Publié dans On joue ?, Questions existentielles

La littérature steampunk est-elle has been ? / interlude au programme Parlons Steampunk

Vous l’aurez noté, les parutions de mes articles sur la littérature de mon projet Parlons Steampunk sont en pause depuis le mois d’avril. Il y a plusieurs raisons à cela et j’ai éprouvé le besoin de réaliser cet article pour vous expliquer ce qui se passe en coulisses et l’évolution du projet.

Un projet chronophage

Depuis le départ, j’ai sous-estimé le temps de préparation de mes articles concernant ce projet. Après deux ans passés à réfléchir à la manière dont je voulais présenter les choses, j’ai encore été trop ambitieuse en m’imposant un article par mois.

Cela peut sembler dérisoire, un article par mois sur le steampunk. Sauf que mon blog n’est pas centré uniquement sur le steampunk. J’ai d’autres idées d’articles, je lis des romans d’autres genres et surtout je réalise tout cela sur mon temps libre. A côté, j’ai une vie et un travail à plein temps.

Par ailleurs, je n’avais pas prévu tous les petits détails du quotidien qui allaient retarder la publication comme le fait de recevoir des amis à la maison qui m’empêche d’écrire, ou ne pas réussir à récupérer un livre nécessaire à un article à la bibliothèque, ou encore le temps que m’a pris la création de mon challenge littéraire sur le Japon en avril.

Quant à l’écriture de mes articles steampunk, elle est vraiment très chronophage. Pour vous donner une idée, j’y passe a minima 8 heures.

Pourquoi autant de temps ? Il faut d’abord lire les 4 livres en rapport avec le thème présenté, tout en prenant des notes. Puis rédiger une introduction, une conclusion pour expliquer les liens avec la littérature steampunk. Enfin, il faut que je rédige un paragraphe pour chaque livre en expliquant le rapport avec le thème choisi.

Lorsque j’ai terminé l’écriture, je réalise aussi des photos des couvertures pour mettre en scène les livres sur Instagram et dans mon article. Et je crée une vignette/logo sur Canva avec le thème en cours pour présenter l’article.

L’écriture répétée tous les mois de ce type d’article, cela m’a mise sur les rotules. Ajoutez à cela les autres articles à réaliser comme ma veille littéraire du net une fois par mois et j’étais vraiment dans les choux.

Une overdose de Steampunk

4 livres par mois sur le steampunk dans les faits, avec un rythme de lecture de 1 roman par semaine, je pensais sincèrement y arriver. Pour les premiers articles, j’avais même déjà lu par le passé certains livres donc je n’avais qu’à lire un ou deux livres.

Je m’étais organisée de telle manière que je lisais ce que je voulais en début de mois, puis les romans steampunk la dernière quinzaine pour commencer à préparer mon article. Cela a bien fonctionné jusqu’à mars, d’autant que cela me faisait baisser ma PAL de livres steampunk dans ma bibliothèque.

Quand est arrivé avril, j’ai eu deux romans pour le thème Energies et mécaniques qui ne me plaisaient pas du tout, mais que j’avais prévu de lire dans le cadre de l’écriture de mon article. Et là, j’ai fait un blocage. Donc j’ai décidé de changer le thème et de parler des BD steampunk en pensant que des lectures courtes allaient me changer des pavés de romans habituels.

Sauf que j’ai sous-estimé l’ampleur de la tâche ! Comme je suis d’une nature scrupuleuse, je souhaitais lire des séries complètes de BD et pas seulement le premier tome pour parler des thématiques abordées. Or, en l’espace de 15 jours, j’ai lu environ 18 BD…au lieu de 30 prévues.

En plus, je me suis rendue compte qu’il me manquait des tomes (j’ai tout emprunté à la bibliothèque où je travaille), ce qui a retardé l’écriture de mon article d’Avril, et commencé à me mettre sérieusement la pression vis à vis du projet.

A ce moment là, j’ai commencé à faire une overdose de lectures steampunk.

En plus, créer le Hanami Book Challenge en parallèle n’a pas arrangé les choses car je me suis plutôt penchée sur la littérature japonaise, plus facile à lire et avec des intrigues pas forcément répétitives.

Peu de retour de la communauté littéraire ou steampunk

Mon objectif de départ avec ce projet était de faire découvrir la littérature steampunk à la blogosphère littéraire peu familière de ce genre. Mais aussi de montrer à la communauté steampunk qu’il existe une littérature associée à leurs costumes et décors, tout aussi intéressante.

Mais je n’ai eu que très peu de retours concernant mes articles et surtout les live Instagram. A croire que cela n’intéresse que peu de gens au final, à part mon cercle restreint d’amis blogueurs.

Cela m’a beaucoup découragée, et ne m’a pas aidée à maintenir le rythme des publications. Non pas que j’accorde beaucoup d’importance a être lue. Je ne suis pas très connue sur la blogosphère contrairement à d’autres booktubeuses. Mais ce projet me tenait quand même à coeur.

Avec le recul, j’aurais peut-être dû informer les maisons d’édition citées dans chaque article que je réalisais ce type de projet pour qu’elles mettent en avant mes publications. Ou j’aurais pu ouvrir une chaîne booktube afin de réaliser des vidéos ou des lives sur le sujet, avec plus d’impact qu’une publication blog et Instagram. Qui sait ? J’apprends de mes échecs sur ce blog, ce n’est pas la première fois que ce genre de choses arrive.

A côté de cela, je me suis interrogée sur la pertinence de ces articles : Le steampunk est-il une littérature encore d’actualité ? Vaut-il encore la peine qu’on s’y intéresse ?

La littérature steampunk est-elle dépassée ? (et le steampunk par extension ?)

Dans un épisode de la série 2 Broke Girls, le personnage de Max rabroue un client costumé steampunk qui demande du café alors qu’il tape à la machine à écrire sur sa table. Elle lui dit un truc du genre : « Le steampunk c’était à la mode dans les années 2000. Arrête de te prendre au sérieux avec ce costume ridicule ».

Sur le moment, j’ai trouvé la référence amusante, car je suis moi-même membre du mouvement steampunk. J’ai un costume et je me suis inventée un personnage steampunk.

Mais par la suite, je me suis demandée si elle n’avait pas raison. Après tout, le steampunk n’a jamais vraiment percé en France. Personne n’arrive à le définir correctement car personne n’est d’accord sur une définition. Et tout vaporiste (=gens qui font du steampunk) préfère s’investir dans la création de son costume plutôt que de s’intéresser à la littérature steampunk.

Par ailleurs, à l’inverse de la Fantasy qui prend ses racines dans la légende Arthurienne, il est difficile de définir une base cohérente pour le steampunk. Comme je l’ai indiqué, sa définition est mouvante

Pourtant, paradoxalement, la littérature steampunk française (et américaine) existe et a pris son essor ces dernières années, surtout en jeunesse, Artbook et BD, avec un renouvellement intéressant mais qui brouille encore plus les pistes sur sa définition.

Les auteurs s’y intéressent beaucoup vis à vis de son esthétique, facile à placer dans une intrigue, quitte à se demander si cela n’est pas devenu mainstream.

Il y a même des couvertures de romans qui utilisent des références au steampunk alors que l’histoire ne l’est pas, pour booster les ventes.

On mélange le steampunk avec de la magie, du policier et d’autres trucs parce que c’est « à la mode ». Mais cela peut être aussi une occasion pour le genre de se renouveler.

Quant à la littérature steampunk pour adulte, elle se veut plutôt sérieuse avec des intrigues portées sur des des réflexions politiques, scientifique ou de l’uchronie que je qualifierais de masculine (guerre, futurisme, descriptions techniques).

Trop sérieuse peut-être ? Trop intello et élitiste ? Cela pourrait expliquer le peu d’intérêt de la communauté pour ces romans aidant pourtant à développer leur imaginaire.

De plus, l’autre écueil que l’on pourrait reprocher aux intrigues steampunk est leur côté répétitif si l’auteur ne cherche pas à créer son propre univers. En effet, l’archétype du roman steampunk est souvent du roman policier steampunk avec un duo d’inspecteur dans un Londres Victorien uchronique.

Je peux comprendre que cela agace un lecteur qui n’aime pas ce genre d’intrigues, et qui ne connaissant pas l’étendue du genre, pourrait penser que le steampunk se réduit à cela.

Or, la littérature steampunk est plus vaste, pour peu qu’on s’y intéresse un peu. C’est ce que j’ai essayé de démontrer avec Parlons Steampunk. Et c’est surtout ce qui m’a motivée à écrire dessus.

Enfin, au niveau éditorial, les éditions Bragelonne, qui avaient lancé l’opération Le mois du Cuivre avec des publications plus ou moins steampunk, commence à sérieusement délaisser son projet. On compte une seule publication originale pour l’année 2021 au lieu de 4 à 6 les années précédentes. Est-ce que le steampunk est encore rentable pour la littérature adulte ? Je sais bien que la crise et le covid 19 sont passés par là, mais on peut se poser la question.

Has been ou pas, on oscille entre un fort engouement esthétique en jeunesse et un partiel désintérêt chez les adultes. Peut-être faut-il tourner la page ou, comme Adrien Tomas et Pierre Pevel, réinventer le genre pour susciter l’intérêt du lectorat ? La question reste ouverte…

Vers une nouvelle programmation ?

Parce que je déteste rester sur un échec, j’ai tout de même décidé de maintenir mon projet, peu importe si je suis lue ou non. Qu’il soit dépassé ou pas, le steampunk est un sujet qui m’intéresse et il m’importe de le faire découvrir à d’autres.

Par contre, j’ai décidé d’alléger ma programmation prévue sur l’année et de la réduire à 6 articles au total au lieu de 12, afin de souffler un peu. Cela me semble un bon compromis vis à vis de mon objectif initial.

Jusqu’à présent, j’ai publié les articles suivants :

J’aimerais proposer les thèmes suivants qui restent à écrire :

  • Les BD et comics steampunk : Septembre
  • Le steampunk au féminin : Octobre
  • Les livres fondateurs du steampunk : Novembre

Programmer le reste des articles de septembre à novembre va me permettre de me recentrer sur le Hanami Book Challenge et m’aider à avoir envie de relire du steampunk.

Je réfléchis à aborder les autres thèmes sur l’année 2022, pour 6 articles supplémentaires et à créer des listes thématiques sur Babelio associées au projet pour agrandir mes propositions de lecture en dehors des articles.

Comme je participe au challenge Projet Ombre sur les nouvelles, je pense lire les anthologies steampunk que j’avais prévues pour un article de Parlons Steampunk et vous faire à la place des avis lectures plus détaillés.

J’abandonne totalement les live Instagram qui me mettent trop la pression pour très peu de vues.

Voilà pour le projet et les coulisses de mon blog. Il m’a semblé important de vous parler de mes interrogations et de la manière dont je travaille mes articles.

J’espère que la lecture de cet article ne vous a pas semblée trop longue.

A bientôt dans une nouvelle publication !

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

La panne de lecture : Quelle en est l’origine ?Comment y remédier ?

Il y a quelques temps, j’ai expérimenté la « panne de lecture », ce moment où il est impossible d’ouvrir un livre, ou de regarder sa PAL sans un haut le coeur. Ce phénomène est de plus en plus courant dans la blogosphère littéraire, comme chez les simples lecteurs. Aussi je me suis demandée quelles pouvaient en être les causes et comment y remédier. Voici ce que j’ai trouvé...

Que l’on soit blogueur ou simple lecteur, il peut nous arriver d’être fatigué de lire. Cela peut être associé à un seul facteur, comme la lecture régulière d’un flux Instagram qui nous sursollicite de nouvelles découvertes littéraires. Mais cela peut aussi résulter de plusieurs raisons qui, mises bout à bout, saturent notre envie en l’assimilant à une tâche impossible à accomplir ou un travail au lieu d’une activité plaisante.

Voici un petit classement non exhaustif de ces raisons, qui pour certaines me sont propres. Vous pouvez ajouter les vôtres en commentaire. 🙂

L’arrivée du printemps

Nous arrivons au printemps et à la fin de cette année de confinement, et si vous êtes comme moi, vous avez passé presque tout votre temps à lire parce qu’il n’y avait que ça à faire. Mais voilà, les beaux jours sont là et les livres, plaisant compagnons de solitude, sont devenus des éléments moins attractifs, associés peut-être à cette période d’enfermement. Vous avez envie de sortir voir l’extérieur, profiter du soleil et de vos amis. Donc, il est normal de laisser tomber ses livres pour d’autres activités.

Ce genre de panne est souvent temporaire. En tant que bibliothécaire, je l’assimile souvent au retour du jardinage chez les lecteurs qui sont lassé des activités d’intérieur. Pour cette panne, pas de panique, ce n’est pas si grave. Vous reviendrez à la lecture en hiver peut-être, quand il fera froid…

Des lectures successives décevantes

En février, j’ai enchaîné trois lectures qui semblaient prometteuses mais se sont avérées très décevantes. D’habitude, j’ai du flair pour repérer les livres qui vont m’intéresser, mais à ce moment là, la magie n’a pas opéré. Un sentiment d’abattement m’a envahi : à quoi bon lire si c’est pour être déçu ? Heureusement, j’ai pris un peu de recul et trouvé une nouvelle perle rare par la suite.

Je pense qu’il faut être attentif à son état d’esprit vis à vis de l’importance que l’on accorde à ses lectures. Au fond, pourquoi lit-on ? Si c’est pour se distraire, n’importe quel livre fera l’affaire. Mais si on est un peu déprimé, mieux vaut privilégier des lectures amusantes. Enfin, si l’on a trop d’attentes vis à vis d’une lecture, mieux vaut tempérer ses ardeurs et envisager la possibilité que ce sera moins bien que prévu. Cela évitera d’être déçu et d’y accorder trop d’importance…

Un roman excessivement long

On a tous un livre que l’on n’a pas terminé dans sa bibliothèque. Dans la mienne, il s’agit des Piliers de la Terre de Ken Follett. Pourquoi n’ai-je pas terminé ce livre ?

Non pas qu’il était inintéressant, j’ai beaucoup appris sur la construction des cathédrales et les personnages m’étaient sympathiques. Mais je me suis assez vite découragée devant son rythme lent et le nombre impressionnant de pages (d’autant que j’ai la version poche, écrite en tout petits caractères). J’ai donc abandonné, ne me sentant pas le courage d’en venir à bout. Ce qui a occasionné une période de panne de lecture dont j’ai réussi à venir à bout grâce à des lectures courtes, puis des plus importantes.

Le fait de terminer un livre a un enjeu psychologiquement plus ou moins important, peu importe sa longueur, que l’on sous-estime assez souvent. Il correspond à un sentiment d’accomplissement personnel, une sorte de petit défi avec soi-même, qui s’il n’est pas atteint, peut nous déprimer.

Il ne faut pas culpabiliser d’abandonner un livre à cause de la longueur du récit, surtout si vous ne pensez pas avoir le courage de le finir. S’il vous intéresse toujours, vous pouvez y revenir plus tard, le lire de manière fractionnée, ou acheter les tomes séparés s’il s’agit d’une intégrale. Et s’il ne vous plaît plus, mais que vous ne souhaitez pas avoir un sentiment d’inachevé, lisez la fin ! Cela me semble un bon compromis entre l’abandon total et partiel. 🙂

Une Pile A Lire trop importante

Tout le monde a également dans sa bibliothèque des livres qu’il a amassé mais pas pris le temps de lire. Chez moi, cela représente deux rayonnages de ma bibliothèque.

Ma technique consiste à réaliser une PAL tous les mois que je dispose sur ma table de chevet afin de penser à lire ces livres, vu qu’ils sont sous mon nez. Sauf que… je l’ignore complètement pour emprunter d’autres livres à la bibliothèque. Ou je me retrouve désemparée devant la pile, ne sachant pas pas quel livre commencer. Et il m’arrive d’en commencer plusieurs sans réussir à en finir un seul.

Ma technique n’est donc pas infaillible car elle me met la pression pour lire cette fichue Pile à Lire. Or, la lecture doit rester un plaisir et ce n’est pas en me forçant à lire des ouvrages mis de côté à un instant donné que je vais avoir envie de les commencer.

Je pense que l’idéal est de trier de temps en temps sa Pile à Lire et de n’avoir qu’un livre à lire sur sa table de chevet. Car qu’est-ce qu’une PAL ? Un amas de lectures dont vous aviez envie à un moment, mais peut-être que ce moment est passé ? Par ailleurs, un seul livre en cours reste la garantie de ne pas se mettre la pression pour le terminer afin d’enchaîner par un autre. Et surtout, suivez votre envie de lecture du moment, c’est plus facile pour choisir son livre !

Un challenge littéraire

L’année dernière, j’ai participé à 5 challenges littéraires dont le but est justement de venir à bout de sa PAL. Je n’ai pas lu tout ce que j’avais prévu et j’ai même rajouté des lectures !

Mais je me suis surtout rendue compte pour le dernier challenge, que le défi était trop difficile pour moi : impossible de lire ce que j’avais prévu dans le temps imparti. Je n’étais plus intéressée par certains livres et j’ai jugé que je me mettais une pression inutile. J’ai échappé à la panne de lecture cette fois là en prenant du recul, mais je pense que cela arrive à de nombreux lecteurs qui participent aux challenges.

Cela rejoint ma réflexion vis à vis des romans inachevés : on cherche à s’imposer des défis qui nous sont parfois insurmontables par excès de confiance. Et on se déçoit de ne pas réussir. Donc la lecture devient associée à quelque chose de décevant et frustrant.

Pour y remédier, il est nécessaire de participer à des challenges de manière moins engagée, et de connaître ses propres limites.

Ainsi, lors de ma participation à des challenges littéraires cette année, j’ai préféré lire du format court (BD, roman graphique, récits de voyage, romans courts) ou carrément des nouvelles. Cela me permet de valider mon challenge en ne m’imposant pas des lectures trop longues qui vont saper ma confiance en moi et retarder la lectures d’autres livres.

Et surtout, quand la fin du challenge approche, je regarde la liste des livres que j’ai lu avec bienveillance et satisfaction, plutôt que de me concentrer sur celle des livres pas ouverts. Je me félicite de ce que j’ai accompli au lieu de me focaliser sur mes échecs.

Une autre solution si l’on ne souhaite pas se mettre la pression dans ses lectures est de ne pas participer à des challenges tout simplement. Après tout, ce n’est pas obligatoire !

Des lectures obligatoires

Que cela soit pour ses études, ou dans le cadre d’un projet personnel, on peut être amené à lire des livres par obligation. Lorsque j’étais étudiante en lettres, j’ai lu des livres « de travail » dans le cadre de mes cours mais ce n’était pas avec la même attention que des lectures « loisir ». C’étaient des lectures en diagonale avec pour objectif l’étude du texte, sans plaisir.

Dernièrement, dans le cadre de mon projet Parlons Steampunk pour le blog, je me suis imposée deux à trois romans steampunk les deux dernières semaines de chaque mois. L’objectif était d’écrire à chaque fois un article sur les différents aspects de la littérature steampunk. Les trois premiers mois, j’ai réussi à tenir le rythme, mais depuis avril, je n’y arrive plus. Pourquoi ? Parce que je suis arrivée à un moment où ce que je devais lire pour écrire mon article ne m’intéressait pas.

S’en est ensuivi une longue semaine sans lire, et quelques interrogations. Que faire face à ces lectures obligatoires ? Comment venir à bout de ma panne ? Comment écrire ce fichu article ?

J’ai finalement décidé de modifier mon programme steampunk pour un sujet plus intéressant et des lectures plus courtes. Car je suis seule maîtresse de mon blog. Qui va me juger pour cela à part moi-même ?

Je me suis aussi octroyée un break de lectures plaisir, parce que j’en avais besoin. Il faut savoir souffler de temps en temps.

Mon cas de blogueuse ne parlera peut-être pas à étudiant qui a des lectures obligatoires. Aussi, je lui conseille d’avoir sous la main des lectures plaisir pour s’octroyer des pauses quand étudier la littérature devient trop difficile.

Il est également nécessaire de faire des pauses sans lecture pour supporter des livres que l’on n’apprécie pas. Se promener, pratiquer une autre activité, voir ses amis est important sinon on s’enferme dans une sphère négative difficile à surmonter.

Un problème médical

Lire peut s’avérer problématique quand on souffre d’un problème médical particulier.

La position que l’on prend le plus souvent dans le cadre de la lecture est allongée avec la tête relevée vers son livre, ou assise, la tête penchée. Ce n’est pas non plus une position favorisant l’exercice physique.

J’ai expérimenté depuis le début du confinement des soucis médicaux liés à une position assise trop prolongée pour mon travail : douleurs aux cervicales et jambes lourdes à cause d’un manque d’exercice.

La lecture est devenue difficile à un moment donné car peu importe la position que je prenais, cela devenait inconfortable. J’ai donc dû arrêter de lire quelques temps et m’efforcer de réaliser une promenade quotidienne pour aller mieux.

Cela était très frustrant car lire est un de mes hobbys préférés. J’ai donc développé un second hobby à cause de ces problèmes : le jardinage, plus physique et meilleur pour ma santé. Et j’ai essayé de lire à des plages régulières plus courtes, et en faisant des pauses pour me dégourdir les jambes.

J’ai évoqué mon cas personnel, mais il existe d’autres troubles comme l’arthrose ou les tendinites qui empêchent de tenir un livre trop gros, les troubles de la vue nécessitant une loupe ou l’utilisation de livres audios…etc…

Je ne dis pas que lire est mauvais pour la santé, mais il ne faut pas la négliger pour autant, et surtout la préserver quand l’activité de lecture provoque un inconfort physique.

Des solutions de lecture existent pour presque tous les cas et les éditeurs réfléchissent de plus en plus à inclure certaines troubles comme la dyslexie afin de répondre à la demande. Ceci dans le but de pouvoir continuer à lire malgré des problèmes de santé…

Pour les blogueurs #1 : Un nombre trop important de services presse

Par le passé, j’ai été trop gourmande en demande de services presse auprès d’éditeurs dans le cadre de mon blog. Attirée par la perspective de nouveaux livres, j’avais accepté à un moment donné 6 romans dont la chronique était à rendre pour les mêmes délais.

Autant dire que cela s’est avéré compliqué et que j’ai dû faire beaucoup d’efforts pour tout rendre en temps et heure. La lecture n’a pas été une partie de plaisir non plus.

Depuis, j’ai appris de mes erreurs, et j’accepte peu de services presse pour cette raison (entre autres).

Ce type d’erreur est courant quand l’on débute un blog ou que l’on ignore son rythme de lecture. Et cela peut mener à la panne de lecture assez facilement : on se met la pression pour rendre un avis et ne pas décevoir l’éditeur. On veut paraître sérieux auprès de ses partenaires, même si on n’a pas anticipé le temps de lecture ou qu’on survole le livre.

Mon conseil est de connaître son rythme de lecture (= le temps qu’on met à lire un livre en moyenne), et surtout de limiter ses services presse, en choisissant des livres qui nous intéressent vraiment. Sinon, on a vite l’impression de « travailler » pour l’éditeur et on se met la pression.

Et si le livre ne vous convient pas mais que vous devez quand même rendre un avis, vous pouvez en parler à l’éditeur et envisager avec son accord de ne rien rendre. Cela m’est déjà arrivé, et ce n’est pas si dramatique.

Pour les blogueurs #2 : La pression du blog

A mes débuts de blog, j’étais très ambitieuse et je voulais être innovante en matière d’articles sur les livres. Avec le temps et l’expérience, je me suis rendue compte qu’il fallait surtout trouver son style et ne pas se mettre trop de pression. Sauf si vous souhaitez en vivre, mais ce n’est pas mon cas.

Par exemple, je souhaitais chroniquer chaque livre lu. Or, pour certains je n’avais rien à dire ou ils ne valaient pas la peine qu’on parle d’eux. Et la liste des articles à écrire à commencer à s’allonger au fil des lectures, rendant impossible leur rédaction à moins de faire du blog à temps plein !

J’ai voulu quand même essayer en proposant trois articles par semaine, parce que je suis plutôt obstinée. Mais je me suis vite épuisée à la tâche, et surtout, je ne vivais que pour le blog, négligeant ma famille, mes amis et mes autres loisirs. Cela m’a dégoûtée de la lecture pendant plusieurs semaines.

Pour résoudre ce problème, j’ai donc décidé de ne pas parler de livres qui ne m’avaient pas plu, à moins qu’ils ne soient des services presse. Pour les autres livres, j’ai commencé des articles sous forme de mini-chroniques, pour proposer des avis courts sur des romans dont je n’aurai pas parlé dans un article de 2000 signes.

Tout ça pour dire que lorsque vous tenez un blog littéraire, il est important de trouver un moyen pour faire coïncider vos envies et leur réalisation. Tenir compte du temps que vous souhaitez investir dans votre blog, trouver votre rythme, réfléchir à des solutions créatives…

Car un loisir qui devient un travail peut parfois vous dégoûter de ce loisir. 🙂

Je n’ai peut-être pas réuni toutes les raisons qui peuvent vous pousser à la panne de lecture, mais j’espère vous en avoir fourni les essentielles et que mes conseils vous seront profitables.

N’hésitez pas à m’indiquer en commentaire vos anecdotes de panne de lecture et vos techniques pour reprendre goût à la lecture. 🙂

Pile A Lire et livre entamé,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

La Bibliothérapie ou prendre soin de soi par les livres

Pour moi, 2020 a été marquée par une envie de réconfort et d’évasion face à la crise sanitaire. Les livres ont été mes meilleurs amis, m’ont aidé à garder le moral. Quoi de mieux que de prendre soin de soi par les livres ? En fait, l’idée existe déjà : cela s’appelle la Bibliothérapie. Mais qu’est-ce que cette thérapie ?Pourquoi n’est-elle pas plus connue ? En quoi consiste-t-elle ? Est-ce un remède de charlatan ou une véritable thérapie ? J’ai réalisé quelques recherches sur le sujet dont en voici les résultats…

Qu’est ce que la Bibliothérapie ?

Dans un article de la Revue Hypothèses publié en 2015 par Léa Guidi (en lien avec l’Université d’Aix- Marseille), on trouve la définition suivante : « il s’agit de l’utilisation du livre comme outil de soin. Plus précisément, la lecture thérapeutique serait source d’apaisement des troubles de la santé mentale (à savoir troubles anxieux, troubles de l’humeur, angoisses, épisodes dépressifs, phobies, troubles du sommeil…) ou de renforcement du bien-être psychologique. »

Léa Guidi se base elle-même sur la définition proposée par le Docteur Pierre-André Bonnet qui a réalisé une thèse universitaire en 2009 pour l’Université de Marseille sur le thème de la Bibliothérapie en Médecine Générale. Le Docteur Bonnet choisit de définir cette thérapie par les livres ainsi : « la bibliothérapie correspond à la lecture motivée par une personne ou un tiers, d’un support écrit dont la finalité est une amélioration de la santé mentale, soit par la diminution de la souffrance psychologique, soit
par le renforcement du bien-être psychologique. »

Il distingue trois types d’ouvrages pour réaliser un traitement : les romans, poésies, biographies qui constituent un répertoire classique (ex : L’Alchimiste de Paulo Coehlo), les ouvrages médicaux pour comprendre et se renseigner sur son mal-être, et les livres de développement personnel ou self-help books pour résoudre un problème soi-même.

Si le terme a été inventé au XXème siècle, l’idée de soigner l’esprit était déjà présente chez les philosophes grecs comme Epictète et a donné lieu à des expériences médicales lors de la Première Guerre Mondiale chez les soldats blessés au combat afin de réduire leur anxiété ou syndromes post-traumatiques. D’autres expériences médicales américaines ont été réalisées à partir des années 1960 dans des bibliothèques d’hôpitaux, élargissant le sujet aux patients dépressifs, atteints d’une pathologie liée une addiction, ou encore aux personnes âgées et aux enfants.

A la fin du XIXème siècle, Marcel Proust a consacré un essai intitulé Sur la lecture, sur le bibliothérapie. Il évoquait lui aussi l’idée d’utiliser la lecture à titre thérapeutique pour les « personnes neurasthéniques », autrement dit dépressives. Lire redonnerait le goût à la vie, permettrait au patient de sortir de son état d’enlisement intérieur dans lequel il se serait progressivement enfermé.

Face à cette définition un brin médicale, j’ajouterais que c’est une pratique plutôt intuitive de mon côté que j’ai souvent mené de manière consciente ou inconsciente et dont vous avez peut-être déjà fait l’expérience : piocher le bon livre adapté à l’état d’esprit du moment, en cas de déprime passagère, en flânant dans les rayons d’une bibliothèque ou d’une librairie, mon cerveau accrochant à un titre, qui sans raison apparente, pourrait résoudre mon problème.

Charlatanisme ou réelle thérapie ?

Quand j’ai commencé mes recherches pour cet article, je vous avoue que j’étais un peu sceptique sur le bien-fondé de cette thérapie. J’ai d’ailleurs mieux compris par la suite en lisant divers travaux, en quoi elle manquait de sérieux aux yeux de tous.

Le problème principal de la Bibliothérapie est qu’elle n’est pas vraiment reconnue en France. Il n’existe pas réellement de formation médicale sérieuse sur le sujet. A l’inverse, les pays anglo-saxons ont exploité le filon en s’orientant énormément vers les livres de développement personnel pour accompagner les patients dans les thérapies associées à troubles psychologiques. Mais si les essais sont nombreux depuis 1914, les méthodes sont difficiles à prouver et à reproduire, et les résultats bien minces.

Par ailleurs, la Bibliothérapie manque de crédibilité : soigner par les livres est vu comme une énième thérapie artistique de médecine douce qui n’a d’autre but que d’apporter une solution fragile et d’apparence placebo. Même les médecins ne la conseillent pas par peur de donner une mauvaise image, excepté en accompagnement d’un traitement médical, et encore… Le Docteur Bonnet l’évoque d’ailleurs dans sa thèse.

En France, une seule formation à la Bibliothérapie existe. Elle est réalisée par la romancière Régine Détambel à Montpellier et est associée à une démarche créative d’écriture et de lecture à voix haute. Elle est appelée « Bibliocréativité » et a pour but, selon les propos de l’auteure d’ouvrir chacun à sa propre créativité à travers la littérature. Dans les diverses interviews qu’elle a accordées et relayées sur son site de formation, l’auteure explique que son approche délaisse les livres de développement personnels au profit des romans, de la poésie. Le thème du livre, des émotions qu’il apporte et la sonorité du langage sont des aspects essentiels de sa thérapie, ainsi que la lecture en groupe.

Vers un bibliothécaire thérapeute ?

Personnellement, je trouve très intéressant l’idée que l’on puisse intégrer cet aspect « thérapeutique », de prescription de lecture dans le cadre du travail de bibliothécaire (ou de libraire).

Imaginez : vous êtes déprimé pour une raison quelconque (peine de coeur, décès d’un être cher, accident) et au lieu de prendre des médicaments assez costauds pour dormir ou être moins déprimé, vous allez voir votre bibliothécaire qui va vous conseiller un livre pour vous remonter le moral. Ce serait vraiment bien ! Cela impliquerait bien sûr que votre professionnel du livre dispose de connaissances suffisantes pour trouver le livre qui réponde à votre besoin, et détermine votre profil de lecteur. Mais ce n’est pas impossible.

Cela apporterait également de la valeur au travail des bibliothécaires en général et surtout ceux présents dans les hôpitaux et dont le travail consiste souvent en réalité à ranger les livres de la bibliothèque hospitalière. Un travail conjoint entre médecin et bibliothécaire concernant une prescription de lecture apporterait un meilleur soin aux patients et une spécialisation au bibliothécaire.

Une conservatrice de Bibliothèque, Françoise Alptuna s’est intéressée au sujet dans un mémoire de thèse intitulé Projet de médiathèque en hôpital psychiatrique. L’exemple du Centre hospitalier spécialisé de Maison-Blanche dans le cadre de son Master à l’ENSSIB en 1993. Elle résume en partie son mémoire dans un article dédié à la Bibliothérapie sur le site de l’ENSSIB et intitulé sobrement : Qu’est ce que la bibliothérapie ? Dans cet article, elle évoque le travail possible et positif des bibliothécaires à titre thérapeutique auprès de publics en difficultés (personnes âgées, enfants à problèmes, handicapés), de personnes en réinsertion suite à un problème d’addiction ou encore de publics incarcérés dans le cadre de certaines études. Mais appliquer ce travail de manière quotidienne dans des hôpitaux (psychiatriques) nécessiterait pour les bibliothécaires une formation en matière de santé, chose actuellement inexistante.

En effet, même si la formation de Régine Détambel pourrait convenir à un bibliothécaire dans sa pratique quotidienne de bibliothèque auprès de ses lecteurs pour apporter du soutien et du réconfort, elle n’apporte pas cependant l’éclairage médical nécessaire pour comprendre les pathologies des patients.

Par ailleurs, la majorité des bibliothèques hospitalières sont constituées de bénévoles. C’est dire le peu de place apporté à la culture en tant que soin dans les milieux hospitaliers, à moins d’un partenariat local avec une bibliothèque.

Quelques idées de lecture pour aller plus loin

A défaut de vous proposer un panel de livres de Développement personnel, j’ai préféré me concentrer sur le répertoire classique, comme dirait le Dr Bonnet, avec quelques livres pratiques et récents sur la bibliothérapie proposant des prescriptions de lecture. Je vous en proposerai deux :

Tout d’abord, Remèdes littéraires, Se soigner par les livres de Ella Berthoud et Susan Elderkin publié aux éditions JC-Lattès, aborde sous forme de dictionnaire thématique, des propositions de lecture en fonction de mots-clés. Il est agrémenté d’encarts amusants sur les « maladies de la lecture » comme avoir peur de finir son livre ou être rebuté par le battage médiatique d’un livre. Il comporte aussi des Top 10 thématiques de livres comme les livres à lire quand on a un rhume, quand on a 80 ans, en cas de rupture, pour soigner les xénophobes. Le petit bémol de l’ouvrage est qu’il renvoie souvent à des romans de littérature étrangère souvent difficile d’accès, mais il est idéal si l’on souhaite picorer des idées au hasard des mots et se dénicher de nouvelles lectures.

Ensuite, l’ouvrage Bibliothérapie, 500 livres qui réenchantent la vie, des blogueuses Héloïse Goy et Tatiana Lenté du site Peanut Booker, chez Hachette. On y trouve 15 thématiques de lecture avec à chaque fois une quarantaine de titres, soit détaillés sous forme de récits, soit proposés en format marque-page ou plus brièvement en post it. Chaque chapitre commence par un appel imaginaire à un Docteur Livre imaginaire présent pour soigner le mal. Il s’ensuit un dialogue sur une lecture entre les deux auteures sur la page suivante, proche d’un blabla de magazine féminin parisien. En fin d’ouvrage, on trouve une compilation de l’émission Playlivre de Canal+ (si j’ai bien compris), qui détaille les livres favoris de personnalités littéraires, politiques en fonction de certaines situations. Si le livre a le mérite d’être beau, j’ai nettement préféré le site Peanut Booker dont il est issu, car les thématiques sont plus vastes sur le site et les fiches lecture plus développées. On y retrouve l’esprit des deux auteures : un peu impertinent, de génération Millénial, avec un vocabulaire adapté à la tranche 20-25 ans. Néanmoins, l’ouvrage est une bonne mise en bouche pour le site, les thématiques proposées sont intéressantes (Rire aux éclats, Apprendre à vivre de mes blessures, stimuler ma libido…) et l’onglet concernant les personnalités apporte un petit plus.

Si vous souhaitez une approche plus médicale sur le sujet de la Bibliothérapie, l’Association francophone de Bibliothérapie propose une bibliographie des thèses développées sur le sujet ces dernières années sur sa page facebook. Je vous renvoie également à l’article de Léa Guidi que j’ai cité au tout début, car il est très bien construit et nettement plus détaillé que le mien.

Pour conclure cet article, je dirais que je ne pense pas que l’on puisse résoudre tous ses problèmes avec des livres. Cependant, un livre adéquat peut être un bon début pour soigner sa pathologie si l’on se sent seul, ou que l’on rechigne à aller voir un thérapeute, que l’on souhaite se distraire ou tout simplement comprendre ce qui nous arrive. Un livre est le meilleur antidépresseur qui soit.

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Bilan lecture de fin d’année 2020 et projets 2021

Les vacances de Noël sont là et je vais prendre quelques jours de repos d’ici le 1er janvier. Je vous propose un petit bilan de mes lectures 2020 avec ses tops et flops, de mes projets accomplis cette année, ainsi que quelques informations exclusives sur mes projets à venir pour le blog en 2021

Bilan lecture 2020

En 2020 lu 60 livres. Notez que je ne chronique pas tout et qu’il n’y a pas 60 vignettes sous ce paragraphe mais l’information est vraie, il faudra me croire sur parole… 🙂

Ce chiffre, je le trouve ridiculement bas. J’ai bien quelques excuses pour justifier ce résultat dont mon déménagement en juin pour une nouvelle région. Mais pour être honnête, mon plus grand obstacle reste mon téléphone portable, sur lequel je passe beaucoup trop de temps, et qui grapille des heures que je pourrais consacrer à la lecture. En résulte une grosse frustration de ne pas lire plus, donc ce sera certainement un de mes objectifs 2021 (avec me débarrasser de mon addiction à mon téléphone ! )

Coups de coeur et Flops lectures 2020

Evoqués durant mon live Instagram réalisé le 20/12/2020 (que tu pourras retrouver sur mon compte Instagram rubrique Live IGTV ), j’ai eu trois coups de coeur lecture cette année. Les voici :

Il s’agit de Les secrets du Premier Coffre de Fabien Cerutti, La 25ème heure de Feldrik Rivat et Les Nocturnes de Tess Corsac. Tu peux retrouver mes chroniques sur chacun des livres en cliquant sur leur titre pour le détail. Pour résumer, ce sont tous les trois plus ou moins des uchronies liées à l’Histoire ou la Science, autrement dit des mondes imaginaires ayant pour base un présent réel dans lequel un élément fantastique ou magique vient s’interposer pour créer une autre réalité. J’ai remarqué que c’était un genre (ou du moins une thématique) que je plébiscite souvent dans mes choix de livres car j’aime réfléchir à aux réalités alternatives 🙂

A côté de mes coups de coeur, j’ai eu aussi des flops littéraires cette année :

Il s’agit de Sauvage de James Bradbury, Cendres de Johanna Marines et Moitiés d’âme d’Anthelme Hauchecorne. Pour le détail, tu peux aussi cliquer sur les titres des livres qui te renverront à mes chroniques détaillées. La plupart du temps, j’ai quand même trouvé des qualités aux histoires mais j’ai été déçue soit par la construction du récit, soit par une allergie à un personnage ou tout simplement parce que je n’ai rien compris à l’histoire. Sur ce dernier point, je pense que j’ai un problème avec les auteurs contemporains ou de Nature Writing américains. Je ne sais jamais où ils veulent en venir dans leurs récits ! Mais je ne désespère pas de trouver un livre qui pourrait contredire cette impression…

Mon profil de lecture

J’ai voulu réaliser quelques statistiques concernant mes lectures afin de me rendre compte de mon profil de lectrice et envisager de m’ouvrir à d’autres genres, types ou thèmes. Je sais, c’est un peu tordu comme principe, mais cela peut s’avérer éclairant sur ses pratiques personnelles. En voici le résultat pour l’année 2020 :

Concernant les types de livres, sur 60 livres, j’ai lu : 42 romans, 26 nouvelles, 3 Bande-dessinées, 2 biographies, 2 beaux-livres, 1 recueil de contes et 1 documentaire de psychologie. J’en déduis que je suis amatrice de romans ! J’ai commencé à lire des nouvelles il y a peu, suite à une sorte de panne de lecture pendant le Pumpkin Autumn Challenge, et cela m’a plutôt réussi. Pour les autres types comme les documentaires ou les BD, cela était lié à une thématique qui m’intéressait ou pour respirer entre deux romans. A force de lire des pavés, on a parfois envie de varier les plaisirs…

Parmi ces livres, on retrouve les genres et thèmes suivants : 19 romans de Fantasy, 15 romans de Fantastique, 5 romans policiers, 5 Romances, 4 romans steampunk, 4 romans historiques, 2 romans gothiques, 2 western, 2 romans de Nature Writing, 1 roman contemporain, 1 roman post-apocalyptique, 1 documentaire de psychologie, 1 biographie sur l’écriture. Certains romans sont difficiles à classer car ils entrent parfois dans deux catégories. J’ai donc pris le genre qui était le plus marquant dans ce cas de figure. Mais au sujet de ce mélange des genres, j’ai noté que j’avais tendance à lire des uchronies historiques (Fantastique + Historique ou Fantasy + Historique), du Policier steampunk et de la Fantasy steampunk. Je suis étonnée de pas trouver plus de romans steampunk dans mes lectures alors que c’est un genre que je plébiscite beaucoup.

Pour finir, je lis principalement de la littérature adulte ( 31 documents), mais aussi de la jeunesse (16 documents) et du Young Adult ( 12 documents). Le résultat m’a surprise, car j’ai l’impression de lire beaucoup de Young Adult mais visiblement ce n’est pas le cas…

En conclusion, je suis une lectrice de romans adultes de Fantasy en général, avec des subtilités sur ce que j’entends par Fantasy (car il y a des croisements de genre et des sous-genres dans mes lectures).

Littérature et inclusion

Dans le club lecture Les littéravores dont je fais partie, nous avons eu une discussion sur nos PAL lues de l’année, et certains sujets d’actualités comme l’inclusion. Voici quelques questions qui en sont ressorties :

Est-ce que je lis plus d’auteures que d’auteurs ? La réponse est non. Sur 60 livres, seulement 27 lectures ont été écrites par des femmes. Curieusement, j’ai toujours l’impression de lire beaucoup plus d’auteures que d’auteurs, mais ce n’est pas le cas.

Est-ce que je lis de la littérature incluant concernant la communauté LGBT+ ? Oui, mais pas assez : seulement 8 livres dans mes lectures 2020 : Le phare au corbeau de Rozenn Illiano, le recueil de nouvelles collectives Félin, Peau d’Homme de Hubert et Zanzim, Sauvage de James Bradley, Je suis fille de rage et Un Royaume de vent et de colères de Jean-Laurent Del Socorro, Félines de Stéphane Servant, Le Prince et la couturière de Jen Wang.

Est-ce que je lis de la littérature incluant des personnages noirs ? Presque pas. J’en compte seulement deux dans mes lectures 2020 : Je suis fille de rage de Jean-Laurent Del Socorro et Engrenages et Sortilèges d’Adrien Tomas. Je n’y pense pas et surtout je n’en connais que très peu. Et je dois avouer que parmi les genres que je plébiscite (Fantastique et Fantasy), ce n’est pas courant d’en rencontrer ou ils ne sont pas mis assez en avant.

Bilan de mes objectifs 2020

L’an dernier à la même époque, j’ai réalisé un bilan 2019 avec des objectifs pour l’année 2020, et j’y suis revenue plus tard après mon déménagement pour annoncer quelques changements. Qu’ai-je accompli cette année par rapport à ces propositions ? Ai-je tenu mes engagements ?

J’ai réussi à tenir mon journal de mes lectures de l’année 2020 : cet article en est l’aboutissement ! Ma technique est de noter mois par mois mes lectures, en prenant comme pense-bête mes publications sur le blog. Cela peut sembler inutile, mais je trouve que c’est un outil d’étude précieux pour évaluer ses lectures.

J‘ai réussi à maintenir mon planning de publication pour le blog et je produis deux à trois articles par semaine, toutes les semaines. J’avoue que c’est parfois difficile en veille de vacances ou quand la fatigue s’en mêle. Cependant, j’ai compris à quel moment m’octroyer des plages de repos et surtout à relativiser vis à vis des publications. Mon astuce : ne pas tenir un planning rigide avec des sujets précis mais en avoir plusieurs en tête et réaliser celui qui me plaît le plus ou me demande le moins d’énergie selon mon état.

J’ai lancé deux types d’articles nouveaux dans l’année pour mettre en valeur la sphère littéraire. Le premier est regroupé dans ma rubrique Vie de Lectrice et regroupe des mode d’emplois ou des interrogations vis à vis de pratiques littéraires de la blogosphère. Le but est de vulgariser ces pratiques au grand public pour lui faire découvrir combien c’est passionnant et que l’on peut s’amuser avec les livres. Le second est ma veille littéraire du net, dans la rubrique du même nom. Il s’agit de partager mes découvertes autour de la sphère littéraire à l’ensemble de mes abonnés. Cela m’oblige à sortir de ma zone de confort parfois pour l’alimenter mais c’est très enrichissant.

J’ai rejoint deux communautés de blogueurs littéraires dans l’année. La première en ouvrant un compte Instagram pour le blog, ce qui m’a fait découvrir de nouveaux passionnés de livres avec qui j’échange de temps en temps. La seconde avec le club Lecture Les Littéravores, où je retrouve 11 amoureuses de livres, provenant d’univers différents, et avec qui j’ai des conversations passionnantes.

J’ai participé à 5 challenges au cours de l’année avec plus ou moins de succès : Les irréguliers de Baker Street, Le Mois Américain, Pumpkin Autumn Challenge, les challenges du PLIB 2020, Le Ho Ho Ho challenge (actuellement en cours). J’ai appris à réaliser une PAL thématique, à moduler mes lectures pour ne pas tomber en panne, et quelques astuces pour éviter de se laisser déborder. C’était très enrichissant et cela m’a donné des idées pour construire mon propre challenge en 2021.

J’ai été jurée pour un prix littéraire autour de la Littérature de l’Imaginaire avec le PLIB. Même si je ne participe pas à nouvelle édition pour des raisons que j’ai déjà évoquées dans mon bilan de Jurée, j’en retire une expérience intéressante qui m’a fait rencontrer d’autres blogueurs et lire des livres situés hors de ma zone de confort.

Un des écueils de cette année, est que je n’ai pas réussi à avancer sur mon roman dédié au personnage de Miss Chatterton comme prévu. Mais je me suis inscrite à un premier atelier d’écriture de Janvier à Mai à Lyon, et un second en Ardèche, actuellement suspendu à cause de la crise sanitaire. J’ai aussi commencé à suivre la Masterclass d’écriture de Cécile Duquenne sur internet. Cela m’a aidée à envisager plus sereinement l’écriture et à construire un peu mieux mes récits. Je ne désespère pas de réaliser une histoire plus travaillée d’ici deux ans.

Je n’ai pas réussi non plus à terminer ma PAL avant le festival des Imaginales 2020, mais je ne pense pas que cela soit possible… car j’ajoute des livres tous les mois ! Donc, disons que cela se fera dans le temps…

Mes objectifs 2021

Mon idée principale est de faire avancer ce blog pas à pas. Donc pour l’année 2021, j’ai prévu de :

Lire plus : Comme mon amie Babitty du blog Histoire Naturelle de Bibliophiles, je vais me consacrer au moins une fois par semaine à une soirée lecture. Et surtout, me prévoir des weekend déconnectés, sans téléphone.

Proposer de nouveaux articles sur les ateliers d’écriture : cette rubrique n’a pas été actualisée depuis au moins juillet 2020. J’ai quelques biographies d’auteurs connus que je souhaite synthétiser pour en réaliser des articles à défaut de proposer de réels ateliers pour le moment.

Proposer mon propre challenge littéraire : c’était déjà un projet en 2019 et il se concrétise. Après avoir passé un an à essayer d’autres challenges et à réfléchir à un thème, je lancerai mon challenge en Avril 2021 sur mon blog et les réseaux sociaux. Je garde pour le moment le thème secret, ce sera une surprise. J’espère que tu seras au rendez-vous. 🙂

Animer un rendez-vous mensuel en live autour d’un thème littéraire : En 2021, j’ai comme projet d’animer un live autour de la littérature Steampunk pour te la faire découvrir. Cela prendra la forme de rendez-vous, chaque dernier dimanche du mois, autour d’une thématique qui regroupe trois livres steampunk. Je réalise ce live en partenariat avec French-steampunk.fr. La seule chose qui reste à définir est le choix de l’outil de diffusion, mais je te tiendrai au courant assez rapidement.

Voilà pour ce bilan 2020 et mes perspectives 2021. Cet article était long, aussi je te remercie de ton courage pour l’avoir suivi jusqu’au bout. Afin de te récompenser, voici un gif rigolo

Je prends une pause bien méritée pour la période des fêtes, donc il n’y aura pas de publication avant le 1er janvier 2021. Je te souhaites de passer de bonnes fêtes à toi et à tes proches. 🙂

Bûche et galette des rois,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Acheter ses livres sur Amazon plutôt qu’en librairie ou choisir entre l’éthique et l’économie

Tiraillée entre l’envie d’acheter mes livres de façon éthique et celui de moins dépenser d’argent, je me suis retrouvée devant un dilemme concernant Amazon. Quel tort cause-t-il au marché du livre traditionnel ? Quels en sont ses avantages et ses inconvénients ? Les librairies devraient-elles l’affronter ou évoluer ? Quelques éléments de réponse dans cet article non exhaustif sur le sujet…

D’abord, pourquoi aime-t-on utiliser Amazon ?

Sans refaire l’histoire de la création d’Amazon, je vais surtout parler de ses atouts pour les lecteurs. Cela tient en une liste de services plutôt avantageux :

  • La livraison à 0.10 euros : contrairement aux livraisons par des éditeurs ou libraires qui gravitent autour de 5 euros, voire plus selon le livre, Amazon propose un tarif défiant toute concurrence. Et encore, avant la loi anti-Amazon (j’y reviens dans la partie 2), cette livraison était gratuite !
  • Les listes d’envies (ou favoris) : Il est possible de réaliser des wishlist sur Amazon depuis très longtemps afin de conserver des produits que l’on souhaite commander plus tard. Je n’ai pas réussi à trouver l’information mais je ne serais pas surprise qu’Amazon ait créé ce concept.
  • L’algorithme de recherche qui te conseille des lectures en lien avec tes achats : c’est le point fort d’Amazon depuis le départ. Même s’il est basé sur les préférences d’achat de ses clients, les données sont croisées avec le réseau social littéraire Goodreads, racheté par la firme en 2013
  • La vente d’occasion / le rachat : A une époque, Amazon rachetait des livres d’occasion pour les revendre en échange… de bons d’achats à utiliser sur Amazon. Je crois que ce service n’existe plus mais en tout cas, le site est une très bonne ressource quand on cherche des livres d’occasion et permet une comparaison rapide de prix avec le livre à l’état neuf.
  • La livraison rapide avec Prime : Quand on utilise le service, il est possible de se faire livrer en 24h contrairement à 2-5 jours pour un autre site internet.
  • Les ebooks pas chers : Avec Amazon Kindle, il est possible d’acheter des ebooks souvent pas chers, pour alimenter sa liseuse Amazon et dispose d’un catalogue assez important.
  • Des droits d’auteurs plus importants pour les auteurs d’ebooks auto-édités : C’est une réalité, quand un auteur est édité en Maison d’édition il gagne en moyenne 9% du prix de revient de son livre contre 30% sur Amazon (cf mon article Combattre les idées reçues autour des livres auto-édités).

Quels sont les revers de l’utilisation d’Amazon ?

Sans pour autant chercher à te culpabiliser concernant les achats que l’on peut passer sur ce site, je tenais à signaler quelques faits concernant le libraire américain et les mesures prises en France le concernant.

L’entreprise américaine préfère le profit au bien-être de ses employés. Tous les ans, un article au moins est publié à ce sujet et le confinement n’a pas arrangé les choses. Lors du premier confinement, des employés aux Etats-Unis, en France et en Italie se sont mis en grève pour protester contre l’entreprise qui ne leur donnait pas les moyens de se protéger face au virus alors que le nombre de préparation de colis et de livraison étaient dignes d’une période de fête. En dehors de la crise sanitaire, Amazon a été longtemps pointée du doigt pour la limitation des pauses des employés, la pression hiérarchique, les licenciements abusifs, utilisant même des robots pour surveiller ses employés. Pire encore, l’entreprise facilite le travail précaire en proposant des petits jobs sur le site Amazon Mechanical Turk où les employés réalisent des tâches que les robots ne peuvent pas effectuer pour parfois 5 centimes, et cela sans fiche de paie ni mutuelle.

La livraison rapide se fait au détriment du trafic urbain. Savais-tu que le géant était à l’origine de la plupart des embouteillages dans les grandes villes ? Dans un article du New-York Times qui date de 2019, on t’explique que les livraisons réalisées à New York sont responsables de la paralysie de la circulation, mais aussi parfois d’accidents car les chauffeurs se garent sur des trottoirs, des voies vélo faute de place. Et cela amplifie la pollution déjà bien présente dans les centre-ville. Sans aller jusqu’aux Etats-Unis, j’ai déjà vécu ce genre de situation en France où habitant à Lyon, le livreur se garait dans la rue en double-file au pied de mon immeuble pour pouvoir donner un colis… ou ne livrait pas du tout faute de place pour se garer.

Afin d’écraser la concurrence, Amazon a mis en place un tarif ultra-réduit pour ses frais de livraisons. En France, le gouvernement a mis en place une loi appelée officieusement la loi Anti-Amazon en 2014, afin de l’obliger à faire payer des frais de port et de rétablir une forme d’égalité de livraison. Mais le libraire américain l’a contournée en proposant une livraison à 0.10 euros symbolique, le plaçant toujours aussi avantageusement dans le domaine des frais de ports. Actuellement, une proposition gouvernementale est à l’étude pour faire baisser les frais postaux pour l’envoi de livres et soutenir les libraires indépendants.

Jeff Bezos, patron d’Amazon, a mis très longtemps avant de payer ses impôts associés à son entreprise en France. En 2019, il a indiqué dans un communiqué qu‘il avait réglé à l’Etat Français 250 millions pour ses impôts de 2018 concernant sa société. Il utilise comme siège de société le Luxembourg pour la zone Europe de ses activités afin de justement payer le moins d’impôts possible dans les pays européens. On ne peut donc pas dire qu’il contribue à l’économie de notre pays à ce sujet, même s’il apporte des emplois en créant des plateforme logistique en France.

Pour finir, concernant les ebooks vendus avec sa liseuse Amazon Kindle contiennent un DRM qui n’autorise pas leur lecture sur une autre liseuse. Les liseuses Amazon n’autorisent pas non plus l’intégration d’ebooks en dehors de ceux présents sur son catalogue. Donc, finalement tu n’es pas libre de tes achats et complètement dépendant des prix présents sur son site. A titre de contre-exemple, je citerai son concurrent la Fnac avec la liseuse Kobo, qui te permet d’intégrer des livres absents de son catalogue, s’ils sont en format epub ou pdf.

Et si on ne veut pas acheter de livres sur Amazon ?

De nombreuses initiatives existent sur internet et IRL.  J’en ai recensé quelques unes, mais ce n’est pas exhaustif.

Tout d’abord, le plus simple : Acheter directement en librairie ! Il existe de nombreuses librairies pour peu qu’on habite dans une ville moyenne. Certaines sont indépendantes, d’autres sont des chaînes (Fnac, Cultura, etc…) Personnellement, j’adore le concept de café-librairie qui me semble original. Mon seul défaut est de me croire dans une bibliothèque et de trop faire chauffer ma carte bancaire…

Si tu souhaites te faire livrer des livres neufs depuis une librairie, il existe deux sites de regroupement de librairies  : librairiesindépendantes.com et Leslibraires.fr. Ils te proposent de chercher dans les stocks de nombreux libraires, des livres que tu peux réserver en magasin ou te faire livrer à domicile. Si tu veux une liste plus complète pour trouver des romans et des comics, je te renvoie à ma veille littéraire n°21

Il existe une application appelée Amazon Killer qui cherche un livre que tu as trouvé sur Amazon dans une librairie près de chez toi afin de privilégier l’achat en librairie ou via le site d’un libraire.

Tu peux aussi acheter des livres directement auprès de ta maison d’édition préférée quand cela est possible. En littérature de l’imaginaire, les éditions du Chat Noir, les éditions Les Moutons électriques et les éditions ActuSF proposent ce service.  Le gros avantage est que cela rémunère directement la maison d’édition en question, qui ne passe pas par un distributeur pour ses ventes.

Concernant les ebooks, on trouve d’autres plateformes qui proposent du format EPUB, compatible avec de nombreuses liseuses ou tablettes, ce qui permet de regrouper sa bibliothèque numérique en un seul endroit et de fréquenter différents catalogues. Pour ma part, comme je suis friande de littérature de l’imaginaire, je vais sur le site Emaginaire.com qui regroupe de nombreuses maisons d’éditions de SFFF. Tu peux aussi utiliser le logiciel Calibre pour casser le système de DRM de ta liseuse Kindle et t’éviter les soucis évoqués plus haut. Le blog Callipédie te propose un tutoriel à ce sujet.

Si tu préfères acheter d’occasion des livres moins récents ou récents, tu peux passer par un bouquiniste ou un site spécialisé. Je te renvoie à mon article sur les plateformes qui existent pour une liste plus complète. De mon côté, je suis une grosse adepte de Vinted pour des romans récents et de Momox pour des livres plus rares. Petite anecdote :  Momox est un des revendeurs principaux sur Amazon pour les livres d’occasion. Donc quand tu achètes un livre d’occasion sur Amazon, une fois sur deux, il provient de ce site ! Si tu souhaites des conseils sur comment chercher un livre sur le catalogue de Vinted, va jeter un oeil à mon article sur le sujet. 🙂

Parce que l’algorithme d’Amazon se base sur ce que les gens ont consultés le plus fréquemment, pas forcément sur ce qui est en rapport avec le produit choisi, même avec Goodreads, tu peux aller sur un réseau social littéraire pour trouver des idées lecture (ex : Babelio ou Livraddict). Tu peux aussi demander conseil à des libraires, des bibliothécaires ou t’abonner à des blogs des booksta, des booktube ou encore lire mon article  » chais pas quoi lire » pour te faire sortir de ta zone de confort.

Vers une évolution des librairies ?

Concrètement, qu’est-ce qui me fait acheter sur Amazon ?

Je répondrais en toute franchise : la facilité. Quand je commande un livre, je l’ai rapidement, avec un système de paiement en ligne simple et sans avoir à me déplacer. Je gagne du temps en me fiant à un seul site internet au lieu de plusieurs, sans  me rendre dans une librairie où il est possible que je ne trouve pas ce que je cherche.

Que proposer pour rendre le commerce du livre traditionnel attractif ?

Les librairies n’auront jamais l’envergure logistique d’Amazon. Cependant, leur point fort réside dans le conseil personnalisé, le rapport de confiance qu’elles peuvent développer avec leur client, mais aussi grâce aux événements littéraires organisés avec des auteurs.

Mais…demain, on ne bougera pas de notre canapé pour sortir et on se fera livrer absolument tout, ne nous leurrons pas ! Le confinement nous en aura donné un aperçu avec une montée en croissance du phénomène en cas d’épidémie mondiale.

Comment dans ce cas, encourager les librairies à s’adapter ou à évoluer, afin de nous motiver à nous déplacer plutôt que de commander en ligne ?

Des initiatives existent déjà ou sont à inventer :

  • en proposant une expérience de visite originale comme un café-librairie, une péniche-librairie, une librairie-ambulante, voire une spécialisation thématique.
  • en permettant au client de lire sur place et d’emporter le livre qu’il n’a pas terminé comme dans les mangas-cafés.
  • en ayant une attitude  ouverte et pas « snob » face à des demandes de lecture dite « populaire ».
  • en s’implantant ailleurs qu’à Paris. La province a du bon aussi. Quand on sait que sur 3200 librairies en France, 935 sont en région Île de France et 700 à Paris intra-muros, cela ne permet pas une répartition égalitaire sur l’ensemble du territoire.
  • en ouvrant un commerce dans des zones où il n’y a pas accès à la lecture.
  • en proposant un tarif d’envoi postal réduit pour les libraires.
  • en devenant complètement digitale ? Qui sait, le futur est peut-être dans le virtuel finalement? Par exemple, la Librairie Jeunes Pousses spécialisée dans l’auto-édition est totalement virtuelle.

Parce qu’il faut bien conclure…

Personnellement, j’ai fait le choix de ne plus utiliser Amazon pour l’achat de mes livres. Pour autant, j’achète sur les salons auprès des maisons d’édition ou d’occasion sur Vinted… rarement en librairie. Le reste du temps, j’ai accès à des livres récents par mon travail (je suis bibliothécaire) donc j’éprouve rarement le besoin d’en acheter beaucoup.

Mon cas mis à part, posons la question qui fâche : Qui va encore acheter des livres en librairie ? Sont-elles réservées à un public particulier ? La lecture numérique ou l’auto-édition bouleverseraient-elles le mode d’acquisition plus classique des livres ?  La lecture étant un loisir toujours aussi plébiscité de nos jours, je m’interroge… et je n’ai pas la réponse à cette question.

Et toi, qu’en penses-tu ? As-tu des idées à proposer pour améliorer l’attractivité des librairies ? Connais-tu des initiatives pour contrer l’achat sur Amazon ? Dis-moi tout en commentaire 😉

Colis et click and collect,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Mes séries fétiches à regarder à l’Automne

Les feuilles tombent, le brouillard se lève et je n’ai qu’une envie : me blottir dans le canapé sous un plaid avec un Spice Latte en regardant une série. Envie de frissonner ? Envie de cocooner ? J’aime bien les deux. Je te propose quelques titres si tu es en panne d’inspiration. Sors le pop-corn, c’est l’heure du film !

Les séries pour se faire peur

American Horror Story saison 3 Coven, relate le rassemblement et l’éducation de jeunes sorcières du XXIème siècle aux pouvoirs incontrôlables, dans un pensionnat de la Nouvelle Orléans. Sauf que… la « Suprême », autrement dit la chef, âgée et malade, ne souhaite pas laisser sa place à la future jeune sorcière destinée à lui succéder. Comme personne ne sait qui est la potentielle nouvelle suprême, toute la saison va consister à deviner son identité. En parallèle, nous ferons connaissance avec Marie Laveau, une sorcière vaudou légendaire de la Nouvelle Orléans qui hait les sorcières blanches, ainsi que Marie-Delphine Lalorie, une ancienne bourgeoise franco-créole accusée d’avoir torturé des centaines d’esclaves noirs au XVIIIème siècle. Plus que de l’effroi, c’est surtout de l’horreur qu’à suscité chez moi cette troisième saison avec des scènes gores, un viol, un tueur en série, etc… Ceci dit, malgré l’hémoglobine, des longueurs et un scénario parfois digne d’un mauvais remake de The craft, j’ai apprécié l’ambiance très sorcière et les sujets sérieux abordés derrière le paranormal comme la vieillesse, le racisme ou l’amour filial. Pour information, American Horror Story est une série dont les saisons peuvent se regarder séparément, et avec souvent le même casting d’acteur dans les rôles principaux. J’ai également adoré la saison 2 intitulée Asylum, qui est plus flippante car centrée sur un asile psychiatrique avec un tueur en série et des monstres. 😉

Penny Dreadful commence à dater un peu, mais reste pour moi un incontournable en cette période de l’année. On y suit, sur trois saisons, une équipe digne de la ligue des gentlemen extraordinaires : Vanessa Ives au charme vénéneux, Sir Malcolm un riche aristocrate, Ethan Chandler un tireur hors pair et Victor Frankenstein, un jeune Docteur qui a commencé ses expérimentations de résurrection… Ensemble, ils vont essayer de retrouver Mina, la fille de Sir Malcolm qui a mystérieusement disparu et découvrir une lourde menace qui pèse sur un Londres Victorien noir et brumeux. Vampires, exorcismes et loups-garous seront au programme, ainsi que des personnages de légende : un Dorian Gray plus vrai que nature, Van Helsing, LA créature de Frankenstein,… J’ai apprécié la tension qui règne tout au long des premières saisons, le mystère qui entoure Vanessa Ives, les sujets de société abordés comme la condition féminine sous l’époque victorienne, l’immortalité… J’ai moins apprécié le jeu d’acteur de Eva Green qui s’enfonce dans la folie de façon lassante dans la saison 2. Malgré tout, cela reste une série délicieusement gothique qui te fera trembler dans ton canapé ! A noter qu’un spin off intitulé Penny Dreadful City of Angels est sorti cette année avec une action située à Los Angeles dans les années 30…

Cette semaine, j’ai découvert Kingdom sur Netflix. Il s’agit d’une série historique américano-coréenne qui mêle complots politiques et… zombies ! Tout commence par une mystérieuse maladie dont est atteint l’Empereur de Corée. L’Impératrice et son clan s’efforce de cacher son mal afin de conserver le pouvoir. Mais l’héritier illégitime de l’Empereur de Corée, le héros, va essayer de découvrir la vérité sur son père, ce qui va le forcer à fuir la Cour … pour battre la campagne avec son garde du corps. Ils vont tomber sur des zombies et essayer de les combattre… tout en s’efforçant de faire reconnaître la légitimité du Prince pour gouverner, alors que l’Impératrice est sur le point de donner naissance au futur Empereur. D’aventures en aventures, le Prince va gagner en notoriété auprès du peuple et devoir faire des choix difficiles. J’ai particulièrement apprécié tous les jeux de pouvoir présents dans la série, ainsi que la mise en scène des zombies qui est bien amenée et pas du tout nanardesque. Il y a une réelle tension à ce sujet dans toute la série et on se demande comment le héros va s’en sortir face cette invasion, en plus de tous ses autres problèmes. Par ailleurs, c’est la première fois que je regarde une série (à moitié) coréenne et j’apprécie particulièrement la mise en scène, complètement différente des films américains que j’ai l’habitude de voir. C’est un peu plus dramatique, les costumes sont différents (même si un peu trop propres à mon goût) et la manière de filmer aussi. Une petite parenthèse mi-zombie, mi-jeux politiques si tu es tenté. 🙂

Les séries cocooning

Ai-je déjà évoqué ma passion pour la série Un soupçon de magie (alias Good Witch en VO) ? Je pense que oui et dans un article assez long… Pour résumer, il s’agit d’une série dérivée de plusieurs téléfilms canadiens et mettant en scène Cassandra Nightingale, propriétaire d’une boutique de curiosité et d’un manoir Bed and Breakfast, dans une petite ville appelée Middleton. Pour résumer, Cassy aide quelqu’un dans chaque épisode à aller mieux grâce à ses talents de guérisseuse, de l’écoute, des proverbes, des cadeaux ou en lui faisant rencontrer la bonne personne. Car Cassy est une sorte de sorcière, mais en plus light que dans les autres séries. Elle ne jette pas de sorts, elle a juste des « intuitions » et un passé familial très lié à la ville. J’adore cette série pour son ambiance plus que son scénario. J’ai l’impression d’y retrouver un village perpétuellement en automne et une sorte de famille parfaite. Un vrai cocon de sérénité en 6 saisons et environ 5 téléfilms.

Virgin River est une série issue du roman éponyme de l’auteure Robyn Carr, dont la première saison est actuellement disponible sur Netflix. On y fait la connaissance de Melinda, jeune infirmière, qui décide de quitter Los Angeles pour repartir de zéro à Virgin River, une petite ville perdue dans les montagnes du nord de la Californie. A son arrivée, rien ne va : le médecin avec qui elle est censée travailler ne veut pas d’elle, et le logement qu’elle devait occuper est un taudis. Heureusement, elle va pouvoir compter sur une forte entraide communautaire et surtout celle de Jack Sheridan, le barman/chef du seul bar du coin qui est plutôt beau gosse. Peu à peu, on va comprendre que chacun des membres de cette communauté cache des blessures à cicatriser ou des secrets à ne pas dévoiler. Mais contrairement à une série comme Big little lies ou Desperate Housewives, ici, pas de gros drames. Juste de magnifiques paysages, une communauté soudée et une vie toute simple. J’ai beaucoup aimé l’ambiance village de cette série qui m’a rappelée celle de Good Witch mentionnée plus haut. Ici cependant, il y a plus de romance et de drame, et quelques réalités bien rudes de la vie à la montage. Une série addictive-doudou dont j’attends la saison 2 avec impatience.

The Librarians (ou Flynn Carlson et les Nouveaux aventuriers) est un petit clin d’oeil à mon métier dont j’ai dévoré les 4 saisons assez rapidement. On y suit les aventures de Flynn Carlson, le Bibliothécaire attitré d’une Bibliothèque magique qui conserve tout ce qui a trait à la magie, livres comme objets. La Bibliothèque (entité vivante) décide de lui a attitrer un nouveau Gardien, (sorte de garde du corps), en la personne de Eve Baird, car il est menacé par une secte criminelle qui veut détruire la Bibliothèque. Mais Flynn ne l’entend pas de cette oreille, lui qui s’est toujours débrouillé seul dans ses missions. Or, la secte a pour projet d’assassiner aussi les futurs nouveaux bibliothécaires et voilà Flynn et Eve obligés de protéger trois candidats potentiels : un voleur, une surdouée des chiffres et un cowboy passionné d’Histoire de l’Art. Au fil de leurs aventures dignes d’un Indiana Jones de série B, les bibliothécaires et le Gardien vont débusquer de nouveaux artefacts, combattre des méchants et créer une équipe de choc. Ce qui est très amusant dans cette série, c’est qu’elle ne se prend pas du tout au sérieux. Entre Flynn imbu de sa personne, Ezekiel Jones qui se la pète à voler tout et n’importe quoi, Cassandra qui invente la « Mathé-magie » et porte des tenues improbables, Eve qui joue à l’adulte pour gérer tout ce petit monde et Jacob obsédé par tout type d’architecture, on dirait une équipe d’aventuriers du pauvre à qui on aurait ajouté la magie en bonus. L’élément qui me fait hurler de rire à chaque début d’épisode, quand ils se rendent quelque part, ils se présentent en disant qu’ils sont bibliothécaires. Etles gens font comme si c’était normal qu’ils soient présents !!! Une série qui ne se prend pas au sérieux et revisite les contes et légendes du monde de manière improbable avec Noah Whyle en guest-star et à la production.. 🙂

Les séries un peu entre les deux

Grimm est une série développe un concept intéressant : elle reprend les contes des frères Grimm pour les adapter à la sauce XXIème siècle. Avec pour héros Nick Burkhardt, un inspecteur de police de Boston qui apprend qu’il est le descendant des frères Grimm au décès de sa tante, on passe vite des enquêtes au fantastique. Car les frangins allemands ne sont pas des conteurs, mais des chasseurs de monstres ! Sauf que ces monstres, appelés les wesen, ont une apparence humaine pour le reste du monde. Seul un Grimm peut les voir se métamorphoser. Face à cette découverte, Nick réalise une quête sur les origines des Grimm, accompagnée de la découverte de tous les wesen qui existent : le grand méchant loup, les ogres, les sorcières, les trois petits cochons, etc… qui se sont adaptés à la vie moderne mais conservent des instincts animaux. De saisons en saisons, notre héros beau gosse va se composer une équipe, et se retrouver mêlé à des combats qui dépassent son statut de mortel. Cette série m’a permis de retrouver un peu l’esprit de Buffy contre les vampires, surtout sur les effets spéciaux et l’esprit d’équipe. Et même si j’ai été déçue par sa fin, cela reste un très bon divertissement pour réviser ses contes de fées en 6 saisons !

Les nouvelles aventures de Sabrina est une nouvelle version 2019-2020 de la série Sabrina l’Apprentie Sorcière. On y suit la jeune sorcière qui vit dans une petite ville américaine à l’ambiance de Riverdale, avec ses tantes Hilda et Zelda et son cousin Ambrose qui tiennent une maison mortuaire. Sabrina doit faire un choix à son 16ème anniversaire : signer le livre du démon et rejoindre le monde des sorcières ou continuer à vivre sa vie de mortelle. Dur quand on ne souhaite pas quitter ses amis, d’autant que de nombreux secrets de famille vont perturber encore plus sa décision. Contrairement à la version de mon enfance, beaucoup plus légère et amusante, j’ai découvert ici une Sabrina plus sombre, associée au culte de satan et aux covent de sorciers et sorcières. J’ai trouvé intéressant la manière dont le culte des sorcières est complètement inversé vis à vis du catholicisme, et la misogynie dont font preuve les sorciers vis à vis de leurs consoeurs. J’ai apprécié le dépoussiérage de la série originale avec des personnages bi-sexuels et transgenres. J’ai adoré le jeu d’acteur des deux tantes ainsi que celui de l’actrice principale qui m’ont semblé convaincants pour un divertissement destinée aux adolescents. Une série qui parfois te fera frissonner, parfois te fera vivre des aventures amusantes avec la bande de copains de Sabrina, à l’image des deux mondes dans lesquels évoluent l’héroïne.

Voilà pour mes séries coups de coeur d’automne. Peut-être en as-tu à me conseiller ? Dis-moi tout en commentaire !

Fauteuils de cinéma et films en noir et blanc,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

J’ai un an…de blog

WordPress me l’a indiqué il y a peu, c’était l’anniversaire du blog samedi dernier. Un an d’écriture, de découvertes, de rencontres. Un an d’expérimentations surtout. Petit bilan de l’année écoulée…

Le début d’une aventure

Je n’en suis pas à mon premier blog. Après avoir créé le site Portdragon.fr et fait partie de l’équipe de French-Steampunk.fr, j’avais fait mes premières armes, et affûté ma plume.

Mais je trouve que c’est différent quand on travaille sur son projet personnel et toute seule. Il y a plus de craintes face aux problèmes techniques quand WordPress décide de changer de version sans vous laisser le choix ( Galilée et le système de blocs, utilisateur de wordpress, tu connais cela) . Et pas la possibilité de se faire remplacer sur un article quand je suis vannée le vendredi soir mais que je veux à tout prix publier ma veille littéraire pour le samedi matin 7h. Jouer la carte de l’indépendance a ses bons et mauvais côtés je trouve, mais cela reste très gratifiant de recevoir des commentaires intéressants sur un article réflexif ou un petit mot qui dit « ta chronique m’a donné envie de lire le livre ».

Ce blog est un moyen d’expression que j’ai voulu constructif. J’évite de trop m’épancher, sauf pour ce type d’article-bilan, parce que je ne pense pas que ma vie vous intéresse. Je préfère apporter des idées, des axes de lecture pour les livres, des découvertes afin de faire en sorte d’ouvrir le plus de gens au monde de la littérature. Cela peut sembler une ambition un peu moisie dite comme ça, mais c’est vrai. Internet et la littérature regorgent de trésors et garder un esprit curieux et ouvert permet d’en apprendre un peu plus sur le monde.

Je ne cours pas après le nombre d’abonnés, simplement j’espère que vous qui lisez mes articles en retirez quelque chose de positif. C’est ce qui compte pour moi. Et je dirais même, la base, c’est d’être lue !

Des expérimentations

Cette année, j’ai expérimenté le fait d’être jurée pour un prix littéraire de l’imaginaire : le PLIB. Cela a été une expérience très intéressante pour comprendre comment se monte un prix littéraire de l’intérieur. Et aussi une expérience amusante avec les différents challenges auxquels j’ai participé. Les deux plus intéressants sont restés le bingo du PLIB pour les actions à réaliser en plus de ses lectures, et l’épreuve des alliés qui m’a fait découvrir Shury, mon binôme de lecture et sa PAL complètement différente de la mienne. Cette expérience m’a fait également rencontrer de nombreux blogueurs littéraires qui ont chacun leur univers et soyons honnêtes, m’a fait aussi gagner des abonnés. Même si finalement je ne réitère pas l’expérience, j’en retire beaucoup.

J’ai également découvert Instagram et la blogosphère littéraire très bienveillante qui ne fait qu’enrichir ma wishlist d’une montagne de suggestions de plus chaque jour et, j’avoue parfois me fait culpabiliser de ne pas lire autant. Un comble pour une bibliothécaire ! Sur Instagram, j’expérimente la mise en scène de photos de livres. Je partage aussi mes voyages en lien avec un lieu littéraire ou mon chat qui roupille dans un coin improbable. Et je me mets tout doucement aux story pour raconter…du rien. Partager des trucs, poser des questions. Il faut savoir se détendre un peu aussi.

Enfin, j’ai adhéré à un club lecture et j’en parle peut-être un peu trop souvent, je l’avoue. Mais cela fait du bien de se retrouver en ligne sur Discord pour parler de nos lectures, tenter des challenges, échanges des astuces ou des ressources, s’envoyer des colis, ou tout simplement être ensemble. C’est une forme de lieu-refuge où il fait bon vivre car nous sommes peu et nous nous entendons bien. Je n’ai pas l’impression d’être noyée dans la masse comme dans un groupe facebook dédié à la lecture ou d’autres serveurs discord comme celui du plib.

Pour moi, ce blog est une forme d’expérience. Je découvre des choses nouvelles, j’apprends à petits pas et je repousse ma zone de confort. Au vu de mon investissement sur l’année écoulée avec les activités reliées au blog et le blog en lui-même, je me sens très fière de ce que j’ai pu accomplir.

Quoi de neuf en ce moment ?

Je me suis essayée à la vidéo sur Instagram dans le cadre de mon premier concours, et j’ai beaucoup apprécié. Je n’aime pas me voir en vidéo et j’avais déjà essayé de réaliser d’autres vidéos par le passé avec un montage lourd et un générique, mais le côté chronophage et mon sens du perfectionnisme m’avaient découragée. J’ai donc tenté quelque chose de simple, filmé d’un trait et tant pis pour les balbutiements pour ce premier essai. Cela m’a donné une idée de projet pour le mois de février autour de la vidéo, prévue initialement pour septembre (mais comme je suis une limace niveau exécution cela a pris du retard). Bref, attendez-vous à voir ma trombine en vidéo en février sur mon compte Instagram. Par contre, je ne lancerai pas de chaîne Youtube pour le moment, je préfère procéder par étapes. 😉

Je me suis réinscrite à un atelier d’écriture autour de chez moi et je suis censée commencer les séances samedi prochain, si la crise sanitaire le permet. J’ai hâte de retrouver un nouveau cadre d’expérimentation créative pour écrire des nouvelles et surtout me poser des défis vis à vis de l’écriture. Je suis actuellement bloquée concernant mon roman Miss Chatterton, Bibliothécaire de l’extrême et j’espère que ces ateliers, ainsi qu’un rendez-vous régulier avec moi-même me permettra de réaliser un premier jet. Ce sera un moyen d’assouvir une satisfaction personnelle et aussi de vous en faire profiter sur l’onglet dédié du blog. Je compte réitérer mes propositions de séances d’écriture et vous faire profiter de mes petites créations.

J’essaie de lire mais je suis devenue accro à mon smartphone et je passe plus de temps sur Instagram à regarder les lectures des autres qu’à m’occuper des miennes ! Du coup, pour le Pumpkin Autumn Challenge, je n’ai lu pour le moment que deux livres et j’ai entamé un troisième qui s’avère un peu fastidieux. Je pense me programmer des sessions lectures importantes pendant les vacances de la Toussaint pour combler mon retard et mon envie de lecture !

Des envies

J’aimerais pouvoir créer mon propre challenge lecture cette année. A force de participer à ceux des autres,cela m’a donné envie d’en créer un. Et si tout le monde y arrive, il n’y a pas de raison que je n’y arrive pas… sauf si je fais trop compliqué bien sûr ! 🙂

J’aimerais finir ma fichue Pile à A Lire de 100 livres, mais je pense qu’on peut tirer une croix là-dessus. Depuis que je travaille à nouveau en bibliothèque, je rapporte toutes les semaines à la maison de nouveaux livres, au grand désarroi de ma PAL qui me regarde de travers… 😀

Enfin, j’aimerais progresser sur mes publications Instagram pour avoir une cohérence sur mon compte et une meilleure diffusion. Cela peut paraître futile, mais j’ai noté que chez d’autres, avoir une couleur ou une manière de présenter était sympa et attractif. Cela ne change en rien le contenu de mes publications, mais j’aimerais progresser sur leur mise en valeur. Je viens pour cela d’ouvrir un compte sur Canvas pour développer des publications texte-image au lieu de me casser la tête à trouver la photo-qui-colle-au-sujet. Souvent, ce problème me fait retarder la communication d’un article publié le matin sur wordpress et diffusé en soirée sur Insta. Et je trouve cela dommage. Une meilleure diffusion sur mon Feed Insta permettrait à mes articles d’être mieux lus.

Des interrogations

Pour finir ce bilan, je voulais aborder quelques interrogations que j’ai eu dans l’année vis à vis du blog.

Ecrire des articles est très chronophage et mon déménagement pour une autre région en juin, n’a pas arrangé les choses. Il faut du temps pour se reconstruire un rythme de vie et je n’y arrive que maintenant. Cependant, j’avoue que certains vendredis, en rédigeant ma veille littéraire du net jusqu’à minuit pour le lendemain, parce que je n’ai pas pris le temps de le faire en semaine ou que j’étais trop fatiguée en revenant du travail, c’est assez dur.

Je me suis demandée si je n’allais pas ralentir le rythme sur les publications qui s’élèvent à deux toutes les semaines auxquelles s’ajoutent une troisième, une semaine sur deux. Ou peut-être faire plus court. Mais la synthèse me demande plus de travail car il faut réduire mon jet. Bref, pour le moment je garde ce rythme mais il n’est pas improbable que cela change si je suis trop fatiguée.

Je me demande sincèrement comment font les autres blogueuses. Ont-elles une vie sociale ? une famille ? un conjoint ? un travail ? Est-ce qu’elles s’embarrassent de retours sur livres aussi complets que moi ?

J’ai envisagé d’arrêter le blog pour ne publier que sur Instagram afin de me faciliter la vie. Mais je ne suis pas certaine que cela soit une bonne idée au vu de la longueur de mes articles. 🙂 Cependant, c’est une option que je garde en tête pour les moments où je suis trop fatiguée, afin de proposer quelque chose un jour de publication.

Voilà, mon blabla est terminé. Si tu es arrivé au bout de ce pavé, félicitations ! Voici un gif de lama beau gosse pour te remercier :

Gâteau et bougies d’anniversaire,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Combattre les idées reçues autour des livres auto-édités

Au mois d’août, j’ai eu la chance de recevoir en service-presse le roman auto-édité de Grégoire Laroque que j’ai beaucoup apprécié. J’ai beaucoup hésité avant d’accepter son offre, car je n’avais jamais eu de bons souvenirs de livres auto-édités par le passé. Cette expérience m’a fait réfléchir sur le sujet et je me suis demandée pourquoi les livres auto-édités avaient si mauvaise réputation et comment les mettre un peu plus en lumière. Car tout n’est pas mauvais dans l’auto-édition, loin de là…

Une mauvaise réputation

Avant le roman de Grégoire, je n’avais lu que deux romans auto-édités dans ma vie (oui, j’ai un peu honte). Je ne nommerai pas les titres, mais les principaux défauts que j’avais retenus à ces ouvrages étaient identiques.

Tout d’abord, les romans n’avaient pas fait l’objet d’une relecture approfondie, voire d’une correction, autant au niveau des fautes d’orthographe, des coquilles de texte ou plus grave, de sa cohérence.

Ensuite, l’illustration était rarement flatteuse. Je sais qu’on ne juge pas un livre à sa couverture, mais on ne peut nier que cela joue beaucoup pour son acquisition. Je ne compte pas les post bookstagram où un livre est mis en avant plus par son aspect que par son contenu (et je ne juge pas, je fais pareil).

Enfin et surtout, le livre manquait de légitimité. Dans ma tête, si ce livre auto-édité n’avait pas trouvé sa place chez un éditeur parce qu’il n’était pas assez bon pour être publié. Et par conséquent, j’étais bien moins encline à en lire le contenu… vu qu’une maison d’édition ne l’avait pas fait. Triste, mais véridique.

Ces réflexions m’ont amenées à penser que lire de l’auto-édition n’était pas pour moi, d’autant que j’en connaissais très peu. Et pour cause ! L’offre est méconnue car les auteurs auto-édités font eux-mêmes leur communication. Ils n’ont pas une maison d’édition pour l’assurer. Et en dehors des Salons où l’on trouve plus ou moins facilement des stands d’auteurs auto-édités, si je ne tombe pas dessus par hasard en librairie ou sur internet, je ne peux pas deviner qu’ils existent.

Un regard différent sur l’édition

Ces a priori ont vite volé en éclat après avoir lu le roman de Grégoire.

Son roman était bien construit, bien illustré, sans fautes d’orthographes et surtout, l’auteur avait CHOISI d’être auto-édité. Ma vision du monde s’est vue chamboulée. Pourquoi accepter de s’auto-éditer ? D’autant que son roman est bien écrit, et mériterait sa place dans une maison d’édition.

Grégoire m’a alors expliqué que son histoire ne correspondait à aucune ligne éditoriale connue et qu’aucun éditeur ne prendrait le risque de l’éditer pour cela. Par ailleurs, il préférait s’auto-éditer car ce mode de diffusion lui correspondait mieux et qu’il souhaitait tout gérer de A à Z concernant son roman. (cf mon interview de Grégoire sur Zilwa).

J’ai pris conscience que peut-être d’autres auteurs auto-édités suivaient la logique de Grégoire : l’intelligence de ne pas proposer un projet qui ne correspond pas à la ligne éditoriale d’une maison d’édition, le besoin de maîtriser sa création, et l’envie d’en récolter un peu plus de bénéfices aussi car un auteur auto-édité récupère plus d’argent sur son livre qu’en maison d’édition.

Cependant, cette liberté a un coût : en plus du travail d’écriture, il faut également s’assurer les services d’un correcteur, d’un illustrateur, et réaliser la promotion de son livre. En gros, ce qu’une maison d’édition propose lors d’un contrat et qui fait baisser la rémunération de l’auteur. C’est donc un travail de longue haleine pour un jeune auteur qui peut parfois décourager…Surtout s’il se retrouve confronté à un public qui a les a priori que j’ai mentionnés plus haut sur l’auto-édition. Il y a de quoi être admiratif envers les auteurs qui font ce choix.

Comment redorer l’image des livres auto-édités

Une meilleure information des auteurs sur l’auto-édition

En France, à l’heure actuelle, quand un écrivain souhaite faire publier son livre, il se tourne presque instantanément vers le circuit classique : les maisons d’édition. Il ne connaît pas les rouages de l’auto-édition et la confond souvent avec l’édition à compte d’auteur. Un vrai travail d’information et de recherche est nécessaire pour oser se lancer, et ce n’est pas toujours facile de le réaliser, surtout pour un premier roman. Ma copine Babitty du blog Histoire Naturelle des Bibliophiles a écrit un article assez intéressant sur le fonctionnement de l’Auto-édition avec Amazon comme angle principal et réalisé quelques interviews d’auteurs qui utilisent la plateforme. Je t’invite à aller lire son travail pour plus de détails. C’est une porte vers les coulisses du fonctionnement de l’auto-édition chez Amazon.

Améliorer la qualité des publications en auto-édition

Je jette un pavé dans la mare, mais une véritable relecture avec un travail de correction ainsi qu’une couverture attractive sont nécessaires pour qu’un livre auto-édité puisse donner envie au lecteur de s’y pencher et surtout combattre les clichés qui y sont associés. On peut avoir écrit une histoire formidable mais la forme reste un argument commercial fort auprès des lecteurs de nos jours pour réussir à vendre un livre.

Promouvoir l’auto-édition à son niveau

Si tu es lecteur ou bloggueur littéraire, mets en avant des coups de coeur lectures en auto-édition. Tu rends service à son auteur et en plus tu fais découvrir une pépite à d’autres lecteurs. Et hop, c’est l’effet boule de neige, auto-édition ou pas. Les blogueuses Delphine et Lucie de Recto-Verso n’ont pas attendu et réalisent depuis un moment des chroniques de livres auto-édités. Si tu veux découvrir des pépites, je t’invite à consulter leur site.

Si tu es libraire, accepte des dépôts de livres auto-édités dans ta librairie. Essaie de les mettre en avant au même titre que tes autres livres. Tu peux y gagner tout autant ! Regarde : La Librairie en ligne Jeunes Pousses s’est spécialisée en auto-édition, et elle est en pleine expansion. Elle propose de nombreux titres en version numérique, papier, audio et réalise une vraie sélection de ses titres au catalogue en proposant au besoin, un service de correction. Je t’invite à lire l’interview que ma copine Babitty, du blog Histoire Naturelle des Bibliophiles à réalisée auprès de la créatrice de la librairie, Lou.

Si tu es organisateur de salon, assouplis tes règles vis à vis des stands et propose à des auteurs en auto-édition de venir vendre leur livre. Ils sont tout autant légitimes que ceux des maisons d’éditions. Pour preuve, il existe même des salons spécialisé comme le Salon de l’auto-édition de Lyon qui en est à sa troisième édition !

Référencer et abuser des lieux de diffusion de livres auto-édités

En parler c’est bien, mais les trouver c’est mieux. Comme je suis sympa, j’ai écumé le net pour toi afin de trouver les sites qui proposent d’acheter ou de lire des livres auto-édités.

Sur les paragraphes précédents, j’ai évoqué la Librairie Jeunes Pousses spécialisée dans l’auto-édition, ainsi que le blog Recto-Verso qui réalise souvent des chroniques littéraires de livres auto-édités. Mais il existe d’autres sites où trouver son bonheur.

Le site Thebookedition est un des plus anciens à proposer des livres en auto-édition en format numérique et papier. Ils aident aussi les auteurs à diffuser leurs livres et proposent des prestations de relecture, communication, etc… Une de leurs particularité est la présence, comme sur Amazon, d’avis et de notes sous formes d’étoiles sur certains des livres de leur catalogue. Leur offre est large : Romans, documentaires, BD, etc…

Libranova, est une plateforme d’auto-édition qui dispose d’une partie Librairie sur laquelle tu peux retrouver de très nombreux titres en auto-édition. Il y a des romans, mais aussi des documentaires et même des livres pour la jeunesse. Les livres sont en format numérique principalement mais aussi papier. La plateforme propose également des services de correction, communication, et d’impression qui sont payants pour les jeunes auteurs. De nombreux concours d’écriture thématiques y sont organisés pour trouver de nouveaux talents chaque mois.

Le grand méchant Amazon, pour ne citer que lui, propose une section Auto-édition sur les romans disponibles de son rayon librairie, à la fois en numérique (format Kindle) et papier. Cette section se situe dans l’onglet Le livre Autrement puis Auteurs Indépendants.Tous les genres sont représentés et des sélections sont proposées par thématiques ou promotion. Amazon organise aussi des concours d’écriture, comme Libranova, pour mettre en avant des auteurs dans son catalogue.

Enfin la plate-forme Wattpad propose la lecture en ligne gratuite de livres en cours d’écriture par leurs auteurs. C’est une plateforme sur laquelle tu peux échanger directement avec les auteurs sur la construction de leurs livres et parfois même leur proposer des idées. Une autre manière de découvrir l’auto-édition en somme, même si techniquement, les auteurs n’y gagnent pas d’argent.

Les conseils de Grégoire Laroque sur le sujet

Comme j’avais encore des interrogations sur le fonctionnement de l’auto-édition, j’ai posé quelques questions à Grégoire… qui se sont vite transformées en conseils à des jeunes auteurs intéressés par le fonctionnement de ce mode de publication. Grégoire utilise Amazon pour s’auto-publier et t’explique un peu sa démarche. Je précise que je ne suis pas une pro Amazon, mais que connaître son fonctionnement reste utile dans une démarche de compréhension de l’auto-publication.

Amélia C. : Quelle plateforme te semble la plus adaptée pour vendre ton roman en auto-édition ?

Grégoire L. : Amazon, aujourd’hui, reste la plateforme qui permet la distribution la plus étendue possible. Si un auteur auto-édité n’est pas sur ce site, il perd de grandes possibilités d’atteindre de nouveaux lecteurs. Soyons honnêtes, Amazon, qu’on les aime ou pas, reste le leader incontesté du e-commerce. De plus, la publication (ou plutôt la création du livre) sur Amazon est très facile. Il ne faut pas avoir beaucoup de compétences en informatique pour mener son projet de livre à bien. Il y a quelques informations à savoir quant à la couverture, la taille du livre… Mais hormis cela, c’est très simple. Le seul inconvénient que je verrais est qu’en s’auto-publiant sur Amazon, l’auteur prend une étiquette sur la tête qui fera rougir de colère les libraires indépendants. Si nous avons des velléités de publication dans les presses du coin, cela sera plus difficile de leur faire accepter sachant qu’ils imputent à Amazon les troubles que connaissent les commerçants de proximité.

Amélia C. : Que penses-tu du service proposé par Amazon par exemple ? Ou celui de Librinova ?

Grégoire L. : Le service d’Amazon est très bon. Comme je l’écrivais plus haut, la prise en main est très simple. Toutes les étapes sont bien indiquées et leur service client (en cas de questions) répond très rapidement. Aussi, Amazon fait de l’impression à la demande. Cela signifie qu’il n’y a aucun stock de livres. Je connais certains auto-édités qui, sans passer par Amazon, doivent imprimer tous leurs livres (et donc payer l’impression) pour les envoyer eux-mêmes. Cela est un bon point pour le géant américain. Par ailleurs, Amazon dispose de plusieurs leviers (advertising, affiliate program…) qui sont de bons moyens d’acquisition de lecteurs et de revenus. Librinova, je suis assez mitigé car j’ai eu des retours très négatifs de certains auteurs, notamment par la prestation très onéreuse de quelque chose de gratuit (si on prend le temps).

Amélia C. : En plus de la rédaction de ton roman, quel travail as-tu réalisé par la suite pour assurer la promotion de ton livre ?

Grégoire L. : La promotion du livre est un travail ÉNORME! Quand on écrit, on ne se rend pas compte du temps que cela nous prendra. J’ai activé mon compte instagram pour promouvoir l’écriture de Zilwa, mes lectures, mes astuces… De manière à me construire une communauté. J’ai ensuite contacté des bloggueurs littéraire (comme toi ;)) car, dans le cadre d’un blog, on peut beaucoup plus rentrer dans le détail (alors que Insta c’est vraiment du visuel). Ensuite, en parlant de blog, j’ai créé le mien que je mets à jour régulièrement (gregoirelaroque.com). Puis, j’ai aussi contacté la presse locale pour les prévenir de la sortie de mon livre. Enfin, j’ai organisé une séance de dédicaces qui a très bien fonctionné et je compte bien en faire d’autres !

Amélia L. : Quels sont les freins selon toi à utiliser l’auto-édition pour un jeune auteur ?

Grégoire L. : Le temps à y dédier est un gros frein (même si, grâce à Amazon, c’est assez rapide). Toute la communication, le démarchage des librairies et des chroniqueurs, la création de la couverture… sont des choses que l’auto-édité doit faire tout seul. Il faut prendre cela en compte. Aussi, forcément, on est moins distribués car, en ME, ton livre peut se retrouver dans plusieurs points de vente (ce qui n’est pas le cas en auto-édition, sauf en faisant un travail efficace de prospection (on en revient au temps dédié…).

Amélia C. : Quels sont les avantages ?

Grégoire L. : Il y a beaucoup d’avantages! Déjà, le plus évident: on contrôle tout. Alors, certes, comme je l’ai répondu plus haut, cela nécessite du temps mais toute la communication nous est propre. On peut dire et mettre en avant ce qu’on veut! Pareil pour le livre en lui même: beaucoup de maisons d’édition font changer des passages à l’auteur qui peuvent dénaturer le récit. Et bien, pas en auto-édition! Notre histoire reste fidèle à notre idée et nous sommes les seuls à posséder le dernier mot. Enfin, un argument et pas des moindres: on peut gagner plus d’argent en auto-édition qu’en ME. Les redevances d’un auteur auto-édité (pour un livre papier) sont de 30% sur Amazon, alors qu’en maison, on sera autour de 9%… Donc si un auto-édité vend beaucoup, cela peut être bien lucratif !

Amélia C. : Est-ce qu’en tant que lecteur, tu lis des livres auto-édités ?

Grégoire L.: Bien sûr! Certains auto-édités furent de véritables coups de coeur: Lucille Chaponnay, Yoan H. Padines, Mikki Summers, Franck J. Matthews, Megara Nolhan… et tellement d’autres! Ce sont des auteurs bourrés de talent qu’il faut absolument découvrir !

Amélia C. : Avais-tu une opinion différente sur le sujet avant de publier en auto-édition ?

Grégoire L. : Oh oui… Je n’avais même pas songé à m’auto-éditer à vrai-dire. Pour moi, l’auto-édition était ce que j’avais décris plus haut: imprimer tous ses livres et faire du porte à porte pour les vendre. Cela ne me correspondait pas. Cependant, quand j’ai découvert Amazon, j’ai tout de suite aimé.

Amélia C. : comment as-tu trouvé un illustrateur pour réaliser la couverture de ton roman ?

Grégoire L. : Ma petite soeur est graphiste! C’est elle qui a dessiné et créé les visuels du livre! Vous pouvez d’ailleurs voir son travail par ici: https://sarahvalensi.myportfolio.com/

Amélia C. : Est-ce qu’il y a des pièges à éviter en auto-édition ?

Grégoire L. : Le piège est de sous-estimer la communication qu’il faut faire de son livre. Une fois qu’on est auto-publié, un nouveau travail commence! Et il est très important pour pouvoir vendre. Une fois que l’auteur est connu, peut-être qu’il aura moins besoin de communiquer sur ses romans car sa communauté sera au rendez-vous. En attendant, tant que ce n’est pas le cas, il faut se retrousser les manches !

Si tu souhaites plus de détails sur le travail de communication d’un auteur auto-édité, je te conseille l’article de Grégroire sur le sujet.

Pour conclure sur l’auto-édition

L’auto-édition traîne une mauvaise image. Or, elle est la preuve d’une vitalité d’écriture de nos jours avec des auteurs encore plus motivés au vu des difficultés de ce mode de publication. Dois-je rappeler que certaines auteures connues comme Delphine de Vigan, Aurélie Valognes et de façon plus confidentielle Alex Evans, ont commencé à publier en auto-édition avant de se voir proposer un contrat en Maison d’édition ?

A notre niveau comment faire pour redorer l’image de l’auto-édition ? Je dirais par des petits pas et de la bonne volonté. J’ai proposé quelques démarches plus haut, mais il en existe bien d’autres !

L’important étant surtout, de découvrir de la bonne littérature : celle qui nous inspire, nous fait voyager, nous émeut. Peu importe son mode de diffusion.

Et toi ? Lis-tu des livres auto-édités? Quels sont tes auteurs préférés ? As-tu d’autres sites sur l’auto-édition à me faire découvrir ?

Chocolat chaud et coin du feu,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Comment j’ai créé mon blog et son organisation au quotidien

Pour mieux vous expliquer ce qui se passe en coulisses, je me suis dit qu’un petit article sur ma manière de fonctionner serait le bienvenu. Et qui sait, peut-être que vous pourrez glaner quelques conseils si vous êtes blogueur débutant. 🙂

Petit préambule

Dernièrement, une collègue de travail m’a fait remarquer que mon blog était un travail à part entière. Elle n’a pas tout à fait tort.  Bien que je défende l’idée que mon blog doit rester un loisir et non pas un deuxième emploi, je ne manque pas d’y apporter du sérieux et de la rigueur.

Parce qu’en tant que lectrice de blogs, j’estime qu’il est important de ne pas trouver de fautes d’orthographe dans les articles, tout comme bénéficier d’une publication régulière et d’articles intéressants. C’est ce qui m’attire moi, donc je pense que cela doit être le cas pour d’autres personnes.

Définir les contenus

Quand j’ai commencé ce blog l’année dernière, j’ai d’abord constitué une liste des sujets que je souhaitais aborder dessus. Une sorte de brainstorming géant, sur google drive.

Une fois terminé, j’ai essayé de regrouper les idées par thème afin d’en dégager des catégories.

Il est vite apparu 5 catégories principales : les chroniques littéraires, les essais d’écriture, les interviews d’auteur, les questions sur le quotidien littéraire, les challenges. Ce sont devenues mes catégories présentes sur le blog, même si des intitulés ont évolué.

J’ai repris mes idées d’articles et formalisé un google document sur mon Drive en les classant sous chaque catégorie. C’est un outil que j’utilise encore au quotidien pour noter mes nouvelles idées : j’ai google drive sur mon smartphone. Cela évite ainsi de me disperser dans divers cahiers, applications de notes, post-it, etc…

Je fais de même pour ma PAL et ma wishlist pour noter directement les titres des livres que je souhaite lire ou que je dois lire en priorité.

Déterminer son public

Une fois que mes catégories ont été déterminées sur les grands thèmes abordés de mon blog, je me suis demandée pour qui j’écrivais et quand ce public était disponible pour lire mes articles.

J’ai supposé qu’il s’agissait de lectrices, entre 18 et 40 ans, célibataires ou avec des enfants, et qui aimaient les mêmes lectures que moi ou qui se questionnaient sur la littérature. Je n’ai pas utilisé d’outil pour cela, juste une supposition, ce qui m’a permis d’affiner par la suite le ton de mes articles en plus du calendrier de publication ( sur lequel je reviendrai plus tard).

Ecrire les articles

C’est le plus gros du travail et ce qui est le plus chronophrage. Mais ce temps consacré à l’écriture dépend de l’article en question.

Pour les critiques littéraires, je prends des notes sur ma lecture encore fraîche, une fois le livre terminé. Auparavant, c’était sur un carnet de notes. Maintenant je crée directement un brouillon d’article sur wordpress. Dessus, je rédige les titres des parties principales et j’inclus de manière ordonnée un premier jet de notes au sujet du livre.

Pour la veille littéraire du net, je constitue un squelette avec des catégories régulières : podcast, documentaire, article intéressant, artiste, jeux, concours, etc… Pendant 15 jours, quand je réalise ma veille, le matin ou le soir, j’utilise un google document pour noter les liens vers les articles ou les idées que j’ai rencontrées. Ensuite, je les classe en fonction des catégories. S’il n’y en a pas assez, je réalise des recherches complémentaires sur certains sites de prédilection.

Pour les interviews, je m’y prends en avance car la rédaction dépend du temps que l’auteur met à me répondre. Il s’agit toujours d’un auteur dont j’ai apprécié le livre et que je contacte par email pour proposer des questions. Il envoie ses réponses par écrit et je réutilise cette matière pour constituer mon article.

Pour les challenges, l’article se décompose en trois parties : explications du challenge, PAL, et indications à rejoindre une communauté. Ce qui me prend le plus de temps est la PAL.

Enfin, concernant les articles sur la vie de blogueuse ou le blog, je n’ai pas de schéma précis. J’écris mon article au feeling en essayant d’organiser mes parties et j’agrémente avec des gifs pour alléger les pavés de texte.

En moyenne, l’écriture d’un article me prend 1h30 à 2 heures en incluant la relecture et l’illustration.

Cela peut être plus long pour certains sujets comme les critiques littéraires car j’essaie de soigner mes introductions et conclusion en incluant des phrases d’accroche qui pourraient être reprises par les éditeurs afin d’optimiser la visibilité de mon blog.

Mes créneaux d’écriture se situent le weekend ou en soirée en fonction des publications programmées. Parfois, je termine tard, et le lendemain je m’aperçois de coquilles sur l’article après qu’il ait été publié… que je m’empresse de corriger en espérant que personne n’ait remarqué…

Illustrer ses articles et formaliser

Une fois le texte en place, je prends environ 30 minutes pour relire l’article, corriger les fautes, revoir la syntaxe, déplacer des paragraphes et surtout alléger mon style. J’ai un gros défaut que vous aurez peut-être remarqué : j’écris des phrases à rallonges !

En plus de simplifier, j’abuse d’une petite astuce apprise en atelier d’écriture pour enrichir le texte : j’utilise des synonymes pour éviter les répétitions et j’essaie autant que possible de remplacer le verbe être par d’autres verbes.

Après la correction, vient le moment de relâche ou j’illustre mon article. J’ai trois sources à ce sujet :

  • Giphy.com pour les Gif animés
  • Pixabay.com qui propose des images libres de droit pour mes images à la une d’articles.
  • Babelio ou les sites éditeurs pour les couvertures de livres.

Je cite systématiquement mes sources dans les légendes des photos mais, de manière générale, je préfère utiliser mes propres photos vis à vis du droit d’auteur.

Pour l’anecdote, je passe parfois plus de temps à réaliser des photos pour Instagram qu’à écrire mes articles. Par exemple, pour mes photos Instagram du Pumpkin Autumn Challenge 2020, j’ai passé près d’une heure à tenter d’obtenir une composition correcte.

Cela tient au fait que je ne maîtrise pas ce média et que j’apprends encore à cadrer des photos. Comme je n’ai pas suivi de cours sur le sujet, j’essaie d’être observatrice d’autres comptes. Le seul élément commun à mes photos sur Instagram pour le moment est l’utilisation du même filtre (=Sierra), afin de créer une atmosphère cohérente sur le compte. Mais je trouve personnellement que mes photos sont plus sympas à regarder individuellement que dans leur ensemble.

Déterminer son calendrier de publication du blog

Partant de mon public-cible, et de mon expérience sur deux autres blogs, j’ai décidé de publier trois jours par semaine :

  • le mercredi car c’est le jour où les lycéennes ont le plus de temps disponible. C’est aussi le milieu de la semaine, ce qui en terme de statistiques, permet de faire remonter la fréquentation de son blog.
  • le samedi et le dimanche, car c’est le weekend, donc le moment où l’on a le plus de temps libre.

Pour les horaires, je publie toujours à 7h du matin car je pars du principe que mes lectrices font comme moi : elles lisent des blogs sur leur smartphone en prenant leur petit déjeuner ou les transports en commun.

Les statistiques de WordPress m’ont donné tort récemment, en m’indiquant que l’heure de fréquentation la plus importante de mon blog est le samedi à 11h….Normal ! En général on se lève plus tard le weekend. (Vous pouvez retrouver ce genre de données sur la partie statistique/tendance de votre module wordpress, si le sujet vous intéresse.)

Cependant, l’habitude étant prise, je continuer à programmer dans le module de wordpress une publication à 7h, car cela est devenu un rendez-vous avec les abonnés.

Concernant les sujets des articles,  j’avais décidé de constituer en avance un calendrier de publication les premiers temps, en indiquant mois par mois ce que j’allais publier. Mais cela n’a pas tenu très longtemps car j’ai tendance à choisir mes sujets au gré de mes envies sur ma liste d’idées d’articles. Trop d’organisation tue la créativité…

J’essaie néanmoins d’alterner les sujets : chronique littéraire, sujet sur la littérature ou le blog, veille littéraire… pour éviter de lasser le lectorat, ou moi-même. Cela me permet aussi de prendre le temps de lire ou de réaliser des recherches pour rédiger un article de fond.

Il m’arrive également de préparer des articles en avance pour les programmer plus tard, quand je sais que je ne pourrai pas tenir les publications aux jours que je me suis fixés. Et en général, j’ai tendance à culpabiliser un peu quand je n’y arrive pas…

Dans ces cas-là, je programme des vacances de blog, histoire de faire autre chose de mon temps libre comme jardiner, me promener ou lire tout simplement. Et je préviens mes abonnés car j’estime que c’est toujours plus poli que de faire le mort.

Communiquer sur ses articles

Après chaque publication à 7h, au petit-déjeuner, je réalise la communication de mon blog. Cela me prend environ 15 minutes.

J’écris un post sur la page facebook du blog, rédigé au gré de mon inspiration. Puis,  je copie et colle le lien de l’article et poste.

Je copie ensuite le texte que je réutilise pour mon post sur Instagram accompagné d’une photo que j’ai préparé en amont.

A chaque fois, j’essaie d’indiquer des Hashtags pertinents et relatifs au sujet. S’il s’agit d’une critique littéraire, je tague l’auteur et la maison d’édition. S’il s’agit d’un service presse, je vais aussi envoyer le lien de l’article en message sur facebook à la maison d’édition. Pour les veilles littéraires, je taggue tous les sujets/personnes concernées.

Il m’arrive de publier tardivement sur Instagram parce que je n’ai pas trouvé de photo adéquate pour illustrer mon sujet du jour. Dans ce cas, je publie autour de 18h sur ce média.

Une fois par mois, je vais recopier en partie mes critiques littéraires sur le compte Babelio du blog et j’invite les lecteurs Babelio à lire la suite sur mon blog en ajoutant le lien redirectionnel. Cela peut paraître un peu injuste pour eux, mais c’est une façon détournée d’obtenir des visiteurs sur le blog. Cela s’est avéré payant d’ailleurs :  certains abonnés Babelio se sont aussi inscrits par la suite pour me suivre sur WordPress.

J’utilise peu la Story sur Facebook ou Instagram car je ne maîtrise pas encore le sujet. Je me borne pour le moment à communiquer des informations intéressantes vues sur d’autres blogs pour en faire de la pub.

Si le sujet si prête, je vais parfois publier mes articles sur certains groupes facebook comme les critiques littéraires de livres steampunk ou celles concernant des challenges ou le PLIB2020 afin de leur donner une meilleure visibilité.

Je n’ai pas développé d’autres outils pour le moment au niveau communication car cela impliquerait que je les étudie et que je les utilise (ex : twitter, Booknode, Livr’addict).

Or, le temps est ce que j’ai de plus précieux en dehors du blog. Je préfère l’utiliser pour autre chose que la communication.

Faire du Benchmark et / ou de la Veille 

La créativité, cela se cultive. Aussi, je suis abonnée à de nombreux blogs sur wordpress,  Facebook et Instagram pour mon plaisir personnel mais aussi faire évoluer le blog.

C’est là que je trouve de nouvelles idées, nourris mes articles de veille littéraire du net, crée des compositions de photo sur Instagram…

Quand je découvre un nouveau challenge, article, critique intéressant sur les réseaux sociaux, je le mets en signet sur Instagram ou je le publie sur mon compte personnel en mode privé sur Facebook afin de le lire plus tard.

Il m’arrive parfois de constater qu’il n’existe pas d’article sur un sujet en particulier. Alors, je le note sur ma liste d’idées afin de réfléchir à en écrire un moi-même.

Depuis peu, j’ai en projet d’utiliser un agrégateur de flux RSS comme l’auteur Lionel Davoust, afin de limiter mon temps (chronophage) passé sur les réseaux sociaux, et me concentrer sur des lieux d’information moins pollués. Mais je n’ai pas encore pris le temps de mettre cela en place.

Pour terminer sur la recherche, j’utilise également Google Alert afin d’avoir un envoi d’email régulier sur des mot-clés associés à des sujets de prédilection comme Jane Austen ou Sherlock Holmes. Mais j’ai réduit dernièrement les envois et mots-clés car je ne lisais pas les informations envoyées.

Il faut savoir aussi doser son niveau d’information pour ne pas devenir chèvre…

Un blog, ça évolue… comme un Pokémon

En un an, j’ai revu certaines rubriques et j’en ai créé une nouvelle pendant le confinement : La veille littéraire du net. A la base, je souhaitais réaliser une newsletter mensuelle. Mais j’ai finalement opté pour une rubrique avec une publication plus régulière (tous les 15 jours) afin de partager mes découvertes personnelles en dehors du blog.

Je me suis également aperçue que je délaissais certaines rubriques au profit d’autres comme mon roman sur Miss Chatterton. Parce que le blog me prend tout mon temps pour le moment, je n’ai pas encore acquis de rythme de croisière pour créer des sessions d’écriture dédiées au roman. C’est en projet pour 2021.

J’ai essayé de réaliser une vidéo booktube, mais j’ai tellement peu apprécié le résultat malgré une formation sur le sujet, des heures de préparation de décor et de tournage, et un temps considérable passé sur le montage… que j’ai pour le moment délaissé cette option si je veux apporter quelque chose de qualité. J’y reviendrai certainement sous une forme plus réduite ou en audio quand je me serai décidée sur la formule.

J’ai des envies de millions de projets sur le blog, mais j’essaie d’y aller par étapes afin de rester motivée. Le principal est de s’amuser, sinon à quoi bon ?

Voilà, j’espère que cet article t’aura un peu mieux éclairé sur le fonctionnement de mon blog et peut-être sur la construction d’un blog en général. N’hésites pas à me laisser un commentaire sur ton propre fonctionnement pour me donner une idée, ou pour me poser des questions si tu en as.

Stylo plume et tampon encreur,

A.Chatterton

Publié dans Questions existentielles

Comment préparer son premier swap littéraire ? : mes conseils et astuces

Ce mois-ci, avec le club de lecture dont je fais partie, nous avons décidé de réaliser un swap de lecture. C’était mon premier swap et je me suis demandée ce qu’on pouvait bien y mettre. J’ai décidé d’en faire un article pour aider les neo-swappeurs comme moi à réaliser cet exercice avec brio…

Préambule : Qu’est ce qu’un swap ?

Un swap est un terme anglais signifiant « échanger ». Dans le cas d’un swap littéraire, on échange surtout des livres. Il existe une pratique sexuelle du même nom, mais ce n’est pas le sujet de cet article… 🙂

En pratique, on s’envoie un petit colis contenant un à plusieurs livres ainsi que d’autres petits cadeaux comme de la papeterie, des bonbons, des bougies ou encore des figurines. Si tu veux en savoir plus, tape « swap de livres » sur Youtube et tu verras un déballage complet des colis échangés entre deux personnes.

C’est surtout un moyen amusant de s’envoyer des propositions de lecture et de penser à une personne, en dehors de son anniversaire ou des fêtes !

J’ai réuni les étapes de réalisation d’un swap, si jamais l’aventure te tente. Les voici :

Trouver un binôme de swap

Dans mon cas, il s’agit d’un membre de mon club lecture que je ne connais que virtuellement. Le swap a été organisé par Justine, la créatrice de notre club car nous sommes 6 à participer. Elle a établi une liste et chacun se voit attribuer le nom de la personne qui suit le sien dans cette liste.

Si tu ne fais pas partie d’un club lecture comme moi, tu peux réaliser ton swap avec une amie, un membre de ta famille, quelqu’un que tu ne vois pas souvent. Cela permettra de rester en contact et de s’échanger des objets ou idées amusantes.

Définir un budget

L’argent restant le nerf de la guerre, il est important de déterminer le budget de l’ensemble des objets présents dans ton swap, livre et envoi postal compris.

Lors de mon swap, nous avons déterminé un montant de 30 euros. Il est important d’en discuter avec ton binôme pour éviter de mauvaises surprises ou de se ruiner tout simplement. On cherche toujours à faire plaisir à l’autre, mais il faut savoir se donner une limite !

Si tu n’as pas assez d’argent ou que tu trouves le montant trop petit,  tu peux ajouter des objets personnels et en bon état, mais dont tu ne te sert plus. Un joli emballage peut faire toute la différence ! Et en plus, c’est écolo. Pour ma part, j’ai souvent de jolis marque-pages en double, donc je les garde pour mes envois de colis.

Choisir un thème

Avec le club lecture, nous avons décidé d’un thème après un vote en deux temps car nous avions trop d’idées pour ce swap ! Cela nous a permis de choisir des objets et surtout des livres en lien et d’apporter une cohésion à nos swaps.

Ce n’est pas une obligation bien sûr, mais si tu ne sais pas quoi envoyer, cela peut t’aider. Si tu ne connais pas bien ton binôme de swap aussi !

Voici quelques exemples de thèmes : la Nature (qui est mon thème actuel de swap), les saisons, le féminisme, un pays, un genre littéraire, une fête annuelle…

Connaître son binôme de swap

Dans le cadre de mon swap, j’étais en binôme avec une membre du club que je connaissais peu. Justine, la créatrice de notre club lecture, nous a proposé une liste de questions à poser à notre binôme afin de mieux comprendre ce qu’elle aime. Les questions étaient bien sûr ajustables et nous pouvions en créer d’autres.

Prendre le temps de connaître son binôme est important afin d’éviter de lui envoyer des choses qui ne lui plairont pas. Il y a un côté « boîte surprise » avec cet échange de colis.

Si tu connais déjà bien la personne à qui tu envoies ton swap, tu peux passer cette étape.

Sinon, voici quelques idées de questions à poser : Quelle est ta couleur préférée ? Quelle saison apprécies-tu le plus ? As-tu un pays de prédilection ? Quel genre littéraire adore-tu lire ou détestes-tu ? Qu’aimes-tu manger ou boire ? Portes-tu des bijoux ? Si oui, quel style te définit le mieux ? quel est ton parfum préféré ? etc…

Remplir son colis

S’agissant d’un swap littéraire, il faut tout d’abord commencer par le livre, ce qui est parfois un peu complexe, d’où des questions précises sur ce qu’aime ou non la personne.

Si tu pars d’un genre littéraire, regarde quels éditeurs le proposent et surtout demande à ton binôme s’il a déjà lu l’un de leur livre et son titre si c’est le cas. Cela permet de ne pas dévoiler ce que tu as trouvé, tout en précisant ta recherche.

Dans mon cas, j’avais pour thème la Nature et  je suis partie sur le genre Nature Writing. J’ai donc demandé à ma binôme si elle avait déjà lu des livres des éditions Galmeister, précurseurs du genre en France. Et j’ai eu de la chance, elle ne connaissait pas cette maison d’édition !

Après le livre, tu peux ajouter d’autres objets en lien avec ton thème et la liste est infinie : papeterie, bonbons, accessoires de bureau, figurines, bijoux, bougies, sachets de thé,  fleurs séchées, badges, autocollants, marque-pages, cartes-postales, affiches, carnets pour écrire…

Quelques magasins ou créateurs que je connais pour t’aider un peu : Chez Hema ou Sostrene Grene tu peux trouver beaucoup de jolie papeterie et d’objets décoratifs pour pas cher. Juliette Amadis réalise de très belles affiches et des marque-pages sur des figures féminines de fantasy ou gothique dans le style Art Nouveau. Enfin, le Prince au petit pois propose de la papeterie (carnets, cartes postales, marque-pages, autocollants, badges en bois) sur le thème de l’automne, Harry Potter et les Hobbits.

Définir un mode d’envoi

Ton colis est prêt et tu n’as plus qu’à l’envoyer ? Réfléchis à ton mode de transport !

Si La Poste est fiable la plupart du temps, elle reste assez onéreuse pour l’envoi de colis. Tu peux te tourner vers des points relais comme Mondial Relay, Relais Colis ou Chronoshop afin d’économiser sur les frais. Mais fais attention à être proche d’un point relais proche pour l’envoyer… et que cela soit la même chose pour ton expéditeur.

Parfois, il vaut mieux payer un peu plus cher et se prendre moins la tête, si l’on en a la possibilité.

Echanger sur ce qu’on a reçu

Quand chacun a reçu son colis et découvert son contenu, c’est toujours bien d’échanger sur ce qu’on a aimé ou moins aimé. Certains font des vidéos en direct de leur déballage, moi je préfère les photos afin de partager mes découvertes.

C’est aussi l’occasion d’échanger sur sa lecture une fois le livre terminé et savoir si on a choisi avec justesse ou non. Et éventuellement recommencer un autre swap sur une autre thématique !

Recommencer parce que c’est trop amusant !

Dans mon club lecture, nous avons décidé de réaliser des swap environ chaque trimestre sur une thématique différente à chaque fois. Les binômes changeront certainement ce qui me permettra de découvrir d’autres personnes et d’autres envies.

Si tu as l’occasion de réaliser un swap avec une même personne à plusieurs reprises, cela peut être parfait pour affiner les goûts de chacun(e) au fil des colis.

Personnellement, j’adore le swap car il permet à la fan des cadeaux de Noël que je suis d’en réaliser toute l’année sans être frustrée par une date dans le calendrier. Car après tout, un swap, c’est une forme de boîte surprise remplie de cadeaux personnalisés, non ? 🙂

J’espère que cet article t’aura plu. N’hésite pas à partager ton expérience du swap littéraire en commentaire : utilises-tu des thèmes pour tes colis ? Qu’apprécies-tu envoyer ? Quelles boutiques ou créateurs recommandes-tu ?

Timbres et papier bulle,

A.Chatterton