Publié dans Lectures, On joue ?

Bilan de mes lectures du Hanami Book Challenge

Suite à mon bilan de création du challenge, voici mon retour sur mes lectures et visionnages du Hanami Book Challenge. Après une plongée intensive de trois mois autour de la culture et de la littérature japonaise, j’ai très peu descendu ma PAL mais fait des découvertes très intéressantes.

Mon ressenti général sur le challenge

Pour ce challenge, rien ne s’est passé comme prévu : J’avais commencé par utiliser les livres de ma Pile A Lire sur la thématique du Japon et de la littérature japonaise et je comptais emprunter ce qui me manquait à la bibliothèque. Au final, j’ai emprunté beaucoup de livres à la bibliothèque, j’en ai acheté quelques uns et je n’ai pas trouvé certains titres annoncés à lire pour ce challenge, donc j’ai compensé par d’autres.

De manière générale, je n’ai pas cherché à me contraindre vis à vis des menus pour mes lectures (un comble en tant que créatrice de ce challenge !). J’ai souhaité explorer la culture japonaise à travers sa littérature, ses contes, les carnets de voyage d’étrangers, des nouvelles, des romans écrits par des japonais ou par des étrangers sur le Japon, des bande-dessinées, des ouvrages sur la culture à travers ses objets ou le dessin, des romans graphiques.

L’ensemble forme un joyeux mélange, et j’avoue m’être beaucoup amusée à picorer et varier les plaisirs de lecture. C’est un peu ce qui fait la force de ce challenge : on se limite pas aux seuls romans mais à tout un ensemble de documents à notre portée et on peut aussi le réaliser avec des films et séries.

Mes découvertes préférées restent les deux carnets de voyage de Florent Chavouet au graphisme et à l’humour inimitables : Tokyo Sanpo et Manabé Shima, ainsi que le roman Tokyo la nuit de Nick Bradley.

Côté films et séries, je me suis moins investie en privilégiant des séries ou drama avec des thèmes contemporains, exclusivement sur Netflix et Amazon Prime. J’ai eu la flemme de regarder les films empruntés en dvd à la bibliothèque et je n’ai pas été très motivée pour regarder des anime excepté pour un film Ghibli que je n’avais pas vu. J’ai donc lâché une grande partie de ma PAL, mais j’ai visionné 5 séries, 1 film. Mon coup de coeur va à la série Tokyo Girl dont j’ai adoré l’évolution du personnage et les thèmes qu’elle aborde vis à vis de la sociéré japonaise contemporaine.

Pour finir, et je ne sais pas si cela est arrivé à d’autres, j’ai aussi réalisé une lecture et un visionnage de série hors challenge, en lien avec le Japon. J’étais tellement enjouée à m’immerger dans la culture que j’ai un peu débordé d’enthousiasme. Néanmoins, ce n’est pas perdu : cela m’a donné d’autres idées de thèmes pour les menus de l’an prochain et j’ai passé un très bon moment avec ces Hors challenge !

Les flops du challenge :

Pendant le challenge, j’ai eu quelques flops de lecture avec ces titres pour des raisons différentes.

Chauds chauds les petits pains de Yu Takita ne m’a pas emballé par son intrigue ni son style graphique, mais il m’a intéressé par son témoignage d’un quartier de Tokyo avant sa destruction pendant la guerre.

Le recueil de nouvelles, Le jour de la gratitude au travail de Akiko Itoyama ne m’a pas emballée par ses intrigues non plus mais j’ai beaucoup apprécié le style de l’auteure assez mordant, ainsi que ses personnages peu conventionnels.

Enfin, j’ai carrément abandonné le Jeu de la Trame de Sylviane Corgiat et Bruno Lecigne, au bout de 50 pages. Il est rare que j’abandonne un livre, mais le sujet me mettait mal à l’aise : un jeune homme décide de partir à la recherche de cartes magiques dans un Japon féodal, afin de ressusciter sa soeur dont il est amoureux et avec qui il avait une relation incestueuse. Outre les scènes de sexe et un personnage principal détestable, le sujet de l’inceste m’a mise mal à l’aise et je n’ai pas pu continuer ma lecture malgré un style intéressant qui rappelle l’épopée japonaise.

Les livres que je n’ai pas lus :

Certains étaient dans ma Pile à Lire pour le challenge, d’autres se sont rajoutés au fil de mes emprunts en bibliothèque. Pour la plupart, c’est le temps qui m’a manqué et je compte les lire dans les mois à venir ou les garder pour la deuxième édition du challenge. Pour d’autres, je n’ai pas pu me les procurer comme La cantine de minuit que j’avais réservé à la bibliothèque (et que je n’ai pas pu récupérer). De manière générale, j’ai essayé de privilégier les formats courts sauf si un gros roman me donnait vraiment envie.

Dans l’ensemble ceux qui ne sont pas lus sont des romans assez épais, pas touchés suite à une panne de lecture en début de challenge que j’ai depuis résorbée.

Concernant ma pal de séries et films, j’ai très peu regardé de films et d’anime. Je me suis concentrée sur des séries avec des thématiques contemporaines par intérêt pour la culture japonaise. Je serai peut-être plus encline à visionner des séries d’anime humoristiques l’année prochaine également.

Décompte des lectures/films par menu

Pour ce challenge j’ai lu 20 livres et regardé 6 films/séries japonaises ou sur le Japon. Cependant, la plupart de mes lectures et visionnages concernent le menu Japon contemporain et je n’ai lu aucun livre/films pour le menu Japan Pop… Voyons le détail :

Dans ce menu, j’ai lu/ vu :

Pour la Gloire de l’empereur

1 abandon de lecture, 1 lecture

Le jeu de la trame de Sylviane Corgiat et Bruno Lecigne,éditions Mnémos mais abandon au bout de 50 pages, soit même pas 50% du livre. Donc, le livre ne compte pas.

Bakemono San, les héritiers d’Higashi tome 2, Clémence Godefroy, éditions du Chat noir.

Le temple abandonné

4 livres

L’étrange bibliothèque de Haruki Murakami, éditions Belfond

Birthday girl de Haruki Murakami, éditions Belfond

Contes et légendes japonaises, Ynnis éditions

Les neiges de l’éternel, Claire Krust, éditions ActuSF

Le sourire de la Geisha

3 livres

Maïmaï de Aki Shimazaki, éditions Actes Sud

Les cahiers japonais, le vagabond du manga, Igort, éditions Futuropolis

Les cahiers japonais, voyage dans l’empire des sens, Igort, éditions Futuropolis

Les cerisiers en fleurs

2 livres

Chauds chauds les petits pains, de Yu Takita, éditions Philippe Picquier

Maneki Neko et autres histoires d’objets japonais, Joranne, éditions Le prunier/sully

Aucune lecture ni visionnage de film/série pour ce menu. Soit je n’ai pas récupéré les mangas associés à ma PAL en bibliothèque, soit je n’ai pas été inspirée par ma PAL films et séries.

Dans ce menu, j’ai lu/vu :

Fly me to Saitama

3 livres et 1 film

Pêche au toc dans le Tohoku, Shinsuke Numata, éditions Picquier

Quartier Lointain, Jirô Taniguchi, éditions Picquier

Souvenirs de Marnie, Studio Ghibli (Netflix)

Manabé Shima, Florent Chavouet, éditions Picquier

Gambate !

2 livres et 2 séries

Le jour de la gratitude au travail, Akiko Itoyama, éditions Picquier

Hôzuki, Aki Shimazaki, éditions Actes Sud

Kantaro, the sweet tooth salaryman, 2017 (Netflix)

Tokyo Girl (guide), Yuki Tanada, 2016 (Amazon Prime)

Souvenirs de lycée

Une série

The many faces of Ito, 2017 (Netflix).

Tokyo By night

5 livres et 2 séries

Tokyo la nuit, Nick Bradley, éditions Belfond

Tokyo sanpo, Florent Chavouet, édition Picquier

Touiller le miso, Florent Chavouet, éditions Picquier

Petites coupures à Shioguni, Florent Chavouet, éditions Picquier

Les miracles du bazar Namiya, Keigo Higashino, éditions Actes Sud

Samurai Gourmet, 2017 (Netflix)

Big in Japan, Tokyo édition,  Lachlan McLeod, 2018 (Amazon Prime)

Si je reviens sur mon décompte de challenge expliqué dans mon article introductif, je ne gagne aucun niveau car j’ai validé deux menus sur trois, mais j’ai lu plusieurs livres dans chaque catégorie des menus validés. Je pense revoir mon système de notation pour l’an prochain, pour proposer une compensation bonus si on zappe un menu mais que l’on lit plusieurs livres dans un autre. D’une part ce n’est pas désintéressé, d’autre part cela permettra aux participants qui comme moi zappent un menu de valider un niveau.

Mon total est donc de 20 livres et 6 films et séries, ce qui n’est pas si mal pour un challenge de trois mois. Si je m’étais écoutée, je lirais encore d’autres livres mais il faut savoir changer de type de lecture avant de saturer…

J’espère que vous vous êtes autant amusés que moi à participer à ce challenge. N’hésitez pas à cliquer sur les liens des titres si vous souhaitez lire mon retour sur le livre ou le film mentionné ou à me laisser un commentaire si nous avons une lecture en commun.

J’espère proposer un challenge aussi amusant l’an prochain pour la deuxième édition, avec toujours de belles découvertes sur la culture japonaise.

Sakura et sushi,

A.Chatterton

Publié dans Lectures, On joue ?

Bilan de la création du Hanami Book Challenge 2021

Au terme de ce challenge sur le Japon et la littérature japonaise, j’ai souhaité vous faire part de l’envers du décor concernant sa création, et sa mise en oeuvre en vous proposant un bilan au terme de ces trois mois de lectures intensives. Pour ceux qui souhaitent réaliser un challenge, cela peut vous aider. Vous trouverez aussi en fin d’article ce que j’envisage comme évolution pour l’année prochaine (car je compte bien réitérer l’expérience).

La création du challenge

Le Hanami Book Challenge est le premier challenge que j’ai créé à ce jour. C’est la concrétisation d’une envie que j’ai depuis un an et je me suis surtout fait plaisir en le réalisant.

Après avoir participé à environ 5 challenges différents et décortiqué leur mode de fonctionnement, je me suis dit que cela n’était pas bien sorcier d’en réaliser un moi-même.

J’ai décidé de prendre comme thématique la littérature japonaise et le Japon car c’est un thème que j’apprécie mais aussi parce qu’à l’époque je n’avais pas trouvé de challenge spécifique sur le sujet. Je voulais proposer quelque chose de nouveau.

Ce challenge a la même structure que le Pumpkin Autumn Challenge créé par Guimause Terrier : 3 menus avec 4 sous-catégories au noms évocateurs, avec des mots-clés entre parenthèses pour aiguiller le lecteur. Il a la même temporalité : trois mois de avril à juin.

J’ai essayé d’englober des thématiques récurrentes, voire stéréotypées autour du Japon afin de faire entrer un maximum de documents, mais aussi de le mettre à la portée des lecteurs qui découvrent cette littérature.

J’avoue que ce qui m’a causé le plus de fil à retordre était le mode de validation, mais au final personne ne l’a beaucoup utilisé.

La page instagram crée pour le challenge n’était pas prévue au départ et s’est décidée sur un coup de tête afin de faire connaître un peu le challenge et d’avoir un espace d’échange autour des lectures. J’ai choisi Instagram pour son côté visuel mais aussi pour éviter la modération d’un groupe facebook.

J’ai également proposé une pal de livres et une pal de Séries et films pour aider les participants à trouver des idées car ce challenge ne se limite pas aux livres.

Enfin, j’ai publié de façon régulière mes avis personnels sur les lectures réalisées pendant le challenge sur mon blog et Instagram afin de faire d’autres propositions et animer la page Instagram.

Les participants au challenge

Difficile d’évaluer la participation réelle des lecteurs pour le challenge car je n’ai pas mis en place un système d’inscription. J’évoquerai donc les lecteurs qui se sont manifestés sur wordpress, Facebook et Instagram ou sur qui je suis tombés par hasard.

Je me suis vite aperçue que mon challenge coïncidait avec un autre challenge intitulé Un mois au Japon (évoqué dans ma veille littéraire du net #28) qui avait lieu tout le mois d’avril. Les organisatrices de Un mois au Japon ont relayé mon challenge sur leur groupe facebook, ce qui m’a attiré des participantes (ce qui était très sympa de leur part). Par conséquent, certaines lectrices ont réalisé les deux challenges en parallèle, mais quelques unes ont arrêté de participer au mien une fois celui le mois du Japon terminé.

Au niveau de la page instagram, je compte 42 abonnés, et 4 participantes régulières qui ont publié des avis lectures pendant tout le challenge. Sur WordPress, j’ai noté 6 participantes dont une déjà abonnée sur le compte Instagram. De ce côté, j’ai noté principalement deux retours par des articles de bilan. La majorité des participants sont des femmes. Je n’ai pas eu de participants masculins.

L’article de présentation du challenge a généré sur mon blog 181 vues, 7 likes et 23 commentaires (dont 10 sont des notifications ping de mes articles entre eux et ne comptent pas.). Sur Instagram, les posts de présentation du challenge et des menus a généré 22 likes sur la page instagram du challenge et 33 likes sur ma page personnelle. Sur Facebook, mon post de présentation du challenge sur la page Miss Chatterton a généré 9 likes, 2 partages, 1 commentaire et touché 88 personnes.

En général, les participantes ont été très contentes de participer, même si elles ont trouvé le menu Japan Pop difficile à remplir. Elles ont apprécié ma proposition de menus détaillés et le fait que le challenge soit flexible au niveau du type de document à utiliser pour remplir toutes les catégories (série ou livre, fiction ou documentaire, roman ou manga).

Un autre détail intéressant est que pour certaines, cela leur a fait découvrir la littérature japonaise ou sortir de leur zone de confort de lecture, ce qui étaient mes principaux objectifs.

Pour résumé, même si le taux de participation est faible cette année, je suis contente d’avoir réalisé un challenge de qualité qui a été apprécié par les participantes.

Les écueils du challenge

Maintenir une barrière entre animation et participation à son propre challenge.

Sur le compte Instagram du challenge, j’ai eu des difficultés à séparer mes posts censés présenter des livres pour le challenge de mes propres lectures pour le challenge. Je souhaitais séparer ma participation au challenge de l’animation du challenge. Mais finalement, j’ai dû publier sur les deux comptes mes retours personnels (les posts mini-chroniques) car je n’ai pas pris le temps de prendre en photo et présenter des livres. Par ailleurs, je trouvais mes présentations trop impersonnelles à l’inverse de mes retours de lecture.

Compter le nombre d’inscrits

Je n’ai pas pensé à mettre en place un vrai système d’inscription, en me disant qu’un commentaire sur l’article de présentation du challenge suffirait et que c’était un test personnel pour savoir si je pouvais créer un challenge intéressant. Or, j’ai eu des participantes depuis Instagram directement qui n’avaient pas vu mon article de blog. Au final, pour réaliser ce bilan, il a été compliqué de savoir combien de lecteurs ont réalisé exactement le challenge.

Le manque d’échange sur Instagram

A ma grande surpise, j’ai aussi trouvé qu’Instagram n’était pas suffisant pour que les participants échangent autour de leurs lectures. Tout se borne aux commentaires. Je n’ai pas trouvé non plus comment reposter les publications des participants sur le feed, donc j’ai pris le parti de les reposter en story.

Communiquer plus et plus régulièrement

Niveau communication, cette année j’ai créé la page Instagram du challenge et j’ai contacté des maisons d’éditions spécialisées en littérature japonaise pour leur proposer de relayer le challenge.

Concernant la page Instagram, je l’ai animée pendant deux mois et demi avec des suggestions de lecture ou des retours personnels et quelques défis. J’ai aussi reporté en story les lectures des participants et taggué les maisons d’éditions citées dans les post. Au final, j’ai eu trois personnes régulières qui ont utilisé le Hashtag du challenge sur Instagram, peu de participations aux défis et de repartages des maisons d’éditions. J’ai trouvé le projet chronophage, notamment sur la prise de photos des livres, pour peu de participation. Je pense que mon rythme de publication sur Instagram n’a pas aidé car j’ai été attentive à publier deux fois par semaine au début et je me suis essoufflée au terme du deuxième mois.

Pour ce qui est de l’investissement des maisons d’éditions, il a été maigre. J’ai contacté par les réseaux sociaux quelques maisons d’édition pour leur expliquer le challenge et leur proposer de relayer mes participations. Pour résumer, les grandes maisons m’ont ignorée à l’inverse des plus petites qui ont été plus réactives comme Ynnis éditions, ActuSF ou LivrS éditions. Je pense que la jeunesse du challenge et son manque de notoriété ne m’ont pas aidée mais ce n’est pas très grave.

Des menus trop compliqués

Côté menus, j’ai eu des remarques sur leur côté cliché ou malvenu. Quelqu’un notamment m’a fait une remarque concernant l’intitulé Le sourire de la Geisha car dans les mots-clés associés, il y avait le mot « érotique » qui n’a pas plu à la personne, estimant qu’on y voyait un amalgame entre geisha et prostituée. Ce n’était pas mon intention, néanmoins, je souhaite éviter les raccourcis trop rapide pour les lecteurs.

Par ailleurs, le menu Japan Pop a semblé difficile à remplir pour tout le monde, notamment la catégorie Monter sur scène avec idols.

Evolution du challenge pour l’an prochain

Comme je compte réitérer le challenge l’an prochain malgré le peu de participants, j’ai pris en compte les améliorations à réaliser suite à des remarques de lecteurs ou des idées personnelles.

Tout d’abord, je pense à minima proposer un système d’inscription pour que les gens me signalent s’ils participent au challenge. Ce sera certainement via un commentaire sur l’article publié sur mon blog ou les réseaux sociaux. Je sais que cela ne semble pas très utile à première vue, mais cela m’aide à réaliser l’impact du challenge dans la blogosphère littéraire.

Je pense revoir les menus également pour proposer des thèmes plus abordables et moins clichés et en introduire d’autres que j’ai oubliés. J’ai noté que le menu Japon Contemporain remportait un suffrage important en termes de lectures. Il est possible que je m’en inspire pour décliner les menus.

L’an prochain, j’envisage d’étendre ma communication sur le challenge en m’y prenant plus tôt, en enregistrant mon challenge sur Booknode, et en proposant un groupe facebook en plus de la page Instagram, même si la modération qui ne m’enchante pas. Le fait est que j’aimerais plus d’échanges autour de la littérature japonaise et je n’ai pas l’impression qu’Instagram en propose, du moins dans la forme que j’ai choisie. J’envisage aussi de réaliser des partenariats avec les petits éditeurs qui ont relayés mon challenge cette année.

J’aimerais aussi communiquer des ressources sur la culture japonaise et réfléchir un peu plus à des jeux autour du challenge, ce que je n’ai pas pris le temps de faire cette année. Ce sera notamment plus intéressant l’an prochain car j’ai prévu de partir 10 jours au Japon au mois de mai 2022, si tout va bien, donc il y aura des photos in situ !

Voilà pour ce bilan déjà assez long comme ça. Je tiens à remercier les participants, les maisons d’éditions et les blogpotes qui m’ont soutenue ou ont relayé mes publications pour faire connaître ce challenge.

Je vous attends l’an prochain, un peu plus nombreux je l’espère. Et si ce n’est pas le cas, je passerai un bon moment lecture tout de même. L’important restant de se faire plaisir. 🙂

Si vous avez envie de m’indiquer votre bilan, votre ressenti ou des idées d’évolution du challenge, n’hésitez pas à me l’indiquer en commentaire.

Tofu et wasabi,

A.Chatterton

Publié dans On joue ?, Questions existentielles

La littérature steampunk est-elle has been ? / interlude au programme Parlons Steampunk

Vous l’aurez noté, les parutions de mes articles sur la littérature de mon projet Parlons Steampunk sont en pause depuis le mois d’avril. Il y a plusieurs raisons à cela et j’ai éprouvé le besoin de réaliser cet article pour vous expliquer ce qui se passe en coulisses et l’évolution du projet.

Un projet chronophage

Depuis le départ, j’ai sous-estimé le temps de préparation de mes articles concernant ce projet. Après deux ans passés à réfléchir à la manière dont je voulais présenter les choses, j’ai encore été trop ambitieuse en m’imposant un article par mois.

Cela peut sembler dérisoire, un article par mois sur le steampunk. Sauf que mon blog n’est pas centré uniquement sur le steampunk. J’ai d’autres idées d’articles, je lis des romans d’autres genres et surtout je réalise tout cela sur mon temps libre. A côté, j’ai une vie et un travail à plein temps.

Par ailleurs, je n’avais pas prévu tous les petits détails du quotidien qui allaient retarder la publication comme le fait de recevoir des amis à la maison qui m’empêche d’écrire, ou ne pas réussir à récupérer un livre nécessaire à un article à la bibliothèque, ou encore le temps que m’a pris la création de mon challenge littéraire sur le Japon en avril.

Quant à l’écriture de mes articles steampunk, elle est vraiment très chronophage. Pour vous donner une idée, j’y passe a minima 8 heures.

Pourquoi autant de temps ? Il faut d’abord lire les 4 livres en rapport avec le thème présenté, tout en prenant des notes. Puis rédiger une introduction, une conclusion pour expliquer les liens avec la littérature steampunk. Enfin, il faut que je rédige un paragraphe pour chaque livre en expliquant le rapport avec le thème choisi.

Lorsque j’ai terminé l’écriture, je réalise aussi des photos des couvertures pour mettre en scène les livres sur Instagram et dans mon article. Et je crée une vignette/logo sur Canva avec le thème en cours pour présenter l’article.

L’écriture répétée tous les mois de ce type d’article, cela m’a mise sur les rotules. Ajoutez à cela les autres articles à réaliser comme ma veille littéraire du net une fois par mois et j’étais vraiment dans les choux.

Une overdose de Steampunk

4 livres par mois sur le steampunk dans les faits, avec un rythme de lecture de 1 roman par semaine, je pensais sincèrement y arriver. Pour les premiers articles, j’avais même déjà lu par le passé certains livres donc je n’avais qu’à lire un ou deux livres.

Je m’étais organisée de telle manière que je lisais ce que je voulais en début de mois, puis les romans steampunk la dernière quinzaine pour commencer à préparer mon article. Cela a bien fonctionné jusqu’à mars, d’autant que cela me faisait baisser ma PAL de livres steampunk dans ma bibliothèque.

Quand est arrivé avril, j’ai eu deux romans pour le thème Energies et mécaniques qui ne me plaisaient pas du tout, mais que j’avais prévu de lire dans le cadre de l’écriture de mon article. Et là, j’ai fait un blocage. Donc j’ai décidé de changer le thème et de parler des BD steampunk en pensant que des lectures courtes allaient me changer des pavés de romans habituels.

Sauf que j’ai sous-estimé l’ampleur de la tâche ! Comme je suis d’une nature scrupuleuse, je souhaitais lire des séries complètes de BD et pas seulement le premier tome pour parler des thématiques abordées. Or, en l’espace de 15 jours, j’ai lu environ 18 BD…au lieu de 30 prévues.

En plus, je me suis rendue compte qu’il me manquait des tomes (j’ai tout emprunté à la bibliothèque où je travaille), ce qui a retardé l’écriture de mon article d’Avril, et commencé à me mettre sérieusement la pression vis à vis du projet.

A ce moment là, j’ai commencé à faire une overdose de lectures steampunk.

En plus, créer le Hanami Book Challenge en parallèle n’a pas arrangé les choses car je me suis plutôt penchée sur la littérature japonaise, plus facile à lire et avec des intrigues pas forcément répétitives.

Peu de retour de la communauté littéraire ou steampunk

Mon objectif de départ avec ce projet était de faire découvrir la littérature steampunk à la blogosphère littéraire peu familière de ce genre. Mais aussi de montrer à la communauté steampunk qu’il existe une littérature associée à leurs costumes et décors, tout aussi intéressante.

Mais je n’ai eu que très peu de retours concernant mes articles et surtout les live Instagram. A croire que cela n’intéresse que peu de gens au final, à part mon cercle restreint d’amis blogueurs.

Cela m’a beaucoup découragée, et ne m’a pas aidée à maintenir le rythme des publications. Non pas que j’accorde beaucoup d’importance a être lue. Je ne suis pas très connue sur la blogosphère contrairement à d’autres booktubeuses. Mais ce projet me tenait quand même à coeur.

Avec le recul, j’aurais peut-être dû informer les maisons d’édition citées dans chaque article que je réalisais ce type de projet pour qu’elles mettent en avant mes publications. Ou j’aurais pu ouvrir une chaîne booktube afin de réaliser des vidéos ou des lives sur le sujet, avec plus d’impact qu’une publication blog et Instagram. Qui sait ? J’apprends de mes échecs sur ce blog, ce n’est pas la première fois que ce genre de choses arrive.

A côté de cela, je me suis interrogée sur la pertinence de ces articles : Le steampunk est-il une littérature encore d’actualité ? Vaut-il encore la peine qu’on s’y intéresse ?

La littérature steampunk est-elle dépassée ? (et le steampunk par extension ?)

Dans un épisode de la série 2 Broke Girls, le personnage de Max rabroue un client costumé steampunk qui demande du café alors qu’il tape à la machine à écrire sur sa table. Elle lui dit un truc du genre : « Le steampunk c’était à la mode dans les années 2000. Arrête de te prendre au sérieux avec ce costume ridicule ».

Sur le moment, j’ai trouvé la référence amusante, car je suis moi-même membre du mouvement steampunk. J’ai un costume et je me suis inventée un personnage steampunk.

Mais par la suite, je me suis demandée si elle n’avait pas raison. Après tout, le steampunk n’a jamais vraiment percé en France. Personne n’arrive à le définir correctement car personne n’est d’accord sur une définition. Et tout vaporiste (=gens qui font du steampunk) préfère s’investir dans la création de son costume plutôt que de s’intéresser à la littérature steampunk.

Par ailleurs, à l’inverse de la Fantasy qui prend ses racines dans la légende Arthurienne, il est difficile de définir une base cohérente pour le steampunk. Comme je l’ai indiqué, sa définition est mouvante

Pourtant, paradoxalement, la littérature steampunk française (et américaine) existe et a pris son essor ces dernières années, surtout en jeunesse, Artbook et BD, avec un renouvellement intéressant mais qui brouille encore plus les pistes sur sa définition.

Les auteurs s’y intéressent beaucoup vis à vis de son esthétique, facile à placer dans une intrigue, quitte à se demander si cela n’est pas devenu mainstream.

Il y a même des couvertures de romans qui utilisent des références au steampunk alors que l’histoire ne l’est pas, pour booster les ventes.

On mélange le steampunk avec de la magie, du policier et d’autres trucs parce que c’est « à la mode ». Mais cela peut être aussi une occasion pour le genre de se renouveler.

Quant à la littérature steampunk pour adulte, elle se veut plutôt sérieuse avec des intrigues portées sur des des réflexions politiques, scientifique ou de l’uchronie que je qualifierais de masculine (guerre, futurisme, descriptions techniques).

Trop sérieuse peut-être ? Trop intello et élitiste ? Cela pourrait expliquer le peu d’intérêt de la communauté pour ces romans aidant pourtant à développer leur imaginaire.

De plus, l’autre écueil que l’on pourrait reprocher aux intrigues steampunk est leur côté répétitif si l’auteur ne cherche pas à créer son propre univers. En effet, l’archétype du roman steampunk est souvent du roman policier steampunk avec un duo d’inspecteur dans un Londres Victorien uchronique.

Je peux comprendre que cela agace un lecteur qui n’aime pas ce genre d’intrigues, et qui ne connaissant pas l’étendue du genre, pourrait penser que le steampunk se réduit à cela.

Or, la littérature steampunk est plus vaste, pour peu qu’on s’y intéresse un peu. C’est ce que j’ai essayé de démontrer avec Parlons Steampunk. Et c’est surtout ce qui m’a motivée à écrire dessus.

Enfin, au niveau éditorial, les éditions Bragelonne, qui avaient lancé l’opération Le mois du Cuivre avec des publications plus ou moins steampunk, commence à sérieusement délaisser son projet. On compte une seule publication originale pour l’année 2021 au lieu de 4 à 6 les années précédentes. Est-ce que le steampunk est encore rentable pour la littérature adulte ? Je sais bien que la crise et le covid 19 sont passés par là, mais on peut se poser la question.

Has been ou pas, on oscille entre un fort engouement esthétique en jeunesse et un partiel désintérêt chez les adultes. Peut-être faut-il tourner la page ou, comme Adrien Tomas et Pierre Pevel, réinventer le genre pour susciter l’intérêt du lectorat ? La question reste ouverte…

Vers une nouvelle programmation ?

Parce que je déteste rester sur un échec, j’ai tout de même décidé de maintenir mon projet, peu importe si je suis lue ou non. Qu’il soit dépassé ou pas, le steampunk est un sujet qui m’intéresse et il m’importe de le faire découvrir à d’autres.

Par contre, j’ai décidé d’alléger ma programmation prévue sur l’année et de la réduire à 6 articles au total au lieu de 12, afin de souffler un peu. Cela me semble un bon compromis vis à vis de mon objectif initial.

Jusqu’à présent, j’ai publié les articles suivants :

J’aimerais proposer les thèmes suivants qui restent à écrire :

  • Les BD et comics steampunk : Septembre
  • Le steampunk au féminin : Octobre
  • Les livres fondateurs du steampunk : Novembre

Programmer le reste des articles de septembre à novembre va me permettre de me recentrer sur le Hanami Book Challenge et m’aider à avoir envie de relire du steampunk.

Je réfléchis à aborder les autres thèmes sur l’année 2022, pour 6 articles supplémentaires et à créer des listes thématiques sur Babelio associées au projet pour agrandir mes propositions de lecture en dehors des articles.

Comme je participe au challenge Projet Ombre sur les nouvelles, je pense lire les anthologies steampunk que j’avais prévues pour un article de Parlons Steampunk et vous faire à la place des avis lectures plus détaillés.

J’abandonne totalement les live Instagram qui me mettent trop la pression pour très peu de vues.

Voilà pour le projet et les coulisses de mon blog. Il m’a semblé important de vous parler de mes interrogations et de la manière dont je travaille mes articles.

J’espère que la lecture de cet article ne vous a pas semblée trop longue.

A bientôt dans une nouvelle publication !

A.Chatterton

Publié dans On joue ?

Hanami Book Challenge : ma PAL de séries tv, films et anime pour ce challenge

Pour faire suite à la PAL de livres et au mode d’emploi du Hanami Book Challenge, voici ma PAL spécial écrans pour ce challenge !

Préambule

Les écrans étant moins ma tasse de thé, j’ai quand même épluché les catalogues Netflix, Amazon Prime vidéo et Arte vidéo afin de vous trouver des propositions accessibles. A chaque fois, j’indique en fin de résumé où vous pouvez trouver le film ou la série et si vous cliquez sur le lien du titre, vous trouverez la bande annonce en vidéo. Si je n’ai pas indiqué de plateforme pour regarder le film, c’est que j’ai fait appel aux DVD empruntés à ma médiathèque. Cela reste une solution économique et accessible si vous souhaitez rester dans la légalité.

Je précise que je suis pas partenaire des plateformes de vidéos mentionnées pour éviter toute confusion. Si vous voyez par exemple beaucoup de propositions Netflix, c’est tout simplement parce que j’ai trouvé plus de films ou séries en lien avec le challenge dessus.

N’hésitez pas à m’indiquer en commentaire vos trouvailles, surtout si vous avez eu un coup de coeur ! 🙂

Bon challenge spécial écrans à tous et toutes !

Voici mes menus écrans pour ce challenge :

Au temps des traditions

Pour la gloire de l’Empereur (intrigue politique, samouraïs, arts-martiaux)

Les 7 samouraïs, Akira Kurosawa, 1954

Résumé : Las des incursions répétées des brigands qui s’emparent de leurs récoltes et de leurs femmes, les paysans d’un petit village décident, sur les conseils de l’ancien Gisaku, de faire appel à des samouraïs… Il leur faudra trouver des samouraïs suffisamment pauvres pour accepter de combattre pour de la nourriture. Quatre villageois sont chargés de les rechercher. Ils réussissent à convaincre le samouraï Kambei de les aider : celui-ci va recruter ses compagnons en leur faisant passer des épreuves. C’est finalement six samouraïs et Kikuchiyo, un jeune paysan qui veut se faire passer pour tel, qui arrivent dans le village. Là, lis vont apprendre aux villageois à se battre, à fortifier leur village…

Mon choix : Un film de de 1954 par un des grands maîtres du cinéma japonais. Il a l’air vieux et un peu kitch au premier abord, mais il ne faut pas oublier qu’il a inspiré un western très connu : Les sept mercenaires de John Sturge (1960).

Autres propositions :

  • Zatoichi, de Takeshi Kitano, 2003 : XIXè siècle, un voyageur aveugle, joueur pro et masseur s’engage dans un combat avec un gang qui tient sous sa coupe un village de paysans.
  • Le temps des samouraïs, les origines sanglantes du Japon : Documentaire historique en 6 épisodes qui raconte les luttes de pouvoir dans le Japon féodal du XVIème siècle (Netflix)
  • Yasuke, le samouraï noir, 2021 : Série animée sur l’histoire d’un samouraï noir dans le Japon du XVIème siècle.(Netflix)

Le temple abandonné (Religion, esprits, moine, fantastique)

Le Voyage de Chihiro, Hayao Miyazaki, 2002 (Netflix)

Résumé : Chihiro, dix ans, a tout d’une petite fille capricieuse. Elle s’apprête à emménager avec ses parents dans une nouvelle demeure. Sur la route, la petite famille se retrouve face à un immense bâtiment rouge au centre duquel s’ouvre un long tunnel. De l’autre côté du passage se dresse une ville fantôme. Les parents découvrent dans un restaurant désert de nombreux mets succulents et ne tardent pas à se jeter dessus. Ils se retrouvent alors transformés en cochons. Prise de panique, Chihiro s’enfuit et se dématérialise progressivement. L’énigmatique Haku se charge de lui expliquer le fonctionnement de l’univers dans lequel elle vient de pénétrer. Pour sauver ses parents, la fillette va devoir faire face à la terrible sorcière Yubaba, qui arbore les traits d’une harpie méphistophélique. (Disponible sur Netflix)

Mon choix : Un des films de Hayao Miyazaki que je préfère ! On y trouve une petite fille capricieuse, des amis étranges et surtout ce gigantesque village dédié à la purification et aux loisirs des esprits, aux airs de parc d’attraction, sur lequel règne en maître la terrible sorcière Yubaba. Au-delà d’un simple film sur les esprits, on y croise des valeurs écologiques, familiales et surtout une réflexion sur l’acceptation du passé pour se projeter vers l’avenir. Car, rappelons-le, au début de son aventure, Chihiro vient de déménager et s’accommode mal de cette situation. La beauté des décors et du dessin ajoutent à la magie du film.

Autres propositions :

  • Ju-on, origins, 2021 : une série d’horreur en 6 épisodes autour d’une maison hantée à notre époque contemporaine. Inspirée du film The grudge.(Netflix)
  • Bleach : Version anime du manga du même nom où un jeune homme investi des pouvoirs d’un Shinigami doit récupérer des âmes errantes. Série en 63 épisodes. Un film est également disponible (Netflix).
  • Mon voisin Totoro, Hayao Miyazaki : Film animé où une famille déménage à la campagne parce que leur mère est malade. Dans les bois, les deux petites filles vont rencontrer le gentil Totoro, l’esprit de la forêt.(Netflix)
  • Inunaki, le village oublié, 2020 : Film d’horreur autour du village d’Inunaki surnommé le « village hurlant ». Lors d’une expédition nocturne Yuma et Akina réveillent la malédiction qui frappe le village. Film payant (Amazon prime Vidéo)

Le sourire de la Geisha (Erotique, Art, écrit par une femme)

Mémoires d’une Geisha, Rob Marshall, 2006

Résumé : Quelques années avant la Seconde Guerre mondiale, Chiyo, une petite fille japonaise, est arrachée à sa famille pauvre pour aller travailler comme servante dans une maison de geishas.
En grandissant, elle se plie avec docilité à l’initiation difficile qui fera d’elle une vraie geisha. Elle triomphe des pièges que lui tend sa rivale, la fourbe Hatsumomo et devient, après des années de travail, la légendaire geisha Sayuri. Très belle, épanouie dans son art, Sayuri fascine les hommes les plus puissants. Mais celle qui n’a plus le droit d’aimer reste hantée par l’amour qu’elle porte, en secret, au seul homme qu’elle ne peut atteindre…

Mon choix : Ce film est l’adaptation du roman éponyme par Arthur Golden. Même s’il est basé approximativement sur la vie d’une geisha célèbre et qu’il comprend des inexactitudes historiques (comme la prostitution et le Mizuage, don de virginité), il n’en reste pas moins très magnifique et montre bien l’éducation des Geishas, leur quotidien et leur évolution suite à la deuxième guerre mondiale. Un beau film porté par des actrices chinoises et malaisiennes dont Michelle Yeoh (vue dans Tigre et Dragon et The Lady, le biopic de Aung San Suu Kyi.

Autres propositions :

  • The Naked Director, Yoshitatsu Yamada, 2019 : série biopic en 16 épisodes sur l’évolution du cinéma porno japonais dans les années 80 par Toru Muranishi qui a révolutionné le genre et remis en question la morale japonaise au sujet du sexe.(Netflix)
  • 37 seconds, Mitsuo Miyazaki, 2020 : Aux prises avec ses obligations sociales et familiales, une jeune artiste de manga handicapée s’engage contre toute attente sur la voie de l’émancipation et de la liberté sexuelle. Film dramatique (Netflix)
  • Little Miss Sumo, 2021 : Dans ce documentaire biographique, une jeune championne de sumo interdite de compétition professionnelle se bat pour faire évoluer les traditions et redéfinir les règles de son sport. (Netflix)
  • Japon, les reines de la mer, Geo Reportage, 2009 : Documentaire autour des pêcheuses traditionnelles de mollusques appelée Ama. Le film met l’accent sur neuf femmes de la presqu’île japonaise de Shima qui se partagent le même bateau, ce qui fait d’elles une famille très soudée. Kazu Yamamoto, 80 ans bientôt, est la doyenne, une Ama de cinquième génération qui n’envisage pas une seconde de raccrocher. (Amazon Prime Vidéo, Youtube)

Quand les cerisiers sont en fleurs (Fêtes traditionnelles, nature, écologie)

Japanese Style originator, 2021, Netflix

Résumé : une série en 54 épisodes qui vous fera découvrir la culture japonaise traditionnelle (cuisine, objets traditionnels, cérémonies, lieux incontournables).

Mon choix : J’ai éprouvé beaucoup de difficultés à trouver un film ou une série pour cette catégorie. Ce documentaire permet d’approfondir l’aspect traditionnel du Japon et c’est que j’ai voulu faire ressortir dans ce choix. Mais il peut aussi entrer dans la catégorie Tokyo By Night pour l’aspect culinaire abordé à de nombreuses reprises au fil des épisodes.

Autres propositions :

  • Princesse Mononoké, Hayao Miyazaki, 2000 : La plupart des films animés de Hayao Miyazaki traitent d’écologie, mais celui-ci tout particulièrement avec des humains qui détruisent la forêt et les animaux pour s’enrichir. Seule Mononoké, fille élevée par des animaux, se dresse contre eux et c’est le début d’un long combat. (Netflix)
  • Pompoko, Isao Takahata, 2006 : Un film animé des studio Ghibli sur l’adaptation des Tanukis, (esprits de la forêt à l’apparence de chiens-ratons laveurs), face à la destruction de leur habitat par les humains. Une réflexion sur la destruction des ressources naturelles et des croyances populaires. (Netflix)
  • Your Name, Makoto Shinkai, 2016 : Deux adolescents, que tout oppose échangent de corps pendant leur sommeil sans d’explication logique. Entre la ville et la campagne, au gré des saisons, une relation s’instaure entre eux, jusqu’à se qu’ils décident de se rencontrer en vrai Peut aussi entrer dans le menu Fly me to Saitama. Film animé (Netflix)
  • Japon, la voie du thé, Geo reportages, 2019 : Au printemps, le Japon tout entier attend le first Flush, la première cueillette du noble Sencha, thé vert cultivé dans l’île de Kyushu. Kazuo Watanabe lui a consacré toute sa vie et caresse le rêve de produire le meilleur thé du Japon. Documentaire payant. (Amazon Prime vidéo)

Japan Pop

Monter sur scène avec les idols (musique, amitié, Otaku)

Carole et Tuesday, Shin’ichirô Watanabe, 2020 (Netflix)

Résumé : Adaptation du manga éponyme en série animée de 24 épisodes. Dans un monde futuriste où la population a émigré vers la planète Mars, Carole rencontre la riche Tuesday. Les deux jeunes filles que tout oppose réalisent qu’elles forment le duo ..

Mon avis : Je n’ai pas lu le manga, mais j’ai été séduite par ce duo musical. Même si je sens que cela ne va pas être très joyeux, j’ai envie de les suivre dans leur route vers le succès.

Autres propositions :

  • Back Street Girls Gokudolls, 2019 : Série animée de 10 épisodes. En punition d’une grosse erreur, trois Yakuzas sont contraints de se transformer physiquement pour former un girls band et investir la scène J-Pop underground. Mais s’ils ont changé de corps, ils n’en restent pas moins des yakuzas, et des hommes, ce qui occasionne des scènes hilarantes. (Netflix)
  • Reframe, Theater experience with you, 2019 : retransmission du concert du groupe de J-Pop Perfume au Line Cube Shibuya, recrée sous forme de film. (Netflix)

Sangoku, Cat’s eyes et les autres ( Rétro, adapté en anime, manga des années 80)

Cobra Kai, Josh Heald, 2018 (Netflix)

Résumé : Dans le retour très anticipé de deux personnages emblématiques, les rivaux de la saga légendaire Karate Kid sont réunis 30 ans après les événements du Tournoi de Karaté All Valley de 1984. Habitant à présent dans le quartier aisé d’Encino, Daniel LaRusso (Ralph Macchio) mène une vie enviable avec sa superbe famille, tout en étant à la tête d’une chaîne de concessions automobiles à succès dans la vallée. De son côté, son adversaire du lycée, Johnny Lawrence (William Zabka), dont la vie a basculé dans la précarité, cherche à se racheter en rouvrant le célèbre dojo de karaté Cobra Kai. Leurs vies se croisent inévitablement et la rivalité est relancée, mettant en place la nouvelle génération de “karate kids”

Mon choix : Certes, c’est nanardesque et ça touche de loin le Japon avec le Karaté. Mais cela joue à fond sur les années 80 et le culte d’un film, et cela interroge la pseudo-spiritualité du karaté pour les occidentaux. Rien que pour ça, je vais regarder cette série en 30 épisodes. 🙂

Autres propositions :

  • City Hunter, La mort de City Hunter : Un film animé sur la série Niki Larson, je dis Oui. Netflix en propose 6 à son catalogue. Dans celui-ci, Niki et Laura héritent d’une grosse affaire concernant une célébrité locale, mais les apparences vont s’avérer trompeuses… (Netflix)
  • Niki Larson, la série animée, 1987 : Nicky Larson est un détective privé qui se charge de résoudre les affaires les plus impossibles et dangereuses qui soient : protection, filatures… de préférence si la commanditaire est une femme. Ce redresseur de tort obsédé mais néanmoins efficace, est assisté de Laura, la petite soeur de son défunt partenaire. Série animée (Amazon prime vidéo)
  • Olive et Tom le retour, 2001 : Série animée issue du manga Captain Tsubasa. Olivier, qui est devenu joueur professionnel de football au Brésil, se remémore sa jeunesse. Il se souvient comment, lorsque sa passion dévorante pour le football a commencé, il a intégré l’équipe de Nankatsu. (Amazon Prime Vidéo)

C’est l’heure du duel ( affrontement, jeux-vidéos, robots)

Ghost in the Shell, Rupert Sanders, 2017 (Amazon Prime)

Résumé : Dans un futur proche, le Major est unique en son genre: humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir la combattre. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on la lui a volée. Rien ne l’arrêtera pour comprendre son passé, trouver les responsables et les empêcher de recommencer avec d’autres.

Mon choix : Basé sur le manga et l’anime éponyme, le film de Rupert Sanders a fait scandale parmi les fans à sa sortie car il propose une actrice occidentale pour jouer une héroïne japonaise. Ayant vu l’anime, je suis curieuse de découvrir cette version avec Scarlett Johansson dans le rôle titre.

Autres propositions :

  • Violet Evergarden, Kana Akatsuki, 2017 : Série animée en 13 épisodes sur une héroïne amnésique et dont on a remplacé les bras par des prothèses mécaniques, qui cherche à retrouver un sens à sa vie après la guerre en devenant rédactrices de lettres. (Netflix)
  • Final Fantasy XIV Dad of Light, 2017 : Série en 8 épisodes sur un père et son fils qui tentent de renouer des liens en jouant ensemble à Final Fantasy XIV. Basée sur une histoire vraie. (Netflix)
  • Gambling School, 2017 : Série animée en 24 épisodes où une nouvelle élève ambitieuse arrive dans une école spécialisée dans les jeux d’argent. Son objectif : faire sauter la banque ! Une pure comédie japonaise. Et si vous voulez en voir plus, il y a même un film tourné en mode réel. (Netflix)
  • Food Wars, Yuuto Tsukuda, 2015 : Série animée en 86 épisodes tirée du manga éponyme, où un ado cuisinier intègre une école de chefs prestigieuses. De combats de chefs en recettes de cuisine, une série comique à savourer aux petits oignons (Netflix). Peut aussi entrer dans le menu Tokyo By Night pour la partie culinaire.

Cosplay à Harajuku

Atelier, 2015 (Netflix)

Résumé : Tokita Mayuko se prépare à entrer dans la vie active. C’est un travail dans le monde de la lingerie qui l’attend et lors de son premier jour de travail, un magnifique défilé est organisé par la direction. Elle s’aperçoit rapidement qu’elle ne pourra pas tenir longtemps dans ce nouveau travail si elle ne reçoit pas d’aide de ses collègues de bureau, d’autant que la patronne Mayumi Nanjō est très exigeante…

Mon choix : Drama japonais en 13 épisodes, Atelier est une forme de Diable s’habille en Prada version japonaise dans l’univers de la lingerie artisanale de luxe. On y suit une jeune stagiaire, obsédée par les tissus, qui doit s’intégrer dans la petite entreprise familiale et tout apprendre d’une patronne digne d’Anna Wintour. La série montre également combien il est difficile pour les femmes japonaises de monter sa propre entreprise dans une société très patriarcale. Peut aussi convenir pour le menu Gambate ! sur le monde du travail.

Autres propositions :

  • Queer Eye, Bienvenue au Japon, 2019 : La Dream Team se rend au Japon afin de relooker des Japonais un peu perdus dans leur style et leur vie. Série en 4 épisodes à ne pas regarder avec sérieux (Netflix) 😉

Le Japon d’Aujourd’hui

Fly me to Saitama (Vie à la campagne, village, vieillesse)

Fly me to the Saitama, Hideki Takeuchi, 2019

Résumé : Dans un Japon alternatif, les personnes originaires de Saitama sont persécutées et cachent leur origine. Tous espèrent l’abolition des visas pour parvenir à la métropole sans être arrêtés. À Tokyo, Momomi Hakuhodo (Fumi Nikaidō) est un lycéen très populaire, fils du gouverneur de la ville et président du conseil des élèves de la prestigieuse académie Hokuhodo. Il rencontre un jour Rei Asami (Gackt Camui), de retour de ses études aux États-Unis. Ils sont attirés l’un envers l’autre mais Asami est originaire de Saitama.

Mon choix : Je ne pouvais pas aborder ce sous-menu sans expliquer son titre ! Ce film est une comédie nanardesque japonaise autour de la préfecture de Saitama, autrement dit, la campagne située après Tokyo, où il n’y a absolument rien à faire. Forçant sur les clichés plouc de la région, on suivra deux histoires en parallèle : celle du Japon alternatif indiquée dans le résumé et celle d’une famille arrivée à Saitama qui écoutent ladite histoire à la radio. Un film jubilatoire.

Autres propositions :

  • Souvenirs de Marnie, HirosamaYonebayashi, 2015 : Anna, jeune fille solitaire, vit en ville avec ses parents adoptifs. Un été, elle est envoyée dans un petit village au nord d’Hokkaïdo. Dans une vieille demeure inhabitée, au coeur des marais, elle va se lier d’amitié avec l’étrange Marnie…Film animé du Studio Ghibli (Netflix)
  • Souvenirs goutte à goutte, Isao Takahata, 2007 : Taeko, une jeune femme de 27 ans, critique littéraire dans un journal à Tokyo décide de prendre un congé sabbatique en retournant dans sa campagne natale afin d’aller à la recherche des souvenirs de son enfance. Film animé (Netflix)
  • L’été de Kikujiro, Takeshi Kitano, 1999 : Masao a 9 ans et s’ennuie. Ce sont les grandes vacances et tous ses copains sont partis. Même le club de foot a fermé ses portes. Dans la maison vide de sa grand-mère qui l’élève, Masao trouve une photo de sa mère, qu’il ne connaît pas. Il se met alors en tête de partir à sa recherche. Son sac sur le dos, il prend la route et rencontre Kikujiro, quinquagénaire cabotin et roublard. Commence alors un voyage peu ordinaire, émaillé de rencontres insolites (Arte vidéo, Film disponible jusqu’au 29/04)
  • I wish (Nos voeux secrets), Hirokazu Kore-Eda, 2012 : Sur l’île de Kyushu, deux frères sont séparés après le divorce de leurs parents. L’aîné, Koichi, âgé de 12 ans, part vivre avec sa mère chez ses grands-parents au sud de l’île. Son petit frère, Ryunosuke, est resté avec son père, guitariste rock, au nord de l’île. Lorsqu’un nouveau TGV relie enfin les 2 régions, Koichi et son jeune frère organisent clandestinement un voyage avec quelques amis jusqu’au point de croisement des trains, où un miracle pourrait, dit-on, se produire… Film payant (Amazon prime vidéo)

Gambatte ! (vie d’entreprise, harcèlement, racisme)

Aggretsuko, Rarecho, 2017 (Netflix)

Résumé : Insatisfaite de son travail de bureau ingrat, Retsuko la petite Panda rousse surmonte les tracas du quotidien en chantant du death metal à tue-tête dans un bar karaoké

Mon choix : Série animée en 30 épisodes, Aggretsuko nous montre l’envers du décor de l’entreprise japonaise pour les femmes : patrons sexiste, heures supplémentaires à n’en plus finir. Alors quand elle commence à péter un plomb, Aggretsuko se rend discrètement dans un karaoké et chante du heavy métal, ce qui lui permet de relâcher la pression. Au fil des jours, son travail de comptable va lui peser et elle va s’efforcer de trouver une sortie de secours, ce qui ne va pas aller sans heurts… Ce dessin animé tout mignon soulève avec justesse de nombreux problèmes des employés japonais et invite à la réflexion sur ce qu’est la définition du bonheur, tout en restant drôle.

Autres propositions :

  • Kantaro, the sweet tooth salaryman, 2019 : Commercial dans une maison d’édition haut de gamme, Kantaro ne s’attarde jamais chez ses clients. Sa seule passion : la quête secrète de sucreries exquises…Série en 12 épisodes. (Netflix)

Souvenirs de lycée (Univers scolaire, adolescence, romance, light novel)

Loin de moi, près de toi, Junichi Sato, 2020 (Netflix)

Résumé : Une collégienne se transforme en chat pour attirer l’attention d’un garçon, sans se rendre compte que la frontière entre l’humain et l’animal s’estompe peu à peu.

Mon choix : Dans le même esprit que Le Royaume des chats, une romance toute douce entre deux collégiens avec une pointe de fantastique.

Autres propositions :

  • Je veux manger ton pancréas, Shin’ichirô Ushijima, 2018 : Sakura est une lycéenne populaire et pleine de vie. Tout l’opposé d’un de ses camarades solitaires qui, tombant par mégarde sur son journal intime, découvre qu’elle n’a plus que quelques mois à vivre… Unis par ce secret, ils se rapprochent et s’apprivoisent. Adaptation du manga éponyme, film animé.(Netflix)
  • Good morning call, 2016 : Une lycéenne s’installe enfin dans son appartement, mais elle a pour colocataire le garçon le plus populaire du lycée, et personne ne doit savoir qu’ils vivent ensemble. Série comique en 27 épisodes. (Netflix)
  • Great Teacher Onizuka, Nishizono Satoru, 1999 : Un jeune enseignant de lycée, ancien voyou, se retrouve responsable d’une classe particulièrement difficile dont les élèves ne respectent plus aucun professeur. Parce qu’il parvient à les comprendre et à se mettre à leur niveau, il arrivera non seulement à leur tenir tête, mais aussi à les aider…Série animée en 43 épisodes, tirée du manga éponyme.
  • One step, Michael williams, 2020 : Tadashi, voyant une fille de son école assise seule sur la plage tout les jours devient déterminé à savoir pourquoi. Un drama japonais très réaliste, portrait de la vie de millers de jeunes écolières au Japon. Film drame (Amazon prime vidéo)

Tokyo by night (Mafia, gastronomie, prostitution, LGBTQIA+)

Tokyo Girl, Yuki Tanada, 2016 (Amazon Prime)

Résumé : La vie d’Aya, de son arrivée à Tokyo, à l’âge de 23 ans, jusqu’à ses 40 ans. Entre sa carrière professionnelle et ses amours, la jeune femme a sans cesse dû s’adapter au fil des années aux multiples situations difficiles auxquelles elle a été confrontée.

Mon choix : Je suis tombée par hasard sur cette série en 11 épisodes et malgré les sous-titres en anglais, je l’ai dévorée en deux soirées. C’est en toute connaissance de cause que je vous conseille ce petit bijou. A travers l’histoire d’Aya, on retrouve le rêve de toutes les femmes de province de monter à la capitale pour trouver une vie parfaite : job de rêve, appartement luxueux, petit-ami puis mari et surtout la vie effrénée et dynamique de Tokyo, bien différente de la campagne. Aya, va vouloir toutes ces choses, en obtenir certaines mais s’interrogera surtout sur ce qui la rend heureuse. La série propose une réflexion universelle sur ce qui fait notre bonheur, tout en nous montrant les différents quartiers de Tokyo et les difficultés éprouvées par les femmes japonaises à allier vie de famille et vie professionnelle dans une société fortement patriarcale.

Autres propositions :

  • Midnight dinner, Tokyo stories, 2016 : adaptation en série du manga La cantine de Minuit. On suit le quotidien du chef d’un restaurant de quartier ouvert la nuit et la vie de ses différents clients dans une ruelle de Tokyo. Outre les recettes de cuisine, l’ambiance est douce et amusante. Série en 20 épisodes (Netflix).
  • Samurai gourmet, 2017 : Jeune retraité, Takeshi retrouve son appétit de vivre et sa passion pour la nourriture en se connectant à son guerrier intérieur et en écoutant ses désirs. Mais son guerrier intérieur va aussi sortir lui donner un coup de main quand cela est nécessaire. Série comique en 12 épisodes (Netflix)
  • Sonatine, mélodie mortelle, Takeshi Kitano, 1996 : Bras droit du chef yakuza Kitajima, Murakawa est un homme brutal, éliminant froidement ceux qui se dressent en travers de sa route. Sans pitié, mais aussi sans passion, il aspire à une nouvelle vie. Appelé sur l’île d’Okinawa, il part avec ses hommes pour venir en aide au clan Nakamatsu en guerre contre le gang rival Anan. Film dramatique.
  • Tokyo Godfathers, Satoshi Kon, 2003 : A Tokyo, pendant les fêtes de Noël, trois amis sans abri trouvent un bébé abandonné et une mystérieuse clé annonciatrice de folles aventures. Un film anime très humain dans la ville capitale tentaculaire japonaise.
  • Big in Japan Tokyo edition, Lachlan McLeod, 2018 : Trois cinéastes australiens se lancent dans une mission visant à se faire connaître à Tokyo. En chemin, ils rencontrent plusieurs personnes excentriques qui sont devenues célèbres au Japon en tant qu’étrangers. Un film documentaire qui décrypte le principe de popularité et d’originalité au Japon. (Amazon Prime video)

Publié dans On joue ?

Hanami Book Challenge : Ma PAL de livres pour ce challenge

Pour faire suite à mon article de présentation du Hanami Book Challenge, un challenge sur le Japon et le printemps que j’ai créé, voici ma Pile à Lire afin de vous donner quelques idées de lecture. En espérant que vous y trouviez votre bonheur !

Au temps des traditions

Pour la gloire de l’empereur (Intrigue politique, samouraïs, arts-martiaux)

Le jeu de la trame, Sylviane Corgiat et Bruno Lecigne, éditions Mnémos (intégrale)

Résumé : Trente-neuf, c’est le nombre de cartes du Jeu de la Trame que Keido, fils du seigneur du Roseau, doit réunir afin de ressusciter sa soeur, morte de l’avoir trop aimé. Et il ne laissera rien ni personne le distraire de son but. Des guerres sauvages du pays des Mille Nuages aux combats contre les pirates sans merci du fleuve Salé en passant par la bataille contre le terrible Ordre des Ananke, Keido ira même jusqu’à franchir la gigantesque Muraille de Pierre qui sépare le monde en deux pour se livrer aux brûlures inconnues des Terres de Cendre et affronter les légendaires créatures du feu. Mais que trouvera-t-il au bout du chemin ?

Mon choix : J’ai reçu cette intégrale dans le cadre d’un service presse par l’éditeur. C’est une série ancienne qui vient d’être rééditée chez Mnémos en intégrale. Il y a en plus quelques scènes érotiques…

Autres propositions :

  • Kenshin le vagabond, de Natsuki Nobuhiro, éditions Egmon manga (manga sur un samouraï vagabond)
  • La Pierre et le sabre, de Eiji Yoshikawa, éditions J’ai lu (Roman historique en deux tomes sur un samouraï)
  • Le clan des Otori, Lian Hearn, éditions Gallimard (série de romans de fantasy historique en 5 tomes, où un jeune garçon ignorant de ses origines est recueilli par une communauté qui condamne la violence. Mais leur assassinat va déclencher une guerre sanglante).
  • Le masque de Nô, tome 1 des Chroniques de l’érable et du cerisier, Camille Monceaux, éditions Gallimard jeunesse (roman jeunesse sur un enfant abandonné élevé par un samouraï qui voit soudain sa vie basculer…)

Le temple abandonné (Religion, esprits, moine, fantastique)

Histoires de fantômes du Japon, Benjamin Lacombe et Lafcadio Hearn, éditions Soleil

Résumé : Fasciné par le Japon – son art, sa culture et ses paysages – depuis ses plus tendres années, Benjamin Lacombe a souhaité illustrer Fantômes du Japon, un recueil d’histoires imprégnées du folklore japonais, recueillies par Lafcadio Hearn. Cet écrivain irlandais a été l’un des premiers occidentaux à obtenir la nationalité japonaise. Il est connu pour avoir sillonné les provinces de ce pays, recueilli et mis par écrit les contes et légendes de fantômes japonais. Pour cet ouvrage, Benjamin a choisi d’illustrer un panel de bestiaire large et diversifié ; une diversité qu’il était essentiel pour lui de laisser transparaître dans un traitement graphique différent pour chaque histoire. En fin de livre, la création de jeux, inspirés de jeux anciens, offre la possibilité de raconter sa propre légende de yôkai.

Mon choix : Dans ma PAL depuis Noël, j’attendais le prochain Pumpkin Autumn Challenge pour me plonger dans le fascinant monde des Yokais, Bakemono et autres esprits, mais finalement, je n’ai pas pu résister à la tentation.

Autres propositions :

  • Esprits et créatures du Japon, Benjamin Lacombe, éditions soleil (le tome 2 de celui que je vous propose)
  • Les héritiers d’Higashi, Clémence Godefroy, éditions du Chat noir (série de romans fantasy en deux tomes ayant pour thème les bakemono, ces esprits à figure animale).
  • Death Note, de Tsugumi Ohba et Takeshi Obata, éditions Kana (Manga façon thriller avec un dieu de la mort qui prête son outil de travail à un mortel).
  • Les noces de la renarde, de Floriane Soulas, éditions Scrineo (Roman de fantasy historique sur le destin de deux femmes à deux époques différentes autour des Yokaïs, des esprits japonais).

Le sourire de la Geisha ( Erotique, Art, écrit par une femme)

Les neiges de l’éternel, Claire Krust, éditions ActuSF

Résumé : Dans un Japon féodal fantasmé, cinq personnages racontent à leur manière la déchéance d’une famille noble. Cinq récits brutaux qui voient éclore le désespoir d’une jeune fille, la folie d’un fantôme centenaire, les rêves d’une jolie courtisane, l’intrépidité d’un garçon inconscient et le désir de liberté d’un guérisseur. Le tout sous l’égide de l’hiver qui s’en revient encore.

Mon choix : J’ai déjà pas mal lu de livres autour des geisha et un livre d’Art ne me tente pas. Ce livre est un cadeau qui est dans ma PAL depuis peu, et écrit par une femme. En plus, il a eu de bons retours, donc j’ai décidé de tenter ma chance.

Autres propositions :

  • Le miroir des courtisanes, Sawako Ariyoshi, éditions Philippe Picquier (Roman historique autour des quartiers des courtisanes de Tokyo avant-Guerre, qui retrace le destin de trois femmes d’une même famille).
  • Geisha, Arthur Golden, éditions Le livre de Poche (Fiction historique sur l’histoire d’une Geisha et de son apprentissage).
  • Ma vie de Geisha, de Mineko Iwasaki, éditions Le Livre de Poche (Autobiographie d’une geisha japonaise très connue)
  • 24 vues du Mont Fuji par Hokusai, Roger Zelazny, éditions Le Bélial (Nouvelle autour du deuil et du célèbre peintre)
  • Yayoi Kusama, l’artiste qui mettait des pois partout et s’en fichait, Gilberti Fausto, éditions Phaidon (Documentaire jeunesse sur l’artiste Yayoi Kusama façon biographie et découverte de son art).

Quand les cerisiers sont en fleurs ( Fêtes traditionnelles, Nature, écologie)

Your name, Makoto Shinkai, éditions Pika

Résumé : Taki est Mitsuha, et Mitsuha est Taki. Le lycéen tokyoïte et la jeune fille de la montagne échangent mystérieusement, à plusieurs reprises, leurs corps durant leur sommeil, et vivent chacun la vie de l’autre. Voici l’histoire de deux destins entremêlés qui défient l’espace et le temps, dans laquelle la tragédie se mêle à la romance… Reprenant la trame de son film d’animation éponyme, Makoto Shinkai, réalisateur et écrivain, nous invite à explorer plus en profondeur l’univers poétique et touchant de Your Name.

Mon choix : Après avoir été émerveillée par le film d’animation, j’ai décidé de lire l’adaptation en roman. Mitsuha est une jeune prêtresse qui perpétue la tradition familiale et vit en province dans la nature. Taki est un citadin qui vit à Tokyo. Ensemble, ils vont vivre un échange de corps pendant de brèves périodes pendant leur sommeil… Une vraie ode à l’adolescence, la nature et le temps qui passe. Peut aussi rentrer dans le menu Japon d’aujourd’hui/Souvenirs de lycée ou Fly me to Saitama.

Autres propositions :

  • Hayao Miyazaki : Cartographie d’un univers, de Raphaël Colson et Gaël Régner, éditions Les Moutons électiques (Documentaire sur l’univers du réalisateur Miyazaki, qui s’inspire de la nature et de thèmes du Japon contemporain dans ses créations).
  • Aokigahara, la forêt des suicidés, Gabriel Hernandez et El Torres, éditions Atlantic Comics (roman graphique d’horreur sur la forêt célèbre pour le nombre de suicidés qui y est retrouvé tous les ans. Peut aussi entrer dans la catégorie Le temple Abandonné).
  • Maneki-Neko et autres histoires d’objets japonais, de Jorane, éditions Sully (Documentaire sur les objets de culte du quotidien japonais)
  • La péninsule aux 24 saisons, Mayumi Inaba, éditions Philippe Picquier (roman contemporain contemplatif autour d’une femme qui se redécouvre au fil des saisons).
  • Japon, 365 us et coutumes, David Michaud, éditions le Chêne (Documentaire sur les particularités culturelles japonaises et les traditions).

Japan Pop

Monter sur scène avec les idols (musique, amitié, Otaku)

Nana, Ai Yazawa, éditions Delcourt

Résumé : Deux jeunes filles portant un prénom synonyme de bonheur vont, par leur propre volonté, mettre leur destin en marche. Voici deux histoires d’amours et d’émotions vécues en parallèle par ces deux jeunes filles portant le même prénom « Nana » !!

Mon choix : J’avais beaucoup aimé l’anime éponyme ainsi que les chansons rock qui l’accompagnaient. C’est donc tout naturellement que je me suis tournée vers le manga, même s’il date un peu. C’est l’histoire de deux groupes de musique qui s’affrontent, mais aussi les coulisses des chanteurs, et surtout une solide histoire d’amitié entre filles.

Autres propositions :

  • Beck, de Harold Sakuichi, éditions Akata (Manga qui retrace de nos jours, le parcours réaliste d’un jeune bien décidé à percer dans le monde de la musique).
  • Blue Giant de Shinichi Ishizuka (Manga sur un lycéen passionné par le saxophone et le jazz).
  • Back Street Girls, de Jasmine Gyuh, éditions soleil (Manga sur un groupe d’idols pas banal : ce sont des anciens yakuza transformés en filles par punition de leur chef !)
  • Otaku otaku, Fujita, éditions Kana (Manga sur deux otakus qui travaillent ensemble et partagent leurs passions aussi mutuelles qu’hétéroclites).

Sangoku, Cat’s eyes et les autres ( Rétro, adapté en anime, manga des années 80)

Orange road, Izumi Matsumoto, éditions Tonkam

Résumé : Kyosuke Kasuga vient de déménager. Avec son père et ses deux soeurs, ils démarrent une nouvelle vie discrète. En effet, ces trois adolescents cachent un secret : ils sont télépathes et télékynésistes et personne ne doit l’apprendre. Mais à l’heure de la rentrée, Kyosuke a d’autres soucis en tête, il vient de tomber amoureux de Madoka Ayukawa, une jeune lycéenne rebelle, envoûtante mais terriblement capricieuse !

Mon choix : L’adaptation de mon anime « Club Dorothée » préféré : Max et compagnie. Même si le héros est pas très doué, et que son crush a un sale caractère, ça fait toujours plaisir de se replonger dans leurs histoires.

Autres propositions :

  • Japanime, de Clément Cusseau, Les éditions culinaires (Documentaire sur l’histoire des anime japonais les plus connus, avec fiches détaillées et anecdotes de création).
  • City Hunter de Tsukasa Hojo, éditions Pannini (Manga à l’origine de l’anime Nicky Larson, le côté chaud lapin non censuré).
  • Dragon Ball, de Akira Toriyama, éditions Glénat (Manga à l’origine de l’anime Dragon Ball Z)

C’est l’heure du duel ( affrontement, jeux-vidéos, robots)

One-Punch Man, Yusuke Murata, éditions Kurokawa

Résumé : Saitama est un jeune homme sans emploi et sans réelle perspective d’avenir, jusqu’au jour où il décide de prendre sa vie en main. Son nouvel objectif : devenir un super-héros. Il s’entraîne alors sans relâche pendant trois ans et devient si puissant qu’il est capable d’éliminer ses adversaires d’un seul coup de poing. On le surnomme désormais One-Punch Man. Mais rapidement, l’euphorie du succès cède place à l’ennui, car lorsqu’on est si fort, les victoires perdent de leur saveur… 

Mon choix : Encore un manga que je lis après avoir vu la version anime. Ce qui m’intéresse dans celui-ci est la figure d’anti-héros : le personnage principal ne se voit pas comme un Maître dans sa discipline ni comme un héros au départ. Il a juste décidé d’être super badass pour se prouver des choses à lui-même. A côté de ça, la société des héros laisse entrevoir les dérives d’un tel système. Bref, un manga sur l’affrontement mais pas que.

Autres propositions :

  • Food Wars, Yuto Tsukuda, éditions Delcourt (manga autour de duels de chefs assez humoristique, dans une école de Haute-Cuisine)
  • Pluto, Naoki Urasawa, éditions Dargaud (manga policier dans un monde où les robots côtoient les humains. Un robot aura tué un humain…)
  • Chobits, Reyda Seddiki, éditions Clamp (manga où un jeune étudiant retrouve un robot fille qui a perdu la mémoire)
  • Konosuba, Soit béni monde merveilleux, Masahito Watari (manga où un joueur de jeux-vidéos meurt et se réincarne en fille dans son jeu préféré).

Cosplay à Harajuku (Kawaï, look particulier, complexes)

Sexy Cosplay Dolls, Shinichi Fukuda, éditions Kana

Résumé : Wakana Gojo est un lycéen solitaire. Son rêve est de devenir artisan et de fabriquer les poupées traditionnelles pour le Hina Matsuri. Mais comme cette passion n’est pas très virile, il la cache et ne se fait pas remarquer. Jusqu’au jour ou Marine Kitagawa, la fille la plus populaire du lycée, le voit se servir d’une machine à coudre ! Contre toute attente elle lui demande de devenir son couturier pour réaliser… des tenues de cosplay !

Mon choix : Le résumé m’a pas mal intrigué et je m’attends à une série humoristique, ainsi qu’à des costumes très sympas.

Autres propositions :

  • Lovely Complex, Aya Nakahara, éditions Akata (manga sur deux amis lycéens au physique peu commun décident de s’allier pour trouver l’amour)
  • Blue Spring Ride, Io Sakisaka, éditions Kana (manga sur une jeune lycéenne qui décide de changer de look pour mieux se faire accepter par ses camarades de classe)
  • Artelier Collection, Yen Hioka (manga sur un univers où les vêtements fabriqués par des artisans de génie, ont le pouvoir d’exaucer des voeux…)
  • L’atelier des sorciers, Kamome Shirahama, éditions Pika (manga autour d’une jeune apprentie magicienne avec des costumes à couper le souffle.)

Le Japon d’aujourd’hui

Fly me to Saitama (Vie à la campagne, village, vieillesse)

Quartier lointain, Jirô Taniguchi, éditions Casterman

Résumé : Ce jour d’avril 1998, un homme s’apprête à prendre le train pour rentrer chez lui, à Tôkyô. Il s’appelle Hiroshi. C’est un cadre d’entreprise comme le Japon en produit des milliers. La bouche légèrement pâteuse et la tête lourde – il a encore trop bu la veille lors d’un repas d’affaires –, cet homme de 48 ans a rendez-vous avec son destin. Car le train qu’il prend n’est pas le bon : sans l’avoir fait exprès, il se retrouve à bord d’un express qui se dirige tout droit vers sa ville natale. À l’arrivée, avant de repartir à destination de Tôkyô, Hiroshi décide de faire un tour dans les rues où il a grandi, devenues méconnaissables. Dans le petit cimetière où est enterrée sa mère, il s’assoupit quelques minutes. Mais à son réveil, il constate avec une surprise mêlée d’effroi qu’il vient d’effectuer un bond dans le passé. Il se trouve en effet projeté à l’époque de son adolescence, et doit désormais vivre dans l’enveloppe corporelle qui était la sienne à l’âge de 14 ans. ! Mais ses souvenirs, sa mémoire et ses capacités intellectuelles sont restés ceux d’un homme de 48 ans… Hiroshi va alors revoir ses parents et ses amis d’école. Et bien qu’il craigne de bousculer sa propre histoire d’homme adulte et de « fausser l’avenir », il décide de comprendre enfin pourquoi son père est parti un jour loin de chez lui, abandonnant sa femme et ses deux enfants. En revivant ses quatorze ans, il ne va pas seulement épater ses copains en leur prédisant les événements à venir. Plus fondamentalement, il va tenter d’infléchir le cours de son histoire familiale et découvrir que « l’enfant que nous avons été est toujours là, bien vivant tout au fond de nous… ».

Mon choix : J’ai peu l’occasion de lire des romans graphiques/mangas de grands mangakas. Celui-ci a attiré mon attention car il est seulement en deux tomes et parle de voyage dans le temps.

Autres propositions :

  • L’amour dans un coin de campagne, Noriko Hakuto, éditions IDP boy’s love (Yaoi sur un jeune garçon qui retourne habiter dans son village natal et retrouve un ami d’enfance qui lui avait autrefois déclaré ses sentiments)
  • Je suis née dans un village communautaire, Kaya Takada, éditions rue de l’échiquier (Manga/roman graphique autobiographique de l’auteure qui raconte son enfance dans un village rural communautaire proche d’une secte, dans les années 70 au Japon)
  • La fille du temple aux chats, Makoto Ojiro, éditions Soleil (manga où un jeune étudiant décide de retourner vivre à la campagne auprès de sa grand-mère et de sa cousine, qui vivent dans un temple).
  • Nanja Monja, Shizuka Ito, éditions Glénat ( manga sur un village bucolique qui vit à côté d’une forêt envahie d’un petit peuple magique)

Gambate ! (vie d’entreprise, harcèlement, racisme)

Love Fragrance, Kintetsu Yamada, éditions Kana

Résumé : Asako, une jeune femme complexée par son hyperhidrose – le fait d’avoir une transpiration excessive – est un jour interpellée par Kôtarô Natori. C’est le concepteur star des nouveaux produits de soins corporels de la société où elle travaille. Ce dernier lui déclare de but en blanc : « Votre odeur est magnifique, laissez-moi la sentir pour développer notre nouveau produit ! »

Mon choix : Le résumé m’a fait hurler de rire, et j’ai bien l’impression que cette nouvelle série de manga va être hilarante, tout en montrant quelques aspects critiques de la société japonaise.

Autres propositions :

  • Stupeurs et tremblements, Amélie Nothomb, éditions Albin Michel (Roman sur la vie de l’auteur au Japon, quand elle travaillait dans une entreprise japonaise)
  • Tchikan, Emmanuel Arnaud et Kumi Sasaki, éditions Thierry Marchaise (Roman sur le harcèlement des jeunes filles et des femmes dans les transports en commun japonais)
  • Hana l’inaccessible, Koji Murata, éditions Meian (manga sur une romance au travail avec une héroïne encore vierge).
  • Relife, Yayoiso, éditions Ki-hoon (manga sur un chômeur qui décide de retourner au lycée pour recommencer sa vie)
  • Le jour de la gratitude au travail, Akiko Itoyama, éditions Philippe Picquier (Recueil de deux nouvelles autour sur le monde du travail au Japon, vu par un personnage féminin)
  • Bucket List of the dead, Kotaro Kataka, éditions Kana (manga à paraître en avril-mai 2021 sur un employé de bureau exploité en burn out qui découvre la délivrance grâce à une attaque de zombies. Il va alors décider de réaliser la liste de ses rêves avant de mourir).

Souvenirs de lycée (Univers scolaire, adolescence, romance, light novel)

Je veux manger ton pancréas, Idumi Kirihara et Yoru Sumino, éditions Pika

Résumé : Sakura est une lycéenne à la personnalité solaire, toujours entourée d’amis et au centre de l’attention de la classe. Elle est aux antipodes de Haruki, un simple élève banal et transparent. Celui-ci préfère fuir son prochain pour se réfugier dans ses livres de fiction jusqu’au jour où il trouve un journal intime, celui de Sakura. Il découvre alors que cette camarade si pleine de vie souffre d’une infection du pancréas et que ses jours sont comptés… Unis à Haruki par ce secret, Sakura demande une faveur au garçon : vivre avec elle une vie entière le temps d’un printemps…

Mon choix : un diptyque court qui semble pas très joyeux au premier abord mais dont les critiques évoquent un dessin délicat et une histoire empreinte de sensibilité.

Autres propositions :

  • La fille qui tressait les nuages, Céline Chevet, éditions du Chat noir (Roman YA fantastique où un jeune lycéen a dû mal à se remettre du deuil de la jeune fille dont il était amoureux. Ses pertes de mémoire cachent un terrible secret)
  • 5 cm per second, Makoto Shinkai, éditions Pika (Roman YA où deux amis d’enfance se souviennent de leur rencontre et de leurs retrouvailles des années plus tard, après une relation longue distance).
  • Assassination Classroom, Yusei Matsui, éditions Kana (Manga où dans un collègue élitiste, un poulpe enseignant décide de transformer la classe des cancres en classe d’assassins. Chaque leçon sera l’occasion de le tuer. Une critique déguisée du système scolaire japonais).
  • Switch Girl, Natsumi Aida, éditions Delcourt (Manga où une jeune fille modèle voit son secret dévoilé auprès d’un autre élève, ce qui donnera lieu à une amitié improbable)
  • GTO (Great Teacher Onizuka), Toro Fujisawa, éditions Pika (Manga où un ancien voyou décide de devenir enseignant en lycée, mais hérite d’une classe de cancres et s’efforce de leur redonner confiance en eux par des méthodes peu conventionnelles).

Tokyo by night (Mafia, gastronomie, prostitution, LGBTQIA+)

La cantine de minuit, Abe Yaro, éditions Le lézard noir

Résumé : Dans ce petit restaurant situé au fond d’une ruelle du quartier de Shinjuku, le patron vous accueille de minuit à sept heures du matin. La carte ne propose que du tonjiru, soupe de miso au porc, ainsi que du saké, mais selon vos envies, on vous préparera à la demande tout ce qu’on est en mesure de vous servir. Saucisses en forme de poulpe, curry qui a reposé toute une nuit, concombres marinés dans du son de riz… Des petits plats typiques du Japon qui réveilleront les papilles et les souvenirs du temps passé. Car ici, chaque plat est lié aux souvenirs d’un personnage : yakuza, stripteaseuse, boxer… Les habitués et clients d’un soir qui se rassemblent ici ont chacun leurs raisons, et le patron bienveillant est toujours à leur écoute, derrière son comptoir.

Mon choix : J’ai beaucoup apprécié l’adaptation en série de ce roman graphique intitulée Midnight Diner : Tokyo stories. Je vais donc essayer la version illustrée en espérant réaliser les recettes proposées par le chef.

Autres propositions :

  • Mauvaise herbe, Keigo Shinzo, éditions Le lézard noir (manga autour de la prostitution infantile au Japon avec une fugueuse et un policier qui essaie de la réhabiliter).
  • La voie du tablier, Kousuke Oono, éditions Kana (manga sur un ancien yakuza devenu homme au foyer)
  • Mémoires d’un yakuza, Junichi Saga et Eiji Ijichi, éditions Philippe Picquier (Autobiographie d’un Yakuza qui explique son ascension et sa chute à la fin des années 70)
  • Le passage de la nuit, Haruki Murakami, édition 10-18 (Roman sur plusieurs histoires ayant toutes lieu à Tokyo, la même nuit)
  • Les délices de Tokyo, Durian Sugekawa, éditions Le livre de poche (Roman autour d’une jeune fille et d’une vieille femme qui réalise des pâtisseries et cache un lourd secret).
  • Confessions d’un masque, Yukio Mishima, éditions Folio (Roman sur l’homosexualité vécue par un homme dans le Japon des années 30 et son acceptation dans une société ultra-conformiste)

Voilà pour mes propositions de livres associées à ce challenge littéraire. N’hésitez pas à m’indiquer les vôtres sur Instagram avec le Hashtag #HanamiBookchallenge ou en commentaire à cet article.

A venir, un nouvel article de PAL mais cette fois télévisuelle, pour ceux qui souhaiteraient réaliser ce challenge avec des écrans plutôt que des livres.

D’ici là, amusez-vous bien et si vous n’arrivez pas à faire entrer un livre dans une catégorie, vous pouvez toujours utiliser la carte joker !

Mochi et feuilles de thé,

A.Chatterton

Publié dans On joue ?

Hanami Book Challenge 2021 : le challenge littéraire dédié au Japon et au printemps

En dehors de mon engouement pour la littérature steampunk, j’ai une passion dévorante pour la culture japonaise. L’idée de créer mon propre challenge m’est venue depuis un an à force de participer à ceux des autres. Et comme je ne trouvais pas de challenge littéraire qui englobait l’ensemble de la culture du soleil levant, j’ai pensé que ce serait une bonne idée de commencer par ce sujet. Bienvenue dans le Hanami Book Challenge, ou encore le challenge des Cerisiers en fleurs !

Hanami Book Challenge : mode d’emploi

Ce challenge s’adresse à tous ceux qui souhaitent découvrir la culture japonaise, où qui souhaitent faire descendre leur Pile A Lire de livres en lien avec ce thème.

Je l’ai pensé pour un public adulte, mais il est possible de le réaliser avec des plus jeunes, en fonction des intitulés de menus, avec des mangas ou des light novels par exemple.

Il se déroule du 1er avril au 30 juin, le temps d’une floraison de cerisiers, pour marquer le printemps et l’arrivée de l’été et à pour principal sujet le Japon. Les livres doivent évoquer le Japon ou être écrit par un auteur Japonais.

Ce challenge plébiscite les documents suivants. : Romans, nouvelles, mangas, Bande-dessinée, romans graphiques ou documentaires sur le Japon. Vous pouvez aussi le réaliser avec des films, séries TV et animes.

Il n’est pas orienté vers un genre littéraire particulier, sauf indication dans les menus. Libre à vous d’y inclure des romans contemporains, comme de la littérature de l’imaginaire par exemple.

Pour ma part, je vais réaliser deux PAL : une avec des livres et l’autres avec des films et séries pour vous donner des idées. Elles feront l’objet d’un article qui suivra la publication de celui-ci.

Hanami Book Challenge : les menus

Afin de créer ces menus, je me suis inspirée de plusieurs thèmes relatifs à la culture japonaise. J’ai essayé de vous proposer un panorama assez vaste et qui par moments peut correspondre à des clichés sur ce pays. Je m’en excuse d’avance, mais je souhaite que ce challenge soit ouvert le plus possible à tous et ne pas le réduire à un public de connaisseurs.

Pour faire rentrer un livre ou un film dans une catégorie, libre à vous d’utiliser un élément du titre, ou les petits détails que j’ai indiqués entre parenthèses. L’important est de s’amuser ! A vous de vous approprier ce challenge !

Il y a donc 3 menus comportant chacun 4 sous-menus :

Hanami Book Challenge : Comment valider son challenge ?

Sur le modèle du Pumpkin Autumn Challenge, je vous propose de valider votre challenge par paliers car je trouve le système de points trop compliqué :

  • Niveau Disciple : Vous avez lu un livre de chaque menu, soit 3 livres au total
  • Niveau 6ème Dan : Vous avez lu deux livres par menu, soit 6 livres au total
  • Niveau 9ème Dan : Vous avez lu trois livres par menu, soit 9 livres au total
  • Niveau Sensei : Vous avez lu un livre de chaque sous-menu, soit 12 livres au total
  • Niveau Trésor Vivant : Vous avez lu un livre de chaque sous-menu, soit 12 livres au total, sans utiliser de Joker.
  • Etoile d’honneur : pour chaque livre entrant dans un sous menu, lu après avoir validé le niveau Trésor Vivant.

Il est possible d’abandonner un livre/ film en cours de route, et ce n’est pas grave ! Si toutefois vous souhaitez le faire valider dans votre challenge, il faudra en avoir lu/vu au moins 50%.

Vous avez aussi la possibilité d’utiliser une fleur de Sakura (un joker) pour vous éviter une lecture.

Hanami Book Challenge : où trouver des livres adaptés au challenge ?

Pour vous aider, en plus de ma PAL associée au challenge, voici quelques maisons d’éditions où trouver des livres traitant du Japon :

  • Editions Philippe Picquier : spécialisé dans la littérature japonaise et asiatique. Il propose des romans contemporains, historiques, policiers, érotiques. Mais aussi des mangas, romans graphiques, beauc-livres et recueils de poésie.
  • Editions Actes Sud : La collection Exofictions peut être intéressante pour des romans fantastiques par des auteurs japonais, mais il faut trier un peu parmi les documents. A l’inverse, la collection Lettres japonaises propose un panel de romans japonais contemporains de qualité, portant sur de nombreux thèmes actuels.
  • Planète BD : Site spécialisé dans les dernières actualités manga, bd et roman graphique avec des critiques sur les parutions. Utile pour vous éviter de chercher l’ensemble des éditeurs de mangas en France. Vous pouvez aussi y feuilleter les premières pages des dernières parutions.
  • Manga news : Site identique au précédent mais qui propose un classement par thème des mangas japonais, ce qui est pratique pour le challenge. Il y a également la liste complète des éditeurs de mangas japonais rubrique manga/éditeurs mangas.
  • La Rainbowthèque : Site participatif qui recense les parutions LGBTQIA+ en littérature. Si vous tapez Japon en recherche, vous trouverez quelques références.
  • Editions du Lézard noir : un de mes éditeurs chouchou. Vous y trouverez des mangas plutôt drame social ou historique, des artbooks, des livres sur l’architecture japonaise, …
  • Editions du Chat noir : la collection Neko comporte peu de titres, mais ce sont des entrées Young adult intéressante en terme de romans, fantastiques ou contemporaines.
  • Editions du chêne : éditeurs de documentaires pour les adultes avec de nombreux beaux-livres illustrés sur le Japon dans sa rubrique Tourisme.

Ce ne sont que quelques exemples, vous pouvez bien sûr compléter cette liste en commentaire de cet article si vous souhaitez partager vos trouvailles. 😉

Hanami Book Challenge : Communication

Le challenge sera diffusé sous le Hashtag #Hanamibookchallenge sur Instagram et Facebook. Je vous invite à l’utiliser quand vous réalisez une publication afin de pouvoir la relayer.

Pour cette première édition, je ne souhaite pas créer de groupe Facebook car cela supposerait de réaliser de la modération. Or, je travaille seule et je n’ai pas beaucoup de temps pour cela. Je l’envisagerai peut-être les années suivantes selon la manière dont ce challenge est accueilli sur la blogosphère.

En revanche, j’ai réalisé un compte Instagram qui vous permettra de découvrir les PALS des autres participants via le Hastag #Hanamibookchallenge, et de découvrir mes propres publications, ainsi que quelques jeux que je vous proposerai tout au long du challenge.

Enfin, parce que je suis généreuse de nature, je vous propose quelques visuels que vous pouvez réutiliser sur vos blogs, et réseaux sociaux que vous trouverez en fin d’article.

J’espère que ce challenge vous plaira autant que j’ai eu plaisir à le réaliser. Je reste à votre écoute par messagerie sur les réseaux sociaux et en commentaire à cet article si vous avez des questions à me poser. Bon challenge à tous !

Fleur de cerisier et matcha,

A.Chatterton

Pour retrouver mes chroniques associées à ce challenge :

Pour retrouver mes bilans associés à ce challenge :

Publié dans On joue ?

Bilan anticipé du Ho Ho Ho Challenge 2020-2021

A un mois et une semaine avant la fin du Hohoho Challenge, j’ai décidé de l’arrêter pour me consacrer à mes projets 2021. Voici un petit bilan sur ce challenge atypique avec mes tops et mes flops, en espérant le recommencer l’an prochain.

Comment j’ai vécu le challenge

J’avais besoin d’évacuer une grosse pression entre le boulot et le blog pendant les fêtes de Noël. Réaliser une pause blog pendant 15 jours m’a redonné l’envie de lire sans avoir besoin de chroniquer chaque livre. Et j’ai vraiment beaucoup lu pendant ces 15 jours ! Dont des romances de Noël, un type de livre jusque là absent de ma PAL car je jugeais les histoires peu digne d’intérêt car pas assez sérieuses. J’ai revu ma copie par la suite (comme quoi, les préjugés…). En y réfléchissant, je pense que j’ai aussi le droit de m’accorder des lectures de divertissement au lieu de chercher des intrigues parfois lourdes. Et les romances de Noël, ce sont un peu comme des bonbons : parfois on a besoin de sucreries pour se remonter le moral !

Le mois de Décembre a été une course entre le boulot, les cadeaux de Noël et le blog. Je n’ai donc pas eu l’occasion de faire d’autres activités à part lire. De ce fait, je regrette de ne pas avoir participé aux missions associées au challenge, même si elles avaient l’air assez amusantes. Et puis, passé Noël, les réaliser n’avait plus de sens car elles tournaient beaucoup autour de cette fête. Pourtant, j’aurais beaucoup apprécié m’impliquer plus dans le challenge si j’avais eu plus de temps et d’énergie. Je pense recommencer l’aventure l’an prochain, au moins pour cela.

Passé janvier, comme j’avais des préparations à réaliser pour mon projet sur le Steampunk et que de nouveaux challenges pointaient le bout de leur nez, je me suis dépêchée de finir de lire ma PAL, afin de passer à autre chose, mais cela n’a pas été possible. Je n’étais plus motivée pour lire les livres restants et beaucoup plus encline à me lancer dans de nouvelles lectures hors PAL.

Avec le recul, je dirais que cela a été un très bon challenge, malgré quelques flops lecture. Je pense qu’il gagnerait en efficacité en se cantonnant au mois de décembre, car passé les fêtes, on n’est plus vraiment dans l’esprit de Noël, à l’inverse du Cold Winter Challenge (qui a l’Hiver comme connotation dans son titre). S’il était seulement engagé sur Décembre, la PAL serait plus réduite mais on s’amuserait plus autour des missions. Mais cet avis n’engage que moi…

Mes lectures favorites du challenge

Pour une fois, je n’ai pas souhaité faire un retour détaillé avec des articles très longs sur chacune de mes lectures car ce sont des lectures plaisir. Toutefois, c’est le cas pour certains livres dont le titre est souligné. Pour les autres, j’indique à chaque fois ce qui m’a plu dans le roman pour te donner un aperçu. 😉

L’année de Grâce, de Kim Liggett, éditions Casterman : un vrai coup de coeur et une lecture coup de poing ! A l’inverse de Félines de Stéphane Servant qui m’avait agacée par son côté fourre-tout d’idées diverses (génocide, féminisme, discriminations, épidémie, LGBTQI+, adolescence…), le roman de Kim Liggett aborde pratiquement les mêmes thèmes, épidémie en moins, mais de manière plus subtile, sur fond de dystopie. J’ai vraiment adoré ce livre pour les réflexions développe. Tu pourras retrouver mon avis complet en cliquant sur le titre.

La petite boulangerie du bout du monde de Jenny Colgan, éditions Prisma : Le tome 3 était dans ma PAL pour ce challenge, mais je n’avais pas lu les deux premiers tomes. J’ai donc lu l’ensemble de la trilogie et je n’ai pas été déçue. Jenny Colgan est une vraie amoureuse de la pâtisserie et de la Cornouailles. Elle met tout son cœur à nous faire aimer ses deux passions à travers l’histoire de Polly, une jeune anglaise qui cherche à se reconstruire après une déception amoureuse et qui décide d’habiter sur une île des Cornouailles. J’ai beaucoup apprécié le cheminement du personnage principal qui s’efforce de se trouver un nouveau travail, de nouveaux amis, une nouvelle maison, et qui ne baisse jamais les bras devant les difficultés. J’ai aimé l’accompagner dans son intégration dans la communauté atypique de l’île, découvrir des recettes qui donnent l’eau à la bouche, visiter sa maison balayée par les vents marins. J’ai adoré l’île de Mount Polbearne, son charme d’antan, ses habitants réfractaires à la modernité qui viendrait bouleverser la quiétude de leur quotidien. Au fil des trois tomes, l’entreprise de Polly grossit et s’étoffe et cela fait du bien au moral. Derrière son histoire, l’auteure introduit la recette du bonheur : faire ce que l’on aime, même si cela ne nous rend pas très riche. L’important étant de trouver sa place. Même si j’ai aimé les intrigues des trois tomes, je trouve celle du premier plus aboutie. Une lecture doudou que je recommande fortement en cas de blues et plus réussie que d’autres romans dans la veine Feel Good. 😉

Brexit Romance, Clémentine Beauvais, éditions J’ai lu : Je ne connaissais pas l’univers de Clémentine Beauvais mais j’en avais l’image d’une auteure pétillante dont j’admirais la vie : l’auteure est traductrice et enseignante-chercheuse à l’université de York en Angleterre, une ville que j’ai eu l’occasion de visiter par le passé. Elle tient également un blog sur l’écriture. Commencer l’œuvre littéraire de Clémentine avec Brexit Romance m’a semblé une évidence : on y parle de la France, de l’Angleterre et des clichés sur les différences culturelles. Sa plume mordante et son ton bourré d’humour et de fantaisie m’a particulièrement séduite. Les quiproquos associés aux différences linguistiques m’ont fait hurler de rire. Les réflexions sur le Brexit et ses conséquences, du point de vue anglais m’ont ouvert les yeux sur l’avenir de nos voisins d’Outre-Manche et surtout la jeune génération. On sent que l’auteure s’est efforcée de proposer un panel complet des réactions britanniques sur le sujet qui est très intéressant à lire. Si l’intrigue semble digne d’un marivaudage sur fond politique (une agence de mariages blancs franco-britanniques mené par une jeune britannique très orientée gauche), elle ne m’a pas tout à fait convaincue. La remise en question du mariage comme un arrangement entre pairs était intéressante, mais sa mise en œuvre dans l’histoire reste assez fantaisiste. J’ai détesté Justine, l’anglaise à l’origine du projet, pour sa tendance à la manipulation, Marguerite pour son côté jeune ingénue en crise d’ado, Pierre pour son penchant communiste exacerbé. La fin m’a semblée un peu convenue. Mais j’ai tout de même passé un bon moment de lecture car j’adore les romans qui parlent des différences culturelles et l’histoire reste assez drôle.

Noël et préjugés, la TeamRomCom, éditions Charleston : Il s’agit d’un recueil de 6 nouvelles- Romances de Noël par 6 auteures différentes, avec pour point commun le roman de Jane Austen dans chacune des histoires. L’ensemble a été très distrayant sans être pour autant un coup de coeur absolu. J’ai apprécié les cinq premières nouvelles, beaucoup moins la dernière intitulée Amour, tempête et Best-Seller, pour son style assez spécial et son personnage principal ultra-stressé qui m’a donné envie de faire une séance de méditation. Plusieurs sujets intéressants sont abordés et de manière positive : la grossophobie, la romance du point de vue masculin, le premier amour, le manque d’amour maternel, les apparences trompeuses, le manque de confiance en soi, l’agoraphobie. Je ferai un retour plus détaillé dans un prochain article car ce livre fait également partie de ma PAL spécial nouvelles pour le Projet Ombre.

Les flops du challenge

L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de Pèlerinage, Haruki Murakami : J’admire beaucoup Haruki Murakami en tant qu’écrivain car c’est un coureur au long court, au sens propre comme au figuré : il met beaucoup de temps à écrire un livre et il pratique la course à pied. Son autobiographie, Profession Romancier, est une mine de conseils pour les écrivains débutants. J’avais lu auparavant la trilogie 1Q84 qui m’avait laissé une impression mitigée : l’envie de continuer à s’imprégner de l’atmosphère qui se dégage du livre après l’avoir terminé, mais aussi d’obtenir des réponses face à l’irruption d’évènements fantastiques sans queue ni tête. Avec L’incolore Tsukuru, j’ai retrouvé la même atmosphère cotonneuse, jonchée de descriptions parfois inutiles sur ce que font ou pas les personnages, des passages fantastiques dont on ne sait que faire, et surtout une fin ouverte où c’est au lecteur d’imaginer la suite. Quel était le message derrière ce livre ? A travers les péripéties du personnage principal qui cherche à retrouver ses amis d’enfance pour comprendre pourquoi ils l’ont rejeté il y a des années, j’ai cru discerner une sorte de morale : parfois on se fait de fausses idées sur l’opinion des autres envers soi. Avec Tsukuru, j’ai revu le personnage de Tengo de 1Q84, qui ne sait pas bien ce qu’il veut dans la vie à part quelques satisfactions matérielles simples, et qui essaie de se trouver une identité (mais bloque face à ce rejet d’adolescence). J’avoue que les différences culturelles entre la France et le Japon m’ont peut-être empêchée de comprendre le livre. J’ai l’impression que le rejet est une chose très exacerbée au Japon et que la difficulté d’intégration dans un système où faire comme les autres est la norme, doit être compliqué. Le sujet n’est donc pas très joyeux, il y a beaucoup de longueurs, mais ce sont les passages fantastiques qui m’ont le plus dérouté : parfois le personnage ne sait plus qui il est, et il lui semble plausible qu’il ait pu faire certaines choses dont il ne se souvient pas. Il y a également une scène de sexe issue d’un rêve du personnage principal, complètement ubuesque et dont j’ai eu du mal à trouver la place dans l’histoire. Bref, j’ai mené ma lecture jusqu’au bout, mais j’en suis ressortie abasourdie. Je ne suis pas sûre de retenter l’expérience…

Le diable danse à Bleeding Heart Square, Andrew Taylor : J’ai lâché ce livre au bout de 50-100 pages ! J’ai été attirée par la couverture et le résumé mystérieux, mais je me suis pas mal ennuyée. L’intrigue met beaucoup trop de temps à se mettre en place avec de nombreux personnages dont il faut retenir les noms. Le rythme est lent et on a envie parfois de réaliser des coupures tellement certains passages sont inutiles. L’enquête policière menée en même temps que la nouvelle vie de Lydia chez les pauvres, est plutôt lente à se mettre en place aussi. Et je n’ai pas accroché du tout au personnage principal malgré un début prometteur : une jeune épouse des beaux quartiers qui se fait battre part son mari et qui essaie de gagner son autonomie en habitant chez son père dans les bas quartiers, alors qu’elle n’a jamais travaillé. J’ai quand même lu les dernières pages pour connaître le meurtrier de la vieille dame disparue en début d’histoire et je pense que je n’aurais jamais deviné, tellement peu d’indices laissaient deviner son identité. Mise à part ces points négatifs, les seuls aspects positifs que j’en retiens sont une description assez précise et prenante de la vie des gens pauvres fin 1930 dans Londres et la montée du fascisme dont j’avais déjà eu un aperçu à travers la série TV Peaky Blinders. Mais cela ne m’a pas pour autant donné envie d’aller plus loin. Une très grosse déception.

Ceux que je n’ai pas lus

Comme je l’ai expliqué plus haut, je n’étais plus très motivée par la lecture de ces livres mais je compte les recaser dans d’autres challenges à venir. Par exemple, Y aura-t-il trop de neige à Noël ? sera parfait pour le Projet Ombre ou le prochain Hohoho challenge car c’est un recueil de nouvelles de Noël. Le tome 2 du Passageur d’Andoryss pourra coller au prochain Pumpkin Autumn Challenge car il évoque des fantômes. Je vais aussi parler du Manuel du Steampunk lors de ma Session de Mai de mon projet Steampunk consacrée aux guides et livres fondateurs du Steampunk. Bref, j’aurai l’occasion de les lire à un autre moment de l’année, tout n’est pas perdu 🙂

Mes résultats pour ce challenge

Sur les 12 livres que comprenait ce challenge, j’ai lu 5 livres + 2 livres hors PAL et j’ai abandonné une lecture. Je m’en tire avec une moyenne de 7 livres et demi ! Je pense faire mieux l’année prochaine avec plus de lectures doudous comme des romans feel Good ou des romances qui me semblent assez adaptées à ce challenge et la période qui l’accompagne. Je remercie les créatrices du projet, A book and a cup et Disorder Reef pour le mal qu’elles se sont données et j’espère qu’elles continueront l’année prochaine !

Publié dans Lectures, On joue ?

Parlons Steampunk ! Programme 2021

Comme annoncé dans mon bilan annuel 2020, cette année j’ai décidé de me consacrer à la littérature steampunk pour vous la faire découvrir, mais aussi parce que c’est un de mes péchés mignons (avec le fromage !). Voici donc le détail de mon projet et ce que cela va engendrer comme changements sur le blog.

Parlons Steampunk ! Kézako ?

Parlons Steampunk ! est un projet que j’ai mûri depuis bientôt deux ans, et qui consiste à faire découvrir la littérature steampunk aux néophytes et à tous ceux qui en lisent sans le savoir.

Il est compliqué de définir ce genre en seulement deux phrases. A part vous dire que l’on va parler d’Uchronie (= encore un terme à définir ! ) et que ça prend comme inspiration les romans Jules Verne ou la Ligue des Gentlemen extraordinaires, mais à notre époque, je suis encore éloignée de la vérité. Donc je me suis dit : Pourquoi ne pas découvrir avec vous, à travers plusieurs romans du genre, tout ce que recoupe cette littérature ?

Sur la base de 12 live Instagram sur ma page Instagram, je vais m’efforcer de vous proposer une définition, en vous présentant des romans associés à une thématique du steampunk, pour chaque live. Ces romans seront récents (dernières sorties) ou anciens, et surtout issus de ma bibliothèque personnelle.

Pourquoi 12 live seulement ? Parce qu’il y aura un live par mois, le dernier dimanche du mois, de 16h à 18h et que cela me semble un nombre assez correct pour aborder ce projet. Par ailleurs, c’est un projet pour lequel je ne souhaite consacrer qu’une année. Peut-être que je changerai d’avis par la suite, en fonction de vos retours.

Les live seront interactifs et vous aurez la possibilité de me poser des questions auxquelles je répondrai avec plaisir. Si vous n’êtes pas disponible le jour du live, il vous sera possible de le regarder en replay sur le Feed de mon compte Instragram, rubrique Vidéo IGTV.

Une semaine avant chaque Live, je transmettrai la liste des livres évoqués pendant le live ainsi qu’un rappel du thème. Cela vous permettra, si vous les avez lu, de donner votre avis ou de poser des questions plus précises.

Je ne pourrai pas parler de tous les livres steampunk qui existent, mais libre à vous de laisser en commentaire sur chaque live, les romans qui pourraient correspondre à la thématique choisie. Et vous constaterez que nous retrouverons des romans qui en englobent plusieurs.

Après chaque Live, j’essaierai de réaliser un article récapitulatif sur les livres qui auront été abordés ainsi que le thème du live, dans le but de poursuivre notre définition du Steampunk.

Quel est mon programme concernant ce projet ?

J’ai longtemps hésité avant de vous dévoiler mon programme complet car je souhaitais garder des surprises, mais finalement je me suis dit qu’il était plus judicieux de vous faire connaître les thèmes qui seront abordés. Si vous ne souhaitez pas en suivre certains, au moins vous saurez quand ils auront lieu.

Cependant, je me réserve le droit de modifier l’ordre des thèmes si je n’ai pas le temps de le préparer à temps, parce que, soyons honnête, j’ai tendance à avoir une organisation bordélique malgré les apparences…

Dans ce cas de figure, pas de panique ! Je diffuserai une communication de rappel une semaine avant le Live sur la thématique abordée, avec les livres concernés.

Voici les thématiques que je vais utiliser dans notre quête de définition du steampunk :

NOTE : Suite à la publication des trois premiers articles et devant le travail chronophage qu’ils impliquent, j’ai réduit ma programmation à 6 articles pour cette année. Les thèmes qui ont disparu de la programmation initiale seront réalisés en 2022. Pour plus de détails, je vous invite à consulter mon pré-bilan du projet ici.

Est-ce qu’il va y avoir des changements sur le blog à cause de ce projet ?

Ce projet va remettre un peu en question ma programmation d’articles habituelles, mais ce n’est pas la cause principale. Depuis début janvier, je peine à maintenir un rythme de publication régulier car je cumule la fatigue du travail et la fatigue hivernale. Il était temps de trouver un nouveau rythme. J’ai donc décidé de réduire mes publications.

En 2020, je publiais sur le blog un article chaque mercredi et dimanche, ainsi qu’un samedi une semaine sur deux pour ma Veille littéraire du Net. C’était bien, mais un peu beaucoup et je n’avais pas beaucoup de vie sociale.

En 2021, je publierai un article sur le blog chaque dimanche, ainsi qu’un article de Veille littéraire du Net le premier samedi du mois (au lieu de deux par mois). En effet, j’ai remarqué que j’ai moins de choses à vous faire découvrir et je ne souhaite pas me forcer à chercher des trucs juste pour remplir un article. Cela n’a pas de sens. Par ailleurs, je réaliserai un live le dernier dimanche par mois sur Instagram pour le projet Parlons Steampunk ! Et cela me semble déjà par mal.

Pour moi, ce blog doit rester un plaisir. C’est quelque chose que je martèle depuis le début. Je préfère réduire mes publications plutôt que de me dégoûter d’écrire. Sinon à quoi bon ?

Voilà pour l’explication de mon projet et la petite mise au point de début d’année. J’espère que vous serez nombreux à me suivre. Si mes live fonctionnent bien, j’envisagerai peut-être des interview d’auteurs pendant l’année, mais je ne manquerai pas de vous tenir au courant. 😉

Vapeur et Cuivre,

A.Chatterton

Publié dans On joue ?

Challenge littéraire spécial Nouvelles : Le Projet Ombre

L’an passé, j’ai lu quelques nouvelles et je me disais : « et si je participais au Projet Maki ? ». Cette année, c’est fait avec le Projet Ombre. Je vous ai perdu ? Attendez que je vous explique…

Le projet Ombre : Définition

Le Projet Ombre est la relève du Projet Maki, initié par le blogueur Les lectures du Maki, spécialisé dans les nouvelles de Science-Fiction. Le Maki s’était inspiré du Projet Bradbury où un auteur s’engageait à écrire une nouvelle par semaine et l’a transformé en lecture d’une nouvelle par semaine.

L’idée est de promouvoir les nouvelles, novelettes et novellas, genres un peu délaissés dans la littérature, et d’en lire toute l’année. C’est donc un challenge qui a une durée assez longue, du 3 janvier 2021 au 3 janvier 2022 pour être exact.

Les nouveautés du challenge avec sa transformation en Projet Ombre par Manon d’Ombrebones sont : une ouverture des lectures aux autres thèmes que les littératures de l’imaginaire, l’introduction de nouveaux paliers ainsi que des missions pour pimenter l’affaire. Elle propose aussi un jeu-concours pour gagner des anthologies ou des nouvelles en fonction du nombre de lectures chroniquées en fin d’année.

Le fonctionnement du Projet Ombre

Pour commencer, ce challenge littéraire nécessite une inscription auprès de Manon afin de se définir un objectif et de valider ses lectures si l’on souhaite participer au concours. Il suffit de se rendre sur la page de présentation du Challenge et de laisser un commentaire en précisant le palier sur lequel tu t’es décidé. L’étape est bien sûr facultative si tu ne souhaites pas participer au concours.

Le challenge concerne uniquement les nouvelles, novelettes et novellas. Il ne convient pas au format BD, manga, comics et autres formats graphiques sauf s’il s’agit de nouvelles illustrées. La différence entre nouvelles, novelettes et novellas est très bien expliquée sur le site de Manon. Chaque nouvelle dans une anthologie compte de manière individuelle. Donc si tu as une anthologie de 12 nouvelles, tu peux compter douze nouvelles lues et non pas un recueil.

Pour jouer, tu dois déterminer ton palier de lecture, il y en a 4 :

  • L’ombre du palmier : c’est le niveau débutant. Tu participes au challenge sans te prendre la tête ni te fixer d’objectifs précis sauf celui de lire au moins un texte au format court en 2021.
  • L’ombre à la douzaine : Niveau intermédiaire : tu t’engages à lire un nouvelle tous les mois pour un total de douze à l’année.
  • Le doublé de l’ombre : Niveau intermédiaire + : Tu lis au moins deux nouvelles par mois, pour un total de 84 sur l’année.
  • L’ombre acharnée : Niveau expert : tu participes au challenge dans sa version d’origine avec une lecture de nouvelle par semaine pour un total de 52 sur l’année.

Il est possible de changer de palier pendant l’année si tu lis plus de nouvelles que prévu !

Il y a également des missions pour lesquelles tu peux t’inscrire chaque mois :

  • Janvier : Lire une nouvelle de science-fiction
  • Février : Lire une nouvelle qui parle du carnaval ou du cirque.
  • Mars : Lire une nouvelle d’un auteur ou d’une autrice francophone
  • Avril : Lire une nouvelle humoristique (ou avec au moins une blague dedans).
  • Mai : Lire une nouvelle dont l’auteur a la même initiale que vous sur son nom de famille. Si vous faites nom + prénom, ça compte x2 !
  • Juin : Lire un texte au choix qui compte double : et pour le #ProjetOmbre et pour le #S4F3. Donc obligatoirement un texte court de SFFF.
  • Juillet : Lire une nouvelle qui se passe sous le soleil (climat désertique, plage, etc.)
  • Août : Lire une anthologie complète / un recueil complet sur le mois.
  • Septembre : Lire une nouvelle qui parle d’une école ou se passe dans une école.
  • Octobre : Lire une nouvelle qui (vous) fait peur.
  • Novembre : Lire une nouvelle dont la langue d’origine n’est ni l’anglais, ni le français.
  • Décembre : Lire une nouvelle où on offre un cadeau (et oui ça peut être un cadeau empoisonné).

Concernant le concours, plusieurs anthologies de nouvelles sont à gagner sous réserve d’être inscrit et de publier des critiques des livres sur son blog ou un réseau social littéraire, et de les signaler à Manon via un formulaire qu’elle a mis en ligne sur son article de présentation.

On peut concourir pour trois catégories : Celui qui lira le plus de textes, celui qui gagne le plus de points en réussissant les missions mensuelles, et par tirage au sort parmi tous les participants.

Ma PAL pour ce challenge

Passé ce préambule, je te présente ma PAL pour ce challenge annuel. Je me suis inscrite pour le Palier L’ombre à la douzaine pour lire 12 nouvelles dans l’année, mais ce sera sans doute plus !

Ma PAL est très orientée littératures de l’imaginaire mais j’ai aussi quelques recueils de romance et gothiques, recyclés de mon Ho Ho Ho challenge 2020-2021. Tu noteras qu’il y a de nombreux recueils de littérature steampunk car j’en profite pour croiser ce challenge avec mon projet annuel. 🙂

Les recueils

Contes et récits du Paris des Merveilles, éditions Bragelonne / Steampunk

Résumé : « Bienvenue dans le Paris des Merveilles, un Paris qui n’est ni tout à fait le nôtre, ni tout à fait un autre… et qui, désormais, n’appartient plus seulement à votre serviteur. Dans ce recueil, vous découvrirez six nouvelles situées dans le monde du Paris des Merveilles. Je suis l’auteur de deux d’entre elles, les quatre autres étant l’oeuvre de jeunes plumes – parfois débutantes mais toujours talentueuses – qui se sont approprié l’univers d’Isabel, Griffont et Azincourt pour, je l’espère, votre plus grand plaisir… » Pierre Pevel

Futurs antérieurs, 15 récits de littérature steampunk, éditions Fleuve Noir / Steampunk

Résumé : Voici la première anthologie française de littérature steampunk. Synthèse harmonieuse et féconde de genres aussi dissemblables que le roman historique, le fantastique, la science-fiction, le roman d’aventure frénétique et la littérature romantique, le Steampunk, de « steam » qui veut dire vapeur s’efforce d’imaginer jusuq’à quel point le passé aurait pu être différent si le futur était arrivé plus tôt…

La machine à remonter les rêves, éditions Mnémos / Steampunk

Résumé : Père du roman de science-fiction tel qu’il s’est ensuite développé en France, Jules Verne est devenu un classique. Aujourd’hui, la France entière et tout le milieu de la science-fiction reconnaissant célèbrent le centenaire de la mort du grand maître. Deux anthologistes, Richard Comballot (Les Ombres de Peter Pan, Mission Alice), et Johan Heliot, auteur du roman steam-punk désormais culte, La Lune seule le sait (Jules Verne y enquêtait sur la lune) lui rendent un vibrant hommage :  » Sans ce vieux Jules, bien malin qui pourrait dire où nous en serions tous, à commencer par nos auteurs puis vous, lecteurs, enfin nous, modestes passeurs, le temps d’un livre. Certainement quelque part où le goût des aventures nous paraîtrait frelaté. Où il manquerait à la jouissance de l’amateur d’anticipations scientifiques la part – belle, n’en doutons pas – de nostalgie qui amalgame dans le plaisir passé et présent. « 

Ecologie et folie technologique, Anthologie de nouvelles steampunk vol.1, éditions Oneiroi / Steampunk

Résumé : Le steampunk invite à revisiter le passé, à renouer avec les racines de notre société. Dans cette anthologie, on vous emmène au commencement de l’industrialisation, au moment où tout était encore possible pour la planète et pour l’Homme. Et si les choses s’étaient passées autrement ? Pour le meilleur ou pour le pire ou juste différemment. Prenez place dans notre machine à remonter le temps !

Noël et Préjugés, TeamRomcom, éditions Charleston / Romance

Résumé : Noël, cette fête qu’on adore détester ou qu’on déteste adorer ! Réunion familiale ou tête-à-tête ratés, de Paris à New-York en passant par l Italie, on peut y vivre des crush ou des clash, qu importe ! Et si la figure tutélaire de Jane Austen vient y apporter sa petite touche de magie pour faire basculer les situations les plus inextricables, l’esprit de Noël promet d’être au rendez-vous !

Anthologie maisons hantées, éditions Luciférines/ Gothique

Résumé : Qu’elles soient perdues au milieu des bois, héritées d’un grand oncle ou cachées dans la brume, les maisons hantées sont des motifs familiers de l’horreur. Depuis Le Château d’Otrante de Walpole et l’apparition du roman noir anglais au XVIIIe siècle jusqu’au slasher moderne, il est devenu impossible de passer à côté de ces lieux maudits où la réalité se distord. En hommage à l’intarissable production littéraire et cinématographique qui se plaît à abandonner ses personnages entre des murs de plus en plus étroits, dix-sept auteurs ont proposé leurs huis-clos les plus angoissants. De hautes tours gothiques, un appartement d’étudiant, un motel d’où on ne revient pas… chaque nouvelle présente un édifice dans lequel il serait imprudent de s’aventurer très longtemps. Spectres, démons, souvenirs d’un autre temps et monstres cannibales ont un sens de l’accueil particulier… Alors, comme le disait si bien Dante : Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance… Des textes inquiétants, violents, insolents, qui n’hésitent pas à s’amuser de nos peurs les plus profondes.

Black Mambo, Morgane Caussarieu, Sophie Dabat et Vanessa Terral, éditions du chat noir/ Gothique

Résumé : Il existe des territoires où le progrès n’a pas encore éradiqué les vieilles croyances et leurs pratiques. L’Afrique, berceau de l’humanité, en fait partie. Chamans, Mambos, Sangomas… Autant de sorciers qui œuvrent dans l’ombre à protéger les fidèles, mais aussi à réveiller les anciens Dieux, démons et loas. Magie blanche ou magie noire, en dehors des frontières de ce continent, tel un serpent, discret et insinueux, elle se répand. Ainsi, le jeune punk Mika sera initié malgré lui aux secrets du vaudou, en plein carnaval de la Nouvelle-Orléans, et devra composer avec l’esprit des morts, le terrible Baron Samedi et son armée de gamins buveurs de sang. À Marseille, des meurtres rituels obligent le capitaine Dilaniti à renouer avec ses racines, le Swaziland, un pays sous dictature militaire où règnent encore les traditions liées au Muti, culte tribal qui vampirise la population. Au Maghreb, les djinns, esprits nés d’un feu sans fumée, peuvent posséder les vivants. La grossesse avait chassé celui qui résidait en Leila. Entourée de son fils et de son mari, la jeune femme devrait être heureuse. Pourtant, un regard brûlant pèse sur son âme. Trois auteurs reconnues de la nouvelle génération s’associent pour vous conter ces légendes africaines… À leur manière… 

Notre dame aux écailles Mélanie Fazi, Bragelonne / Fantastique

Résumé : Saviez-vous qu’à Venise, qui vole des soupirs encourt la vengeance de la ville ? Connaissez-vous vos plus sensuelles métamorphoses, lorsque vous êtes loup, lorsque vous devenez lionne ? Avez-vous déjà pris un fleuve pour amant ? Partez à la découverte des troubles secrets de l’âme et des lieux les plus hantés : une villa qui palpite de vies enfuies, l’océan dont certains ne reviennent plus tout à fait humains, ou encore ce train de nuit qu’empruntent ceux qui cherchent l’oubli. Mais attention: de ces voyages intimes et inquiétants, on ne rentre pas indemne.

Les nouvelles individuelles

Lance Jeanne A Debats, ActuSF (gratuit en numérique) / Gothique -Bit-lit

Résumé : 1936. Le vampire Navarre est contraint de faire équipe avec un Lancelot vieux de mille ans pour sauver une princesse des griffes d’un dragon invoqué par les nazis. « Lance » se déroule dans l’univers de Métaphysique du vampire de Jeanne-A Debats.

Le vert est une couleur éternelle, Jean-Laurent Del Socorro, ActuSF (gratuit en numérique)/ Fantasy Historique

Résumé : 1597. La compagnie du Chariot a été embauchée pour participer au siège d’Amiens. Au milieu de la guerre et des combats éclot un amour fragile entre le capitaine N’a-qu’un-œil et Fatima, la chroniqueuse particulière d’Henri IV. Mais comment aimer quand la mort rôde ? « Le vert est éternel » se déroule dans l’univers de Royaume de vent et de colères de Jean-Laurent del Socorro.

Le diable dans la boîte, Jean-Laurent Del Socorro, ActuSF / Historique

Résumé : 1849 : Henri Brown est un esclave dans le Sud de États-Unis. Pour gagner sa liberté il prend le risque de voyager enfermé dans une simple caisse de bois. Un périple de 24 heures, où il devra survivre aux retournements de situations…. et à ceux de sa boîte ! Et la Mort n’est pas jamais loin… Poursuivez la découverte de cette Amérique déchirée par l’esclavage avec le roman Je suis fille de Rage de Jean-Laurent Del Socorro.

Le gnome qui voulut être fée, Audrey Alwett, ActuSF (gratuit en numérique) / Fantasy

Résumé : Mignard est un gnome malheureux parmi les siens. Jusqu’au jour où il sauve la vie d’une fée. Et si Mignard n’était pas ce qu’il croyait être ? Et si les fées n’étaient pas aussi méchantes que son peuple le dit ? Mais attention : si parfois l’amour donne des ailes, tel épris qui croyait prendre… On retrouve l’humour (percutant) de l’univers des Poisons de Katharz dans cette nouvelle de Audrey Alwett.

Pourquoi dans les grands bois, aimé-je m’égarer, Karim Berrouka, ActuSF (gratuit en numérique) / Urban Fantasy

Résumé : Marc-Aurèle Abdaloff et Premier de la Classe sont sur une nouvelle affaire : envoyés dans les monts d’Arrée, ils doivent enquêter sur de curieux meurtres perpétrés à l’épée par un homme accompagné d’une armée d’écureuils sanguinaires. « Pourquoi dans les grands bois, aimé-je à m’égarer » se déroule dans l’univers de Fées, weed & guillotines de Karim Berrouka.

Le syndrome de Pan, Morgane Caussarieu, ActuSF (gratuit en numérique)/ Gothique – Bit-lit

Résumé : Morgane Caussarieu revisite le thème de Peter Pan à la sauce vampires. De quoi vous donner sans doute envie de découvrir les autres univers vampiriques de cette autrice aux éditions ActuSF : Rouge Toxic et Rouge Venom.

Issa Elohim, Laurent Kloetzer, Bélial’ / Science-Fiction

Résumé : Europe. Demain. Dérèglements climatiques, terrorisme et guerres confessionnelles secouent les restes d’un ordre mondial en miettes et jettent des millions de réfugiés sur les routes. L’horizon est fluctuant ; le monde se recroqueville face à un futur incertain et menaçant. Et puis il y a les Elohim — ou prétendus tels. Des êtres exceptionnels, mystérieux, porteurs d’un espoir nouveau, et qui semblent s’incarner sur Terre de manière aléatoire. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Que sont-ils ? Valentine Ziegler est pigiste. Lorsque, depuis sa Suisse natale aussi préservée que sécurisée, elle entend parler de la présence possible d’un de ces êtres dans un camp de réfugiés tunisien géré par l’agence européenne Frontex, elle auto-finance en hâte son voyage dans l’espoir d’un reportage digne d’intérêt. Valentine est toutefois très loin d’imaginer au devant de quoi elle se précipite, l’étendue de la révolution à laquelle elle va se mesurer. Une possible épiphanie à même de changer sa vision du monde, si ce n’est le monde tout entier…

Poumon vert, Ian R. Macleod, Bélial’/ Science-Fiction

Résumé : Lors de sa douzième année standard, pendant la saison des Pluies Douces habarienne, Jalila quitte les hautes plaines de Tabuthal. Un voyage sans retour – le premier. Elle et ses trois mères s’installent à Al Janb, une ville côtière bien différente des terres hautes qui ont vu grandir la jeune fille. Jalila doute du bien-fondé de son déménagement. Ici, tout est étrange. Il y a d’abord ces vaisseaux, qui percent le ciel tels des missiles. Et puis ces créatures d’outre-monde inquiétantes, qu’on rencontre parfois dans les rues bondées. Et enfin, surtout, la plus étrange des choses étranges, cet homme croisé par le plus pur des hasards – oui, un… mâle. Une révélation qui ne signifie qu’une chose : Jalila va devoir grandir, et vite ; jusqu’à percer à jour le plus extraordinaire secret des Dix Mille et Un Mondes…

Les conseils en plus pour ce challenge

Si comme moi, tu n’es pas familier avec l’univers de la nouvelle et que tu ne sais pas vers quel éditeur te tourner pour en trouver, Manon a publié récemment un article recensant les principaux éditeurs de nouvelles qui pourra t’aider à te lancer. J’ajouterai à sa liste les éditions du Petit Caveau et les éditions Luciférines qui proposent quelques anthologies de nouvelles gothiques.

Pour ma part, toutes les nouvelles mentionnées dans ma Pal, provenant des éditions ActuSF, sont gratuites. Tu peux les retrouver en ligne sur le site internet de la maison d’édition. L’occasion de découvrir la plume de certains auteurs dans des formats courts. 😉

Si tu veux te faire une idée sur certaines nouvelles avant de les lire, tu peux retrouver sur mon blog celles que j’ai déjà chroniquées avec le mot-clé Nouvelle.

J’espère que tu auras envie de participer à ce challenge et que ma PAL t’aura donné envie de découvrir des auteurs ou des univers.

Novelette et novella,

A.Chatterton

Publié dans On joue ?

Le challenge de Noël : Le Ho Ho Ho Challenge !

Voici venir l’Hiver et je me lance dans un nouveau Challenge littéraire dédié à Noël ! Tout nouveau, tout beau, voici le Ho Ho Ho Challenge plein de chocolat chaud, de neige et (entre autres) de romances de Noël, histoire d’égayer un peu cette fin d’année morose. Tu ne connais pas ? Viens, je t’explique !

Qu’est-ce que le Ho Ho Ho Challenge ?

Evoqué dans ma veille #23, il s’agit d’un challenge littéraire centré sur Noël et la saison de l’Hiver. Il a été créé cette année par les blogueuses et bookstagrameuses A Book and A cup et Disorder Reef, comme une alternative au traditionnel Cold Winter Challenge.

Ce challenge a lieu du 1er décembre 2020 au 28 février 2021 et comprend les trois menus suivants, composés chacun de 4 sous-catégories :

Tous les livres sont autorisés, il n’y a pas de restriction sauf quand cela est proposé dans le menu (ex : romance de Noël).

Le challenge comprend aussi des actions bonus à réaliser en plus des lectures comme décorer sa bibliothèque, réaliser des biscuits de Noël, etc… En voici la liste :

Un compte Instagram a été créé pour suivre le challenge et répondre aux questions des participants, avec le Hashtag #Hohohochallenge. Des nouvelles régulières et des live sont organisés pour proposer des suggestions de PAL depuis son lancement. Tu peux aussi consulter la vidéo de lancement réalisée par A book and a cup si tu souhaites plus d’informations.

Les blogueuses organisent un concours à l’issue du challenge pour faire gagner 50 euros de livres. Dans le cadre du concours, un système de points a été mis en place pour valider le challenge, mais tu n’es pas obligé de l’utiliser si tu participes uniquement au challenge et pas au concours.

J’ai choisi de réaliser ce challenge après être sortie d’un Pumpkin Autumn Challenge un peu morose, dans l’espoir d’être un peu plus positive en cette fin d’année. Lire des romans légers et amusants est un bon moyen de me changer les idées et de m’ouvrir à d’autres univers, au lieu de mes histoires-qui-font-réfléchir habituelles.

Je trouve que je lis beaucoup trop de romans de l’imaginaire sérieux parce que j’y trouve un intérêt réflexif. Mais parfois, il faut aussi savoir lâcher prise. C’est bon pour le cerveau !

Ma Pal pour ce challenge

Voici la liste des livres que je prévois pour ce challenge avec leurs résumés et des raisons pour lesquelles je les ai choisis. J’ai essayé de diversifier ma PAL, mais il y a quand même beaucoup de romans.

Menu Froid Polaire

Let it snow (un livre dont le titre contient un mot hivernal : froid, neige, flocon, etc…)

Y aura-t-il trop de neige à Noël ?, collectif Teamromcom, éditions Charleston

Résumé : 12 nouvelles drôles et romantiques pour un Noël magique ! C’est le soir du réveillon. Catherine a oublié le brie aux truffes, Valentine est coincée dans la cabine d’essayage d’un grand magasin, déguisée en mère Noël. Pauline déprime en Toscane, seule et célibataire. À New York, le Dr Sam Miller se rend à un énième rencard de Noël organisé par sa sœur Imogene. Nina se retrouve enfermée chez elle, sous les toits de Montmartre, avec un inconnu et Audrey est en garde à vue pour avoir manifesté contre un abattoir. Tous ces personnages ont un point commun : malgré les apparences, ils vont passer le réveillon le plus féerique de leur vie !

Mon choix : Un recueil de nouvelles par le collectif TeamRomCom composé de plusieurs autrices connues comme Marie Vareille, je me devais d’essayer. Je l’ai acheté en ebook sur Emaginaire.com, suite à une promo et un gros craquage. Le titre fait un peu Kitch, mais je sens que je vais bien m’amuser.

Frisson glacial (un livre qui vous donne froid dans le dos : thriller, policier)

Le diable danse à Bleeding Heart Square, Andrew Taylor, éditions le Cherche Midi

Résumé : A Londres, en 1934, Lydia Langstone fuit la société aristocratique et son mari violent pour une petite pension de famille. Elle tente de renouer avec une vie plus modeste et plus indépendante. Elle se trouve rapidement confrontée à d’étranges événements : une disparition inexpliquée, un rôdeur autour de la maison, etc.

Mon choix : Ce livre, je l’ai récupéré auprès d’un membre de mon Club Lecture, qui souhaitait le donner. J’ai craqué pour la magnifique couverture, puis pour son intrigue qui m’a donnée envie d’en savoir plus. Il s’agit d’un thriller sur fond historique dont l’action se déroule en Angleterre. Je lis peu de policiers, mais je suis prête à prendre le risque !

Banquise Arctique (un roman en pleine nature : forêt, océan,etc…)

L’année de grâce, Kim Liggett, Casterman

Résumé : « Personne ne parle de l’année de grâce. C’est interdit. Nous aurions soi-disant le pouvoir d’attirer les hommes et de rendre les épouses folles de jalousie. Notre peau dégagerait l’essence pure de la jeune fille, de la femme en devenir. C’est pourquoi nous sommes bannies l’année de nos seize ans : notre magie doit se dissiper dans la nature afin que nous puissions réintégrer la communauté. Pourtant, je ne me sens pas magique. Ni puissante. » Un an d’exil en forêt. Un an d’épreuves. On ne revient pas indemne de l’année de grâce. Si on en revient.

Mon choix : ce roman young adult fantastique me fait de l’oeil depuis peu. Je n’arrête pas de le voir sur Instagram et j’ai l’impression que ce sera une histoire comme dans le film Le Village. Mais je peux me tromper. Du suspense, peut-être de la magie, et beaucoup de mystères …

Moment Hygge (un livre cocooning qui réchauffe le coeur et le corps)

L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, Haruki Murakami, éditions Belfond

Résumé : Depuis le mois de juillet de sa deuxième année d’université jusqu’au mois de janvier de l’année suivante, Tsukuru Tazaki vécut en pensant presque exclusivement à la mort. À Nagoya, ils étaient cinq amis inséparables. L’un, Akamatsu, était surnommé Rouge ; Ômi était Bleu , Shirane était Blanche et Kurono, Noire. Tsukuru Tazaki, lui, était sans couleur. Tsukuru est parti à Tokyo pour ses études ; les autres sont restés. Un jour, ils lui ont signifié qu’ils ne voulaient plus jamais le voir. Sans aucune explication. Lui-même n’en a pas cherché. Pendant seize ans, Tsukuru a vécu comme Jonas dans le ventre de la baleine, comme un mort qui n’aurait pas encore compris qu’il était mort. Il est devenu architecte, il dessine des gares. Et puis Sara est entrée dans sa vie. Tsukuru l’intrigue mais elle le sent hors d’atteinte, comme séparé du monde par une frontière invisible. Vivre sans amour n’est pas vivre. Alors, Tsukuru Tazaki va entamer son pèlerinage. À Nagoya. Et en Finlande. Pour confronter le passé et tenter de comprendre ce qui a brisé le cercle.

Mon choix : Quand on lit Haruki Murakami, on tombe dans un univers étrange, cotonneux, mélancolique mais qui vous enveloppe comme un édredon qu’on n’aimerait garder. Il y a un an, j’ai lu la trilogie 1Q84 et j’avais à la fois détesté les longueurs mais adoré les livres, sans me l’expliquer pourquoi. J’ai eu envie de retrouver cette sensation en essayant un autre livre du romancier japonais dont je connais à présent les techniques d’écriture après avoir disséqué son autobiographie. Un nouveau voyage avec un personnage qui m’emmènera dans plusieurs pays. J’ai hâte !

Menu Féérie des fêtes

Magie des fêtes (un livre avec des êtres du folklore hivernal)

L’inventaire mondial des lutins, Pierre Dubois, éditions Hoëbeke

Résumé : Qui n’a pas rêvé de partir à la recherche des Lutins ? Essayer de les débusquer, découvrir leur biotope, les identifier, les regarder évoluer? Le mieux pour cela serait d’avoir un guide pratique qui se glisserait dans une poche. C’est la prétention de cet Inventaire mondial des Lutins. Tout savoir en quelques lignes sur leur habitat, leur nourriture, leur aspect, leurs moeurs et leurs activités peut en effet être utile pour ne pas commettre de bévues et s’assurer que la rencontre éventuelle se fera dans de bonnes conditions. Certains peuvent se montrer susceptibles voire carrément hostiles et ce que vous imaginiez être un instant féerique pourrait se transformer en cauchemar. Ne sortez donc jamais sans lui. A la manière d’une flore, plus de 80 espèces sont répertoriées dans cet ouvrage abondamment illustré, agrémenté de doubles thématiques précisant leurs origines, une carte pour les localiser, et autres surprises.

Mon choix : voici un documentaire jeunesse/ encyclopédie d’êtres merveilleux que j’ai dans ma PAL depuis trois ans au moins. Acheté aux Imaginales, j’avais espéré voir Pierre Dubois, l’elficologue à l’origine de ce petit chef d’oeuvre, pour une dédicace. Malheureusement, cela n’a pas été possible et de dépit, j’ai remisé le livre dans ma bibliothèque. Ce n’est pas le livre le plus connu de l’auteur, mais il rentre tout à fait dans le thème : je vais découvrir tous les secrets des lutins de Noël, de tous les pays !

Lumières enchantées (Un livre avec une couverture qui brille : dorures, paillettes)

Le passageur tome 2, le journal et le serpent, Andoryss, éditions Lynks

Résumé : C’est bientôt Noël et les enfants Soler ont déménagé à Paris. Mais entre cartons et fantômes, les vacances de Matéo ne vont pas être un cadeau. Ce n’est pas comme si une âme affamée particulièrement puissante l’avait convoqué au cœur de l’été 41, en pleine occupation nazie. Pas comme si cette âme, incontrôlable, jetait des ponts à travers le temps, pour l’envoyer en mission dans sa propre époque auprès d’une camarade de classe pas comme les autres. Pas comme si cette dernière avait aux trousses des types dangereux. Non vraiment, Matéo n’est pas prêt de se reposer. Et ça, c’est sans compter un ennemi bien plus banal et insidieux qui menace sa propre sœur…

Mon avis : Je n’ai pas pu trouver d’exemplaire pour le mettre dans ma PAL du Pumpkin Autumn Challenge malgré une forte envie de le lire. J’avais déjà chroniqué le tome 1 : Le journal et le serpent et j’étais restée sur ma faim. Je vais pouvoir à nouveau retrouver Matéo, ses fantômes, ses voyages dans le temps grâce au tome 2 trouvé à la bibliothèque pour ce challenge ! Je pense que la lecture ne sera pas facile au vu des sujets abordés déjà dans le tome 1 (= discrimination envers les gitans, père violent, décès de la mère et de la soeur), mais je suis prête à prendre le risque.

Village en fête ( Un livre qui vous en mets plein les yeux : Illustrations, roman graphique, visuel…)

Le manuel du steampunk, Jeff Vandermeer, Bragelonne

Résumé : Il a suffi de quelques années au mouvement rétrofuturiste du steampunk pour devenir une source d’inspiration majeure dans les domaines de la Fantasy et de la science-fiction. Beaucoup attribuent sa popularité à son caractère artisanal et à ses créations aux antipodes de la technologie et de l’esthétique minimaliste de notre société. Fondamentalement, le steampunk consiste à fabriquer quelque chose de ses mains, à s’inspirer du passé en gardant un esprit innovant. Conçu par deux spécialistes du genre, Desirina Boskovitch et Jeff VanderMeer, cet ouvrage superbe et très complet offre de nombreux conseils et sources d’inspiration aux lecteurs souhaitant explorer cette culture riche et fertile. A travers des chapitres consacrés à l’art, la mode, l’architecture, l’artisanat, la musique, aux spectacles et à l’écriture, le manuel steampunk est un guide théorique et pratique destiné à motiver et à impressionner les passionnés débutants tout comme les créateurs acharnés.

Mon choix : J’ai ce livre dans ma PAL depuis au moins 6 ans, mais je n’ai jamais pris vraiment le temps de le lire vraiment. C’est un documentaire pratique et esthétique sur le mouvement steampunk dans son ensemble. J’ai souvent feuilleté les pages car c’est un très beau livre : il est rempli d’illustrations splendides, la couverture et la tranche sont dorées, la reliure est au fil. J’ai même son grand-frère : la Bible du Steampunk qui subit le même sort. Le fait est que je fais partie du mouvement steampunk depuis 8 ans et qu’il était temps de réparer cette infamie ! Par ailleurs, j’ai un projet en lien avec ce livre dont je parlerai ultérieurement, donc je n’ai pas le choix. Je vais devoir mettre mes goggles et m’atteler à cette lecture !

Feu d’artifice de fin d’année (un roman explosif : romance, guerre, post-apo, fusée, coup de coeur, etc…)

Brexit Romance, Clémentine Beauvais, éditions J’ai lu

Résumé : Juillet 2017. Marguerite Fiorel, 17 ans, jeune soprano française, se rend à Londres avec son professeur Pierre Kamenev, pour chanter dans Les noces de Figaro. Ils croisent Justine Dodgson, créatrice d’une start-up secrète nommée Brexit romance dont l’objectif est d’organiser des mariages blancs entre Français et Anglais, afin que ceux-ci obtiennent le passeport européen.

OU Les chevaliers du tintamarre, Raphaël Bardas, éditions Mnémos

Résumé : Silas, Morue et Rossignol rêvent d’aventures et de grands faits d’armes tout en vidant chope de bière sur chope de bière à la taverne du Grand Tintamarre, qu’ils peuvent à peine se payer. Alors que Morguepierre devient le théâtre d’enlèvements de jeunes orphelines et que des marie-morganes viennent s’échouer sur ses plages, les trois compères se retrouvent adoubés par un vieux baron défroqué et chargés de mener l’enquête. Les voilà lancés sur les traces d’un étrange spadassinge, d’un nain bossu et d’un terrible gargueulard, bien décidés à leur mettre des bâtons dans les roues… et des pains dans la tronche.

Mon choix : Je sais. Tu te dis que je me suis trompée. Il y a deux livres dans cette catégorie. Le fait est que je n’arrive pas à me décider entre ces deux pépites humoristiques. Entre la romance et le médiéval fantastique mon coeur balance. Donc je me suis dit, soyons fous ! Allons y pour deux livres et advienne que pourra ! Et si je n’ai pas lu l’un des deux, j’aurai au moins validé la catégorie.

Noël à 200%

Deck the Hall (Un livre avec une couverture rouge ou verte)

Age tendre, Clémentine Beauvais, Sarbacane

Résumé : La présidente de la République ayant décidé que tout élève doit accomplir une année de service civique entre sa troisième et sa seconde, Valentin a posé ses voeux. Malheureusement pour lui, ils n’ont pas été respectés et l’adolescent est envoyé dans un centre pour personnes âgées atteintes d’Alzheimer, situé dans le Pas-de-Calais, conçu pour ressembler à un village des années 1960.

Mon choix : Encore Clémentine Beauvais ? Oui, Madame ! Je découvre l’auteure, donc j’ai décidé de lire plusieurs de ses bouquins pour le challenge. Et franchement, le résumé donne envie de se taper des barres de rire, non ?

Mon beau sapin (un livre avec un sapin sur la couverture)

Noël à la petite boulangerie, (tome 3 de La petite boulangerie du bout du monde), Jenny Colgan, éditions Prisma

Résumé : Polly Waterford ne voit pas le temps passer… Sa petite boulangerie l’occupe du matin au soir, au désespoir d’Huckle, son compagnon, qui rêve de profiter d’une simple grasse matinée avec elle. À l’approche des fêtes de fin d’année, Huckle rêve aussi d’un Noël en amoureux, bien au chaud dans leur grand phare, avec leur petit macareux Neil. Mais quand Kerensa débarque à Mount Polbearne pour dévoiler à sa meilleure amie un terrible secret sur son passé, Polly voit soudain son avenir s’assombrir. D’autant que la révélation de Kerensa menace la belle histoire qu’elle a construite avec Huckle. Jusqu’à présent, Polly a toujours réussi à surmonter les épreuves en cuisinant. Pourtant, cette fois-ci, préparer de bons petits pains risque de ne pas suffire à la sortir d’affaire. Polly est-elle prête à affronter son passé ? Réussira-t-elle à remettre sa vie sur de bons rails pour passer un joyeux Noël auprès de ceux qu’elle aime ?

Mon avis : Difficile de trouver un roman avec un sapin sur la couverture ! Il me fallait du roman feel good dans ma PAL, donc j’ai opté pour Jenny Colgan, où miracle, il y a un sapin sur le tome 3 de sa série La petite boulangerie du bout du monde. Je pense lire les deux premiers tomes si j’ai peur d’être larguée. En plus cela va parler de pâtisseries…

Le royaume du Père Noël (un conte/ une légende de Noël)

Le Solstice spécial de William Longway, Morgan of Glencoe (nouvelle de Noël extraite de l’univers du roman Dans l’Ombre de Paris, lu par l’auteure).

Mon choix : ce n’est pas un roman papier, ni un ebook, mais un conte de Noël en vidéo sur plusieurs épisodes que l’auteure Morgan of Glencoe a publié l’an dernier en décembre comme un calendrier de l’Avent. J’avais trouvé que c’était une bonne idée mais je n’avais pas tout écouté. Je vais pouvoir rattraper mon retard. L’histoire se déroule dans l’univers de la trilogie Dans l’Ombre de Paris et peut spoiler certains éléments pour ceux qui ne l’ont pas lus. Mais pour ceux qui l’ont déjà lu, c’est une bonne manière de rester dans l’univers sous un autre format, genre lecture au coin du feu. J’ai chroniqué le premier tome et je vais bientôt chroniquer le second, si cela t’intéresse. 😉

Love is all around (une romance de Noël)

Noël et préjugés, collectif Teamromcom, éditions Charleston

Résumé : Noël, cette fête qu’on adore détester ou qu’on déteste adorer ! Réunion familiale ou tête-à-tête ratés, de Paris à New-York en passant par l’Italie, on peut y vivre des crush ou des clash, qu importe ! Et si la figure tutélaire de Jane Austen vient y apporter sa petite touche de magie pour faire basculer les situations les plus inextricables, l’esprit de Noël promet d’être au rendez-vous !

Mon choix : Encore des nouvelles de Noël de la TeamRomCom… mais autour de Jane Austen ! Je suis faible, ma passion pour l’auteure anglaise m’a emportée. J’espère que cela sera aussi amusant que l’autre tome de ma PAL semble l’être.

Voilà pour ce challenge et ma PAL. J’espère t’avoir donné des idées si toi aussi tu participes au Ho ho ho challenge ! N’hésite pas à m’indiquer en commentaire si tu connais certains titres ou lesquels tu aurais choisi pour ce challenge.

Sucre d’orge et pain d’épice,

A.Chatterton