Publié dans Questions existentielles

Ces livres qu’on relit …

Je ne sais pas vous, mais dans ma bibliothèque j’ai depuis toujours quelques livres que je relis de temps en temps à des périodes de l’année ou selon mon humeur, qui m’accompagnent depuis toujours et dont je ne peux absolument pas me séparer. Je vous invite à faire un petit tour dans mes collections, le temps d’un article…

Au fil des ans, j’ai souvent trié mes livres mais certains sont restés, pire encore, je me suis rendue compte que j’en avais « besoin » et je les ai rachetés, après m’en être débarrassés. J’ai identifié plusieurs catégories qui correspondent me semblent-il, à mes étapes de vie ou des moments marquants de mon existence. En voici le résumé :

Les livres d’enfance et le sentimentalisme

L.May_Alcott_les_quatre_filles_du_DR_March

J’ai gardé la plupart de mes livres d’enfance par attachement sentimental. Sans vous refaire la liste pour l’avoir évoqué dans un autre article, il m’arrive d’en relire parfois quelques uns… et de changer de point de vue sur le récit. En effet, en grandissant, on n’a pas toujours le même regard sur les choses et le souvenir d’une lecture d’enfance est souvent différent au vu de la manière dont on s’est construit. Cela peut occasionner de bonnes ou de mauvaises surprises. De tous ces livres, Les quatre filles du Dr March de Louisa May Alcott, s’est installé dans ma bibliothèque. La petite fille que j’étais s’identifiait aux modèles féminins. L’adulte que je suis reste marquée par la vision féministe du roman. Dans tous les cas, impossible de m’en défaire. J’ai une version pour enfant (donc simplifiée) pour le moment, mais je compte acquérir celle intégrale pour adultes.

Les méthodes de développement personnel et la manière d’aborder l’existence

l'art de la simplicité Dominique Loreau

Depuis toute petite, je lis ce qui me tombe sous la main. A l’adolescence, non contente de la fiction, je me suis beaucoup tournée vers les méthodes de développement personnel pour comprendre ce qui se passait en moi et dans mon univers immédiat… mais aussi parce que ma mère en lisait beaucoup. Après les méthodes de Feng Shui pour la maison et celles pour arrêter de se sentir débordée, j’ai découvert L’art de la simplicité de Dominique Loreau. Cela a été une révélation accompagnée d’un besoin de couper le cordon familial.

Je m’explique : quand on vit dans une famille où la maison regorge d’objets par peur de manquer et que l’on aspire à … respirer dans son espace et en soi, ce livre est vraiment une sorte d’échappatoire et un mode d’emploi pour une existence minimaliste. J’ai également un autre livre de cette auteure : 99 objets nécessaires et suffisants que je feuillette de temps à autre. Celui-ci m’apporte une sensation d’apaisement que je ne saurais décrire. Peut-être que l’idée d’une vie idéale permet de m’évader via cette méthode. En tout cas, les deux méthodes sont de véritables livres de chevet qui m’aident encore aujourd’hui à identifier ce qui est important dans la vie comme les rencontres, les expériences… et à définir ce qui pour moi relève du confort, et non pas de la consommation de masse. Tout ce que j’ai pu lire par la suite : La méthode Zéro Déchet de Bea Johnson, La méthode La magie du rangement de Marie Kondo etc… est pour moi une forme de redite, même si ces livres abordent d’autres sujets comme l’écologie ou l’animisme.

Les romans qui apportent une leçon de vie 

l'alchimiste paulo coelho

J’ai lu de nombreuses méthodes de développement personnel pour trouver le bonheur en moi, mais aucune ne m’a plus marquée que le roman de Paulo Coelho, L’alchimiste.

Pour résumer l’histoire, il s’agit d’un berger qui rêve d’un trésor enfoui sous les pyramides d’Egypte. Poursuivant son rêve, il se rend au pays des Pharaons pour se rendre compte que son trésor… se trouve chez lui. Ce livre m’a appris qu’il ne sert à rien de chercher autour de soi un bonheur qui se trouve en soi, mais aussi qu’il est important de réaliser ses rêves.

Plusieurs autres auteurs sont venus compléter ma collection de leçon de vie livresques comme Laurent Gounelle, mais aucun n’a réussi à surpasser Paul Coelho jusqu’à présent.

Les romans qui questionnent

l'éveil de mademoiselle prim

L’éveil de Mademoiselle Prim de Natalia Sanmartin Fenorella est l’un des rares livres que je relis chaque automne devant une tasse de chocolat chaud, cachée sous trois tonnes de plaids. Pourquoi me direz-vous ? Principalement parce qu’il me fait réfléchir sur certaines choses de l’existence comme le féminisme, les diplômes, les méthodes d’enseignement, la vie que l’on se choisit, la religion, le mariage… Autant de sujets différents dans un si petit livre qui ne semble être au départ qu’une banale histoire de bibliothécaire en mal de travail, embauchée par un châtelain. Certes, mais dans le village du châtelain vit en autarcie une communauté de femmes lettrées qui a sa propre vision du monde.

Chaque automne, je me replonge avec délice dans l’histoire de cette héroïne particulière et ce village de femmes. J’essaie de comprendre certains raisonnements à travers les dialogues savoureux des deux protagonistes et je revois ma vision du monde.

Les livres qui te font découvrir un genre, un mouvement

la bible du steampunk

Mon engagement dans le mouvement Steampunk a débuté par la rencontre avec une vaporiste, Lady Chapillon, mais aussi la découverte de la Bible du steampunk de Jeff VanderMeer. 

Cette Bible est un véritable mode d’emploi pour comprendre le mouvement Steampunk, d’abord littéraire puis artistique, vestimentaire… Sans lui, je n’aurais pas osé proposer ma candidature chez French-Steampunk.fr pour réaliser des chroniques littéraires, et Miss Amélia Chatterton n’aurait jamais vu le jour.

C’est grâce à ce livre que j’ai conçu ce steamsonnage (= personnage steampunk), une forme d’alter-ego déjanté qui a donné lieu également à ce blog.

Même si aujourd’hui je suis beaucoup moins investie dans le steampunk, je m’efforce de porter fièrement les couleurs de ce mouvement si créatif qui laisse envisager la possibilité d’une réalité alternative.

D’autres découvertes m’emporteront certainement vers de nouveaux univers, mais pour le moment celui-ci me convient bien.

Et toi quels sont les livres dont tu ne peux te séparer dans ta bibliothèque ? Pour quelles raisons ? Que t’apportent-ils ? Dis moi tout en commentaire. 😉

Eau de rose et nostalgie,

A.Chatterton

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Comment s’occuper pendant la mise en quarantaine du Coronavirus ?

Après la publication de mon dernier article Que lire pendant la mise en quarantaine du coronavirus ?, je me suis demandée ce que j’allais vraiment faire de mon temps en cas de quarantaine prolongée. En y réfléchissant, j’ai pensé que cela pourrait être utile de vous partager ce que j’ai prévu, au cas où vous manqueriez d’idées et surtout pour rester zen face à la situation de crise que nous vivons.

Alors, pour contextualiser, je vis en couple avec un chat dans un appartement de 70m2. Je n’ai pas d’enfants donc vous ne trouverez pas d’idées pour les occuper dans cet article.

Je suis partie du principe que je n’allais pas céder à la panique et que j’allais profiter du temps que nous avons, et de notre bonne santé pour faire des choses que je ne prends pas le temps de faire habituellement.

1. Du ménage à fond

Cela fait deux jours que je suis chez moi et mon appartement est plus clean qu’il ne l’a jamais été. En plus de la routine habituelle, j’en ai profité pour laver les vitres, nettoyer les traces aux murs,  les plinthes, les tissus des canapés et les poignées de porte. Ajoutez à ça la lessive des plaids et des housses des taies d’oreillers, et je pense avoir fait le tour. Ah, attendez ! Je pourrais aussi nettoyer mon four, le frigo, l’intérieur des placards…et les semelles de mes chaussures !

2. Du rangement et du tri

C’est le moment de sortir son guide La magie du rangement de Marie Kondo ! J’avais déjà commencé à trier mes fringues trouées, j’ai terminé ça en moins d’heure, direction la benne à recyclage de tissus au bout de ma rue. Bon, là c’est un peu mort pour virer les trucs qu’on jette à la déchetterie si on ne peut pas sortir, mais quand c’est possible de les mettre directement à la poubelle sans passer par la phase recyclage, pourquoi pas ?

Sinon, une autre option que j’envisage est le tri numérique : trier mes emails, mes photos, mon google drive et tout ce qui prend de la place inutilement sur mon ordinateur et dans le cloud.

3. Téléphoner à mes proches

Je n’ai jamais autant appelé ma famille et mes amis que maintenant. J’ai même pour projet de lire des histoires via Skype à mes nièces. Il est important de maintenir le lien, pour avoir des nouvelles, pour échanger des anecdotes, pour rire aussi, parce que ce n’est parce qu’on est en quarantaine qu’on doit ressasser des idées sombres dans son coin.

4. Ecrire, écrire, écrire

Je profite de ce temps pour préparer des articles pour le blog, mais aussi avancer sur l’écriture d’une nouvelle d’un atelier auquel je participe, tenir mon journal pour apaiser mon cerveau… et avancer sur mon roman personnel. Si vous n’êtes pas du genre à manier la plume, peut-être qu’un journal de quarantaine pourrait vous aider à tenir le choc, même en vidéo, via un Vlog.

5. Lire ma PAL en cours

J’avais déjà beaucoup lu dans le cadre de plusieurs challenges ces derniers mois, mais aussi dans le but de terminer mes livres déjà présents dans ma bibliothèque avant d’en acheter de nouveaux aux Imaginales. La quarantaine m’a permis de relancer le projet en me demandant ce que je pourrai lire une fois ma PAL terminée. On n’y est pas encore, mais j’ai quelques idées dont je vous ferai part ultérieurement. Ceci dit si vous avez des livres non lus chez vous, c’est le moment de vous lancer.

6. Jouer

A la maison, j’ai plusieurs jeux de société qui se jouent à deux, mais aussi quelques jeux-vidéo. Quand avec mon ours (= conjoint),  nous décidons d’arrêter d’hiberner chacun de notre côté, on se retrouve autour d’une partie de Splendor ou de 7 wonders duel. On joue parfois en ligne aussi avec d’autres amis.

Je prends aussi le temps de jouer avec mon chat, qui ne comprend pas trop ce qui se passe, mais qui est bien content de nous avoir tous les deux à la maison.

7. Jardiner

Cela faisait un moment que je devais rempoter certaines plantes de mon balcon, à cause de moisissures (je les arrose trop faut dire !). J’ai prévu cette semaine de changer la terre de certaines, arroser d’autres et voir si je n’aurais pas des graines qu’il est possible de planter à cette saison. Dans tous les cas, je sais que c’est une activité qui me détend et en plus je fais du bien à mes plantes. Quoi de mieux ?

8. Faire du sport à la maison

Habituellement, je vais à une salle de sport à deux pas de mon appartement pour m’entretenir un peu, environ deux fois par semaine. Cela ne fait que trois jours que je suis confinée, et je ressens déjà le besoin de me dégourdir les jambes à cause de ma mauvaise circulation sanguine, mais aussi parce que j’ai l’impression de passer mon temps à manger. La journée est rythmée par les repas peu dépensés à cause de l’inactivité physique. Alors faire le ménage peut être une option, mais personnellement cela ne me suffit pas. Ajoutez à cela que j’ai besoin de ma dose d’endorphine, sinon je ressemble à un Pitbull, et vous aurez un tableau assez complet de ma petite personne. Je suis donc partie à la recherche de vidéos youtube pour des cours de cardio (sans matériel), pour me dépenser un peu, ou de relaxation pour apaiser mon mental. Côté relaxation, j’ai téléchargé l’application déjà connue Petit Bambou. Côté sport, je me suis tournée vers …Tibo in shape. Alors, oui c’est pas la folie, mais ça reste efficace. Si je trouve d’autres choses ou que vous avez des idées, n’hésitez pas à mettre un commentaire. 😉

9. Regarder des films ou des séries

A la maison, nous avons Netflix et Amazon Prime. Regarder des séries ou des films fait déjà partie de notre pratique quotidienne en soirée. Ceci dit, j’ai élaboré il y a peu une liste des films et séries que je n’ai jamais pris le temps de regarder et j’en ai profité pour me les procurer. Si jamais internet est limité en bande passante à cause du télétravail, je vous conseille de faire des provisions de DVD.

10. Pratiquer un loisir créatif

J’ai décidé de me remettre à l’aquarelle si la situation tend à se prolonger. Si vous pratiquez un loisir créatif et que vous repoussez constamment le moment de vous y mettre alors que vous avez tout le matériel nécessaire, lancez-vous ! Sinon, il est possible de se mettre simplement au dessin, la photo ou au montage vidéo en suivant des tutoriels sur youtube, avec peu de matériel. Même alimenter ses tableaux d’inspiration sur Pinterest, ça peu occuper 😉

11. M’inscrire à un cours en ligne pour se cultiver.

Comme je l’évoquais dans ma première Watch (= veille littéraire), il existe de nombreux cours en ligne gratuit auxquels il est possible de s’inscrire. Il s’agit des MOOC. Personnellement, je me suis inscrite à celui sur la Science-Fiction, mais il existe pleins d’autres cours sur fun-mooc.fr.

12. Réaliser des soins esthétiques

J’ai l’habitude de repousser certaines choses comme le masque pour cheveux, ou encore la manucure. Je me suis dit que c’était le moment ou jamais de prendre soin de moi. Au choix, vous pouvez : vous épiler, réaliser une pédicure-manucure, un masque exfoliant, ou hydratant pour la peau ou les cheveux, essayer une teinture pour cheveux, etc… Et si vous êtes dans la logique Zéro Déchet, vous pouvez aussi fabriquer vos propres soins à la maison avec des produits naturels. Je vous réfère au livre de Béa Johnson Zéro Déchet et aux sites du même nom pour cela.

13. Cuisiner, faire une détox

C’est le moment d’essayer de nouvelles recettes ! Vous savez ce livre de cuisine ou ces recettes prises en note sur internet qui dorment dans un coin, attendant sagement que vous sortiez de votre routine alimentaire… Sinon, si vous vous sentez de faire un peu de détox au vu du mode de vie sédentaire qui nous attend, vous pouvez aussi. Attention toutefois à ne pas affaiblir votre organisme en cas de maladie.

14. Alimenter mon compte Vinted, Leboncoin… pour l’après-Covid

J’ai fermé mon compte Vinted il y a un an parce que ça me gonflait sévère de discuter les prix avec les acheteurs. J’ai décidé de le réouvrir il y a peu, car je déménage d’ici juin (enfin, on va voir comment que ça se passe), et je dois me débarrasser de jeux ou de livres. En effet, Vinted a ouvert une section livres ! Pour le reste, cela se fera sur Leboncoin. Entre prendre les photos et écrire les annonces, ça va m’occuper un peu. En revanche, côté livraisons, on attendra quand ça se sera calmé au niveau virus. Parce que entrer en contact avec des gens pour une vente, ou pouvoir livrer si La Poste ou Mondial Relay est fermé, ça limite un peu le commerce, mais surtout la contamination.

15. Soutenir ceux qui sont touchés par la crise sanitaire au niveau économique

Je vois passer de nombreux messages d’artisans, de libraires, d’éditeurs qui sont touchés de plein fouet économiquement par le virus. Avec l’arrêt des Salons, festivals, conventions, ils subissent un réel manque à gagner. Alors, j’ai commencé à acheter des livres pour soutenir certains, passer des commandes auprès d’autres. J’ai même été regarder les financements participatifs en cours. Certes, ce n’est pas grand chose, mais cela peut les aider à se relever de cette crise qui nous attend. Et si la Poste ne livre plus, il reste toujours l’achat de livres numériques. 😉

16. Garder le sens de l’humour

Parce qu’il faut garder le moral, je regarde des comédies, mais aussi certains sites internet comme 9gag ou les comics de David Berry. Quoi de mieux que l’humour pour aller mieux ?

Je vous aurais bien mis aussi : faire du shopping en ligne, mais au vu de l’évolution de la situation, je pense que La Poste et tous les systèmes de livraisons non-prioritaires vont être bloqués d’ici peu. J’ai réussi à me faire livrer 5 livres et un jeu de société au moment où j’écris cet article, mais jusqu’à quand ?

Si vous avez d’autres idées, n’hésitez pas à les mettre en commentaire.

J’apporte mon soutien à tous ceux qui luttent contre le virus au quotidien, ceux qui sont touchés par la maladie, leurs proches, ceux qui n’ont pas de toit pour se protéger, ceux qui doivent travailler pour assurer un service minimum à la population.

Bon courage à tous, gardez le moral, nous allons nous en sortir.

Masque respiratoire et gel hydroalcoolique,

A. Chatterton

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Que lire pendant la mise en quarantaine du Coronavirus ?

Coronavirus par-ci… Covid-19 par là… Certains font des provisions de PQ ou de pâtes. Moi j’ai décidé, plutôt que de céder à la panique, de me prévoir une petite sélection de livres au cas où je serais mise en quarantaine (ou quatorzaine comme ils disent). Après tout, c’est similaire à être sur une île déserte, non ?

Des romans ou BD humoristiques

Pour dédramatiser un peu ce contexte anxiogène, rien de tel qu’une bonne tranche de rire.

Maudit Karma, David Safier ( et les livres de David Safier en général) : L’histoire d’une nana affreuse qui se réincarne en fourmi… et doit accomplir de bonnes actions pour espérer atteindre une forme animale plus sympathique !

Comment enseigner l’Histoire à un ado dégénéré en repoussant les assauts d’une nymphomane alcoolique, Tom Sharpe : Si vous aimez l’humour anglais et les personnages persécutés, plongez dans les livres de Tom Sharpe et de son personnage Henry Wilt, un professeur d’Histoire souvent pris pour un dindon. Il s’agit ici de sa cinquième aventure. Si vous avez accroché, je vous invite à découvrir les autres.

Le magasin des suicides, Jean Teulé : Un peu d’humour noir ne peut pas faire de mal et quoi de mieux qu’un univers où une famille gère un magasin proposant des méthodes de suicide ? Sauf que survient un ennemi à ce commerce : La joie de vivre

De bons présages, Neil Gaiman et Terry Pratchett : Et si on alliait Science-fiction et humour ? Voilà un livre sur l’Apocalypse avec un grand A actuellement adapté en série au Amazon Prime, avec un ange et un démon obligés de faire équipe pour retrouver l’antéchrist et enfin démarrer la destruction prévue sur Terre. Oui, mais ces deux là se sont habitués à la terre et l’antéchrist… ce n’est pas celui prévu au départ. Des aventures désopilantes sur fond de cataclysme, écrites à quatre mains par deux virtuoses de l’humour et de la SF.

Des livres de développement personnel 

Pour prendre du recul sur soi et envisager l’avenir sereinement, un roman de développement personnel est idéal.

Le philosophe qui n’était pas sage, Laurent Gounelle (et les livres de cet auteur en général) : On a tué sa petite-amie chercheuse partie en Amazonie rencontrer un peuple primitif, alors Sandro plaque tout et part sur les lieux du crime pour la venger de la plus vile des façons. Il va faire découvrir les dérives de la civilisation à cette peuplade qui ne l’a jamais connue. Un conte qui nous fait réfléchir sur notre mode de vie et la société en général.

Mange, Prie, Aime d’Elizabeth Gilbert : Adapté au cinéma, déjà très connu, mais pour ceux qui seraient passé à côté ce roman évoque le voyage initiatique de l’auteure pour se retrouver, sur une année. Elle ira en Italie redécouvrir le goût des bonnes choses et apprendre l’italien, en Inde pour méditer et finira à Bali auprès d’un vieux sorcier. Une réflexion générale de façon romancée sur ce qu’est le bonheur pour soi, et comment devenir soi-même.

L’alchimiste de Paulo Coehlo : Santiago, jeune berger espagnol rêve d’un trésor enfoui au pied des pyramides. Un jour, il plaque tout et décide d’aller trouver ce trésor. Le voyage sera semé d’embûches et l’issue inattendue. Un conte philosophique pour trouver le bonheur en soi et apprécier le voyage qui y mène.

Du Post-Apocalyptique :

Pour envisager un scénario catastrophe et dédramatiser de notre situation actuelle.

Silo, Hugh Howey : Dans un univers de chaos, les survivants s’entassent dans un Silo, société souterraine de 144 étages. Mais on ne peut y concevoir d’enfants que si on possède un ticket de loterie… récupéré suite à la mort d’un survivant. Si vous enfreignez cette règle, vous êtes condamné à l’exposition des airs toxiques de l’extérieur. Les condamnés doivent avant de mourir nettoyer les capteurs d’images donnant sur la l’extérieur. Peu à peu le doute s’installe : et si l’extérieur n’était pas ce qu’il semblait être ? et si l’origine de cette destruction n’était pas celle que l’on croit ? Un roman de SF fort sur la théorie du complot, la destruction de la planète et la survie dans un espace confiné.

Je suis une légende, Richard Matheson : Adapté au cinéma, le roman évoque une épidémie qui transforme les gens contaminés en pseudo-vampires. Robert Neville est le dernier survivant sur la terre et doit s’adapter chaque jour et chaque nuit à sa vie solitaire. Échapper aux infectés, trouver de la nourriture, ne pas sombrer dans la folie…Comment réagiriez-vous à sa place ? Un roman qui fait réfléchir sur les limites de l’humanité.

Le fléau, Stephen King : Suite à une catastrophe bien humaine, un virus se répand sur terre et c’est le chaos. Super-méchant, camps de survivants qui s’affrontent et pointe de fantastique sont au programme pour un récit-fleuve qui vous tiendra bien éveillé la nuit. Une véritable épopée manichéenne, sur fond de critique de la culture américaine à ne pas rater en contexte de crise.

Voilà pour ma PAL spéciale Coronavirus.

J’ai proposé cette sélection pour vraiment mettre de la distance vis à vis de la panique autour du virus. Cet article n’est donc à pas à prendre au sérieux (avis aux haters !)

Cependant, si vous voulez vraiment tenter un guide de survie sérieux vis à vis de la maladie, ça existe sur Amazon : Le Manuel de survie du Coronavirus de Wuhan 

Mais je ne vous garantis pas la qualité… 😉 

Niveau mesures préventives, je vous réfère au site du gouvernement et n’oubliez pas que le savon est aussi efficace qu’un gel hydroalcoolique en rupture de stock !

Sinon, vous pouvez aussi me mettre en commentaire votre sélection en cas de mise en quarantaine  😉

Gel hydroalcoolique et masques anti-infection,

A.Chatterton

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Mes héroïnes de roman préférées

En cette journée internationale du droit de la femme, j’ai eu envie de partager avec vous mes six héroïnes de prédilection rencontrées au fil de mes lectures. Peut-être avons nous les mêmes ? A vous de me le dire…

Joséphine March, Les quatre filles du Docteur March de Louisa May Alcott.

J’ai toujours apprécié le personnage de Jo March (alias Joséphine March) pour son côté impétueux, sa volonté farouche de s’émanciper à une époque où les femmes sont reléguées à la maison, et son envie d’écrire. Malgré un caractère bien trempé qui lui vaut des déconvenues, elle se fiche pas mal de ce qu’on pense d’elle et fait preuve d’une grande générosité. Quand elle va jusqu’à sacrifier ses cheveux pour récolter de l’argent pour sa famille ou qu’elle envoie des piques à sa vieille tante riche, j’envie son culot et sa bonté. On ne peut pas dire que ses convictions lui facilitent la vie mais elle est entière et c’est ce qui me plaît le plus chez elle.

Hermione Granger, Harry Potter de J.K Rowling.

Hermione est l’archétype d’une Mademoiselle Je-sais-tout entre son intelligence vive et son besoin (peut-être inconscient) de connaître tout de la magie, elle qui vient d’une famille sans pouvoirs. Malgré son côté agaçant, elle reste une amie fidèle envers Harry et Ron, fait preuve d’un immense courage vis à vis des dangers qui les guette et surtout se bat pour une cause qui n’a pas de valeur aux yeux des magiciens pur sang : la défense des créatures magiques. Si on la transposait dans notre monde moderne, elle serait une militante de la cause animale. C’est un personnage qui évolue au fil de la saga Harry Potter, passant du statut de première de la classe respectueuse des règles et mal dans sa peau, à une jeune fille épanouie et consciente que le monde ne consiste pas à respecter ces règles. Pour moi, elle reste un personnage féminin qui a marqué une génération de lectrices.

Dolorine Carmine, Dolorine à l’école, Les soeurs carmines tome 3 de Ariel Holtz.

Dolorine à l'école ariel holtz

Dolorine Carmine est la benjamine des soeurs Carmine. Accompagnée de son doudou Monsieur Nyx (une poupée faite de chaussettes ayant appartenu à des condamnés à mort), elle évolue dans le monde de Grisaille pleins de zombies et de fantômes avec son regard d’enfant un peu naïf mais tout de même intelligent. Ce qui est fascinant avec ce personnage, est qu’elle comprend souvent les choses de travers et cela occasionne des scènes hilarantes, et une lecture à double niveau du récit par le lecteur. Dolorine est aussi une petite fille particulière : elle voit les fantômes mais parle peu aux gens vivants. Pour se faire des amis, cela reste compliqué. Monsieur Nyx reste son ami préféré même s’il lui demande de tuer des gens, ce qu’elle ne fait pas car elle a bon fond. Elle reste un personnage féminin qui sort de l’ordinaire, essayant de sortir de l’enfance et de trouver sa place dans sa famille et le monde qui l’entoure.

Irène Adler, Un scandale en Bohème de Arthur Conan Doyle

Seule femme aimée par Sherlock Holmes, escroc d’une beauté renversante, uniquement intéressée par son profit personnel, Irène Adler reste un personnage emblématique, et envié pour son indépendance vis à vis des hommes. Ma version préférée reste celle incarnée par Rachel McAdams dans le film de Guy Richie : Sherlock Holmes, jeux d’ombres. On y retrouve une Irène pétillante, mutine et joueuse devant un Sherlock qui en perds ses moyens. La version dominatrice de la série Sherlock de Mark Gatiss est très bien trouvée également, rappelant qu’elle utilise les hommes sans s’y attacher. Malgré ses manigances, on ressent son côté fragile, désireux de s’assurer un avenir, comme tous les cambrioleurs, même si l’adrénaline et le danger sont ses amies. Une bad girl détestable comme on n’en fait plus en littérature.

Sarah Crewe, La petite princesse de Frances Burnett

La « petite princesse » comme la surnomment ses camarades, a vécu bien des tourments depuis son enfance avec le décès de sa mère pour commencer, puis la disparition de son père qui la plonge dans un profond dénuement. Ce qui me plaît dans ce personnage, est son regard positif envers la vie, sa générosité et son côté humble. Quand elle est riche, elle n’en devient pas hautaine. Quand elle devient pauvre, elle reste charitable. Une petite fille courageuse qui sait évoluer au fil des aléas de l’existence. Un exemple à suivre. Une Cendrillon d’un autre temps.

Emma Woodhouse, Emma de Jane Austen

Emma, soucieuse d’aider ses amies mais aussi pour lutter contre l’idée du destin réunissant les couples, a décidé de jouer les entremetteuses. Au final, cela s’avère catastrophique pour elle comme les autres. Avec ce personnage, on évoque une jeune aristocrate qui a peur d’aimer, dans la société anglaise de la Régence plus soucieuse de marier ses filles par intérêt que par amour. Mais… Emma est complexe. Elle apparaît comme un être capricieux, parfois méchant par ennui, et très imbu de sa personne. Elle pourrait passer pour une féministe de son temps, refusant de se marier pour céder aux intérêts familiaux, mais l’histoire va plus loin. Son orgueil de petite fille gâtée doit être corrigé et elle doit se rendre compte qu’on ne peut pas tout diriger comme on l’entend. Pour moi, Emma reste une héroïne particulière dans l’univers de la littérature et celui de Jane Austen. Elle marque par sa présence, mais on a envie de lui donner des claques afin qu’elle ne passe pas à côté de l’amour par pure conviction personnelle.

J’en ai terminé avec mes héroïnes préférées. Qu’en as-tu pensé ? As-tu retrouvé les tiennes ? Si oui, dans lesquelles te retrouves-tu le plus ? Si non, quelles sont tes héroïnes littéraires de prédilection ? Dis-moi tout en commentaire ! 😉

Amour et roses des prés,

A.Chatterton.

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Chais pas quoi lire ! Quelques idées pour sortir de sa zone de confort et trouver chaussure à son pied

Ta PAL (= Pile A Lire) te fait de l’oeil mais tu restes sourd à ses appels ? Pire ! tu l’as éclusée ? Pire encore ! tu t’es lassé de tes genres favoris ? Ces quelques conseils vont t’aider à te relancer dans la lecture et peut-être même t’amuser…

 

  1. Adhérer à un club lecture

L’idée peut paraître désuète, mais c’est sans doute le moyen le plus efficace pour rencontrer des gens qui partagent la même passion pour la littérature que toi, tout en découvrant de nouveaux livres.

Le concept existe encore en Médiathèque ou Bibliothèque Municipale, donc n’hésite pas à en profiter. L’animation est toujours gratuite mais si tu souhaites emprunter les livres mentionnés, il faudra t’abonner. En général, les inscriptions sont souvent peu chères et on réalise de belles économies ( cf mes conseils de radine et d’ancienne bibliothécaire) 😉

Un bon club lecture doit laisser la parole aux lecteurs sans qu’elle soit monopolisée par un seul. Il sert aussi à te faire découvrir des genres vers lesquels te ne te serais pas tourné au premier abord. Et même si te ne souhaites pas parler pendant le club, tu peux écouter les autres participants et prendre les titres mentionnés en note. Par ailleurs, les bibliothécaires préparent toujours des romans à présenter qu’elles ont lu de leur côté. Donc même si tout le monde se regarde dans le blanc des yeux, tu es sûr de repartir avec des idées lectures.

2. Participer à un challenge de lecture

Livraddict en recense un paquet de challenge lecture, tout comme les influenceuses littéraires.

Le terrier de Guimause propose par exemple le Pumpkin Autumn Challenge qui est un défi sur deux mois et demi, lié à la saison de l’automne.

Tu peux trouver également des challenges liés à des prix littéraires comme celui du PLIB dont j’ai déjà parlé.

Tu peux tenter des challenges courts (15 jours), ou plus longs (toute l’année), selon la saison, selon une thématique, selon un genre littéraire, en duo avec une autre personne…. Les possibilités sont infinies !

Choisis celui qui te convient et surtout communique dessus dans les groupes facebook ou les forums associés. Tu découvriras ainsi les lectures des autres participants et un soutien dans ce jeu. C’est une manière amusante de lire tout en rencontrant des gens.

3. S’abonner à une Box Littéraire

Il existe depuis peu des abonnements à ce qu’on appelle des Box Littéraires. A la manière des box de cosmétiques ou de bière, un libraire te propose chaque mois une sélection de livres avec des goodies (thé, marque-page, cahiers…) qu’il envoie directement à ton domicile.

Jusqu’à présent, il existe 5 Box Littéraires sur le marché : Kube, Ptit Colli, Secrets d’auteurs, Dans ma Bulle, Exploratology

A toi de faire ton choix entre les différentes propositions !

Compte quand même entre 22 et 24 euros minimum pour un envoi mensuel.

Je n’ai pas eu l’occasion de réaliser une étude de marché, mais si le sujet t’intéresse, j’ai trouvé un comparatif ici.

L’avantage est qu’en partant de tes goûts, les lectures qui te sont envoyées sortent des sentiers battus…vu que ce n’est pas toi qui le choisis. Et c’est toujours une bonne surprise de recevoir sa box dans sa boîte aux lettres. Un goût de Noël avant l’heure…

4. S’essayer à un réseau social Littéraire

Babelio, Livraddict, Booknode, Libfly sont de véritables portes ouvertes vers de nouveaux horizons.  Le principe est simple : tu crées  ton compte, ta bibliothèque virtuelle, et tu rencontres d’autres gens qui aiment les mêmes livres que toi.

Sur Babelio (que je pratique un peu), tu peux créer ou consulter des listes de livres thématiques qui vont te donner de nouvelles idées de lecture. Si tu es fan d’un auteur en particulier, le site te proposes d’autres auteurs dans le même style. Si tu as un doute sur une lecture, regarde les commentaires laissés par les abonnés pour te donner une idée.

Chaque mois, des auteurs sont mis en avant, ainsi que des membres de la communauté. Tu peux aussi discuter bouquins avec les internautes sur des forums ou par messagerie privée.  Et si tu le souhaites, tu peux aussi participer à des quizz littéraires ou en créer.

5. Suivre des bloggueurs littéraires/ Booktubers/ Bookstagrammeurs

Difficile de se faire une idée avec la multitude de bloggueurs littéraires qui existent selon les supports, surtout si en plus, tu pratiques la langue de Shakespeare. Le but est de découvrir de nouveaux livres tout en trouvant ton format idéal : blog, vidéo, voire audio (avec les podcasts), intragram, facebook…

L’important est d’accrocher avec le style du bloggueur et d’en trouver un qui publie régulièrement, sinon ce n’est pas intéressant. S’abonner à sa chaîne/son wordpress/sa newsletter permet de se tenir au courant de ses dernières publications.

Personnellement, je suis abonnée aux bloggueurs/booktubeurs suivants:

  • le blog Histoires littéraires des bibliophiles qui a pour sujet des questionnements autour de la littérature et pas seulement les livres
  • le booktube Le terrier de Guimause, principalement pour son Pumkin Autumn Challenge, un challenge sur le thème de l’automne.
  • le blog The eden of books tenu par une bibliothécaire belge, pour ses listes thématiques de livres.
  • le youtube de développement personnel de Muchelle B (en anglais), une australienne qui parle de simplicité et donne des conseils pour réaliser ses projets personnels et professionnels (mais je déborde du contexte livre…)
  • le booktube de Flo Bouquine, qui n’est autre que Floriane Soulas, l’auteure de Rouille, pour ses critiques visant essentiellement la littérature SFFF (même si elle n’a rien publié depuis un moment).
  • le booktube de Miss Book, une équipe pleine d’humour qui présente souvent de manière originale des romans de littérature classique.
  • le booktube de la médiathèque des Avenières, qui propose de bonnes critiques de romans adultes, même si cela reste un peu institutionnel.

Je n’ai rien à te conseiller concernant instagram (ou les podcasts) car je n’ai pas encore de compte (oh la vieille !), mais la plupart des blogueuses citées en ont un. 😉

6. Lire les livres connus : Best-sellers,  gagnants de prix littéraires ou les classiques d’un genre.

Je n’ai pas personnellement pour habitude de lire des best-sellers car j’estime que les goûts de la majorité des gens en matière de relecture ne reflètent pas forcément les miens. J’ai en tête la série Twilight de Stephenie Meyers pour exemple.

Cependant, en cas de panne de lecture, je sors de ma zone de confort et j’essaie des best-sellers dans les genres que je ne connais pas, car j’estime qu’il doit bien y avoir un intérêt si autant de personnes l’ont apprécié. Cela me permet de mettre un pied dans l’inconnu mais avec une forme de sécurité.

Il en va de même avec les « classiques » d’un genre, ces livres que l’on cite en référence lorsqu’il est question d’évoquer la définition d’une fiction particulière. Toutefois, j’émets une réserve sur certains comme le steampunk. Les Voies d’Anubis de Tim Powers ne me semble pas une lecture appropriée pour découvrir cette littérature car bien qu’elle ait lancé le mouvement, on trouve de nos jours de meilleurs livres pour l’aborder en tant que débutant. Smog of Germania de Marianne Stern, ou Confessions d’un automate mangeur d’opium de Fabien Clavel et Mathieu Gaborit sont de meilleurs choix.

Pour ce qui est des prix littéraires, je reste mitigée sur les prix Goncourt, à l’exception du Goncourt des Lycéens. J’ai l’impression qu’en littérature « blanche » pour les prix institutionnalisés comme le Goncourt, le Femina ou le Renaudot, les membres de jury s’arrangent avec les éditeurs pour mettre en avant certains livres et la sélection manque de fraîcheur. A l’inverse, je trouve toujours mon compte dans les prix de littérature de l’imaginaire, voire dans ceux concernant le roman policier. Néanmoins, un prix littéraire met en avant un livre qui a une certaine qualité, comme un best-seller ou un classique et peut être un bon moyen de changer de type de lecture.

7. Autres idées en vrac

  • Devenir Juré pour un prix littéraire (cf mon expérience sur le PLIB 2020)
  • Demander conseil à un bibliothécaire ou un libraire
  • Essayer les coups de coeur des lecteurs en bibliothèque ou en librairie
  • Relire un livre  mais dans sa langue originale
  • Lire un livre adapté au cinéma ou en série télévisée
  • Créer son propre club lecture avec des amis ou des collègues de travail
  • Lire un genre connexe à ce qu’on lit d’habitude (ex : du roman historique si on est fan de Fantasy historique).
  • S’intéresser aux documentaires associés à ses fictions favorites (ex : un livre de physique avec un roman de Science-Fiction, une biographie de flic avec un roman policier…)

Ma liste de conseils en lecture est terminée, j’espère t’avoir aidé à sortir de ton no man’s land de la lecture. Si tu as d’autres idées, n’hésites pas à les mettre en commentaire.

Tartines et chocolat,

A. Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Comment allier sa passion pour la littérature sans assassiner son compte en banque : mes astuces radines

Cette année, j’ai décidé de limiter mes achats de livres pour plusieurs raisons. Par conséquent, il m’a fallu déployer des trésors d’imagination pour continuer à assouvir ma passion tout en évitant une confrontation avec mon banquier. En voici le résultat…

1. Lire les livres qu’on a déjà

Quand j’ai déménagé sur Lyon en Juin, j’ai constaté que sur mes 10 cartons de livres, je n’en avais pas lu au moins 3. Ce qui représente environ 45 livres ! J’ai donc commencé par lire ces derniers avant d’en accueillir de nouveaux. Et ce n’est pas désagréable car après tout, si je les ai acheté un jour, c’est qu’ils me plaisaient, non ?

2. Emprunter à des amis, collègues de bureau, voisins, famille…

Le problème quand on aime lire et partager ses lectures, c’est qu’il arrive que l’on rencontre des gens qui aiment partager les leurs. J’ai ainsi pu emprunter et échanger des livres avec mes nouveaux collègues et à mes nouveaux amis à partir de septembre. Donc ma PAL à la maison à commencé à faire la tronche, mais je gardais mon objectif en tête : pas d’achat !

3. Devenir Jurée pour un prix littéraire… et bénéficier de livres gratuits

A la base, je me suis inscrite au Prix Littéraire de l’Imaginaire Booktuber App par curiosité car j’adore la littérature de l’imaginaire et l’idée de participer à l’élaboration d’un prix littéraire me semblait intéressante. Le premier avantage, est qu’en matière de livres sélectionnés, j’en avais certains dans ma PAL, ce qui m’a poussé à les lire. Le second avantage est que j’ai eu accès à de nouveaux livres en format numérique… ce qui a agrandi ma PAL à nouveau ! En revanche, l’inconvénient principal est que je ne possède pas l’ensemble des livres sélectionnés pour le prix. Par conséquent, pour m’éviter des achats, j’ai dû trouver d’autres astuces.

4. Profiter d’ebook gratuits

Avec le PLIB, j’ai découvert les ebooks et je me suis penchée sur les plateformes de distribution de livres gratuits. Ainsi, j’ai lu les 8 premiers tomes du manga The Promised Neverland sur une application pour smartphone sous android gratuite appelée Manga Master. Cependant, même si le manga était topissime, j’ai moins apprécié de scroller en continu sur mon écran pour lire les bulles de texte. Sur papier, c’est plus facile je trouve.

Il existe de multitudes de plateformes d’ebooks gratuits sur ordinateur, tablette ou smartphone. Personnellement, comme je débute dans ce format, je ne connais que le site de la Bibliothèque Nationale de France qui recense et mets en accès des livres tombés dans le domaine public, autrement dit de la littérature classique. Mais vous pouvez en trouver un sacré paquet juste en tapant dans google « Ebook gratuit ». Par ailleurs, certains éditeurs comme Bragelonne proposent des opérations flash d’ebook pas chers. Il faut juste se tenir au courant sur leurs pages facebook.

5. Emprunter à la bibliothèque

Comme je n’avais pas en stock l’ensemble des livres pour le PLIB, et que je ne comptais pas les acheter, j’ai décidé de me réinscrire à la bibliothèque. Cela m’a permis d’emprunter aussi d’autres livres qui m’intéressaient, mais que je ne souhaitais pas garder. L’abonnement m’a coûté 18 euros pour l’année et je peux emprunter dans les 16 médiathèques de Lyon. Le top ! Il y a des bibliothèques dans pratiquement toutes les villes, mais si vous ne disposez que d’une toute petite bibliothèque là où vous habitez,  et que vous n’y trouvez pas votre bonheur, n’hésitez pas à faire des suggestions d’achat (ou à réserver des documents si elle est approvisionnée par la Bibliothèque Départementale de votre secteur.) 😉

7. Se faire offrir des livres

La période de Noël approchant, en bonne radine, j’ai demandé des livres en cadeaux (liste à l’appui, hein !), ce qui m’a permis de compléter ceux du PLIB qui n’étaient pas en bibliothèque ou même d’assouvir une envie irrésistible concernant certaines nouveautés. J’en ai donc récupéré deux de plus. Ma PAL a continué de me regarder d’un air de reproche, mais mon stock est resté assuré pour l’année.

8. Profiter des boîtes à livres / du Bookcrossing

En me promenant dans le premier arrondissement de Lyon, j’ai vu Place Satonnay qu’une boîte à livres était installée. Elle est souvent vide, aussi, il m’est arrivé d’y mettre deux ou trois romans dont je ne voulais plus pour la remplir. Une autre est installée à la station Bellecour en direction du métro D, que je prend tous les jours pour aller travailler. J’y ai déniché un roman que j’avais envie de lire : La fille du train de Paula Hawkins et un recueil de contes japonais. La boîte est souvent pleine et je pense qu’elle est gérée par les médiathèques de Lyon. Le fait est, pour avoir moi-même installé ce genre de dispositif quand j’étais bibliothécaire, qu’il s’agit d’un bon moyen pour faire bénéficier gratuitement de livres les gens qui n’en ont pas les moyens, et de faciliter les échanges. Peut-être qu’il y en a une dans votre ville ? Si ce n’est pas le cas, parlez-en avec la bibliothécaire du secteur ou montez la vôtre ! Le mieux étant de l’installer dans un endroit sec, à l’abri du vent et de la pluie, et dans un lieu de passage.

9. Récupérer des livres avec l’application Geev

Geev est une application pour smarphone et un site internet qui permet de donner, entre particuliers, des objets ou des meubles, voire…des livres. Le principe est simple : vous donnez un objet à quelqu’un, vous récupérez des bananes virtuelles. Ces bananes vous permettent d’échanger avec quelqu’un concernant un objet que vous souhaitez acquérir. Je n’ai pas encore eu personnellement à utiliser Geev pour récupérer des livres, mais je l’ai fait pour me débarrasser de vaisselle et de petits meubles. L’inconvénient concernant les livres proposés, est qu’ils sont souvent vieux ou dans un sac sans que l’on puisse voir les titres.

Négocier que l’on est la personne la plus appropriée pour l’échange (plus flexible, plus sympa…), fait aussi partie du jeu. Et si on récupère un sac, un tri s’impose. Mais je souhaitais quand même en parler car c’est un bon moyen de récupérer des livres gratuits, ou d’en donner.

10. Bénéficier de services presse.

Alors oui, j’avais bien dit que je ne demanderai plus de service presse (cf mon article sur le sujet), mais il se trouve qu’un nouveau roman steampunk vient de sortir et que de toute façon, j’allais acheter ce livre. Disons que j’ai pris de l’avance…

Dans tous les cas, quand vous êtes bloggueur littéraire et que vous souhaitez parler d’un livre qui vient ou va sortir en librairie, le plus facile pour ne pas avoir à l’acheter est de demander un service presse à l’éditeur qui vous fournit gratuitement ledit livre soit en version papier mais de plus en plus en version numérique. La seule contrainte reste de parler du livre une fois lu. Sans revenir à ce que j’ai déjà évoqué sur le sujet, cela peut mettre la pression sur votre lecture. Donc, astuce à manier avec précautions.

Bien évidemment, si vous êtes lecteur lambda, il ne vous sera pas possible de demander un service presse. Sinon les éditeurs ne vendraient jamais rien. Restons logiques.

11. Faire une liste des livres que l’on souhaite acheter dans une PAL virtuelle

Pour éviter de craquer pendant l’année, j’ai réalisé une liste de ma future PAL à acheter, une fois écoulée celle que j’ai en stock. Pour cela, j’ai utilisé google drive, en configurant mon smartphone pour y accéder autant de fois dont j’ai besoin en journée ou pendant ma veille littéraire matinale sur les réseaux sociaux. Cela marche aussi avec votre liste d’envies Amazon, de Babelio ou de tout site proposant un catalogue de références à mettre en favoris.

Chaque mois, je regarde la liste à nouveau depuis mon ordinateur et parfois j’élimine des titres car ils ne m’intéressent plus. Cela me permet d’affiner mes achats plus tard et de mieux choisir mes lectures.

12. Se limiter à un salon littéraire par an ET se donner un budget

Armée de ma fameuse liste d’envies évoquée plus haut, ma PAL de l’année entièrement lue (nous sommes dans un monde idéal, si, si !), je me rends tous les ans au Festival des Imaginales dans les Vosges, pour lequel je me fixe un budget d’achat annuel. Comme je me suis retenue toute l’année, la frénésie est à son comble. C’est à la fois un moment d’échange avec les auteurs, de découverte de nouveaux, de conférences sur des sujets passionnants et de retrouvailles avec des amis lecteurs. Je dépasse toujours mon budget et je rapporte toujours 15 à 20 livres minimum, mais je n’en fais qu’un par an et cela me suffit. J’ai assez d’opportunités comme ça dans l’année pour me procurer des livres, il ne faut pas exagérer. Par ailleurs, Les Imaginales est l’un des rares festival littéraires encore gratuit, et rassemble 150 auteurs tous les ans. Je dis ça, je dis rien… 😉

13.  Acheter d’occasion

Entre Emmaüs, les bouquinistes (Gibert et autres), et les marchés de bouquinistes IRL, j’ai du choix pour dénicher les livres de ma fameuse liste. Mais bon, cela prend parfois du temps et de l’énergie d’aller sur place. Alors, quand j’ai la flemme, je regarde sur internet les sites qui proposent des livres d’occasion. J’ai recensé jusqu’ici Amazon, Fnac, Decitre, Momox, Gibert, Recyclivre, Kiwibook, abebooks, Leboncoin. Même Vinted dispose d’une section Livres pour revendre ses livres ! De quoi trouver la pépite pour compléter votre collection ou une sortie plus ou moins récente du dernier roman qui vous fait envie.

14. Attendre la sortie d’un livre grand format en poche ou en ebook

Vous avez vu un livre qui vous intéresse, mais il coûte 20 à 25 euros ? Attendez qu’il soit publié en format poche et vous gagnerez entre 10 et 15 euros sur l’achat. Pour rester à l’affût, Amazon est votre meilleure arme car le site fait apparaître pour une même notice de livre, ses différents formats…et donc prix !

Cependant, deux inconvénients sont à prendre en compte : cela ne fonctionne pas si le livre n’a pas de succès. Il ne sera pas édité en poche. Et surtout, il faut aimer le livre poche, qui s’il est léger, est parfois très fragile et publié avec une police de caractère assez petite.

15. Etre en couple avec un lecteur ou une lectrice

Comme je l’évoquais en préambule, j’ai déménagé sur Lyon… pour rejoindre mon conjoint qui est lui aussi lecteur. Je préfère la fantasy, l’uchronie historique, le steampunk et les thrillers. Lui est plutôt romans historiques, Science-Fiction et…fantasy ! Du coup, je vais piocher de temps en temps dans sa bibliothèque, ce qui m’évite de mettre la main au porte-monnaie, et j’ouvre mon horizon littéraire. Bien sûr, si vous êtes célibataire, cette astuce n’est pas utile. Mais vous pouvez revenir au point 2 (emprunter à des amis, collègues…) 😉

Voilà pour mes astuces radines en matière d’achats de livres. J’espère que vous en aurez bien profité. N’hésitez pas à me laisser vos propres astuces en commentaires pour alimenter cet article. Et n’oubliez pas : votre PAL vous regardera toujours avec d’un air accusateur si vous ramenez un nouveau roman à la maison ! 😀

Paillettes et chocolats,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Pourquoi je me sens frustrée après avoir regardé un épisode de la Maison France 5 ?

Auparavant, chaque dimanche, je m’installais devant l’émission de décoration La Maison France 5 pour regarder de beaux intérieurs de région de France où je n’habiterai jamais, mais dans l’espoir de me donner des idées déco pour ma propre maison. Après chaque épisode, un goût amer, une étrange frustration m’envahissait. J’ai creusé un peu et j’en suis venue à plusieurs conclusions…

Comment se compose l’émission ?

Nous visitons à chaque fois une région avec un à deux propriétaires de supers maisons.

L’émission est entrecoupée par trois séquences différentes : la rencontre avec un artisan-créateur, un coup de projecteur sur un objet déco ou du mobilier tendance, et un avant-après de rénovation réalisé par un des architectes d’intérieur de la Maison France 5.

Dans les dernières émissions, il arrive que le propriétaire dont nous visitons la maison principale, propose ses coups de cœur de boutiques locales, pour nous montrer ce qui existe dans sa ville et alentours.

Qui sont ces gens qui ouvrent leurs portes à la télévision ?

Un sketch hilarant de Marina Rollman sur les magazines déco résume très bien les propriétaires que l’on découvre dans La Maison France 5. En voici un petit florilège :

La maison « tellement nous » : les propriétaires mettent l’accent sur la personnalité atypique de la maison qui leur ressemble en tous points : un côté bohème, romantique, brocante, etc… L’espace de vie est mis en valeur ainsi que les objets de déco.

La maison « on n’aurait pas pu faire autrement » : Pour eux c’était une évidence, vivre dans (au choix) : un cabane dans un arbre / une villa avec piscine dans le sud de la France / une vieille ferme rénovée en Normandie… c’était ça ou rien.

La maison « dont on s’émerveille qu’elle existe » : Avant, il n’y avait rien sur ce terrain, puis on a fait appel à un architecte et 2 millions plus tard, on avait une hacienda avec vitres teintées vue sur le pacifique sud. J’exagère, mais tu vois bien le genre…

En dehors de ces stéréotypes de propriétaires, j’ai toujours l’impression de regarder la classe élevée de la population étaler ses richesses (ou faire appel à son architecte d’intérieur instigateur de la rénovation pour montrer combien c’est beau, parce que le montrer soi-même, c’est un peu vulgaire). A croire que pour l’émission, il faut épater le téléspectateur et pour le propriétaire, montrer combien sa baraque est géniale.

Et surtout, surtout… suivre des parisiens (ou parfois des lyonnais), qui en avaient marre de la grande ville, et qui, en revendant leur petit T2 à 500 000 euros à Paris, se sont payés une méga-baraque en province (= comprendre le reste de la France) ! Et changer de métier, pour un truc d’artisan-passionné, ou de décoratrice d’intérieur à destination d’autres parisiens qui viennent s’installer dans la région, parce qu’au vu des tarifs proposés, le gars du coin pourra pas se le payer à moins de donner un rein.

Quel est mon ressenti vis à vis de l’émission ?

Tout d’abord, je passe une heure d’émerveillement entre les lieux, le type de décoration ou les idées d’aménagements proposés et je vais même jusqu’à noter le nom des boutiques évoquées pour aller y faire un tour (dans le cas hypothétique où je serais de passage dans la ville du jour).

Je découvre aussi des métiers d’artisans qui sont parfois rares et je trouve cela super intéressant.

Puis, je me rends compte que je n’ai pas les moyens. Mais que j’aime les belles choses. Et là, la frustration prend le dessus. Car à moins d’épouser un bon parti (en laissant s’exprimer mon côté femme vénale) ou de gagner au loto (encore faut-il jouer !), ce n’est pas avec ma paye de fonctionnaire que je pourrais accéder à ce qu’on me propose dans ce programme de déco.

Je peux déjà même pas acheter un bien, alors redécorer ma location…

Là, où les propriétaires vont faire appel à des architectes d’intérieur pour concevoir leurs cuisines, moi j’irai voir le vendeur Ikea. Quand ils voudront changer leurs meubles chez un styliste ou acheter vintage (grâce à des bonnes adresses bien onéreuses), moi j’irai au mieux à Maison du Monde (qui je trouve, a un mauvais rapport qualité-prix), au pire chez Emmaüs dénicher un truc vintage, si j’ai de la chance.

Et puis, je ne suis pas parisienne, alors troquer ma vie de province pour une autre vie de province sans les moyens qui vont avec (parce qu’on parle de cadres sup qui ont changé de vie, pas de smicards), ce n’est pas possible.

Pourquoi je continue à regarder l’émission ?

A défaut de pouvoir me payer les choses que l’on me montre, je prends des idées et je les adapte en plus cheap. Il m’arrive de réaliser des tableaux pinterest basés sur des idées de l’émission. Et cela me fait rêver pendant un temps.

Néanmoins, je rêve d’un autre concept de Maison France 5, un peu moins élitiste, proposant des choses insolites et abordables. La simplicité et le minimalisme sont au goût du jour. Pourquoi continuer encore à nous montrer des maisons de riches ? Pourquoi ne pas nous faire rêver avec des maisons confortables adaptées aux budgets de 90% de la population ? Moins vendeur ? Moins accrocheur ? Je m’interroge…

Stéphane Thebaut, si tu m’écoutes, cet article est pour toi. Peut-être qu’il t’inspirera, peut-être pas. Mais après 16 ans d’existence, il serait temps de se renouveler un peu, non ?

Si vous aussi, vous regardez la Maison France 5, indiquez-moi en commentaires ce que vous en pensez, et si comme moi, vous rêvez d’un autre concept d’émission. 😉

Osier et fleurs séchées,

A.Chatterton