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Bilan de ma participation de jurée du PLIB 2020 : vis ma vie de jurée #9

Le Prix Littéraire de l’Imaginaire Bookuber 2020 se termine doucement et nous aurons bientôt les résultats des votes. En attendant, je souhaitais revenir sur ma première participation en tant que jurée, vous donner mes impressions sur cette aventure et surtout vous expliquer pourquoi je ne renouvelle pas cette expérience l’an prochain.

Une sacrée aventure

J’ai beaucoup appris cette année en tant que lectrice mais aussi blogueuse avec le PLIB.

Le Prix m’a aidé à rencontrer d’autres amoureuses des livres jurées ou non, et à faire grandir la communauté de mon blog. J’ai trouvé un espace de bienveillance et de créativité que je ne connaissais pas auparavant. Et cela a été très appréciable.

J’ai également découvert de nombreuses lectures et quelques pépites comme L’arrache-mots de Judith Bouilloc, ou encore L’imparfé de Johan Heliot, que je n’aurais peut-être pas lus sans le PLIB. Cela m’a fait sortir de ma zone de confort en général, et je lis beaucoup plus de romans Young Adult qu’avant.

Par ailleurs, la radine que je suis a bien apprécié bénéficier d’ebook gratuits pendant l’aventure… ce qui m’a aussi forcée à lire en numérique, chose que je ne faisais pas avant !

Le Prix m’a fait gagner en technicité en découvrant les serveurs de discussion sur Discord. Il m’a aussi poussée à ouvrir mon compte Instagram pour le blog.

Enfin, j’ai beaucoup apprécié l’ensemble des challenges lecture organisés par l’équipe du prix et particulièrement le Bingo, qui m’a montré que l’on pouvait s’amuser avec les livres et pas qu’en les lisant ! L’équipe réalise un travail énorme d’animation sur ce prix, ce qui le rend vivant et dynamique, contrairement à d’autres prix littéraires.

Quelques bémols

La sélection était large avec de jolies pépites, mais les votes ont réduit considérablement la marge de manoeuvre, excluant de bon romans adultes au profit de young adult parfois médiocres. Et je ne me suis pas retrouvée du tout dans les 5 finalistes, malgré la présence de Jean-Laurent Del Socorro avec Je suis Fille de Rage.

Pour rappel, les 5 finalistes sont : Félines de Stéphane Servant, La Cité des Chimères de Vania Prates, Les Brumes de Cendrelune de Georgia Caldera, Mers mortes d’Aurélie Wellenstein et Je suis fille de rage de Jean-Laurent Del Socorro mentionné plus haut. (Tu peux retrouver les chroniques de chaque livre en cliquant sur le lien associé au titre)

J’ai eu l’impression que le prix, même s’il ne veut pas choisir entre romans adultes et Young Adult, a quand même une tendance pas assumée de Young adult. C’est du moins l’image qu’il donne de l’extérieur. Et je ne suis pas la seule à le penser (cf l’article de Manon d’ombrebones).

Alors certes, c’est le jeu des votes. Mais pour le coup, je  pense que la communauté n’est pas de mon âge ou ne reflète pas mes goûts, d’où cette sensation de décalage permanent.

J’ai voté donc par défaut car je n’étais satisfaite d’aucun livre, et cela a été une réelle contrainte. Même Jean-Laurent, qui m’avait habitué à un style incisif et un format nouvelle très élaboré avec Boudicca et Royaume de vent et de colères, m’a un peu noyée avec son roman fleuve historique sur la Guerre de Sécession. Pour certains, cet auteur n’avait pas sa place dans la sélection car pas assez fantastique. Pour moi, c’était l’inverse, et j’aurais apprécié plus de romans adultes dans les finalistes.

Une autre contrainte m’a déplu, même si je connaissais les engagements de jurée dès le début :  écrire des chroniques sur des livres que je n’ai pas aimés. Cela a été très difficile. Alors,  j’ai envisagé cela comme un exercice de style pour me motiver. Mais cela est resté très difficile à réaliser avant la date fatidique de fin de vote. J’ai écris des articles qui m’ont semblé médiocres car pas assez aboutis, pour lesquels je n’ai éprouvé aucun plaisir et qui ne m’ont pas beaucoup apporté d’audience. Malgré la volonté de terminer correctement ce défi de jury, j’ai surtout eu l’impression d’avoir perdu mon temps.

Par la suite, je n’ai pas du tout apprécié le choix des responsables du prix de faire participer le public extérieur aux votes des finalistes. Quand on est juré et que l’on doit écrire 5 chroniques obligatoires pour que son vote soit pris en compte, la pilule a du mal à passer. Même si je comprends l’envie d’ouverture du Prix au public, hors jury afin de le rendre plus populaire.

Ce qui m’a également fait grincer des dents reste le fait de se débrouiller pour récupérer/acheter/télécharger les livres des 5 finalistes. Sur 5, seulement 2 avaient été généreusement donnés par les maisons d’édition partenaires en format électronique. Un service de livre voyageur avait été aussi mis en place par le PLIB afin de faire tourner les exemplaires papiers, mais ce n’était pas suffisant au vu du nombre total de jurés. J’ai la chance de travailler en bibliothèque et d’avoir assez d’argent pour acheter mes propres livres ce qui m’a permis d’acquérir et d’emprunter les manquants. Mais pour les jurés étudiants ou sans revenus, cela n’a pas dû être facile. Peut-être que certains se sont découragés à cause de cela. J’ai noté en suggestion d’amélioration une proposition de partenariat à approfondir peut-être avec les éditeurs des romans finalistes au lieu d’un apport massif d’ebook en début de prix. Je ne sais pas si cela est possible, mais il ne me semble pas aberrant que lorsque  200 personnes vont lire et chroniquer gratuitement votre livre, il est envisageable de le fournir en format électronique ?  A moins que le prix ne soit trop jeune et ne bénéficie pas de l’aura que je lui attribue ? A voir pour l’édition 2021…

Le Prix regroupe de nombreux bénévoles qui font un travail formidable mais les soucis techniques du site du PLIB restent un écueil important dans l’organisation. Il a planté plusieurs fois et moi, comme d’autres blogueuses, avons rencontré des problèmes qui ont perduré pendant toute l’année, malgré un SAV réactif. Pour aller dans le détail, j’ai réalisé 23 chroniques pour le PLIB sur des livres et mon expérience de Jurée et seulement 8 apparaissent dans mon espace jurée, alors que j’ai techniquement fait ce qu’il fallait. Les 15 articles restant apparaissent sur les pages des livres du Prix. Parfois même, certains de mes articles sans lien avec le PLIB sont présents parmi les chroniques de certains livres alors qu’ils ne sont pas référencés comme tels. Vis à vis de mon espace juré, cela  donne l’impression que je n’ai que peu participé alors que ce n’est pas le cas mais aussi la sensation d’un site désorganisé. Par conséquent, je ne me suis pas concentrée sur le site du PLIB pour la communication et j’ai utilisé mes propres relais afin de mettre en avant mes articles. Ceci dit, je trouve dommage qu’une vitrine aussi jolie marche aussi mal. J’espère que l’équipe trouvera plusieurs techniciens bénévoles pour l’édition 2021 afin de rendre plus attractif leur site internet.

Par ailleurs, j’ai aussi eu du mal à suivre le dernier challenge pendant l’été. Outre un agenda de lectures personnelles chargé, cela a été le challenge de trop. J’étais déjà en train de préparer le Pumpkin Autumn Challenge et le Mois Américain ! Difficile de participer à tout. Je me suis concentrée sur mes articles en cours et j’ai laissé les autres jurés s’amuser sans moi.

Pour finir, j’ai beaucoup aimé la communauté Discord au début du prix, mais nous étions trop nombreux à communiquer sur le forum. Avec mon adhésion au club lecture de Jasmin étoilé, lui aussi sur Discord, j’ai délaissé les lectrices du PLIB pour un plus petit comité.  Et cela m’a été plus profitable pour mon enrichissement personnel. J’avoue me sentir perdue dans la foule…

Pour résumer, je ne pense pas renouveler mon expérience de jurée pour l’édition 2021 car de manière générale, j’ai trouvé ce prix vraiment trop chronophage et contraignant pour moi, en plus des détails mentionnés plus haut. En revanche, j’irai consulter la sélection des ouvrages proposés et je participerai aux challenges qui sont assez amusants. En gros, je garde le fun sans la contrainte. 🙂

Si tu veux te faire ta propre expérience…

Ce n’est pas parce que mon expérience du Prix est mitigée que tu ne devrais pas t’intéresser au Prix. Moi-même, j’ai déjà repéré une vingtaine de livres déjà présents sur ma wishlist dans la sélection 2021 (=romans publiés en 2020), et j’en ai déjà chroniqué certains comme Les Hurleuses d’Adrien Tomas.

Si tu aimes la littérature de SFFF, le Young adult ou le roman jeunesse, et que tu es influenceur littéraire, laisse toi tenter par l’aventure en toute connaissance de cause. 🙂

La session 2021 du PLIB est lancée depuis peu, aussi tu peux proposer ta candidature en remplissant ce formulaire et en n’oubliant pas de lire le règlement intérieur du prix.

En plus d’une riche expérience, cela peut t’aider à gagner en visibilité pour ton blog et te permettre de rencontrer d’autres passionnés de littérature comme toi.

Voilà, mon retour sur ce Prix littéraire est terminé. Je vais à présent me concentrer sur Le Mois américain, avant d’enchaîner avec le Pumkin Autumn Challenge. Tu peux cliquer sur les liens pour voir mes PAL associées aux challenges.

Urne de vote et tampon encreur,

A.Chatterton

Publié dans Lectures

Félines, Stéphane Servant, éditions du Rouergue

Dernière lecture imposée dans le cadre du PLIB 2020, ce roman a été une bonne surprise malgré mon manque de motivation à le lire. Au regard de la sélection des finalistes de cette année, je pense que je voterai pour lui, malgré quelques bémols.

Résumé : Personne ne sait exactement comment ça a commencé. Ni où ni quand d’ailleurs. Louise pas plus que les autres. Ce qui est sûr, c’est quand les premiers cas sont apparus, personne n’était prêt et ça a été la panique. Des adolescentes qui changeaient d’un coup. Des filles dont la peau se recouvrait de… dont les sens étaient plus… et les capacités… Inimaginable… Cela n’a pas plu à tout le monde. Oh non ! C’est alors qu’elles ont dû se révolter, être des Félines fières et ne rien lâcher !

Mon avis

Réagir face à la différence

Le sujet principal du roman est l’apparition de poils chez les adolescentes du monde entier, les transformant peu à peu en Félines, autrement dit des félins femelles, avec des sens aiguisés et une volonté farouche de se défendre face aux agressions extérieures.

A travers une myriade de personnages rencontrés par Louise, l’héroïne du roman, l’auteur passe en revue l’ensemble des réactions face à ce phénomène inexpliqué et ne nous épargne rien : suicide face à la honte, fierté d’appartenir à une nouvelle évolution, répression vis à vis de la différence, soutien de cette différence.

Ce qui va sous-tendre le récit est l’opposition entre les pro-félines et ceux qui souhaitent leur éradication. On voit évoluer ce qui semble être un groupuscule extrémiste religieux anti-félines avec un leader charismatique. Ce groupe va proposer tout d’abord que les félines ne soient plus scolarisées avec les autres pour éviter une « contamination », puis, en prenant de l’ampleur via la politique et la police, devenir une forme de répression très élaborée : port d’une « Aube » pour cacher ses poils qui rappelle la Burka, interdiction de rassemblement, refus de prendre en compte leurs plaintes en commissariat, regroupement dans des camps de travail…

Les félines se voient contraintes soit de fuir, soit de se plier aux lois dictées par les hommes et surtout ce dogme religieux. Si Louise reste pacifique, Fatia et d’autres veulent en découdre. Ici, on touche à la manière de réagir face à une injustice, ce qui rappelle de nombreux conflits.

L’auteur analyse de manière très fine à travers ce récit fantastique certains combats : Black Lives matters, l’homosexualité au sens large, tout forme de ségrégation, voire la Shoah, et interpelle le lecteur sur ce qui pourrait arriver dans sa réalité, s’il n’y prend pas garde.

Grandir en étant différente

Louise, notre héroïne, est une ancienne bimbo de lycée qui a vécu un accident traumatisant, lui laissant des séquelles physiques et mentales. Cet incident, et le décès de sa mère, l’ont profondément changée. Habillée d’une cape, studieuse, elle est devenue la fille bizarre du lycée.

C’est à travers son regard que nous aborderons le phénomène des Félines, mais aussi les affres de l’adolescence.

Sa transformation, d’abord honteuse et que l’on pourrait assimiler à la puberté, sera au contraire une libération. Libérée de son corps recouvert non plus de cicatrices, mais de poils, elle va vivre une véritable renaissance et le clamer haut et fort.

Fuyant la violence, elle tente de vivre une vie normale avec sa famille en dépit des discriminations dont elle est victime : elle va chercher son petit frère à l’école, passe du temps avec son père, a un amoureux.

Sa plus grande grande appréhension sera d’être acceptée par sa famille et son petit-ami pour ce qu’elle est devenue, rappelant ainsi les changements qui peuvent survenir à l’adolescence et le regard des autres.

L’interrogation sur sa sexualité et celle de son petit-ami seront aussi abordés. Les premiers émois amoureux sont difficiles, effrayants et Louise cache d’autres secrets qu’elle aura du mal à dévoiler.

Le roman met surtout en avant, à côté du phénomène étrange des félines, le courage de devenir soi, malgré le regard des autres et l’envie de se plier au conformisme. Ainsi, Louise par sa détermination et son pacifisme, tentera de désamorcer le conflit entre Félines et détracteurs et deviendra un symbole malgré elle. Cette expérience l’aura transformée en adulte, comme peut l’être l’adolescence.

Quelques bémols

Je n’ai pas aimé le début du roman, pas très accrocheur à mon goût. Le ton est celui d’une adolescente qui est censée parler avec son langage à elle, mais cela tombe un peu à plat. J’ai failli ne pas continuer en me demandant si l’auteur savait comment s’expriment vraiment les adolescents et s’il visait un vrai lecteur adolescent avec son livre. Bref, pas un adulte en tout cas.

La deuxième chose qui m’a agacée est le côté fourre-tout des sujets abordés dans ce roman : Féminisme, viol, masculinisme, discrimination, racisme, homophobie, , épidémie mondiale, Génocide et la petite référence sympa aux camps de concentration (voilà pour le point Godwin).  Le mieux aurait été de traiter un seul sujet. Je me suis sentie un peu perdue avec tout ça.

La fin m’a également déçue. Elle se veut ouverte sur une nouvelle ère… mais de quoi ? On ne sait même rien sur les enfants nés d’une féline et d’un homme. J’aurais voulu en savoir plus sur le sujet.

En conclusion : Stéphane Servant signe un roman fantastique coup de poing qui aborde le phénomène de l’adolescence et de la discrimination de manière fine mais un peu fouillis. Si le ton est juste et l’analyse des réactions éclairante face à un nouveau phénomène, j’aurais apprécié plus de simplicité dans les thématiques évoquées.

Publié dans Veille littéraire du net

And my watch begins #18

Au sommaire de cette veille littéraire du net : Trois concours pour gagner des livres, deux événements littéraires LGBT+, des box pour bien profiter de l’automne, un challenge d’écriture collaborative, un challenge littéraire amusant, une vidéo témoignage sur les débuts d’auteures connues en maison d’édition, un article choc sur Amazon et ses clubs lecture.

L’article de la semaine qui fait réfléchir 

Hier matin, lors de ma veille pro quotidienne, je suis tombée sur un article d’Actualitté qui évoquait le lancement de clubs de lecture par Amazon USA. L’information me semblant bizarre, j’ai cliqué ( oui, je suis un pigeon) et j’ai découvert avec effroi que le géant du commerce souhaitait effectivement lancer un nouveau service de club lecture qui pourrait concurrencer la plateforme Goodreads (l’équivalent américain de Babelio).

Or, Amazon possède Goodreads. N’est-ce pas un peu étrange de proposer un service qui existe déjà dans une autre filiale que l’on possède ? Pas si l’on considère que Goodreads, malgré sa prédominance du marché du réseau social littéraire est une grosse machine pleine de dysfonctionnements avec des recommandations sans queue ni tête.

Alors qu’apporte de plus ce nouveau service Amazon ? Rien de plus que des listes de livres à acheter. Quand un algorithme remplace un libraire, ce n’est pas forcément pour le meilleur. Et n’oublions pas que même si l’idée de créer son club de lecture sur Amazon reste séduisante, cela contribue une fois de plus à récupérer vos données à des fins commerciales.

La question que je me pose est de savoir si quelqu’un peut arriver à concurrencer le géant pour vendre des livres, maintenant qu’il dispose d’un réseau social littéraire de la taille de Facebook pour les liens d’affiliation et qu’il propose ce nouveau service ? Il y aurait un renforcement des propositions de librairies indépendantes à réaliser en France,  et peut-être un développement des clubs lectures par d’autres biais à mettre en avant.

Si le fonctionnement de ce club lecture Amazon t’intéresse, voici la FAQ américaine du futur service pour te faire une idée.

Les événements littéraires de la semaine

                         

Ce weekend a lieu le Festival Fantastiqueer à Strasbourg. En fait, ça a commencé hier, mais je m’en suis aperçue trop tard… Sur trois jours, tu pourras découvrir des auteurs LGBT+ de romans SFFF avec des rencontres, un atelier d’écriture, un atelier GN, une soirée jeux de rôle, etc… Le festival devait être plus élaboré mais pour des raisons sanitaires, le plus gros des activités est reporté à juin 2021. C’est donc en petit comité qu’il est maintenu. Pour plus de détails, je te renvoie au site dédié. Le petit + : le site du festival héberge une bibliothèque  qui recense les romans de SFFF à tendance LGBT+, en partenariat avec la Rainbowthèque, site collaboratif dont je t’ai déjà parlé. Tu peux soumettre des livres si tu souhaites participer au projet.

Autre événement en lien avec la communauté LGBT+ : Y/Men, la convention spécial Yaoi, le manga (érotique) gay se tiendra le 26 septembre prochain à Lyon. Pour 6 euros, tu pourras accéder à de nombreux jeux et quizz prévus sur place, un défilé cosplay, des ateliers créatifs, un karaoké géant, et des tables-ronde autour du manga incluant des sujets hot ! Si tu souhaites plus d’informations, je t’invite à consulter le programme de la convention.

Le challenge d’écriture du moment

Vu sur Instagram, sur le compte de Violainejaneau, un challenge d’écriture commune est en cours sur les réseaux sociaux, lancé par la blogueuse Jenniferdainaart. Le principe est simple : Jennifer a rédigé le premier chapitre et lancé le synopsis : il s’agit d’écrire une histoire autour d’une jeune femme réalise la réalité d’un monde magique lorsqu’elle hérite d’une mystérieuse clé au décès de son oncle.

26 auteures se sont inscrites pour continuer l’histoire chapitre par chapitre pendant tout le mois de septembre. A chaque fois, elles publient leur morceau d’histoire sur un post instagram dans la zone texte, en citant l’auteure précédente et la suivante pour qu’on puisse suivre l’histoire. Le post doit être court : 300 mots et il y a quelques règles à respecter que Jennifer a énoncé en Story.

A la fin du mois, le texte est réuni sur le compte de Jennifer et on y apporte quelques corrections si j’ai tout saisi. Pendant tout le challenge, les participants peuvent aussi échanger via un serveur Discord.

Si le sujet t’intéresse, je t’invite à suivre son projet et le texte du mois de septembre. Et si tu veux participer, il reste de nombreuses places pour le mois d’octobre dont l’histoire est la suivante : A l’approche de Samhain après une séance de spiritisme avec ses amis, un jeune homme est retrouvé mort chez lui. Bon challenge !

Les concours de la semaine

           

Beaucoup de concours sur Instagram cette semaine !

Si tu aimes la littérature contemporaine, la Kube box t’invite à gagner l’ensemble des romans sélectionnés pour le prix Goncourt de cette année, soit 15 livres !  Pour cela, il suffit de s’inscrire à leur jeu concours sur leur site internet et de le partager pour multiplier tes chances d’être tiré au sort. Le concours se termine mercredi 30 septembre.

Si tu préfères les romans gothiques, je te conseille le concours organisé par Livres enchantés sur son compte Instagram en partenariat avec les éditions Noir d’Absinthe. Pour fêter ses 4k abonnés, la blogueuse te propose de gagner un ebook de la maison d’édition. Pour cela, il suffit d’être abonné à son compte instagram et à celui de Noir d’Absinthe et de partager le concours dans sa story en la mentionnant. Les modalités se trouvent actuellement dans la story instagram de la blogueuse et le concours se termine d’ici 6 jours.

Enfin, si tu n’as pas d’idées précises, mon ancien binôme du challenge des alliés, Shury Lecture te propose de gagner le ou les livres de ton choix parmi ceux de sa bibliothèque. Il te suffit d’indiquer en commentaire de son post instagram ce qui t’intéresse. Pas de contrepartie à prévoir. Le tirage au sort aura lieu le 8 octobre et le jeu est ouvert à la France et la Belgique. 🙂

La vidéo de la semaine

La Charte des auteurs de littérature jeunesse lance une série de vidéos sur les femmes auteures. A travers 5 vidéos de 8 minutes, 8 auteures répondent à la question : Être une femme est-il un point de difficulté dans la pratique de son métier d’autrice ? Pour le moment deux vidéos sont en ligne sur le compte youtube de la Charte : Les débuts et Les difficultés. Voici la première vidéo pour te faire une idée :

Le sujet est intéressant car il est peu abordé, mais les discriminations liées au genre existent même dans le métier d’auteure. J’ai trouvé pertinent le choix des femmes interrogées car elles sont de milieux, couleur, âge et styles complètement différents. Certaines écrivent pour la jeunesse, d’autres pour les adultes, d’autres encore de la BD. Une série à suivre !

Les box de la saison

         

Je ne sais pas pour toi, mais en automne j’aime bien l’ambiance cocooning et quoi de mieux qu’un bon thé associé à une tablette de chocolat pour se remonter le moral quand il pleut dehors ? Bon, en ce moment, c’est plutôt la canicule. Mais j’anticipe sur les mauvais jours.

J’ai offert récemment une box spéciale chocolat noir à ma petite maman pour son anniversaire et j’ai trouvé l’offre tellement top que je souhaitais en parler. Il s’agit de la box Raconte moi un chocolat. J’ai pris la formule trois mois pour 70 euros environ. Elle comprend un envoi de trois tablettes de chocolats noirs différents par mois, accompagnés d’un fascicule explicatif sur l’origine des tablettes. Il y a une formule mensuelle à 20 eur et une autre également sur 6 mois. On reçoit le colis par voie postale directement chez soi. De quoi craquer avec un bon livre ! Ma mère est ravie et j’envisage de me prendre un abonnement moi aussi.

Pour se réchauffer, il y a aussi la thé Box, une box entièrement dédiée au thé et accompagnée de douceurs. Les boîtes sont jolies et à thématique : cuisine, jardin japonais, maison de famille, etc…Tu peux l’offrir ou te faire un cadeau. Pour cela, il existe plusieurs abonnements : 3 mois (65.70 euros), 6 mois (125 euros)… et tu reçois une box chaque mois comprenant 30 thés différents, quelques biscuits, des goodies comme des marque-pages ou des cartes, et un cahier de saveurs comprenant des recettes. Bref, je pense la commander pour passer mes soirées d’automne sous mon plaid devant la cheminée. Je ne sais pas pour toi, mais je me lasse souvent de mes thés et je suis très curieuse d’en découvrir de nouveaux. Cette box est un bon moyen de satisfaire ma curiosité.

Peut-être connais-tu ces box ? Si oui, n’hésite pas à me faire un retour en commentaire. 🙂

Le challenge littéraire du moment

Après le Mois Américain et le Pumpkin Autumn Challenge 2020 (je te renvoie vers mes PAL associées car je participe aux deux), j’ai découvert le #Challengefoireux sur le compte instagram de la Foire du livre de Bruxelles.

Mais qu’est-ce que c’est que ce truc me diras-tu ? C’est un challenge littéraire qui prend les autres à contre-pied en inventant trois types de livres à lire chaque mois, toujours dans l’objectif de te faire diminuer ta PAL.

Pour le mois de septembre, il faudra lire : un livre dont l’intrigue se situe dans un autre pays, un livre recommandé par un ami, et un livre que tu aurais dû lire pour l’école.

J’ai trouvé l’idée amusante et je pense réaliser mes propres challenges foireux pour les mois à venir. Peut-être même que je vais l’inclure dans ma version du Bookopoly que je prépare pour l’année 2021 pour les cartes chance. Affaire à suivre…

Si le challenge t’intéresse, je te renvoie au hashtag associé sur Instagram afin de retrouver les posts des mois précédents. Peut-être souhaiteras-tu créer les tiens ? N’hésite pas à me faire des propositions en commentaire. 😉

Tu l’auras remarqué, il n’y a pas d’article sur un artiste cette semaine. Je n’avais pas d’idées. Ce sera pour la prochaine veille ! 😉

Ma veille littéraire du net se termine. N’hésite pas à m’indiquer en commentaire tes propres trouvailles pour la beauté du partage. Si tu as raté mes autres watch, tu peux les retrouver ici.

Thé et plaid tout doux,

A.Chatterton

Publié dans Lectures

La cité des chimères, Vania Prates, Snag éditions

Dans les cinq finalistes du PLIB 2020, je me suis empressée de lire ce livre afin de finaliser mes choix de vote. Malgré quelques bonnes idées, je suis restée sur ma faim. Voici mon avis et les raisons pour lesquelles je ne voterai pas pour ce roman.

Résumé : Le monde tel qu’on l’a connu a disparu. Chaos, misère, famine … Les Hommes ont enfin trouvé un équilibre et se sont organisés en guildes, guidé par leur chi, leur nature profonde. Guilde des Marchands, des Inventeurs, des Alchimistes, des Gardiens ; tous demeurent fidèles à ce qu’ils sont afin de vivre en harmonie avec la nature et les animaux particulièrement respectés, créant une cité semblable à une ville sylvestre. Dans ce monde proche de l’utopie, Céleste, une jeune fille de 17 ans, n’a pas de chi. Le jour où elle rencontre Calissa, mystérieuse contrebandière, elle est loin de se douter qu’elle va se retrouver embrigadée bien malgré elle dans une histoire complexe qui même non seulement le dirigeant de Lowndon Fields, mais également la très redouté « Confrérie des Sans-loi ». Entre ruse, savoir, intrigues et faux-semblants, Céleste va devoir changer sa vision du monde.

Mon avis

Attention, cette chronique comprend des spoilers concernant le roman en troisième partie.

Par ailleurs, comme je suis tenue dans le cadre de mon engagement de jurée du PLIB d’écrire une chronique sur ce finaliste, j’ai dérogé à ma sacro-sainte règle de ne pas parler des livres que je n’ai pas aimés.

Un univers original 

L’auteure développe deux intrigues en parallèle dans un univers utopique/ post-apocalyptique avec de la magie, et où la nature a repris ses droits. On vit à l’ancienne et on collecte des objets d’avant l’apocalypse tout ignorant  leur utilisation.

Dans cet univers, chacun dispose d’un talent inné (ou Chi) qui révèle à l’adolescence leur nature profonde. Certains sont rassemblés en guildes, d’autres agissent en solitaire. Certaines guildes sont rassemblées à Septentria, sorte de château magico-mécanique protégé par les Gardiens, des humains capables de communiquer avec les animaux. Là, les  immergeants plongent littéralement dans leurs lectures pour en apprendre davantage sur l’ancien monde, les alchimistes réalisent des inventions, les médecins inventent des remèdes… A la fois craintes et vénérées, ces guildes apportent la connaissance au peuple mais restent aussi très secrètes sur leurs activités. Et surtout, elles sont une entité à part entière, opérant sans le dirigeant de la ville et son conseil de notables.

Une guilde reste mystérieuse par sa disparition soudaine : celle des chiméristes à laquelle appartient Calissa, une des deux héroïnes principales de l’histoire. Cette énigme sous-tendra l’ensemble du récit.

Le roman se compose de deux intrigues en parallèle : un roman d’apprentissage associé à la découverte de Septentria et du pouvoir de Céleste et un roman d’espionnage avec Calissa, engagée par le dirigeant de Lowndon Fields pour connaître celui qui a tenté de l’assassiner.

Les deux histoires vont s’entremêler avec la rencontre des deux jeunes femmes occasionnant d’autres sous-intrigues dont une sur l’Histoire des guildes et une autre sur un complot politique.

La partie concernant le pouvoir des immergeants m’a beaucoup intéressée car elle développe l’imaginaire et reste un sujet d’étude intéressant quant à l’écriture de mon propre roman. Elle soulève également des questions éthiques importantes sur la censure et le droit (ou plutôt la nécessité) de ne pas savoir certaines choses afin de ne pas devenir fou. L’idée de laisser les immergeants évoluer dans un château avec des pièces oniriques pour éviter qu’ils restent ancrés dans la réalité m’a aussi semblé original : une bonne métaphore de l’expression « avoir la tête dans les nuages ».

Des personnages travaillés

L’univers de la Cité des chimères est peuplé de personnages à la psychologie élaborée qui ne m’ont pas laissée indifférente. Excepté le personnage de Céleste que j’ai trouvé trop naïf au point de vouloir lui coller des gifles, j’ai apprécié l’évolution de tous.

Immature, incapable de cacher ses émotions, peu combative face à l’opinion de sa famille, Céleste prend de l’assurance au fil du roman jusqu’à avoir pleinement confiance en ses capacités. Mais le chemin est long avant d’y parvenir ! Son bracelet d’humeur apporte une touche d’humeur inattendue aux moments les plus inopportuns.

Calissa quant à elle,  cache ses émotions tout comme un lourd passé. Dernière survivante de sa guilde, elle se compose un personnage de contrebandière et s’est recrée une famille :  la Confrérie des sans lois. Elle est mystérieuse mais on devine, derrière sa carapace de dure à cuire, une fragilité liée à son envie de retrouver sa famille de chi et un profond désir de justice.

Daniel, l’immergeant fils à papa de Septentria a un caractère de cochon et semble indifférent à tout ce qui l’entoure au début du roman. On découvrira qu’il peut faire preuve de profondeur et de maturité. Son cynisme et son jugement infaillible sur les gens permettra de faire mûrir Céleste et d’aider à la progression de l’enquête autour de la guide des Chiméristes.

Les membres de la Confrérie des Sans Lois ont tous un passé et une personnalité très sympathique malgré leur côté rebelle. On compte un ancien ninja qui a renié sa guilde pour suivre son chi, un mystificateur qui cache son don, une gardienne au grand coeur et son furet voleur…Ils sont liés par une envie de justice, mais aussi l’amour du danger (pour certains).

Alexian, à travers son don interroge sur la question de l’héritage familial et des choix que l’on fait dans sa vie. Je l’ai trouvé très intéressant de ce point de vue, en plus de son côté espiègle qui permet d’alléger l’histoire par moments.

Même les frères de Céleste ont un intérêt et représentent la bêtise de la population vis à vis de la réputation de Septentria, et surtout le personnage du marchand peu scrupuleux. Soucieux de faire prospérer leur entreprise, ils exploitent leur soeur Céleste qu’ils estiment bonne à rien car sans chi.

Quelques bémols (Attention Spoilers)

Concernant l’intrigue, j’ai eu du mal à accrocher au départ, du fait des longueurs présentes dans la première partie du roman. Et j’ai bloqué sur l’histoire du chi, dès le début du récit. Pour moi, le Chi représente l’énergie vitale chinoise. Quand j’ai vu le terme dans le récit, j’ai aussitôt pensé qu’on allait parler d’Asie. Cela m’a induit en erreur jusqu’à ce que le terme soit expliqué dans un chapitre. Je précise que je n’avais pas lu le résumé du livre avant ma lecture.

Par ailleurs, j’ai l’impression d’être passée à côté de la partie apprentissage de Céleste car j’étais plus intéressée par l’intrigue de Calissa. Cela est dû peut-être à deux choses : d’une part, je suis fan des romans d’espionnage mettant en scène des personnages marqués par la vie et Calissa remplit ces cases, avec des rebondissements inattendus à la fin du récit dignes d’un braquage.

D’autre part, l’histoire de Céleste, quoique intéressante sur la partie immergeante, m’a parue fade car je n’ai pas accroché au personnage. Je crois que j’ai lu trop de romans d’apprentissages pour être facilement surprise par les intrigues de ce genre. Par exemple, j’ai noté quelques références subtiles à Harry Potter (où je l’ai peut-être rêvé?) comme la présence des labyrinthes de Septentria, qui ressemblaient aux escaliers volants de Poudlard dans leur fonctionnement. Pour le coup, j’ai trouvé son histoire de trop, même si elle contribue à faire avancer l’énigme de la disparition de la Guilde des Chiméristes.

Au sujet de l’univers, je suis restée sur ma faim concernant le côté post-apocalyptique utopique. A quel moment les gens ont pu oublier l’utilité de certains objets ? Quand a eu lieu ce grand Boum qui a tout détruit ? Est-ce que tout était lié à un événement magique ? Ce roman est censé être une introduction à l’univers car un deuxième tome est prévu. Je comprends l’idée de laisser des questions en suspens, mais là, il m’a semblé que je ratais quelque chose.

Je n’ai pas compris non plus l’utilité d’inclure les chimères dans cet univers ni l’importance de l’histoire de la Guilde des Chiméristes qui m’a semblé de trop. Quel est le rôle des chimères dans cet univers ? A aucun moment, nous n’avons l’impression qu’elles représentent un danger permanent pour la ville. Elles n’apparaissent qu’une seule fois dans l’histoire, quand Calissa en chasse une dans l’un des chapitres. On voit que c’est un monstre… mais où vivent-elles ? Que font-elles ? Mystère… Je suis donc restée sur ma faim à nouveau.

Pour finir, même si j’ai beaucoup apprécié les personnages (sauf Céleste), il m’a semblé lire une esquisse de ce qu’ils pourraient être. J’espère que l’auteure les développera plus dans le second tome à venir.

En conclusion : Un premier tome avec de bonnes idées, qui permet d’introduire un univers intéressant avec des personnages attachants, mais qui manque de profondeur pour un public adulte. Je pense qu’il intéressera plutôt un public adolescent (beaucoup moins pointilleux que moi) et j’espère que la suite permettra d’élucider l’ensemble des points laissés en suspens et de découvrir un peu plus les personnages.

Publié dans Lectures

Les Hurleuses, tome 1 de Vaisseau d’Arcane, Adrien Tomas, éditions Mnémos

Quand j’ai su qu’Adrien Tomas publiait un nouveau roman dans le même univers qu’Engrenages et Sortilèges, et qu’en plus les Editions Mnémos me proposaient de le lire en service presse, j’ai sauté sur l’occasion… et je n’ai pas été déçue. En plus de nous faire découvrir une nouvelle partie de ce monde magique et technologique très riche, il a su instiller des questions importantes derrière son récit. Voici mon retour sur ce premier tome…

Résumé : Quand la magie, tombe en orage, ceux qu’elle touche ne sont plus jamais les mêmes. Sof, jeune infirmière courageuse et intelligente, en a tout à fait conscience lorsque son frère, éminent journaliste à la plume acérée, est frappé par un éclair qui le laisse à peine capable de se déplacer, son esprit à jamais perdu dans les méandres de l’Arcane. Elle décide de l’emmener loin de la cité où ils ont grandi.Ensemble, il fuient à travers les forêts aux secrets jamais percés et dans les steppes dévastées. Ils découvriront un monde redoutable, sans se douter une seconde des enjeux qui se tissent autour de leur destin, où chaque faction tire ses fils avec une virtuosité machiavélique.

Mon avis : 

Une intrigue aux ramifications complexes

Adrien Tomas nous emmène encore une fois dans un univers associé à la magie. Mais cette fois-ci, elle peut être meurtrière, au sens où les Touchés par la foudre de l’Arcane voient leur personnalité s’effacer au profit de l’entité surnaturelle et devenir des sortes d’handicapés mentaux. Récupérés au service exclusif de l’Etat, pour le Bien Commun, ils deviennent une main d’oeuvre gratuite, au grand dam de leur familles.

C’est dans ce contexte que de Sofena, infirmière décide de s’enfuir avec son frère Solen, touché par la foudre magique. Elle refuse de laisser l’Etat lui voler sa seule famille. Qui plus est quand elle comprend que la personnalité de son frère est encore là, quelque part et que le destin n’est peut-être pas le seul acteur de son malheur.

L’auteur nous emporte dans une course-poursuite haletante, où les personnages vont croiser la route de plusieurs protagonistes dont l’espion-assasin Nym, au service du gouvernement, mais aussi des orcs, des assassins, et  des soldats grimmnois.

Aidés de Nym, les deux fugitifs iront se perdre dans les Hurleuses, un territoire dominé par les Orcs et les chercheurs d’Arcanium, mais surtout au centre d’un conflit entre le Grimnark et la Tovkie, les deux pays limitrophes, ce qui ne sera pas sans leur poser quelques problèmes.

Pendant ce temps, au Grimnark, l’évasion de Solen a fait grand bruit et la chasse au Touché est lancée. D’autres agents de l’Etat vont se lancer à leurs trousses, mais si Nym est plutôt sympa, les autres ne feront pas dans la dentelle.

En parallèle, un nouveau diplomate est nommé pour la délégation des Abysses au Grimnark, afin de remplacer le précédent assassiné. Le poisson-Ambassadeur Gabba Do est curieux des humains et surtout très soucieux de faire ses preuves, alors que ses supérieurs souhaitent qu’il fasse profil bas. Malheureusement la curiosité l’emportera sur les devoirs diplomatiques…

Les deux intrigues vont se mêler étroitement avec de nombreux rebondissements et du suspense à revendre pour une conclusion complexe, qui m’a agréablement surprise.

Un univers bien ancré sur fond politique

L’univers de Vaisseau d’Arcane est identique à celui d’un autre roman d’Adrien Tomas pour la jeunesse, et dont j’ai déjà réalisé la chronique : Engrenages et Sortilèges. Malgré quelques clins d’oeil à ce roman à travers les pérégrinations éthérées de Solen et de l’Arcane, l’auteur nous dévoile une ambiance plus sombre dans une autre partie de l’univers : le Grimnark, qui ne bénéficie pas de l’Arcanium, la source d’énergie magique, comme à Celumbre.

Le Grimnark est pays un peu royaliste sur les bords :  le peuple est dévoué aux dirigeants et peu soucieux de se rebeller. Son nom fait penser aux pays nordiques, tout comme son climat. Ici, les orages d’Arcanium frappent sans arrêt et au hasard, obligeant la capitale à activer un dôme de protection en cas de changement climatique soudain et les puissants contrôlent le pays.

Comme la magie est trop instable pour être contrôlée, ce pays s’en est passé pour se développer, en faisant progresser la science et la technologie, et en considérant la magie comme objet d’étude. Mais quand la Tovkie, son ennemi juré, commence à utiliser l’Arcanium comme source d’énergie afin d’alimenter sa technologie, le Grimnark se résout à utiliser le potentiel magique des Touchés, afin de garder sa supériorité scientifique.

C’est dans ce contexte qu’évoluent les personnages : Sofena est infrmière et s’est intéressée aux études sur les Touchés, Solen écrit des articles qui dénonce les manigances des dirigeants de son pays, Gabba Do essaie de comprendre les moeurs Grimnoises, Nym manigance pour les politiques.

Le roman met en lumière les tensions politiques entre le Grimnark avec les pays limitrophes concernant l’utilisation de l’Arcanium, mais pas uniquement.

La Tovkie, sorte de russie communiste apparaît comme un idéal pour certains ouvriers grimnois. Son organisation menace le système politique du Grimnark. On le verra à travers le personnage de Garolf De Wise qui essaie d’expliquer, à sa manière, le système politique inégalitaire de son pays au diplomate des Abysses. Mais aussi de manière plus fugace, à travers un médecin qui pose des prothèses mécaniques aux soldats grimnois et qu’on soupçonne d’être un espion.

Les Hurleuses, no man’s land mi-désertique mi-sauvage est dominé par les orcs. Ces créatures vivent en tribus, sont connectées à la nature et se rapprochent de certaines représentations des elfes en faisant pousser des plantes. Les bannis finissent dans les grandes villes comme jardiniers et croque-morts car ils se nourrissent des nutriments présents dans les corps humains, en dehors de leur forêt d’origine. Comme ils traînent cette mauvaise réputation, les humains les  considèrent comme des parias ou des bêtes sauvages. Le mystère qui entoure leur mode de vie n’aide pas à les blanchir pour autant. Pour ma part, j’ai trouvé qu’ils se rapprochaient beaucoup des Indiens d’Amériques par leur mode de vie et leur histoire, car les « êtres civilisés » grimnois et tovkien grignotent peu à peu leur territoire, les obligeant à se battre ou à voler pour survivre. On verra aussi que la haine est réciproque avec la tentative d’un humain de s’intégrer à une tribu, ce qui cause des dissensions parmi les orcs. Ce sont les seuls à vraiment comprendre comment fonctionne l’Arcane, contrairement aux autres cultures, à travers leurs croyances liées à la Nature et aux Esprits.

Quant aux poissons des Abysses, les guerres humaines semblent être le cadet de leur souci. Sorte de Suisse observatrice du conflit, ils ont plutôt la curiosité de comprendre les relations et mode de vie humains sans s’impliquer outre mesure. On sent chez eux une supériorité intellectuelle et technologique qu’ils gardent pour eux. Et même si Gabba Do est plutôt curieux, il représente un spectateur très naïf des ambitions humaines.

L’Arcanium les réunis tous mais pour des raisons et des utilisations différentes : magie, mécanique, source de pouvoir ou religion.

A travers cette histoire, j’ai trouvé que l’auteur émettait une critique forte des guerres provoquées par l’attrait d’une ressource, et leurs conséquences désastreuses.

Des personnages intéressants et bien construits

L’action est menée par des personnages à la psychologie travaillée, qui évoluent au fil de l’histoire. Car rien n’est blanc ou noir dans Vaisseau d’Arcane !

Si Sofena est une infirmière émérite qui respecte la loi au pied de la lettre, elle n’est pas pour autant un mouton. Dès qu’elle sent que son univers est menacé et malgré les règles grimnoises, elle n’hésite pas à s’affranchir de tout par amour pour son frère, allant jusqu’à quitter son fiancé. Sa façon de penser ultra-méthodique ne laisse pas la place aux émotions, même s’il lui arrive de perdre pied. Son dévouement à son serment d’Hippocrate transcende la raison : peu importe si le blessé est un ennemi, elle ira lui porter secours.

Solen, avant de recevoir la foudre, apparaît comme un jeune homme profitant des plaisirs de la vie mais aussi engagé dans des combats politiques à travers ses articles. Une fois devenu Touché, il va faire preuve d’une résistance hors du commun en s’efforçant de ne pas laisser sa personnalité s’effacer face à l’Arcane. Il vivra un voyage mystique invisible au yeux des autres, car si son corps ressemble à celui d’un pantin au sourire béat, son esprit sera transporté à travers d’autres touchés ou animaux arcaniques. L’Arcane essaie de le séduire tout en lui montrant sa nature profonde. Ce premier tome nous laissera un peu sur notre faim à ce sujet.

Nym est plus complexe : Opérateur (espion-assassin) pour le Grimnark, il bénéficie de la « musique », sorte de don inné pour anticiper les dangers, qui lui permet de se sortir de toutes les situations. Du côté de Sof et Sol, il joue un jeu trouble pour des raisons pas évidentes au début mais qui prennent sens en fin de roman. On sent un besoin sincère de faire le Bien chez lui, mais ses actes semblent indiquer le contraire. Le dénouement du roman mettra en lumière ses motivations réelles.

D’une manière générale, l’auteur fait apparaître les points forts comme les faiblesses de chaque personnage : assassins du cénacle bien solitaires, orcs persécutés, humain adopté par les orcs qui essaie de s’intégrer, diplomate tenu en laisse par ses supérieurs…

La question de l’être civilisé reviendra régulièrement, notamment avec les orcs qui apparaissent plus humains que leurs ennemis alors que leur mode de vie est associé à la nature, donc sauvage. Mais aussi avec  les assassins, au service d’un maître et agissant parfois contre leurs principes. L’auteur nous montre ainsi que l’humain est complexe et que sa définition du Bien et du Mal l’est tout autant en fonction de son vécu ou de ses intentions.

En conclusion : Adrien Tomas signe un roman intelligent qui aborde, sous couvert de magie et de technologie, des questions d’actualité comme les conflits liés aux ressources naturelles ou la discrimination associée à un mode de vie. C’est le début d’une nouvelle saga prometteuse qui devrait plaire aux amateurs d’intrigues à suspense et de personnages non-manichéens.

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Mnémos pour l’envoi de cette intrigue palpitante. J’attends avec impatience la suite pour découvrir ce qu’il advient des personnages et du mystère associé à l’Arcane. 🙂 

Publié dans Questions existentielles

Comment j’ai créé mon blog et son organisation au quotidien

Pour mieux vous expliquer ce qui se passe en coulisses, je me suis dit qu’un petit article sur ma manière de fonctionner serait le bienvenu. Et qui sait, peut-être que vous pourrez glaner quelques conseils si vous êtes blogueur débutant. 🙂

Petit préambule

Dernièrement, une collègue de travail m’a fait remarquer que mon blog était un travail à part entière. Elle n’a pas tout à fait tort.  Bien que je défende l’idée que mon blog doit rester un loisir et non pas un deuxième emploi, je ne manque pas d’y apporter du sérieux et de la rigueur.

Parce qu’en tant que lectrice de blogs, j’estime qu’il est important de ne pas trouver de fautes d’orthographe dans les articles, tout comme bénéficier d’une publication régulière et d’articles intéressants. C’est ce qui m’attire moi, donc je pense que cela doit être le cas pour d’autres personnes.

Définir les contenus

Quand j’ai commencé ce blog l’année dernière, j’ai d’abord constitué une liste des sujets que je souhaitais aborder dessus. Une sorte de brainstorming géant, sur google drive.

Une fois terminé, j’ai essayé de regrouper les idées par thème afin d’en dégager des catégories.

Il est vite apparu 5 catégories principales : les chroniques littéraires, les essais d’écriture, les interviews d’auteur, les questions sur le quotidien littéraire, les challenges. Ce sont devenues mes catégories présentes sur le blog, même si des intitulés ont évolué.

J’ai repris mes idées d’articles et formalisé un google document sur mon Drive en les classant sous chaque catégorie. C’est un outil que j’utilise encore au quotidien pour noter mes nouvelles idées : j’ai google drive sur mon smartphone. Cela évite ainsi de me disperser dans divers cahiers, applications de notes, post-it, etc…

Je fais de même pour ma PAL et ma wishlist pour noter directement les titres des livres que je souhaite lire ou que je dois lire en priorité.

Déterminer son public

Une fois que mes catégories ont été déterminées sur les grands thèmes abordés de mon blog, je me suis demandée pour qui j’écrivais et quand ce public était disponible pour lire mes articles.

J’ai supposé qu’il s’agissait de lectrices, entre 18 et 40 ans, célibataires ou avec des enfants, et qui aimaient les mêmes lectures que moi ou qui se questionnaient sur la littérature. Je n’ai pas utilisé d’outil pour cela, juste une supposition, ce qui m’a permis d’affiner par la suite le ton de mes articles en plus du calendrier de publication ( sur lequel je reviendrai plus tard).

Ecrire les articles

C’est le plus gros du travail et ce qui est le plus chronophrage. Mais ce temps consacré à l’écriture dépend de l’article en question.

Pour les critiques littéraires, je prends des notes sur ma lecture encore fraîche, une fois le livre terminé. Auparavant, c’était sur un carnet de notes. Maintenant je crée directement un brouillon d’article sur wordpress. Dessus, je rédige les titres des parties principales et j’inclus de manière ordonnée un premier jet de notes au sujet du livre.

Pour la veille littéraire du net, je constitue un squelette avec des catégories régulières : podcast, documentaire, article intéressant, artiste, jeux, concours, etc… Pendant 15 jours, quand je réalise ma veille, le matin ou le soir, j’utilise un google document pour noter les liens vers les articles ou les idées que j’ai rencontrées. Ensuite, je les classe en fonction des catégories. S’il n’y en a pas assez, je réalise des recherches complémentaires sur certains sites de prédilection.

Pour les interviews, je m’y prends en avance car la rédaction dépend du temps que l’auteur met à me répondre. Il s’agit toujours d’un auteur dont j’ai apprécié le livre et que je contacte par email pour proposer des questions. Il envoie ses réponses par écrit et je réutilise cette matière pour constituer mon article.

Pour les challenges, l’article se décompose en trois parties : explications du challenge, PAL, et indications à rejoindre une communauté. Ce qui me prend le plus de temps est la PAL.

Enfin, concernant les articles sur la vie de blogueuse ou le blog, je n’ai pas de schéma précis. J’écris mon article au feeling en essayant d’organiser mes parties et j’agrémente avec des gifs pour alléger les pavés de texte.

En moyenne, l’écriture d’un article me prend 1h30 à 2 heures en incluant la relecture et l’illustration.

Cela peut être plus long pour certains sujets comme les critiques littéraires car j’essaie de soigner mes introductions et conclusion en incluant des phrases d’accroche qui pourraient être reprises par les éditeurs afin d’optimiser la visibilité de mon blog.

Mes créneaux d’écriture se situent le weekend ou en soirée en fonction des publications programmées. Parfois, je termine tard, et le lendemain je m’aperçois de coquilles sur l’article après qu’il ait été publié… que je m’empresse de corriger en espérant que personne n’ait remarqué…

Illustrer ses articles et formaliser

Une fois le texte en place, je prends environ 30 minutes pour relire l’article, corriger les fautes, revoir la syntaxe, déplacer des paragraphes et surtout alléger mon style. J’ai un gros défaut que vous aurez peut-être remarqué : j’écris des phrases à rallonges !

En plus de simplifier, j’abuse d’une petite astuce apprise en atelier d’écriture pour enrichir le texte : j’utilise des synonymes pour éviter les répétitions et j’essaie autant que possible de remplacer le verbe être par d’autres verbes.

Après la correction, vient le moment de relâche ou j’illustre mon article. J’ai trois sources à ce sujet :

  • Giphy.com pour les Gif animés
  • Pixabay.com qui propose des images libres de droit pour mes images à la une d’articles.
  • Babelio ou les sites éditeurs pour les couvertures de livres.

Je cite systématiquement mes sources dans les légendes des photos mais, de manière générale, je préfère utiliser mes propres photos vis à vis du droit d’auteur.

Pour l’anecdote, je passe parfois plus de temps à réaliser des photos pour Instagram qu’à écrire mes articles. Par exemple, pour mes photos Instagram du Pumpkin Autumn Challenge 2020, j’ai passé près d’une heure à tenter d’obtenir une composition correcte.

Cela tient au fait que je ne maîtrise pas ce média et que j’apprends encore à cadrer des photos. Comme je n’ai pas suivi de cours sur le sujet, j’essaie d’être observatrice d’autres comptes. Le seul élément commun à mes photos sur Instagram pour le moment est l’utilisation du même filtre (=Sierra), afin de créer une atmosphère cohérente sur le compte. Mais je trouve personnellement que mes photos sont plus sympas à regarder individuellement que dans leur ensemble.

Déterminer son calendrier de publication du blog

Partant de mon public-cible, et de mon expérience sur deux autres blogs, j’ai décidé de publier trois jours par semaine :

  • le mercredi car c’est le jour où les lycéennes ont le plus de temps disponible. C’est aussi le milieu de la semaine, ce qui en terme de statistiques, permet de faire remonter la fréquentation de son blog.
  • le samedi et le dimanche, car c’est le weekend, donc le moment où l’on a le plus de temps libre.

Pour les horaires, je publie toujours à 7h du matin car je pars du principe que mes lectrices font comme moi : elles lisent des blogs sur leur smartphone en prenant leur petit déjeuner ou les transports en commun.

Les statistiques de WordPress m’ont donné tort récemment, en m’indiquant que l’heure de fréquentation la plus importante de mon blog est le samedi à 11h….Normal ! En général on se lève plus tard le weekend. (Vous pouvez retrouver ce genre de données sur la partie statistique/tendance de votre module wordpress, si le sujet vous intéresse.)

Cependant, l’habitude étant prise, je continuer à programmer dans le module de wordpress une publication à 7h, car cela est devenu un rendez-vous avec les abonnés.

Concernant les sujets des articles,  j’avais décidé de constituer en avance un calendrier de publication les premiers temps, en indiquant mois par mois ce que j’allais publier. Mais cela n’a pas tenu très longtemps car j’ai tendance à choisir mes sujets au gré de mes envies sur ma liste d’idées d’articles. Trop d’organisation tue la créativité…

J’essaie néanmoins d’alterner les sujets : chronique littéraire, sujet sur la littérature ou le blog, veille littéraire… pour éviter de lasser le lectorat, ou moi-même. Cela me permet aussi de prendre le temps de lire ou de réaliser des recherches pour rédiger un article de fond.

Il m’arrive également de préparer des articles en avance pour les programmer plus tard, quand je sais que je ne pourrai pas tenir les publications aux jours que je me suis fixés. Et en général, j’ai tendance à culpabiliser un peu quand je n’y arrive pas…

Dans ces cas-là, je programme des vacances de blog, histoire de faire autre chose de mon temps libre comme jardiner, me promener ou lire tout simplement. Et je préviens mes abonnés car j’estime que c’est toujours plus poli que de faire le mort.

Communiquer sur ses articles

Après chaque publication à 7h, au petit-déjeuner, je réalise la communication de mon blog. Cela me prend environ 15 minutes.

J’écris un post sur la page facebook du blog, rédigé au gré de mon inspiration. Puis,  je copie et colle le lien de l’article et poste.

Je copie ensuite le texte que je réutilise pour mon post sur Instagram accompagné d’une photo que j’ai préparé en amont.

A chaque fois, j’essaie d’indiquer des Hashtags pertinents et relatifs au sujet. S’il s’agit d’une critique littéraire, je tague l’auteur et la maison d’édition. S’il s’agit d’un service presse, je vais aussi envoyer le lien de l’article en message sur facebook à la maison d’édition. Pour les veilles littéraires, je taggue tous les sujets/personnes concernées.

Il m’arrive de publier tardivement sur Instagram parce que je n’ai pas trouvé de photo adéquate pour illustrer mon sujet du jour. Dans ce cas, je publie autour de 18h sur ce média.

Une fois par mois, je vais recopier en partie mes critiques littéraires sur le compte Babelio du blog et j’invite les lecteurs Babelio à lire la suite sur mon blog en ajoutant le lien redirectionnel. Cela peut paraître un peu injuste pour eux, mais c’est une façon détournée d’obtenir des visiteurs sur le blog. Cela s’est avéré payant d’ailleurs :  certains abonnés Babelio se sont aussi inscrits par la suite pour me suivre sur WordPress.

J’utilise peu la Story sur Facebook ou Instagram car je ne maîtrise pas encore le sujet. Je me borne pour le moment à communiquer des informations intéressantes vues sur d’autres blogs pour en faire de la pub.

Si le sujet si prête, je vais parfois publier mes articles sur certains groupes facebook comme les critiques littéraires de livres steampunk ou celles concernant des challenges ou le PLIB2020 afin de leur donner une meilleure visibilité.

Je n’ai pas développé d’autres outils pour le moment au niveau communication car cela impliquerait que je les étudie et que je les utilise (ex : twitter, Booknode, Livr’addict).

Or, le temps est ce que j’ai de plus précieux en dehors du blog. Je préfère l’utiliser pour autre chose que la communication.

Faire du Benchmark et / ou de la Veille 

La créativité, cela se cultive. Aussi, je suis abonnée à de nombreux blogs sur wordpress,  Facebook et Instagram pour mon plaisir personnel mais aussi faire évoluer le blog.

C’est là que je trouve de nouvelles idées, nourris mes articles de veille littéraire du net, crée des compositions de photo sur Instagram…

Quand je découvre un nouveau challenge, article, critique intéressant sur les réseaux sociaux, je le mets en signet sur Instagram ou je le publie sur mon compte personnel en mode privé sur Facebook afin de le lire plus tard.

Il m’arrive parfois de constater qu’il n’existe pas d’article sur un sujet en particulier. Alors, je le note sur ma liste d’idées afin de réfléchir à en écrire un moi-même.

Depuis peu, j’ai en projet d’utiliser un agrégateur de flux RSS comme l’auteur Lionel Davoust, afin de limiter mon temps (chronophage) passé sur les réseaux sociaux, et me concentrer sur des lieux d’information moins pollués. Mais je n’ai pas encore pris le temps de mettre cela en place.

Pour terminer sur la recherche, j’utilise également Google Alert afin d’avoir un envoi d’email régulier sur des mot-clés associés à des sujets de prédilection comme Jane Austen ou Sherlock Holmes. Mais j’ai réduit dernièrement les envois et mots-clés car je ne lisais pas les informations envoyées.

Il faut savoir aussi doser son niveau d’information pour ne pas devenir chèvre…

Un blog, ça évolue… comme un Pokémon

En un an, j’ai revu certaines rubriques et j’en ai créé une nouvelle pendant le confinement : La veille littéraire du net. A la base, je souhaitais réaliser une newsletter mensuelle. Mais j’ai finalement opté pour une rubrique avec une publication plus régulière (tous les 15 jours) afin de partager mes découvertes personnelles en dehors du blog.

Je me suis également aperçue que je délaissais certaines rubriques au profit d’autres comme mon roman sur Miss Chatterton. Parce que le blog me prend tout mon temps pour le moment, je n’ai pas encore acquis de rythme de croisière pour créer des sessions d’écriture dédiées au roman. C’est en projet pour 2021.

J’ai essayé de réaliser une vidéo booktube, mais j’ai tellement peu apprécié le résultat malgré une formation sur le sujet, des heures de préparation de décor et de tournage, et un temps considérable passé sur le montage… que j’ai pour le moment délaissé cette option si je veux apporter quelque chose de qualité. J’y reviendrai certainement sous une forme plus réduite ou en audio quand je me serai décidée sur la formule.

J’ai des envies de millions de projets sur le blog, mais j’essaie d’y aller par étapes afin de rester motivée. Le principal est de s’amuser, sinon à quoi bon ?

Voilà, j’espère que cet article t’aura un peu mieux éclairé sur le fonctionnement de mon blog et peut-être sur la construction d’un blog en général. N’hésites pas à me laisser un commentaire sur ton propre fonctionnement pour me donner une idée, ou pour me poser des questions si tu en as.

Stylo plume et tampon encreur,

A.Chatterton

Publié dans On joue ?

Le challenge littéraire de l’automne : Pumpkin Autumn Challenge 2020

Voici venir l’automne et le retour de mon challenge littéraire préféré : le Pumpkin Autumn Challenge ! Et pour cela j’ai prévu une PAL de dingue que je t’invite à découvrir…

Mais qu’est ce que le Pumpkin Autumn Challenge ? 

Le PAC (pour les intimes), est une création de la blogueuse Guimause Terrier. Il s’agit d’un challenge littéraire sur le thème de l’Automne et d’Halloween qui se déroule de début septembre à fin novembre. Il est constitué de menus qui sont cette année, au nombre de trois : Automne des enchanteresses, Automne Frissonnant et Automne douceur de vivre. Chaque menu est constitué de 4 catégories avec des thèmes et des mot-clés pour t’aider dans le choix de tes lectures.

Pour valider ce challenge, tu as plusieurs options : lire un livre associé à chaque catégorie de chaque menu, lire deux catégories par menus, te contenter d’un seul menu… c’est toi qui détermine la manière dont tu veux t’approprier ce challenge.

Voici les règles en images ainsi que les menus de cette année : 

 

 

Tu peux aussi retrouver la présentation du challenge 2020 par Guimause en vidéo sur sa chaîne Youtube, ainsi que des idées de lecture avec sa PAL. Le challenge se relaie sur instagram et facebook avec le Hashtag #PAC2020 ou #PALDUPAC2020 ou encore #Pumpkinautumnchallenge2020

Quelle est ma Pile A Lire pour ce challenge ?

Comme je participe déjà au Mois Américain en septembre, j’ai décidé de commencer le Pumpkin Autumn Challenge début octobre, pour mieux profiter des deux challenges. Aussi, j’ai dû revoir un peu ma pile de livres que j’avais sélectionnée cet été pour l’occasion. 

J’ai également revu les thématiques des romans que j’avais sélectionnés au départ à cause du nouveau menu : l’automne des enchanteresses, absent au challenge de l’an dernier, et qui m’a donné bien du fil à retordre, notamment dans la catégorie Sarah Bernhardt, un monstre sacré. J’aime le théâtre, mais je préfère le voir sur scène plutôt qu’en lire. Donc je me suis focalisée sur la notion d’Art.

Contrairement à l’an dernier, j’ai décidé de trouver un livre pour chaque catégorie de chaque menu. Je suis ambitieuse pour cette édition 2020 ! Même si je ne pense pas tout lire, je me dis que j’aurai des idées de lecture pour l’an prochain et le PAC 2021. 

Mes choix se sont portés prioritairement sur des petites maisons d’édition ou des livres peu connus afin de sortir de ma zone de confort mais aussi de vous les faire découvrir.

Sans plus attendre, voici ma PAL :

Automne Frissonnant

Je suis Médée, vieux crocodile ! (trahison, thriller, policier, horreur, épouvante)

Les aventures occultes de Lady Bradsley, Olivier Saraja, éditions du 38

Mon choix : Une aventure avec une Indiana Jones féminine avec des histoires de fantômes, voilà qui m’a semblé idéal. J’avais d’autres idées avec des romans portés sur la thématique de l’horreur, mais j’ai décidé de les recaser dans une autre catégorie. Et cela me donne l’occasion de découvrir la maison d’édition du 38.

Résumé : Lady Bradsley est une jeune veuve douée de talents particuliers : elle parle aux morts, elle décrypte les souvenirs qui imprègnent les lieux qu’elle visite. Que ce soit au service de la Couronne britannique, du British Museum ou encore pour ses intérêts personnels, elle sillonne le monde du début du XXe siècle, en proie aux rivalités coloniales entre l’Angleterre, la Belgique et la France, pour résoudre les mystères occultes qui s’offrent à elle. Mais tandis que le spectre de la première guerre mondiale se profile, comment gérera-t-elle sa malédiction personnelle ? En effet, Lady Bradsley est elle-même hantée par Henry, le fantôme de son mari, dont l’amour est si fort qu’il transcende les frontières entre les mondes.

Les chimères de la Sylve rouge (gothique, vampire, créature de la nuit)

La maison de Londres, Lydie Blaizot, éditions du Petit Caveau

Mon choix : L’intrigue m’a fait énormément penser au film et à la série de vampire What we do in the shadows qui évoque une coloc de vampires. Ce ne sera peut-être pas identique, mais le clin d’oeil est là. Et je découvre également les éditions du Petit Caveau, orientés gothique.

Résumé : Londres, 1895. Ruppert Haversham, Arthur Ruterford et Hubert Michel, trois vampires aux caractères aussi différents que marqués, tentent de vivre normalement malgré la malédiction dont ils s’estiment victimes. Affiliés à la puissante Maison de Londres, ils se retrouvent chargés de l’éducation d’un nouveau collègue, Donald Crump.
Malheureusement, ce dernier se révèle être une véritable calamité qui va mettre en péril l’organisation dont il est censé faire partie. Par sa faute, la guerre avec la Maison de Cardiff prend des proportions alarmantes et ses camarades sont contraints de rattraper ses bêtises.

Les supplices de la Belladone (livre à couverture noire)

Le syndrôme de la Malemort, Esther Brassac (Octavie d’Urville t2), éditions Le Chat Noir

Mon choix : J’ai déjà lu le tome 1 de la série et j’avoue m’être bien amusée. Octavie est une fée passemuraille maigrichonne qui n’arrive pas à grossir. Et elle est amoureuse d’un vampire par-dessus le marché ! Une saga très drôle avec quand même quelques rebondissements savoureux.

Résumé : « Parfois, croiser les doigts, c’est utile. Du moins, c’est ce qu’on dit et Octavie applique cette thérapie avec détermination. Seulement, voilà, les ennuis continuent de s’enchaîner. Et pas un ou deux, non ! Des bataillons entiers qui s’approchent en rangs serrés. Oui, parce que sinon, ça serait trop facile. Les Supranaturels londoniens meurent comme des mouches, victimes d’un étrange syndrome. Et comme si ça ne suffisait pas, Arthur de Strangewell, l’archivampire ressuscité par Swann, adopte un comportement aberrant. Difficile à vivre quand on sait qu’il représente le principal espoir contre la menace des extrémistes humains. Heureusement, tout n’est pas négatif. Octavie s’apprête à fêter son anniversaire. Même avec des mois de retard, c’est une bonne occasion d’oublier le désastre de sa vie. Reste un dernier point noir : James, le charmant et mystérieux rouquin dont elle est amoureuse, va-t-il répondre à son invitation ? »

Esprit es-tu là ? (fantôme, fantôme du passé, famille, historique, classique)

Ce qui hante les bois, Dawn Kurtagich, éditions du Chat Noir

Mon choix : J’avoue, ma PAL comprenait au moins 5 livres d’horreur pour ce challenge et je n’ai réussi à en caser que deux. J’ai envie de frissonner pendant le mois d’Octobre, que voulez-vous ?! Ce roman était déjà dans ma PAL lors d’un challenge précédent, aussi j’aimerais beaucoup le lire cette fois-ci. On verra si les frissons seront au rendez-vous.

Résumé : Fuyant un père qui les maltraite, Silla et Nori arrivent à « La Baume », le manoir de leur tante, une vieille bâtisse couleur de sang. Pour la première fois, les deux sœurs se sentent enfin en sécurité. Mais peu à peu une sombre réalité se dévoile… Le bois qui entoure la propriété n’est-il pas trop silencieux ? Tant de questions restent sans réponse : qui est cet homme que seule Nori peut voir ? Tante Cath n’est-elle pas en train de sombrer dans la folie ? Et pourquoi les arbres semblent-ils se rapprocher ?

 

Automne douceur de vivre

Il fait un temps épouvantail ! (Halloween, Samhain, Automne)

La Santa Muerte, Justine Robin, (L’apprentie Faucheuse tome 2), éditions le Héron d’Argent

Mon choix : J’ai déjà lu et chroniqué le tome 1 de cette série en deux volumes : L’apprentie Faucheuse, Rouge sang et noir corbeau dans le cadre du PLIB2020. J’avais envie de connaître la suite, et comme je trouvais difficile de trouver un livre pour cette catégorie, il m’a semblé logique d’inclure un clin d’oeil à la fête des morts mexicaine. Pari tenu donc, tout en découvrant un nouveau volume de la maison d’édition Le Héron d’argent.

Résumé : S’il ne doit rester qu’une dernière chose dans ce monde, ce sera nous. Ce sera la Mort?! » Le Sanctuaire n’est désormais plus que ruines. Chassées par les Semeurs de Vie, les Faucheuses ont soif de vengeance. Mais les ennemis d’Amélia et de Rain sont légion…Que dissimule véritablement cette attaque soudaine contre l’ordre du trépas ? Que désire exactement la Santa Muerte, cette mystérieuse entité macabre mexicaine qui semble tant s’intéresser à la faucheuse rouge ? L’étau se resserre. Les langues se délient. Les rivalités font rage et les trahisons sont nombreuses.Existe-t-il des secrets plus dangereux que ceux de la Mort ?

Siroter un chocolat chaud sous les saules (anthropomorphisme, Enfance, feel good, cocooning)

Feux follets, Mandragore et cadavre frais, Ariel Holtz, (Fingus Malister tome 1),Rageot jeunesse

Mon choix : Pour cette catégorie, je me suis concentré sur le mot Enfance car je souhaitais lire deux livres sur les sorcier(e)s. Il s’agit également d’un coup de coeur lecture car écrit par Ariel Holzl, l’auteur des Soeurs Carmines, que j’ai adorées. J’en attends une bouffée d’air frais dans le challenge et une bonne dose d’humour noir.

Résumé : « Préparez une soupe de mandragore avec 120 g de sève de mandragore et 80 g d’or des fous. Mélangez les ingrédients dans un bocal à élixir et faites mijoter une journée à feu follet. Une fois la soupe terminée, il suffit de la répandre sur tout cadavre frais pour qu’il revienne à la vie en quelques minutes. Et le rituel de zombification est accompli ! » Apprenti seigneur maléfique, Fingus Malister sait comment il va éblouir les jurés de sa future académie de magie. Mais il a besoin de l’aide d’une sorcière plus têtue que lui…

Fafnir ton assiette sinon pas de piécette ! (Créatures légendaires et fantastiques, petit peuple, féérie, conte, légende, Mythe)

Trois contes de fantômes, Guy de Maupassant, illustré par Camille Garoche, éditions Soleil

Mon choix : Hasard des choses, Guimause présente aussi ce livre dans sa PAL. J’avais repéré les illustrations magnifiques de Camille Garoche cet été et relire du Maupassant m’a semblé judicieux car il excelle dans le genre fantastique. Qui plus est, ce sera rapide à lire.

Résumé : Trois contes de fantômes propose trois nouvelles fantastiques écrites par Guy de Maupassant, choisies et illustrées par Camille Garoche, véritable orfèvre du papier découpé. Apparition s’intéresse à une histoire étrange survenue au marquis de la Tour-Samuel, alors qu’il était âgé d’une vingtaine d’années, et qui le hante depuis… Le Tic est le récit d’un père, affligé d’un tic singulier, qui raconte les mystérieuses raisons qui incitent sa fille à porter un gant à la main gauche… Enfin, La Mort nous immerge dans les souvenirs du narrateur dont la femme est morte, lorsque d’étranges phénomènes se produisent…

A window to the past (Sorcier, sorcière, magie, SFFF)

Waterwitch, Alex Bell, éditions du chat noir

Mon choix : Un livre de sorcière avec une malédiction qui fait froid dans le dos ! Comme j’ai déjà lu Le Phare au Corbeau de Rozenn Ilianno dans le même genre, je me suis laissée tentée par celui-ci. Les éditions du Chat Noir sont une valeur sûre pour l’horreur et le gothique.

Résumé : Certaines malédictions deviennent de plus en plus puissantes avec le temps… Suite à un accident, Emma a perdu l’usage de ses jambes. Sept ans plus tard, l’adolescente revient en Cornouailles, sur les lieux du drame : l’auberge familiale du Waterwitch, gérée par sa grand-mère mourante. Ce bâtiment a été construit avec le bois d’une épave, celle d’un navire au passé trouble, maudit raconte la légende. Parmi les sombres secrets qui hantent l’auberge se cachent des fantômes du passé. Et l’un d’eux est particulièrement en colère.

Automne des enchanteresses

Les rêves d’Aurore (LGBTQI+, militantisme)

Félin, histoires plurielles, collectif, Yby éditions

Mon choix : Dur de trouver un livre dans cette catégorie, car je lis peu d’ouvrages de militantisme ou LGBT. J’avais déjà présenté la nouvelle Derniers Battements de Emrys aux éditions Yby, spécialisés LGBT. Donc, j’ai décidé de retenter l’expérience. Cela tombe à pic : ils m’ont proposé ce recueil de nouvelles en service presse. Donc je vais faire une pierre deux coups avec ce challenge. 

Résumé : Miaou miaou miaou ! Pour ceux·elles qui ne parlent pas le chat, et n’ont donc pas compris Fripon, ceci est un recueil de nouvelles polyfélin. Cet ouvrage ne contient pas de croquettes. Vous y trouverez, en revanche, un seigneur dragon, une poisse incommensurable, des griffons guerriers, un shamisen mélodieux, des sorcières féministes, un détective en Marilyn Monroe, des souvenirs perdus, des dieux égyptiens en colère, une réincarnation inattendue, des ocelots aux yeux vairons et des croissants sur un banc. Les héros·ïnes de ces histoires, félidés ou non, vous emmèneront dans des aventures à vous hérisser le poil, qui vous feront peut-être feuler d’angoisse, mais surtout ronronner de plaisir.

Sarah Bernardt, monstre sacré (Dramaturgie, pièce de théâtre, Arts)

Grimoire de sorcières, Benjamin Lacombe et Sébastien Perez

Mon choix : Je n’aime pas lire de théâtre, je préfère assister à des pièces. Alors je me suis concentrée sur le mot Art et j’ai sorti un beau-livre de ma bibliothèque que je n’ai jamais lu. En plus d’être beau, j’en apprendrai plus sur les sorcières célèbres et cela me fera une pause lecture dans ce challenge.

Résumé : Ce beau-livre développe, chapitre par chapitre l’histoire et les légendes autour de sorcières illustres, le tout magnifiquement illustré par Benjamin Lacombe. Une oeuvre d’art sublime !

Les écailles de mélusine (Féminisme, transformation, Métamorphose)

Peau d’homme de Hubert et Zanzim, éditions Glénat

Mon choix : En plus de coller à tous les mots de la catégorie, Peau d’homme est une BD qui me fait beaucoup envie depuis sa sortie pour le message qu’elle véhicule. Je verrai s’il est possible de l’emprunter en bibliothèque. Sinon, je me rabattrai sur Mortal Song de Megan Crewe aux éditions du Chat Noir. Une histoire de métamorphose dans un japon féodal magique.

Résumé : Dans l’Italie de la Renaissance, Bianca, demoiselle de bonne famille, est en âge de se marier. Ses parents lui trouvent un fiancé à leur goût : Giovanni, un riche marchand, jeune et plaisant. Le mariage semble devoir se dérouler sous les meilleurs auspices même si Bianca ne peut cacher sa déception de devoir épouser un homme dont elle ignore tout. Mais c’était sans connaître le secret détenu et légué par les femmes de sa famille depuis des générations : une « peau d’homme » ! En la revêtant, Bianca devient Lorenzo et bénéficie de tous les attributs d’un jeune homme à la beauté stupéfiante. Elle peut désormais visiter incognito le monde des hommes et apprendre à connaître son fiancé dans son milieu naturel. Mais dans sa peau d’homme, Bianca s’affranchit des limites imposées aux femmes et découvre l’amour et la sexualité.La morale de la Renaissance agit alors en miroir de celle de notre siècle et pose plusieurs questions : pourquoi les femmes devraient-elles avoir une sexualité différente de celle des hommes ? Pourquoi leur plaisir et leur liberté devraient-ils faire l’objet de mépris et de coercition ? Comment enfin la morale peut-elle être l’instrument d’une domination à la fois sévère et inconsciente ?

Nausicäa de la vallée du vent (nature writing, écologie, nature, Post-apocalyptique)

Sauvage de Jamey Bradbury, éditions Galmeister

Mon choix : J’ai eu envie de Nature Writing pour changer un peu de la Fantasy et du Gothique. Ce roman est parfait pour cela, en ajoutant bien sûr une point de fantastique.

Résumé : À dix-sept ans, Tracy Petrikoff possède un don inné pour la chasse et les pièges. Elle vit à l’écart du reste du monde et sillonne avec ses chiens de traîneau les immensités sauvages de l’Alaska. Immuablement, elle respecte les trois règles que sa mère, trop tôt disparue, lui a dictées : «ne jamais perdre la maison de vue», «ne jamais rentrer avec les mains sales» et surtout «ne jamais faire saigner un humain». Jusqu’au jour où, attaquée en pleine forêt, Tracy reprend connaissance, couverte de sang, persuadée d’avoir tué son agresseur. Elle s’interdit de l’avouer à son père, et ce lourd secret la hante jour et nuit. Une ambiance de doute et d’angoisse s’installe dans la famille, tandis que Tracy prend peu à peu conscience de ses propres facultés hors du commun.

Quoi d’autre autour du challenge ?

Si tu n’as pas d’idées pour ta PAL, tu peux rejoindre le groupe Pumpkin Autumn Challenge sur Facebook. On y discute beaucoup livres. Sinon, il y a le groupe moins officiel : Pumpkin Autumn Challenge, ça discute consacré aux recettes, idées déco et boissons chaudes à déguster pendant l’automne pour accompagner le challenge.

Personnellement, je compte réaliser un nouveau quizz spécial Halloween d’ici Octobre comme l’an dernier, histoire de pimenter ma soirée d’Halloween entre amis.

J’ai aussi envie de constituer une liste de films d’horreur à voir pour la Toussaint, et j’ai commencé à réaliser des sucreries : confiture de Figue, roulés à la cannelle, Tchai Latte… afin d’accompagner mon challenge en douceur. 

Et qui sait, peut-être qu’on pourrait combiner ce challenge avec un bingo pour des actions autour de nos lectures afin de pimenter tout ça ? Mais je m’emballe peut-être un peu trop…;)

N’hésite pas à me parler de ta PAL en commentaire ou à me partager tes idées de recettes automnales. Je suis à l’affût de tout ce qui se mange ou se boit sur ce sujet ! 😀

Citrouille et Chaï Latte,

A.Chatterton

Publié dans Veille littéraire du net

And my watch begins #17

Au sommaire de cette veille littéraire du net : un podcast sur les comédies musicales, une collection dédiée aux œuvres matrimoniales peu connues, une étude comparative de méthodes de formation en ligne pour écrire son premier livre, un évènement steampunk, un challenge littéraire pour l’automne, un concours au parfum d’halloween et une créatrice de papeterie aux couleurs automnales…

L’article de la semaine

Il date d’avril  mais j’ai beaucoup aimé l’article de la blogueuse Veryimportantbook intitulé Les formations en ligne pour écrire son premier roman. Il s’agit d’un comparatif assez détaillé entre trois méthodes d’ateliers pour se lancer dans l’écriture.

Elle évoque la formation de Cécile Duquenne (Ecrire son premier roman et arriver jusqu’au bout !), celle de Bernard Werber intitulée Les secrets de Bernard Werber, ainsi que la méthode proposée par les éditions Noir d’Absinthe : Accompagnement littéraire pour un premier roman. A chaque fois, elle a testé la méthode et donne ses impressions et ses préférences.

Un chouette article quand on cherche justement une méthode pour un coup de pouce dans l’écriture sans savoir vers qui se tourner. Après comme elle dit, l’important ce n’est pas la méthode, mais plutôt de se lancer. 🙂

L’évènement littéraire du moment

Les invités des Imaginales d’Automne ont enfin été dévoilés, en remplacement du salon celui de Mai. Cette édition 2020 sera en lien avec le Mois de L’Imaginaire. Tu pourras donc du 16 au 18 octobre te rendre dans les Vosges à Epinal pour rencontrer les auteurs piliers de ces rencontres littéraires : Pierre Pevel, Johan Heliot, Estelle Faye, Floriane Soulas,Silène Edgar… Petite édition oblige, les auteurs sont tous français ou belges et en nombre réduit. Tu peux retrouver tous les détails sur le site des Imaginales dont la  fameuse Remise des prix littéraires du Salon, en attendant la session 2021 qui sera, je l’espère aussi grandiose que les années précédentes.

Si tu es sur Paris et alentours et que tu préfères les animations autour du Steampunk, je te recommande l’Inauguration de la Maison de Fer qui aura lieu le 19 septembre à Poissy, au Parc Meyssonier. L’évènement est en partenariat avec mes amis de FrenchSteampunk.fr !

Au programme : déambulation en costume (tu as le droit de venir costumé si tu veux), visite de la Maison de Fer, une exposition de photos et un feu d’artifice. Tu peux retrouver les détails sur l’événement facebook. 😉

Le podcast de la semaine

Cette semaine dans mon club lecture, j’ai découvert l’existence de google podcast et surtout le podcast dédié aux critiques de comédies musicales : Les rois du monde est stone etc…

Il s’agit de sessions de 2 heures environ (oui, c’est long !) consacrées en détail à des comédies musicales récentes ou non, entrecoupées d’extraits musicaux et analysées par plusieurs experts ou adeptes du sujet.

J’ai commencé par le podcast sur Robin des bois, et je me suis bien amusée à écouter les 5 animateurs détailler les tops et les flops de ce spectacle musical ayant pour vedette Matt Pokora… Cela m’a replongée dans mon adolescence et les spectacles qui étaient mis en scène à l’époque : Notre-Dame de Paris, Le roi soleil…

Il y a pour le moment 21 épisodes disponibles et le dernier date du 21 août 2020 et tout est en accès libre sur cette plateforme.

Tu peux aussi suivre leurs dernières publication sur leur page Facebook.

Si toi aussi tu aimes les comédies musicales, que tu souhaites revivre l’ambiance de tes années lycées ou en découvrir de nouvelles, je t’invite à les écouter. Moi je les écoute dans mon bain et je me bidonne devant mon chat ahuri… 🙂

L’éditeur de la semaine

J’inaugure une nouvelle rubrique avec l’éditeur de la semaine, pour te parler des Editions Talents Hauts. Et pourquoi donc ? Parce qu’en plus de proposer des livres bilingues pour la jeunesse et d’autres sur la discrimination de genre (et en général), cet éditeur a lancé une collection d’oeuvres dites « matrimoniales » ntitulée : Les plumées.

Mais qu’est ce qu’une oeuvre matrimoniale me diras-tu ? C’est une oeuvre produite par un écrivain féminin, à l’inverse des œuvres « patrimoniales ». Le but de cette collection est donc de mettre en avant des auteures peu connues et de réhabiliter des nouvelles ou des romans, contemporaines de grand auteurs classiques.

Ainsi tu trouveras une dizaine de titres aux couvertures très colorées et contrastées avec d’illustres inconnues comme Marie-Louise Gagneur ou encore Renée Dunan, des femmes de caractère aux écrits plutôt engagés pour certaines.

J’ai particulièrement apprécié la nouvelle Trois soeurs Rivales de Marie-Louise Gagneur dont l’intrigue m’a fait penser à celles de Jane Austen.

Une collection engagée et féministe à découvrir et surtout à faire sortir des placards !

Un challenge littéraire automnal

Je ne peux pas passer à côté du Pumpkin Autumn Challenge 2020, mais ce sera l’objet de mon article de dimanche, accompagné de ma Pile à lire. En revanche, connais-tu le Challenge Cocooning automnal ? Il s’agit d’un autre défi sur le thème de l’automne organisé par la bloggueuse Au boudoir de Candyshy qui a lieu du 22 septembre au 22 décembre sur la Romance. N’étant pas adepte de la période d’Halloween, elle a lancé ce challenge depuis trois ans pour retrouver de la douceur à cette saison où les températures se refroidissent doucement. 

Le challenge cocooning automnal comprend des paliers de lecture et 6 menus aux noms évocateurs tels que cocooner sous le plaid, bougies allumées ou Au coin du feu. Ce n’est pas un challenge prise de tête pour la validation des menus avec des thèmes assez larges pour ne pas être bloqué dans une catégorie quant au choix du livre.

Pour les détails, je te renvoie vers son article en lien avec le challenge ou sa vidéo explicative. 😉

Le concours de la semaine

la fabrique des mignonneries

Aux accents d’Halloween, la créatrice de La Fabrique des Mignonneries propose un concours pour gagner un aimant citrouille en céramique.

Il s’agit d’une artiste spécialisée dans la céramique qui adore créer des petits personnages des bois à l’ambiance délicieusement automnale.

Le concours a lieu sur sa page instagram et se termine le 11 septembre. Il suffit de s’abonner à sa page, de partager en story son concours et de citer en commentaire deux amies et ce que tu aimerais voir dans sa boutique. 

Je t’invite également à visiter sa boutique Etsy pour te donner un aperçu de ses créations mignonnes et farfelues. Pour ma part, je suis très fan des figurines citrouilles et des petits chaudrons en céramique noire. 😉

L’artiste de la semaine

Si tu aimes la papeterie, l’automne et l’univers de Tolkien, tu vas adorer Le Prince au Petit Pois ! J’ai découvert cette créatrice de papeterie originale aux tendances écolo, via le compte instagram de la créatrice The Bat in the Hat dont je t’ai déjà parlé dans ma veille #14 (elle crée de la décoration de sorcière et d’halloween).

Emma est une illustratrice bretonne qui adore dessiner. Elle propose un univers chatoyant aux tonalités réconfortantes autour de l’automne, d’animaux de la forêt et de hobbits. Parfois, il lui arrive même de s’égarer dans l’univers d’Harry Potter !

Elle propose des cartes, marque-pages, bloc-notes, stickers et pins dans sa boutique Etsy, avec des créations originales comme les maisons-champignons, les ratons-laveur en pull-over ou des collections d’objets saisonnières. Chaque envoi est emballé avec du papier recyclé et enrubanné d’une jolie ficelle de rafia. Il est accompagné d’un petit mot et parfois d’une petite surprise.

C’est une créatrice qui apporte beaucoup de réconfort avec son art et je trouve cela très rare de nos jours.

Voilà, ma veille littéraire de la semaine est terminée. N’hésite pas à m’indiquer en commentaire tes propres trouvailles pour la beauté du partage. Si tu as raté mes autres watch, tu peux les retrouver ici.

Citrouille et balai magique,

A.Chatterton

 

Publié dans On joue ?

Challenge littéraire de septembre : Le mois Américain

Découvert sur le site de Cannibal Lecteur, je me suis finalement laissée tentée par ce challenge sans pression, aux relents de cigarette, de crottin de cheval, de sang et de whisky. Septembre sera mon Far west ou ne sera pas !

Qu’est-ce que le Mois Américain ?

Il s’agit d’un challenge étalé sur un mois et consacré à la littérature évoquant l’Amérique au sens général :  des histoires de cowboys ou d’indiens au temps du Far West, du Nature Writing, du thriller ayant pour décor les forêts américaines ou encore des intrigues sur la ségrégation raciale.

La créatrice est la blogueuse de Cannibal Lecteur : Belette2911. Elle propose des visuels, un programme et une PAL pour étoffer le challenge, totalement gratuits, sur son blog et le groupe Facebook associé. Il s’agit du petit frère du challenge Le Mois Anglais qui a lieu en Juin.

Pour ce challenge, il est possible de lire des romans adulte ou jeunesse, du Young adult, et des BD également. Les genres varient et sont libres : Contemporain, Science-Fiction, Fantastique, Historique, sentimental, policier, etc…

Le Programme est le suivant, mais il n’est pas obligatoire :

4 septembre : ladies first (auteure américaine, livre féministe, héroïne marquante)
8 septembre : la figure du cow-boy
10 septembre : séries tv
12 septembre : roman du 19ème siècle ou se déroulant au 19ème siècle
15 septembre : le désir
17 septembre : polar/roman noir/thriller
19 septembre : un roman jeunesse/young adult
22 septembre : black lives matter
24 septembre : la guerre
26 septembre : la famille
Ce qui me plaît beaucoup dans ce challenge, reste la possibilité de lire ce qu’on veut, si on veut et comme on l’entend. Il n’y a pas non plus besoin de s’inscrire pour participer.
Bref, pas de pression ! Ce qui pour moi, définit un bon challenge.
On n’est pas là pour se dépasser, mais pour passer un bon mois de septembre, synonyme de rentrée pour certains, donc un peu morose.

Ma mini-Pal pour ce challenge

Sachant que le Pumpkin Autumn Challenge 2020 est déjà lancé depuis le 1er septembre et que je souhaite également y participer, j’ai décidé de me lancer aussi dans Le Mois Américain, mais de manière plus réduite. Donc, ma PAL le sera autant.

Je suis donc partie sur 4 romans, pour les 4 semaines de septembre. Mais comme je lis à la vitesse d’une tortue, on verra ce que cela donne…

Voici ma PAL :

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Sans foi, ni loi de Marion Brunet, éditions Pocket Jeunesse : Il s’agit d’un roman Young-adult sur le thème des cowboy avec une héroïne forte que j’ai vu passer sur la blogosphère plusieurs fois. Il est temps de s’y plonger !

Résumé : Ouest américain, années 1920. La cavale d’une hors-la loi avec l’adolescent qu’elle a kidnappé. Lorsqu’une hors-la-loi débarque chez lui et le kidnappe, Garett est terrifié. Pourtant Ab Stenson, cette femme indomptable, est celle qui lui ouvrira les portes d’un avenir moins sombre, loin de son père violent. Fasciné par sa ravisseuse, Garett découvrira ses plus grands secrets, ceux qu’on ne révèle qu’à ses plus proches amis. Dans son sillage, il rencontrera l’amour et l’amitié, là où il les attendait le moins. Jusqu’au bout de la route, où Ab lui offrira le plus beau des destins : la liberté.

l'amérique de l'étrange

L’Amérique de l’étrange de Delphine Schmitz, éditions Séma : Un roman policier mettant en scène un duo d’inspecteurs face à des faits étranges dans une Amérique de la fin du 19ème siècle. Je n’ai pas eu l’occasion de le lire malgré une tentative d’inclusion dans un autre challenge littéraire. Il apportera une touche de fantastique à ce mois américain !

Résumé : New York, 1868. L’ambitieuse Thémis Newton est la première femme à avoir rejoint la police métropolitaine. S’appuyant sur ses méthodes scientifiques et avec l’aide de Sam, son automate octopode, elle est persuadée de parvenir rapidement à mettre la main sur le prétendu « voleur invisible » qui sévit en ville. Elle déchante lorsqu’elle doit collaborer avec Jake Spook, journaliste passionné de paranormal. Les deux enquêteurs, que tout oppose, n’en sont qu’au début de leurs surprises. À la poursuite d’une redoutable société secrète, ils seront amenés à sillonner le pays et ses mystères. La rationnelle policière devra peu à peu l’admettre : il se passe des choses étranges dans les mines de Californie, dans le désert du Nouveau-Mexique ou encore dans les fabriques de bourbon du Tennessee… Et si les théories loufoques de son partenaire étaient fondées ?

L'agence pinkerton tome 1 Le châtiment des hommes tonnerre Michel Honaker

L’agence Pinkerton, tome 1 : Le châtiment des hommes-tonnerre de Michel Honaker, éditions Flammarion : Premier tome d’une série en 4 volumes, j’irai à la rencontre des agents Pinkerton à travers des enquêtes en pleine conquête de l’Ouest. Peut-être l’occasion d’en savoir plus sur la fameuse agence ? Et si la première enquête me plait, je lirai certainement les suivantes…

Résumé : « L’Agence Pinkerton embauche des détectives. URGENT. Entretien ce jour à midi au restaurant Chez Rouillard, à Salt Lake City. » Neil Galore est recruté par la première agence fédérale américaine et est chargé de mettre sous les verrous un voleur qui opère sur le Transcontinental. Une affaire, plus mystérieuse qu’il n’y paraît, qui va chambouler son existence et le conduire à tout sacrifier pour devenir un véritable Pinkerton.

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Satinka, de Sylvie Miller, aux éditions Critic : Un roman Young adult sur la construction des lignes de chemins de fer au XIXème siècle au Etats-Unis avec une intrigue mêlant magie, tolérance et Histoire de l’Ouest. Je n’avais pas le temps de chercher un autre roman, donc ce sera une relecture pour cette histoire que j’ai beaucoup apprécié malgré ses 500 pages.

Résumé : Jenny Boyd travaille comme serveuse dans un saloon de Colfax, une petite ville blottie dans les contreforts boisés de la Sierra Nevada, au détriment de ses études et au grand désarroi de sa mère.Depuis l’enfance, la jeune femme se passionne pour la grande ligne de chemin de fer transcontinentale, construite au dix-neuvième siècle. Parfois, la nuit, elle rêve de trains, elle les entend siffler. Des rêves si réalistes qu’elle les croit vrais. Mais que signifient réellement ces songes ? Lorsque Jenny commence à avoir de violentes visions en plein jour, elle s’efforce de comprendre ce qui lui arrive. Aidé par son ami d’enfance, elle devra remonter le temps, affronter des menaces occultes et découvrir des vérités cachées.

Rejoins la communauté toi aussi !

Tenté(e) par ce challenge ? Tu peux nous rejoindre sur le groupe facebook du Mois Américain, afin de trouver des idées de livres ou encore échanger autour de ce pays assez riche qu’est l’Amérique.

Attention cependant : le groupe est privé, donc il te faudra demander de le rejoindre auprès du modérateur et son accès ne sera pas forcément immédiat, le temps de la validation.

Tu peux également retrouver des idées de lectures sur la PAL proposée par Cannibal Lecteur, qui associe plutôt des bande-dessinées et des Thrillers.

Pour ce challenge, j’ai réalisé quelques recherches sur Babelio dans la rubrique liste. Si tu cherches des romans sur les Westerns, tu peux en trouver ici. Si tu préfères des auteures américaines, cela se passe là. Si tu veux découvrir l’Amérique dans tous ses états, c’est ici. Enfin, tu peux également te référer à cette impressionnante liste créé par une passionnée qui regroupe 50 romans sur les 50 états des USA !

Si tu as d’autres idées de romans qui entrent dans le cadre de ce challenge, n’hésite pas à me les partager en commentaire. Cela me donnera des idées pour l’an prochain. 😉

Et qui sait ? Peut-être que ce challenge te fera oublier la rentrée de septembre avec les jours qui raccourcissent et le port du masque obligatoire… ?

Stetson et Madison,

A.Chatterton

Publié dans Lectures

Miss Charity, Marie-Aude Murail, édition Ecole des Loisirs

Dernièrement, le roman Miss Charity de Marie-Aude Murail a été adapté en BD aux éditions Rue de Sèvres par les talentueux Loïc Clément et Anne Montel. Après lecture du premier tome de cette merveilleuse version, j’ai eu envie de découvrir le roman à l’origine de la BD. Voici mon retour sur ce pavé de 500 pages aux allures de biographie de Beatrix Potter…

Résumé : Charity est comme tous les enfants : débordante de curiosité. Mais voilà, une petite fille de la bonne société anglaise des années 1880, ça doit se taire et ne pas trop se montrer, sauf à l’église, à la rigueur. Pour ne pas devenir folle d’ennui, ou folle tout court, elle élève des souris dans la nursery, dresse un lapin, étudie des champignons au microscope, apprend Shakespeare par coeur avec l’espoir qu’un jour quelque chose va lui arriver…

Mon avis :

De l’éducation des petites filles à l’époque victorienne

Marie-Aude Murail nous emmène à la fin du XIXème siècle en Angleterre, dans une société où les riches prennent soin de leur patrimoine et surtout ne travaillent pas.

Dans ce contexte, nous faisons la connaissance de Charity Tilder, fille de bourgeois anglais, pas très jolie, plutôt curieuse et surtout aux passions tournées vers la nature qui la font passer pour une excentrique.

Or dans une société où les filles sont destinées à réaliser un bon mariage, étudier les animaux et la flore ne font pas partie des qualités nécessaires. Mais Charity chante mal, joue encore plus mal du piano et danse comme une patate. Autant dire que c’est mal parti pour elle.

Ajoutez à cela une mère envahissante, légèrement hypocondriaque et jalouse de ses amis et vous aurez une esquisse d’une enfance solitaire jusqu’à sa vie adulte, entourée seulement d’une petite ménagerie d’animaux mal en point et de domestiques.

Sa rencontre avec une préceptrice française qui va lui faire étudier l’aquarelle va changer son rapport au monde et lui ouvrir des portes qu’elle n’aurait jamais imaginées, bravant ainsi sa classe sociale et son statut de femme potiche imposé.

Charity va dévoiler une personnalité originale pour son époque, quoique à tendance neurasthénique et trop bien consciente de ses défauts. Elle incarne une forme de féminisme dans une société non-progressiste vis à vis du droit des femmes à travailler ou à disposer de leur argent sans tutelle masculine.

Au fil des pages, derrière les interrogations de son personnage, Marie-Aude Murail se permet une critique la société telle quelle était à cette époque avec le mépris des classes aisées pour tout ce qui se situe en dehors de la bienséance, le refus d’évoluer vers une classe de travailleurs jugée méprisable, l’obligation pour les jeunes filles de se marier par souci de préservation du patrimoine (et avant une date de péremption ! ), une vie difficile pour les domestiques dans ces familles et un souci de représentation permanent.

Ce roman n’est pas seulement le récit d’une jeune fille, c’est aussi l’histoire de l’évolution progressive de cette aristocratie figée dans le temps obligée d’évoluer pour survivre. Il se rapproche en cela de la série Downtown Abbey, située un peu plus tard dans le siècle.

Une ode à la nature et à Beatrix Potter

Il apparaît comme indéniable que l’auteure s’est inspirée de la vie de l’auteure pour la jeunesse Beatrix Potter pour écrire ce libre. Les similitudes sont trop importantes : Beatrix a vécu longtemps seule et célibataire dans la nursery familiale à Londres, réalisait de fréquents séjours dans la campagne anglaise, a réalisé les mêmes études sur les animaux et les champignons que Charity et connaît un destin similaire à notre héroïne.

D’autres auteures anglaises peuvent avoir influencé Marie-Aude Murail et se ressentent dans le roman : Jane Austen pour ses descriptions amusantes et critiques de la société, les soeurs Brontë pour la mise en avant de la nature. On sent également une touche de Comtesse de Ségur dans la description de la vie familiale et les visites aux cousins pendant les fêtes.

Mais ce n’est pas la seule source d’inspiration du roman : la nature y est extrêmement présente.

A la fois du point de vue scientifique à travers les expériences de Charity sur les escargots, l’élevage des souris et des lapins, son étude sur les champignons, exacerbés par sa passion pour l’aquarelle.

Mais aussi du point de vue bucolique, avec les descriptions de longues balades dans la campagne anglaise, et des propriétés de Bertram Manor et de Dingley Bell où se rend chaque été la famille de Charity. Là, son père passe son temps à la pêche à la mouche avec ses amis, tandis que Charity récupère de nouveaux spécimens ou se promène en calèche avec son âne. Des incursions en Ecosse auront lieu également avec des personnages hauts en couleur et des paysages tout aussi beaux (quoique pluvieux). On se rendra aussi au musée d’Histoire Naturelle de Londres, peu convenable pour une jeune fille de bonne famille.

Un joli moment de lecture si vous aimez la campagne anglaise autant que moi !

Quelques mots sur l’adaptation en BD

Pour adapter ce pavé de 500 pages, les éditions Rue de Sèvres ont pris le parti de découper en plusieurs tomes les aventures de Miss Charity en commençant par un premier volume intitulé L’enfance de l’art.

Ce que nous avons imaginé dans le roman, le dessin permet de le visualiser et joliment en plus ! On découvre une coup de crayon audacieux, des couleurs dignes d’une aquarelle et surtout une faune et une flore très détaillées dans un style purement anglais.

Sans réaliser de grosses ellipses du roman, la bande-dessinée retranscrit parfaitement les scènes de la vie quotidienne de Charity, entre ses parents aux préoccupations différentes, sa nurse écossaise complètement folle, ses expériences scientifiques, ses rencontres avec des cousins éloignés, ses virées à la campagne…tout en gardant l’humour et les aspects critiques présents dans le roman.

Certains événements restent à deviner à travers les dessins, comme la raison pour laquelle le personnage de Kenneth est souvent montré avec une tête de renard. C’est une des raisons qui m’ont poussée à lire le livre, mais surtout le fait d’avoir une seule partie de l’histoire. Ce premier tome s’achève en effet aux 15 ans de Charity alors que le roman raconte aussi sa vie d’adulte. Espérons que l’adaptation de la suite dans le deuxième volume soit de qualité identique !

La seule chose que je regrette entre la bd et le roman, reste la pauvreté de la couverture du roman (qui date quand même de 2008). Quand on compare avec celle de la BD, on se demande si les éditions de l’Ecole des loisirs vont enfin se décider à proposer une couverture de roman à la hauteur ! D’autant que la version italienne est beaucoup plus jolie. A méditer…

En conclusion : Miss Charity est un petit bijou de littérature jeunesse qui s’adresse autant aux adultes qu’aux enfants. Si vous aimez la nature, la société victorienne ou les aventures d’une petite fille fantasque qui s’invente un monde, ce roman est fait pour vous.