Publié dans Le roman de Miss Chatterton

Artefacts et outils de voyage livresques #1

Lors de ses voyages livresques, tout bon bibliothécaire doit se munir de ses artefacts mais aussi d’autres accessoires de voyage. On n’est jamais à l’abri dans un livre !

Tout d’abord, chaque bibliothécaire de l’extrême reçoit lors de son diplôme son maillet-tampon encreur. 

Il s’agit d’un tampon-encreur géant comportant deux côtés : 

  • un pour indiquer que le livre a été lu et approuvé par le bibliothécaire pendant son voyage (gage de garantie pour les lecteurs futurs)
  • un autre pour indiquer la mention “Balek”.

Attardons nous un instant sur cette mention. 

Si un livre reçoit cinq mentions Balek au cours des voyages des Bibliothécaires de l’extrême (et oui, chaque livre est visité par cinq bibliothécaires au moins, pour le juger sur des critères différents), il ne passe pas le test de lecture et est remisé aux Oubliettes de la Littérature. 

Un endroit effroyable d’où il ne revient jamais. Un endroit où il se fait oublier justement.

Le tampon-encreur sert aussi de moyen de défense contre les créatures de papier peu recommandables. Le bibliothécaire a le droit de l’utiliser en cas de danger. Il détruit temporairement le personnage, laissant du temps au bibliothécaire pour s’esquiver discrètement.

Ensuite, pour entrer dans un livre, chaque voyageur a besoin de lunettes spéciales. 

Ce sont des artefacts primaires, élaborés avec le techno-mage autrefois, qui ont été améliorés depuis.

Le format le plus courant, et permettant de passer inaperçu dans le monde des humains, sont les binocles anciennes. D’autres modèles, plus modernes existent, mais les meilleurs voyages se font toujours avec des binocles.

Objet de collection pour un humain lambda, elles permettent une fois sur le nez du voyageur de plonger littéralement dans le livre. 

Un double holographique du voyageur est alors projeté dans le livre tandis que son corps reste à la surface, chez les humains. Chez les humains, on pensera que le bibliothécaire lit le livre tout simplement.

Mais le corps ressent ce qui peut arriver à l’hologramme dans le livre. Il peut être blessé, ou avoir faim.

A donc été élaboré depuis peu, un nouvel outil permettant de transporter des objets du réel dans la fiction : le Porte-Monde.

Sous la forme d’un sac-livre, il apparaît avec vous dans le livre et s’avère très utile pour apporter carnet de notes, loupe, en-cas et autres babioles nécessaires à l’approbation du livre.

Cependant, il vous faut bien l’avoir avec vous, ainsi que les objets que vous transportez, pendant la lecture du livre côté humain. Sinon, cela ne fonctionne pas.

Une règle a été établie concernant cet objet, qui permet un véritable passage entre les deux mondes : Il est important de toujours vérifier son contenu avant de partir !

En effet, non seulement il est interdit de laisser des objets personnels dans un livre pour éviter de blesser les autres personnages ou de provoquer des anachronismes.

Mais surtout il est interdit de rapporter des objets ou des créatures magiques via le Porte-Monde. 

C’est grâce au Porte-Monde que Marmouset est rentré dans le monde des humains avec moi.

Car j’avoue être parfois tête en l’air et oublier les consignes importantes avant de rentrer de voyage, surtout quand je suis fatiguée. 

Mais tant que personne n’est au courant concernant l’existence de ma souris de bibliothèque dans le monde des humains, tout ira bien…

Il existe un dernier objet réservé à la B.S.L. (Brigade de Secours Livresque) chargée de récupérer les Bibliothécaires coincés dans les livres, ou prêtable en cas d’enquête de grande importance dans un livre, mais uniquement sous dérogation : le Laser-Kaéidoscope.

Je ne sais pas vraiment  à quoi il ressemble, mais je pense qu’on peut détruire un livre avec si autant de sécurité est mise en place autour de lui.

J’espère que mes éclaircissements autour de mon métier vous auront aidés à y voir plus clair sur les objets qui m’entourent au quotidien.

Sur ces bonnes paroles, je m’en retourne à ma tasse de thé et Marmouset à son bain… de thé !

Lorgnons et marque-page

A.Chatterton

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Clichés par Anaïs Nannini / Costume par Juliette Flambard/ Sac-Livre par Tempus Factoris / Marteau-tampon-encreur par Camille Henriot.