Publié dans Lectures

Tu es belle Apolline, Marianne Stern, éditions du Chat noir

Fan des autres romans steampunk de Marianne Stern, j’ai essayé avec confiance cet énième opus plutôt young adult avec une héroïne qui casse les codes. Et je n’ai pas été déçue…

Résumé : Les filles de ma classe rêvent de vivre dans une grande villa et de posséder un dressing rempli de robes de créateurs et d’escarpins vertigineux, de connaître les feux de la rampe, le succès, le Champagne et les paillettes. Ou plus modestement, de séduire Arnaud, le beau gosse de la classe. En ce qui me concerne, j’habite dans une demeure de luxe, ma mère mannequin nous l’a offerte. Quant à Arnaud, il a jeté sur moi son dévolu suite à un malheureux concours de circonstances. Et dans son sillage, la jalousie des pouffes ; tout ce qu’il manquait encore à ma petite vie parfaite. En apparence. Grattez un peu, et le rêve se change en cauchemar. Une guerre perpétuelle contre les calories. Ma silhouette fil-de-fer entretenue avec une obsession malsaine. Quant à ma mère, la célèbre Ornella Romanovska, elle juge plus important de se consacrer à ses défilés, shootings et soirées privées qu’à moi, sa fille. Sans oublier ce manque terrible qui m’habite quand je songe à mon père, un inconnu dont ma génitrice refuse de parler. Alors, si vous me dites tu es belle Apolline, j’aurai du mal à vous croire.

Mon avis :

Apocalypse, un personnage principal d’enfer

Le roman est centré sur Apolline alias Apocalypse, une ado de 17 ans, rebelle sur les bords qui adore écouter du métal, voue une passion sans limites pour l’Allemagne et s’habille comme une punk à chien. Vivant avec sa mère célibataire et top-model dans une propriété remplie plus par le personnel de maison que par une vraie famille, elle s’élève toute seule entre l’alcool, les joints et surtout sa phobie du gras qui la rend très maigre.

Malgré deux amis fidèles au lycée, elle subit le harcèlement scolaire de sa classe qui passe son temps à la traiter de sac d’os ou de nazie. Sa seule défense, c’est l’attaque et parfois ses provocations l’entraînent à réaliser de mauvais choix, surtout en matière de garçons. Son seul réconfort au lycée sont sa prof d’allemand à qui elle voue un culte et son prof de français qui joue dans un groupe de métal. Cependant, par paresse ou par ennui, elle sèche souvent les cours, malgré une grande intelligence.

Bref, vous l’aurez compris, notre héroïne casse un peu les codes habituels avec son mode de vie et son tempérament, mais malgré tout on s’y attache vite.

Ajoutez à cela une relation compliquée avec sa mère gothique similaire à une copine, qui ne montre pas le meilleur des exemples, et une grand-mère catholique intégriste et vous aurez une version trash de Gilmore Girls.

Au vu du résumé, on aurait pu croire qu’il s’agit d’un récit sur une pauvre petite fille riche, mais c’est plus complexe que cela.

Une critique du milieu de la mode en demi-teinte

La mode est un thème récurrent dans ce roman young adult, du fait du personnage d’Ornella, alias Mutti, la mère d’Apolline.

Alors qu’Apolline déteste ce milieu parce qu’il l’empêche principalement de profiter de la présence de sa mère, Ornella l’adore, et cela nous dessine les deux facettes du métier.

Marianne Stern nous propose une mannequin trash et capricieuse, aux airs de diva, plus obsédée par ses robes que par sa fille et surtout bien décidée à maintenir sa carrière tant qu’elle le peut avant d’être trop vieille pour les défilés.

Mais ce mannequin doit embaucher des agents de sécurité pour se protéger des paparazzis, ne rien avaler à part du céleri et du jus de citron, supporter un agent particulièrement casse-pieds, courir à chaque shooting, et réfléchir à un plan B (autrement dit, harponner un vieux riche) pour s’assurer une fin de carrière confortable.

Seules consolations :  son dressing est rempli de robes fabuleuses, elle a été égérie pour Karl Lagarfeld et les podiums lui apportent gloire, argent et bonne estime d’elle-même, et souvent des jeunes trentenaires à mettre dans son lit.

Derrière les paillettes se cachent donc de grands sacrifices. La seule chose qui rapproche les deux personnages est leur amour pour les belles robes. Car malgré un look de punk à chien, Apolline est fan du style pin up et n’hésite pas à piquer des robes à sa mère et à se découvrir femme à travers ces vêtements.

Une analyse fine du problème de l’anorexie

Apolline nous raconte sa vie et ses déboires à la première personne dans ce roman young adult et se dessine peu à peu tous ses problèmes, dont le plus important : l’anorexie.

Plutôt que de jouer la carte moralisatrice, Marianne Stern a préféré nous montrer comment une adolescente vis son rapport au corps et à cette maladie, jusqu’au déclic où elle admet qu’elle a un problème et besoin d’aide. J’ai trouvé que c’était très bien amené, car le fait de se glisser dans la peau du personnage nous rendait plus lucide sur l’anorexie et plus empathique envers les gens qui en sont touchés.

Tous les éléments de la dégradation physique de l’adolescente apparaissent, comme des signes avant-coureur de sa chute lente : maigreur, mais aussi perte des cheveux, absence de sommeil, déchaussement des dents, vertiges, manque d’énergie, maux de ventre après absorption de nourriture, sentiment perpétuel d’être laide ou inexistante, mutilations, absence de règles… Rien ne nous est épargné mais en même temps, on apprend beaucoup sur comment l’adolescente vit cette maladie.

Elle ne veut pas se soigner par peur d’être catégorisée de folle, internée dans un hôpital et gavée de nourriture par des médecins et au lieu de chercher de l’aide, elle s’enfonce de plus en plus dans des comportements à risques.

Autour d’elle, on suit également comment son entourage réagit à son attitude, ce qui donne une palette complète des émotions humaines : la grand-mère lucide sur la maladie mais moralisatrice, la mère qui ignore le problème, les amis qui essaient d’aider mais sans brusquer les choses et dans la limite de leurs capacités, le personnel de maison qui reste indifférent ou s’implique trop, les profs qui ont conscience du problème sans trop savoir comment l’aborder…

Par dessus-tout, on comprend que cette maladie déclenchée chez la jeune fille est un condensé de plusieurs de ses problèmes et que ce n’est pas uniquement lié à son poids : absence du père, harcèlement scolaire, absence d’éducation de sa mère, solitude, peur de ne pas être aimée… De ce fait, Marianne Stern élargit le propos et nous montre qu’il ne s’agit pas uniquement d’une maladie liée à l’image que l’on a de soi.

Sans vouloir spoiler la fin, apprenez qu’elle apporte une solution plutôt fine et bien menée à Apolline, mais aussi aux jeunes lecteurs qui pourraient avoir le même problème.

En conclusion : Un roman young adult décoiffant, avec une héroïne au caractère bien trempé faisant face à de nombreux problèmes dont l’anorexie, mais dont la présentation est fine et empathique. Un vrai coup de coeur de lecture sur fond de musique Heavy metal !

Publié dans Veille littéraire du net

And my watch begins #9

Au sommaire de cette veille : Des personnalités te racontent des histoires, la dernière adaptation au ciné de Jane Austen, un podcast sur la Fantasy historique, un challenge instagram, le retour du Naheulband, et une artiste un peu barrée…

Les initiatives littéraire du mois 

Depuis le début du confinement, Josiane Balasko raconte des histoires (contes surtout) tous les soirs depuis sa cuisine, en live sur son compte instagram à  17h30. Pour avoir assisté à plusieurs live, je trouve que cela la rend plus proche du public. Elle y apparaît au naturel, avec son franc-parler et ses cheveux aussi décolorés que les miens à l’heure actuelle. Tu as l’impression de prendre rendez-vous avec ta grand-mère pour qu’elle te raconte des histoires et c’est vraiment sympa. Si tu rates son live de 17h30, saches qu’il est en replay la journée sur sa story.

Autre initiative du même type, Daniel Radcliffe et quelques acteurs des films du sorcier ou des animaux fantastiques, te lit des chapitres du livre Harry Potter depuis un site internet créé pour l’occasion. Il y a aura 17 épisodes, un par semaine sur 17 semaines, en anglais. L’occasion de retrouver les aventures de Poudlard en VO depuis chez soi. Le site comprend aussi des activités et des quizz en anglais si tu veux mesurer tes connaissances !

Le film du mois

Emma, réalisé par Autumn de Wilde avec Anya Taylor-Joy (vue dans Split) est sorti en catimini avant le confinement. Il s’agit de l’adaptation du roman Emma de Jane Austen, dont j’ai déjà parlé dans mon article sur mes héroïnes de roman préférées. Comme les cinémas sont fermés depuis la crise sanitaire et qu’ils ne sont pas encore prêts de réouvrir, je désespérais de ne pas pouvoir le voir… jusqu’à ce que je tombe sur l’offre de location Youtube à 17.99 euros. Et là ! ô joie, j’ai pu assouvir ma curiosité.

A l’inverse de la version dramatique de 1996 avec Kate Beckinsale dans le rôle principal, la version 2020 ressemble à première vue à une comédie… et ça l’est vraiment, mais tout en gardant l’essence du livre. Emma est surtout un film centré sur une jeune fille riche et capricieuse qui veut faire le bien autour d’elle mais par pur orgueil, quitte à commettre des erreurs qui font du mal aux autres. Les costumes sont magnifiques (je ne m’aventure pas sur leur authenticité car je ne suis pas assez calée), les décors à couper le souffle, le casting impressionnant avec une pléiade d’acteurs britanniques et le décorum Régence très fan-service. Surtout, Anya Taylor-Joy apporte un côté encore plus peste au personnage d’Emma tout en montrant sa grande sensibilité. Une version qui dépoussière les autres et que je te conseille fortement si tu es fan de Jane Austen ou de réflexion sur la condition féminine à l’époque Régence et d’Angleterre.

Le podcast de la semaine

Après les conférences en replay des Imaginales, je suis tombée sur celles des Utopiales sur le site de Actusf. Parmi les nombreux sujets, j’ai dégoté un podcast intéressant sur la Fantasy Historique sous forme de questions réponses avec Jean-Laurent Del Socorro qui date de 2019.

En 30 minutes, l’auteur définit ce qu’est la Fantasy Historique, la différence avec le roman historique et explique comment il écrit ses romans. Un bon moyen de découvrir ce genre et cet auteur. Si tu ne connais pas Jean-Laurent, je t’invite à lire mes chroniques sur ses livres : Je suis fille de Rage  et Boudicca. Il a également écrit Royaume de vent et de colères que je suis actuellement en train de relire dans le cadre du Bingo du Plib. 😉

Pour plus de confort lors de l’écoute, je t’invite franchement à bien monter le son, car les questions du public sont parfois peu audibles. 😉

Le challenge littéraire insta du moment

En ce moment, le challenge #Bookspinepoetry ou #Trancheslittéraires cartonne sur instagram. Il consiste à réaliser un poème ou une phrase à consonance poétique avec les titres des livres de sa bibliothèque. Une manière détournée de faire de la prose sans le savoir comme Monsieur Jourdain dans le Bourgeois Gentilhomme de Molière. Mais aussi, de voir sa collection autrement que pour son contenu et d’en faire part aux autres. J’ai réalisé quelques essais sur le compte instagram du blog. Pour une fois, c’est un challenge assez simple et si tu as des enfants, tu peux les faire participer. 😉

La vidéo marrante de la semaine

Naheulband, le groupe qui a réalisé le livre audio et la BD Le donjon de Naheulbeuk et connu pour ses parodies de musiques médiévales-geek, a profité du confinement pour réaliser une vidéo amusante intitulée L’album confiné. Tu y retrouves tous les membres du groupe, ou presque, reprenant leurs tubes mais avec de nouvelles paroles ou des créations. C’est beaucoup plus savoureux quand on connaît le groupe et les chansons originales, mais cela reste drôle quand même, voire même absurde par moments. Si tu ne connais pas la saga audio, je t’invite fortement à l’écouter. C’est une parodie de Donjon et Dragons, avec des personnages un peu barrés qui galèrent à accomplir leurs quêtes. (cf liens du titre).

La visite virtuelle de la semaine

bronte sisters wikipedia

Si tu es fan de littérature anglaise, Google Art et Culture te propose de réaliser un circuit des lieux qui ont inspiré les soeurs Brontë, et ceux où elles ont vécu dans une visite virtuelle incluant google maps. En plus de voir des paysages anglais magnifiques et des jolies maisons, tu peux déambuler dans la rue ! Si tu ne connais pas les soeurs Brontë, peut-être auras-tu entendu parler de Jane Eyre ou des Hauts de Hurlevent ? La littérature des soeurs Brontë diffère de celle de Jane Austen dans le sens où les personnages sont plus cruels, la nature plus sauvage, l’influence du romantisme allemand très présente. Néanmoins, elles ont des points communs : Filles de Pasteur, vivant dans la campagne anglaise, très pauvres, mortes prématurément et/ou célibataires, n’ayant que peu connu de succès de leur vivant, passionnées par l’écriture. Bref, je t’invite une nouvelle fois à revenir en Angleterre mais fin époque Régence-Début de l’époque Victorienne. Et cela te fera sortir dans la lande britannique sans quitter ton canapé ! 😉

L’artiste du moment

Comme évoqué dans ma watch précédente, je me suis mise à écouter des livres audio parce que j’en ai un peu marre des écrans en ce moment (ils me piquent les yeux !). Et cette semaine, je suis tombée sur un article de Bored Panda intitulé : Quand j’écoute des livres audio, je peins. suivi des oeuvres d’une artiste bulgare un peu barrée qui s’appelle Irina Pandeva.

Irina explique que les livres audio influent en quelque sorte sur son art car cela l’inspire. Elle a réalisé plusieurs tableaux en fonction des livres qu’elle a lu et mentionnés dans l’article. J’ai trouvé cela amusant et été voir son site internet par curiosité. Elle a aussi réalisédes tableaux proches du style de Picasso dans sa période cubiste pendant le confinement. Et c’est assez saisissant !

Suite à cette découverte, je me suis demandée à quelles activités s’adonnaient les gens qui écoutent des audio-livres. Peut-on rester tranquillement assis à écouter un livre ? Personnellement, je peins ou je réalise des coloriages, mais je reste curieuse de ce que font les autres… Si toi aussi, tu écoutes des audio-livres, dis-moi ce que tu fais en même temps en commentaire. 😉

Voilà, ma veille littéraire de la semaine est terminée. N’hésite pas à m’indiquer en commentaire tes propres trouvailles pour la beauté du partage. Si tu as raté mes autres watch, tu peux les retrouver ici.

Angleterre et tasse de thé,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Bilan premier trimestre 2020 : des changements en perspective sur le blog

Cela faisait 4 mois que je n’avais pas fait de petit bilan concernant mon blog pour vous tenir au courant de ce qui se passe en coulisses. Il me semble important de maintenir un lien avec vous, même ponctuel. Aussi, au vu d’un récent événement personnel, je me suis dit que c’était le moment d’avoir une petite conversation avec vous sur le sujet…

Grosse annonce : je retourne travailler en bibliothèque !

Pour ceux qui n’auraient pas suivi (cf mon premier bilan du blog), je vis actuellement à Lyon et je suis en année sabbatique de mon métier de bibliothécaire depuis juin 2019… pour rejoindre mon homme (L’Ours) qui réside à Lyon, mais aussi prendre du recul sur mon métier et développer des projets personnels. Cela a été une année formidable à redevenir une simple lectrice, une blogueuse à mi-temps,  et surtout me chercher un autre métier. Mais les voies de la bibliothèques étant impénétrables, je me suis rendue compte que j’aimais toujours autant être bibliothécaire. Donc, j’ai postulé à plusieurs offres sur Lyon et autour de Lyon et je vais bientôt commencer un nouveau travail… en Ardèche ! Beaucoup de changements en perspective (dont encore un déménagement), mais quand on vient du Jura, l’Ardèche c’est plus sympa et surtout plus ensoleillé ! Je ne regrette pas mon choix de retourner vivre à la campagne, car même si Lyon est une ville géniale, pleine de bon restaurants, de supers librairies, de jardins, et avec un côté familial où il fait bon vivre… je ne supporte plus la pollution, la chaleur estivale et surtout le bruit incessant. Je ne suis pas bibliothécaire pour rien !

Des statistiques de fréquentation qui grimpent…

Depuis janvier 2020, la fréquentation du blog est en nette hausse. Il faut dire que je publie assez régulièrement.

Je m’étais fixée et j’ai tenu l’objectif de deux articles par semaine : un le mercredi et un le samedi. Avec le confinement, je suis passée à trois articles (mercredi, samedi et dimanche) parce que je ne travaille plus depuis un mois et que je me consacre entièrement au blog.

J’essaie de varier les sujets : une chronique littéraire, un atelier d’écriture, un article polémique, un partage de texte, etc… afin que vous trouviez votre bonheur. Depuis le départ, je ne voulais pas me cantonner à des chroniques littéraires car j’ai le rythme de lecture d’une tortue (si, si !) et puis j’avais envie de parler d’écriture et de sujets autour de la littérature.

Visiblement cela vous plaît, car en six mois, nous sommes passés de 6 à 44 abonnés sur wordpress, 120 à 177 abonnés sur Facebook, et en deux semaines avec l’ouverture de mon compte instagram, 51 abonnés insta. La fréquentation du blog est en moyenne de 100 visiteurs par semaine et je trouve ça top pour un début !

Il faut dire que depuis le confinement, j’ai lancé un article un peu spécial intitulé « And my watch begins » qui est une veille littéraire hebdomadaire regroupant des trucs sympas que j’ai lus, vus, testés durant la semaine en littérature, écriture, salon littéraire virtuel, artiste qui manie le papier… bref, du partage de mes petits coups de coeur, un peu comme si vous étiez des amis à qui j’envoyais des infos par messenger, mais en condensé et en mode public. Parce que j’aime bien partager, je me suis dit pourquoi ne pas le faire avec le blog ? Et visiblement cela vous plaît, vu que j’explose les statistiques de fréquentation chaque samedi avec ce type d’article.

C’est bien beau les stats, mais est-ce que mon nouveau travail va changer des choses sur le blog ?

Alors oui…et non.

J’ai bien réfléchi ces derniers temps à comment j’allais gérer mon retour à la vie professionnelle et la vie du blog et j’ai pris deux décisions :

Tout d’abord, je vais revenir à deux publications par semaine (mercredi et samedi), parce que je ne pense pas pouvoir tenir le rythme de trois publications.

Pour entrer dans les détails, quand j’écris un article, en moyenne cela me prends deux bonnes heures entre l’écriture, la relecture, la mise en forme et parfois la recherche d’informations. Plus particulièrement, pour mes chroniques littéraires, j’essaie de bien les construire et de donner un avis un peu précis sur les livres. Dès le départ, cela a été un de mes objectifs car j’avais envie d’aller plus loin qu’un « j’aime bien, c’est cool » ou un énième résumé du résumé du livre. Les chroniques littéraires me prennent plus que deux heures, car tel Haruki Murakami, j’écris mon texte, je le laisse reposer, et je reviens dessus quelques jours après. Donc, c’est lent et long ! Pour être honnête, ces derniers temps, cela m’a un peu fatiguée alors j’ai moins pris le temps. Je pense que cela doit s’en ressentir. Bref, vous savez tout.

Deuxièmement, je pense publier ma veille littéraire du net  tous les 15 jours en fonction des informations intéressantes que j’ai à vous partager, au lieu de toutes les semaines.

Depuis le lancement de ce type d’article, je récupère des trucs intéressants sur mes sujets de prédilection : le féminisme, les romancières, Harry Potter, Sherlock Holmes, Jane Austen pour vous en parler. Avec le confinement, Facebook et tous mes canaux de veille sont saturés de ressources numériques à vous proposer, et je trouve cela génial. Mais je pense qu’après le confinement, je risque d’avoir moins de propositions et je devrai prendre un peu plus de temps pour chercher. Or, je risque d’en manquer. Alors, plutôt que d’arrêter ce type d’article qui semble vous plaire, je vais réduire un peu sa fréquence.

Tout cela va entrer en vigueur après le 11 mai, je pense. En ce moment, comme je suis encore en congés, j’écris des articles d’avance pour maintenir mon rythme de publication afin de ne pas être prise au dépourvu. 😉

Pour le reste, rien ne va changer sur le fond, mais sur la mise en page du site, j’ai prévu quelques modifications.

Quelques modifications sur le site à venir

 

Comme je publie au gré de mes envies concernant les sujets, et que j’ai une tendance à la dispersion… l’inévitable s’est produit : je vais devoir revoir l’organisation des rubriques du blog. 

C’est en réflexion, mais en ce qui concerne mes deux projets d’écriture : Le roman de Miss Chatterton, et Dialogues avec mon chat, vont faire l’objet d’une rubrique « Projets d’écriture ». Par ailleurs, je souhaite créer une rubrique pour la veille littéraire car jusqu’à présent, vous ne pouvez retrouver ces articles que dans la rubrique Lecture ou via le mot-clé Andmywatchbegins dans le nuage de tag de la page d’accueil. Je ne trouve pas cela très pratique. Bref, vous l’aurez compris, quelques rubriques vont changer, mais c’est pour votre bien !

Je dois aussi changer ma biographie sur le site que je trouve personnellement trop longue et pas assez précise.

Enfin, je dois intégrer un module vers mon compte instagram. Oui, vous avez bien entendu, j’ai un compte insta !

J’ai ouvert un compte instagram… mais je ne suis pas super douée !

Tout est parti de l’envie de voir une interview en live avec un de mes auteurs préférés. Il était organisé lors de la semaine des éditions du Chat Noir, organisé par les blogueuses Recto Verso, dans le cadre de l’opération Une semaine, une maison d’édition, une mobilisation (je vous conseille d’ailleurs d’aller faire un tour sur leur page facebook à ce sujet, c’est un chouette projet). Mais ce live si génial était… sur Instagram !

Cela m’a un peu ennuyée d’ouvrir un compte insta juste pour voir un live, alors que j’ai déjà un compte Facebook et que cela me suffit. Par ailleurs, je comptais ouvrir un compte instagram, mais plutôt l’an prochain, après avoir réfléchi à ce que j’allais mettre dessus. Bref, tiraillée entre mes plans et l’envie de voir ce live, j’ai cédé à la pression et ouvert un compte insta…

Et bien… ce fut compliqué mes amis ! J’ai eu l’impression pour une fois dans ma vie d’être un dinosaure du net. Vous allez rire, mais je pensais que l’on pouvait poster des publications depuis son ordinateur sur insta… Que nenni ! uniquement avec son smartphone. Bref, un gros coup de vieux et en plus, l’impression de me disperser niveau communication (= donc de perdre du temps). Parce que gérer déjà le site sur wordpress, la page facebook et le compte Babelio, depuis mon ordinateur c’était confortable. Mais ajouter le smartphone, OMG !

En plus, pendant le fameux live, je n’ai pas saisi comment poser des questions par messages à ma romancière préférée. J’ai compris plus tard que j’avais un souci de connexion. Bref, des débuts peu concluants…

Après cette expérience du live,  je me suis dit que j’allais quand même essayer de faire des photos et de les poster pour voir comment ça marche. Alors, les premières sont supers, hein, mais j’ai mis beaucoup de temps à les faire. Je ne sais pas comment font les autres bookstagrameuses, mais je n’ai pas pleins de trucs de déco en lien avec la thématique de mon livre pour les mettre en scène. Et puis, je n’ai pas non plus de liseuse/tablette pour mettre en valeur les livres numériques car je les lis sur mon smartphone (qui est aussi mon appareil photo). Donc, jusque là, quand j’ai un livre numérique, je reprends une photo de l’éditeur (ce qui n’est pas top niveau droits) et j’essaie de la recadrer pour la poster. Je ne trouve pas ça génial. Mais voilà, vous saurez tout de mes déboires instagram…

Comme on dit, c’est en forgeant que l’on devient forgeron et je vais m’améliorer avec le temps mais aussi j’ai envie de proposer des choses différentes du facebook sur ce nouveau média. Si vous avez un compte, vous pouvez aussi m’y suivre. 😉

Voilà, je suis désolée du gros pavé, je vous mets un gif sympa pour me faire pardonner. 😉

Si vous avez des questions, j’y répondrai avec plaisir en commentaire. A bientôt !

Châtaignes et cailloux,

A.Chatterton

ps : si vous aimez la photo qui illustre cet article, elle est de Anaïs Nannini, une amie photographe qui réalise un travail formidable. 😉

PS2 : oui, aujourd’hui pas de veille littéraire numérique. Ce sera pour demain. Pour patienter, rendez vous dans la nouvelle rubrique veille littéraire du net pour revoir les articles précédents. 😉

 

Publié dans Ateliers d'écriture

Les conseils d’écriture de… Pierre Gaulon et Fred Ernotte : Ecrire à quatre mains

Suite à la conférence sur l’écriture à quatre mains donnée par Virtua’Livres ce 25 avril 2020 sur Discord, réunissant Pierre Gaulon et Fred Ernotte sous la direction de Taiki Sensei, j’ai décidé de vous réaliser un petit article de conseils à ce sujet, au cas où l’aventure vous tenterait…

Comment démarrer un projet d’écriture à quatre mains ?

Trouver son partenaire d’écriture

Les deux auteurs ne se connaissaient pas personnellement avant leur projet commune d’écriture. Ils ont lu par hasard les romans de l’autre avant de démarrer leur partenariat. Puis, l’un a proposé à l’autre d’écrire un roman avec lui en se basant sur leur styles d’écriture. Pierre est français, Fred est  belge. Tout leur travail s’est fait à distance, principalement à l’écrit.

Si vous vous lancez dans une aventure similaire, ils insistent l’un comme l’autre sur le fait de bien connaître l’univers littéraire de son binôme. Tous deux écrivaient des thrillers, ce qui a été plus facile d’en écrire un à deux, même si Fred a tendance à introduire une touche de fantastique, au contraire de Pierre.

Il est également important de bien s’entendre avec la personne avec qui l’on va travailler afin de faciliter la communication et l’écriture.

Bien se connaître

Pour s’engager dans un tel projet avec un autre auteur, il faut avant tout connaître ses propres points forts et ses points faibles en écriture. Cela permet de mieux avancer en équipe. Par exemple, quand l’un éprouvait des difficultés à écrire un chapitre ou un passage, il le proposait à l’autre, permettant ainsi de faire progresser le récit.

Développer une méthode de travail à deux

Pierre et Fred se sont rendus compte dès le départ qu’ils n’avaient pas la même méthode de travail pour écrire un livre. Là où le premier avait besoin d’un plan détaillé, le second préférait les grandes lignes et parfois aimait dévier de sa trajectoire. Il a fallu trouver ensemble une méthode commune afin de faciliter cette collaboration. Chacun a dû faire des concessions et s’adapter à l’autre. Un plan a été réalisé, mais souvent discuté quand une meilleure idée était proposée.

Les deux auteurs ont surtout communiqué à l’écrit pendant cette aventure, par email ou en utilisant Google Drive. Sur le Drive, ils ont rédigé un énorme pense-bête complété par l’un et l’autre, pour conserver la cohérence de leur récit. Ce pense-bête comprenait : le fameux plan détaillé, des fiches personnages des fiches sur les lieux de l’intrigue, mais surtout pas le récit principal.

Concernant ce dernier, ils se sont envoyés les chapitres rédigés par email, et ont discuté ensemble des points à améliorer.

Les avantages de l’écriture à quatre mains

Vivre une expérience enrichissante 

Comme Haruki Murakami l’évoque dans son livre Profession romancier, le métier d’écrivain est un métier solitaire. Or, dans un projet d’écriture à quatre mains,  il s’agit d’un travail d’équipe. Pierre et Fred ont expérimenté un dialogue constant dans le processus d’écriture, mais aussi une relecture pendant la création au lieu d’une relecture globale auprès de l’éditeur.

Cette émulation a aussi induit une forme de sérieux dans l’écriture, sans être pour autant une contrainte. Chacun a essayé de faire de son mieux pour faire progresser l’histoire mais aussi ne pas décevoir l’autre.

Progresser dans son travail d’écrivain

A partager sa méthode d’écriture et à en inventer une nouvelle à deux, Pierre et Fred ont amélioré leur technique personnelle. Par exemple, Fred réalise maintenant un peu plus de travail préparatoire avec un plan détaillé et des fiches personnages pour ses romans et Pierre s’est relâché un peu en utilisant des grandes lignes directrices au lieu d’un plan pour écrire les siens.

Les contraintes de l’écriture à quatre mains

Bien s’entendre avec son binôme

La complicité est important au sein d’un duo d’écrivain mais aussi l’humilité. Si le caractère de l’un prend le pas sur l’autre, la collaboration peut s’avérer être difficile et cela conduit à des projets inachevés. Cela n’a pas été le cas pour Pierre et Fred qui ont développé une écoute importante de l’autre pendant toute la durée de la création. Ils se sont même lancé des challenges comme commencer un paragraphe que l’autre doit terminer.

Rendre l’histoire fluide

Il existe plusieurs types de livres à quatre mains. Pour certains duos d’écrivains, il s’agira d’écrire chacun de son côté, un récit sous forme d’échange épistolaire. Par exemple, le roman Et je danse aussi est un échange entre Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat.

Ce n’est pas le choix qu’ont effectué Pierre et Fred. Ils ont pris le parti d’écrire le roman à deux, en fusionnant leurs styles. L’idée était que le lecteur ne reconnaisse pas l’écriture de l’un ou de l’autre en rendant le récit aussi fluide que possible. Cela a occasionné de nombreuses relectures pour repérer les tics de langage de l’un et de l’autre par exemple.

La lenteur d’écriture

A parler de ce que l’on va faire, au lieu de le faire, le projet n’avance pas. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, écrire à deux prend pas mal de temps car il s’agit d’un dialogue entre les deux auteurs, de nombreuses relectures, des essais, des abandons. Pour écrire Comme des mouches, il aura fallu deux ans d’écriture à Pierre et Fred !

Le contrat d’édition

Pour monter un projet d’écriture à quatre mains, il faut trouver un éditeur qui accepte le projet. Puis, viendra le contrat d’édition où tout devra être discuté entre l’éditeur et les deux auteurs, ce qui peut prendre plus de temps que d’habitude. Par ailleurs, les revenus dégagés par le livre seront scindés en deux pour les auteurs. Ne vous attendez pas à gagner beaucoup avec un tel projet en terme d’argent. En revanche, l’expérience humaine sera très enrichissante.

La communication autour du livre

En lien avec le contrat d’édition, la communication du livre est à prendre en compte s’il y a deux auteurs. Par exemple, difficile pour Pierre qui habite Paris, d’aller à des salons en Belgique où réside Fred, et inversement. Il faudra s’entendre à chaque fois sur le salon où les deux auteurs peuvent être présents, où si l’un vient sans l’autre.

Pierre Gaulon et Fred Ernotte, leur vie, leur oeuvre 

comme des mouches

Pierre Gaulon est un écrivain français, auteur d’environ 16  romans noirs et séries de Science-fiction pour les adultes et enfants. Il se reconnaît à son style posé, sa pointe de fantastique et son suspense haletant. Il est publié chez les éditions Lajouanie, Aconitum, Mnémos, Fleur Sauvage et City éditions.

Quant à Frédéric Ernotte, il est belge et a publié à ce jour trois thrillers adultes aux éditions Lajouanie et Avant-Propos. Il se démarque de Pierre par une construction du récit minutieuse, la maîtrise totale des retournements de situation, et son humour noir.

Le roman écrit à quatre mains par les deux compères, et dont cet article fait l’objet, s’intitule Comme des mouches. Il s’agit d’un thriller publié aux éditions Lajouanie, mettant en scène deux jeunes filles qui, désabusées suite à une rupture amoureuse, décident d’organiser un jeu sur un site de rencontre. Le gagnant remporte un rendez-vous avec une femme dont elles ont créé un profil fictif. Mais l’affaire va se corser quand les candidats disparaissent dans des circonstances mystérieuses… Critique de notre société ultra-connectée, enquête palpitante, ce roman ne vous laissera pas indifférent. Si vous souhaitez le lire, vous pouvez le retrouver en format numérique ici.

J’espère vous avoir donné envie d’écrire à quatre mains et de découvrir l’univers de ces deux auteurs très sympathiques.

Loupe et Deerstalker,

A.Chatterton

Publié dans On joue ?

Le Bingo littéraire du Plib : vis ma vie de jurée du Plib 2020 #7

Tiens, ça faisait longtemps que je n’avais pas parlé de mon quotidien de jurée du PLIB… ça tombe bien, un nouveau challenge lecture vient de tomber : le bingo littéraire !

Quoi de neuf du côté du PLIB 2020 ?

La vie suit son cours du côté du PLIB 2020. Nous sommes toutes et tous plongés dans nos lectures/critiques de livres concernant les cinq finalistes du prix :

Ces cinq romans sont des lectures et articles littéraires obligatoires si l’on est juré. Il s’agit d’une des rares obligations du prix, ce qui est bien normal. Après tout, l’ensemble de toute l’organisation est bénévole. Il faut bien faire vivre ce prix et parler des livres sélectionnés !

Si pour certains romans nous avons eu la possibilité d’en obtenir gracieusement une version numérique dans le cadre du prix par les éditeurs, pour d’autres, il faut se débrouiller pour les emprunter ou les acheter afin de mener à bien cette mission.

Pour le moment, je m’en sors bien : sur les 5 romans, j’en ai lu déjà trois ! Tu peux les retrouver en cliquant sur les liens associés aux titres. 😉

je suis fille de rage #plib2020

Je suis fille de rage de Jean-Laurent Del Socorro

Mers mortes wellenstein

Mers mortes d’Aurélie Wellenstein

Georgia caldera les brumes de cendrelune

Les brumes de Cendrelune de Georgia Caldera.

Il me reste à acquérir Félines de Stéphane Servant et j’ai déjà en numérique La cité des chimères de Vania Prates.

Nous aurons encore un vote à réaliser d’ici le mois d’août avec notre favori. Je dois avouer que depuis le départ, j’ai un faible pour Je suis fille de rage, mais… après lecture des Brumes de Cendrelune, je pourrais peut-être changer d’avis.

Je trouve que ce qui est bien dans ce prix, c’est de sortir de sa zone de confort de lecture. Je n’aurais jamais été lire Georgia Caldera ou Vania Prates car à mes yeux, cela ressemble à de la littérature young adult de pas très bonne qualité.  Mais après avoir testé les romans, je suis revenue sur mon jugement un peu hâtif. Comme quoi, il faut vraiment essayer pour se faire un avis un peu plus construit.

Le bémol en revanche, c’est l’obligation de rédiger des chroniques sur ces 5 livres. Non pas qu’ils soient mauvais, mais cela induit une petite pression car je sais que contrairement à mes autres chroniques littéraires, celles-ci seront beaucoup plus lues. Mais bon, j’ai choisi d’être jurée et ce ne sont pas cinq livres qui me font peur !

C’est quoi ce bingo littéraire ?

Pour la nouvelle épreuve du tournoi des élites du PLIB, l’équipe nous propose un bingo littéraire. C’est une forme de challenge littéraire sur le principe d’une grille de bingo avec des cases. La voici avec ses règles :

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Le challenge a lieu du 1er au 31 mai 2020. Il n’est pas nécessaire d’être juré du plib pour y participer. En revanche, il faut s’inscrire dans une équipe si tu ne l’es pas déjà, en allant sur le Discord du plib, et en remplissant un formulaire.  Si tu fais déjà partie d’une équipe, tu peux évoquer ta PAL en équipe sur Discord, et valider le challenge via un autre formulaire qui sera délivré fin mai afin de compter les points. Tu peux retrouver d’autres informations au sujet de ce challenge en allant sur la page facebook du PLIB.

note : ME signifie Maison d’Edition sur certaines cases.

Quelle est ma PAL pour ce bingo ?

Je fais partie de l’équipe des mages et nous avons gagné le challenge précédent. Autant te dire que nous sommes très motivés pour conserver notre titre !

Pour ce bingo, je t’ai mis en lien à chaque fois la fiche Babelio afin que tu puisses lire les résumés ou te faire une idée avec les commentaires des lecteurs. Certaines nouvelles sont disponibles gratuitement, si tu souhaites m’accompagner dans ce nouveau challenge. J’ai donc choisi les titres suivants :

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Alex evans le temple des transactions douteuses

royaumeventetcolere

Ce qui hante les bois

  • Faire une lecture commune : C’est à creuser, mais je pense essayer avec Félines de Stéphane Servant si sur le discord du PLIB, je trouve des gens motivés.

Copie de 9782812618291

alex evans une collection d'ennuis

chloé, constance et jane austen

  • Lire une autrice francophone : Love in 56K de Clémence Godefroy me semble parfait. J’ai envie de me replonger fin des années 90, et les forums de fanfictions sur internet…

love in 56k

les chaînes du silence

tu es belle apolline

  • Lire une suite de saga : J’ai le tome 2 de Sénéchal de Grégory Da Rosa qui m’attends depuis plusieurs challenges dans ma bibliothèque. ça serait bien que je le lise.

senechal 2

l'amérique de l'étrange

chevauche brumes

les cambrioleurs rêvent ils de dinosaures mécaniques

la maison de londres

Comme d’habitude, j’essaie d’être tactique et de lire des nouvelles ou des romans courts pour accumuler plus de points !

Pour ce qui est des actions associées aux cases restantes du bingo, prépare toi à voir pas mal de publications sur mon nouveau compte Instagram !

Pour le reste, je pense continuer à écrire les aventures de Miss Chatterton pendant une heure (pour Accorder une heure à une autre activité), essayer un readathlon de 6 heures (pour Ne pas toucher son téléphone pendant 6 heures), et pour rappel, je participe toujours au  Challenge des irréguliers de Baker street  depuis mars si cela te branche pour la case Participer à deux challenges en même temps) !

Si toi aussi tu souhaites participer à ce challenge, n’hésite pas à m’indiquer ta PAL en commentaire pour échanger des idées de lecture. 😉

A bientôt !

A.Chatterton

Publié dans Veille littéraire du net

And my watch begins #8

Au sommaire de ma veille littéraire du net cette semaine : deux événements littéraires d’envergure, un podcast sur le prince Charmant, deux financements participatifs autour de l’illustration et de la musique, un challenge littéraire, un documentaire sur Londres et une romancière féministe, une formation pour les blogueurs et un concours d’écriture

Ebooks gratuits et opérations littéraire de la semaine

Image par <a href="https://pixabay.com/fr/users/janeb13-725943/?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=1176150">Welcome to all and thank you for your visit ! ツ</a> de <a href="https://pixabay.com/fr/?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=1176150">Pixabay</a>

Peu d’ebooks gratuits cette semaine. La source s’est tarie pour les adultes. Néanmoins, j’ai trouvé des nouvelles américaines sur la nature et l’aventure aux éditions Galmeister. Et oui ! La maison d’édition propose en téléchargement des nouvelles de ses auteurs : Chris Offutt, David Vann, Craig Johnson, etc…

Et pour changer des livres à lire, je te propose de découvrir deux sites de plus pour les audiolivres gratuits : Kobo et Livreaud.io via cet article de TerraFemina. L’article a le mérite de recenser l’ensemble des sites proposant de l’audio-livre, dont ceux que j’avais déjà évoqués dans ma watch 6. L’inconvénient, c’est que la plupart des livres proposés sont des classiques et pas des nouveautés. Mais il en faut pour tout le monde…

Le challenge de lecture du mois

#PLIB2020

Le bingo du PLIB démarre aura lieu du 1er au 30 mai. Il s’agit d’un challenge lecture sur le principe du Bingo avec des cases actions et des cases lecture. Il est organisé par Le Prix littéraire de l’Imaginaire Booktubers et fonctionne en équipe. Pour y participer, il te suffit de t’inscrire via un formulaire disponible le Discord du PLIB et de choisir ta PAL. Si tu as déjà une équipe, suite à un précédent challenge du Prix, pas besoin de formulaire : échange autour de ta PAL avec tes partenaires de jeu sur Discord. La validation du challenge s’effectuera en fin de mois avec un autre formulaire à remplir. Plus de renseignements concernant les catégories et actions sur la page facebook du PLIB 2020. 😉

Demain, je posterai un article avec ma PAL pour ce challenge afin de te donner des idées.

Les événements littéraires de la semaine

 

L’événement attendu aujourd’hui dans le monde littéraire, c’est le Bibliothon de la bloggueuse Bulledop. 12 heures de live avec des rencontres d’auteur, des défis, des coups de coeur littéraires, des table-rondes, un concours pour gagner des livres. Tu trouveras le programme détaillé sur cet article de Booksquad. Le live aura lieu sur la chaine Youtube de Bulledop ce Samedi 2 mai à partir de 12h.

Quant à Virtua’Livres, le salon littéraire numérique a annoncé sa troisième édition cette fois-ci sur trois jours : du 29 au 31 mai 2020. Comme d’habitude, je te renvoie à la page organisatrice du salon, qui aura lieu sur Discord avec des auteurs en dédicace, des table-rondes littéraire, des live dessins et pleins d’autres trucs. 😉

Le podcast du moment 

Disney La belle au bois dormant

Et si le Prince Charmant n’était pas si Charmant ? Après tout il embrasse la Belle au Bois Dormant sans son consentement, séquestre Belle dans son château dans la Belle et la Bête… Dans ce podcast post-#Metoo, on remet en cause le statut de l’homme idéal des contes de fées par une mise en scène intéressante de son procès. Le podcast dure 56 minutes et il est à retrouver sur le site de télérama.   Une vision intéressante des contes de fées de notre enfance et une déconstruction du mythe du Prince Charmant qui fait réfléchir.

Les projets de financement de la semaine

Connais-tu Juliette Amadis ? Comment ? pas du tout ? Alors je t’informe que tu passes à côté de superbes illustrations ! Juliette est une illustratrice de talent qui dessine autant des sirènes que des filles de saloon, voire de jolies dames aux tenues steampunk. Son truc, ce sont surtout des héroïnes dans un style entre Art nouveau/Déco et comics. J’ai découvert son univers quand j’écrivais pour le site French-Steampunk.fr. Outre une boutique super cool, Juliette a pour projet de lancer un Tipeee afin de réaliser un Art-Book sur les femmes de l’Ouest Sauvage. Je te laisse découvrir ce super projet ici.

Mon autre projet coup de coeur du moment, c’est l’album de musique celtique de Morgan of Glencoe. Et oui, l’auteure de Dans l’ombre de Paris est aussi musicienne : elle joue de la harpe celtique. Son projet consiste à produire un album intitulé Fleur du Porhoet. Ce sera son quatrième album ! L’objectif du projet est déjà atteint, mais tu peux encore contribuer jusqu’à début juin. 😉

Le documentaire de la semaine

Doris Lessing

En furetant sur les reportages Arte-vidéo cette semaine, j’ai été attirée par celui concernant Doris Lessing, intitulé A Londres, libre comme Doris Lessing. Je ne connaissais pas du tout cette romancière sud-africaine, féministe et mère célibataire. J’ai découvert sa vie à Londres dans les années 1950. Elle est l’auteure du Carnet d’Or, un roman d’autofiction avec une structure peu conventionnelle, qui lui a valu un statut de féministe mondial. Dans ce reportage de 13 minutes, on en apprend un peu plus sur la pauvreté du quartier de Notting Hill à Londres après la guerre, l’engagement communiste de la romancière et surtout sa vision de femme libre face à la société rigide londonnienne. La vidéo est consultable jusqu’en avril 2022 sur la plate forme Arte-vidéo. Personnellement, il m’a donné envie de lire ses livres, d’autant qu’elle a obtenu le prix Nobel de la littérature en 2007…

La formation blogueur du moment

Image par <a href="https://pixabay.com/fr/users/FunkyFocus-3900817/?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=1875813">FunkyFocus</a> de <a href="https://pixabay.com/fr/?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=1875813">Pixabay</a>

Vous voulez faire des vidéos pour votre blog, mais vous n’y connaissez rien ? ça tombe bien, L’école des Gobelins réputée pour sa formation aux jeux-vidéos, vous propose un MOOC sur le montage de reportage vidéo avec un smartphone. La formation proposée est en deux formules : une gratuite qui comprend l’ensemble des cours, et une payante (38 euros) qui vous délivre un certificat qualifiant et vous demandera 3 heures de plus pour créer et présenter un projet. Si la formation vous intéresse, rendez-vous sur le site fun-mooc.frLes cours seront en ligne du 11 mai au 19 juin 2020. 

Attention, prévoyez un peu de matériel pour cette formation. L’Ecole des Gobelins recommande : un trépied pour smartphone, un micro-cravate, et deux applications de tournage (Filmicpro et LumaFusion).

L’escape game à tester chez soi

Planète expérience

Pour terminer, j’ai testé un autre escape game en ligne où tout commence bien sûr par un meurtre… Elle a été créée par le complexe d’escape game Planète expérience Antibes. C’est assez ardu et je n’ai pas réussi à le terminer, mais si tu veux te lancer un défi, tente l’expérience ! 😉

Voilà, ma veille littéraire de la semaine est terminée. N’hésite pas à m’indiquer en commentaire tes propres trouvailles pour la beauté du partage. Si tu as raté mes autres watch, tu peux les retrouver ici.

Tasse de thé et marque-page,

A.Chatterton

Publié dans Lectures

Les brumes de Cendrelune (T1), Georgia Caldera, éditions J’ai Lu Fantasy

J’ai lu Georgia Caldera par obligation, en tant que jurée du PLIB 2020, car le roman est dans les 5 finalistes. Je ne connaissais pas l’auteure, et ce fut une belle découverte. Laissez-moi vous emmener dans un monde désolé où les dieux sont rois, et les hommes privés de toute liberté…

Résumé : Dans le royaume de Cendrelune, les dieux épient les pensées des hommes et condamnent toute envie de dissidence. Céphise, 17 ans, rêve pourtant de détruire l’Empereur-Dieu qui a fait voler sa vie en éclats…

Mon avis : 

La religion comme règle de vie

Bienvenue à Cendrelune où rien ne pousse, tout nourriture est synthétique et la société est devenue une dictature sous couvert de religion. Les Dieux écoutent tout, s’insinuent dans vos pensées les plus secrètes, et mènent des purges hebdomadaires auprès des dissidents à venir pour éviter tout un soulèvement. Un petit air de Minority Report règne ici bas, sous des noms antiques et de la robotique magique…

Personne n’est libre de penser ce qu’il veut, personne n’est à l’abri, ce qui vous plonge dans un climat anxiogène dès le premier chapitre. Si l’opprobre est jeté sur votre famille, vous pouvez devenir un rapiécé : mi humain, mi-robot, avec des membres de métal intégrés pour vous contrôler encore plus. Si vous êtes un jeune garçon, le plus grand honneur pour votre famille est de devenir un soldat de la garde des dieux : une armure anonymisée par un numéroe habitée par une âme désincarnée…

Les Dieux apparaissent comme des êtres à chérir si vous tenez à la vie, avec des sacrifices de sang, mais aussi en érigeant les arts et la culture comme supérieurs à tout ce qui existe. De là à parler de nazisme, on n’est pas loin (voilà pour le point Godwin).

Georgia Caldera nous invite à entrer dans un univers mélangeant régime dictatorial, et religion fanatique avec des Dieux proches du Panthéon grec, et c’est plutôt réussi, même si cela fait froid dans le dos !

Dans cette aventure, nous suivrons deux personnages, comme deux faces opposées d’une même pièce : Céphise, paria chez les humains après avoir subi l’opprobre des Dieux, et Verlaine, le fils d’un Dieu, mais paria parmi les siens car demi-Dieu. Deux êtres que tout sépare et dont la rencontre va produire des étincelles…

Des personnages attachants

Outre un univers fort, les personnages de ce roman suscitent facilement l’empathie du lecteur, même si certains contribuent à faire appliquer son système. Georgia Caldera parvient avec intelligence à démontrer que rien n’est simple quand vous cherchez à survivre dans un univers cruel et que vos actions ne reflètent pas forcément votre identité.

Ainsi, chez les dieux, notre ami Verlaine, fils de Zeus et d’une humaine, est un garçon sensible et curieux de son côté humain, mais il est condamné à un rôle de bourreau du fait de ses pouvoirs destructeurs. Tandis que son frère Héphaïstos construit sans remords des armures et des membres de métal pour les parias humains, mais cherche en secret à faire évader Proserpine retenue prisonnière par Zeus pour des raisons mystérieuses, et à s’enfuir avec elle.

Du côté des humains, Céphise devenue une rapiécée suite à une purge, essaie de faire bonne figure auprès du culte, mais garde au fond d’elle une rancoeur éternelle envers ce système. Proche d’une Katniss de la série Hunger Games de Suzanne Collins,  elle va tenter de gagner sa liberté au fil du roman et sans le savoir, devenir un espoir pour ceux qui rêvent de liberté. Mais elle reste bien la seule à vouloir se soulever : 90% de la population continue de servir les dieux et leur dogme par peur ou par habitude. Le père de son meilleur ami par exemple, suit les préceptes des dieux à la lettre et voit d’un mauvais oeil l’influence que Céphise peut avoir auprès de son fils. A l’inverse, les plus désespérés comme les enfants des rues, orphelins après avoir perdu leurs parents lors d’une énième purge, sont motivés pour prendre part à la rébellion.

D’autres personnages, entrevus brièvement viennent compléter cette grande fresque : Lorien, un enfant des rues qui aura le courage de semer les premières graines de la rebellion ; Eldriss, une mystérieuse prêtresse des Cendres qui pousse le peuple à la révolte ; Eurydice, déesse fiancée à Verlaine désireuse d’être mère ; Halfdan, meilleur ami de Céphise et dont la mère a mystérieusement disparu; Rhadamante, déesse tortionnaire et très zélée dans son domaine… L’auteure sait en quelques mots nous dresser un portrait et nous indiquer par petites touches l’importance de ces personnages dans la suite du récit.

Je me suis surtout attachée aux personnages de Céphise et Verlaine au fur et à mesure du roman. Couple improbable en devenir, couple déjà en place dans un drôle d’univers parallèle… Leur relation passe de bourreau-victime à une possible histoire d’amour au fur et à mesure qu’ils découvrent une curieuse connexion les reliant mystérieusement. Chacun pense connaître la vérité sur le fonctionnement du monde, mais leur rencontre va bouleverser leurs convictions. Ce premier tome se termine sur un cliffangher haletant à leur sujet, sans tomber dans les stéréotypes du roman d’amour, ce qui est très intelligent.

Un premier tome d’introduction efficace

Un panthéon des Dieux vivant en autarcie et dont la seule préoccupation est le maintien de leur pouvoir, malgré un problème de stérilité pour perpétuer leur règne. Un Zeus tout puissant qui contrôle jusqu’aux pensées de ses enfants et adorateurs. Un mystérieux ordre de prêtresses des Cendres qui reparaît au moment où Céphise décide de se rebeller contre le système. Un bourreau qui souhaiterait ne plus exercer son pouvoir. Et surtout un peuple mi-fanatique, mi-effrayé, qui tente de vivre en respectant au mieux les rituels des Dieux…

Georgia Caldera nous fait découvrir un univers tout en distillant des informations mais en laissant aussi certaines questions en suspens, et c’est diaboliquement efficace ! Ainsi au terme de ce roman, nous resterons sur notre faim concernant l’origine des Dieux et du poison qui frappe la terre de cet univers, la disparition du fameux ordre des prêtresses des Cendres, et surtout si les hommes vont vraiment se rebeller face à leurs dieux.

En conclusion : Georgia Caldera signe ici un premier tome puissant pour cette série young adult mettant en lumière les dérives d’une société menée par une religion meurtrière et qui interroge sur la place du destin dans nos vies. On suivra avec plaisir ses héros au profil complexe et leur histoire d’amour en devenir, sur le tome suivant.