Mini-Chroniques en pagaille #7 Spécial Pumpkin Autumn Challenge Partie 1

Sur le principe des mini-chroniques en pagaille de Light and smell, voici mon retour sur mes lectures automnales associées à ma PAL du Pumpkin Autumn Challenge 2021. Plus étoffées qu’un simple commentaire, moins élaborées qu’une vraie chronique, parce que je n’ai pas le temps ou l’envie d’écrire une vraie chronique pour chacun des livres lus…

Bpocalypse, Ariel Holzl, éditions L’école des Loisirs (Young adult)

Résumé : Pour se rendre au lycée, Samsara n’oublie jamais sa batte de baseball, ses talismans et son couteau de chasse. Tout ce dont elle a besoin pour affronter les animaux mutants, fantômes et autres créatures qui ont envahi les rues de Concordia après l’Apocalypse. Aujourd’hui, la ville vient de lever la quarantaine de l’ancien parc public et s’apprête à accueillir ses habitants, réputés avoir muté. Les deux jumeaux que Sam voit débarquer dans sa classe sont loin d’avoir un physique standard. Très vite, ceux qui se moquent d’eux ou les prennent à partie sont les victimes d’incidents inexpliqués. Tout semble accuser les nouveaux venus. Mais dans une ville comme Concordia, peut-on se fier aux apparences ?

Mon avis : Lu pour le Menu Automne enchanteur – Nom d’une Dune, j’ai savouré cette petite pépite post-apocalyptique servie par un des mes auteurs favoris. Ariel Hozlz nous plonge dans une ambiance de fin du monde à l’humour noir dont il a le secret avec une ville qui (sur)vit sous pression depuis l’Apocalypse. A Concordia, Sam, ado presque ordinaire vit sa vie en s’adaptant aux dangers de son quotidien qui sont multiples : manque de nourriture ou d’énergie, mutants, zombies, fantômes électriques et j’en passe. A son lycée où elle rejoint tous les jours ses amis Yvette et Danny, les cours de survie et d’identification des mutants sont obligatoires, tout comme le contrôle de la milice à l’entrée pour éviter un mutant surprise. L’examen de fin d’année est épreuve de survie qui déterminera le métier de chacun utile à la capitale : défricheur, milicien, technicien, soigneur, zotérique (=magie vaudou). Et bien sûr, les élèves les plus populaires sont des snobs qui possèdent plus de ressources que tout le monde, la monnaie locale étant des CD car Internet n’existe plus. Dans cette jolie ambiance, un événement vient troubler la fête : l’arrivée d’élèves mutants au lycée, comme signe de réconciliation, après l’ouverture d’une zone condamnée suite à l’Apocalypse. Mais les nouveaux n’ont rien d’humain et vont vite être pris comme boucs émissaires par l’ensemble des élèves suite à des événements mystérieux. Avec ce nouveau roman, l’auteur nous fait imaginer un univers très bien conçu, à la fois délirant et glauque, au croisement entre The walking Dead et un film de Tim Burton. Il instille comme à son habitude des thèmes qui lui sont chers : un questionnement sur la normalité, la peur de l’inconnu, et la discrimination envers autrui et ses conséquences. Il nous fait également réfléchir sur l’organisation et les dérives d’un monde où l’on doit survivre. Ici, les méchants ne seront pas ceux que l’on croit et même leur noirceur peut être discutable. En parallèle, son trio d’ados aura aussi ses premiers émois amoureux qui ne seront pas de tout repos. J’ai particulièrement apprécié le retournement de situation en fin d’ouvrage qui apporte un nouvel éclairage sur l’organisation de l’univers. Par ailleurs, l’héroïne a une personnalité forte, malgré quelques fêlures. Elle entraîne le lecteur dans son sillage, sur un air qui décoiffe ! Un roman post-apocalyptique du point de vue d’une ado en manque de résilience, mais avec une énorme soif d’aventures.

Dans ce monde ou dans l’autre, Catherine Locandro, éditions Albin Michel (Young adult)

Résumé : « Les forces de police, alertées sur des dérives sectaires, ont dû intervenir hier dans la vallée de la Volane, au lieu-dit Le Hameau. Sur les trente-cinq habitants et membres de la « Nouvelle Arche », trente-quatre, parmi lesquels le gourou et vingt et un enfants, ont été portés disparus. Ne restait sur place qu’une adolescente : dans un état de santé critique, elle serait restée enfermée plusieurs jours sans nourriture dans la salle dite « de Purification » ». Abigaëlle se réveille à l’hôpital, loin des siens, entourée de « Rampants » : à son chevet, des infirmières, un docteur, des policiers et un psychologue se relaient. La jeune fille tâche de mettre en mots ce qu’elle a vécu, pour faire avancer l’enquête et s’émanciper enfin du système idéologique qui la tenait enfermée.

Mon avis : Lu pour le menu Automne Frissonnant – Gare, gare à la main de gloire, je me suis laissée avoir par la couverture et le titre qui laissaient penser à un roman fantastique en lien avec la mort ou les fantômes. En fait, après lecture du résumé, il s’avère qu’il s’agit d’un roman policier dont le thème principal est l’embrigadement dans une secte. Et je dois avouer que c’est le meilleur roman Young adult que j’ai pu lire sur ce sujet car non seulement il explore le fonctionnement d’une secte et sa création, mais il explique comment les adeptes réussissent ou non à s’en sortir. L’auteure introduit dès le départ un suspense incroyable en posant une rescapée de 15 ans en narratrice principale. Abigaëlle est sur son lit d’hôpital après avoir été retrouvée dans un salle état dans les bâtiments vides de la secte par la police. En plus des sévices qu’elle a subit, elle a perdu en partie la mémoire. Tout l’enjeu du roman va être une sorte de course contre la montre pour retrouver les autres membres de la secte qui ont disparu, ainsi que la meilleure amie d’Abigaëlle : Appeline. Rencontrée au collège, elle l’a aidée à essayer de s’évader avec une partie des enfants de la secte, puis s’est volatilisée. Chaque jour, Abigaëlle reçoit la visite de son thérapeute puis écrit dans un journal à destination de son amie afin d’essayer de se souvenir de ce qui s’est passé. Au fil des jours, on découvre le fonctionnement de la secte : un groupe d’anciens drogués mené par un gourou au culte inspiré de l’hindouisme, qui prône une alimentation et une médication par les plante et écrit les seules histoires autorisées à être lue, toutes à sa gloire. On apprendra aussi les dérives dont les enfants seront les premières victimes : travail, maltraitance, lavage de cerveau pour le bien de la communauté. Un retournement de situation inattendu vous frappera au milieu du roman, avec le point du vue du thérapeute d’Abigaëlle, qui était plutôt bien trouvé. J’ai trouvé cette histoire formidable, autant du point de vue de sa construction, que de ses personnages, malgré un thème difficile. En plus, il a pour lieu la région où je réside, et je me demande s’il n’est pas tiré d’un fait divers. Pour résumer, un roman coup de coeur sur la construction d’une secte et la manière de s’en sortir… ou pas.

Stupeur, Julie Chibbaro, Lucca éditions (Young adult)

Résumé : Depuis quelques mois à New York, un étrange mal sévit et s’empare des familles cossues de la métropole. Maux de tête, fatigue, fièvre, état de stupeur… la fièvre typhoïde se répand sans répondre à aucun schéma distinctif et met en alerte les autorités. Deux ingénieurs du département de l’Hygiène et de la Santé, Prudence Galewski et George Soper, enquêtent sans relâche pour retrouver la trace du patient zéro de cette épidémie, celui qui serait responsable d’avoir contaminé tant de victimes… Le journal intime de Prudence, 16 ans, une jeune scientifique qui se forge une place dans un monde d’hommes et de préjugés sexistes, détaille cette course-poursuite contre le temps et la maladie et revient sur une découverte majeure dans l’histoire médicale.

Mon avis : Lu pour le menu Automne des mystères – Le destin perdu, j’avoue, avoir choisi ce livre pour sa superbe couverture et je m’attendais à un roman Fantastico-policier au vu du résumé. En fait, il y a bien du suspense dans cette histoire, mais elle ne relève pas du tout du genre Fantastique. Nous sommes dans un roman historique qui parle de sciences, de progrès de la médecine, de racisme envers les immigrants venus aux Etats-Unis au début du XXème siècle et surtout de féminisme. L’histoire nous est racontée du point de vue de Prudence, une jeune fille d’origine juive dont la mère est sage-femme et le père disparu à la guerre. Prudence s’intéresse à la science mais comme elle est pauvre et sans relations, elle ne sait pas comment s’élever socialement et travailler dans la recherche scientifique. L’obtention d’un emploi d’assistante-secrétaire auprès du Département de l’Hygiène et de la Santé va bouleverser son existence. Elle découvrira, tout comme le lecteur, un monde assez machiste où les femmes ont peu leur place, sauf à devenir des épouses, et où les rares femmes médecins doivent travailler plus dur et faire preuve de diplomatie pour se faire entendre de leurs homologues. Elle participera aussi à une enquête avec son patron-docteurs aux méthodes un peu douteuses, afin d’éradiquer une épidémie de fièvre qui donnera lieu à la découverte d’un patient particulier. L’Histoire du patient dont il sera question est basée sur un fait divers scientifique totalement véridique qu’évoque l’auteure en fin d’ouvrage. Les méthodes d’éradication de l’épidémie feront froid dans le dos et mettront en lumière le manque de connaissances et de possibilités des médecins de l’époque. D’une manière plus positive, le roman met aussi en avant l’influence des mesures d’hygiène sur l’éradication des maladies et la transformation de la ville de New York face à ces mesures. C’est également un roman sur une jeune fille qui s’efforce de faire le deuil de son frère, comble l’absence de son père et vit ses premiers émois amoureux dans la limite de sa condition sociale. Si j’ai beaucoup aimé les thèmes abordés dans ce roman, je noterai seulement un bémol sur le ton adopté par le personnage principal, tantôt naïf, tantôt gêné par les méthodes employées. S’il colle bien au personnage plutôt jeune et semble cohérent, cela m’a un peu ennuyée. J’ai plutôt l’habitude des héroïnes au fort caractère. Un roman très intéressant sur la ville de New York au début du XXème avec une multitudes de thèmes forts que je vous recommande, si vous appréciez les énigmes scientifiques.

La sourcière, Elise Fontenaille, éditions Rouergue (Young adult)

Résumé : Une nuit de lune rousse, au pays des volcans assoupis, Gallou la Brodeuse recueille une toute jeune fille sur le point d’accoucher. Au coeur de la forêt et au milieu des bêtes, elle enfantera Garance. Dans ce monde où la magie et la nature sont un rempart à la violence et l’ignorance, Garance deviendra la Sourcière. Admirée puis rejetée de tous à cause de ses étranges pouvoirs et de sa beauté époustouflante, la jeune fille va devenir la proie de celui que tout le monde craint : le Saigneur Guillaume…
Mais comment lui échapper ? Comment résister à sa force et à son armée de Moines rouges ?

Mon avis : Lu pour le menu Automne des mystères – Les ruines de l’Atlantide, je vous présente un conte (ou une nouvelle) comme on n’en fait plus ! L’histoire est courte mais envoûtante, entre historique et fantastique avec surtout un style qui rappelle les histoires que l’on raconte au coin du feu. Il met en scène une poignée de personnages forts, concentrés autour de la figure de la Brodeuse, sorte de magicienne vivant dans la forêt, qui adopte Garance une nuit de lune rousse. A l’enfant, elle apprendra tout ce qu’elle sait : broder, envoûter les arbres et les plantes. Garance grandira protégée par une renarde aussi rousse qu’elle, sous les regards bienveillants de la Gitane, du Vielleux et de l’Aveugle. Mais un danger rôde : Guillaume le Saigneur, fils d’un seigneur cruel dont la mère s’est suicidée, puis la fille, cherche à tout prix à posséder Garance. Entre le mépris des villageois à qui elle portera secours avec ses dons de sourcière, et le Saigneur qui guette un moyen de la violer, Garance veille… Jusqu’au jour où elle le rencontrera enfin. L’auteure sait instiller dans ce très court récit toute une ambiance faite de forêt, de croyances en la nature, de violence masculine. Chaque chapitre donne un point de vue différent sur l’avancée de l’histoire car il mettra en scène un personnage, voire des animaux ou un élément de la nature. J’ai été charmée de lire ce récit, qui dès les premières pages m’a immédiatement plongée dans son univers. Certains personnages ont des surnoms associés à leur métier ou à leur caractéristique, plutôt qu’un vrai nom, mais cela ne m’a pas dérangée. Au contraire, cela m’a permis de me concentrer sur le récit. Outre une ambiance, l’auteure parsème son histoire de thèmes forts : la puissance du plus fort, le rejet de la différence, la condition des femmes seules ou considérées comme des sorcières… Un conte au coin du feu qui vous plongera dans la forêt rien qu’une heure, aux côtés de Garance, sa renarde et tous les autres…

Vilain chien, Morgane Caussarieu, éditions du Chat Noir (Jeunesse)

Résumé : Zachary, dix ans, vit seul avec sa mère au milieu de la forêt canadienne, au Québec. Son père est mort récemment dans un accident de chasse et le petit garçon ne peut accepter sa disparition. Il est persuadé que son papa est encore là, quelque part.Le soir d’Halloween, un homme inquiétant fait don à Zachary d’un adorable petit chien de chasse. Un chiot au regard plus que troublant. Un chiot au comportement étrange…

Mon avis : Lu pour le menu Automne Douceur de vivre – It’s just a bunch of Hocus Pocus, j’ai pas mal frissonné avec ce court roman jeunesse sur le thème du deuil et aux couleurs automnales. Il nous présente un jeune garçon convaincu que son père n’est pas mort comme tout le monde lui répète autour de lui. Avec l’arrivée d’un chiot qui a étrangement certaines caractéristiques de son père, le petit garçon va voir son idée renforcée et s’enfoncer dans le déni. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance à huis-clos que nous présente l’auteure : Zachary vit seul avec sa mère dans une cabane près de la forêt et surtout très loin de la ville. Bien que vivant à notre époque, on a l’impression qu’il est d’un autre temps. Le fait que son père soit chasseur et taxidermiste, et que sa mère s’habille comme au XIXème siècle renforce cette idée. L’ambiance canadienne est très présente : entre chalet en bois, jardin avec épouvantail et surtout expressions typiquement canadiennes, l’auteure a mis le paquet pour nous emmener dans ses valises de l’autre côté de l’Atlantique. Si au début, on a l’impression d’être dans un roman fantastique avec ce chien étrange qui va peu à peu prendre les caractéristiques du père, et une mère totalement cinglée, on glissera progressivement vers un roman plus contemporain qui aborde l’acceptation de la perte d’un être cher voire la résilience. L’auteure glisse également quelques réflexions sur le bien-être animal et l’inutilité de la chasse à une époque où l’on peut se nourrir en allant simplement au supermarché. Malgré la jeunesse du narrateur, qui nous donne ses impressions d’enfant de 10 ans, j’ai trouvé cette histoire attachante et un peu flippante. Et surtout je ne me suis pas du tout ennuyée. Un court roman fantastique sur le thème du deuil qui pourra plaire autant aux adultes qu’aux enfants, malgré un thème peu facile à aborder.

Ce qui hante les bois, Dawn Kurtagich, éditions du chat noir (Young adult)

Résumé : Fuyant un père qui les maltraite, Silla et Nori arrivent à «La Baume», le manoir de leur tante, une vieille bâtisse couleur de sang. Pour la première fois, les deux sœurs se sentent enfin en sécurité. Mais peu à peu une sombre réalité se dévoile… Le bois qui entoure la propriété n’est-il pas trop silencieux ? Tant de questions restent sans réponse : qui est cet homme que seule Nori peut voir ? Tante Cath n’est-elle pas en train de sombrer dans la folie ? Et pourquoi les arbres semblent-ils se rapprocher ?

Mon avis : Lu pour le menu Automne frissonnant – Gare, gare à la main de gloire, j’ai bien frissonné face à cette histoire d’horreur fort angoissante. Au début, l’histoire ressemble à un mauvais film qui semble trouver une porte de sortie : deux soeurs fuient un père violent pour se réfugier chez leur tante qu’elles ne connaissent pas, dans une maison au fond d’une forêt. Après avoir retrouvé un semblant de normalité et de réconfort, l’aînée commence à remarquer d’étranges choses : sa tante devient folle, une forme humaine sans yeux mais avec un sourire effrayant l’observe dans la forêt, une malédiction liée à leur famille refait surface dans ces bois. Silla s’arrme de courage pour affronter les dangers qui rôdent et protéger sa soeur, mais elle tombe peu à peu dans la psychose et la folie. La maison semble vivante et à la fois morte. Les bois se rapprochent de plus en plus jusqu’à faire partir des murs. Un garçon venu de nulle part vient lui prêter main forte. Et toujours cette faim constante, mais cette impossibilité d’avaler quoi que ce soit… L’auteure nous plonge dans les arcanes de la folie pure, nous poussant à nous interroger sans cesse sur la crédibilité du récit de l’héroïne ou à faire la différence entre fiction et réalité. Le final, comme une délivrance, viendra mettre un terme à nos souffrances avec un rebondissement de situation totalement inattendu. Le récit est addictif et plein de suspense, l’ambiance glauque à souhait. Si j’ai beaucoup apprécié cette plongée fantastique, j’ai tout de même noté quelques longueurs en milieu de récit, attendant avec impatience un rebondissement que j’aurais souhaité moins lointain. Une histoire d’horreur à ne pas lire la nuit sous peine de rêver d’êtres sans yeux qui vous attendent dans un recoin sombre de votre chambre…

Beaucoup de romans young adult pour cette première salve de lectures du Pumpkin Autumn Challenge et de nombreux livres non-prévus dans ma PAL initiale. Néanmoins, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette jolie pile et je compte bien continuer sur ma lancée pour terminer toutes les catégories cette année !

N’hésite pas à laisser un commentaire si tu as aimé l’une de mes lectures pour me donner ton avis.

Tchai Latte et citrouille,

A.Chatterton

7 commentaires

  1. On a été raccord sur le thème de nos mini-chroniques en pagaille aujourd’hui 🙂
    Je note sans hésiter Dans ce monde ou dans l’autre. Le sujet des sectes m’intéresse, mais je ne le rencontre jamais dans mes lectures. Merci pour la découverte.
    Quant aux autres, ils m’intéressent tous, notamment Stupeur, appréciant beaucoup les romans de la maison d’édition.

    Aimé par 1 personne

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