Parlons Steampunk #4 : la Bande Dessinée

Qu’est-ce qui définit la bande-dessinée steampunk ? Comment l’identifier ? Quels type d’intrigue propose-t-elle ? Se réduit-elle à une esthétique ou comprend-elle une intrigue spécifique ? Dans ce quatrième opus de Parlons Steampunk, je vous propose de découvrir 4 Bande-dessinées steampunk représentatives de la production actuelle.

Préambule : Je ne suis pas spécialiste en bande dessinée, contrairement aux romans que je maîtrise mieux. Tout cet article est basé sur mes réflexions personnelles en lien avec la définition du steampunk. Si vous souhaitez compléter en commentaire mes propos, ce sera avec plaisir.

Comment définir la bande dessinée Steampunk ?

Un effet de mode : l’esthétique sans les thèmes

Ce qui rend la bd steampunk si difficile à identifier de nos jours, est l’utilisation de l’esthétique rétro-futuriste dans bon nombre d’histoires, sans pour autant toucher aux thématiques de la littérature steampunk. Il en va de même dans l’univers du jeu-vidéo, qui est étroitement associé à la bande dessinée pour son graphisme ou par extension, les décors de certains parcs d’attraction.

Par exemple, la série Wika de Thomas Day et Olivier Ledroit, éditée aux éditions Glénat propose un scénario de fantasy avec un décor steampunk (et c’est même annoncé dans sa description éditoriale!). Si l’esthétique est présente, aucune thématique steampunk n’est proposée : le récit se concentre sur une intrigue politique autour d’une fée aux pouvoirs incommensurables.

Un effet de mode qui apparaît dans certains albums est la présence d’un personnage secondaire à l’esthétique steampunk. Sur le même principe que le décor, le personnage introduit des qualités de bricoleur en général et porte des goggles (=lunettes de soudeur). Par exemple, les dernières représentations de Catwoman chez DC Comics présente le personnage avec des goggles. Pour autant, l’histoire repose sur la voleuse féline sans liens avec des thèmes steampunk : on a juste changé son costume. Certes mon exemple repose sur un personnage principal, mais vous aurez saisi l’idée…

De là à qualifier n’importe quelle bande dessinée de steampunk, simplement parce que le décor est rétro-futuriste, ou qu’un personnage porte des goggles, il n’y a qu’un pas. Le néophyte n’y verra que du feu et l’éditeur profite du succès commercial de cette esthétique. Après tout, pourquoi pas ? La littérature steampunk est aussi appréciée pour son esthétique : il n’y a qu’à voir l’importance accordée aux costumes des vaporistes.

Cependant, cet effet de mode peut rendre difficile l’identification d’une bande dessinée complètement steampunk, tant dans son sujet que son graphisme. Voici quelques pistes pour vous y retrouver si vous souhaitez lire une vraie bande-dessinée steampunk :

Un genre qui touche toutes les formes de bd

Que cela soit dans le manga, un comic ou une bande dessinée en format franco-belge, le steampunk est présent partout dans la bande dessinée, et dans la majorité des cultures.

Il faut dire que le genre inspire entre son esthétique et les thèmes associées à la science-fiction. Il est même propice à l’érotisation de la figure féminine comme on le verra avec Lady Mechanika de Joe Benitez, libérant les personnages féminins de leur rôle secondaire d’assistante au personnage principal.

Les BD proposent des scénarios variés : policier, science-fiction, uchronie, fantasy… car le steampunk se prête à la fusion de certains genres comme évoqué dans mon article Parlons Steampunk sur la magie et le steampunk.

Une esthétique rétro-futuriste prononcée

Ce que l’on devait auparavant imaginer dans les romans, les illustrateurs bd le réalisent en dessin : dirigeables, automates, hybrides mécaniques, inventions uchroniques, villes utopiques… tout est bon pour mettre en avant une esthétique steampunk.

Et si l’intégralité de l’univers peut parfois paraître sobre, un élément anachronique imaginaire vient souvent perturber son équilibre. C’est ainsi que bon nombre de scénarios situés à l’époque victorienne basculent dans le steampunk : on sort de la réalité historique pour plonger dans une uchronie.

Nota bene : Si vous êtes friand de beaux-livres illustrés mettant en avant cette esthétique, je vous conseille les ouvrages de Didier Graffet : Effluvium aux éditions Bragelonne et Steampunk : de vapeur et d’acier aux éditions le Pré aux Clercs.

Des thèmes récurrents propres à la littérature steampunk

Déjà évoqués dans Parlons Steampunk #1, voici un résumé des thèmes récurrents que l’on peut retrouver dans une bd steampunk :

  • Ce sont des uchronies : des univers qui proposent une histoire alternative à l’Histoire que nous connaissons. s’inspirent du nôtre mais avec un point de rupture et une évolution légèrement différents. Dans le cas du steampunk, le point de rupture être lié aux genres de l’imaginaire (magie, aliens, nouvelles énergies, zombies, autre dimension) sans chercher à les expliquer.
  • La dimension métatextuelle est forte : On peut y rencontrer des personnages historiques ou fictionnels dont l’histoire a été modifiée, ou qui jouent leur propre « rôle ». Le genre joue avec la littérature et l’on peut lire l’histoire sur plusieurs niveaux, pour peu que l’on connaisse les références citées.
  • L‘influence de Jules Verne et de H.G. Wells est très présente dans le récit avec les thématiques associées : le voyage imaginaire, le voyage dans le temps, la révolution industrielle, l’esthétique rétro-futuriste.
  • L’action se déroule à l’époque Victorienne ou à la Belle Epoque, souvent dans une grande capitale.
  • Un côté décalé : Ne pas oublier le mot Punk dans Steampunk.
  • La vapeur comme principale source d’énergie des avancées technologiques. Dans Steampunk, il y a Steam aussi (= vapeur en anglais). Mais on peut trouver aussi l’éther, et des énergies inventées.

Pour une définition plus exhaustive, je vous recommande Le guide steampunk de Etienne Barillier et Arthur Morgan chez ActuSF, qui aborde plusieurs oeuvres littéraires steampunk.

Afin d’illustrer mes propos, voici quelques exemples de bande-dessinées qui présentent des caractéristiques différentes, mais toujours steampunk :

L’adaptation BD façon steampunk : Princesse Sara, Audrey Alwett, Nora Moretti et Marina Duclos.

Le steampunk aime jouer avec la littérature. Ici, on tombe dans une série de bd qui reprend le roman jeunesse La petite princesse de Frances H. Burnett pour l’adapter en format graphique et continuer son histoire. La différence avec l’original ? Sara est inventrice et son père a bâti sa fortune sur la conception d’automates…

L’intrigue : Sara a toujours vécu aux Indes, lorsque son père l’envoie parfaire son éducation en Angleterre dans le pensionnat sélect de Miss Minchin. Immensément riche, grâce à une fortune bâtie sur les automates, Sara suscite rapidement amitiés et jalousies. Les haines s’attisent d’autant plus que Sara a pour elle toutes les qualités d’une princesse. Jusqu’au jour où son père décide d’investir sa fortune dans une mystérieuse mine de diamants…

Ce qu’on en retient :

Qui se souvient de l’adaptation de cette histoire en anime dans les années 1990 sous le nom de Princesse Sara, aura déjà les bases de l’intrigue. Sauf que Audrey Alwett est allée plus loin dans le scénario : plutôt que reprendre tel quel le roman initial, elle a su le réinventer avec brio en proposant une héroïne férue de mécanique, qui se bat pour récupérer son héritage.

Passé les 4 premiers tomes qui reprennent le roman initial, Sara Crewe grandit et vit diverses aventures en compagnie de sa troupe d’amis : Becky sa compagne d’infortune, Ermengarde et Lottie ses amies de pensionnat, James le fils de son bienfaiteur et son frère Donald, Sahib et même Lavinia son ancienne ennemie jurée.

Les différents tomes nous font voyager de l’Angleterre à l’Inde, en passant par Venise et les Etats-Unis, où Sara devra faire fructifier son héritage, le défendre et défendre sa réputation ou celle de ses amis. La vie d’une jeune fortunée peut être assez chaotique quand on est une femme, aimant travailler dans un domaine réservé aux hommes, et avec un mode de vie assez indépendant.

L’univers uchronique se situe fin XIXème siècle en Angleterre où les automates sont censés remplacer les humains sur diverses tâches, ce qui occasionne une compétition entre créateurs, et une source de revenus assez lucrative. D’ailleurs, la fortune de l’héroïne se fonde sur l’invention et la production d’automates, et Sara est elle-même une créatrice de génie.

En clin d’oeil, on retrouvera Amélia, la soeur de Miss Minchin (la directrice du pensionnat), devenue une automate que Sara doit réparer, ou encore la poupée de Sara qui est une automate non animée.

Quelques thématiques steampunk sont présentes en plus du jeu littéraire de l’adaptation : la lutte des classes, les dérives de la mécanisation, les sociétés secrètes, la discrimination raciale ou liée à un handicap, le sexisme envers les femmes avec la question du mariage arrangé, ou les préjugés de classe.

L’humour est très présent dans la série avec une Lavinia au caractère toujours aussi intolérable mais qui cache un secret honteux, ou les manigances de Sara pour récupérer son héritage auprès d’un industriel avec des préjugés sur les Crewe. On passe parfois du rire aux larmes au dans certains tomes face aux difficultés que peut rencontrer l’héroïne pour être prise au sérieux en tant qu’héritière et femme.

Au niveau dessin Nora Moretti et Claudia Boccato investissent pleinement l’univers de l’héroïne en l’habillant de tenues steampunk correspondant à son rang ou à sa fonction, même dans des costumes servant à des bals masqués. L’univers est cependant moins marqué que dans d’autres séries sur l’esthétique steampunk : les couleurs sont très lumineuses, le dessin doux et fin avec peu de mécanismes. On note la présence d’automates assez simples, aisément reconnaissables et de créations du quotidien (automates jouets, oiseau voyageur mécanique). L’univers steampunk prend vraiment son essor dans le tome 10 consacré à l’entrée de Sara dans un club d’inventeurs. Là, une miriade d’inventions et de décors se matérialisent avec une couverture d’album mettant en scène Sara dans un sous-marin de laiton, arborant une tenue d’inventrice. L’aventure se poursuivra avec des moyens de transports uchroniques comme un aeronef ou un sous-marin particulièrement élaborés.

En résumé, il s’agit d’une série steampunk qui dépoussière le roman original dont elle est issue, et traite de sujets plutôt actuels. Dommage qu’elle soit souvent catégorisée jeunesse et féminine car elle aborde de nombreux sujets intéressants et d’actualité.

L’héroïne mécanisée : Lady Mechanika, Joe Benitez, Glénat Comics

Une version mécanisée de Lara Croft, version comics à la recherche de son passé qui résout des énigmes dans un univers uchronique… Cette bd iconique a contribué à populariser le steampunk aux Etats-Unis mais aussi à l’érotiser.

L’intrigue : Dans un monde fait de magie et de science, une femme enquête sur son passé… Elle est l’unique survivante d’une terrible expérience qui l’a laissée avec deux bras mécaniques. N’ayant aucun souvenir de sa captivité ou de son existence passée, elle s’est construit une nouvelle vie d’aventurière et de détective privée. Elle use de ses capacités uniques pour agir là où les autorités en sont incapables. Mais la quête de son passé perdu ne s’arrête jamais. Les journaux l’ont appelée :  » Lady Mechanika  » !

Ce qu’on en retient :

Joe Benitez a construit une héroïne steampunk de choc, hantée par son passé, du peu qu’elle s’en souvient. Il nous présente un personnage énigmatique et sensible, mais qui peut se montrer impitoyable, avec son propre sens de la justice. Une vraie super-héroïne en somme.

Lady Mechanika a une plastique qui ferait pâlir d’envie Lara Croft, si ce n’étaient ses deux bras mécaniques. Aidée de Lewis, son acolyte inventeur et alcoolique, elle est tantôt chasseuse de primes, tantôt accompagnatrice de chasse pour les nantis, ou encore justicière, archéologue, voleuse, voire consultante non officielle pour la police. Elle est surtout à la recherche de son passé que l’auteur nous dévoile vraiment au compte-goutte, au fil des tomes (ce que j’ai trouvé assez frustrant pendant ma lecture !).

L’univers dans lequel nous plonge la série de comics est assez sombre et mécanisé. La loi du plus fort est souvent la meilleure et la plupart des amis de Mechanika subissent les effets négatifs de leur amitié avec elle. Car la belle est convoitée à titre de curiosité mécanique par un dénommé Lord Blackpool. Ce dernier souhaite la disséquer afin de comprendre son fonctionnement, ce qui déplaît fortement à la dame. A défaut de l’obtenir, il invente des armes perfectionnées, base de sa fortune et empêchera souvent Lady Mechanika d’avancer dans ses enquêtes.

Les différents tomes de la série présentent plusieurs histoires mêlant sorcellerie et mécanique aux différents coins de la planète : à Mechanika, la cité principale, sorte de Londres amélioré et ses golems mécaniques ou son cercle d’inventeurs, au Mexique avec la Santa Muerte, dans le monde du cirque, dans un dirigeable géant, en Afrique avec ses sites archéologiques et ses tribus d’amazones, dans les Alpes et son yéti. L’auteur nous propose aussi une histoire avec des vampires et même une autre autour de la fée du génie créateur.

Plusieurs thèmes associés au steampunk parsèment le récit : la folie créatrice, les sociétés secrètes, la mécanisation d’un univers et ses mauvais côtés, l’être hybride (= mi mécanique, mi-humain), la lutte des classes.

Même les personnages secondaires évoluent au fil des épisodes : Lewis dévoilera les raisons de son alcoolisme, Winnifred se montrera petite fille prodige, Lady Winters plus retorse que prévu, et le Docteur Littleton assez mystérieux malgré son apparence polie…

Chaque comic comprend également une vingtaine de pages en fin de tome (voire plus) avec des dessins plus ou moins suggestifs de la belle Mechanika, pour agrémenter le récit ou pour la beauté du dessin. Le fait de proposer des illustrations supplémentaires ou du fan art en fin d’ouvrage fait visiblement partie de la tradition des comics. Personnellement, je n’ai pas trouvé ces pages d’une grande utilité vis à vis de l’histoire, mais elles sont jolies à regarder.

Cette série a eu une forte influence dans la communauté steampunk à travers notamment la mannequin et créatrice de costumes steampunk Kato, qui joue beaucoup avec l’érotisation dans ses photos en costume. (Attention, le lien renvoie vers des trucs coquinous). Entre libération de la femme et dessins osés, le débat fait encore rage dans la communauté et a donné lieu à un article sur le site français French-Steampunk intitulé Boobs, érotisme et gros pistolets : vers une hypersexualisation du steampunk.

L’uchronie scientifique : Le château des étoiles, Alex Alice, Rue de Sèvres

Une série au format franco-belge pour la jeunesse qui explore les limites de l’atmosphère pour trouver l’éther, à la fois source d’énergie mais aussi porte ouverte à la conquête spatiale… le tout à la fin du XIXème siècle !

L’intrigue : La mère de Séraphin, grande scientifique, a disparu suite à une exploration dans l’atmosphère en ballon afin de retrouver l’éther. Depuis, le jeune garçon vit seul avec son père et a une passion pour l’éther, au point d’en rendre chèvre sa maîtresse d’école. Au moment où il commence à faire son deuil, il reçoit par la poste un message d’un inconnu accompagné du carnet d’exploration de sa mère, l’invitant à venir en Bavière pour reproduire l’expérience sur l’éther qu’elle avait mené. Accompagné de son père, ils découvriront que l’inconnu est lié au Roi Ludwig, souverain de Bavière. Passionné par l’espace, le roi veut mener une expédition, lassé de son trône. Mais ses sujets et des espions des royaumes ennemis ne l’entendent pas de cette oreille…

Ce qu’on en retient :

L’histoire s’inspire fortement des romans scientifiques de Jules, en mêlant une intrigue politique historique. L’auteur introduit aussi un pan jeunesse avec un trio de héros âgés de 10 ans : Séraphin, fils d’inventeur, Hans serviteur du roi et fou de mécanique (et de cuisine), et sa demi-soeur Sophie, servante du roi et férue de sciences. Les adultes principaux sont le professeur Dulac, père de Séraphin, et le roi Luwig de Bavière. On croisera aussi Bismark et Sissi l’impératrice dans des rôles secondaires.

Le sujet principal de la série est l’exploration scientifique, un thème récurrent dans le Steampunk. Plutôt que de choisir la vapeur, les protagonistes cherchent une nouvelle énergie : l’éther, afin de faire progresser l’humanité et d’arrêter l’exploitation du charbon. Si l’enjeu est louable, il ne faudrait pas que l’énergie tombe dans de mauvaises mains, d’autant que la guerre sévit entre l’Allemagne, la Prusse et la Bavière et l’éther pourrait devenir une arme puissante.

On trouvera d’autres thèmes associés au steampunk : le progrès scientifique, le sexisme envers les femmes avec le personnage de Sophie, la lutte des classes, l’utilisation d’une énergie nouvelle. A côté, l’auteur interroge aussi la question du deuil, la folie dirigeante, l’absurdité de la guerre, la conquête spatiale et la colonisation d’autres planètes.

Le roi Ludwig est montré comme un personnage rêveur qui souhaite un monde meilleur que celui de la Terre. Il refuse de régner sur un monde où la guerre fait loi, d’où sa volonté de s’établir sur une autre planète. De son côté, Séraphin est motivé par la volonté de retrouver sa mère qu’il pense toujours vivante dans l’éther et refuse de faire son deuil. Avec ces deux personnages l’auteur démontre que les motivations derrière les progrès scientifiques ne sont pas toujours louables et souvent très personnelles.

Concernant la conquête spatiale, l’auteur se rapproche du roman d’Emmanuel Chastellière : Célestopol, concernant la colonisation de la lune, mais avec la planète Mars. Il développe aussi une histoire relevant plus de la science-fiction avec l’introduction d’extra-terrestres qui interrogent cette question de colonisation, rappelant l’expansion allemande, britannique ou française sur Terre.

Au niveau graphique, les albums sont entièrement réalisés à l’aquarelle ce qui donne des dessins aux traits doux et aux couleurs pastels, proche de tableaux. C’est ce qui fait la force de cette série, en dehors du sujet.

L’esthétique steampunk est finalement assez peu présente. L’auteur l’a concentrée sur le vaisseau qui va servir à transporter la troupe de personnages dans l’espace, ainsi que sur les tenues spatiales ou armures améliorées qui semblent anachroniques vis à vis de l’époque. Dans le tome 5, il imagine un prototype d’ailes améliorées pour permettre à un humain de voler, sur les bases des dessins de Léonard de Vinci.

En résumé, une série de bd jeunesse qui aborde avec justesse les limites des progrès de la science et l’absurdité de la guerre, avec en filigramme, le deuil d’un être cher.

Que retenir sur la Bande dessinée steampunk ?

Je vous ai proposé trois exemples concernant la BD steampunk, mais il en existe bien d’autres comme la série jeunesse Les Spectaculaires de Régis Hautière (éditions Rue de Sèvres) sur une troupe de cirque devenus héros mécanisés face à l’arrivée du Cinéma, ou encore la série de mangas City Hall de Rémi Guérin et Guillaume Lapeyre (éditions Ankama) qui met en scène des écrivains combattant le crime avec des histoires (car tout ce qui est écrit sur papier prend vie !).

Ce qu’il faut retenir concernant la bd steampunk aujourd’hui se résume en quelques points :

  • Le steampunk touche tous les styles de bd : comics, manga, format franco-belge
  • Il apparaît par une esthétique rétro-futuriste dans le dessin ainsi que certains thèmes récurrents comme les dangers de la mécanisation ou du progrès scientifique, le sexisme, la lutte des classes, la recherche d’une énergie nouvelle.
  • C’est toujours un univers uchronique : un univers qui s’inspire de notre Histoire pour proposer une autre réalité
  • Son histoire joue avec la littérature : personnages littéraires connus, nouvelle adaptation…
  • Il se mélange à d’autres genres : policier, roman scientifique, etc…
  • l’humour est assez présent avec un côté décalé.

Si vous souhaitez aller plus loin dans l’exploration, j’ai réalisé une liste non exhaustive d’albums sur Babelio, afin de vous initier à la Bd Steampunk. Vous y trouverez notamment La ligue des gentlemen extraordinaires, d’Allan Moore, dont je n’ai pas souhaité parler dans cet article car je n’accroche pas au style. Par ailleurs, Arthur Morgan en parle mieux que moi dans chacune de ses interventions sur le steampunk…

Si vous souhaitez en savoir plus sur mes autres articles dans le cadre du projet Parlons Steampunk ou les sujets que je vais aborder dans mes prochaines publications, je vous invite à consulter ma programmation.

N’hésitez pas à laisser un commentaire pour proposer un titre de BD, comics ou mangas, ou poser une question, ou simplement donner votre avis sur cet article.

Bras mécanique et plume à éther,

A. Chatterton

6 commentaires

  1. C’est vrai que les éditeurs ne se gênent pas pour qualifier de steampunk quelque chose qui ‘en est pas juste à cause de l’ esthétique. Après ils le font aussi dans les romans mais c’est très dommage, combien de fois j’ai lu steampunk sur une 4e de couv alors que rien avoir ? x) bref ton article est comme toujours très intéressant à lire et bien documenté, merci de partager ça avec nous 🙂

    J'aime

  2. Bonjour je découvre ton blog au travers de cet article et d’un commentaire posé sur un autre blog :).
    Je suis fan de steampunk. Pas vaporiste cependant mais j’aurais aimé. J’avoue que je me freine vu mon âge et ma vie de famille lol je l’avoue.
    Niveau BD je pense que tu peux envisager aussi Adèle Blanc-sec qui doit faire partie des toutes premières du genre. Par chez nous en tout cas.
    Je vais aller consulter tes autres articles et si tu m’y autorises j’aimerais beaucoup en parler dans un article sur mon blog.
    Tu as fait de l’excellent travail il faut le partager :).
    Bonne fin de semaine

    Aimé par 1 personne

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