La Folie et l’Absinthe, Anthologie de nouvelles, collectif, éditions Noir d’Absinthe

Lu pendant le Pumpkin Autumn Challenge, j’ai beaucoup apprécié les multiples univers proposés par ce recueil et la manière dont leur thème principal, folie et absinthe, est traité de manière créative et différente. Voici donc 13 nouvelles au goût de la fée verte, par 13 auteurs qui vous emporteront des confins de l’espace à des univers d’anticipation, de contes gothiques à des événements farfelus se déroulant à notre époque. Une jolie manière de découvrir la plume de plusieurs auteurs des éditions Noir d’Absinthe…

Résumé : Au fond d’un verre vert d’absinthe, la fée vous observe, vous attend, vous séduit, ses petites dents pointues prêtes à écorcher votre langue lorsque la dangereuse et néanmoins délicieuse substance s’approchera de votre bouche, baiser anisé. Du bout des lèvres, elle vous y contera ses histoires, au nombre de 13, et de ses mots tissera une toile tantôt glaçante, tantôt brûlante, vous entraînant avec elle dans des terres de rêve et de cauchemar où règne une douce et brutale folie. Boirez-vous à l’encre de ce recueil ?

Mon avis général sur le recueil

Tout d’abord, je remercie les éditions Noir d’Absinthe pour ce service presse un peu tardif concernant mon Pumpkin Autumn Challenge bien avancé.

Mon choix s’est porté sur ce recueil car au vu du titre, je pensais y trouver des nouvelles steampunk. En effet, la figure de la fée verte et de l’absinthe sont assez présents dans les récits steampunk et surtout dans les costumes de la communauté. Au final, je n’ai trouvé qu’une nouvelle qui s’approchait de l’esthétique steampunk, mais j’ai quand même bien apprécié la lecture de ce recueil dans son ensemble pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, comme indiqué en introduction, le thème du recueil a beau être identique pour toutes les nouvelles, il est traité vraiment différemment par les auteurs. Cela donne une multitude d’univers différents très intéressants, mais aussi des récits au style complètement uniques qui varient d’une lecture à une autre.

Le recueil comprend 13 nouvelles de 13 auteurs différents : Céline Chevet, Wilfried Renaut, Émilie Chevallier Moreux, Geoffrey Legrand, Amaryan, Dorian Lake, Arthur-Coriolan Wilmotte, Sarah Buschmann, Patrice Quélard, Audrey Salles, Roland Voegele, Cécile Pommereau, Gillian Brousse. Si j’en connais certains, comme Céline Chevet, j’ai découvert totalement les autres avec une prédilection pour Cécile Pommereau et Dorian Lake (alias Morgane Stankiewiez).

Lire un recueil de nouvelles, c’est donc un bon moyen pour moi de découvrir en format court plusieurs auteurs vers lesquels je n’irais pas forcément au premier abord, par méconnaissance ou manque de publicité. Ici, pas de tromperie sur la marchandise : si tu as apprécié la nouvelle ou le style, cela te donne envie d’aller plus loin. Cela tombe bien : La plupart sont édités chez Noir d’Absinthe !

D’une manière générale, le recueil est bien équilibré au niveau des histoires et assez cohérent. On y trouve des nouvelles très courtes de 3 pages maximum à des plus longues d’environ 12 pages. Idéal pour varier le rythme de lecture, ou si l’on souhaite sauter des nouvelles pour y revenir après.

Mon avis sur chaque nouvelle

Je plonge, tu plonges, nous plongeons, Céline Chevet

Résumé : Dans un futur pas si éloigné, on réhabilite les criminels dans la société grâce à une procédure d’effacement de leurs souvenirs, au nom du droit à une seconde chance. Ce qui les a poussé à tuer, quand ils ont tué, qui et comment : tout est effacé grâce à une drogue appelée Absinthe et à des techniciens, les plongeurs, qui se connectent physiquement aux criminels pour substituer les souvenirs. Notre héros est un plongeur, rongé par la drogue de l’absinthe, ne vivant que pour ces plongées cauchemardesques dans la tête des meurtriers. Sa rencontre avec un nouveau patient va changer la donne. Léon Gers dit semble avoir tué sa petite-amie par accident. Mais était-ce vraiment un accident ?

Mon avis : Un univers bien glauque avec un personnage principal un peu paumé et aux allures de junkie sans avenir, voilà ce qui nous est proposé dans cette nouvelle. Entre les descriptions des meurtres des tueurs en série, et les différentes plongées du héros pour lequel tout s’embrouille au fur et à mesure, on frissonne de dégoût…et on en redemande ! Céline Chevet a réussit à construire un univers cohérent et ultra-intéressant avec des questions éthiques et sociétales particulièrement justes. J’aurais bien aimé aller plus loin dans l’histoire malgré une fin sans équivoque, car il y a là un terreau pour un roman complet. Une nouvelle d’anticipation aux allures d’un épisode de Black Mirror qui ravira les fans d’horreur et les enquêteurs hors pair.

Juste au cas où, Wilfried Renaut

Résumé : République Tchèque, le petit Stépan a fait un cauchemar et a du mal à se rendormir. Il a rêvé qu’on lui mordait l’orteil dans son sommeil et a peur de rester seul dans le noir. Son grand-père décide de lui raconter une histoire qui a eu lieu à Prague il y a longtemps. L’histoire d’un jeune orphelin sans domicile qui avait intégré une école privée assez riche en faisant de menus travaux pour le directeur. Mais ses camarades fils de riches ne cessaient de le tourmenter et de détruire les endroits où il se réfugiait pour dormir. Quand l’hiver vint, le garçon se réfugia alors dans le cimetière….

Mon avis : Cette nouvelle se présente comme un conte tchèque très gothique avec quelques mots (tchèques ?) pour se mettre dans l’ambiance. Elle explique l’origine de l’absinthe en République Tchèque à sa manière, sur fond de harcèlement scolaire. L’ambiance est assez sombre et l’on visite en même temps la ville de Prague au début du siècle, qui n’est pas vraiment reluisante. J’ai beaucoup apprécié l’atmosphère bien sombre et sordide ainsi que les deux rebondissements associés à chaque récit : ce qui arrive au garçon dans le conte, et ce qui arrive à Stepan et son grand-père une fois l’histoire terminée. Une histoire pour dormir qui vous fera faire de beaux cauchemars…

Brune, Emilie Chevallier Moreux

Résumé : Brune est une jeune fille libre et insouciante qui aime se promener nue dans la brume tôt le matin quand tous sont endormis. Tous ? Pas sûr. Le Faune Lidoire a surpris la jeune fille et ne rêve que de la posséder, mais sans son consentement…

Mon avis : Une histoire ayant lieu dans un univers médiéval fantastique avec un faune fier de son forfait et une jeune fille brisée par un viol. Ici l’absinthe jouera un rôle salvateur et tragique dans une ambiance douce-amère et mélancolique. La plume de Emilie Chevallier Moreux est empreinte d’une délicate poésie malgré le sujet assez grave qu’elle évoque. Bien que très courte, cette nouvelle ne vous laissera pas indifférente.

Les illusions de Cyprien Eisenberg, Geoffrey Legrand

Résumé : Cyprien est le cadet d’un grand et riche industriel dans un univers situé au début d’un XXème siècle uchronique. Relégué au rang de paria par son père qui lui reproche la mort de sa mère en couches, il ne vit que pour espérer un jour se faire aimer de son parternel. Mais malgré ses efforts, c’est toujours Ferdinand son frère ainé qui remporte les lauriers. Un jour de beuverie avec son ami débauché Ignace, il goûte à l’absinthe. La folie s’empare alors de lui et les digues de sa frustration se déversent emportant tout sur son passage…

Mon avis : Une industrie qui fonctionne grâce à l’exploitation des créatures magiques, une absinthe à la poudre de fée qui rend fou… Geoffrey a su en quelques pages créer un univers et surtout un personnage principal frustré par manque de reconnaissance et d’amour qui craque sous la pression et l’assistance d’une substance assez dangereuse. Pourtant, une citation d’Oscar Wilde en début de nouvelle mettait bien en garde le lecteur ! Le message est clair : in vino veritas, ou plutôt la vérité est dans l’absinthe, comme si la folie était une forme de clarté d’esprit. Elle ferait ressortir nos désirs les plus secrets, les plus sordides et nous montrerait la réalité telle qu’elle est. Une nouvelle à la limite d’un univers steampunk qui exploite les failles de l’humain.

Fantômes de glace, Amaryan

Résumé : Espace, un empathe est envoyé sur la planète Encelade pour réaliser un premier contact avec les possibles formes de vie présentes sur place. Le contact est effrayant, puissant, un puit sans fond… mais était-il réel ?

Mon avis : J’avais laissé cette nouvelle pour la lire à la fin, car je ne suis pas très fan de Science-Fiction au sens premier du terme. Et pourtant, Amaryan a su me captiver et me glacer d’effroi. Ici, l’absinthe est sous forme de bulles vertes calmantes que l’empathe prend régulièrement pour stabiliser ses émotions et réaliser une meilleure connexion possible. Mais en aurait-il trop pris ? Le contact a-t-il vraiment eu lieu ? L’univers tel que le décrit Amaryan est assez intéressant avec ces êtres formés uniquement dans le but de prendre contact avec des entités sur des planètes à explorer. Le contact avec la vie que l’on devine est oppressant, effrayant. On vit la descente aux enfers de l’empathe avec lui sans pouvoir se débattre. C’est un grand constraste avec le début de la nouvelle où l’empathe se prépare en toute quiétude à la descente sur la planète. Une nouvelle qui interroge nos perceptions et une possible vie ailleurs que sur Terre.

La fée du réservoir, Dorian Lake (alias Morgane Stankiewiez)

Résumé : Germain a tendance à tuer les gens. Bon, il ne le fait pas exprès, c’est juste qu’il ne se contrôle pas quand il est en colère. Là, il est engoncé dans une camisole de force dans un fourgon blindé, direction la prison ou l’asile, façon Seigneur des Agneaux. Sauf qu’une petite voix venant du réservoir du véhicule est prête à l’aider. C’est celle de la fée du réservoir. Après tout, Germain n’a rien à perdre. Et qui sait ? Peut-être que la fée est bien roulée…

Mon avis : J’ai adoré cette nouvelle pour plusieurs raisons. Tout d’abord, elle se situe dans une sorte de Paris Steampunk où l’énergie qui alimente la ville provient des fées vertes, créatures magiques enfermées dans des réservoirs, réverbères, usines, pour profiter de leurs pouvoirs magiques. Ensuite, elle propose une galerie de personnages assez formidables : Le héros est un voyou appâté par l’argent et les jolies filles qui ne recule devant rien pour mener à bien ses ambitions, malgré une intelligence réduite. Absinthia la fée du réservoir est aussi retorse que jolie. Melchior, le roi de l’industrie et l’emprisonneur de fées est aussi important que ridicule physiquement. Et les poètes, privés de leur muse d’inspiration et n’écrivant plus que des documents utilitaires deviennent de parfaits terroristes pour récupérer leur fée verte. Bref, tout est réuni pour une fronde de libération des fées menée par notre ami Germain. La chute est tout aussi mémorable que l’ensemble de cette histoire. L’ambiance rappelle un peu le Paris des Merveilles de Pierre Pevel, mais en plus voyou et plus canaille. Bref, une nouvelle qui ravira les fans de steampunk autant que des anti-héros.

Le manque-toujours Arthur-Coriolan Wilmotte

Résumé : Dans une pièce, enfermé à double-tour, un personnage soliloque avec une personne absente. L’absinthe l’a rendu fou, paranoïaque et triste.

Mon avis : Avec Brune, il s’agit d’une des nouvelles les plus courtes du recueil : elle fait trois pages. Le lecteur est plongé dans les réflexions d’un accro à l’absinthe suite à une déception (amoureuse ?). Au fil du temps, par manque d’argent, le personnage tombe dans un état de manque et exorcise ses démons en parlant à une personne absente ou à lui-même. Le texte est fort, l’addiction puissante, la folie présente. On ne ressort pas indemne de cette lecture très concise qui fait réfléchir sur l’addiction en général.

L’absente, Sarah Buschmann

Résumé : Clara est dans un hôpital psychiatrique géré par des robots pour cause de troubles suicidaires. Elle se sent en décalé avec les autres qui sont ultra-connectés et recherche le contact humain, apparemment absent depuis un moment dans cet univers. Comme elle ressasse en permanence les souvenirs d’un passé peu glorieux, elle accepte de suivre un nouveau traitement à base d’Artemisia Absinthium. Si au début elle va un peu mieux, elle va devenir peu à peu paranoïaque vis à vis de l’établissement. Ou peut-être que ses peurs seraient fondées ?

Mon avis : Traiter du thème de la folie avec pour décor l’hôpital psychiatrique, c’est facile. Pourtant Sarah Buschmann a su innover en appuyant sur le côté froid de l’hôpital, renforcé par l’absence de personnel soignant humain, l’établissement étant totalement robotisé. Les patients le sont un peu également avec une sorte d’implant qui leur permet de recevoir des données directement au cerveau… sauf si ce sont des hallucinations, bien sûr. La nouvelle mélange deux temporalités : celle de Clara dans l’hôpital suivant son traitement et celle de Clara avant l’hôpital et les raisons qui l’ont conduite à venir. Le sujet de la dépression avec ses différentes phases est également abordé de manière sérieuse , en dehors de la paranoïa, ce qui est assez rare en littérature. L’absinthe comme traitement médical qui mène à la folie était une innovation assez intéressante. La chute est totalement inattendue et m’a laissée pantoise. Bref, une nouvelle qui m’a laissée une forte impression et m’a donné envie de découvrir la plume de Sarah Buschmann.

Les diables noirs, Patrice Quélard

Résumé : Gérardmer, Vosges, 1915, le lieutenant Tavernier, ancien soldat devenu gendarme surprend le reste d’un bataillon de chasseurs à pied qui a établi son camp dans une cabane au fond de bois enneigés. Il enquête sur des massacres d’allemands dans les tranchées, retrouvés à moitié dévorés. L’homme passe la nuit avec le bataillon à compter les morts et à boire un alcool très fort qui lui fait voir des choses surréalistes. Au petit matin, il est retrouvé au petit matin dans la neige avec des souvenirs confus sur ce qui a eu lieu la veille… A-t-il rêvé cette soirée ?

Mon avis : Dans cette nouvelle fantastique avec fond historique, l’auteur nous fait réfléchir sur la guerre, son absurdité, ses conséquences pour les soldats. Tavernier a été réformé suite à une blessure et vit sous drogues pour calmer sa douleur. Aussi après sa nuit étrange avec le bataillon, entre l’alcool et la drogue, personne ne le croira quand il racontera ce qu’il s’est passé. Et après-tout, a-t-il vraiment vu une louve-garou ou était-ce les effets de l’absinthe ? Même le lecteur est dans le doute, ce qui rend très inquiétante cette nouvelle. La chute concernant les « soins » apportés aux victimes de guerre et aux aliénés fait carrément froid dans le dos. Une nouvelle située entre l’historique et le fantastique qui ne vous laissera pas indifférente.

Manuel d’anthropologie botanique, Audrey Salles

Résumé : De nos jours, une jeune étudiante sent pousser une plante dans son ventre. Sur son palais des feuilles d’absinthe émergent. Après avoir vu un médecin qui a évoqué un parasite, elle décide de garder la plante comme un secret. Mais en entamant une relation amoureuse avec un certain V., elle va devenir malgré elle le centre de l’attention d’une secte organisée par son amoureux autour de la consommation d’absinthe.

Mon avis : Une histoire qui me rappelle une autre nouvelle lue dans le recueil Elle est le vent Furieux, aux éditions Flammarion. On part d’un fait fantastique pour terminer sur un avertissement associé au monde des sectes, mais aussi à un clin d’oeil sur l’absurdité des arguments contre l’avortement. Si la plante pousse comme un foetus, sa destruction serait associée au meurtre un être vivant. Il se trouve que la plante en question est de l’absinthe aux effets euphorisants et aussi dévastatrice qu’une drogue. Mais visiblement, cela n’a pas d’importance pour la société dans laquelle vit l’héroïne. Au fur et à mesure de l’histoire, on accompagne l’héroïne dans la croissance de sa plante, la construction de la secte, et ce qui en découle en se demandant comment tout ceci va se terminer. La fin est pleine d’absurdité mais très cohérente avec l’univers. Je n’ai pu qu’admirer le détachement avec lequel l’héroïne vit tout cette expérience. Je serais personnellement devenu folle.

Mathilde mon absinthe, Roland Voegele

Résumé : Un poète accro à l’absinthe narre ses pérégrinations entre réalité et fantasme, auprès de sa douce Mathilde. Mais Mathilde est-elle réelle ou plutôt ressemble-t-elle à l’image alcoolisée qu’il s’en fait ?

Mon avis : C’est la nouvelle que j’ai le moins appréciée dans le recueil, car je n’en ai pas bien compris la chute. Néanmoins, le style de l’auteur est assez délicat, avec un vocabulaire très poétique et halluciné, rendant totalement crédible le personnage de sa nouvelle. Le poète est comparable à un opiomane qui cherche sa dose en compagnie d’une prostituée. Mais il ne semble pas se rendre compte de l’absence de beauté de toute la situation tellement il est imbibé. Une nouvelle qui décrit parfaitement les dangers de l’addiction : souvenirs confus, réalité illusoire, mais pas l’état de manque. La chute n’en sera que plus brutale.

Elisabeth, Cécile Pommereau

Résumé : A notre époque, Laurent est accro à l’absinthe et se laisse complètement dépasser dans son addiction. La seule chose qui le sauve de la déchéance : Elisabeth, la fée de l’absinthe, qu’il est le seul à voir. Elisabeth l’asticote jour et nuit pour qu’il arrête de boire et reprenne une vie normale… jusqu’au jour où elle disparaît…

Mon avis : J’ai pris grand plaisir à lire cette nouvelle qui m’a fait beaucoup rire, malgré le tragique de la situation. Les dialogues entre Laurent et Elisabeth sont succulents et l’on sent le désir sincère de la fée aux allures revêches d’aider l’humain qui la voie, même si cela signifie disparaître. La fin un peu coquine ravira certains. Une nouvelle sur la métaphore de notre bonne conscience qui nous pousse à sortir de nos mauvaises habitudes. Un vrai coup de coeur.

Please stand by, Gillian Brousse

Résumé : Un écrivain en mal de sensations fortes et dégoûté du monde qui l’entoure décide de réaliser un projet fou, accompagné d’une serveuse enceinte.

Mon avis : Cette nouvelle m’a fortement faite penser au film Fight Club. Le personnage principal interpelle le lecteur sur son quotidien affligeant, le manque d’intérêt pour ce monde qui semble si pourri. Si le monologue est long, et ponctué de temps en temps par un décompte de la serveuse, la fin est choc et inatendue. Une réflexion sur la vie, la folie avec l’absinthe en second plan, c’est parfait pour terminer ce recueil qui avait exploré de toutes les manières possibles le sujet. Même si ce n’est pas ma nouvelle préférée du roman, son final m’a complètement abasourdie.

En conclusion : La folie et l’absinthe est un recueil de nouvelles aux histoires savamment dosées telles des doses de sucre préparées à accueillir l’alcool vert. Il explore divers univers, vous fera découvrir différents auteurs et surtout vous emmènera explorer plusieurs degrés de folie causés par la fée verte. Un voyage au cœur de l’horreur, de l’angoisse ou de l’humour qui ne vous laissera pas indifférent.

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