Publié dans Veille littéraire du net

And my watch begins #10

Au sommaire de cette watch : un forum dédié à la littérature anglaise, une visite virtuelle d’un musée japonais d’animation très connu, deux concours pour gagner des livres, un podcast d’histoires glaçantes sur les yokai, des jeux steampunk, un article sur ma chaîne de musique préférée, un salon du livre virtuel LGBT et des livres-maisons…

Le site internet de la semaine

whoopsy daisy

Tu l’auras remarqué au fil des watch, je suis fan de littérature anglaise. Entre J.K. Rowling, Beatrix Potter, Jane Austen, les soeurs Brontë et Arthur Conan Doyle, mon petit coeur s’emballe assez rapidement pour le continent britannique. Et je vais te dire un secret : j’y ai même travaillé pendant un an ! Mais c’est une autre histoire…

Le site que je te présente aujourd’hui regroupe un peu tous mes auteurs britanniques préférés et bien d’autres, mais aussi une communauté active sur le sujet. Il s’agit de Whoopsy Daisy. 

Ce site est un forum participatif très large sur la littérature anglophone, principalement britannique mais aussi américaine. Tu peux y réaliser des challenges de lecture, y trouver des conseils de livres selon différentes thématiques ou genres,  ou débattre sur ton film préféré.

Le design reste celui des forums des années 2000, et il faut un peu de temps au début pour se repérer, mais cela en vaut la peine. Les Whoopsy Daisiennes sont très dynamiques et accueillantes et tu peux lancer tes propres sujets tout en respectant la charte de bonne conduite du forum bien sûr. En bref, un super espace de discussion et de découverte pour tout amateur de culture anglophone qui se respecte. 😉

La visite virtuelle du mois

Cette fois-ci, je t’emmène… au Musée Ghibli ! Situé à Mitaka, dans la banlieue de Tokyo au Japon, le musée est fermé au public depuis le début du confinement. Ils ont donc décidé de réaliser des vidéos pour présenter le parc et de les présenter sur leur chaîne Youtube. Certes, il n’est pas possible de visiter le musée dans le cadre d’une véritable visite virtuelle comme sur Google maps ou avec un module de vidéo en 360°C, mais c’est toujours un premier pas pour découvrir ce musée de plus près.

Moi qui suis fan des films d’animation de ce studio, je retrouve avec plaisir la mignonitude  des intérieurs mi-japonais mi-européens fantasmés,  tout en restant dans mon canapé, et cela me fait voyager un peu à défaut de partir en vacances. Le bémol ? La visite est un peu courte : 6 vidéos de 1 minute chacune. J’aurais préféré un plus grand tour, mais le musée publie quand même régulièrement des vidéos. Qui sait ? D’ici l’été, nous verrons peut-être un peu plus l’intérieur du parc ? J’ai trouvé une vidéo d’une youtubeuse sur les extérieurs si cela t’intéresse, pour patienter. Visiblement, filmer à l’intérieur n’est pas autorisé pour les visiteurs du musée…

Deux concours pour gagner des livres

Cette semaine, je suis tombée sur deux concours pour gagner des livres sur les réseaux sociaux :

Le premier est organisé par la romancière Elodie Serrano, auteure de Cuits à point aux éditions ActuSF. Il s’agit de remporter un exemplaire de son livre en allant sur sa page auteur Facebook. Si tu ne connais par l’intrigue, je t’invite à relire ma chronique sur le sujet. Le concours se terminera le 25 mai à 18h.

Le second concours a lieu sur le compte Instagram des éditions Snag et en partenariat avec le PLIB 2020. Tu peux remporter un exemplaire de La cité des Chimères de Vania Prates, une des finalistes du Plib 2020, ou carrément un swap réalisé par l’auteure (avec un exemplaire dédicacé de son livre et pleins d’autres trucs). Le concours se terminera le 29 mai. Tu trouveras un résumé du livre en cliquant sur le titre pour te donner une idée de l’intrigue. 😉

Le podcast de la semaine

téléchargement

Il y a peu, j’ai rejoins un club lecture sur Discord avec qui j’échange beaucoup (ce qui fera l’objet d’un article pour t’en parler) et cela m’a permis de découvrir de nombreux podcasts dont celui de La librairie Yôkai. Il est écrit et réalisé par Amandine Coyard, une créatrice de contenus qui réside à Tokyo. Il y a deux formats : Les histoires glaçantes, épisodes courts de 4 minutes où elle propose une histoire qu’elle a écrite autour d’un Yokai. Et les formats plus longs de type émission où elle raconte des histoires vraies et des légendes sur un Yokai en compagnie de Mathieu de Mensetsu. Les podcasts des émissions sont en accès libre sur le site d’Amandine, et aussi sur Spotify. Ceux sur les Histoires glaçantes sont accessibles sur la plateforme Badgeek. Un podcast idéal pour en apprendre un peu plus sur la culture japonaise mais évite tout de même les histoires glaçantes le soir avant d’aller dormir… 😉

Les jeux de la semaine

Les beaux jours reviennent et j’ai la nostalgie des conventions et des festivals geek et littéraires auxquels je me rends d’habitude. Alors j’ai décidé d’amener le festival à toi en te proposant des jeux steampunk qui sont habituellement présents lors des manifestations. J’en connais actuellement trois :

Le Duel de thé consiste à s’affronter à deux autour d’une tasse de thé et d’un biscuit à thé. Le but est de manger son biscuit trempé de thé avant l’autre, sans qu’il tombe non plus, au top-départ de l’arbitre. Attention à ne pas le faire tomber dans ton thé ou sur toi, sinon gare aux pénalités !

Le Duel d’ombrelle reprend les codes du chifoumi (pierre-papier-ciseaux). On s’affronte à deux comme un duel au pistolet, dos à dos. Et au signal de l’arbitre, on se retourne en réalisant une figure avec son ombrelle. Certaines figures sont plus fortes que d’autres. Il y a en général trois manches. Si tu n’as pas d’ombrelle à la maison, tu peux utiliser un parapluie. 😉

Pour finir, le Teapot-Racing est une course de théières téléguidées. Tu as bien lu ! Les vaporistes (=gens qui font du steampunk) sont des bricoleurs. Une voiture téléguidée toute simple, très peu pour eux ! Ils ont décidé de monter des théières sur des ossatures de voitures téléguidées,  et le must, c’est de l’accorder avec sa tenue steampunk. Tu peux bien sûr faire des courses d’obstacles et inventer des défis chronométrés avec ta création.

L’avantage de ces trois jeux est qu’ils nécessitent peu de matériel (à part le teapot-racing) et que tu peux y jouer en intérieur comme en extérieur (si, si, même dans ton salon !)

Si tu souhaites connaître les subtilités des règles pour ces trois jeux, je t’invite à lire l’article d’Arthur Morgan à ce sujet. Et si tu veux aller plus loin, il existe la Fédération Française de Duel de thés, la Fédération Française de Duels d’ombrelles et la Teapot-racing France. D’autres jeux existent certainement, d’autres sont à inventer, dans tous les cas, le but est de s’amuser, de bricoler et de socialiser, le tout avec distinction bien sûr !

L’article de la semaine et la chaîne de radio qui l’accompagne

La semaine dernière, j’ai lu un article de Traxmag concernant la musique Lo-fi hip-hop  qui m’a marquée. En effet,  je croyais être une des rares personne à écouter ce genre de musique sur internet. En fait, j’ai découvert que nous sommes des millions et l’article explique très bien les origines de cette musique, et surtout quelle population elle regroupe.

Pour résumer, c’est un style créé fin années 90-début années 2000 mélangeant plusieurs genres musicaux, qui rassemble des adolescents fans de dessins animés japonais et de communautés en ligne. Une musique idéale pour réviser à la maison seul dans sa chambre, loin du tumulte extérieur, mais parfois aussi teintée de solitude et de tristesse. Dans l’article, tu apprends qu’une des vidéos les plus populaires a dû être archivée par Youtube lui-même pour qu’elle continue d’exister, car le créateur de la chaîne a cessé d’émettre en dépit de millions de vues. Tu apprends aussi qu’une autre vidéo a fait l’objet d’une campagne de prévention contre le suicide…

Bref, tout cela ne semble pas très gai même si la musique en soi est plutôt sympa. Par ailleurs, il faut mettre un peu de distance sur ce qui est raconté dans l’article vis à vis de son public par exemple. Même si je suis fan de culture japonaise et de communautés en ligne, je ne suis pas une ado ! Ceci dit, j’ai été contente de savoir que je n’étais pas la seule à être fan de Lo-fi hip hop et je t’invite à lire cet article fort intéressant si toi aussi tu en écoutes.

Pour aller plus loin,  j’en profite pour te faire découvrir ma chaîne de Chill préférée : Lo-fi Hip hop radio. Je l’écoute souvent pour écrire mes articles car cela m’apporte une ambiance sereine de travail. J’apprécie aussi l’animation réalisée sur la vidéo avec le raton-laveur et les changements de saison ou les rythmes de la journée derrière la fenêtre. Bref, ouvre la vidéo et tu comprendras. 😉

Un salon du livre virtuel

yby éditions

 

Les éditions YBY, spécialisées dans la littérature LGBT ouvrent un salon virtuel littéraire qui aura lieu les 4 et 5 juillets prochains. Il se nomme Y/Books et aura lieu sur Discord avec pour le moment les auteurs de cette maison d’édition dont Emrys que je t’avais déjà présentée avec la chronique sur sa nouvelle Derniers battements. Toutes les informations sur l’Événement sont à retrouver sur le site de la maison d’édition et sa page facebook. Il est déjà noté au programme des tables-rondes, des rencontres d’artistes et des surprises à gagner. Alors, retiens la date, en plus tu n’auras pas à bouger de ton canapé ! 🙂

L’artiste du moment

Connais-tu les miniatures Book Nooks ? Si le nom ne t’évoque rien, tu auras certainement vu passer ces photos sublimes sur Bored Panda de livres aménagés dans des bibliothèques comme des mini-maisons miniatures pour des habitants invisibles. Cela te revient ? Cette semaine, j’ai découvert un article détaillé en anglais du blog Messy Nessy Chic qui explique un peu comment sont nés ces livres-maisons-miniatures.

75367547_167008714497645_4536328930023187881_n-930x698

Visiblement, une importante communauté de créateurs de ces maquettes peu ordinaires est présente sur Reddit.com. Il y a une forte entraide avec un mode d’emploi pour les débutants et une partie exposition où chacun montre sa dernière création. Pour quelques créateurs, l’engouement a été tel de la part du public qu’ils ont commencé à vendre leurs créations sur Etsy… avant d’être vite dévalisés ! Maintenant, ils ne produisent que sur commande car créer ce genre de projet prend énormément de temps, mais tu peux encore en trouver à la vente. Compte en moyenne entre 100 et 200 euros pour une reproduction d’une rue japonaise, ou du Chemin de Traverse…

Pour ma part, j’ai tenté de réaliser une maison-livre pour Marmouset, ma souris de bibliothèque, mais le résultat est très loin de ce que font les Book-Nookers, car je n’ai pas leur talent… 😦

Miss Chatterton cliché par Anais Nannini

Voilà, ma veille littéraire de la semaine est terminée. N’hésite pas à m’indiquer en commentaire tes propres trouvailles pour la beauté du partage. Si tu as raté mes autres watch, tu peux les retrouver ici.

Miniatures et musique zen,

A.Chatterton

ps : le dernier cliché est d’Anais Nannini

Publié dans Questions existentielles

Bilan premier trimestre 2020 : des changements en perspective sur le blog

Cela faisait 4 mois que je n’avais pas fait de petit bilan concernant mon blog pour vous tenir au courant de ce qui se passe en coulisses. Il me semble important de maintenir un lien avec vous, même ponctuel. Aussi, au vu d’un récent événement personnel, je me suis dit que c’était le moment d’avoir une petite conversation avec vous sur le sujet…

Grosse annonce : je retourne travailler en bibliothèque !

Pour ceux qui n’auraient pas suivi (cf mon premier bilan du blog), je vis actuellement à Lyon et je suis en année sabbatique de mon métier de bibliothécaire depuis juin 2019… pour rejoindre mon homme (L’Ours) qui réside à Lyon, mais aussi prendre du recul sur mon métier et développer des projets personnels. Cela a été une année formidable à redevenir une simple lectrice, une blogueuse à mi-temps,  et surtout me chercher un autre métier. Mais les voies de la bibliothèques étant impénétrables, je me suis rendue compte que j’aimais toujours autant être bibliothécaire. Donc, j’ai postulé à plusieurs offres sur Lyon et autour de Lyon et je vais bientôt commencer un nouveau travail… en Ardèche ! Beaucoup de changements en perspective (dont encore un déménagement), mais quand on vient du Jura, l’Ardèche c’est plus sympa et surtout plus ensoleillé ! Je ne regrette pas mon choix de retourner vivre à la campagne, car même si Lyon est une ville géniale, pleine de bon restaurants, de supers librairies, de jardins, et avec un côté familial où il fait bon vivre… je ne supporte plus la pollution, la chaleur estivale et surtout le bruit incessant. Je ne suis pas bibliothécaire pour rien !

Des statistiques de fréquentation qui grimpent…

Depuis janvier 2020, la fréquentation du blog est en nette hausse. Il faut dire que je publie assez régulièrement.

Je m’étais fixée et j’ai tenu l’objectif de deux articles par semaine : un le mercredi et un le samedi. Avec le confinement, je suis passée à trois articles (mercredi, samedi et dimanche) parce que je ne travaille plus depuis un mois et que je me consacre entièrement au blog.

J’essaie de varier les sujets : une chronique littéraire, un atelier d’écriture, un article polémique, un partage de texte, etc… afin que vous trouviez votre bonheur. Depuis le départ, je ne voulais pas me cantonner à des chroniques littéraires car j’ai le rythme de lecture d’une tortue (si, si !) et puis j’avais envie de parler d’écriture et de sujets autour de la littérature.

Visiblement cela vous plaît, car en six mois, nous sommes passés de 6 à 44 abonnés sur wordpress, 120 à 177 abonnés sur Facebook, et en deux semaines avec l’ouverture de mon compte instagram, 51 abonnés insta. La fréquentation du blog est en moyenne de 100 visiteurs par semaine et je trouve ça top pour un début !

Il faut dire que depuis le confinement, j’ai lancé un article un peu spécial intitulé « And my watch begins » qui est une veille littéraire hebdomadaire regroupant des trucs sympas que j’ai lus, vus, testés durant la semaine en littérature, écriture, salon littéraire virtuel, artiste qui manie le papier… bref, du partage de mes petits coups de coeur, un peu comme si vous étiez des amis à qui j’envoyais des infos par messenger, mais en condensé et en mode public. Parce que j’aime bien partager, je me suis dit pourquoi ne pas le faire avec le blog ? Et visiblement cela vous plaît, vu que j’explose les statistiques de fréquentation chaque samedi avec ce type d’article.

C’est bien beau les stats, mais est-ce que mon nouveau travail va changer des choses sur le blog ?

Alors oui…et non.

J’ai bien réfléchi ces derniers temps à comment j’allais gérer mon retour à la vie professionnelle et la vie du blog et j’ai pris deux décisions :

Tout d’abord, je vais revenir à deux publications par semaine (mercredi et samedi), parce que je ne pense pas pouvoir tenir le rythme de trois publications.

Pour entrer dans les détails, quand j’écris un article, en moyenne cela me prends deux bonnes heures entre l’écriture, la relecture, la mise en forme et parfois la recherche d’informations. Plus particulièrement, pour mes chroniques littéraires, j’essaie de bien les construire et de donner un avis un peu précis sur les livres. Dès le départ, cela a été un de mes objectifs car j’avais envie d’aller plus loin qu’un « j’aime bien, c’est cool » ou un énième résumé du résumé du livre. Les chroniques littéraires me prennent plus que deux heures, car tel Haruki Murakami, j’écris mon texte, je le laisse reposer, et je reviens dessus quelques jours après. Donc, c’est lent et long ! Pour être honnête, ces derniers temps, cela m’a un peu fatiguée alors j’ai moins pris le temps. Je pense que cela doit s’en ressentir. Bref, vous savez tout.

Deuxièmement, je pense publier ma veille littéraire du net  tous les 15 jours en fonction des informations intéressantes que j’ai à vous partager, au lieu de toutes les semaines.

Depuis le lancement de ce type d’article, je récupère des trucs intéressants sur mes sujets de prédilection : le féminisme, les romancières, Harry Potter, Sherlock Holmes, Jane Austen pour vous en parler. Avec le confinement, Facebook et tous mes canaux de veille sont saturés de ressources numériques à vous proposer, et je trouve cela génial. Mais je pense qu’après le confinement, je risque d’avoir moins de propositions et je devrai prendre un peu plus de temps pour chercher. Or, je risque d’en manquer. Alors, plutôt que d’arrêter ce type d’article qui semble vous plaire, je vais réduire un peu sa fréquence.

Tout cela va entrer en vigueur après le 11 mai, je pense. En ce moment, comme je suis encore en congés, j’écris des articles d’avance pour maintenir mon rythme de publication afin de ne pas être prise au dépourvu. 😉

Pour le reste, rien ne va changer sur le fond, mais sur la mise en page du site, j’ai prévu quelques modifications.

Quelques modifications sur le site à venir

 

Comme je publie au gré de mes envies concernant les sujets, et que j’ai une tendance à la dispersion… l’inévitable s’est produit : je vais devoir revoir l’organisation des rubriques du blog. 

C’est en réflexion, mais en ce qui concerne mes deux projets d’écriture : Le roman de Miss Chatterton, et Dialogues avec mon chat, vont faire l’objet d’une rubrique « Projets d’écriture ». Par ailleurs, je souhaite créer une rubrique pour la veille littéraire car jusqu’à présent, vous ne pouvez retrouver ces articles que dans la rubrique Lecture ou via le mot-clé Andmywatchbegins dans le nuage de tag de la page d’accueil. Je ne trouve pas cela très pratique. Bref, vous l’aurez compris, quelques rubriques vont changer, mais c’est pour votre bien !

Je dois aussi changer ma biographie sur le site que je trouve personnellement trop longue et pas assez précise.

Enfin, je dois intégrer un module vers mon compte instagram. Oui, vous avez bien entendu, j’ai un compte insta !

J’ai ouvert un compte instagram… mais je ne suis pas super douée !

Tout est parti de l’envie de voir une interview en live avec un de mes auteurs préférés. Il était organisé lors de la semaine des éditions du Chat Noir, organisé par les blogueuses Recto Verso, dans le cadre de l’opération Une semaine, une maison d’édition, une mobilisation (je vous conseille d’ailleurs d’aller faire un tour sur leur page facebook à ce sujet, c’est un chouette projet). Mais ce live si génial était… sur Instagram !

Cela m’a un peu ennuyée d’ouvrir un compte insta juste pour voir un live, alors que j’ai déjà un compte Facebook et que cela me suffit. Par ailleurs, je comptais ouvrir un compte instagram, mais plutôt l’an prochain, après avoir réfléchi à ce que j’allais mettre dessus. Bref, tiraillée entre mes plans et l’envie de voir ce live, j’ai cédé à la pression et ouvert un compte insta…

Et bien… ce fut compliqué mes amis ! J’ai eu l’impression pour une fois dans ma vie d’être un dinosaure du net. Vous allez rire, mais je pensais que l’on pouvait poster des publications depuis son ordinateur sur insta… Que nenni ! uniquement avec son smartphone. Bref, un gros coup de vieux et en plus, l’impression de me disperser niveau communication (= donc de perdre du temps). Parce que gérer déjà le site sur wordpress, la page facebook et le compte Babelio, depuis mon ordinateur c’était confortable. Mais ajouter le smartphone, OMG !

En plus, pendant le fameux live, je n’ai pas saisi comment poser des questions par messages à ma romancière préférée. J’ai compris plus tard que j’avais un souci de connexion. Bref, des débuts peu concluants…

Après cette expérience du live,  je me suis dit que j’allais quand même essayer de faire des photos et de les poster pour voir comment ça marche. Alors, les premières sont supers, hein, mais j’ai mis beaucoup de temps à les faire. Je ne sais pas comment font les autres bookstagrameuses, mais je n’ai pas pleins de trucs de déco en lien avec la thématique de mon livre pour les mettre en scène. Et puis, je n’ai pas non plus de liseuse/tablette pour mettre en valeur les livres numériques car je les lis sur mon smartphone (qui est aussi mon appareil photo). Donc, jusque là, quand j’ai un livre numérique, je reprends une photo de l’éditeur (ce qui n’est pas top niveau droits) et j’essaie de la recadrer pour la poster. Je ne trouve pas ça génial. Mais voilà, vous saurez tout de mes déboires instagram…

Comme on dit, c’est en forgeant que l’on devient forgeron et je vais m’améliorer avec le temps mais aussi j’ai envie de proposer des choses différentes du facebook sur ce nouveau média. Si vous avez un compte, vous pouvez aussi m’y suivre. 😉

Voilà, je suis désolée du gros pavé, je vous mets un gif sympa pour me faire pardonner. 😉

Si vous avez des questions, j’y répondrai avec plaisir en commentaire. A bientôt !

Châtaignes et cailloux,

A.Chatterton

ps : si vous aimez la photo qui illustre cet article, elle est de Anaïs Nannini, une amie photographe qui réalise un travail formidable. 😉

PS2 : oui, aujourd’hui pas de veille littéraire numérique. Ce sera pour demain. Pour patienter, rendez vous dans la nouvelle rubrique veille littéraire du net pour revoir les articles précédents. 😉

 

Publié dans Le roman de Miss Chatterton

Romul Mul, le mignon lumignon #1

Marmouset, ma souris de bibliothèque, n’est pas le seul être magique présent chez moi.

Comme lui, j’ai un jour rapporté par erreur une autre créature dans mon porte-monde après un voyage livresque.

Je venais tout juste de rentrer de Arthur et les Minimoys de Luc Besson, peuplé par ailleurs de forts gentils minimoys qui sortent parfois de leurs livres pour rendre visite à leurs cousins les leprechauns  (si jamais vous vous baladez en Irlande…), bref mon regard fut attiré par une lueur étrange venant de mon sac-artefact. 

C’était la première fois que je le voyais s’allumer de l’intérieur sans que j’y sois pour quelque chose. D’habitude, cela se produit lorsque quelqu’un m’envoie un objet alors que je suis à l’INTERIEUR du livre, mais là, je venais d’en sortir. 

Pensant à un dysfonctionnement, j’ai ouvert le sac-livre et une boule de poils lumineuse en est sortie en vrombissant, renversant tout dans mon appartement : vases, lampe à pétrole, cadres, tout y est passé.

J’entrepris alors d’attraper ladite bête avec un filet à papillons pour qu’elle cesse de tout saccager et surtout pour l’identifier. 

(En effet, la première règle avec une créature livresque que l’on vous apprend en cas d’urgence à l’Académie et d’identifier avant tout prise de décision ce qui peut sortir de votre sac-artefact.)

Donc me voilà à courir partout avec mon filet à papillons pour attraper ce truc poilu avec des ailes, sous les encouragements de Marmouset. Après une bataille de 15 minutes, je réussis à immobiliser la bête, pour me rendre compte qu’il s’agissait d’un Mul Mul. 

Les Mul Mul sont chez les Minimoys des créatures domestiques qui leur servent de lanterne. Totalement inoffensives, elles se nourrissent de fruits et aiment dormir près de sources de lumière ce qui leur permet de se recharger. Chaque Minimoy possède son propre Mul Mul.

Comme je ne connais pas le langage Mul Mul, j’ai demandé à Marmouset de me prêter main-forte pour demander à la lanterne à poils ce qu’elle faisait dans mon sac, non sans l’avoir libéré.

Quelques couinements plus tard, Marmouset me raconta que le Mul Mul cherchait une nouvelle maison, après avoir subi de mauvais traitements de son ancien maître Minimoy.

Attendrie par l’histoire, je lui ai proposé de devenir mon Mul Mul particulier et de m’accompagner dans mes missions nécessitant de la lumière comme les romans noirs ou ceux de Dark Fantasy.

Je l’ai baptisé Romul Mul et il est visiblement fier de son prénom.

Très serviable, il a même accepté de se faufiler dans une lanterne pour passer inaperçu lors de mes voyages.

Quoi de plus anachronique de rencontrer une créature d’un autre livre quand vous visitez un livre qui n’en contient pas ! Déjà que je dois rester moi-même discrète lors de mes déplacements…

Ma passion pour les êtres magiques me perdra un jour… ou pire ! me fera virer de l’Académie…

Lumignons et poils de ratons,

A.Chatterton

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Clichés par Anaïs Nannini / Costume : Juliette Flambard

Publié dans Le roman de Miss Chatterton

Artefacts et outils de voyage livresques #1

Lors de ses voyages livresques, tout bon bibliothécaire doit se munir de ses artefacts mais aussi d’autres accessoires de voyage. On n’est jamais à l’abri dans un livre !

Tout d’abord, chaque bibliothécaire de l’extrême reçoit lors de son diplôme son maillet-tampon encreur. 

Il s’agit d’un tampon-encreur géant comportant deux côtés : 

  • un pour indiquer que le livre a été lu et approuvé par le bibliothécaire pendant son voyage (gage de garantie pour les lecteurs futurs)
  • un autre pour indiquer la mention “Balek”.

Attardons nous un instant sur cette mention. 

Si un livre reçoit cinq mentions Balek au cours des voyages des Bibliothécaires de l’extrême (et oui, chaque livre est visité par cinq bibliothécaires au moins, pour le juger sur des critères différents), il ne passe pas le test de lecture et est remisé aux Oubliettes de la Littérature. 

Un endroit effroyable d’où il ne revient jamais. Un endroit où il se fait oublier justement.

Le tampon-encreur sert aussi de moyen de défense contre les créatures de papier peu recommandables. Le bibliothécaire a le droit de l’utiliser en cas de danger. Il détruit temporairement le personnage, laissant du temps au bibliothécaire pour s’esquiver discrètement.

Ensuite, pour entrer dans un livre, chaque voyageur a besoin de lunettes spéciales. 

Ce sont des artefacts primaires, élaborés avec le techno-mage autrefois, qui ont été améliorés depuis.

Le format le plus courant, et permettant de passer inaperçu dans le monde des humains, sont les binocles anciennes. D’autres modèles, plus modernes existent, mais les meilleurs voyages se font toujours avec des binocles.

Objet de collection pour un humain lambda, elles permettent une fois sur le nez du voyageur de plonger littéralement dans le livre. 

Un double holographique du voyageur est alors projeté dans le livre tandis que son corps reste à la surface, chez les humains. Chez les humains, on pensera que le bibliothécaire lit le livre tout simplement.

Mais le corps ressent ce qui peut arriver à l’hologramme dans le livre. Il peut être blessé, ou avoir faim.

A donc été élaboré depuis peu, un nouvel outil permettant de transporter des objets du réel dans la fiction : le Porte-Monde.

Sous la forme d’un sac-livre, il apparaît avec vous dans le livre et s’avère très utile pour apporter carnet de notes, loupe, en-cas et autres babioles nécessaires à l’approbation du livre.

Cependant, il vous faut bien l’avoir avec vous, ainsi que les objets que vous transportez, pendant la lecture du livre côté humain. Sinon, cela ne fonctionne pas.

Une règle a été établie concernant cet objet, qui permet un véritable passage entre les deux mondes : Il est important de toujours vérifier son contenu avant de partir !

En effet, non seulement il est interdit de laisser des objets personnels dans un livre pour éviter de blesser les autres personnages ou de provoquer des anachronismes.

Mais surtout il est interdit de rapporter des objets ou des créatures magiques via le Porte-Monde. 

C’est grâce au Porte-Monde que Marmouset est rentré dans le monde des humains avec moi.

Car j’avoue être parfois tête en l’air et oublier les consignes importantes avant de rentrer de voyage, surtout quand je suis fatiguée. 

Mais tant que personne n’est au courant concernant l’existence de ma souris de bibliothèque dans le monde des humains, tout ira bien…

Il existe un dernier objet réservé à la B.S.L. (Brigade de Secours Livresque) chargée de récupérer les Bibliothécaires coincés dans les livres, ou prêtable en cas d’enquête de grande importance dans un livre, mais uniquement sous dérogation : le Laser-Kaéidoscope.

Je ne sais pas vraiment  à quoi il ressemble, mais je pense qu’on peut détruire un livre avec si autant de sécurité est mise en place autour de lui.

J’espère que mes éclaircissements autour de mon métier vous auront aidés à y voir plus clair sur les objets qui m’entourent au quotidien.

Sur ces bonnes paroles, je m’en retourne à ma tasse de thé et Marmouset à son bain… de thé !

Lorgnons et marque-page

A.Chatterton

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Clichés par Anaïs Nannini / Costume par Juliette Flambard/ Sac-Livre par Tempus Factoris / Marteau-tampon-encreur par Camille Henriot.

Publié dans Le roman de Miss Chatterton

Marmouset, la souris de bibliothèque #1

De retour d’une expédition fort éprouvante, je buvais mon thé en contemplant la fenêtre, lorsque j’ai découvert un intrus dans ma tasse : une mignonne petite souris s’y était glissée et prenait un bain sans se gêner.

Déboussolée au premier abord, quelle ne fut pas ma surprise quand elle s’adressa à moi en m’expliquant qu’elle s’était enfuie de la BD Les Légendes de La Garde de David Petersen et avait mené sa petite vie pépère en vadrouillant à droite et à gauche avant de finir dans mon humble demeure (ou en l’occurence, dans ma tasse).

Fort ennuyée de trouver une créature magique chez moi (le code de l’Académie stipule qu’il est formellement interdit de rapporter des créatures magiques issues des livres que l’on visite), je lui demandai d’abord de bien vouloir retourner dans son livre.

Mais Marmouset (tel était son nom), refusa catégoriquement de repartir, expliquant que son rôle secondaire dans l’intrigue des Légendes de La Garde passait inaperçu et que par conséquent, son absence ne serait pas remarquée.

Par ailleurs, il réclamait l’asile politique car il avait contrarié une belette de la Bande Dessinée, qui voulait lui faire la peau.

Attendrie par son histoire, je m’enquis alors de ses compétences.

Il se trouva que la souris connaissait la littérature comme sa poche.

Le sort était jeté : Elle serait ma souris de bibliothèque !

Elle m’aiderait à classer et à retrouver les livres de mes voyages et autres tâches rébarbatives dont je me serais bien passée.

Nous terminâmes la journée par une visite de son chez lui, bricolé avec deux vieux livres et la présentation de mes outils.

Mais ceci est une autre histoire…

Pour en savoir plus sur l’univers d’où est tiré Marmouset, je vous invite à lire ma chronique dédiée à cette fabuleuse bande dessinée qu’est Les Légendes de la garde de David Petersen.

Vapeur de thé et poils de souris.

A. Chatterton

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Crédits photos : Anaïs Nannini /Costume : Juliette Flambard /Chapeau : Esprit de Mélusine

Publié dans Le roman de Miss Chatterton

PROLOGUE

Mon nom est Amélia Chatterton.

Certains me connaissent comme chroniqueuse littéraire pour des sites internet en lien avec les cultures de l’imaginaire.

Mais ce n’est qu’une façade, une couverture…

En réalité, je fais partie de l’Académie des bibliothécaires de l’extrême.

Ma mission consiste, au péril de ma vie, à entrer dans les livres afin d’en vivre les histoires et de valider ou non leur pertinence pour les proposer au monde des humains.

Armée de mon tampon-encreur, je sillonne les différents univers pour chasser les fautes d’orthographe, remettre d’aplomb les histoires bancales et parfois mettre fin aux grèves des personnages secondaires en manque d’attention.

Ma spécialité ? Les créatures magiques et leur protection.

Je les aime tellement que j’en rapporte parfois lors de mes voyages.

Et quand je rentre de mission, bien fatiguée, je prend ma plume pour vous raconter mes périples…

Ceci est mon journal de bord. 

Vous y trouverez mes aventures mais aussi des informations concernant l’Académie des Bibliothécaire de l’extrême. 

Je n’ai pas trop le droit d’en parler, donc je compte sur votre discrétion.

Bonne lecture et…bon voyage !