9, anthologie de nouvelles, collectif, éditions du Chat Noir

Dans la continuité de mes lectures courtes associées au Winter short stories of SFFF challenge de Céline Danaé du blog Au Pays des caves trolls, j’ai décidé de plonger dans un nouveau recueil de nouvelles. Ici, les éditions du Chat Noir nous proposent un recueil énigmatique dont le chiffre 9 est le fil conducteur. 9 histoires avec des univers différents. 9 variations d’une vie de chat…

Mon avis sur le recueil :

9 est un recueil de neuf nouvelles écrites par neuf auteurs, aux tons et univers bien différents, avec pour fil conducteur le thème du chiffre 9, exploité de façon visible ou plus nuancée.

Dans l’ensemble, les nouvelles sont pour la plupart fantastiques ou horrifiques à l’exception de Neuf jours pour l’enfer qui relève plutôt de l’historique et de Nine qui est une nouvelle policière.

La plupart des auteurs faisant partie de ce recueil sont édités aux éditions du Chat noir. Cela m’a semblé une bonne entrée en matière pour quelqu’un qui ne connaît pas la maison d’édition et souhaite découvrir la plume de ces auteurs.

Au fil de ma lecture, j’ai pu constater que ressortaient deux thématiques dans ce recueil : les fantômes et la mythologie. Les fantômes apparaissent soit liés à une perte (La 9ème symphonie), soit associés à un lieu (Les 9 fantômes de Mayfair, La maison des Gabory). Quant à la mythologie, elle est toujours présente à travers la rencontre d’une figure mythologique qui vient perturber la vie du héros de façon positive ou négative (La justice des ogres, Les larmes du Kyubiko, Le pendu, Kaibyo, Nine). Mais surtout, il nous est proposé une plongée dans plusieurs mythologies : Kabyle, nordique, indienne, japonaise, … provoquant un dépaysement total à chaque histoire.

Toutes les nouvelles introduisent de manière ou d’une autre une forme de suspense quant au dénouement final. Mais j’ai particulièrement apprécié Les larmes du Kyubiko et La maison des Gabory pour leur univers que j’aimerais voir développé en roman. J’ai aussi apprécié 9 jours pour l’Enfer qui m’a fait découvrir un épisode de l’Histoire de l’Angleterre que j’ignorais. Enfin, le ton et l’ambiance gothique de Les 9 fantômes de Mayfair m’a particulièrement plu, me rappelant les maisons hantées que l’on trouve dans les parcs d’attraction : on sait que c’est du spectacle, mais le décor donne envie d’y croire et de frissonner.

Mon avis sur chaque nouvelle :

La justice des ogres, Jérôme Akkouche

Résumé : Suite au meurtre atroce de chatons par son petit frère qu’il a filmé et diffusé sur internet, Taniri cache Idir dans une cave et s’efforce de lever la malédiction jetée sur lui par le Dieu Yacuk. Car dans la mythologie Kabyle attenter à la vie des chats peut coûter cher et la justice des ogres est sans pitié…

Mon avis : Cette nouvelle nous emmène dans une cité française où les jeunes font parfois des bêtises sans en comprendre les conséquences, où les familles sont souvent monoparentales et où les grandes sœurs jouent le rôle de maman de substitution devant des pères dépassés et absents. Il est question ici de maltraitance envers les animaux et j’avoue que les deux premières pages m’ont été assez difficiles à lire. Taniri découvre que son petit frère a grandi dans la mauvaise voie, et qu’il est un tortionnaire. Pour tenter de le sauver, elle va le cacher et affronter l’ogresse Teryel, une divinité kabyle, afin d’apaiser le courroux des Dieux et de rompre la malédiction dont Idir est victime. Dans un monde à l’envers calqué sur son quotidien, elle s’improvise guerrière, protégée par les sceaux et talismans de sa grand-tante magicienne. A l’issue de cette aventure, elle en ressortira Autre, libérée du poids d’une vie prédestinée. Ici le chiffre 9 est associé au nombre de jours durant lesquels Idir doit jeûner pour expier sa faute, et aussi au temps imparti à sa sœur pour le sauver de sa malédiction, ce qui introduit une forme de suspens dans le récit. Dans cette nouvelle, j’ai aimé l’incursion du fantastique dans un quotidien assez réaliste et connu. J’ai trouvé assez original le fait de mêler la mythologie Kabyle à cet univers car l’auteur s’inspire de la légende de la femme ogre, une femme indépendante et insoumise, maîtresse de son destin. C’est une mythologie que j’ai eu peu l’occasion de rencontrer lors de mes lectures. En affrontant l’ogresse (qui ressemble plus ou moins à sa mère), Taniri se trouve enfin, en dehors de son rôle de soeur et de mère de substitution tenant à bout de bras sa famille. Le dénouement de cette histoire est assez positif et symbolique pour ce personnage. Quant à celui d’Idir, je vous laisse le découvrir… En bref, une nouvelle originale qui mêle mythologie Kabyle et réalisme des Cités dans une ambiance tendue et teintée de réalisme magique.

La 9ème symphonie, Mathilde Verboz

Résumé : Albert Hoffmann, grand compositeur qui a perdu récemment sa fille, cherche à écrire sa neuvième symphonie. Seulement, il existe une malédiction chez les compositeurs sur ce sujet : quiconque écrit une neuvième symphonie meurt ou devient fou…

Mon avis : Le 9 dans cette nouvelle est exploité à travers le thème de la 9eme symphonie qui rend fou. Ici, il sera question du deuil et de paranormal avec Albert qui supporte mal la perte de sa fille. Plus il compose cette symphonie qui lui est dédiée, plus il sent son parfum, croit l’entendre… D’abord réticent à admettre la présence du fantôme de sa fille, il se confie à un ami médecin qui le croit fou. Plus il compose malgré les craintes de ses amis musiciens, plus il tombe malade… jusqu’au jour du concert. L’écriture de cette symphonie apparaît finalement comme les étapes d’un deuil : on croit sentir la présence de l’être aimé, on souhaite lui parler encore avec un spirite, puis vient la colère, la tristesse et enfin l’acceptation. Le fait d’y ajouter une touche de paranormal la rend un peu plus originale. Jusqu’au bout, je me suis demandée si Albert allait mener à bien son projet, et s’il était ou non fou, tellement le suspense était insoutenable. J’ai trouvé que composer cette symphonie était un joli cadeau qu’il faisait à sa fille, malgré la douleur de l’avoir perdue. En résumé, une nouvelle fantastique sur le deuil d’un parent qui cherche à surmonter son chagrin à travers la musique.

Les larmes du Kyubiko, Emilie Malherbe

Résumé : Dans un village médiévale japonais entouré par la forêt, la jeune Aya vit une romance avec Sire Haruo le chef du village. Cependant, le danger les guette : tous les habitants vivent dans la crainte des divinités Kyubiko, les renards à neuf queues qui vivent dans la forêt. On raconte qu’ils ont d’ailleurs massacré la famille du chef du village qui les avaient provoqués…

Mon avis : Le 9 correspond ici aux neuf queues de divinités renards présentes dans cette histoire située au Japon. L’auteure nous emporte dans une ambiance charmante de village japonais rythmée par la quotidien de ses habitants : fêtes, traditionnelles, célébration des divinités, marché, rondes de milice… Mais on sent dès le départ que l’ambiance est tendue à cause des attaques des Kyubiko. Aya s’interroge sur l’implication de son prétendant dans la protection des divinités : les protège-t-il vraiment ou est-il de mèche avec les braconniers ? Entre amour, trahison, sensation de danger permanent, le récit nous embarque dans une nouvelle aux accents dramatiques avec en arrière-plan la maltraitance animale et le respect des Dieux. J’ai beaucoup apprécié le mystère qui entoure Aya et ses origines, mais surtout la chute de cette nouvelle pleine de rebondissements. Le récit se découpe en aller-retour entre le passé et le présent ce qui permet au lecteur d’émettre ses propres hypothèses et de rythmer également le récit. En bref, une histoire d’amour sous un Japon féodal où les divinités ne sont pas telles qu’on les conçoit…

La maison des Gabory, Clémence Godefory

Résumé : Odelia, la fille cadette de la famille Lehman vit dans une Allemagne alternative, dans l’ancienne maison des Gabory. Les Gabory étaient des bourgeois qui ont disparu du jour au lendemain dans des circonstances mystérieuses. Odelia déclare un jour à ses parents être enceinte mais refuse de révéler l’identité du père car personne ne la croirait…et effectivement, tous pensent que sa grossesse est une pure invention. Mais est-ce vraiment le cas ?

Résumé : Dans cette nouvelle le chiffre 9 correspond aux 9 mois d’une grossesse, et c’est aussi la durée du récit qui s’étale sur cette période. L’ensemble de l’histoire est vu à travers les yeux de l’entourage d’Odelia : son personnel de maison, ses parents, son frère et sa soeur, l’amoureux de sa bonne… On ne saura vraiment la vérité qu’en fin de nouvelle et quelle vérité étrange ! Clémence Godefroy introduit ici un univers uchronique inspiré d’une Allemagne alternative au vu des noms des personnages, dont l’action se situe au début du XXème siècle avec l’émergence du confort moderne (gaz, électricité). Elle évoque en sourdine une guerre où les Ostriens sont les vainqueurs des Magyeris à travers les histoires des domestiques de la maisonnée qui sont magyeris, mais employés par des ostriens (la famille Lehman). [Dans l’ensemble, cela m’a fait penser à la Guerre Austro-prussienne de 1886, mais m’y connaissant peu, je préfère ne pas m’étendre.] Le fait est que les Lehmann occupent une maison jadis habitée par des bourgeois magyeris qui ont disparu à la guerre dans des circonstances mystérieuses. A travers les yeux des domestiques, on ressent au fil du récit toute l’ambiance bourgeoise malsaine des familles qui ont des choses à cacher et craignent pour leur réputation. La grossesse imaginaire d’Odelia va semer le trouble chez les Lehman poussant les parents à consulter un médecin psychiatre car ils pensent leur fille hystérique. Les domestiques réaliseront des hypothèses d’amants selon les visiteurs présents à la période de conception de l’enfant imaginaire. Personne ne croit Odelia car elle tait le nom du géniteur et se pense un peu folle. La réalité sera à la fois étrange et tragique et nous parviendra en fin d’histoire à la fois côté domestiques, mais aussi par Odelia qui prendra enfin la parole. En bref, une nouvelle qui interroge la place des jeunes filles dans les familles bourgeoises dans un univers alternatif très intéressant qui mériterait d’être développé sous forme de roman.

Le pendu, Sophie Abonnenc

Résumé : Jolan, Azim, et Hazel sont colocataires dans un vieil appartement. Un jour Hazel propose à un sdf venu s’abriter sous le porche de leur immeuble une couverture et un thermos chaud. Depuis, tout change… Hazel devient étrange. Elle est persuadée d’avoir rencontré Odin et qu’il va lui délivrer la vérité et la connaissance ultime sous l’arbre du pendu. Car l’homme lui a parlé… dans sa tête.

Mon avis : Une nouvelle dont le chiffre 9 est mis en avant à travers les 9 jours de réflexion entre les trois compères pour croire ou non à l’histoire d’Hazel. Mais aussi à travers le voyage qu’ils vont entreprendre vers cette quête de la connaissance dans l’arbre Yggdrasil. L’ambiance de cette nouvelle est très étrange. On oscille entre réalisme et fantastique, entre notre réalité et la mythologie nordique. Après une explication des évènements dans la première partie, où chacun tente d’adhérer comme il peut à la croyance d’Hazel, le ton tourne à l’horreur quand vient la rencontre avec Odin au pied de l’arbre du pendu. J’avoue ne pas avoir tout compris à cette histoire, mais j’ai senti qu’Hazel était un personnage en quête d’un ailleurs ou d’une réalité plus transcendante, à l’inverse de ses compagnons ce qui explique son adhésion immédiate au fait que le SDF rencontré soit réellement Odin. Jolan la suit car il semble amoureux d’elle. Azim reste très sceptique et la considère comme folle jusqu’à sa propre rencontre avec le sdf. Sans pour autant tout comprendre, on sait dès le départ que toute connaissance a un prix, et que par conséquent ils s’en tireront pas à bon compte. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance étrange qui est présente dans cette nouvelle et je regrette de ne pas m’y connaître assez en mythologie nordique car je pense avoir raté certaines références. En bref, une nouvelle aux accents d‘American Gods, qui aborde la folie sous couvert de mythologie nordique, avec une bonne dose d’horreur et d’étrange.

Nine, Jean Vigne

Résumé : L’ancien agent Nolan Bart est interné dans un hôpital psychiatrique suite à sa dernière enquête qui s’est terminé dans des circonstances étranges. Une journaliste va venir l’interroger dans le cadre d’un article sur cette enquête. Nolan va alors raconter comment une affaire de disparitions de jeunes filles l’a propulsé plus loin qu’il ne l’imaginait…

Mon avis : Ici le nombre 9 est en lien avec le nombre de jeunes filles disparues dans l’enquête du personnage principal. L’intrigue oscille entre le passé (l’enquête) et le présent (le moment où Nolan raconte son histoire depuis sa cellule à la journaliste). Il s’agit d’une vraie nouvelle policière où chaque étape de l’enquête nous est dévoilé à travers les yeux de Nolan. L’auteur plante son décor dans une Amérique plus vraie que nature digne un roman noir auquel se mélangerait un épisode de Twin Peaks. L’ambiance est sombre, les motivations du coupable troubles. C’est quand Nolan découvre la vérité que tout bascule soudainement… J’ai beaucoup apprécié l’ambiance la nouvelle mais surtout ses rebondissements finaux pour lesquels aucun indice ne laissaient une chance au lecteur de deviner la vérité. Le personnage principal est plutôt bien trouvé : un jeune enquêteur un peu trop sûr de lui qui embarque un flic local dans une mission sans renforts et qui finit interné… Une nouvelle qui ravira les fans de romans noirs où se mélange le fantastique façon Stephen King.

Kaibyo, Céline Chevet

Résumé : Dans un Japon impérial, un jeune prince tombe amoureux d’une belle inconnue rencontrée un soir. Depuis, il va tomber dans une obsession amoureuse maladive pour cette inconnue dont ses proches auront bien des difficultés à l’extraire…

Mon avis : De retour dans un autre Japon féodal avec une nouvelle dans laquelle le chiffre 9 fait référence aux neufs vies d’un chat particulier : un Kaibyo, créature mythologique japonaise. Il sera question d’amour maladif et de vengeance dans cette histoire où l’on comprend que l’inconnue rencontrée est dangereuse pour le prince. Malgré les tentatives de sa soeur O-Yuki pour le libérer de son emprise, le prince va succomber aux pouvoirs de la créature. O-Yuki n’aura de cesse alors de la traquer pour venger son frère disparu, usant de tous les stratagèmes, quitte à sacrifier sa propre vie et celles de ceux qu’elle aime. J’ai beaucoup apprécié la description de ce kami chat un peu particulier, très cruel et très fourbe qui sait se tirer de toutes les situations. J’ai été émue face à la détresse de O-Yuki et à son impuissance à protéger son frère, elle qui s’est toujours battue comme un homme, allant même jusqu’à manier le sabre. J’ai éprouvé de la compassion pour Oishi Gozaemon, l’ami du prince et joyeux luron, impliqué dans cette vendetta par amour pour O-Yuki. J’ai aimé le fait que l’auteure nous laisse des petites notes en bas de page pour traduire certains mots japonais utilisés pour mieux décrire l’univers. C’était utile et juste assez pour ne pas perturber la lecture. En somme, cette nouvelle met en avant plusieurs définition de relations amoureuses : relation unilatérale, passion dévorante, mariage de raison, amour fraternel, l’amour opposé au devoir, les regrets associés à l’amour, la seconde chance que l’on peut apporter à l’être aimé. Céline Chevet décompose avec brio ces sentiments en quelques pages et sait nous maintenir en haleine quant au devenir de ses personnages et de la malédiction qui entoure de le Kaibyo. En somme, une nouvelle japonisante sur fond de vengeance qui étudie l’amour sous toutes ses formes.

Neuf jours pour l’Enfer, Aiden R. Martin

Résumé : Cette nouvelle donne la parole à Jane Grey, reine d’Angleterre, qui a régné seulement 9 jours après la mort de Henri VIII, puis s’est fait évincer par Marie Tudor. Jane raconte ces 9 jours de règne, les manigances de sa famille pour la faire accéder au trône alors qu’elle ne l’a pas désiré, son enfance avec Marie et Elisabeth, son mariage et sa chute.

Mon avis : Ici, nous sommes plongés dans une nouvelle historique qui met en avant les 9 jours d’un règne non voulu par une personnalité peu connue de l’Histoire de l’Angleterre. Jane Grey a visiblement été élevée avec les deux futures reines d’Angleterre : Marie et Elisabeth. Elle n’aspire pas à devenir reine, mais doit céder à sa famille avide de pouvoir. Malgré ses tentatives pour montrer qu’elle n’est pas un danger pour ses rivales, son existence constituera quand même une menace pour le trône. L’auteur sait nous dévoiler toutes les intrigues politiques et personnelles qui accompagnent ce règne furtif tout en nous rendant humaine cette reine éphémère. J’ai beaucoup apprécié me glisser dans la tête de Jane via son journal intime, comprendre sa vie, son absence de choix et de pouvoir malgré sa position, son point de vue sur la situation. J’ai aimé en apprendre un peu plus sur cette partie de l’Histoire anglaise que j’ignorais. On parle souvent de Henri VIII, de Marie et de Elisabeth, mais assez peu de Jane… La Cour royale est un vrai panier de crabes et les alliances politiques font et défont le pouvoir en place. Cette nouvelle m’a un peu attristée également car au fond, c’est le destin broyé d’une jeune femme qui n’avait rien demandé à personne. Une nouvelle qui interroge le destin des femmes à travers un épisode peu connue de l’Histoire de l’Angleterre.

Les 9 fantômes de Mayfair, Gwendolyn Kiste

Résumé : La visite particulière de manoir de Mayfair hanté dans chaque pièce, et présenté par un guide aux intentions douteuses…

Mon avis : C’est une nouvelle façon visite guidée que nous présente l’auteure avec un narrateur dont on semble entendre la voix pendant sa lecture. Il nous est présenté un manoir hanté où chaque pièce est habitée par un fantôme avec son histoire propre. La chute est assez savoureuse et bascule rapidement dans l’étrange. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance qui nous plonge dans un vrai manoir d’horreur, aux tapisseries fanées, aux couloirs mal éclairés, aux miroirs qu’ils ne faut pas regarder sans peur d’être effrayé par ce qu’on pourrait y trouver. L’auteure est assez douée pour retranscrire ce décor qui oscille entre le manoir de la famille Addams ou celui de Disneyland. Même l’armure armée à l’entrée est présente pour garder la porte ! Les fantômes sont soit tristes, soit joyeux, soit effrayants. L’auteur a su leur donner une personnalité qui les différencie les uns des autres : la star de cinéma, la mère éplorée, la femme guindée qui tire les cartes, la danseuse de Charleston, la dépressive… Elle égrenne des indices au fil du texte qui laissent présager de la fin et si l’on n’y fait pas attention, on se laisse attraper. Une nouvelle surnaturelle au rebondissement unique, qui donne envie de visiter des manoirs hantés.

En conclusion : Un recueil de nouvelles fantastiques qui plaira aux lecteurs friands d’univers différents, de fantômes et de mythologies. Une invitation à inventer ses propres variations du chiffre 9.

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