Publié dans Ateliers d'écriture

Atelier d’écriture #6 : Développer un Synopsis et continuer une histoire

Le déconfinement a eu lieu depuis un moment et je n’avais pas traité ce sujet d’atelier ! Comme d’habitude, je suis partie d’une proposition de Chloé Dubreuil dans le cadre des ateliers d’écriture de l’université de Lyon, avec un sujet qui gagne en complexité, cette fois et m’a valu plusieurs relectures…

Les consignes :

Synopsis de base : Deux jeunes gens se sont donné rendez-vous devant une vieille chapelle au centre d’une clairière. Quand le garçon arrive, la porte en bois est ouverte. Il pénètre à l’intérieur pour attendre au frais son amie. Mais peu de temps après, des voleurs arrivent en voiture pour y cacher un butin dérobé et découvrent là le jeune homme. Quand la jeune fille (ou femme) arrive sur place à son tour, elle aperçoit le véhicule et l’un des gangsters armés faisant le guet.

Développe le synopsis en soignant tes personnages (personnalité, traits de caractère, physique) et le lieu de rencontre (pour créer une atmosphère). Raconte ce qui se passe ensuite : Comment les deux personnages vont se sortir de cette situation ? Quelle est la fin de cette histoire ?

L’idée de départ

Compliqué cet atelier ! J’ai dû me creuser les méninges parce que je ne voyais pas comment sortir les personnages de cette situation… J’ai eu quelques idées comme : faire de la fille une sorcière, ou faire croire que tout se passe dans la tête du garçon devenu fou. J’ai même pensé à faire une version thriller avec un tueur en série, ou tout simplement à ce que le garçon demande de l’aide à la fille par sms interposés. Mais… est-ce qu’on capte en forêt ? Et puis, j’ai eu une idée un peu tordue comme d’habitude. Et si tout cela n’était qu’un piège ? La fin est un peu flippante, mais bon, tu verras… 😉

La nouvelle

Amour mortel

Il est bientôt minuit. Je marche à grandes enjambées dans la forêt, balayant le sol du faisceau de ma lampe pour m’éviter de tomber. Je vais rejoindre Mirella. Nous nous sommes donnés rendez-vous dans la chapelle pour la première fois. Après de longues discussions sur internet, nous avons enfin décidé de nous rencontrer. La chapelle semble être un endroit bizarre, mais pas pour nous. Mirella est comme moi adoratrice des lieux religieux, des ambiances gothiques et des costumes façon XVIIIème siècle. Nous avons fait connaissance sur un forum Victorien. Mirella… évoquer son nom me donne des papillons dans le ventre mais réveille aussi un désir inattendu. Sur la photo qu’elle m’a envoyée d’elle, deux yeux verts étincelants éclairent son visage de porcelaine encadré par de longs cheveux roux…

Je suis à présent arrivé au lieu de rendez-vous. Mirella n’est pas là.

Les bruits de la nuit m’enveloppent. Au loin, une chouette ulule. J’entends des craquements dans les arbres.  L’air se fait plus frais malgré la chaleur estivale. Je resserre ma veste en velours autour de mon cou. J’ai revêtu mon plus beau costume de nuit pour notre rencontre mais là, je me sens un peu ridicule. Et seul.

Et si elle avait décidé de ne pas venir finalement ? Les filles ont tendance à être effrayées dans les bois, surtout la nuit.

Pour me changer les idées, je jette un coup d’oeil à la chapelle.

Elle se découpe sous la lumière de la lune, étincelante avec ses pierres blanches, comme sortie d’un film de Tim Burton. Son entrée est finement sculptée d’entrelacs sur lesquels viennent se greffer un lierre envahissant. La porte est ouverte.

Quitte à attendre, autant entrer et satisfaire ma curiosité…

La porte en bois grince quand je la pousse. Au sol, un tapis de lierre qui remonte délicatement le long de l’autel devant moi. Pas de statue, peu de décorations, mais des bougies consumées en pagaille sur l’autel. Je distingue des traces de vie ça et là, malgré les toiles d’araignées. Des frottements sur le sol à droite de l’autel m’indiquent qu’on vient déplacer un objet.  Je fais le tour de l’autel pour aller voir jusqu’où les traces m’emmènent quand j’entends une voiture arriver. Mirella ? Elle était censée venir à pied, pourtant…

Je me relève pour venir à sa rencontre mais des voix d’hommes suspendent mon geste. Ce n’est pas Mirella… Instinctivement, je me cache sous l’autel.

J’entends des bruits de pas et des voix. Deux hommes. Ils  semblent porter un truc lourd aux bruits d’essoufflement que je perçois. 

–   » Arnaud, t’es sûr que c’est une bonne idée de mettre les flingues ici ? Ils vont pas rouiller avec l’humidité ? Et puis, c’est safe ? Parce que là, vu les bougies en masse, ça doit être pas mal fréquenté…

– T’inquiète Boris, j’ai mis des trucs anti-humidité dans la caisse. Niveau discrétion, les flics viendront jamais chercher ici. Et puis, j’ai surtout dégoté un coin parfait que personne ne connaît, regarde… »

J’entends un bruit de pierre qui frotte contre le sol à ma droite. Je me terre un peu plus sous l’autel et retiens ma respiration. Mon coeur bat à tout rompre. Des armes ? Qui sont ces types ? Il faut vite que je parte avant qu’il me découvrent. Sauf qu’ils sont trop proches… Mieux vaut rester caché pour le moment.Je rapproche mes genoux plus près de mon torse et j’attends, osant à peine respirer. J’entends l’écho de leurs pas se prolonger dans le lointain. Puis le silence. Je desserre un peu ma prise sur mes genoux malgré la position inconfortable. Attentif aux bruits, j’essaie de deviner s’ils sont toujours là. La transpiration perle sur mon front. Je l’essuie sans bruit, toujours à l’affût. Mais je me rends à l’évidence : je suis seul. Les deux truands ont mystérieusement disparu. Je glisse un oeil du côté de l’autel où ils sont censés être et découvre une sorte de souterrain avec un escalier. Tout s’explique…

C’est ma chance ! Je quitte l’autel, dépliant mes jambes tant bien que mal, et me hâte en silence vers la sortie. Il faut faire vite avant qu’ils reviennent… 

Malheureusement, mon soulagement est de courte durée. A peine ai-je franchi la porte que je distingue adossé à la voiture, un troisième mec qui fume une cigarette. Il a le dos tourné et n’a pas perçu ma présence pour le moment. Le cauchemar s’éternise…

Mais, si j’essaie de sortir d’un côté ou de l’autre de l’entrée, je serai dans son champ de vision. Que faire ? 

J’avise un fourré à 2 mètres de l’entrée. C’est un buisson de chèvrefeuille. Il est peut-être assez touffu pour que je puisse m’y glisser. Pris d’une inspiration subite, je ramasse un caillou et le jette dans la direction opposée pour faire diversion. Le troisième larron se redresse soudain, et la cigarette au bec, va voir d’où vient le bruit. Je me jette derrière le buisson et m’accroupit à nouveau, en espérant qu’il ne m’aura pas entendu.

Il était temps ! Les deux autres rappliquent quand je suis installé. Je ne vois absolument rien tant le fourré est dense, mais je suis aux premières loges au niveau sonore.

– « C’est bon Tony, on se casse », dit la voix d’Arnaud.

Les pas dudit Tony se rapprochent de moi. Il n’a pas trouvé mon caillou visiblement. Malgré la situation, je me surprends à sourire. Quel imbécile !

Les voleurs se préparent à partir. J’entends les portes de la voiture s’ouvrir. Le coffre se refermer. L’excitation me guette. Je vais pouvoir rentrer chez moi et oublier tout ça.

C’est alors qu’un sifflement d’admiration fend l’air. Mirella ! Je l’avais oubliée. Mon coeur bat à nouveau la chamade. J’ai un mauvais pressentiment.

– Regardez la meuf ! Alors, chérie on est perdue ? continue Arnaud

– Matez ses fringues de sorcière ! Tu viens allumer des bougies à la con pour appeler les esprits ! dit Boris

– Ouh ouh  ! Esprit es-tu là ? renchérit Tony

Ils s’esclaffent. J’entends des pas s’approcher venant de la clairière à droite du véhicule. Une voix inquiète s’élève soudain :

– “ J’ai rendez-vous avec mon petit-ami, il ne va pas tarder…” La fin de sa phrase se perd dans le noir.

Je perçois un mouvement. L’un des hommes se déplace.

– « Bizarre, on a vu personne nous, dit Arnaud, hilare.

– Attends, Arnaud, si ça se trouve c’est nous ses petits-amis ! ajoute Boris

– Ouais Boris, je crois que c’est ça. Venez les gars, on va s’amuser un peu et lui montrer qu’on est des hommes. Chopez-la. »

Des bruits de course se font entendre dans les fourrés, suivi des hurlements de Mirella. Ils la ramènent vers la voiture. Mirella se débat et crie à tue-tête “Laissez-moi tranquille !

– C’est qu’elle a du caractère cette salope, dit Tony

– Si on se la faisait dans la chapelle, comme ça elle l’aura sa cérémonie de sorcière, ricane Boris.

– Tony, tu fais le guet. Comme ça, si son soupirant se pointe, il aura un beau comité d’accueil, ordonne Arnaud

– Pourquoi, moi? Je fais toujours le guet. 

– T’en profiteras aussi, fais ce que je te dis. “

Tony retourne à la voiture en maugréant, tandis que les deux autres traînent une Mirella en pleurs dans la chapelle. Je sens son parfum à la violette me parvenir tandis qu’ils passent devant mon buisson. Ils referment la porte. 

Dans ma cachette, je me sens impuissant. Si je fais quelque chose, je suis seul contre trois et je risque de me faire tuer. Mais je ne peux pas laisser Mirella se faire violer à deux mètres de moi. Je serre les poings, essaie de réfléchir, le souffle court. Des rigoles de sueur dégoulinent dans mon dos. 

Dans la chapelle, les cris se sont tus soudainement. Un silence de mort règne autour de moi. Tony a senti que quelque chose cloche. Il écrase son mégot, à 50 cm de moi sur le gravier et se tourne vers la chapelle.

– « Les gars, c’est bon ? Je peux venir ? »

Seul le bruit d’une chouette lui répond.

Je l’entends sortir un truc de sa poche. Je reconnais le cliquetis caractéristique d’un cran d’arrêt.

– « Les gars, vous êtes toujours là ? »

Il s’avance. La porte grince sinistrement sur ses gonds. Il entre dans le noir. Un hurlement bestial s’élève, suivi de bruits de lutte, puis plus rien. 

Le silence devient assourdissant. La forêt s’est figée. Même la chouette s’est tue. 

Dans mon fourré, je suis paralysé de terreur. Que s’est-il passé ? Est-ce que Mirella va bien ? Qui a crié ? Tout mon corps est en tension. Mes sens sont en alerte. Ma respiration s’accélère. J’essaie de réfléchir… Mirella, je dois sauver Mirella…  Je prends sur moi, sur ma peur grandissante, et décide de sortir de ma cachette pour la secourir. 

Je passe devant la voiture et avise une lampe torche sur le siège conducteur. Les clés sont également sur le contact. Je prend la lampe torche et un bâton en guise d’arme, puis me dirige vers la porte de la chapelle. Il n’y a toujours aucun bruit. C’est très inquiétant.

Peu rassuré, je me cramponne à mon arme de fortune et pousse la porte du pied, tout en éclairant l’intérieur.

Mirella se tient devant moi, couverte de sang, la robe déchirée. A ses pieds gisent les trois mecs dans un sale état. Elle halète bruyamment, l’air épuisée et s’effondre quand le faisceau de lumière arrive sur son visage.

Je lache mon bâton et la retient pour éviter qu’elle ne tombe au sol.

Je ne comprend rien. Comment trois types aussi baraqués ont pu se faire massacrer ainsi ? Que s’est-il passé ? Incommodé par l’odeur métallique du sang, je décide de ramener Mirella à la voiture et de me tirer vite fait. En poussant la porte, je jette un coup d’oeil en arrière. La trappe dans le sol de pierre est ouverte et des traînées de sang se dirigent vers elle.

Est-ce qu’un monstre vivrait ici ? Ne soit pas idiot, Romain, il doit y avoir une explication logique…

Le corps de Mirella est froid et me pèse sur les bras comme une pierre. Je me dépêche de la ramener à la voiture et dégote une couverture pour essayer de la réchauffer. Elle a du sang jusque sur le visage. Elle est belle, malgré les circonstances…

Je remonte la couverture sur ses épaules pour cacher sa semi-nudité. Sa robe est déchirée à l’encolure et laisse entrevoir sa poitrine ronde et laiteuse. Moi qui pensais aller à un rendez-vous d’amoureux, j’en suis quitte pour un film d’horreur.

Je dois vérifier qu’elle n’est pas blessée et surtout appeler les flics, mais d’abord, je vais me barrer de cette forêt. Je démarre la voiture et roule sur le chemin communal constellé d’ornières. La voiture n’est pas tout terrain, et je m’accroche au volant pour maintenir le cap.

Les sursauts réveillent Mirella. Elle relève la tête, l’air pâteux. Je lui souris et tente de la réconforter :

– « Courage Mirella, on va sortir de la forêt. Le cauchemar sera bientôt terminé. Je suis Romain, tu te souviens ? On avait rendez-vous.

Elle me dévisage l’air absent sans prononcer un mot. Inquiet, je continue pour faire bonne figure :

– Est-ce tu es blessée ? Tu as besoin de voir un médecin ? Dis-moi si tu as mal quelque part. »

Elle secoue la tête, toujours sans prononcer un mot. Elle me regarde avec attention. Une attention étrange.

Je suis soulagé qu’elle aille bien, mais la manière dont elle me dévisage me met mal à l’aise.

Nous arrivons à la limite de la forêt, je sors mon téléphone pour capter un signal. Si Mirella va bien, je vais appeler les flics et la ramener chez elle. 

Tout en composant le numéro de la gendarmerie, j’observe Mirella à la dérobée. Elle a sorti un mouchoir de sa poche et essaie de se nettoyer le visage avec le miroir du pare soleil.

Il est plus de minuit, je ne suis pas sûr que quelqu’un décroche. Nous habitons dans une petite ville, il y a rarement une permanence. Après quelques appels dans le vide, je raccroche, dépité.

Mirella se tourne vers moi. Elle me sourit et cela me met du baume au coeur. 

Elle se penche vers moi. Mon coeur bat la chamade. Elle est vraiment belle et malgré l’horreur de ces dernières heures, je ne pense qu’à l’embrasser. 

Comme si elle avait compris mes intentions, elle se penche vers moi et presse délicatement ses lèvres sur les miennes. Le temps est comme suspendu. Je me sens transporté. Puis, je l’entends murmurer à mon oreille de sa voix douce et mélodieuse : “Merci de m’avoir secourue. “

Elle s’écarte et je me sens rougir. J’ai honte. J’aurais dû intervenir plus tôt. Mais de cela, elle n’en saura jamais rien. Elle me regarde en souriant.

Son baiser m’a comme engourdi. Je me sens cotonneux, vidé de toute  volonté. C’est ça être amoureux ? Quelle sensation étrange…

Je la dévisage, détaillant ses traits avec béatitude.  Ses longs cheveux roux, en bataille, encadrent de façon charmante son visage de porcelaine. De ses magnifiques yeux verts brûle un feu inconnu.  Sa bouche aux lèvres ourlées, propice à un nouveau baiser, laisse apercevoir deux belles canines brillantes sous la lune… Deux canines pointues, tranchantes…Mon esprit lutte un bref instant, envahi par une pensée terrifiante mais le regard envoûtant de Mirella m’ôte à nouveau toute volonté.

Mon corps est comme paralysé. Ma sensation de terreur s’amplifie.  Je vois Mirella étendre son sourire, le regard avide et se pencher à nouveau vers moi en ouvrant la bouche. 

Elle me mord violemment le cou et commence à pomper mon sang à grandes gorgées. Je suis incapable de bouger. Je sens le contact de ses dents sur ma peau et une sensation de froid puissante prend possession de mon corps. La dernière chose que je garde en mémoire est son visage d’ange, la bouche dégoulinante de sang, avant de m’évanouir.

Je me suis réveillé un peu plus tard dans la nuit, comme émergé d’un mauvais sommeil. J’étais seul, étendu entre deux arbres de la forêt. La voiture avait disparu.

Je me suis demandé si j’avais rêvé. Si les événements de ces dernières heures n’étaient que le fruit de mon imagination. J’ai tâté mon cou et ma morsure avait disparu. J’ai tenté de retrouver la chapelle dans la forêt, mais c’est comme si elle n’avait jamais existé. Même mes conversations en ligne avec Mirella se sont volatilisées. Depuis cette nuit, je me demande si je ne suis pas devenu fou. Une seule certitude reste ancrée au fond de moi : je nourris une faim insatiable, vorace. Une faim que seul du sang humain pourrait combler…

FIN

Envie de te lancer ?

Rien de plus simple ! Reprends le synopsis et interroge-toi sur certains points pour construire ton récit et lui trouver un ton :

Imagine la relation entre le garçon et la fille : amis, amoureux, frères et soeurs…

Pour quelle raison se retrouvent-ils : un rendez-vous secret, jouer à se faire peur et appeler les fantômes, déterrer un trésor dans la chapelle…

Que transportent les bandits : armes, drogue, trésor…

Comment le garçon et la fille vont-ils se sortir de ce mauvais pas : une aide extérieure, en communiquant avec leurs téléphones, en se cachant, en attirant les bandits en dehors de la chapelle…

Quelles conséquences auront leurs actions : la fille se fait capturer, le garçon se fait tabasser, ou tout le monde va bien …

Et surtout, détermine qui sont tes deux personnages : des froussards, des tordus, des courageux. Quel âge ont-il ? A quoi ressemblent-ils ?

Une fois que tu auras répondu à ces questions, lance toi ! 😉

N’hésite pas à me laisser en commentaire ton avis sur ma nouvelle, l’exercice, voire ton essai d’écriture, cela me fera plaisir.

Sang frais et armes à feu,

A.Chatterton

Publié dans Lectures

Engrenages et sortilèges, Adrien Tomas, éditions Rageot

Bienvenue à Celumbre et son Académie de magie et de mécanique ! Ici, on entretient l’animosité entre les apprentis, afin de maintenir la compétition entre les deux factions. Et si, un mage et une mécanicienne formaient une équipe malgré eux ? Tel est le point de départ de Engrenages et Sortilèges…

Résumé : Grise et Cyrus sont deux élèves qui vont à la prestigieuse Académie des Sciences Occultes et Mécaniques de Celumbre. Une bonne nuit, l’apprentie mécanicienne et le jeune mage échappent de justesse à un enlèvement. Alors qu’ils se détestent entre eux, ils doivent malgré tout fuir ensemble et chercher un refuge dans les Rets, un très sinistre quartier aux mains des voleurs et des assassins. S’ils veulent survivre, les deux adolescents n’ont aucun d’autre choix que de faire alliance…

Mon avis :

Un roman jeunesse sur l’adolescence

Dans ce roman, nous serons confrontés à deux personnages principaux forts, que tout oppose : Grise et Cyrus.

Grise ou Grisella est la fille d’un ingénieur d’Etat réputé. Elle vient d’un autre pays et est noire. Elle étudie la mécanique à l’Académie de Celumbre et est plutôt douée dans son domaine. Elle a un côté Hermione Granger, respecte les règles et les professeurs et a déjà choisi un futur métier. Plutôt solitaire du fait de son ambition, elle aimerait se faire un ami qui la comprenne. Du fait de son statut de mécanicienne et d’étrangère, elle est également marginalisée par les apprentis mages, dont Cyrus, qui se moque de son état débraillé et de ses doigts pleins de cambouis. Elle vit avec son père, très aimant, qui l’encourage dans ses projets et réalise des automates avec elle. Il s’inquiète cependant qu’elle ne se préoccupe pas des garçons, comme une adolescente normale de 15 ans. Elle a pour compagnon Cog,  un petit robot qui récite des proverbes.

Cyrus est le fils de la Première générale de l’armée des Empires. Il est arrogant, imbu de sa personne, délicat, d’apparence soignée, studieux, mais aussi un peu rebelle et peu enclin à l’effort. Derrière cette façade, il cache deux grandes faiblesses :  le manque d’amour de sa mère qui fait passer le devoir avant tout, et son manque de compétences en élémentalisme alors qu’il maîtrise les autres disciplines magiques. Si Grise est naïve, lui est très perspicace, preuve que les leçons de stratégie de sa mère ont finalement porté leurs fruits. Il a pour compagnon Quint, un chat roux qui est aussi son familier.

Grise et Cyrus se détestent au début du roman, du fait de leur classe respective, concept entretenu par les règles de l’Académie. Mais suite à leur mésaventure commune, ils vont devoir faire alliance, et apprendre l’un de l’autre.

Avec ce duo improbable, nous exploiterons les questionnements liés à l’adolescence : les premiers émois amoureux, la vision de l’avenir, la déception vis à vis des adultes, les choix et leurs conséquences, la confiance en soi, la rébellion envers les adultes ou le système.

A eux deux, ils sont également un bel exemple d’amitié malgré leurs nombreuses contradictions, et de maturité contrairement aux adultes qu’ils rencontreront dans leur périple.

De cette aventure, ils sortiront grandis, un peu moins intellos, et surtout plus portés sur des choses de leur âge. Un vrai roman d’apprentissage en somme.

Un manifeste en filigramme sur la politique et ses conséquences

Celumbre, capitale du pays, est gouvernée par Sarenziah, son impératrice. C’est une femme indolente, rêveuse, plus soucieuse de son apparence que de politique, mais aimée de ses sujets. Elle laisse les grandes décisions à Vezzir, son conseiller qui l’assiste avec dévotion. C’est cette dévotion qui causera la perte du royaume, car Vezzir a de grandes ambitions.

A travers cet univers, Adrien Tomas nous dépeint une situation politique calamiteuse, qui pourrait trouver écho dans notre propre réalité.

Il réalise un décorticage en règle des conséquences d’une guerre et de la taxation, qui créé des conditions favorables à l’enrôlement dans l’armée pour les plus jeunes. Cela fait grandir la criminalité et la pauvreté, et pousse le peuple à de mauvaises décisions par nécessité de survie. Les réfugiés de guerre sont ostracisés, les vétérans deviennent mendiants ou mercenaires, les travailleurs peinent à joindre les deux bouts, la protection civile sous-payée est corrompue et des factions républicaines se créent en opposition au régime impérial.

Mais l’impératrice disposant d’une image impeccable, personne n’ose penser qu’elle veut le mal de ses sujets et n’ose élever la voix… exceptés les républicains dont on moque les idées farfelues. En parallèle, un empire du crime se créé dans les bas-fonds, comme réponse officieuse au gouvernement en place, avec une autre reine : l’Arachnide.

Si l’univers est purement fictif, on ne peut s’empêcher de penser qu’il a été inspiré de faits réels pour certains détails, et nous donne une bonne leçon de politique digne de la série House of Cards.

Un roman qui entremêle astucieusement magie et mécanique

La force d’Adrien Tomas dans la plupart de ses récits, réside en sa manière d’aborder la magie. Sujet récurrent dans ses romans, il se distingue une nouvelle fois en mélangeant le côté magique de ses personnages à celui de la mécanique.

Dans Engrenages et Sortilèges, l’inimitié des deux personnages principaux a pour point de départ leurs sujet d’étude et compétences au sein de la même Académie. Si Grise étudie la mécanique, symbole d’avenir et de progrès dans cet univers, Cyrus privilégie la magie, plutôt associée au passé.  

A l’Académie, on encourage les mécaniciens à ne pas offusquer les mages car leurs pouvoirs sont liés à ses émotions et ils pourraient perdre leur magie si leur confiance en eux est lésée. Cyrus en est bien conscient et joue de cette autorité pour martyriser les mécaniciens, tout comme ses camarades, ce qui nuit aux relations entre les deux factions. Cela a pour conséquence une forme de révolte intérieure chez les mécaniciens, qui culminera à travers Grise quand Cyrus poussera la plaisanterie trop loin. Cette inimitié tient à l’origine au fait que les magiciens ont peur de se faire remplacer par des machines et que les mécaniciens trouvent leur fonctionnement complètement dépassé.

Le seul point sur lequel magiciens et mécaniciens se rejoignent est l’énergie utilisée dans cet univers :  l’Arcanium.  Subtile invention de l’auteur, qui fait ressentir son parcours scientifique, cette énergie pourrait se rapprocher dans notre réalité du lithium, utilisée dans les batteries, plutôt rare et difficile à extraire. A travers cette histoire, Adrien Tomas lance des pistes de réflexion concernant l’utilisation de cette énergie et son exploitation : doit-elle servir à la destruction ou au bien de tous ? Doit-on l’extraire et à quel prix ?

D’autres réflexions viennent pimenter l’aventure comme le statut des automates, souvent développée dans les romans steampunk ou de Science-fiction. Ici, nous rencontrerons des automates dotés de conscience propre et autonomes, devenus des marginaux après avoir été rejetés ou maltraités par les hommes. Doit-on les considérer comme des êtres humains ? Tel est un des enjeux de ce livre.

Mais la plus grande thématique abordée sera la loyauté envers un système avec qui l’on est en désaccord. Doit-on s’y soumettre ou se révolter ? Et quelles seront les répercussions de nos actions ?

La magie est abordée aussi sous un angle différent en opposant le savoir des livres à celui de la connaissance de soi. C’est ce qu’apprendra Cyrus auprès d’un mage noir qui lui fera étudier la nécromancie, ouvrant ainsi un autre chapitre dans l’étude de la magie dans les récits d’Adrien Tomas.

En conclusion : Engrenages et sortilèges est un roman jeunesse qui, sous couvert de magie et de mécanique aborde des sujets plus sérieux comme la manipulation politique, l’origine de la pauvreté et la délinquance. Il développe également des personnages attachants, en qui l’on peut facilement se reconnaître. C’est une petite pépite à découvrir, sans distinction d’âge.

Publié dans On joue ?

Bilan du Bingo du Plib : vis ma vie de jurée du Plib 2020 #8

Après avoir loooooongtemps attendu les résultats de ce challenge littéraire fort amusant, voici mon bilan de lecture du Bingo du Plib 2020, et quelques nouvelles de ce prix littéraire qui touche bientôt à sa fin.

Mon bilan du bingo 

Quel challenge de lecture ! Je l’ai trouvé très amusant à réaliser et très motivant car il mêlait des actions avec les livres en plus de la lecture. Je pense que je participerai à nouveau l’an prochain.

Voici les livres que j’ai lus (lien vers ma chronique en couleur, si elle a été réalisée) :

Pour les actions à réaliser, tout s’est passé principalement sur mon compte instagram où j’ai :

  • Partagé un compte instagram chouchou : Vintage Egyptologist, je l’ai déjà évoqué dans ma veille littéraire du net numéro 11. Il s’agit d’un couple de vrais egyptologues américains qui s’habillent au quotidien comme dans les années 20 ou 30. De superbes photos à découvrir.
  • Accordé une heure à une autre activité : Je me suis promenée au Parc de la Tête d’or à Lyon avant de déménager pour ma nouvelle maison en Ardèche. Si tu passes à Lyon, je te recommande ce lieu.
  • Pas touché mon téléphone pendant 6 heures : J’ai écrit des articles pour mon blog et j’ai beaucoup lu sur mon canapé.
  • Participé à deux challenges en même temps : j’ai continué le Challenge des Irréguliers de Baker Street en lisant Le chrysanthème noir de Feldrik Rivat dont je ferai prochainement la chronique.
  • Acheté un livre : Je me suis procuré Les chaînes du silence de Céline Chevet, son dernier roman aux éditions du Chat Noir. Lecture à venir !
  • Lu un livre en portant un accessoire estival : j’ai lu le tome 4 de Miss Peregrine et les enfants particuliers… en tongs et lunettes de soleil !
  • Coordonné mon livre avec un marque-page : Au lieu d’en fabriquer, j’ai un peu triché en reprenant des marque-page éditeur qui rappellent la couverture du livre.
  • Cuisiné mon péché mignon : le gâteau au yaourt chocolat-banane !

A l’issue de ce challenge, j’ai totalisé 60 points, il ne me manquait que deux cases  valider. Mais cela n’a pas été suffisant pour faire gagner mon équipe, les mages. Ce sont les dragonniers qui ont remporté la partie cette fois. On se rattrapera sur le dernier challenge avant la fin du PLIB !

Copie de Copie de dragonnier1

Contrairement aux challenges précédents, je me suis moins investie concernant les discussions de groupe sur le Discord du PLIB et je n’ai même pas réalisé de Lecture Commune. Cela, je l’ai fait plus tard avec mon club lecture en lisant Wild de Cheryl Strayed…

J’ai aussi eu quelques petits bémols en cours de route :

Le livre numérique Chloé, Constance et Jane Austen de Marie Vareille s’est révélé une déception totale : il s’agissait d’une nouvelle de 16 pages qui fait préambule à son roman Je peux très bien me passer de toi. Je suis donc restée sur ma faim, et cela m’a donné envie de lire ce roman plus tard après le challenge.

J’ai aussi dû lire un livre sous contrainte assez rapidement ! J’avais emprunté Miss Peregrine tome 4 à la bibliothèque, fermée pendant le confinement, et j’ai préféré lire d’autres livres à la place. Quand le déconfinement a eu lieu, j’ai été obligée de le lire pour  le rendre car je déménageais deux semaines après. Il a donc remplacé Sénéchal 2 de Grégory Da Rosa pour ce challenge… et donc j’ai toujours Sénéchal 2 à lire dans ma PAL…

Que faire des livres qui me restent à lire ?

Entre le challenge des Irréguliers de Baker Street sur l’année, et les différents challenges auxquels j’ai participé cette année, j’ai encore pas moins de 33 livres dans ma PAL papier, sans compter les 70 ebooks de ma PAL numérique et les 4 services presse que j’ai reçus depuis mai.

J’ai donc décidé de me concentrer pour le moment sur ces 33 livres présents sur mon étagère de bibliothèque et mes 4 services presse, en participant tous les mois à un nouveau challenge littéraire lancé dans mon club lecture privé : On choisit pour toi.

C’est un challenge basé sur le principe du challenge de l’Epreuve des alliés que nous avons adapté à notre club lecture. Le principe est simple : chacune donne sa PAL, et les autres choisissent pour elle sa lecture du mois. Je pense que cela pourra me pousser à terminer de lire certains livres que j’ai maintenant depuis 3 ans !

A la suite du bingo du Plib, j’ai noté quelque chose de positif qui revient à chaque fois que je termine un challenge : même si la date est expirée, je continue le challenge quand même. Comme je le disais un peu plus haut, je n’ai pas réalisé de Lecture Commune pour le Bingo, mais cela m’a donné envie d’en réaliser une avec mon club lecture.

Je trouve que c’est en cela que devraient consister les challenges littéraires : pas te forcer à lire ou te démotiver, mais plutôt t’encourager et attiser ta curiosité.

Quoi de neuf du côté du PLIB 2020 ?

L’été arrive, et je n’ai toujours pas lu les deux finalistes restants : Félines de Stéphane Servant, et La cité des Chimères de Vania Prates. Il va falloir que je me presse un peu à ce niveau là pour remplir ma part du contrat de jurée.

Dernièrement, il y a eu des interviews des auteurs nominés sur le compte instagram du PLIB, ainsi que des jeux autour de nos partenaires sur la page youtube.

L’équipe prépare un projet de financement participatif sur Ulule comme l’an dernier afin de proposer une journée de rencontre et d’échange avec les auteurs sélectionnés et de réaliser la remise du prix 2020, en compagnie des partenaires. Le projet n’est pas encore lancé, mais tu peux te renseigner ici, si cela t’intéresse. Dans les contreparties, il y aura des livres sélectionnés pour le prix de cette année, entre autres…

Voilà pour ce challenge et ce nouvel épisode de ma vie de jurée. N’hésite pas à retrouver les autres épisodes dans ma rubrique Challenges, concours et prix.

Bingo et Pal débordante,

A.Chatterton

Publié dans Veille littéraire du net

And my watch begins #12

Au sommaire de cette veille littéraire du net : Un ebook gratuit par la maman d’Harry Potter, un pique-nique steampunk virtuel, un article sur la place des femmes en littérature de SF, un podcast sur un film d’animation japonais à couper le souffle, deux appels à texte autour de la littérature de l’imaginaire, une artiste qui manie papier et fil de fer de façon originale, une film d’animation émouvant sur un bibliothécaire particulier, un concours pour gagner des livres et un projet de financement autour d’un Beau-Livre sur les auteur(e)s de la Belle-Epoque… le tout pas nécessairement dans cet ordre !

L’ebook gratuit du moment 

the ickabog Paris match

J.K Rowling  a encore frappé ! Oui, je sais, j’ai deux semaine de retard sur l’information. Mais avec mon déménagement, j’ai reporté mes lectures d’article de veille, et voilà, ô stupeur que je découvre cette nouvelle ô combien importante. The Ickabog de J.KRowling est en ligne sur un fabuleux site internet et l’histoire est même traduite en français (si tu repères la barre déroulante des langues en haut à droit de l’écran). Mais de quoi ça parle son nouveau livre ? C’est un livre jeunesse en au moins 28 chapitres qui parle du Roi Fred sans peur, peu expérimenté et mal conseillé par ses amis pour gouverner, mais aussi de la légende l’Ickabog, un monstre des marais à la voix de sirène, l’apparence monstrueuse et qui mange les voyageurs imprudents. Suite à un évènement particulier, le roi se fait haïr d’une partie de ses sujets. Afin de redorer son blason, il décide de partir pour une quête qui lui semble juste, mais qui semble ridicule aux yeux de ses sujets…

Le roman se lit très facilement, à la manière d’un conte et regorge de créativité et de petites leçons de morale. Une petite pépite à découvrir en ligne sur le site internet créé pour l’occasion. Tu peux aussi participer à un concours de dessin pour illustrer l’histoire, organisé par l’auteure elle-même. 😉

Le projet Ulule de la semaine

Une anthologie sur les femmes de la Belle Epoque façon Beau Livre, ça te tente ? Tel est le projet proposé par les éditions Luciférines sur Ulule qui m’a tapé dans l’oeil cette semaine.

Le recueil regroupe 15 illustrations originales dont certaines façon Mucha, 16 nouvelles originales autour de cet univers, des dossiers historiques sur des figures importantes…

Il sera question, en vrac, de Paris, les quartiers latins, les fumeries d’opium, les fêtes foraines, les salles de jeux, des découvertes scientifiques du siècle, des débuts de la psychiatrie, du spiritisme… et d’auteurs symbolistes décadents.

Le projet a déjà atteint son objectif mais s’il t’intéresse tu peux encore participer jusqu’au 4 juillet. Des interviews des auteurs du recueil et autres informations sont disponibles sur la page facebook de la maison d’édition. Le premier palier pour la version  papier est à partir de 21 euros, ce que je trouve personnellement raisonnable pour un Beau Livre. 😉

L’événement virtuel du weekend

Le confinement est terminé, mais des évènements virtuels pullulent encore sur le net. Fan de l’univers Steampunk, je n’ai pas pu m’empêcher de noter dans mon agenda le pique-nique virtuel steampunk de la Société des Libellules qui a lieu ce dimanche 21 juin sur Discord.

Apéro en ligne, retrouvailles costumées, spectacle de magie, critique littéraire, démo d’illustration en live, démo de cuisine et lecture de nouvelle sont au programme. Si tu souhaites plus d’informations, je t’invite à consulter la page Facebook de La Société des Libellules et à revêtir ta crinoline ou ton haut de forme pour nous rejoindre dimanche à partir de 11h !

L’article qui fait réfléchir

Hier, j’ai lu un article de la blogueuse et auteure Ombre Bones alias Manon d’Ombremont qui m’a quelque peu interpellée. Elle évoque la sous-représentation des auteures en littérature de SF et aussi dans les prix de littérature SF.  Son article fait suite à la nomination par le jury des Utopiales cette année d’un panel exclusivement masculin d’auteurs, qui a enflammé la blogosphère littéraire. J’ai trouvé qu’elle abordait de manière assez juste la nécessite de mettre en avant des romancières de SF pour la qualité de leur travail, sans tomber dans une forme de discrimination positive liée au genre. Elle s’interroge sur le classement de ces auteures le plus souvent en Young adult et la manière dont ce genre est sous-évalué car lié à la littérature jeunesse. Elle donne également des noms à suivre comme Aurélie Wellenstein ou Ada Palmer. Bref, un article qui te poussera à t’interroger sur le panorama féminins de la création littéraire française dans les littératures de l’imaginaire et peut-être à te faire connaître des auteures tout aussi talentueuses que leurs compatriotes masculins. 😉

Les appels à textes du moment

Tu le sais peut-être, j’aime bien écrire et je participe depuis septembre à un atelier d’écriture (cf ma rubrique Atelier d’écriture). Alors je me suis dit que je devais peut-être parler des appels à textes que je vois passer de temps à autre chez les éditeurs de l’imaginaire. On ne sait jamais, peut-être que tu es toi aussi une graine d’écrivain ?

Cette semaine, je suis tombée sur l’appel à textes des éditions Projets Sillex qui te propose d’éditer une anthologie de nouvelles autour de la fantasy animalière intitulée Féro(ce)cités. Selon le résumé de l’annonce : « Dans cette anthologie, nous vous invitons à mettre en scène des animaux anthropomorphes dont le sort est intimement lié à celui de la cité où ils résident ou qu’ils recherchent. Qu’ils en soient les sauveurs, les pillards, qu’ils soient témoins d’événements importants ou qu’ils se contentent d’essayer d’y survivre, nous voulons connaître leur histoire, et nous comptons sur vous pour nous la raconter ! » . Tu peux t’inspirer des livres des Légendes de la garde de David Petersen que j’ai chroniquées en octobre par exemple. La date butoir pour l’envoi des textes est le 15 janvier 2021. Tu trouveras le reste des informations sur la page facebook de l’éditeur.

Un autre appel à texte est en cours pour les éditions Noir d’Absinthe autour du thème du monstre féminin. Le sujet est le suivant : « Lovée dans le sein maternel, son cruel poison s’insinue jusqu’au lait intime, corrompt et pervertit.Frappée du sceau de l’infamie par une déesse jalouse, brûlée pour avoir fait des anges dans les bois, ou chassée pour avoir offert sa matrice de chair à l’innommable, ces puissances féminines de l’ombre, Monstresse(s) manifestée(s), hantent l’humanité… L’homme, surtout. Que se cache-t-il derrière cette terreur ancestrale ? Que provoque leur ire ? À vous de l’explorer et, peut-être, d’y répondre.Vos œuvres s’adresseront à un public adulte. Vos textes ne se contenteront pas d’histoires monstrueuses: elles creuseront sous les catacombes de la civilisation, exploreront cette peur du féminin, excaveront les tabous. L’heure de la catharsis est venue. » Les textes sont à envoyer avant le 30 septembre 2020 à l’éditeur. Tu trouveras plus de détails sur son site internet, et des conseils sur le groupe facebook réalisé pour l’occasion. 😉

Le podcast de la semaine

Connais-tu le film d’animation japonais Your Name de Makoto Shinkai ? C’est LE film qui a explosé les records en salles au Japon, dépassant même Le voyage de Chihiro de Hayao Miyazaki. Un véritable petit bijou tant par ses dessins ultra réalistes, son jeu sur la lumière, son sujet à la fois amusant et inspirant et surtout sa bande son extraordinaire. Je suis une grande fan de ce film et j’ai eu l’occasion d’écouter le podcast « C’est plus que de la SF » animé par Lloyd Chery qui évoque le succès de ce film et le parcours du réalisateur. Tu apprendras que Makoto Shinkai est un grand romantique : la plupart de ses films parlent d’amour. Il apparaît un peu comme un ovni dans les films d’animations car il réalise des oeuvres de qualité, montées de manière particulière, en mettant en avant souvent le ciel avec un dessin extraordinaire et des décors contrastés.

Un podcast de 30 minutes à écouter, où Sylvie Brevignon, directrice d’All The Anime France, revient sur ce long métrage qu’elle a édité en vidéo, et répond aux questions de Loyd Chery. Et si le film te tente, il est actuellement disponible sur Netflix. 😉

La vidéo littéraire de la semaine

La fantastique histoire des livres volants de Morris Lessmore, est avant-tout l’adaptation de l’album Les fantastiques livres volants de Morris Lessmore de William Joyce. C’est l’histoire, toute en sensibilité d’un amoureux des livres, qui découvre une bibliothèque abandonnée où les livres sont vivants. Années après années, il s’occupe d’eux, jusqu’à ce qu’un jour il passe le relais à quelqu’un d’autre. Métaphore du temps qui passe, de ce que les livres apportent aux gens, on peut y voir plusieurs lectures selon son âge ou son vécu.

C’est un de mes livres préférés et je trouve que le film d’animation lui rend tout à fait hommage. Il est visible directement sur Youtube et a été réalisé par le studio Moonbot. L’auteur de l’album est aussi le réalisateur du film d’animation. 😉

Le concours de la semaine

Pour fêter ses 10 000 abonnés sur son compte Instagram, la blogueuse The eden of books te propose de gagner jusqu’au 22 juin ou 24 juin (selon les livres), des romansau thème estival sur instagram :

Pour participer, il suffit de liker les posts en lien avec les concours sur son compte insta, de commenter en invitant quelqu’un et de liker la page éditeur et mettre le post en story avec un tag sur la blogueuse. Les trucs habituels quoi… Bonne chance ! 😉

L’artiste de la semaine 

Si tu es familière avec le concept de poésie de papier, tu vas adorer Betty Pepper, l’artiste que je te présente aujourd’hui. Betty est une créatrice britannique qui réalise des sculptures avec du papier et du fil de fer très poétiques. Son thème récurrent est la petite maison de papier. Elle aime jouer aussi avec de vieux livres recyclés qu’elle sculpte comme du bois, ou bien du bois flotté sur lequel elle dispose certaines de ses créations. Elle a été exposée dans plusieurs galeries en Angleterre, au Danemark, à Munich, en Italie et aux Pays-Bas. Actuellement, ses dernières créations sont exposées à Cambridge dans la galerie Byard Art. Si son travail t’intéresse, tu peux consulter sa page instagram où elle réalise aussi des photos d’objets inanimés qui semblent vivants, ou sa page facebook. Il est possible d’acquérir ses oeuvres sur la boutique de la galerie d’art Byard Art.

Voilà, ma veille littéraire de la semaine est terminée. N’hésite pas à m’indiquer en commentaire tes propres trouvailles pour la beauté du partage. Si tu as raté mes autres watch, tu peux les retrouver ici.

Petites maisons et coucher de soleil,

A.Chatterton

Publié dans Lectures

La carte des jours, Le quatrième volume de Miss Peregrine et les enfants particuliers, Ransom Riggs, éditions Bayard jeunesse

Retour chez les Particuliers pour un quatrième tome basé sur le désir d’émancipation, la recherche d’identité et la découverte de l’Amérique. Ransom Riggs sait se renouveler et même continuer sa série en beauté, ce qui n’est pas pour me déplaire…

Résumé : Jacob Portman est de retour chez lui, en Floride, là où tout a commencé. Et cette fois, son rêve est devenu réalité : Miss Peregrine et les enfants particuliers sont à ses côtés. Ces derniers découvrent, fascinés, le monde moderne. Afin de faciliter leur intégration, Jacob est chargé de leur donner des cours de normalité. Au programme : plage, baignade, et leçons particulières…
Mais la découverte d’un mystérieux bunker dans la maison de son grand-père va tout changer. Persuadé qu’Abe lui a laissé des indices pour sauver des enfants particuliers isolés, Jacob entraîne ses amis sur les routes. C’est le début d’un jeu de piste dangereux, à travers un long périple dans l’Amérique d’aujourd’hui, territoire étrange, aux espaces parallèles peuplés de créatures d’un autre temps.

Mon avis : 

Afin de mieux apprécier ce quatrième tome, je vous invite à lire les tomes précédents car de nombreux points concernant le tome 3 sont abordés dans l’intrigue et vous risquez de ne pas tout comprendre ou de vous spoiler inutilement des éléments.

Recréer un ordre nouveau et s’affranchir des règles

La première partie du roman sera consacrée à l’après-bataille du tome 3, où l’on en apprend un peu plus la reconstruction du monde des particuliers dans l’Arpent du Diable, mené d’une main de fer par les Ombrunes survivantes. Chaque particuliers d’une boucle détruite est recueilli en ce lieu et participe à l’effort commun. Habituellement, dans des récits de ce genre, l’auteur s’arrête après la victoire d’une bataille et tend à réaliser une ellipse narrative importante pour nous emmener des années après, quand les héros ont grandi et que tout est réparé. Pas Ransom Riggs. Il choisit de nous plonger dans ce beau bazar d’après-guerre pour montrer la complexité de la reconstruction, ce qui est plutôt intelligent.

Au niveau temporel, Jacob aura passé ses deux mois d’été chez les particuliers, où le temps s’écoule plus lentement. Alors  que dans sa réalité,son grand-père vient tout juste de mourir. De ce fait, le récit reprend  où Jacob était rentré chez lui, en Floride.

Cela ne sera pas sans heurts : sa famille le croyant fou,  va essayer de le faire interner. Jacob devra prendre des décisions radicales vis à vis de ses parents et de ses choix de vie. Difficile quand on est tout juste un lycéen !

Dans ce tome, nous retrouvons la fine équipe de particuliers des tomes précédents. Emma, Enoch, Millard, Bronwyn et les autres ont trouvé par accident un moyen de conjurer le vieillissement accéléré dont ils sont victimes en dehors des boucles temporelles. Ils vieillissent désormais normalement dans le présent de Jacob ce qui aura des conséquences inattendues.

Tous auront envie de s’affranchir des Ombrunes qui continuent de les considérer comme des enfants. Ces dernières leur confient des tâches qui ne sont pas à la hauteur de leurs talents. Nous assistons à une forme de crise d’adolescence à retardement de ces enfants-adultes. La troupe suscitera la jalousie des autres particuliers qui n’ont pas la possibilité de vieillir normalement et cela leur posera des problèmes.

Jacob aussi est en pleine crise d’émancipation.  Il s’efforce surtout de se forger une identité. Mais ce sera complexe car il a acquis une notoriété non désirée  dans l’Arpent du Diable (cf tome 3), qu’il assume avec difficulté. Par ailleurs, il s’efforce de se rapprocher d’Emma, sa petite-amie, mais leur relation est compliquée car le souvenir de son grand-père (premier petit ami d’Emma) se met entre eux constamment.

Dans ce tome, il sera question de faire le deuil d’Abe pour tout le monde, chose impossible dans les tomes précédents avec la bataille contre les Estres. Ici, les particuliers prennent le temps de rendre hommage à leur vieil ami avec une visite de sa maison, et la découverte de ses secrets. Jacob a dû mal à dire adieu à son grand-père mais aussi à se détacher de son ombre. On sent que le road-trip qu’il va réaliser par la suite sera un moyen de se rapprocher de lui, mais aussi d’apprendre à se forger une identité propre. Car  comme lui disent ses amis : Il n’est pas Abe, malgré ses efforts pour bien faire.

Le chasseur de Creux ne réalise pas qu’il est le seul à pouvoir faire le lien entre les deux mondes, ce que va essayer de lui faire comprendre Miss Peregrine en lui demandant d’apprendre aux particuliers la normalité de la vie américaine. Les leçons seront hilarantes tant le décalage est grand entre les particuliers anglais ayant vécu dans une boucle des années 40 et les années 2020 américaines de Jacob. J’ai trouvé pour ma part que ces passages dédramatisaient une action un peu lourde, avec le deuil et l’ambiance d’après-guerre très présents.

Je n’ai pas pu m’empêcher de trouver une ressemblance entre Jacob et Harry Potter : ses parents/oncle et tante nient le côté magique ou fantastique de l’autre réalité qui existe. Il se trouve être un héros sans pour autant avoir saisi l’importance de sa notoriété. Il souffre d’un fort sentiment de solitude car il se sent différent…Mais à la différence d’Harry Potter, Jacob n’a pas un ennemi juré.

De nouvelles aventures mais en Amérique

Abe Portman n’a pas encore livré tous ses secrets. En apprenant qu’il aidait à sauver des particuliers américains peu conscients de leur pouvoirs grâce à une organisation secrète, Jacob se met en quête de réponses et se lance dans un road-trip avec quelques particuliers en rébellion contre les Ombrunes. Cette nouvelle intrigue m’a fait un peu penser à la série tv Hunters où un jeune garçon apprend que sa grand-mère rescapée des camps avait créé une organisation secrète pour tuer les nazis, et décide de prendre la relève. Même si le sujet est différent, il y a quelques similarités.

Pendant ce voyage en compagnie d’Emma, Enoch, Millard, Bronwyn, Jacob va découvrir de nouveaux particuliers et de nouvelles boucles temporelles plutôt effrayantes. L’Amérique semble être une terre non-civilisée et violente avec des guerres de gangs,  la traite de particuliers comme des esclaves, du cannibalisme. La bande d’amis découvrira une organisation différente de celle des ombrunes anglaises, avec d’autres codes parfois insaisissables. J’ai trouvé qu’on pouvait y voir en filigramme une critique de la société américaine à la manière des Voyages de Gulliver de Swift : nourriture infecte, villes pauvres et désaffectées, racisme…

Niveau écriture, l’auteur apporte de la crédibilité à ce récit imaginaire en utilisant des photos anciennes de vraies personnes comme base de son récit. Il les incorpore dans le texte, comme un jeu avec le lecteur et le résultat est toujours aussi brillant et créatif. ( Si le sujet vous intéresse, je vous renvoie à mon atelier d’écriture à partir d’une photo).

La fin de ce nouveau tome reste ouverte avec de nouvelles questions irrésolues : Les Estres sont-ils vraiment morts (NB : ils sont tombés dans une boucle)? Est-ce que Fiona, la petite amie de Hugh est vivante (elle aussi est tombée dans une boucle)? Comment fonctionne l’organisation secrète d’Abe ? Quel est son ennemi principal ?

On comprendra que ce nouveau tome est peut-être le début d’une seconde trilogie, dans laquelle les particuliers et surtout Jacob évolueront non plus en Angleterre mais en Amérique.

En conclusion : Une suite à la trilogie plutôt réussie qui met l’accent sur l’émancipation des particuliers et la découverte d’une nouvelle organisation aux Etats-Unis. Une intrigue toujours aussi imaginative et pleine d’intérêt au niveau de sa construction. Il me tarde de découvrir la suite !

Publié dans Veille littéraire du net

And my watch begins #11

Au sommaire de cette veille littéraire du net : la chaîne youtube d’un conservateur de musée un peu particulier, un article sur les femmes samouraï, une exposition sur la littérature de fantasy avec un jeu de rôle, deux concours pour gagner des livres, un podcast sur un conteur elficologue, un jeu sur les séries et jeu vidéo, un artiste-sculpteur un peu fantasque, et un compte instagram sur le sosie de Miss Fisher…le tout pas nécessairement dans cet ordre !

L’exposition-jeu de la semaine

J’ai exploré l’exposition sur la Fantasy de la BNF cette semaine. Elle est composée de 4 thèmes : Jouer qui te propose un jeu de rôle virtuel créé pour l’occasion autour d’une quête, Découvrir pour en apprendre un peu plus sur la littérature de fantasy sous l’angle sociétal avec des dossiers thématiques courts, Comprendre pour approfondir ses connaissances sur le sujet en abordant l’Histoire du genre et son évolution, et enfin la rubrique Transmettre avec des dossiers pédagogiques à destination du public scolaire.

J’ai trouvé le focus sur l’évolution des femmes dans la littérature de fantasy très intéressant dans la rubrique Découvrir, même s’il n’évoque pas Le prieuré de l’Oranger de Samantha Shannon, publié après la mise en ligne de l’exposition, qui aurait pu ouvrir élargir le propos aux romans de matriarcat.

L’exposition est assez dense et regroupe beaucoup de sujets. Je te la recommande si tu veux parfaire tes connaissances. Attention par contre, la navigation n’est pas aisée pour revenir en arrière !

J’ai essayé le jeu de rôle mais je ne l’ai pas trouvé exceptionnel. Compte 40 minutes pour un jeu de rôle de type « Livre dont vous êtes le héros » autour d’une quête afin de rendre vie à l’arbre du savoir, avec des choix multiples. Le jeu est plutôt lent avec des personnages stéréotypés. Personnellement, je ne l’ai pas trouvé exceptionnel. Il est parfois long à charger, le pointeur est peu maniable et il faut penser à regarder sur les côtés avec les flèches pour trouver des indices. Bref, si tu es familier de ce genre de jeu, je te le déconseille. Sinon, il peut initier des enfants, en les accompagnant bien sûr, s’ils ne savent pas lire.

L’article de la semaine

Les femmes samouraï ont-elles existé ? Si oui, sous quelle forme ? A quelle époque ? Je suis tombée sur un article du site Fascinant Japon, super intéressant, qui raconte la vie de femmes-soldats ou de femmes samuraï dans le Japon au fil de l’Histoire.Tu feras la connaissance de Tomoe Gozen, femme militaire aussi compétente qu’un homme ; de Hangaku Gozen qui a défendu avec brio une place forte devant une très grande armée ; de Tsuruhime Ohori, fille de Grand Prêtre formée à l’art de la guerre qui partit en armure venger son père et ses frères tués par les ennemis, telle une Jeanne d’Arc japonaise.

L’existence de ces onna-musha (femme guerrière) n’est pas tranchée comme étant un fait établi dans la société féodale japonaise mais plutôt une exception, malgré quelques femmes guerrières connues. Des découvertes archéologiques viennent parfois contredire les hypothèses et l’auteur évoque une énigme historique. J’ai trouvé cet article très bien documenté quoique touffu par moments.

Il est écrit par Julien Peltier, un spécialiste des Samouraï, et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet. Il indique une petite bibliographie en fin d’article, si tu souhaites en savoir un peu plus sur le sujet.

Les concours de la semaine 

 

Cette semaine, tu peux gagner le dernier roman de Franck Thilliez,  Il était deux fois sur Instagram avant le 15 juin avec mon-univers_du_polar, en partenariat avec Fleuve éditions. Le livre sort en librairie le 4 juin et il y sera question d’un père policier à la recherche de sa fille disparue réalisant malgré lui un saut dans le temps suite à une nuit passée dans un hôtel mystérieux…

Sinon, tu peux remporter l’un des trois livres offerts par les Editions Kennes en partenariat avec the.eden.of.books sur instagram et facebook. Les titres sont les suivants : Juliette à la Havane de Rose-Line Brasset, un roman Young Adult-Chick Litt sur fond de voyage à Cuba ; Le thriller Vengeances et Mat de Ben Choquet autour d’un duo d’enquêteur et de meurtres à Charleroi ; et enfin L’année où j’ai failli rater ma vie tome 1 de Fanny Cloutie, un roman Young adult autour de Fanny 14 ans qui déménage à l’étranger. Le concours a lieu jusqu’au 7 juin au soir.

Enfin, summum du concours, les éditions Albin Michel Jeunesse propose une box contenant le dernier roman de Stephen King : Le molosse surgi du soleil et trois badges à l’occasion de la sortie de ce nouveau titre. Tente ta chance sur le compte instagram de la maison d’édition. Le tirage au sort a lieu le 15 juin. Bonne chance 😉

Le podcast du moment : 

La semaine dernière, je suis tombée sur un podcast en 5 épisodes ultra intéressant concernant Pierre Dubois, Elficologue et auteur de contes sur le site de France Culture. A défaut de le voir aux Imaginales, j’en ai appris un peu plus sur cet auteur que j’apprécie beaucoup pour ses recueils de contes magnifiquement illustrés et sa voix inimitable de conteur.

Pierre Dubois est à l’origine du renouveau pour les fées et le petit peuple en France.

Dans ce podcast, il raconte dans des épisodes de 30 minutes,  son enfance, comment il en est venu à créer son univers et sa profession, puis à collecter des contes, sa participation à des émissions radiophoniques, la réalisation de ses encyclopédies sur le petit peuple…

Un podcast plein de magie et de nostalgie où tu peux encore croire aux fées et aux manifestations des êtres surnaturels en écoutant la voix magique de ce conteur exceptionnel.

La vidéo de la semaine

Il y a quelques temps, j’ai découvert Le courrier du Muséum de Théophile Dubuisson, par Cyril Karénine sur Facebook, en lien avec Illico Films. Il s’agit de vidéos-capsules amusantes dans lequel un Conservateur de Musée d’Histoire Naturelle répond au courrier des lecteurs tout en expliquant l’origine d’expressions ou la vie d’animaux du musée, avec un humour sérieux. Il y a trois vidéos pour le moment et la plus hilarante est selon moi celle du Blaireau. Je trouve l’univers formidable et l’humour assez fin. Si tu veux voir les autres vidéos, Cyril Karénine a une chaîne youtube.

Le jeu du moment 

Déniché sur La page Facebook du Salon du jeu, retrouvez le titre des séries, jeux vidéos ou dessins animés  simplifiés façon barres de graphiques. Pour savoir si vous avez juste, indiquez vos réponses sur la page FB. Moi, je n’ai pas tout trouvé. 😉

Le compte instagram coup de coeur 

jennifer schulten colleen darnell vintage egyptologist

Dans le cadre du Bingo du Plib, la semaine dernière, j’ai partagé un compte chouchou instagram et je me suis dit que je devais absolument t’en parler ! Il s’agit de Vintage Egyptologist où un couple de vrais égyptologues, Colleen et John Darnell publient régulièrement des clichés d’eux-mêmes, habillés comme dans les années 20, dans des lieux historiques liés à l’Egypte ancienne. En creusant un peu plus, j’ai découvert que Colleen Darnell avait une passion pour le vintage des années 20 et qu’elle et son mari s’habillaient ainsi au quotidien, à la fois par confort et fantaisie, mais aussi par envie de faire revivre le passé. Je trouve cela personnellement formidable.

Si tu veux en apprendre un peu plus sur ces égyptologues peu ordinaires, tu peux consulter leur récent compte youtube où ils mettent en ligne des vidéos à la fois amusantes et intéressantes sur des thématiques égyptiennes. Le site Messy Nessy Chic a aussi réalisé une interview de Colleen où elle explique comment elle en est venue à faire ce métier et à travailler avec son mari. Attention, les deux sources sont en anglais.

L’artiste de la semaine

Rencontré aux Imaginales 2019 où il tenait un stand de créatures farfelues créées par ses petites mains, j’ai tout de suite adhéré à l’univers de Loïc Wagner, artiste plasticien vosgien.

Loïc s’est inventé un monde incroyable autour de créatures imaginaires qu’il a lui-même inventées. J’ai particulièrement apprécié les Ploox, genre de petits monstres sans bras ni jambe qui ont l’air écrasés, ses limaces de compétition sur lesquelles on peut parier, ou encore ses énormes créations comme la Chenille ou le Crabe-box.

Faits à partir d’objets de récupération, de plâtre et de beaucoup d’inventivité, ces créatures en imposent et semblent prendre vie pour notre plus grand plaisir. Loïc réalise aussi des fresques, des faux-trophées et de grands personnages sculptés. Si vous voulez en savoir plus sur ses créations, je vous invite à visiter son site internet tout aussi cocasse que son inventeur.

Quant à moi, j’espère le retrouver l’an prochain aux Imaginales 2020 afin d’adopter une autre limace de compétition. Celle que j’ai recueillie, Béatrice, en a marre de perdre à la course contre ma souris de bibliothèque Marmouset … 🙂

Voilà, ma veille littéraire de la semaine est terminée. N’hésite pas à m’indiquer en commentaire tes propres trouvailles pour la beauté du partage. Si tu as raté mes autres watch, tu peux les retrouver ici.

Ploox et années 1920,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

La battle entre le livre papier et le livre numérique

Et si le Livre Papier et l’Ebook s’affrontaient pour savoir qui était le meilleur ? Cela donnerait probablement ce petit dialogue que je vous ai concocté aujourd’hui. Bonne lecture 🙂

Le livre papier : « Salut l’ebook ! Comment ça va ? T’as vu, j’ai une nouvelle couverture avec tranche dorée. Elle est top, hein ?

L’ebook : ça va, ça va. Oui, elle est belle ta couverture. Moi, j’ai pas droit à autant d’égards. Si je suis sur le smartphone, on voit ma couverture en couleur, mais sur la liseuse, c’est en noir et blanc. C’est pas terrible. Je ne suis pas exhibé comme toi « objet-livre », mais au moins je ne m’abîme pas. C’est ça le progrès.

Le livre papier : Le progrès… mouais. J’ai entendu dire que notre lectrice galérait à te charger dans sa bibliothèque numérique. Parfois tu zappes même la première de couverture. A la place, il y a un dossier gris tout moche. Il est pas très beau le progrès…

L’ebook : Euh… je ne vois pas de quoi tu parles. Et puis, moi au moins, je ne pèse pas 8 kilos dans la valise quand elle part en voyage ou qu’elle prend le métro. Elle me sort sur son téléphone et hop, c’est parti pour une lecture infinie !

Le livre papier : Une lecture infinie ? Tu parles de moi là ! Je te signale que le smartphone ou la liseuse qu’on utilise pour te lire nécessite une  batterie qui n’est pas inépuisable. Au contraire, moi je suis vraiment inépuisable. Je suis peut-être lourd, mais il existe des versions allégées de ma personne : les poches. Et j’ai un autre avantage : je favorise le sommeil. Toi, tu fatigues les yeux à cause de l’écran mais ça n’aide pas à dormir après.

L’ebook : Ouais, mais moi je coûte pas cher. En moyenne, il faut débourser entre 2 et 15 euros pour m’avoir. C’est loin des 30 euros que tu atteins parfois ! Notre lectrice réalise des économies avec moi.

Le livre papier : Peut-être que je coûte cher, mais quand elle a besoin de me relire, de retrouver un chapitre ou un détail pour écrire sa chronique littéraire, je suis plus facilement manipulable que toi.

L’ebook : C’est parce qu’elle ne sait pas encore utiliser les marque-pages et les signets sur smartphone quand elle me lit. C’est tout. Pour revenir à mon prix, tu as conscience que toi et tes copains les livres papiers vous êtes moins nombreux que nous les ebooks ? La bibliothèque numérique de notre lectrice est 10 fois plus fournie que celle de papier car elle se laisse plus facilement tenter par notre stockage facile et notre prix.

Le livre papier : Certes, les nombreux déménagements te donnent raison sur notre stockage. Mais nous sommes rassemblés en un seul lieu. Est-ce que tu peux en dire autant ? Tu cumules plusieurs bibliothèques numériques entre Google livres, la bibliothèque kindle fire et la bibliothèque Kobo. Ce n’est pas très pratique pour retrouver un livre. Il faut déjà savoir dans quelle bibliothèque numérique il se trouve. Et puis soyons réalistes, tu ne fournis pas toutes les publications papier actuelles. Par conséquent, je suis toujours aussi indispensable.

L’ebook : Oui, mais parmi mes congénères se trouvent des livres qui n’ont même pas été édités en format papier. Les livres auto-édités ! Notre lectrice fait de belles découvertes et plus, sur Amazon, la rémunération des auteurs en auto-éditions est plus importante qu’en maison d’édition classique.

Le livre papier : Moi je suis le fruit d’une réflexion d’éditeur, Môssieur, gage de qualité. Peu de livre auto-édités dans ma famille. Alors, certes l’auteur gagne moins en passant pas une maison d’édition, mais il ne se cogne pas toute la publicité et acquiert une forme de légitimité. Par ailleurs, on peut me prêter très facilement. Est-ce que tu peux en dire autant avec tes DRM et les autres extensions multiples qui existent ? Il n’y a aucune harmonisation de ton format chez les éditeur ! Moi j’existe en poche, grand format… ce n’est pas très compliqué.

L’ebook : Oh ça va ! Fais pas ta snob. Les livres auto-édités, il en existe des très bien. Tu as conscience de faire partie d’une structure d’édition archaïque, qui a peur du changement ? Je serais toi, je me méfierais de notre suprématie à venir. Alors oui, effectivement, notre système de prêt est quasi impossible avec l’histoire des DRM dans le privé. Mais c’est possible en format Epub. Par contre, dans les bibliothèques, j’admets que c’est encore plus compliqué de nous prêter. Entre le nombre d’ebooks prêtés simultanément, ou disponibles à l’achat pour les bibliothèques, et surtout la technicité que requiert notre emprunt, il faut être motivé. Mais je ne perds pas espoir. Un jour, nous dominerons le monde, tu verras. Regarde : on fabrique des housses de protection pour tablettes et liseuses comme pour les livres maintenant. Si c’est pas un signe…

Le livre papier : Mouais, pas sûre. On peut me dédicacer et me mettre de jolis marque-pages. Tu vois un auteur signer un smartphone ? ça me fait bien rire. En tout cas, on se rejoint au moins sur un point l’ebook.

L’ebook : Ah ? Lequel ? Tu ne fais que me critiquer depuis tout à l’heure. Je suis curieux de savoir ce que tu as en tête.

Le livre papier : Nous ne sommes pas écologiques. Je suis fabriqué à partir d’arbres et toi à partir de composants rares pour le smartphone ou la liseuse, et stockés sur des serveurs qui nécessitent une énergie démentielle pour lire ta petite personne. Nous sommes un loisir polluant. »

L’ebook : Oui, nous sommes un loisir polluant, Livre Papier, mais en même temps, comment pourrait-on se passer de nous ?

Vous l’aurez compris, j’ai repris quelques points qui m’interpellent quand j’utilise un livre papier ou un livre numérique.

Si l’impact de la lecture sur l’écologie vous intéresse, je vous invite à lire l’article du RSE magazine sur le sujet. Il vous éclairera un peu plus sur la pollution surtout liée aux livres numériques.

Pour ma part, je trouve que les deux lectures se complètent bien car elles sont le reflet de pratiques différentes. L’ebook me convient pour les voyages, je dirais qu’il a un côté nomade. A l’inverse le livre papier relève de la lecture à la maison et de la collection avec ses belles couvertures.

Et vous, êtes-vous team papier ou team numérique ? Dites-moi tout en commentaire ! Peut-être ai-je oublié des arguments… 😉

Arobase et marque-page,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Des bienfaits du club lecture privé

Il y a quelques semaines, j’ai intégré un club de lecture sur Discord organisé par Justine du blog Jasmin étoilé. Après avoir essayé le club de lecture en bibliothèque et les forums en ligne, j’ai trouvé cette initiative beaucoup plus enrichissante pour échanger sur la littérature. Voici un petit panorama des raisons qui pourraient vous pousser à franchir le pas, voire à créer votre propre club de lecture.

Comment je suis arrivée au Club lecture de Jasmin étoilé

Quand j’ai déménagé à Lyon en juin 2019, avec la création du blog, j’ai eu envie de rencontrer des gens qui aimaient autant lire que moi, voire des blogueurs qui pourraient me conseiller ou avec qui tout simplement échanger.

Mon rêve était de créer mon propre club lecture privé chez moi, en invitant des amis ou des connaissances une fois par mois autour de pâtisseries, afin d’évoquer le dernier livre que chacun avait lu.

Or, entre un nouveau travail sans lien avec la bibliothèque et mon manque de tissu social sur place, j’ai un peu galéré à trouver. Je me suis fait quelques amis, j’ai même adhéré à un club lecture dans une des bibliothèques lyonnaises, mais cela ne me suffisait pas. Par ailleurs, dans ces clubs lecture, ce sont souvent des seniors qui viennent et la littérature de l’imaginaire, ma grande passion, est très peu évoquée.

Désespérée, j’ai commencé à m’abonner à des blogs lecture sur wordpress et à me recréer une petite communauté, mais cette fois-ci en ligne, à la fois pour me donner des idées pour mon blog, mais surtout par curiosité. J’ai remisé mon rêve de club lecture à la maison et je me suis concentrée sur des personnes bien présentes, mais derrière un écran.

Pendant le confinement, j’ai lu un post de Babitty du blog Histoire Naturelle des bibliophiles (que je te conseille fortement si tu aimes t’interroger sur la littérature). Elle évoquait un club lecture auquel elle venait d’adhérer organisé par Justine du blog Jasmin étoilé. J’ai regardé le questionnaire d’entrée, je l’ai rempli et … j’ai rejoins leurs rangs.

Pourquoi ce club de lecture privé est génial ?

Ce club est en ligne sur Discord, ce qui veut dire qu’il est toujours disponible, que je peux relire les conversations que j’ai manquées, et surtout que je peux poster quand je veux. Pour moi, cela a un énorme avantage car je suis souvent connectée, mais j’aime organiser mon temps. Si je n’ai pas envie de me joindre aux conversations une soirée, je n’y vais pas. Et surtout, tout ce qui est posté reste sur ce salon discord privé, ce qui n’est pas le cas des forums publics ou toute publication est visible par tout le monde.

Nous échangeons beaucoup sur les livres, autour du livre mais aussi le blogging, nos librairies préférées… et sur nos vies. Cela m’évite de lire dans mon coin et je peux partager mes impressions de lecture en direct avec des gens qui me répondent. Ce ne sont pas des bouteilles jetées à la mer en attendant que quelqu’un les saisissent.

Echanger avec des inconnus dans la vraie vie, je trouve  cela personnellement flippant car je suis d’un naturel timide malgré les apparences. En ligne, c’est plus facile. Et le fait que nous soyons peu et respectueuses les unes des autres aide à établir le climat de confiance dont j’ai besoin pour m’exprimer. Bref, je me crée une petite communauté d’amies, et ce  n’est pas désagréable.

Le club fait grandir ma PAL encore plus, je ne le cache pas. Nous avons d’ailleurs un slogan, inventé suite à une énième bêtise de ma part :  « Tu as une Pal honteuse et tu veux en parler ? Rejoins-nous ! » . Car nous avons TOUTES une Pile A Lire de folie, sans jamais réussir à en venir à bout. Du coup, cela dédramatise d’en parler ensemble, et de l’agrandir ensemble, un peu comme une réunion d’addicts anonymes. 🙂

De mon côté, c’est d’autant plus positif car je sors parfois de ma zone de confort de lecture ou j’ajoute des romans qui seraient passés entre les mailles du filet de ma veille au cours d’une conversation du club.

Enfin, nous venons de métiers différents et cela permet d’en apprendre plus justement sur ces voies professionnelles. Entre une libraire responsable de box littéraire, une prof de français, une étudiante en lettres, une auto-entrepreneuse, une inspectrice du travail et une libraire en recherche d’emploi, il y a de quoi faire. Niveau âge, je suis  la doyenne, je crois car toutes ont moins de 30 ans. Pour autant, je n’ai pas l’impression d’un écart d’âge et au besoin j’aime bien donner des conseils professionnels. Et nous sommes dispersées géographiquement parlant : Paris ou île de France, Toulouse, Lyon…

Bref, tout cela donne un beau mélange très enrichissant avec une volonté de partage énorme. Et c’est le but de ce club.

Comment ça marche ?

Justine présente son club dans cet article présent sur son site Jasmin étoilé. La base est de présenter au moins 1 à 2 livres par mois, de participer, d’aimer la lecture et surtout d’être respectueux de l’avis des autres.  Il y a également un petit questionnaire à remplir. Le club se limitera à environ 12 personnes maximum. Pour le moment, nous sommes 7 et que des filles, mais le club est ouvert aux garçons, (hein ! ) et aux personnes non-genrées.

Il y a de nombreux salons dédiés à des thématiques de discussion : genres littéraires, films, séries, sites à conseiller, concours en ligne à partager, etc… Chaque membre peut proposer de nouveaux salons de discussions dans la rubrique améliorations. Nous partageons aussi nos ressources dans un google drive commun à tous les membres.

Côté communication, Justine partage parfois nos avis de lecture du club sur la page insta de jasmin étoilé et nous recevons chaque mois une Newsletter qui récapitule les activités du club. Dernièrement, nous avons lancé une lecture commune sur Wild de Sheryl Strayed et nous envisageons la création d’un swap entre les membres à partir du mois d’août, sans obligation de participation.

Côté coulisses, nous discutons souvent en journée. Le télétravail a bien aidé à développer le club. Je n’aurai pas autant discuté si je bossais en présentiel !

Pour conclure sur le club de lecture privé

Je suis contente d’avoir rejoins ce club et de voir le nombre de choses partagées en l’espace de quelques semaines. C’est vraiment une aventure incroyable !

Si toi aussi tu as envie de nous rejoindre, n’hésite pas ! Tu ne le regretteras pas !

Et si toi aussi tu as envie de créer ton propre club de lecture, virtuel ou IRL, lance-toi ! Cela demande un petit temps d’organisation, mais le résultat en vaut la chandelle.

Tasse de thé et lecture commune,

A.Chatterton

Publié dans Ateliers d'écriture, On joue ?

Concours d’écriture : la nouvelle policière

Depuis trois ans déjà, je soutiens une manifestation littéraire appelée Les Rencontres littéraires du polar et du roman noir du Deschaux ou plus simplement L’Automne sera noir. Il s’agit d’une journée organisée dans le village de Le Deschaux dans le Jura, autour de la littérature policière, qui comprend des dédicaces d’auteurs, une table-ronde littéraire, parfois un jeu, et surtout un concours de nouvelles ! Je me suis dit que l’exercice pourrait peut-être vous intéresser, alors voici le sujet de l’édition 2020…

Qui peut concourir ?

Il est possible de concourir selon 4 types de catégories :

  • Si tu es prof et que tu as une classe de primaire : la rédaction collective d’un texte de 3 pages minimum.
  • Si tu es prof et que tu as une classe de collège ou lycée : la rédaction collective d’un texte de 5 pages minimum.
  • Si tu as moins de 18 ans (catégorie Ado) : la rédaction d’un texte individuel de 5 pages minimum.
  • Si tu as plus de 18 ans (catégorie Adulte) : la rédaction d’un texte individuel de 8 pages minimum

Quel est le règlement du concours ?

Ce concours ne requiert pas de droit de participation à régler. En revanche, il implique le respect du règlement du concours, le fait que tu ne peux te prévaloir d’un droit d’auteur par la suite, sur ton texte et que tu autorises son utilisation à but non lucratif (ex : à des fins pédagogiques, lecture publique…).

Chaque participant doit réaliser une nouvelle originale avec un titre.

La nouvelle doit finir par cette phrase : « Écartant les roseaux, elle sortit de l’eau, puis se mit à courir dans la nuit. » et comprendre les mots suivants : Etang Billedon, Bois des Noues, Les Granges, Le garde champêtre, Chiens, Chevaux, Château. (ce sont pour certains, des quartiers du village de Le Deschaux).

Le texte doit être présenté sous format A4 (21X29.7cm) avec une police de caractère en corps 12, interligne 1.5 et une marge de 2 cm à gauche  et 1.5 cm à droite.

Selon la catégorie dans laquelle tu concours, il faudra indiquer :

  • Pour les enseignants de primaire : Le nom de l’établissement, de la classe et du professeur.
  • Pour les enseignants de collège et lycée : Le nom de l’établissement, de la classe et du professeur référent.
  • Pour les adultes et adolescents en individuel : ton nom, prénom, adresse postale, email et numéro de téléphone. Et ta date de naissance si tu n’as pas 18 ans.

Ta nouvelle est à envoyer par email  au bibliothécaire du Deschaux, Michel Venel à l’adresse suivante : bibliotheque.le.deschaux@gmail.com  

L’email devra comprendre deux pièces jointes sous word : la première pièce-jointe sera la nouvelle, la seconde pour tes coordonnées.

Attention : La date limite de participation  est le 15 juillet 2020 !

Qui délibère pour le vainqueur ?

Le jury est présidé par le Maire du Deschaux, Patrick Jacquot. Il est composé de Michel Venel, responsable du projet et de la bibliothèque du Deschaux, Annick Fontaine, Correspondante du Progrès, Sandrine Kedziora et  Joël Verdelet, Conseillers Municipaux, Virginie Pique, Bibliothécaire à la médiathèque du Grand Dole et Corinne Desies-Dalloz, libraire à Poligny.

La remise des prix aura lieu le Dimanche 06 septembre à 15 h à la salle des fêtes du Deschaux. Tous les participants recevront un courriel le Vendredi 01 septembre pour connaître les résultats.

Tous les textes feront l’objet d’un recueil consultable à la bibliothèque du Deschaux.

Qu’est ce qu’il y a à gagner ?

Selon la catégorie dans laquelle tu concours, le prix sera différent.

Pour les enseignants, l’ensemble de la classe recevra un livre par élève et un par enseignant, au choix parmi les auteurs invités du Salon.

Pour les adultes et adolescents qui concourent en individuel, un lauréat de chaque catégorie recevra trois romans policiers dédicacés de son choix parmi les auteurs invités du Salon.

Pour te donner une idée des auteurs invités au salon, je t’invite à consulter la page facebook de l’événement où Michel, le bibliothécaire du Deschaux, publie régulièrement les noms des invités. Les années précédentes, le salon a accueilli 17 auteurs dont : Gaëlle Perrin-Guillet (dont je t’ai parlé avec le roman Soul of London), Guillaume Ramezi, Estelle Tharreau, Michel Embareck, Philippe Koeberlé, Hugues Pagan, Sébastien Lepetit, Eric Martzloff… Certains sont des auteurs régionaux, d’autres d’anciens flics, tous sont passionnés par le roman noir ou policier.

Le mot de la fin…

Cette manifestation est très familiale et c’est toujours un plaisir pour moi de retrouver ce petit monde. Je t’invite à y venir si tu passes dans le Jura. La prochaine aura lieu le dimanche 6 septembre 2020, à la salle des fêtes de Le Deschaux si tout va bien…

Si tu ne souhaites pas participer au concours, tu peux toutefois t’entraîner à cet exercice d’écriture sous contraintes. C’est un bon moyen pour développer tes compétences de novelliste en herbe, surtout si tu débutes en nouvelle policière.

Loupe et relevé d’empreintes,

A.Chatterton

Publié dans Lectures

Une collection d’ennuis, Alex Evans, éditions ActuSF

Que faire si la collection d’objets érotiques que vous venez d’acquérir vous apporte plus d’ennuis que d’argent ? Tel est le dilemme de Vif-argent, une antiquaire de la Cité de Jarta. Mais l’ancienne voleuse a encore de la ressource ! 

Résumé : Vif-argent, une antiquaire raffinée, s’apprête à mettre en vente une collection pour le moins inhabituelle. De plus, un élément du lot semble attirer la convoitise d’individus aussi divers que mal intentionnés. La jeune femme se retrouve obligée de protéger sa marchandise, tout en gérant les problèmes conjugaux de l’un de ses amis et les bourdes de son ado de fils. Heureusement, Vif-argent a plus d’un tour dans son sac…

Mon avis :

Où l’on rencontre une nouvelle héroïne de l’univers d’Alex Evans

Alex Evans a pour principe dans ses récits de mettre en avant ses personnages féminins. Une collection d’ennuis ne déroge pas à la règle en nous présentant Vif-Argent, ancienne voleuse, antiquaire respectable mais aussi mère célibataire d’un ado en pleine crise dans la belle cité de Jarta.

Femme exilée, sorcière en secret, elle ressemble un peu à Padmé de Sorcières et Associées dans son envie de paraître respectable (même confrontée à des gredins en affaires). Elle a malgré tout bon fond car en plus d’être une commerçante douée, elle s’efforce d’aider ses amis.

Après les sorcières-détectives, les archéologues et les scientifiques, avec ce personnage, nous abordons un aspect de l’univers de Jarta qui a une grande importance : celui des antiquaires. Car souvent la magie réside dans des objets ou reliques, et c’est par eux qu’ils transitent. Il s’agit donc d’un métier potentiellement dangereux, surtout si l’objet en question attire des convoitises peu ordinaires, ou que vous l’avez acquis malhonnêtement.

Une intrigue pleine de rebondissements et d’humour

Une collection d’objets ayant peut-être appartenu à la grand-mère de Padmé (hypothèse personnelle, peut-être erronée) arrive dans la boutique de Vif-Argent et c’est le début d’un bon pactole mais aussi de pas mal de problèmes.

Entre un objet possédé et un autre convoité par plusieurs personnes mal intentionnées, Vif-argent va en voir de toutes les couleurs.

Les éléments de l’intrigue sont jetés ça et aident à maintenir le suspense. Le lecteur, comme l’antiquaire, va devoir mettre les choses bout à bout pour venir à bout de ce puzzle.

Quelques surprises sont à prévoir, mais aussi des passages hilarants avec notamment un chef d’équipage épuisé par sa femme nymphomane (mais soucieux qu’elle lui soit fidèle), un prêtre possédé et surtout un fils en pleine crise d’émancipation.

La pauvre Vif-Argent va devoir faire preuve de sang-froid pour concilier vie professionnelle et personnelle et cela ne sera pas de tout repos.

En conclusion : Une nouvelle amusante qui introduit la caste des antiquaires, auprès d’une héroïne très maline mais dépassée par son fils. Encore une fois, Alex Evans nous propose un personnage féminin qui essaie de se construire une nouvelle vie dans une ville multiculturelle, en partant de rien. Une belle leçon de vie.

Si toi aussi tu as envie de lire cette nouvelle, c’est possible ! Elle est disponible gratuitement sur le site des éditions ActuSF. N’hésite pas à me faire un retour en commentaire 😉