japonais connus allant des figurines de culte en passant par les wc et des algues protégées.

Mon avis : J’étais déjà fan de Joranne car elle tient un blog sur les objets japonais, l’une de ses grandes passions, avec le dessin (souvent humoristique). J’ai donc sauté sur l’occasion pour découvrir son livre où l’on retrouve l’essence de son blog, documenté très sérieusement, et qui a dû lui donner du travail.

Je trouve assez originale son approche de l’étude de la culture japonaise par les objets et je me demande ce que cela donnerait si nous réalisions la même chose en France…

L’ouvrage se découpe en plusieurs chapitres comportant à chaque fois un objet. Il y a trois sections : les objets porte-bonheur (Maneki-neko, poupée Kokeshi, Daruma…), les objets usuels (Furin, Washlet, Kotatsu…) et d’autres objets ou traditions culturelles moins connues comme les marimos associés à la culture des Ainous.

Il n’était pas possible de parler de tout, alors je suppose que Joranne a dû réaliser une sélection des plus connus.

Pour chaque objet, elle raconte son histoire, parfois les diverses versions de son origine, où il est fabriqué, comment il est utilisé et si parfois il est associé à un rite particulier.

Le tout est agrémenté de dessins humoristiques assez joyeux avec un petit personnage la représentant, tel un commentateur, qui m’a bien fait rire à certaines pages ! (notamment la page 24 avec la prostituée).

J’ai adoré l’histoire des washlet, ces toilettes japonais électroniques qui ont su s’imposer avec une campagne publicitaire assez maligne. J’ai été très intéressée par l’histoire des poupées Kokeshi dont je n’avais qu’une vision partielle dans les boutiques de souvenirs françaises. Je suis très fan de l’histoire des Noren, ces tissus-enseignes que l’on tend devant les boutiques et qui ont plusieurs utilités. Et je n’ai toujours pas compris comment on insère l’encens en spirale dans le Katori Buta, cette figurine de cochon-encensoir qui sert à éloigner les moustiques (mais j’avoue que ça me fait travailler mon imagination).

Bref, un joli ouvrage à découvrir si vous souhaitez vous plonger dans la culture japonaise autrement que par des guides traditionnels, avec une étude sérieuse et documentée.

Voilà pour aujourd’hui au niveau de les lectures. J’espère que certains livres vous ont tenté.

Il ne reste que 15 jours avant la fin du challenge donc n’hésitez pas à partager vos lectures ou vos bilans du challenge.

Wasabi et sushi,

A.Chatterton

Publié dans Veille littéraire du net

And my watch begins #29

Au sommaire de cette veille littéraire du net : Un documentaire sur les maisons traditionnelles japonaises, un couple américano-japonais qui te fait découvrir la culture japonaise de l’intérieur, les challenges littéraires de mai, des appels à textes sur des nouvelles, un projet de photographie pour voyager sans bouger de chez soi, un événement pour mettre en avant l’auto-édition.

Les challenges littéraires du moment

Avril et mai ont été prolifiques en challenges car en plus des Challenges consacrés au Japon (Un mois au Japon et le Hanami Book Challenge évoqués dans ma veille précédente), j’ai noté aussi les défis suivants :

Le mois de la fantasy organisé par la booktubeuse Pikiti Bouquine, qui propose 3 menus avec 4 catégories chacun pour dégarnir ta PAL de tous ses livres de fantasy. En vidéo, sa présentation du challenge :

Et si tu préfères un challenge avec des défis en plus, le bingo du Plib revient, organisé par le Prix Littéraire de l’Imaginaire Booktubers. Pour y avoir participé l’an dernier, j’ai trouvé ça très chouette car il associe lectures et actions autour du livre, sur le principe du bingo. Par contre, malgré mes recherches, je n’ai pas réussi à trouver beaucoup plus d’infos que ce qui est publié que le compte de Chrisbookine. Je suppose que pour y participer et avoir les détails, il faut s’inscrire sur le site du PLIB. Mais rien qu’avec ce visuel, il y a de quoi s’amuser. 🙂

Le documentaire du mois

Sur Arte, l’émission Invitation au voyage m’a emmenée à Kyoto pour découvrir les maisons traditionnelles : les Machiyas et l’art de vivre qui y est associé.

Construites en bois et papier depuis l’ère Edo, elles sont majoritaires à Kyoto, l’ancienne capitale japonaise et une des rares villes qui a su résister à la modernité.

Le reportage insiste sur les éléments qui la composent et comment on y vit : les parois de papier qui absorbent l’humidité l’été, une ventilation naturelle adaptée aux saisons, la fonction des pièces qui change en fonction de la température ou les transformations liées à leur usage.

Traditionnellement, ce sont des maisons en longueur à cause de taxes sur la largeur des habitations. Elles disposent d’un puit de lumière au centre, un commerce à l’avant et un petit jardin à l’arrière. Elles ne sont pas construites pour durer et doivent être fréquemment rénovées ce qui permet souvent de modifier leur structure intérieure, faite en grande partie de bois (plutôt que de pierre comme en occident).

Le reportage te fait visiter une maison habitée dans Kyoto et une maison avec commerce ancien totalement rénovée qui comporte aussi une partie habitation.

Il t’emmène aussi visiter la maison de l’écrivain Junichirô Tanizaki, une maison secondaire dans le style traditionnel des maisons en bois située à l’écart de la ville de Kyoto et datant de 1911. La maison est nichée au coeur d’un jardin extraordinaire, parfaite symbiose entre humain et nature où tout est pensé pour profiter du jardin depuis l’intérieur de l’habitation.

Le documentaire est disponible gratuitement sur arte vidéo jusqu’au 26/06/2021. La partie sur les machiyas se situe de la minute 18.29 à 32.22, si tu ne souhaites pas regarder l’ensemble de l’émission. 😉

La chaîne youtube du moment

Il existe de nombreux blogueurs/youtubeurs étrangers qui vivent au japon et/ou mariés avec un japonais. J’en connais peu qui cuisinent pour leurs chats et qui ont autant d’énergie que Rachel et Jun !

Rachel est américaine et Jun et japonais. Ils proposent plusieurs vidéos sur leur quotidien, leurs visites de l’archipel nippon, la cuisine et ont quatre chaînes youtube : Jun’s kitchen où Jun cuisine et bricole pour ses chats, Rachel and Jun sur leur quotidien et la culture japonaise, Rachel and Jun’s aventures quand ils voyagent et Jun Yoshizuki où cette fois Jun cuisine pour eux.

Le ton est sympa et dynamique. J’adore le côté loufoque de Rachel, et je ne peux que baver devant les plats préparés par Jun. En plus, ils sous-titrent la plupart de leurs vidéos en français (à moins que cela soit Youtube ?) ce qui est sympa quand on n’est pas familier avec l’anglais. Et ai-je parlé de leurs chats trop choupis !?

J’ai choisi de te montrer la vidéo où Jun cuisine des sushis pour chats, mais j’adore aussi celle où Rachel découvre les appareils à tirettes (= Gashapons en japonais) où on peut acheter des chapeaux pour chats en forme de fruits et légumes ! Bref, un bon moyen de découvrir la culture nippone de l’intérieur, vues par une occidentale. 🙂

Appel à textes du mois

Ce mois-ci, je suis tombée sur pas moins de trois appels à textes qui m’ont beaucoup intéressée, mais qui ne tournent pas forcément autour du Japon.

Tout d’abord, les éditions Projet Sillex connue pour ses publications en financement participatif, propose un nouvel appel à textes pour des nouvelles autour du thème de l’Isekai. L’Isekai est selon leur définition « un sous-genre dans lequel un ou plusieurs personnages de notre monde se trouvent plongés dans un autre univers, qu’il s’agisse d’un véritable monde parallèle (à la manière de la saga Ewilan, de Pierre Bottero) ou d’un monde alternatif, tel qu’un jeu-vidéo, rendu réel ou se superposant à la réalité ». La nouvelle doit comporter entre 40 000 et 80 000 signes espaces comprises. Elle est destinée aux adultes, et doit être envoyée avant le 15 octobre 2021. Si tu souhaites plus de détails, je te renvoie à la page facebook de l’éditeur.

Les éditions Oneiroi spécialisés dans la littérature Steampunk recherchent des nouvelles sur le thème de « Inventions et jeux de pouvoirs » d’ici le 31 décembre 2021. L’objectif est de publier un quatrième recueil de 4 nouvelles steampunk tout aussi qualitatif que les précédents. La nouvelle doit comporter entre 30 000 et 60 000 signes espaces comprises et est destinée à un public adulte. Pour soumettre ta nouvelle ou obtenir plus d’informations, je te renvoie vers le site de la maison d’édition. Je ferai prochainement un focus sur leurs livres dans le cadre de mon projet Parlons Steampunk.

Enfin, les éditions Rageot organisent un concours d’écriture de nouvelles du 10 mai au 30 juin 2021 autour du thème de nos identités « celles qu’on nous impose et celle qu’on cache », à destination d’un public jeunesse de 12 ans et +. La nouvelle doit comporter 25 000 signes maximum et sera choisie par un public composé de trois auteurs-ambassadeurs de la maison d’édition. Pour plus d’informations, je t’invite à consulter le site internet de l’éditeur.

Personnellement, je suis assez intéressée par l’écriture des nouvelles. Je trouve que cela reste un bon exercice si l’on souhaite s’entraîner car c’est du format court. Par contre, cela n’est pas toujours facile si l’on a tendance comme moi à écrire des pavés ! 🙂

L’évènement littéraire à venir

Samedi 29 mai prochain, Lucie Bernard du blog Recto-Verso termine son programme 1 weekend, 1 mise en avant, 1 mobilisation visant à mettre en valeur de petits maisons d’éditions. A cette occasion, elle propose une série de conférences sur l’auto-édition en partenariat avec l’auteure et blogueuse Audrey Weisseldinger (du blog La tasse ébréchée) dont tu trouveras le programme détaillé ci-dessous.

C’est l’occasion de découvrir les rouages de l’auto-édition ainsi que des auteurs présents ! Si tu souhaites plus de détails, je t’invite à consulter la page instagram de Audrey Weisseldinger. 😉

L’artiste du mois

A cause de la pandémie, le photographe français Jonathan Bertin n’a pas pu aller au Japon. Il lui est alors venu une idée : pourquoi ne pas envoyer des appareils photos au pays du soleil levant pour que d’autres le fassent voyager ?

Sur les 30 appareils envoyés, seulement 4 lui sont revenus avec des photos prises par des japonais de leur quotidien pendant le covid. Il en a fait une exposition virtuelle en ligne et un documentaire qui sont accessibles sur son compte Instagram, en partenariat avec Flying Blue.

Un documentaire émouvant de trois minutes sur une manière de réaliser son rêve grâce à des inconnus et de découvrir un pays à travers leurs yeux. Et l’histoire n’est pas finie, car d’autres appareils continuent d’arriver…

J’ai trouvé la démarche de cet artiste très culottée et aussi un poil désespérée devant son impossibilité de voyager. Néanmoins, je comprend sa frustration. Moi aussi je n’ai pas pu voyager depuis un an et cela me manque !

Quant au résultat, il se dégage des clichés un Japon différent, un quotidien que l’on n’a pas l’habitude de voir, presque mélancolique ou issu d’un autre temps.

Je t’invite à regarder l’exposition qui ne cesse de grandir sur le site internet qui lui est dédié, histoire de voyager un peu toi aussi, en attendant que cela soit à nouveau possible pour tous. 🙂

Voilà, ma veille est terminée. N’hésite pas à m’indiquer en commentaire tes propres trouvailles pour la beauté du partage. Si tu as raté mes autres watch, tu peux les retrouver ici.

Thé au macha et gyozas,

A.Chatterton

Publié dans Lectures

Mini-Chroniques en pagaille, spécial Hanami Book Challenge #2

Sur le principe des mini-chroniques en pagaille de Light and Smell, voici mon retour sur mes dernières lectures pour le Hanami Book Challenge. Plus étoffées qu’un simple commentaire, moins élaborées qu’une vraie chronique, parce que je n’ai pas le temps ou l’envie d’écrire une vraie chronique pour chacun des livres lus…

La pêche au Toc dans le Tôhoku, Shinsuke Numata, éditions Picquier

Menu Japon contemporain – catégorie Fly me to Saitama

Résumé : Imano a la trentaine, lui qui ne connaît que la capitale a été muté dans une région de rivières et de forêts où il se sent un étranger. Mais voilà qu’une simple occupation pour meubler son temps libre prend de plus en plus de place dans sa vie. La pêche. Remonter un torrent dans la pénombre de la végétation dense, appâter avec quelques oeufs de saumon, d’un balancement précis du poignet poser la ligne juste là où il faut dans un trou sur l’autre rive. Et même si l’on prend plus facilement des vandoises communes que les savoureuses truites yamame, quel plaisir de pêcher en compagnie d’un ami toujours prêt à ouvrir une bouteille de saké ! Mais comment avoir un ami masculin sans que l’attirance vienne brouiller les plaisirs les plus simples ?
C’est une histoire de pêche et d’amitié dans une nature pailletée de lumière et d’ombre, traversée en sourdine par la difficulté d’être au monde quand on se sent différent des autres. Ce premier roman impressionniste et désenchanté a obtenu le prix Akutagawa, le Goncourt japonais.

Mon avis : Ce court roman est présenté dans son résumé comme un livre portant sur l’homosexualité et la campagne japonaise.

On y retrouve bien de très belles descriptions de la nature et de la pêche dans cette région très rurale, ce qui a certainement valu son prix à l’auteur. J’ai beaucoup apprécié l’endroit, même si pour le personnage principal, il tranche beaucoup avec la vie effrénée citadine de Tokyo, avant qu’il ne s’habitue au calme et la sérénité bucolique du Tôhoku. On ressent sa solitude dans cette région qu’il connaît peu et sa difficulté à se faire des amis qui allient ses deux passions : pêche et saké. Il semblerait d’ailleurs que cette mutation soit un rite de passage pour l’entreprise avant de réintégrer la filiale de la capitale.

Sa rencontre avec Hiasa va lui donner envie de rester car il se découvre un ami un peu fantasque avec les mêmes centres d’intérêt. Quand ce dernier quitte l’entreprise pour un nouveau travail de représentant, Imano va le trouver changé, comme s’il essayait d’épater tout le monde et leur amitié va en pâtir. On peut y voir un inversion des rôles : Hiasa devient ambitieux dans son travail, à l’inverse de Imano qui n’aspire qu’à une vie tranquille et ne souhaite pas revenir à Tokyo. Mais qui est vraiment Hiasa ? C’est ce qu’Imano va tenter de découvrir.En filigramme, l’auteur fait référence au Tsunami de Kamaishi en 2011 dans la région qui secoue pas mal les habitants et précipite la fin du roman.

Je pense être passée totalement à côté du thème de l’homosexualité dans ce roman. Est-ce dû à la différence culturelle ? Est-ce sous-entendu ? Hiasa semble un être étrange que son père ne porte pas dans son coeur, mais est-ce parce qu’il serait peut-être gay ? Je n’ai pas tout compris, d’autant qu’Imano n’a a aucun moment des idées romantiques ou érotiques vis à vis de Hiasa. Il éprouve une amitié profonde renforcée par sa solitude de citadin aux hobby particuliers dans une région très rurale. Pour résumer, cette lecture reste pour moi un peu incompréhensible, peut-être à cause de sens cachés que je n’ai pas su décrypter, mais elle n’a pas été pour autant déplaisante.

Maïmaï, Aki Shimazaki, éditions Actes Sud

Menu Au temps des traditions – catégorie le sourire de la Geisha

Résumé : La mort subite de la séduisante Mitsuko prend tout le monde par surprise, y compris les clients de sa librairie. Alors que des visiteurs se présentent pour rendre un dernier hommage à sa mère, Tarô, son fils sourd et muet, est préoccupé par certains détails de son histoire familiale. Mais qu’importe. Il est charmé par la beauté naturelle d’une jeune femme venue lui présenter ses condoléances. Tous deux éprouvent rapidement des sentiments si vifs qu’ils désirent s’épouser. Ce bonheur semble complet, rien ne pourrait le compromettre.

Mon avis : Ce court roman est la suite directe du roman Hozuki du même auteur, évoqué dans mon précédent article de mini-chroniques spécial challenge. Il fait partie d’une série de 5 romans ayant pour nom L’ombre du chardon, mettant en scène les mêmes personnages qui se croisent.

Nous retrouvons Tarô, vingt ans après Hozuki, qui doit réaliser la succession de sa mère, décédée subitement. Devenu mannequin et peintre, il décide d’ouvrir sa galerie à la place de la librairie de sa mère. Côté coeur, il peine à trouver chaussure à son pied du fait de son handicap et qu’il ne soit pas japonais pur souche (=il est métis espagnol). Sa rencontre avec Hanako, une amie d’enfance va tout changer et lui redonner espoir et amour. Malheureusement, les secrets de Mitsuko et de sa grand-mère vont peu à peu ternir l’histoire d’amour de Tarô et sa vie tout entière.

Avec ce deuxième opus, l’auteure nous met en garde contre les secrets de famille et des conséquences de les cacher, par amour pour ses enfants. Au fil des pages, tout tourne peu à peu au drame, malgré les efforts du personnage principal pour s’en sortir dans sa vie, mais il ne peut rien y faire. On y retrouve également des réflexions sur la vie des femmes japonaises : d’un côté Mitsuko indépendante, élevant seule son enfant et prenant soin de sa mère, refusant le mariage et devenant entraîneuse un soir par semaine pour l’argent et par intérêt intellectuel. De l’autre la mère d’Hanako, femme de diplomate et femme potiche, trompée par son mari, consultant un psychiatre, empêchée de divorcer pour sauver les apparences, sombrant peu à peu dans la folie. Ici, les femmes ne doivent pas entacher leur morale sous réserve de trouver un bon parti, le mariage étant la seule voie honorable. Seule Hanako, de la jeune génération s’efforce de ne pas prendre en compte l’avis de ses parents et de se marier comme elle l’entend.

L’auteure évoque aussi le racisme et la discrimination ordinaire dont est victime Tarô du fait de son infirmité et de ses origines. On lui demande souvent de quel pays il vient, alors qu’il est japonais. Et son handicap effraie parfois les gens, alors qu’il s’efforce de rester digne en toutes circonstances. On sent également que le fait de se marier est une pression sociétale assez forte et ancrée dans la culture japonaise et que trouver un bon parti n’est pas facile, même pour les jeunes hommes, obligés de démontrer aux beaux-parents qu’ils sont des gens sérieux et pourront entretenir leur femme.

Ce petit roman est court mais très fort en émotions et en thèmes intéressants concernant la culture japonaise. Par contre, il n’est pas très joyeux et on sent venir le dénouement assez rapidement. Il peut se lire de manière indépendante, mais si vous n’avez pas lu Hozuki, vous découvrirez les secrets de Mitsuko en même temps que son fils. Je pense lire les autres tomes de la série, même si je m’attends à nouveau à des drames…

Touiller le miso, Florent Chavouet, éditions Picquier

Menu Japon contemporain – Catégorie Tokyo by night

Résumé : Au Japon, Florent est autant dessinateur que poète. Toujours prêt à nous surprendre. Il est sensible à l’inattendu et goûte avec gourmandise un simple rien pris sur le vif. Il vole des pierres dans un jardin, considère un compteur électrique et une fenêtre à contre jour, caresse un petit chien qui boit, encourage un filet de maquereau…
Ce qu’il aime, ce sont des instants de vie fugaces ; et ce qu’il préfère, c’est donner vie à une étiquette de fruit ou une carte de géographie. Ces petites choses ordinaires et souvent incongrues qui nous émeuvent le temps d’un regard sont pour lui autant de détails révélateurs qu’il sait amplifier au point de pouvoir tirer parti de l’éternité d’un kaki. Tout est déjà là, il faut simplement le voir.

Mon avis : Ce livre se situe entre le roman graphique et le récit de voyage, mais un voyage particulier car l’auteur nous fait visiter plusieurs bars à saké/ supérettes d’alcool japonais : les Kaku Uchi. Le périple se découpe en plusieurs étapes : à chaque fois, Florent Chavouet nous raconte en dessin des anecdotes associées au Kaku Uchi visité, où il se situe avec une carte de son cru, quelques éléments du quotidien dans le même quartier (fenêtres vues de nuit, publicités détournées, panneaux de signalisation, bâtiments…) agrémentés d’un haïku souvent humoristique.

Le dessin prend plusieurs formes : photographie au crayon de couleur ultra-réaliste de bâtiments, fenêtres vues de nuit ou de nourriture ; caricature de personnes avec un trait très simple, carte ultra-détaillée et personnelle sous forme de petits carrés, paysages urbains ou ruraux façon panorama. L’ambiance est franchement nocturne et pleine de poésie.

La cartographie des Kaku Uchi est très instructive avec des détails sur les procédés de fabrication du Saké, la manière de s’asseoir dans le bar en fonction du nombre de clients, comment le magasin est organisé, une sociologie des clients, ce qu’on y trouve à chaque fois… La lecture est souvent interactive pour le lecteur car les dialogues et textes sont organisés à la manière d’un jeu de l’oie et il alors faut tourner le livre dans tous les sens. Il y a même des pages qui se déplient laissant voir l’intérieur du magasin comme si on y était…

Il y en a pour tous les goûts dans ce petit carnet de voyage particulier, proche du quotidien des japonais. J’y ai apprécié cette vision personnelle et humoristique propre à Florent Chavouet, et très éloignée d’une visite très touristique. A défaut de me faire aimer le saké, il a su m’y intéresser et me faire voyager le temps d’un livre.

Petites coupures à Shioguni, Florent Chavouet, éditions Picquier

Menu Japon contemporain – Catégorie Tokyo by night

Résumé : Kenji avait emprunté de l’argent à des gens qui n’étaient pas une banque pour ouvrir un restaurant qui n’avait pas de clients. Forcément, quand les prêteurs sont revenus, c’était pas pour goûter les plats.

Mon avis : Entre roman graphique et roman policier, Petites Coupures à Shioguni nous entraîne dans une histoire de Yakuzas qui pourchassent un cuistot…ou une jeune fille qui a piqué un blouson… ou un employé de fournisseurs en distributeurs automatiques qui veut se venger… mais est-ce que les yakuzas en sont vraiment ? Bref, vous l’aurez compris, l’intrigue est complexe !

Car le livre est organisé comme si le lecteur était le policier chargé de l’enquête : il interroge les suspects et témoins et l’histoire évolue en fonction de leurs versions. L’intrigue est donc non linéaire, entrecoupée de notes de polices au stylo sur des supports parfois étranges, et avec des retours en arrière fréquent en fonction de qui raconte sa version de l’histoire.

L’auteur nous propose une chevauchée nocturne dans un quartier ordinaire avec des sujets qu’il affectionne : les petits restaurants bon marchés, les postes de police de proximité, les rues encombrées de câbles électriques et de divers objets, les véhicules japonais…

J’ai trouvé que l’histoire était pleine de suspense et de rebondissements, même si je n’ai pas saisi un élément dans le dénouement au sujet de la jeune fille au blouson. Le dénouement est totalement inattendu et invite à relire une deuxième fois l’album, non pas vis à vis d’une incompréhension, mais pour mieux saisir les réels enjeux de l’ensemble des personnages. Car tout le monde ne dit pas la vérité…

Quant au dessin, on retrouve tout le style de Florent Chavouet évoqué plus haut avec Touiller le miso : des plans larges sur le quartier, des gros plans sur des personnages, des descriptions détaillées de lieux comme la cuisine du restaurant, des scènes en deux ou quatre cases avec des dialogues posés ça et là comme écrits au stylo. L’ambiance est sombre dans le ton, mais aussi dans les couleurs car toute l’histoire a lieu de nuit. Les teintes sont tantôt criardes comme passées au néon, tantôt vertes ou bleues comme si on voyait les personnages faiblement éclairés tout droit sortis de l’obscurité.

Un roman graphique qui sort de l’ordinaire et donne envie de lire d’autres histoires du même auteur !

Tokyo Sanpo, Florent Chavouet, éditions Picquier

Menu Japon contemporain – Catégorie Tokyo by night

Résumé :  » Il paraît que Tokyo est la plus belle des villes moches du monde. Plus qu’un guide, voici un livre d’aventures au cœur des quartiers de Tokyo. Pendant ces six mois passés à tenter de comprendre un peu ce qui m’entourait, je suis resté malgré tout un touriste. Avec cette impression persistante d’essayer de rattraper tout ce que je ne sais pas et cette manie de coller des étiquettes de fruits partout, parce que je ne comprends pas ce qui est écrit dessus. A mon retour en France, on m’a demandé si c’était bien, la Chine. Ce à quoi j’ai répondu que les Japonais, en tout cas, y étaient très accueillants. « 

Mon avis : Tokyo Sanpo est un guide de voyage très personnel réalisé entièrement au crayon de couleur et nous faisant visiter le quotidien de son auteur pendant ses 6 mois passés à Tokyo, à pied et en vélo.

Il se découpe en plusieurs chapitres, commençant à chaque fois par un plan très détaillé du quartier visité et des lieux dessinés par Florent signalé par des numéros qui correspondent aux pages du guide. Chaque quartier a ses particularités et son poste de police de proximité, représenté à chaque fois de façon humoristique. On apprendra d’ailleurs qu’en tant qu’étranger il a souvent été arrêté par « racisme » japonais ou pour des histoires de vélo « volé ». Il se venge gentiment sur une page dédiée à une petite « sociologie facile » des policiers japonais, avec des représentations à mourir de rire.

Que dire sur ce guide ? Je l’ai trouvé tout simplement extraordinaire, car contrairement aux autres guides dits « touristiques », il nous propose des éléments du quotidien aussi simples que la représentation des immeubles, des publicités, des étiquettes de fruit ou une sociologue des gens qui habitent le quartier. On plonge littéralement dans le quotidien des japonais, du point de vue d’un expatrié, avec ses questions sur la culture.

Au niveau dessin, le style de Florent Chavouet évolue selon le sujet : tantôt des représentations détaillées d’un élément architectural similaire à de la photographie au crayon de couleur, tantôt des pages d’anecdotes dessinées de façon plus simple et humoristique, voire caricaturales pour nous raconter une histoire de son quotidien. On retrouve aussi des intérieurs complets de maisons qu’il a habité avec des détails amusants. Les plans de quartiers vus de haut sont époustouflants de détails, même s’ils sont parfois fantaisistes.

C’est un guide à feuilleter pour picorer quelques éléments graphiques ou anecdotes du quotidien de l’auteur, ou à lire d’une traite pour vivre avec lui ces 6 mois passés au pays du Soleil Levant.

Le guide date de 2009, donc pas sûr de retrouver l’intégralité de certains lieux représentés si jamais vous allez au Japon et que vous souhaitez marcher sur les pas de Florent Chavouet, même si cela serait intéressant à réaliser.

J’ai personnellement beaucoup apprécié la ballade, surtout à une période où il ne m’est pas possible de voyager.

Et vous ? Où en êtes-vous dans ce challenge ?

Est-ce que nous avons des livres en commun? Avez-vous lu l’un des livres que je viens de vous présenter ?

Dites-moi tout en commentaire. 🙂

Saké et matcha,

A.Chatterton

Publié dans On joue ?

Hanami Book Challenge : ma PAL de séries tv, films et anime pour ce challenge

Pour faire suite à la PAL de livres et au mode d’emploi du Hanami Book Challenge, voici ma PAL spécial écrans pour ce challenge !

Préambule

Les écrans étant moins ma tasse de thé, j’ai quand même épluché les catalogues Netflix, Amazon Prime vidéo et Arte vidéo afin de vous trouver des propositions accessibles. A chaque fois, j’indique en fin de résumé où vous pouvez trouver le film ou la série et si vous cliquez sur le lien du titre, vous trouverez la bande annonce en vidéo. Si je n’ai pas indiqué de plateforme pour regarder le film, c’est que j’ai fait appel aux DVD empruntés à ma médiathèque. Cela reste une solution économique et accessible si vous souhaitez rester dans la légalité.

Je précise que je suis pas partenaire des plateformes de vidéos mentionnées pour éviter toute confusion. Si vous voyez par exemple beaucoup de propositions Netflix, c’est tout simplement parce que j’ai trouvé plus de films ou séries en lien avec le challenge dessus.

N’hésitez pas à m’indiquer en commentaire vos trouvailles, surtout si vous avez eu un coup de coeur ! 🙂

Bon challenge spécial écrans à tous et toutes !

Voici mes menus écrans pour ce challenge :

Au temps des traditions

Pour la gloire de l’Empereur (intrigue politique, samouraïs, arts-martiaux)

Les 7 samouraïs, Akira Kurosawa, 1954

Résumé : Las des incursions répétées des brigands qui s’emparent de leurs récoltes et de leurs femmes, les paysans d’un petit village décident, sur les conseils de l’ancien Gisaku, de faire appel à des samouraïs… Il leur faudra trouver des samouraïs suffisamment pauvres pour accepter de combattre pour de la nourriture. Quatre villageois sont chargés de les rechercher. Ils réussissent à convaincre le samouraï Kambei de les aider : celui-ci va recruter ses compagnons en leur faisant passer des épreuves. C’est finalement six samouraïs et Kikuchiyo, un jeune paysan qui veut se faire passer pour tel, qui arrivent dans le village. Là, lis vont apprendre aux villageois à se battre, à fortifier leur village…

Mon choix : Un film de de 1954 par un des grands maîtres du cinéma japonais. Il a l’air vieux et un peu kitch au premier abord, mais il ne faut pas oublier qu’il a inspiré un western très connu : Les sept mercenaires de John Sturge (1960).

Autres propositions :

  • Zatoichi, de Takeshi Kitano, 2003 : XIXè siècle, un voyageur aveugle, joueur pro et masseur s’engage dans un combat avec un gang qui tient sous sa coupe un village de paysans.
  • Le temps des samouraïs, les origines sanglantes du Japon : Documentaire historique en 6 épisodes qui raconte les luttes de pouvoir dans le Japon féodal du XVIème siècle (Netflix)
  • Yasuke, le samouraï noir, 2021 : Série animée sur l’histoire d’un samouraï noir dans le Japon du XVIème siècle.(Netflix)

Le temple abandonné (Religion, esprits, moine, fantastique)

Le Voyage de Chihiro, Hayao Miyazaki, 2002 (Netflix)

Résumé : Chihiro, dix ans, a tout d’une petite fille capricieuse. Elle s’apprête à emménager avec ses parents dans une nouvelle demeure. Sur la route, la petite famille se retrouve face à un immense bâtiment rouge au centre duquel s’ouvre un long tunnel. De l’autre côté du passage se dresse une ville fantôme. Les parents découvrent dans un restaurant désert de nombreux mets succulents et ne tardent pas à se jeter dessus. Ils se retrouvent alors transformés en cochons. Prise de panique, Chihiro s’enfuit et se dématérialise progressivement. L’énigmatique Haku se charge de lui expliquer le fonctionnement de l’univers dans lequel elle vient de pénétrer. Pour sauver ses parents, la fillette va devoir faire face à la terrible sorcière Yubaba, qui arbore les traits d’une harpie méphistophélique. (Disponible sur Netflix)

Mon choix : Un des films de Hayao Miyazaki que je préfère ! On y trouve une petite fille capricieuse, des amis étranges et surtout ce gigantesque village dédié à la purification et aux loisirs des esprits, aux airs de parc d’attraction, sur lequel règne en maître la terrible sorcière Yubaba. Au-delà d’un simple film sur les esprits, on y croise des valeurs écologiques, familiales et surtout une réflexion sur l’acceptation du passé pour se projeter vers l’avenir. Car, rappelons-le, au début de son aventure, Chihiro vient de déménager et s’accommode mal de cette situation. La beauté des décors et du dessin ajoutent à la magie du film.

Autres propositions :

  • Ju-on, origins, 2021 : une série d’horreur en 6 épisodes autour d’une maison hantée à notre époque contemporaine. Inspirée du film The grudge.(Netflix)
  • Bleach : Version anime du manga du même nom où un jeune homme investi des pouvoirs d’un Shinigami doit récupérer des âmes errantes. Série en 63 épisodes. Un film est également disponible (Netflix).
  • Mon voisin Totoro, Hayao Miyazaki : Film animé où une famille déménage à la campagne parce que leur mère est malade. Dans les bois, les deux petites filles vont rencontrer le gentil Totoro, l’esprit de la forêt.(Netflix)
  • Inunaki, le village oublié, 2020 : Film d’horreur autour du village d’Inunaki surnommé le « village hurlant ». Lors d’une expédition nocturne Yuma et Akina réveillent la malédiction qui frappe le village. Film payant (Amazon prime Vidéo)

Le sourire de la Geisha (Erotique, Art, écrit par une femme)

Mémoires d’une Geisha, Rob Marshall, 2006

Résumé : Quelques années avant la Seconde Guerre mondiale, Chiyo, une petite fille japonaise, est arrachée à sa famille pauvre pour aller travailler comme servante dans une maison de geishas.
En grandissant, elle se plie avec docilité à l’initiation difficile qui fera d’elle une vraie geisha. Elle triomphe des pièges que lui tend sa rivale, la fourbe Hatsumomo et devient, après des années de travail, la légendaire geisha Sayuri. Très belle, épanouie dans son art, Sayuri fascine les hommes les plus puissants. Mais celle qui n’a plus le droit d’aimer reste hantée par l’amour qu’elle porte, en secret, au seul homme qu’elle ne peut atteindre…

Mon choix : Ce film est l’adaptation du roman éponyme par Arthur Golden. Même s’il est basé approximativement sur la vie d’une geisha célèbre et qu’il comprend des inexactitudes historiques (comme la prostitution et le Mizuage, don de virginité), il n’en reste pas moins très magnifique et montre bien l’éducation des Geishas, leur quotidien et leur évolution suite à la deuxième guerre mondiale. Un beau film porté par des actrices chinoises et malaisiennes dont Michelle Yeoh (vue dans Tigre et Dragon et The Lady, le biopic de Aung San Suu Kyi.

Autres propositions :

  • The Naked Director, Yoshitatsu Yamada, 2019 : série biopic en 16 épisodes sur l’évolution du cinéma porno japonais dans les années 80 par Toru Muranishi qui a révolutionné le genre et remis en question la morale japonaise au sujet du sexe.(Netflix)
  • 37 seconds, Mitsuo Miyazaki, 2020 : Aux prises avec ses obligations sociales et familiales, une jeune artiste de manga handicapée s’engage contre toute attente sur la voie de l’émancipation et de la liberté sexuelle. Film dramatique (Netflix)
  • Little Miss Sumo, 2021 : Dans ce documentaire biographique, une jeune championne de sumo interdite de compétition professionnelle se bat pour faire évoluer les traditions et redéfinir les règles de son sport. (Netflix)
  • Japon, les reines de la mer, Geo Reportage, 2009 : Documentaire autour des pêcheuses traditionnelles de mollusques appelée Ama. Le film met l’accent sur neuf femmes de la presqu’île japonaise de Shima qui se partagent le même bateau, ce qui fait d’elles une famille très soudée. Kazu Yamamoto, 80 ans bientôt, est la doyenne, une Ama de cinquième génération qui n’envisage pas une seconde de raccrocher. (Amazon Prime Vidéo, Youtube)

Quand les cerisiers sont en fleurs (Fêtes traditionnelles, nature, écologie)

Japanese Style originator, 2021, Netflix

Résumé : une série en 54 épisodes qui vous fera découvrir la culture japonaise traditionnelle (cuisine, objets traditionnels, cérémonies, lieux incontournables).

Mon choix : J’ai éprouvé beaucoup de difficultés à trouver un film ou une série pour cette catégorie. Ce documentaire permet d’approfondir l’aspect traditionnel du Japon et c’est que j’ai voulu faire ressortir dans ce choix. Mais il peut aussi entrer dans la catégorie Tokyo By Night pour l’aspect culinaire abordé à de nombreuses reprises au fil des épisodes.

Autres propositions :

  • Princesse Mononoké, Hayao Miyazaki, 2000 : La plupart des films animés de Hayao Miyazaki traitent d’écologie, mais celui-ci tout particulièrement avec des humains qui détruisent la forêt et les animaux pour s’enrichir. Seule Mononoké, fille élevée par des animaux, se dresse contre eux et c’est le début d’un long combat. (Netflix)
  • Pompoko, Isao Takahata, 2006 : Un film animé des studio Ghibli sur l’adaptation des Tanukis, (esprits de la forêt à l’apparence de chiens-ratons laveurs), face à la destruction de leur habitat par les humains. Une réflexion sur la destruction des ressources naturelles et des croyances populaires. (Netflix)
  • Your Name, Makoto Shinkai, 2016 : Deux adolescents, que tout oppose échangent de corps pendant leur sommeil sans d’explication logique. Entre la ville et la campagne, au gré des saisons, une relation s’instaure entre eux, jusqu’à se qu’ils décident de se rencontrer en vrai Peut aussi entrer dans le menu Fly me to Saitama. Film animé (Netflix)
  • Japon, la voie du thé, Geo reportages, 2019 : Au printemps, le Japon tout entier attend le first Flush, la première cueillette du noble Sencha, thé vert cultivé dans l’île de Kyushu. Kazuo Watanabe lui a consacré toute sa vie et caresse le rêve de produire le meilleur thé du Japon. Documentaire payant. (Amazon Prime vidéo)

Japan Pop

Monter sur scène avec les idols (musique, amitié, Otaku)

Carole et Tuesday, Shin’ichirô Watanabe, 2020 (Netflix)

Résumé : Adaptation du manga éponyme en série animée de 24 épisodes. Dans un monde futuriste où la population a émigré vers la planète Mars, Carole rencontre la riche Tuesday. Les deux jeunes filles que tout oppose réalisent qu’elles forment le duo ..

Mon avis : Je n’ai pas lu le manga, mais j’ai été séduite par ce duo musical. Même si je sens que cela ne va pas être très joyeux, j’ai envie de les suivre dans leur route vers le succès.

Autres propositions :

  • Back Street Girls Gokudolls, 2019 : Série animée de 10 épisodes. En punition d’une grosse erreur, trois Yakuzas sont contraints de se transformer physiquement pour former un girls band et investir la scène J-Pop underground. Mais s’ils ont changé de corps, ils n’en restent pas moins des yakuzas, et des hommes, ce qui occasionne des scènes hilarantes. (Netflix)
  • Reframe, Theater experience with you, 2019 : retransmission du concert du groupe de J-Pop Perfume au Line Cube Shibuya, recrée sous forme de film. (Netflix)

Sangoku, Cat’s eyes et les autres ( Rétro, adapté en anime, manga des années 80)

Cobra Kai, Josh Heald, 2018 (Netflix)

Résumé : Dans le retour très anticipé de deux personnages emblématiques, les rivaux de la saga légendaire Karate Kid sont réunis 30 ans après les événements du Tournoi de Karaté All Valley de 1984. Habitant à présent dans le quartier aisé d’Encino, Daniel LaRusso (Ralph Macchio) mène une vie enviable avec sa superbe famille, tout en étant à la tête d’une chaîne de concessions automobiles à succès dans la vallée. De son côté, son adversaire du lycée, Johnny Lawrence (William Zabka), dont la vie a basculé dans la précarité, cherche à se racheter en rouvrant le célèbre dojo de karaté Cobra Kai. Leurs vies se croisent inévitablement et la rivalité est relancée, mettant en place la nouvelle génération de “karate kids”

Mon choix : Certes, c’est nanardesque et ça touche de loin le Japon avec le Karaté. Mais cela joue à fond sur les années 80 et le culte d’un film, et cela interroge la pseudo-spiritualité du karaté pour les occidentaux. Rien que pour ça, je vais regarder cette série en 30 épisodes. 🙂

Autres propositions :

  • City Hunter, La mort de City Hunter : Un film animé sur la série Niki Larson, je dis Oui. Netflix en propose 6 à son catalogue. Dans celui-ci, Niki et Laura héritent d’une grosse affaire concernant une célébrité locale, mais les apparences vont s’avérer trompeuses… (Netflix)
  • Niki Larson, la série animée, 1987 : Nicky Larson est un détective privé qui se charge de résoudre les affaires les plus impossibles et dangereuses qui soient : protection, filatures… de préférence si la commanditaire est une femme. Ce redresseur de tort obsédé mais néanmoins efficace, est assisté de Laura, la petite soeur de son défunt partenaire. Série animée (Amazon prime vidéo)
  • Olive et Tom le retour, 2001 : Série animée issue du manga Captain Tsubasa. Olivier, qui est devenu joueur professionnel de football au Brésil, se remémore sa jeunesse. Il se souvient comment, lorsque sa passion dévorante pour le football a commencé, il a intégré l’équipe de Nankatsu. (Amazon Prime Vidéo)

C’est l’heure du duel ( affrontement, jeux-vidéos, robots)

Ghost in the Shell, Rupert Sanders, 2017 (Amazon Prime)

Résumé : Dans un futur proche, le Major est unique en son genre: humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir la combattre. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on la lui a volée. Rien ne l’arrêtera pour comprendre son passé, trouver les responsables et les empêcher de recommencer avec d’autres.

Mon choix : Basé sur le manga et l’anime éponyme, le film de Rupert Sanders a fait scandale parmi les fans à sa sortie car il propose une actrice occidentale pour jouer une héroïne japonaise. Ayant vu l’anime, je suis curieuse de découvrir cette version avec Scarlett Johansson dans le rôle titre.

Autres propositions :

  • Violet Evergarden, Kana Akatsuki, 2017 : Série animée en 13 épisodes sur une héroïne amnésique et dont on a remplacé les bras par des prothèses mécaniques, qui cherche à retrouver un sens à sa vie après la guerre en devenant rédactrices de lettres. (Netflix)
  • Final Fantasy XIV Dad of Light, 2017 : Série en 8 épisodes sur un père et son fils qui tentent de renouer des liens en jouant ensemble à Final Fantasy XIV. Basée sur une histoire vraie. (Netflix)
  • Gambling School, 2017 : Série animée en 24 épisodes où une nouvelle élève ambitieuse arrive dans une école spécialisée dans les jeux d’argent. Son objectif : faire sauter la banque ! Une pure comédie japonaise. Et si vous voulez en voir plus, il y a même un film tourné en mode réel. (Netflix)
  • Food Wars, Yuuto Tsukuda, 2015 : Série animée en 86 épisodes tirée du manga éponyme, où un ado cuisinier intègre une école de chefs prestigieuses. De combats de chefs en recettes de cuisine, une série comique à savourer aux petits oignons (Netflix). Peut aussi entrer dans le menu Tokyo By Night pour la partie culinaire.

Cosplay à Harajuku

Atelier, 2015 (Netflix)

Résumé : Tokita Mayuko se prépare à entrer dans la vie active. C’est un travail dans le monde de la lingerie qui l’attend et lors de son premier jour de travail, un magnifique défilé est organisé par la direction. Elle s’aperçoit rapidement qu’elle ne pourra pas tenir longtemps dans ce nouveau travail si elle ne reçoit pas d’aide de ses collègues de bureau, d’autant que la patronne Mayumi Nanjō est très exigeante…

Mon choix : Drama japonais en 13 épisodes, Atelier est une forme de Diable s’habille en Prada version japonaise dans l’univers de la lingerie artisanale de luxe. On y suit une jeune stagiaire, obsédée par les tissus, qui doit s’intégrer dans la petite entreprise familiale et tout apprendre d’une patronne digne d’Anna Wintour. La série montre également combien il est difficile pour les femmes japonaises de monter sa propre entreprise dans une société très patriarcale. Peut aussi convenir pour le menu Gambate ! sur le monde du travail.

Autres propositions :

  • Queer Eye, Bienvenue au Japon, 2019 : La Dream Team se rend au Japon afin de relooker des Japonais un peu perdus dans leur style et leur vie. Série en 4 épisodes à ne pas regarder avec sérieux (Netflix) 😉

Le Japon d’Aujourd’hui

Fly me to Saitama (Vie à la campagne, village, vieillesse)

Fly me to the Saitama, Hideki Takeuchi, 2019

Résumé : Dans un Japon alternatif, les personnes originaires de Saitama sont persécutées et cachent leur origine. Tous espèrent l’abolition des visas pour parvenir à la métropole sans être arrêtés. À Tokyo, Momomi Hakuhodo (Fumi Nikaidō) est un lycéen très populaire, fils du gouverneur de la ville et président du conseil des élèves de la prestigieuse académie Hokuhodo. Il rencontre un jour Rei Asami (Gackt Camui), de retour de ses études aux États-Unis. Ils sont attirés l’un envers l’autre mais Asami est originaire de Saitama.

Mon choix : Je ne pouvais pas aborder ce sous-menu sans expliquer son titre ! Ce film est une comédie nanardesque japonaise autour de la préfecture de Saitama, autrement dit, la campagne située après Tokyo, où il n’y a absolument rien à faire. Forçant sur les clichés plouc de la région, on suivra deux histoires en parallèle : celle du Japon alternatif indiquée dans le résumé et celle d’une famille arrivée à Saitama qui écoutent ladite histoire à la radio. Un film jubilatoire.

Autres propositions :

  • Souvenirs de Marnie, HirosamaYonebayashi, 2015 : Anna, jeune fille solitaire, vit en ville avec ses parents adoptifs. Un été, elle est envoyée dans un petit village au nord d’Hokkaïdo. Dans une vieille demeure inhabitée, au coeur des marais, elle va se lier d’amitié avec l’étrange Marnie…Film animé du Studio Ghibli (Netflix)
  • Souvenirs goutte à goutte, Isao Takahata, 2007 : Taeko, une jeune femme de 27 ans, critique littéraire dans un journal à Tokyo décide de prendre un congé sabbatique en retournant dans sa campagne natale afin d’aller à la recherche des souvenirs de son enfance. Film animé (Netflix)
  • L’été de Kikujiro, Takeshi Kitano, 1999 : Masao a 9 ans et s’ennuie. Ce sont les grandes vacances et tous ses copains sont partis. Même le club de foot a fermé ses portes. Dans la maison vide de sa grand-mère qui l’élève, Masao trouve une photo de sa mère, qu’il ne connaît pas. Il se met alors en tête de partir à sa recherche. Son sac sur le dos, il prend la route et rencontre Kikujiro, quinquagénaire cabotin et roublard. Commence alors un voyage peu ordinaire, émaillé de rencontres insolites (Arte vidéo, Film disponible jusqu’au 29/04)
  • I wish (Nos voeux secrets), Hirokazu Kore-Eda, 2012 : Sur l’île de Kyushu, deux frères sont séparés après le divorce de leurs parents. L’aîné, Koichi, âgé de 12 ans, part vivre avec sa mère chez ses grands-parents au sud de l’île. Son petit frère, Ryunosuke, est resté avec son père, guitariste rock, au nord de l’île. Lorsqu’un nouveau TGV relie enfin les 2 régions, Koichi et son jeune frère organisent clandestinement un voyage avec quelques amis jusqu’au point de croisement des trains, où un miracle pourrait, dit-on, se produire… Film payant (Amazon prime vidéo)

Gambatte ! (vie d’entreprise, harcèlement, racisme)

Aggretsuko, Rarecho, 2017 (Netflix)

Résumé : Insatisfaite de son travail de bureau ingrat, Retsuko la petite Panda rousse surmonte les tracas du quotidien en chantant du death metal à tue-tête dans un bar karaoké

Mon choix : Série animée en 30 épisodes, Aggretsuko nous montre l’envers du décor de l’entreprise japonaise pour les femmes : patrons sexiste, heures supplémentaires à n’en plus finir. Alors quand elle commence à péter un plomb, Aggretsuko se rend discrètement dans un karaoké et chante du heavy métal, ce qui lui permet de relâcher la pression. Au fil des jours, son travail de comptable va lui peser et elle va s’efforcer de trouver une sortie de secours, ce qui ne va pas aller sans heurts… Ce dessin animé tout mignon soulève avec justesse de nombreux problèmes des employés japonais et invite à la réflexion sur ce qu’est la définition du bonheur, tout en restant drôle.

Autres propositions :

  • Kantaro, the sweet tooth salaryman, 2019 : Commercial dans une maison d’édition haut de gamme, Kantaro ne s’attarde jamais chez ses clients. Sa seule passion : la quête secrète de sucreries exquises…Série en 12 épisodes. (Netflix)

Souvenirs de lycée (Univers scolaire, adolescence, romance, light novel)

Loin de moi, près de toi, Junichi Sato, 2020 (Netflix)

Résumé : Une collégienne se transforme en chat pour attirer l’attention d’un garçon, sans se rendre compte que la frontière entre l’humain et l’animal s’estompe peu à peu.

Mon choix : Dans le même esprit que Le Royaume des chats, une romance toute douce entre deux collégiens avec une pointe de fantastique.

Autres propositions :

  • Je veux manger ton pancréas, Shin’ichirô Ushijima, 2018 : Sakura est une lycéenne populaire et pleine de vie. Tout l’opposé d’un de ses camarades solitaires qui, tombant par mégarde sur son journal intime, découvre qu’elle n’a plus que quelques mois à vivre… Unis par ce secret, ils se rapprochent et s’apprivoisent. Adaptation du manga éponyme, film animé.(Netflix)
  • Good morning call, 2016 : Une lycéenne s’installe enfin dans son appartement, mais elle a pour colocataire le garçon le plus populaire du lycée, et personne ne doit savoir qu’ils vivent ensemble. Série comique en 27 épisodes. (Netflix)
  • Great Teacher Onizuka, Nishizono Satoru, 1999 : Un jeune enseignant de lycée, ancien voyou, se retrouve responsable d’une classe particulièrement difficile dont les élèves ne respectent plus aucun professeur. Parce qu’il parvient à les comprendre et à se mettre à leur niveau, il arrivera non seulement à leur tenir tête, mais aussi à les aider…Série animée en 43 épisodes, tirée du manga éponyme.
  • One step, Michael williams, 2020 : Tadashi, voyant une fille de son école assise seule sur la plage tout les jours devient déterminé à savoir pourquoi. Un drama japonais très réaliste, portrait de la vie de millers de jeunes écolières au Japon. Film drame (Amazon prime vidéo)

Tokyo by night (Mafia, gastronomie, prostitution, LGBTQIA+)

Tokyo Girl, Yuki Tanada, 2016 (Amazon Prime)

Résumé : La vie d’Aya, de son arrivée à Tokyo, à l’âge de 23 ans, jusqu’à ses 40 ans. Entre sa carrière professionnelle et ses amours, la jeune femme a sans cesse dû s’adapter au fil des années aux multiples situations difficiles auxquelles elle a été confrontée.

Mon choix : Je suis tombée par hasard sur cette série en 11 épisodes et malgré les sous-titres en anglais, je l’ai dévorée en deux soirées. C’est en toute connaissance de cause que je vous conseille ce petit bijou. A travers l’histoire d’Aya, on retrouve le rêve de toutes les femmes de province de monter à la capitale pour trouver une vie parfaite : job de rêve, appartement luxueux, petit-ami puis mari et surtout la vie effrénée et dynamique de Tokyo, bien différente de la campagne. Aya, va vouloir toutes ces choses, en obtenir certaines mais s’interrogera surtout sur ce qui la rend heureuse. La série propose une réflexion universelle sur ce qui fait notre bonheur, tout en nous montrant les différents quartiers de Tokyo et les difficultés éprouvées par les femmes japonaises à allier vie de famille et vie professionnelle dans une société fortement patriarcale.

Autres propositions :

  • Midnight dinner, Tokyo stories, 2016 : adaptation en série du manga La cantine de Minuit. On suit le quotidien du chef d’un restaurant de quartier ouvert la nuit et la vie de ses différents clients dans une ruelle de Tokyo. Outre les recettes de cuisine, l’ambiance est douce et amusante. Série en 20 épisodes (Netflix).
  • Samurai gourmet, 2017 : Jeune retraité, Takeshi retrouve son appétit de vivre et sa passion pour la nourriture en se connectant à son guerrier intérieur et en écoutant ses désirs. Mais son guerrier intérieur va aussi sortir lui donner un coup de main quand cela est nécessaire. Série comique en 12 épisodes (Netflix)
  • Sonatine, mélodie mortelle, Takeshi Kitano, 1996 : Bras droit du chef yakuza Kitajima, Murakawa est un homme brutal, éliminant froidement ceux qui se dressent en travers de sa route. Sans pitié, mais aussi sans passion, il aspire à une nouvelle vie. Appelé sur l’île d’Okinawa, il part avec ses hommes pour venir en aide au clan Nakamatsu en guerre contre le gang rival Anan. Film dramatique.
  • Tokyo Godfathers, Satoshi Kon, 2003 : A Tokyo, pendant les fêtes de Noël, trois amis sans abri trouvent un bébé abandonné et une mystérieuse clé annonciatrice de folles aventures. Un film anime très humain dans la ville capitale tentaculaire japonaise.
  • Big in Japan Tokyo edition, Lachlan McLeod, 2018 : Trois cinéastes australiens se lancent dans une mission visant à se faire connaître à Tokyo. En chemin, ils rencontrent plusieurs personnes excentriques qui sont devenues célèbres au Japon en tant qu’étrangers. Un film documentaire qui décrypte le principe de popularité et d’originalité au Japon. (Amazon Prime video)

Publié dans Veille littéraire du net

And my watch begins #28

Au sommaire de cette veille littéraire du net : un challenge pour vider ta PAL, un documentaire sur une peintre féministe, une série sur le Préfet Lépine, deux challenges littéraires sur le Japon, un appel à textes gourmand, un financement participatif à poils et plumes, des ressources gratuites pour Instagram…

L’évènement du Weekend

Le site Fantastiqueer, spécialisé en lectures LGBTQIA+, te propose un weekend de Pâques spécial : Vide ta PAL ! A l’occasion de ces trois jours, tu pourras en profiter pour lire une partie des livres qui traînent dans ta PAL, terminer cette série que tu as commencée ou attaquer ta relique suprême de PAL, tout en croquant du chocolat ! Un évènement facebook a été créé pour partager tes lectures prévisionnelles et tu peux aussi retrouver le mode d’emploi sur leur page facebook ci-dessous :

Les challenges littéraires de la saison

C’est le printemps, et deux nouveaux challenges sur le thème et le Japon ont vu le jour :

J’ai lancé le 1er avril mon challenge consacré au Japon et à la littérature japonaise: Le Hanami Book Challenge. Si tu es curieux, tu pourras aller voir son fonctionnement sur l’article qui y est consacré, et glaner des idées de livres dans ma PAL personnelle ou sur la page Instagram que j’ai ouverte pour l’occasion.

A côté, j’ai découvert un autre challenge sur le même thème : Un mois au Japon, organisé par les blogueuses Hilde de lelivroblog, et Lou de Myloubook. Le challenge dure un mois, du 1er au 30 avril et est plutôt libre : pas de menus imposés, mais des thèmes généraux chaque semaine et des rendez-vous thématiques. Pour participer, il suffit de s’inscrire sur l’un des deux articles présentant le challenge sur leurs blogs, ou sur leur compte instagram. Elles ont créé également un groupe facebook privé pour échanger entre participants.

Le documentaire du mois

J’ai regardé le documentaire : Le Montmartre libéré de Suzanne Valadon, sur Arte car je ne connaissais pas cette peintre complètement punk vis à vis de l’époque et j’ai été très étonnée d’une telle modernité au début du XXème siècle. Comment une femme, partie de rien et qui jouait dans un cirque en plein Paris a pu s’imposer dans le monde de la peinture ?

Le documentaire retrace sa vie et son style de peinture : habitante de Montmartre à une époque où la campagne existait encore sur la butte et les cabarets étaient récents, elle a su réinventer le nu féminin mais sans fioritures, dans sa réalité la plus crue. Elle a aussi osé représenter les nus masculins, alors qu’elle était une femme, transgression ultime !

Le film te propose une visite historique de la Butte de Montmartre, et tu en apprendras beaucoup sur l’évolution du quartier. Tu visiteras également l’atelier de la peintre qui est devenu maintenant un musée accessible au public. Personnellement, cela m’a donné envie de retourner à Paris faire une visite guidée de la Butte sur le thème des peintres !

Si cela t’intéresse, le documentaire dure 15 minutes et est visible gratuitement jusqu’au 17/02/2023 sur le site d’Arte Vidéo.

La série du moment

Paris Police 1900 sur Canal + est la série française sortie le mois dernier. Elle a pour principal personnage le Préfet Lépine, confronté à une série de meurtres et à l’affaire Dreyfus. Tout en cherchant à moderniser la Police avec des inventions et de nouvelles techniques, dans une ambiance parisienne assez noire. Il y sera aussi question de féminisme dans une époque assez patriarcale.

La série propose actuellement une saison de 8 épisodes de 52 minutes chacun. Elle a déjà de bonnes critiques en ligne sur Allociné et le Youtubeur spécialisé en Histoire Nota Bene a réalisé une vidéo sur l’Histoire de Paris et une critique intéressante sans spoilers. De mon côté, je trouve que l’ambiance se rapproche de la série en deux tomes La 25e heure de FeldriK Rivat qui évoque aussi les méthodes d’identification des criminels et la même époque.

Hâte de pouvoir la visionner ailleurs que sur Canal+ (seul réseau sur lequel je ne suis pas abonnée !).

Le financement participatif du mois

Férocités est un projet des éditions Sillex afin de publier en financement participatif un recueil de 10 nouvelles de fantasy animalière pour adultes. Il est en cours de réalisation jusqu’au 7 mai prochain et le dernier palier est presque atteint. Pour participer, c’est ici, et le premier palier est à 8 euros pour la version numérique du recueil.

La maison d’édition a la particularité de proposer un circuit court du livre et une juste rémunération des auteurs. Ici, pas d’intermédiaires mais le lecteur qui choisit d’intervenir directement par financement participatif pour obtenir son livre. Et une augmentation de la rémunération des auteurs : de 8% dans le système classique, on passe à 30% chez Sillex, en ayant supprimé les intermédiaires. Les fondateurs de la maison d’édition l‘expliquent bien sous forme de BD ici.

L’appel à textes du mois

Les éditions Yby, proposent un appel à textes de nouvelles sur Le plaisir gustatif jusqu’au 19 décembre 2021. Le texte devra comporter entre 20 000 et 60 000 caractères, espaces compris et suivre la ligne éditoriale de la maison d’édition : l’un des personnages principaux doit être queer et l’histoire doit comporter des personnages favorisant la diversité.

Pour plus de détails sur cet appel à textes, je t’invite à consulter le site internet de la maison d’édition.

Les ressources gratuites du moment

Si tu cherches des templates pour réaliser des story ou des post instagram qui soient jolis et gratuits, je t’invite à t’abonner à la newsletter de Jennifer Daïna. En plus d’être une auteure de livres d’Urban Fantasy et jeunesse, c’est une illustratrice talentueuse qui propose des ressources gratuites qu’elles a créées. De jolies créations pour une jolie créatrice ! Moi je suis fan de ses créations sur le Japon ! 🙂

Voilà, ma veille est terminée. Elle est plus courte que d’habitude car la création de mon challenge littéraire m’a pas mal accaparée ce mois-ci… N’hésite pas à m’indiquer en commentaire tes propres trouvailles pour la beauté du partage. Si tu as raté mes autres watch, tu peux les retrouver ici.

Fleurs de prunier et tasse de thé,

A. Chatterton

Publié dans On joue ?

Hanami Book Challenge 2021 : le challenge littéraire dédié au Japon et au printemps

En dehors de mon engouement pour la littérature steampunk, j’ai une passion dévorante pour la culture japonaise. L’idée de créer mon propre challenge m’est venue depuis un an à force de participer à ceux des autres. Et comme je ne trouvais pas de challenge littéraire qui englobait l’ensemble de la culture du soleil levant, j’ai pensé que ce serait une bonne idée de commencer par ce sujet. Bienvenue dans le Hanami Book Challenge, ou encore le challenge des Cerisiers en fleurs !

Hanami Book Challenge : mode d’emploi

Ce challenge s’adresse à tous ceux qui souhaitent découvrir la culture japonaise, où qui souhaitent faire descendre leur Pile A Lire de livres en lien avec ce thème.

Je l’ai pensé pour un public adulte, mais il est possible de le réaliser avec des plus jeunes, en fonction des intitulés de menus, avec des mangas ou des light novels par exemple.

Il se déroule du 1er avril au 30 juin, le temps d’une floraison de cerisiers, pour marquer le printemps et l’arrivée de l’été et à pour principal sujet le Japon. Les livres doivent évoquer le Japon ou être écrit par un auteur Japonais.

Ce challenge plébiscite les documents suivants. : Romans, nouvelles, mangas, Bande-dessinée, romans graphiques ou documentaires sur le Japon. Vous pouvez aussi le réaliser avec des films, séries TV et animes.

Il n’est pas orienté vers un genre littéraire particulier, sauf indication dans les menus. Libre à vous d’y inclure des romans contemporains, comme de la littérature de l’imaginaire par exemple.

Pour ma part, je vais réaliser deux PAL : une avec des livres et l’autres avec des films et séries pour vous donner des idées. Elles feront l’objet d’un article qui suivra la publication de celui-ci.

Hanami Book Challenge : les menus

Afin de créer ces menus, je me suis inspirée de plusieurs thèmes relatifs à la culture japonaise. J’ai essayé de vous proposer un panorama assez vaste et qui par moments peut correspondre à des clichés sur ce pays. Je m’en excuse d’avance, mais je souhaite que ce challenge soit ouvert le plus possible à tous et ne pas le réduire à un public de connaisseurs.

Pour faire rentrer un livre ou un film dans une catégorie, libre à vous d’utiliser un élément du titre, ou les petits détails que j’ai indiqués entre parenthèses. L’important est de s’amuser ! A vous de vous approprier ce challenge !

Il y a donc 3 menus comportant chacun 4 sous-menus :

Hanami Book Challenge : Comment valider son challenge ?

Sur le modèle du Pumpkin Autumn Challenge, je vous propose de valider votre challenge par paliers car je trouve le système de points trop compliqué :

  • Niveau Disciple : Vous avez lu un livre de chaque menu, soit 3 livres au total
  • Niveau 6ème Dan : Vous avez lu deux livres par menu, soit 6 livres au total
  • Niveau 9ème Dan : Vous avez lu trois livres par menu, soit 9 livres au total
  • Niveau Sensei : Vous avez lu un livre de chaque sous-menu, soit 12 livres au total
  • Niveau Trésor Vivant : Vous avez lu un livre de chaque sous-menu, soit 12 livres au total, sans utiliser de Joker.
  • Etoile d’honneur : pour chaque livre entrant dans un sous menu, lu après avoir validé le niveau Trésor Vivant.

Il est possible d’abandonner un livre/ film en cours de route, et ce n’est pas grave ! Si toutefois vous souhaitez le faire valider dans votre challenge, il faudra en avoir lu/vu au moins 50%.

Vous avez aussi la possibilité d’utiliser une fleur de Sakura (un joker) pour vous éviter une lecture.

Hanami Book Challenge : où trouver des livres adaptés au challenge ?

Pour vous aider, en plus de ma PAL associée au challenge, voici quelques maisons d’éditions où trouver des livres traitant du Japon :

  • Editions Philippe Picquier : spécialisé dans la littérature japonaise et asiatique. Il propose des romans contemporains, historiques, policiers, érotiques. Mais aussi des mangas, romans graphiques, beauc-livres et recueils de poésie.
  • Editions Actes Sud : La collection Exofictions peut être intéressante pour des romans fantastiques par des auteurs japonais, mais il faut trier un peu parmi les documents. A l’inverse, la collection Lettres japonaises propose un panel de romans japonais contemporains de qualité, portant sur de nombreux thèmes actuels.
  • Planète BD : Site spécialisé dans les dernières actualités manga, bd et roman graphique avec des critiques sur les parutions. Utile pour vous éviter de chercher l’ensemble des éditeurs de mangas en France. Vous pouvez aussi y feuilleter les premières pages des dernières parutions.
  • Manga news : Site identique au précédent mais qui propose un classement par thème des mangas japonais, ce qui est pratique pour le challenge. Il y a également la liste complète des éditeurs de mangas japonais rubrique manga/éditeurs mangas.
  • La Rainbowthèque : Site participatif qui recense les parutions LGBTQIA+ en littérature. Si vous tapez Japon en recherche, vous trouverez quelques références.
  • Editions du Lézard noir : un de mes éditeurs chouchou. Vous y trouverez des mangas plutôt drame social ou historique, des artbooks, des livres sur l’architecture japonaise, …
  • Editions du Chat noir : la collection Neko comporte peu de titres, mais ce sont des entrées Young adult intéressante en terme de romans, fantastiques ou contemporaines.
  • Editions du chêne : éditeurs de documentaires pour les adultes avec de nombreux beaux-livres illustrés sur le Japon dans sa rubrique Tourisme.

Ce ne sont que quelques exemples, vous pouvez bien sûr compléter cette liste en commentaire de cet article si vous souhaitez partager vos trouvailles. 😉

Hanami Book Challenge : Communication

Le challenge sera diffusé sous le Hashtag #Hanamibookchallenge sur Instagram et Facebook. Je vous invite à l’utiliser quand vous réalisez une publication afin de pouvoir la relayer.

Pour cette première édition, je ne souhaite pas créer de groupe Facebook car cela supposerait de réaliser de la modération. Or, je travaille seule et je n’ai pas beaucoup de temps pour cela. Je l’envisagerai peut-être les années suivantes selon la manière dont ce challenge est accueilli sur la blogosphère.

En revanche, j’ai réalisé un compte Instagram qui vous permettra de découvrir les PALS des autres participants via le Hastag #Hanamibookchallenge, et de découvrir mes propres publications, ainsi que quelques jeux que je vous proposerai tout au long du challenge.

Enfin, parce que je suis généreuse de nature, je vous propose quelques visuels que vous pouvez réutiliser sur vos blogs, et réseaux sociaux que vous trouverez en fin d’article.

J’espère que ce challenge vous plaira autant que j’ai eu plaisir à le réaliser. Je reste à votre écoute par messagerie sur les réseaux sociaux et en commentaire à cet article si vous avez des questions à me poser. Bon challenge à tous !

Fleur de cerisier et matcha,

A.Chatterton

Pour retrouver mes chroniques associées à ce challenge :

Pour retrouver mes bilans associés à ce challenge :

Publié dans Veille littéraire du net

And my watch begins #26

Au sommaire de cette veille littéraire du net : un article qui interroge la republication d’un livre nazi, une série remake sur Arsène Lupin, une plateforme solidaire de vente, une opération pour mettre en valeur des petits éditeurs, un documentaire sur une aventurière du XXème siècle, un prix littéraire qui met en avant de petits éditeurs par des blogueurs, un challenge littéraire printanier et une chaîne Youtube spécialisée en Gangs parisiens de la Belle Epoque.

L’article du mois

Faut-il republier Mein Kampf ? C’est la question posée dans l’article d’Actualitté que j’ai lu l’autre jour, devant l’annonce des éditions Fayard qui publient cette année une version augmentée du livre d’origine avec son contexte historique destinée aux chercheurs et universitaires travaillant sur le totalitarisme.

Cette nouvelle publication enrichie servirait à mettre en garde les générations futures contre les dérives du nazisme et de toute politique basée sur la discrimination raciale, religieuse, etc… Il est publié à titre de document historique et pédagogique.

Le sujet pose polémique, vis à vis de la mémoire des victimes du nazisme ou par crainte d’attiser un regain néo-nazi à qui pourrait profiter cette publication.

Personnellement, je suis partisane d’éduquer les gens pour éviter de reproduire les mêmes erreurs, et donc je vois un intérêt à cette nouvelle publication. Cependant, je reste perplexe quant aux motivations de Fayard qui publiait déjà une version de ce titre en 1938, supervisée par l’Allemagne nazie selon l’article d’Actualitté. Il lui sera également difficile d’écouler ses exemplaires sur Amazon qui a renforcé son interdiction de vente de livres sur le nazisme sur sa plateforme. Bref, restons optimistes…

La série du moment

Ce mois-ci, j’ai regardé la dernière série adaptée d’un roman (ou plutôt inspirée de) : Lupin, dans l’Ombre d’Arsène réalisée pour Netflix avec Omar Sy dans le rôle titre. J’en ressors un peu mitigée…

L’intrigue ressemble un peu à celle du Collier de la reine de Maurice Leblanc avec pour thème le vol d’un collier ayant appartenu à Marie-Antoinette, propriété des employeurs de la mère d’Arsène Lupin alors enfant. Si dans le livre, c’est sa mère qui est accusée de vol, et le jeune Arsène qui en est l’auteur, dans l’adaptation en série, il s’agit du père du héros, mais ni lui, ni son père ne sont à l’origine du larcin. L’affaire laisse le jeune garçon de 13 ans aux services sociaux alors que son père est mis en prison.

Derrière cette tragique histoire, on sent tout le racisme latent des employeurs petit-bourgeois, le manque d’assiduité de la police à résoudre l’affaire et l’injustice dans laquelle est plongée Assan jusque là heureux avec son père.

Le garçon devenu orphelin se trouve un modèle dans Arsène Lupin, livre fétiche offert par son père. Il l’aidera à grandir et à se forger une identité, pour le meilleur comme pour le pire. Assan est charmant, manipulateur, épris de justice, mais aussi voleur, arnaqueur, père lui-aussi à ses heures perdues et a des difficultés à garder les femmes qu’il rencontre.

L’intrigue est assez divertissante, les décors parisiens un peu clichés mais toutefois intéressants (nous irons au Louvre tout de même !) et la mise en valeur des petites gens plutôt importante.

En revanche, j’ai trouvé que le jeu d’acteur et la direction artistique manquaient de profondeur. Si tu as vu Omar Sy dans le film Intouchables, tu sais qu’il peut beaucoup mieux jouer. Dans Lupin, il semble toujours pressé de débiter sa réplique. Je dirais que l’action a été privilégiée au détriment du jeu des acteurs, même si ces derniers auraient été capables de faire le job si on en leur avait laissé le temps.

Dans l’ensemble la série est assez intense et l’intrigue digne d’un film de braquage, quoiqu’un peu cousue de fil blanc, avec de nombreuses références au gentleman cambrioleur de Maurice Leblanc. J’attends la deuxième partie de la saison avec impatience pour voir mes hypothèses confirmées sur la suite de l’histoire. 😉

Le challenge littéraire du moment

La version 2021 du PIF (=Printemps de l’Imaginaire Francophone) a été lancée il y a peu par la blogueuse Zahardonia du site Monde-fantasy.com sur son compte Instagram. C’est la sixième édition de ce challenge qui fait la promotion de la Littérature de l’Imaginaire écrite en Français, peu importe la nationalité de l’auteur(ice). L’idée est de défendre cette littérature et de combattre les préjugés qui l’accompagnent (ex : la meilleure littérature de Fantasy est anglosaxonne).

Le challenge se déroulera sur trois mois : du 1er mars au 1er juin avec 4 menus présentant chacun 4 sous-catégories. Seuls les ouvrages de fiction de la littérature de l’Imaginaire comptent : romans, nouvelles, bd, mangas, théâtre, albums… en Science-Fiction, Fantasy et Fantastique. Tu peux déterminer un palier de lecture en fonction de tes objectifs et partager tes avis lecture sur Instagram ou Facebook avec les Hashtag  #PrintempsImaginaireFR#ImaginaireFR. Si tu souhaites plus d’informations sur ce challenge, tu peux déjà trouver les menus ci-dessous sur le compte instragram de la blogueuse et lire son article détaillé sur son site internet.

L’initiative solidaire du mois

Emmaüs vient de lancer une plate-forme solidaire de vente dont le produit des ventes sera reversé sous forme de dons mais à des associations pour aider à l’insertion sociale, ou au développement de projets solidaires.

La plate-forme s’appelle Trëmma et est très simple d’utilisation : il suffit de mettre en vente comme sur Vinted l’article que tu souhaites donner avec photo et description. Elle est ensuite validée par un modérateur et apparaît sur le site Label Emmaüs, la plateforme de vente de l’association.

En somme, c’est une bonne façon de vider ses placards pour la bonne cause et de vendre (ou d’acheter) solidaire.

Pour retrouver les articles sur le site d’Emmaüs, coche la case Trëmma quand tu réalises une recherche ou que tu ouvres une rubrique de produits. Par contre, accroche toi bien pour les recherches de livres d’occasion au catalogue : c’est un peu compliqué ! Personnellement, je trouve le moteur de recherche de leur site désespérant…

La mobilisation du mois

Les blogueuses belges du site Recto-Verso remettent en marche leur projet « 1 week-end, 1 mise en avant, 1 mobilisation » afin de mettre en valeur de petites maisons d’édition et des auteurs parfois auto-édités face à la crise sanitaire.

Elles proposent chaque semaine des interviews en live et des chroniques littéraires, ciblées sur une maison d’édition à chaque fois, pour les faire découvrir à un vaste public et favoriser des ventes.

Pour février par exemple, ce sont les éditions Plume Blanche et Caravelle qui sont invitées, ainsi que les auteures Ielenna et Maud Cordier. C’est l’occasion d’élargir son horizon et de découvrir de nouveaux moyens d’augmenter ta PAL !

Tu trouveras plus d’informations sur leurs programmes mensuels sur leur page facebook.

Le Prix littéraire du moment

Vu sur le compte instagram de Lamousme et aussi sur un article d’actualitté, le Vleel ou « Varions Les Editions En Live » est un prix littéraire qui récompense des ouvrages issus de maisons d’éditions moins médiatisées via Instagram et Youtube.

Ce prix est l’aboutissement d’interviews réalisées depuis avril 2020 par le blogueur Anthony Lachegar, alias Serial Lecteur Nyctalope. Il a pour but de récompenser un auteur et une maison d’édition moins connus en faisant participer la blogosphère littéraire.

Le principe est simple : si tu as un compte instagram, tu peux voter jusqu’à Dimanche 7 février 21h, pour l’un des 10 auteurs et maisons finalistes présents dans la liste ci-dessous en utilisant le formulaire présent sur le site du Lecteur Nyctalope.

Si tu n’as pas lu les livres ou que tu ne connais pas les maisons d’édition présentées, pas de panique ! Tu peux retrouver les critiques des livres et présentations des éditeurs sur le site de Serial Lecteur Nyctalope et sa chaîne youtube pour te faire une idée.

Le documentaire du moment

Connais-tu Alexandra David Neel ? Il s’agit de la première femme a avoir voyagé jusqu’au Tibet et à avoir pénétré Lhassa, interdite aux occidentaux. C’était en 1924.

Orientaliste, tibétologue, chanteuse d’opéra lyrique, féministe, journaliste, anarchiste, exploratrice, bouddhiste, écrivaine et franc-maçonne, elle a multiplié les casquettes mais toujours avec cette envie furieuse de voyager et de découvrir l’Orient qui a donné lieu à de nombreux livres de sa part.

Arte consacre un documentaire synthétique de 5 minutes, intitulé Une occidentale sur le toit du monde, qui retrace l’histoire de cette grande voyageuse qui souhaitait encore renouveler son passeport à 103 ans.

Une belle manière de découvrir son état d’esprit, complètement inconcevable pour une femme de son époque, et de se familiariser avec ses aventures. 😉

La chaîne youtube du moment

Je suis assez fan de la Belle-Epoque et de Paris en général, aussi, quand j’ai découvert la chaîne Gang de Paris, mon excitation était à son comble ! Dans des vidéos assez courtes, Jérémy te raconte des anecdotes autour des gangs qui ont régné sur Paris à la Belle-Epoque. Code vestimentaire, langage, mode de vie, tout y passe ! Les vidéos sont rythmées, les explications claires, le texte travaillé et documenté. Bref, un petit plaisir de 2 minutes dont je ne me lasse pas.

Si tu apprécies ses dessins, tu peux aussi commander des vêtements à l’effigie des Apaches et autres gangs sur son site internet 😉

Voilà, ma veille est terminée. N’hésite pas à m’indiquer en commentaire tes propres trouvailles pour la beauté du partage. Si tu as raté mes autres watch, tu peux les retrouver ici.

Crêpes et chocolat chaud,

A.Chatterton

Publié dans On joue ?

Bilan anticipé du Ho Ho Ho Challenge 2020-2021

A un mois et une semaine avant la fin du Hohoho Challenge, j’ai décidé de l’arrêter pour me consacrer à mes projets 2021. Voici un petit bilan sur ce challenge atypique avec mes tops et mes flops, en espérant le recommencer l’an prochain.

Comment j’ai vécu le challenge

J’avais besoin d’évacuer une grosse pression entre le boulot et le blog pendant les fêtes de Noël. Réaliser une pause blog pendant 15 jours m’a redonné l’envie de lire sans avoir besoin de chroniquer chaque livre. Et j’ai vraiment beaucoup lu pendant ces 15 jours ! Dont des romances de Noël, un type de livre jusque là absent de ma PAL car je jugeais les histoires peu digne d’intérêt car pas assez sérieuses. J’ai revu ma copie par la suite (comme quoi, les préjugés…). En y réfléchissant, je pense que j’ai aussi le droit de m’accorder des lectures de divertissement au lieu de chercher des intrigues parfois lourdes. Et les romances de Noël, ce sont un peu comme des bonbons : parfois on a besoin de sucreries pour se remonter le moral !

Le mois de Décembre a été une course entre le boulot, les cadeaux de Noël et le blog. Je n’ai donc pas eu l’occasion de faire d’autres activités à part lire. De ce fait, je regrette de ne pas avoir participé aux missions associées au challenge, même si elles avaient l’air assez amusantes. Et puis, passé Noël, les réaliser n’avait plus de sens car elles tournaient beaucoup autour de cette fête. Pourtant, j’aurais beaucoup apprécié m’impliquer plus dans le challenge si j’avais eu plus de temps et d’énergie. Je pense recommencer l’aventure l’an prochain, au moins pour cela.

Passé janvier, comme j’avais des préparations à réaliser pour mon projet sur le Steampunk et que de nouveaux challenges pointaient le bout de leur nez, je me suis dépêchée de finir de lire ma PAL, afin de passer à autre chose, mais cela n’a pas été possible. Je n’étais plus motivée pour lire les livres restants et beaucoup plus encline à me lancer dans de nouvelles lectures hors PAL.

Avec le recul, je dirais que cela a été un très bon challenge, malgré quelques flops lecture. Je pense qu’il gagnerait en efficacité en se cantonnant au mois de décembre, car passé les fêtes, on n’est plus vraiment dans l’esprit de Noël, à l’inverse du Cold Winter Challenge (qui a l’Hiver comme connotation dans son titre). S’il était seulement engagé sur Décembre, la PAL serait plus réduite mais on s’amuserait plus autour des missions. Mais cet avis n’engage que moi…

Mes lectures favorites du challenge

Pour une fois, je n’ai pas souhaité faire un retour détaillé avec des articles très longs sur chacune de mes lectures car ce sont des lectures plaisir. Toutefois, c’est le cas pour certains livres dont le titre est souligné. Pour les autres, j’indique à chaque fois ce qui m’a plu dans le roman pour te donner un aperçu. 😉

L’année de Grâce, de Kim Liggett, éditions Casterman : un vrai coup de coeur et une lecture coup de poing ! A l’inverse de Félines de Stéphane Servant qui m’avait agacée par son côté fourre-tout d’idées diverses (génocide, féminisme, discriminations, épidémie, LGBTQI+, adolescence…), le roman de Kim Liggett aborde pratiquement les mêmes thèmes, épidémie en moins, mais de manière plus subtile, sur fond de dystopie. J’ai vraiment adoré ce livre pour les réflexions développe. Tu pourras retrouver mon avis complet en cliquant sur le titre.

La petite boulangerie du bout du monde de Jenny Colgan, éditions Prisma : Le tome 3 était dans ma PAL pour ce challenge, mais je n’avais pas lu les deux premiers tomes. J’ai donc lu l’ensemble de la trilogie et je n’ai pas été déçue. Jenny Colgan est une vraie amoureuse de la pâtisserie et de la Cornouailles. Elle met tout son cœur à nous faire aimer ses deux passions à travers l’histoire de Polly, une jeune anglaise qui cherche à se reconstruire après une déception amoureuse et qui décide d’habiter sur une île des Cornouailles. J’ai beaucoup apprécié le cheminement du personnage principal qui s’efforce de se trouver un nouveau travail, de nouveaux amis, une nouvelle maison, et qui ne baisse jamais les bras devant les difficultés. J’ai aimé l’accompagner dans son intégration dans la communauté atypique de l’île, découvrir des recettes qui donnent l’eau à la bouche, visiter sa maison balayée par les vents marins. J’ai adoré l’île de Mount Polbearne, son charme d’antan, ses habitants réfractaires à la modernité qui viendrait bouleverser la quiétude de leur quotidien. Au fil des trois tomes, l’entreprise de Polly grossit et s’étoffe et cela fait du bien au moral. Derrière son histoire, l’auteure introduit la recette du bonheur : faire ce que l’on aime, même si cela ne nous rend pas très riche. L’important étant de trouver sa place. Même si j’ai aimé les intrigues des trois tomes, je trouve celle du premier plus aboutie. Une lecture doudou que je recommande fortement en cas de blues et plus réussie que d’autres romans dans la veine Feel Good. 😉

Brexit Romance, Clémentine Beauvais, éditions J’ai lu : Je ne connaissais pas l’univers de Clémentine Beauvais mais j’en avais l’image d’une auteure pétillante dont j’admirais la vie : l’auteure est traductrice et enseignante-chercheuse à l’université de York en Angleterre, une ville que j’ai eu l’occasion de visiter par le passé. Elle tient également un blog sur l’écriture. Commencer l’œuvre littéraire de Clémentine avec Brexit Romance m’a semblé une évidence : on y parle de la France, de l’Angleterre et des clichés sur les différences culturelles. Sa plume mordante et son ton bourré d’humour et de fantaisie m’a particulièrement séduite. Les quiproquos associés aux différences linguistiques m’ont fait hurler de rire. Les réflexions sur le Brexit et ses conséquences, du point de vue anglais m’ont ouvert les yeux sur l’avenir de nos voisins d’Outre-Manche et surtout la jeune génération. On sent que l’auteure s’est efforcée de proposer un panel complet des réactions britanniques sur le sujet qui est très intéressant à lire. Si l’intrigue semble digne d’un marivaudage sur fond politique (une agence de mariages blancs franco-britanniques mené par une jeune britannique très orientée gauche), elle ne m’a pas tout à fait convaincue. La remise en question du mariage comme un arrangement entre pairs était intéressante, mais sa mise en œuvre dans l’histoire reste assez fantaisiste. J’ai détesté Justine, l’anglaise à l’origine du projet, pour sa tendance à la manipulation, Marguerite pour son côté jeune ingénue en crise d’ado, Pierre pour son penchant communiste exacerbé. La fin m’a semblée un peu convenue. Mais j’ai tout de même passé un bon moment de lecture car j’adore les romans qui parlent des différences culturelles et l’histoire reste assez drôle.

Noël et préjugés, la TeamRomCom, éditions Charleston : Il s’agit d’un recueil de 6 nouvelles- Romances de Noël par 6 auteures différentes, avec pour point commun le roman de Jane Austen dans chacune des histoires. L’ensemble a été très distrayant sans être pour autant un coup de coeur absolu. J’ai apprécié les cinq premières nouvelles, beaucoup moins la dernière intitulée Amour, tempête et Best-Seller, pour son style assez spécial et son personnage principal ultra-stressé qui m’a donné envie de faire une séance de méditation. Plusieurs sujets intéressants sont abordés et de manière positive : la grossophobie, la romance du point de vue masculin, le premier amour, le manque d’amour maternel, les apparences trompeuses, le manque de confiance en soi, l’agoraphobie. Je ferai un retour plus détaillé dans un prochain article car ce livre fait également partie de ma PAL spécial nouvelles pour le Projet Ombre.

Les flops du challenge

L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de Pèlerinage, Haruki Murakami : J’admire beaucoup Haruki Murakami en tant qu’écrivain car c’est un coureur au long court, au sens propre comme au figuré : il met beaucoup de temps à écrire un livre et il pratique la course à pied. Son autobiographie, Profession Romancier, est une mine de conseils pour les écrivains débutants. J’avais lu auparavant la trilogie 1Q84 qui m’avait laissé une impression mitigée : l’envie de continuer à s’imprégner de l’atmosphère qui se dégage du livre après l’avoir terminé, mais aussi d’obtenir des réponses face à l’irruption d’évènements fantastiques sans queue ni tête. Avec L’incolore Tsukuru, j’ai retrouvé la même atmosphère cotonneuse, jonchée de descriptions parfois inutiles sur ce que font ou pas les personnages, des passages fantastiques dont on ne sait que faire, et surtout une fin ouverte où c’est au lecteur d’imaginer la suite. Quel était le message derrière ce livre ? A travers les péripéties du personnage principal qui cherche à retrouver ses amis d’enfance pour comprendre pourquoi ils l’ont rejeté il y a des années, j’ai cru discerner une sorte de morale : parfois on se fait de fausses idées sur l’opinion des autres envers soi. Avec Tsukuru, j’ai revu le personnage de Tengo de 1Q84, qui ne sait pas bien ce qu’il veut dans la vie à part quelques satisfactions matérielles simples, et qui essaie de se trouver une identité (mais bloque face à ce rejet d’adolescence). J’avoue que les différences culturelles entre la France et le Japon m’ont peut-être empêchée de comprendre le livre. J’ai l’impression que le rejet est une chose très exacerbée au Japon et que la difficulté d’intégration dans un système où faire comme les autres est la norme, doit être compliqué. Le sujet n’est donc pas très joyeux, il y a beaucoup de longueurs, mais ce sont les passages fantastiques qui m’ont le plus dérouté : parfois le personnage ne sait plus qui il est, et il lui semble plausible qu’il ait pu faire certaines choses dont il ne se souvient pas. Il y a également une scène de sexe issue d’un rêve du personnage principal, complètement ubuesque et dont j’ai eu du mal à trouver la place dans l’histoire. Bref, j’ai mené ma lecture jusqu’au bout, mais j’en suis ressortie abasourdie. Je ne suis pas sûre de retenter l’expérience…

Le diable danse à Bleeding Heart Square, Andrew Taylor : J’ai lâché ce livre au bout de 50-100 pages ! J’ai été attirée par la couverture et le résumé mystérieux, mais je me suis pas mal ennuyée. L’intrigue met beaucoup trop de temps à se mettre en place avec de nombreux personnages dont il faut retenir les noms. Le rythme est lent et on a envie parfois de réaliser des coupures tellement certains passages sont inutiles. L’enquête policière menée en même temps que la nouvelle vie de Lydia chez les pauvres, est plutôt lente à se mettre en place aussi. Et je n’ai pas accroché du tout au personnage principal malgré un début prometteur : une jeune épouse des beaux quartiers qui se fait battre part son mari et qui essaie de gagner son autonomie en habitant chez son père dans les bas quartiers, alors qu’elle n’a jamais travaillé. J’ai quand même lu les dernières pages pour connaître le meurtrier de la vieille dame disparue en début d’histoire et je pense que je n’aurais jamais deviné, tellement peu d’indices laissaient deviner son identité. Mise à part ces points négatifs, les seuls aspects positifs que j’en retiens sont une description assez précise et prenante de la vie des gens pauvres fin 1930 dans Londres et la montée du fascisme dont j’avais déjà eu un aperçu à travers la série TV Peaky Blinders. Mais cela ne m’a pas pour autant donné envie d’aller plus loin. Une très grosse déception.

Ceux que je n’ai pas lus

Comme je l’ai expliqué plus haut, je n’étais plus très motivée par la lecture de ces livres mais je compte les recaser dans d’autres challenges à venir. Par exemple, Y aura-t-il trop de neige à Noël ? sera parfait pour le Projet Ombre ou le prochain Hohoho challenge car c’est un recueil de nouvelles de Noël. Le tome 2 du Passageur d’Andoryss pourra coller au prochain Pumpkin Autumn Challenge car il évoque des fantômes. Je vais aussi parler du Manuel du Steampunk lors de ma Session de Mai de mon projet Steampunk consacrée aux guides et livres fondateurs du Steampunk. Bref, j’aurai l’occasion de les lire à un autre moment de l’année, tout n’est pas perdu 🙂

Mes résultats pour ce challenge

Sur les 12 livres que comprenait ce challenge, j’ai lu 5 livres + 2 livres hors PAL et j’ai abandonné une lecture. Je m’en tire avec une moyenne de 7 livres et demi ! Je pense faire mieux l’année prochaine avec plus de lectures doudous comme des romans feel Good ou des romances qui me semblent assez adaptées à ce challenge et la période qui l’accompagne. Je remercie les créatrices du projet, A book and a cup et Disorder Reef pour le mal qu’elles se sont données et j’espère qu’elles continueront l’année prochaine !