Publié dans On joue ?

Bilan du Bingo du Plib : vis ma vie de jurée du Plib 2020 #8

Après avoir loooooongtemps attendu les résultats de ce challenge littéraire fort amusant, voici mon bilan de lecture du Bingo du Plib 2020, et quelques nouvelles de ce prix littéraire qui touche bientôt à sa fin.

Mon bilan du bingo 

Quel challenge de lecture ! Je l’ai trouvé très amusant à réaliser et très motivant car il mêlait des actions avec les livres en plus de la lecture. Je pense que je participerai à nouveau l’an prochain.

Voici les livres que j’ai lus (lien vers ma chronique en couleur, si elle a été réalisée) :

Pour les actions à réaliser, tout s’est passé principalement sur mon compte instagram où j’ai :

  • Partagé un compte instagram chouchou : Vintage Egyptologist, je l’ai déjà évoqué dans ma veille littéraire du net numéro 11. Il s’agit d’un couple de vrais egyptologues américains qui s’habillent au quotidien comme dans les années 20 ou 30. De superbes photos à découvrir.
  • Accordé une heure à une autre activité : Je me suis promenée au Parc de la Tête d’or à Lyon avant de déménager pour ma nouvelle maison en Ardèche. Si tu passes à Lyon, je te recommande ce lieu.
  • Pas touché mon téléphone pendant 6 heures : J’ai écrit des articles pour mon blog et j’ai beaucoup lu sur mon canapé.
  • Participé à deux challenges en même temps : j’ai continué le Challenge des Irréguliers de Baker Street en lisant Le chrysanthème noir de Feldrik Rivat dont je ferai prochainement la chronique.
  • Acheté un livre : Je me suis procuré Les chaînes du silence de Céline Chevet, son dernier roman aux éditions du Chat Noir. Lecture à venir !
  • Lu un livre en portant un accessoire estival : j’ai lu le tome 4 de Miss Peregrine et les enfants particuliers… en tongs et lunettes de soleil !
  • Coordonné mon livre avec un marque-page : Au lieu d’en fabriquer, j’ai un peu triché en reprenant des marque-page éditeur qui rappellent la couverture du livre.
  • Cuisiné mon péché mignon : le gâteau au yaourt chocolat-banane !

A l’issue de ce challenge, j’ai totalisé 60 points, il ne me manquait que deux cases  valider. Mais cela n’a pas été suffisant pour faire gagner mon équipe, les mages. Ce sont les dragonniers qui ont remporté la partie cette fois. On se rattrapera sur le dernier challenge avant la fin du PLIB !

Copie de Copie de dragonnier1

Contrairement aux challenges précédents, je me suis moins investie concernant les discussions de groupe sur le Discord du PLIB et je n’ai même pas réalisé de Lecture Commune. Cela, je l’ai fait plus tard avec mon club lecture en lisant Wild de Cheryl Strayed…

J’ai aussi eu quelques petits bémols en cours de route :

Le livre numérique Chloé, Constance et Jane Austen de Marie Vareille s’est révélé une déception totale : il s’agissait d’une nouvelle de 16 pages qui fait préambule à son roman Je peux très bien me passer de toi. Je suis donc restée sur ma faim, et cela m’a donné envie de lire ce roman plus tard après le challenge.

J’ai aussi dû lire un livre sous contrainte assez rapidement ! J’avais emprunté Miss Peregrine tome 4 à la bibliothèque, fermée pendant le confinement, et j’ai préféré lire d’autres livres à la place. Quand le déconfinement a eu lieu, j’ai été obligée de le lire pour  le rendre car je déménageais deux semaines après. Il a donc remplacé Sénéchal 2 de Grégory Da Rosa pour ce challenge… et donc j’ai toujours Sénéchal 2 à lire dans ma PAL…

Que faire des livres qui me restent à lire ?

Entre le challenge des Irréguliers de Baker Street sur l’année, et les différents challenges auxquels j’ai participé cette année, j’ai encore pas moins de 33 livres dans ma PAL papier, sans compter les 70 ebooks de ma PAL numérique et les 4 services presse que j’ai reçus depuis mai.

J’ai donc décidé de me concentrer pour le moment sur ces 33 livres présents sur mon étagère de bibliothèque et mes 4 services presse, en participant tous les mois à un nouveau challenge littéraire lancé dans mon club lecture privé : On choisit pour toi.

C’est un challenge basé sur le principe du challenge de l’Epreuve des alliés que nous avons adapté à notre club lecture. Le principe est simple : chacune donne sa PAL, et les autres choisissent pour elle sa lecture du mois. Je pense que cela pourra me pousser à terminer de lire certains livres que j’ai maintenant depuis 3 ans !

A la suite du bingo du Plib, j’ai noté quelque chose de positif qui revient à chaque fois que je termine un challenge : même si la date est expirée, je continue le challenge quand même. Comme je le disais un peu plus haut, je n’ai pas réalisé de Lecture Commune pour le Bingo, mais cela m’a donné envie d’en réaliser une avec mon club lecture.

Je trouve que c’est en cela que devraient consister les challenges littéraires : pas te forcer à lire ou te démotiver, mais plutôt t’encourager et attiser ta curiosité.

Quoi de neuf du côté du PLIB 2020 ?

L’été arrive, et je n’ai toujours pas lu les deux finalistes restants : Félines de Stéphane Servant, et La cité des Chimères de Vania Prates. Il va falloir que je me presse un peu à ce niveau là pour remplir ma part du contrat de jurée.

Dernièrement, il y a eu des interviews des auteurs nominés sur le compte instagram du PLIB, ainsi que des jeux autour de nos partenaires sur la page youtube.

L’équipe prépare un projet de financement participatif sur Ulule comme l’an dernier afin de proposer une journée de rencontre et d’échange avec les auteurs sélectionnés et de réaliser la remise du prix 2020, en compagnie des partenaires. Le projet n’est pas encore lancé, mais tu peux te renseigner ici, si cela t’intéresse. Dans les contreparties, il y aura des livres sélectionnés pour le prix de cette année, entre autres…

Voilà pour ce challenge et ce nouvel épisode de ma vie de jurée. N’hésite pas à retrouver les autres épisodes dans ma rubrique Challenges, concours et prix.

Bingo et Pal débordante,

A.Chatterton

Publié dans Lectures

Une collection d’ennuis, Alex Evans, éditions ActuSF

Que faire si la collection d’objets érotiques que vous venez d’acquérir vous apporte plus d’ennuis que d’argent ? Tel est le dilemme de Vif-argent, une antiquaire de la Cité de Jarta. Mais l’ancienne voleuse a encore de la ressource ! 

Résumé : Vif-argent, une antiquaire raffinée, s’apprête à mettre en vente une collection pour le moins inhabituelle. De plus, un élément du lot semble attirer la convoitise d’individus aussi divers que mal intentionnés. La jeune femme se retrouve obligée de protéger sa marchandise, tout en gérant les problèmes conjugaux de l’un de ses amis et les bourdes de son ado de fils. Heureusement, Vif-argent a plus d’un tour dans son sac…

Mon avis :

Où l’on rencontre une nouvelle héroïne de l’univers d’Alex Evans

Alex Evans a pour principe dans ses récits de mettre en avant ses personnages féminins. Une collection d’ennuis ne déroge pas à la règle en nous présentant Vif-Argent, ancienne voleuse, antiquaire respectable mais aussi mère célibataire d’un ado en pleine crise dans la belle cité de Jarta.

Femme exilée, sorcière en secret, elle ressemble un peu à Padmé de Sorcières et Associées dans son envie de paraître respectable (même confrontée à des gredins en affaires). Elle a malgré tout bon fond car en plus d’être une commerçante douée, elle s’efforce d’aider ses amis.

Après les sorcières-détectives, les archéologues et les scientifiques, avec ce personnage, nous abordons un aspect de l’univers de Jarta qui a une grande importance : celui des antiquaires. Car souvent la magie réside dans des objets ou reliques, et c’est par eux qu’ils transitent. Il s’agit donc d’un métier potentiellement dangereux, surtout si l’objet en question attire des convoitises peu ordinaires, ou que vous l’avez acquis malhonnêtement.

Une intrigue pleine de rebondissements et d’humour

Une collection d’objets ayant peut-être appartenu à la grand-mère de Padmé (hypothèse personnelle, peut-être erronée) arrive dans la boutique de Vif-Argent et c’est le début d’un bon pactole mais aussi de pas mal de problèmes.

Entre un objet possédé et un autre convoité par plusieurs personnes mal intentionnées, Vif-argent va en voir de toutes les couleurs.

Les éléments de l’intrigue sont jetés ça et aident à maintenir le suspense. Le lecteur, comme l’antiquaire, va devoir mettre les choses bout à bout pour venir à bout de ce puzzle.

Quelques surprises sont à prévoir, mais aussi des passages hilarants avec notamment un chef d’équipage épuisé par sa femme nymphomane (mais soucieux qu’elle lui soit fidèle), un prêtre possédé et surtout un fils en pleine crise d’émancipation.

La pauvre Vif-Argent va devoir faire preuve de sang-froid pour concilier vie professionnelle et personnelle et cela ne sera pas de tout repos.

En conclusion : Une nouvelle amusante qui introduit la caste des antiquaires, auprès d’une héroïne très maline mais dépassée par son fils. Encore une fois, Alex Evans nous propose un personnage féminin qui essaie de se construire une nouvelle vie dans une ville multiculturelle, en partant de rien. Une belle leçon de vie.

Si toi aussi tu as envie de lire cette nouvelle, c’est possible ! Elle est disponible gratuitement sur le site des éditions ActuSF. N’hésite pas à me faire un retour en commentaire 😉

Publié dans Lectures

Love in 56K, Clémence Godefroy, éditions du Chat noir

L’amour est souvent au coeur des romans de Clémence Godefroy. Dans Love in 56K, il en sera question mais pas seulement : amitié, problèmes d’adolescence et quête de soi seront également au rendez-vous. Bienvenue dans les années 1998 !

Résumé : A la rentrée de septembre de Westbridge High, Erika Schmidt est bien déterminée à faire de cette année scolaire 1997-1998 la meilleure de sa vie : de bonnes notes, de bons moments avec ses deux meilleures amies, et une place dans la rédaction du journal du lycée, voilà tout ce qu’elle désire. C’était sans compter sur Scott Peterson, qui est devenu hyper craquant en l’espace d’un été, et tous les déboires qui s’ensuivent quand on est plutôt timide avec les garçons et plutôt vue comme une nerd par les élèves populaires du bahut. Heureusement, Erika vient de commencer une nouvelle série de livres, Les Sorciers de Bellwood, qui lui fait oublier ses problèmes. En attendant le prochain tome, elle trouve sur Internet un forum de fans, puis des sites de fanfic, et bientôt sa connexion 56K est à la fois son seul réconfort et son secret le mieux gardé…

Mon avis :

Bienvenue dans un lycée américain

J’ai commencé ce livre sans jeter un oeil au résumé.  Ce qui m’a surprise le plus pendant les premiers chapitres, a été la sensation de lire un roman se déroulant en France, jusqu’à ce que des détails viennent perturber l’intrigue : aucun lycéen français ne possède  de voiture pour se rendre en cours avec ses amis !

Clémence Godefroy est française, mais elle a recrée avec brio cette ambiance lycée américaine qui regroupe pas mal de clichés, et qu’on retrouve dans certaines séries tv. Cependant, elle y a ajouté sa touche personnelle pour que ces clichés ne nuisent pas à la qualité de l’intrigue.

Par exemple, au niveau des personnages, on retrouve les différents groupes typiques : les nerds du club d’informatique, l’équipe de sport (basket, football), les pom-pom girls populaires, la peste de service, la bande de copines intellos, le meilleur ami gay.

Les nuances interviennent dans la construction des personnages. Ainsi, dans l’équipe de basketball, Scott est aussi un geek qui a du mal à s’intégrer;  dans le club informatique,  on compte une future diplômée de grande université très sûre d’elle, … Chacun n’est pas celui qu’il semble être et c’est ce qui fait la richesse de ce récit.

L’auteur aborde plusieurs sujets sur cette période charnière de Première-Terminale propres aux américains : les fêtes entre élèves, le souci d’aller s’inscrire ou non dans une université après la remise des diplômes, les virées au centre-commercial, les jobs d’appoint, le sous-sol aménagé en antre d’ado, le fait d’avoir ou non une voiture, et surtout la sexualité naissante.

Tout contribue à recréer cette époque de liberté surveillée, de désir d’émancipation, de rêves à venir de ces adolescentes américaines mais qui s’étend aussi aux françaises sur certains points comme la sexualité.

Premiers émois amoureux dans la vie d’une lycéenne

Erika est le personnage principal de cette histoire. cette année, elle a décidé avec sa bande de copines qu’elle se montrerait plus adulte. Mais voilà, elle a développé une passion pour une saga littéraire empruntée à sa  petite soeur. C’est un secret honteux qu’elle préfère garder pour elle. Et il est d’autant plus honteux car elle écrit de la fanfiction dessus ! Ses amies ont aussi des secrets, mais on les découvrira plus tard…

Clémence Godefroy sait évoquer avec finesse, à travers le portrait de ces trois amies, les interrogations sur ce qu’est grandir, les expériences sexuelles et amoureuses, le bouillonnement intérieur hormonal, la métamorphose de son corps, la peur d’être soi face au regard des autres et les hobbys honteux.

A travers l’histoire d’Erika surtout, elle propose une ode au courage d’être soi, la volonté d’aimer et de vivre ses passions, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Car le lycée est impitoyable : on abordera le harcèlement scolaire, la timidité amoureuse et ses maladresses, la jalousie maladive.

Le seul bémol que j’ai pu trouver est une fin de roman qui m’a semblée un peu abrupte ou du moins, j’aurais apprécié un récit  plus long.

Une ode à la fin des années 1990

Ce roman est destiné à deux publics, je dirais : l’adolescent lambda qui découvre des sujets qui le touchent mais dans le contexte de la fin des années 90. Mais aussi, l’adulte qui a vécu cette période et se remémore la saveur de certains détails (ce qui est mon cas).

L’auteure a parfaitement réussi, par petites touches à nous plonger dans la vie d’un ado de cette période. On aborde le style musical très pop, la mode un peu flashy par moments, les débuts d’internet et des connexions incertaines, les cours d’éducation sexuelle foireux, les boybands, le coût important d’un ordinateur, la quasi absence des téléphones portables, et surtout la saga des sorciers de Bellwood qui ressemble un peu à celle d’Harry Potter.

Le plus gros clin d’oeil réside dans les forums de fanfiction, véritable refuge pour les timides, nerds, intellos de l’époque, où l’on peut échanger autour d’un sujet qui vous passionne sans être jugé et retrouver des gens intéressés par les mêmes centres d’intérêts. Pour certains, c’est aussi un moyen de développer leurs talents d’écrivain.

En conclusion : un roman Young adult mode d’emploi sur comment avoir le courage d’être soi au lycée, qui traite également avec finesse le sentiment amoureux. Un petit bijou à découvrir autant pour les ados que pour les nostalgiques de la fin des années 90.

 

 

 

Publié dans Lectures

Les cambrioleurs rêvent-ils de dinosaures mécaniques ? Damien Snyers, édition ActuSF

Et si on embauchait des voleurs pour protéger une oeuvre de musée ? Tel est le point de départ de cette nouvelle de Damien Snyers dans le même univers que La Stratégie des As.

Résumé : Les voleurs faisant les meilleurs gardiens, James se retrouve engagé par l’un des plus redoutables d’entre eux pour garder un tableau dans le musée des Beaux-Arts de Nowy-Krakow. Mais peut-on faire vraiment confiance à une équipe uniquement composée de cambrioleurs ?

Mon avis :

Où l’on présente James, elfe voleur

James est un voleur, mais pas n’importe lequel : c’est un très bon voleur. Il est rapide, intelligent, distribue bourre-pifs comme personne et il est surtout très doué pour repérer les failles dans les systèmes de sécurité.

L’argent qu’il récolte lui sert à … ne rien faire. Un grand luxe quand on ne mange pas tous les jours à sa faim dans la ville de Nowy-Krakow. James est donc un voleur hédoniste et il opère seul. Il a aussi une forme de code d’honneur. La nouvelle se déroule avant La stratégie des As et à ce moment de son histoire, il ne peut compter que sur lui-même.

Aussi, alors qu’il fait trempette aux bains publics et qu’il laisse traîner l’oreille, il entend parler d’une affaire de protection de tableau dans un musée. Le voilà sur le coup, même si cela implique de bosser pour le pire des voleurs : Jaroslaw, un bulgare taré, brutal, vicieux et surtout féru d’art.

Une intrigue qui introduit La stratégie des As

L’idée est simple : le conservateur du musée recrute une bande de voleurs pour protéger un tableau hors de prix. Car qui de mieux qu’un voleur pour déceler les failles de protection ? Et surtout, qui de mieux que le pire des voleurs pour s’assurer qu’aucun autre gredin malintentionné ne se risque à le doubler ou même tenter quoi que ce soit ?

Jaroslaw a des méthodes de recrutement et de management un peu douteuses, mais efficaces. Bien entendu, rien ne va se dérouler comme prévu car on ne peut pas faire confiance à des voleurs. Des rebondissements sont quand même au programme, avec un côté grec mais je n’en dirai pas plus.

Avec cette nouvelle, on met un pied dans La Stratégie des As sur un thème particulier : le statut des voleurs dans la ville. Considérés comme des êtres en marge, très peu dignes de confiance et surtout beaucoup discriminés, même dans des tâches de sécurité (cf la réaction de la commissaire d’exposition). Par ailleurs, le récit également met en avant le côté impitoyable de la ville de Nowy Krakow : sauver sa propre peau, coûte que coûte quitte à la jouer solo. Les moins intelligents se feront bouffer…

En conclusion : Une nouvelle très divertissante, quoiqu’un peu courte, qui permet de découvrir James avant la création de sa bande de La stratégie des As. A quand d’autres nouvelles sur ses autres compagnons ?

NB : Si vous souhaitez découvrir vous-même cette nouvelle et vous faire votre avis personnel, elle est téléchargeable gratuitement sur le site des éditions ActuSF.