Publié dans Questions existentielles

Des bienfaits du club lecture privé

Il y a quelques semaines, j’ai intégré un club de lecture sur Discord organisé par Justine du blog Jasmin étoilé. Après avoir essayé le club de lecture en bibliothèque et les forums en ligne, j’ai trouvé cette initiative beaucoup plus enrichissante pour échanger sur la littérature. Voici un petit panorama des raisons qui pourraient vous pousser à franchir le pas, voire à créer votre propre club de lecture.

Comment je suis arrivée au Club lecture de Jasmin étoilé

Quand j’ai déménagé à Lyon en juin 2019, avec la création du blog, j’ai eu envie de rencontrer des gens qui aimaient autant lire que moi, voire des blogueurs qui pourraient me conseiller ou avec qui tout simplement échanger.

Mon rêve était de créer mon propre club lecture privé chez moi, en invitant des amis ou des connaissances une fois par mois autour de pâtisseries, afin d’évoquer le dernier livre que chacun avait lu.

Or, entre un nouveau travail sans lien avec la bibliothèque et mon manque de tissu social sur place, j’ai un peu galéré à trouver. Je me suis fait quelques amis, j’ai même adhéré à un club lecture dans une des bibliothèques lyonnaises, mais cela ne me suffisait pas. Par ailleurs, dans ces clubs lecture, ce sont souvent des seniors qui viennent et la littérature de l’imaginaire, ma grande passion, est très peu évoquée.

Désespérée, j’ai commencé à m’abonner à des blogs lecture sur wordpress et à me recréer une petite communauté, mais cette fois-ci en ligne, à la fois pour me donner des idées pour mon blog, mais surtout par curiosité. J’ai remisé mon rêve de club lecture à la maison et je me suis concentrée sur des personnes bien présentes, mais derrière un écran.

Pendant le confinement, j’ai lu un post de Babitty du blog Histoire Naturelle des bibliophiles (que je te conseille fortement si tu aimes t’interroger sur la littérature). Elle évoquait un club lecture auquel elle venait d’adhérer organisé par Justine du blog Jasmin étoilé. J’ai regardé le questionnaire d’entrée, je l’ai rempli et … j’ai rejoins leurs rangs.

Pourquoi ce club de lecture privé est génial ?

Ce club est en ligne sur Discord, ce qui veut dire qu’il est toujours disponible, que je peux relire les conversations que j’ai manquées, et surtout que je peux poster quand je veux. Pour moi, cela a un énorme avantage car je suis souvent connectée, mais j’aime organiser mon temps. Si je n’ai pas envie de me joindre aux conversations une soirée, je n’y vais pas. Et surtout, tout ce qui est posté reste sur ce salon discord privé, ce qui n’est pas le cas des forums publics ou toute publication est visible par tout le monde.

Nous échangeons beaucoup sur les livres, autour du livre mais aussi le blogging, nos librairies préférées… et sur nos vies. Cela m’évite de lire dans mon coin et je peux partager mes impressions de lecture en direct avec des gens qui me répondent. Ce ne sont pas des bouteilles jetées à la mer en attendant que quelqu’un les saisissent.

Echanger avec des inconnus dans la vraie vie, je trouve  cela personnellement flippant car je suis d’un naturel timide malgré les apparences. En ligne, c’est plus facile. Et le fait que nous soyons peu et respectueuses les unes des autres aide à établir le climat de confiance dont j’ai besoin pour m’exprimer. Bref, je me crée une petite communauté d’amies, et ce  n’est pas désagréable.

Le club fait grandir ma PAL encore plus, je ne le cache pas. Nous avons d’ailleurs un slogan, inventé suite à une énième bêtise de ma part :  « Tu as une Pal honteuse et tu veux en parler ? Rejoins-nous ! » . Car nous avons TOUTES une Pile A Lire de folie, sans jamais réussir à en venir à bout. Du coup, cela dédramatise d’en parler ensemble, et de l’agrandir ensemble, un peu comme une réunion d’addicts anonymes. 🙂

De mon côté, c’est d’autant plus positif car je sors parfois de ma zone de confort de lecture ou j’ajoute des romans qui seraient passés entre les mailles du filet de ma veille au cours d’une conversation du club.

Enfin, nous venons de métiers différents et cela permet d’en apprendre plus justement sur ces voies professionnelles. Entre une libraire responsable de box littéraire, une prof de français, une étudiante en lettres, une auto-entrepreneuse, une inspectrice du travail et une libraire en recherche d’emploi, il y a de quoi faire. Niveau âge, je suis  la doyenne, je crois car toutes ont moins de 30 ans. Pour autant, je n’ai pas l’impression d’un écart d’âge et au besoin j’aime bien donner des conseils professionnels. Et nous sommes dispersées géographiquement parlant : Paris ou île de France, Toulouse, Lyon…

Bref, tout cela donne un beau mélange très enrichissant avec une volonté de partage énorme. Et c’est le but de ce club.

Comment ça marche ?

Justine présente son club dans cet article présent sur son site Jasmin étoilé. La base est de présenter au moins 1 à 2 livres par mois, de participer, d’aimer la lecture et surtout d’être respectueux de l’avis des autres.  Il y a également un petit questionnaire à remplir. Le club se limitera à environ 12 personnes maximum. Pour le moment, nous sommes 7 et que des filles, mais le club est ouvert aux garçons, (hein ! ) et aux personnes non-genrées.

Il y a de nombreux salons dédiés à des thématiques de discussion : genres littéraires, films, séries, sites à conseiller, concours en ligne à partager, etc… Chaque membre peut proposer de nouveaux salons de discussions dans la rubrique améliorations. Nous partageons aussi nos ressources dans un google drive commun à tous les membres.

Côté communication, Justine partage parfois nos avis de lecture du club sur la page insta de jasmin étoilé et nous recevons chaque mois une Newsletter qui récapitule les activités du club. Dernièrement, nous avons lancé une lecture commune sur Wild de Sheryl Strayed et nous envisageons la création d’un swap entre les membres à partir du mois d’août, sans obligation de participation.

Côté coulisses, nous discutons souvent en journée. Le télétravail a bien aidé à développer le club. Je n’aurai pas autant discuté si je bossais en présentiel !

Pour conclure sur le club de lecture privé

Je suis contente d’avoir rejoins ce club et de voir le nombre de choses partagées en l’espace de quelques semaines. C’est vraiment une aventure incroyable !

Si toi aussi tu as envie de nous rejoindre, n’hésite pas ! Tu ne le regretteras pas !

Et si toi aussi tu as envie de créer ton propre club de lecture, virtuel ou IRL, lance-toi ! Cela demande un petit temps d’organisation, mais le résultat en vaut la chandelle.

Tasse de thé et lecture commune,

A.Chatterton

Publié dans Ateliers d'écriture, On joue ?

Concours d’écriture : la nouvelle policière

Depuis trois ans déjà, je soutiens une manifestation littéraire appelée Les Rencontres littéraires du polar et du roman noir du Deschaux ou plus simplement L’Automne sera noir. Il s’agit d’une journée organisée dans le village de Le Deschaux dans le Jura, autour de la littérature policière, qui comprend des dédicaces d’auteurs, une table-ronde littéraire, parfois un jeu, et surtout un concours de nouvelles ! Je me suis dit que l’exercice pourrait peut-être vous intéresser, alors voici le sujet de l’édition 2020…

Qui peut concourir ?

Il est possible de concourir selon 4 types de catégories :

  • Si tu es prof et que tu as une classe de primaire : la rédaction collective d’un texte de 3 pages minimum.
  • Si tu es prof et que tu as une classe de collège ou lycée : la rédaction collective d’un texte de 5 pages minimum.
  • Si tu as moins de 18 ans (catégorie Ado) : la rédaction d’un texte individuel de 5 pages minimum.
  • Si tu as plus de 18 ans (catégorie Adulte) : la rédaction d’un texte individuel de 8 pages minimum

Quel est le règlement du concours ?

Ce concours ne requiert pas de droit de participation à régler. En revanche, il implique le respect du règlement du concours, le fait que tu ne peux te prévaloir d’un droit d’auteur par la suite, sur ton texte et que tu autorises son utilisation à but non lucratif (ex : à des fins pédagogiques, lecture publique…).

Chaque participant doit réaliser une nouvelle originale avec un titre.

La nouvelle doit finir par cette phrase : « Écartant les roseaux, elle sortit de l’eau, puis se mit à courir dans la nuit. » et comprendre les mots suivants : Etang Billedon, Bois des Noues, Les Granges, Le garde champêtre, Chiens, Chevaux, Château. (ce sont pour certains, des quartiers du village de Le Deschaux).

Le texte doit être présenté sous format A4 (21X29.7cm) avec une police de caractère en corps 12, interligne 1.5 et une marge de 2 cm à gauche  et 1.5 cm à droite.

Selon la catégorie dans laquelle tu concours, il faudra indiquer :

  • Pour les enseignants de primaire : Le nom de l’établissement, de la classe et du professeur.
  • Pour les enseignants de collège et lycée : Le nom de l’établissement, de la classe et du professeur référent.
  • Pour les adultes et adolescents en individuel : ton nom, prénom, adresse postale, email et numéro de téléphone. Et ta date de naissance si tu n’as pas 18 ans.

Ta nouvelle est à envoyer par email  au bibliothécaire du Deschaux, Michel Venel à l’adresse suivante : bibliotheque.le.deschaux@gmail.com  

L’email devra comprendre deux pièces jointes sous word : la première pièce-jointe sera la nouvelle, la seconde pour tes coordonnées.

Attention : La date limite de participation  est le 15 juillet 2020 !

Qui délibère pour le vainqueur ?

Le jury est présidé par le Maire du Deschaux, Patrick Jacquot. Il est composé de Michel Venel, responsable du projet et de la bibliothèque du Deschaux, Annick Fontaine, Correspondante du Progrès, Sandrine Kedziora et  Joël Verdelet, Conseillers Municipaux, Virginie Pique, Bibliothécaire à la médiathèque du Grand Dole et Corinne Desies-Dalloz, libraire à Poligny.

La remise des prix aura lieu le Dimanche 06 septembre à 15 h à la salle des fêtes du Deschaux. Tous les participants recevront un courriel le Vendredi 01 septembre pour connaître les résultats.

Tous les textes feront l’objet d’un recueil consultable à la bibliothèque du Deschaux.

Qu’est ce qu’il y a à gagner ?

Selon la catégorie dans laquelle tu concours, le prix sera différent.

Pour les enseignants, l’ensemble de la classe recevra un livre par élève et un par enseignant, au choix parmi les auteurs invités du Salon.

Pour les adultes et adolescents qui concourent en individuel, un lauréat de chaque catégorie recevra trois romans policiers dédicacés de son choix parmi les auteurs invités du Salon.

Pour te donner une idée des auteurs invités au salon, je t’invite à consulter la page facebook de l’événement où Michel, le bibliothécaire du Deschaux, publie régulièrement les noms des invités. Les années précédentes, le salon a accueilli 17 auteurs dont : Gaëlle Perrin-Guillet (dont je t’ai parlé avec le roman Soul of London), Guillaume Ramezi, Estelle Tharreau, Michel Embareck, Philippe Koeberlé, Hugues Pagan, Sébastien Lepetit, Eric Martzloff… Certains sont des auteurs régionaux, d’autres d’anciens flics, tous sont passionnés par le roman noir ou policier.

Le mot de la fin…

Cette manifestation est très familiale et c’est toujours un plaisir pour moi de retrouver ce petit monde. Je t’invite à y venir si tu passes dans le Jura. La prochaine aura lieu le dimanche 6 septembre 2020, à la salle des fêtes de Le Deschaux si tout va bien…

Si tu ne souhaites pas participer au concours, tu peux toutefois t’entraîner à cet exercice d’écriture sous contraintes. C’est un bon moyen pour développer tes compétences de novelliste en herbe, surtout si tu débutes en nouvelle policière.

Loupe et relevé d’empreintes,

A.Chatterton

Publié dans Lectures

Une collection d’ennuis, Alex Evans, éditions ActuSF

Que faire si la collection d’objets érotiques que vous venez d’acquérir vous apporte plus d’ennuis que d’argent ? Tel est le dilemme de Vif-argent, une antiquaire de la Cité de Jarta. Mais l’ancienne voleuse a encore de la ressource ! 

Résumé : Vif-argent, une antiquaire raffinée, s’apprête à mettre en vente une collection pour le moins inhabituelle. De plus, un élément du lot semble attirer la convoitise d’individus aussi divers que mal intentionnés. La jeune femme se retrouve obligée de protéger sa marchandise, tout en gérant les problèmes conjugaux de l’un de ses amis et les bourdes de son ado de fils. Heureusement, Vif-argent a plus d’un tour dans son sac…

Mon avis :

Où l’on rencontre une nouvelle héroïne de l’univers d’Alex Evans

Alex Evans a pour principe dans ses récits de mettre en avant ses personnages féminins. Une collection d’ennuis ne déroge pas à la règle en nous présentant Vif-Argent, ancienne voleuse, antiquaire respectable mais aussi mère célibataire d’un ado en pleine crise dans la belle cité de Jarta.

Femme exilée, sorcière en secret, elle ressemble un peu à Padmé de Sorcières et Associées dans son envie de paraître respectable (même confrontée à des gredins en affaires). Elle a malgré tout bon fond car en plus d’être une commerçante douée, elle s’efforce d’aider ses amis.

Après les sorcières-détectives, les archéologues et les scientifiques, avec ce personnage, nous abordons un aspect de l’univers de Jarta qui a une grande importance : celui des antiquaires. Car souvent la magie réside dans des objets ou reliques, et c’est par eux qu’ils transitent. Il s’agit donc d’un métier potentiellement dangereux, surtout si l’objet en question attire des convoitises peu ordinaires, ou que vous l’avez acquis malhonnêtement.

Une intrigue pleine de rebondissements et d’humour

Une collection d’objets ayant peut-être appartenu à la grand-mère de Padmé (hypothèse personnelle, peut-être erronée) arrive dans la boutique de Vif-Argent et c’est le début d’un bon pactole mais aussi de pas mal de problèmes.

Entre un objet possédé et un autre convoité par plusieurs personnes mal intentionnées, Vif-argent va en voir de toutes les couleurs.

Les éléments de l’intrigue sont jetés ça et aident à maintenir le suspense. Le lecteur, comme l’antiquaire, va devoir mettre les choses bout à bout pour venir à bout de ce puzzle.

Quelques surprises sont à prévoir, mais aussi des passages hilarants avec notamment un chef d’équipage épuisé par sa femme nymphomane (mais soucieux qu’elle lui soit fidèle), un prêtre possédé et surtout un fils en pleine crise d’émancipation.

La pauvre Vif-Argent va devoir faire preuve de sang-froid pour concilier vie professionnelle et personnelle et cela ne sera pas de tout repos.

En conclusion : Une nouvelle amusante qui introduit la caste des antiquaires, auprès d’une héroïne très maline mais dépassée par son fils. Encore une fois, Alex Evans nous propose un personnage féminin qui essaie de se construire une nouvelle vie dans une ville multiculturelle, en partant de rien. Une belle leçon de vie.

Si toi aussi tu as envie de lire cette nouvelle, c’est possible ! Elle est disponible gratuitement sur le site des éditions ActuSF. N’hésite pas à me faire un retour en commentaire 😉

Publié dans Veille littéraire du net

And my watch begins #10

Au sommaire de cette watch : un forum dédié à la littérature anglaise, une visite virtuelle d’un musée japonais d’animation très connu, deux concours pour gagner des livres, un podcast d’histoires glaçantes sur les yokai, des jeux steampunk, un article sur ma chaîne de musique préférée, un salon du livre virtuel LGBT et des livres-maisons…

Le site internet de la semaine

whoopsy daisy

Tu l’auras remarqué au fil des watch, je suis fan de littérature anglaise. Entre J.K. Rowling, Beatrix Potter, Jane Austen, les soeurs Brontë et Arthur Conan Doyle, mon petit coeur s’emballe assez rapidement pour le continent britannique. Et je vais te dire un secret : j’y ai même travaillé pendant un an ! Mais c’est une autre histoire…

Le site que je te présente aujourd’hui regroupe un peu tous mes auteurs britanniques préférés et bien d’autres, mais aussi une communauté active sur le sujet. Il s’agit de Whoopsy Daisy. 

Ce site est un forum participatif très large sur la littérature anglophone, principalement britannique mais aussi américaine. Tu peux y réaliser des challenges de lecture, y trouver des conseils de livres selon différentes thématiques ou genres,  ou débattre sur ton film préféré.

Le design reste celui des forums des années 2000, et il faut un peu de temps au début pour se repérer, mais cela en vaut la peine. Les Whoopsy Daisiennes sont très dynamiques et accueillantes et tu peux lancer tes propres sujets tout en respectant la charte de bonne conduite du forum bien sûr. En bref, un super espace de discussion et de découverte pour tout amateur de culture anglophone qui se respecte. 😉

La visite virtuelle du mois

Cette fois-ci, je t’emmène… au Musée Ghibli ! Situé à Mitaka, dans la banlieue de Tokyo au Japon, le musée est fermé au public depuis le début du confinement. Ils ont donc décidé de réaliser des vidéos pour présenter le parc et de les présenter sur leur chaîne Youtube. Certes, il n’est pas possible de visiter le musée dans le cadre d’une véritable visite virtuelle comme sur Google maps ou avec un module de vidéo en 360°C, mais c’est toujours un premier pas pour découvrir ce musée de plus près.

Moi qui suis fan des films d’animation de ce studio, je retrouve avec plaisir la mignonitude  des intérieurs mi-japonais mi-européens fantasmés,  tout en restant dans mon canapé, et cela me fait voyager un peu à défaut de partir en vacances. Le bémol ? La visite est un peu courte : 6 vidéos de 1 minute chacune. J’aurais préféré un plus grand tour, mais le musée publie quand même régulièrement des vidéos. Qui sait ? D’ici l’été, nous verrons peut-être un peu plus l’intérieur du parc ? J’ai trouvé une vidéo d’une youtubeuse sur les extérieurs si cela t’intéresse, pour patienter. Visiblement, filmer à l’intérieur n’est pas autorisé pour les visiteurs du musée…

Deux concours pour gagner des livres

Cette semaine, je suis tombée sur deux concours pour gagner des livres sur les réseaux sociaux :

Le premier est organisé par la romancière Elodie Serrano, auteure de Cuits à point aux éditions ActuSF. Il s’agit de remporter un exemplaire de son livre en allant sur sa page auteur Facebook. Si tu ne connais par l’intrigue, je t’invite à relire ma chronique sur le sujet. Le concours se terminera le 25 mai à 18h.

Le second concours a lieu sur le compte Instagram des éditions Snag et en partenariat avec le PLIB 2020. Tu peux remporter un exemplaire de La cité des Chimères de Vania Prates, une des finalistes du Plib 2020, ou carrément un swap réalisé par l’auteure (avec un exemplaire dédicacé de son livre et pleins d’autres trucs). Le concours se terminera le 29 mai. Tu trouveras un résumé du livre en cliquant sur le titre pour te donner une idée de l’intrigue. 😉

Le podcast de la semaine

téléchargement

Il y a peu, j’ai rejoins un club lecture sur Discord avec qui j’échange beaucoup (ce qui fera l’objet d’un article pour t’en parler) et cela m’a permis de découvrir de nombreux podcasts dont celui de La librairie Yôkai. Il est écrit et réalisé par Amandine Coyard, une créatrice de contenus qui réside à Tokyo. Il y a deux formats : Les histoires glaçantes, épisodes courts de 4 minutes où elle propose une histoire qu’elle a écrite autour d’un Yokai. Et les formats plus longs de type émission où elle raconte des histoires vraies et des légendes sur un Yokai en compagnie de Mathieu de Mensetsu. Les podcasts des émissions sont en accès libre sur le site d’Amandine, et aussi sur Spotify. Ceux sur les Histoires glaçantes sont accessibles sur la plateforme Badgeek. Un podcast idéal pour en apprendre un peu plus sur la culture japonaise mais évite tout de même les histoires glaçantes le soir avant d’aller dormir… 😉

Les jeux de la semaine

Les beaux jours reviennent et j’ai la nostalgie des conventions et des festivals geek et littéraires auxquels je me rends d’habitude. Alors j’ai décidé d’amener le festival à toi en te proposant des jeux steampunk qui sont habituellement présents lors des manifestations. J’en connais actuellement trois :

Le Duel de thé consiste à s’affronter à deux autour d’une tasse de thé et d’un biscuit à thé. Le but est de manger son biscuit trempé de thé avant l’autre, sans qu’il tombe non plus, au top-départ de l’arbitre. Attention à ne pas le faire tomber dans ton thé ou sur toi, sinon gare aux pénalités !

Le Duel d’ombrelle reprend les codes du chifoumi (pierre-papier-ciseaux). On s’affronte à deux comme un duel au pistolet, dos à dos. Et au signal de l’arbitre, on se retourne en réalisant une figure avec son ombrelle. Certaines figures sont plus fortes que d’autres. Il y a en général trois manches. Si tu n’as pas d’ombrelle à la maison, tu peux utiliser un parapluie. 😉

Pour finir, le Teapot-Racing est une course de théières téléguidées. Tu as bien lu ! Les vaporistes (=gens qui font du steampunk) sont des bricoleurs. Une voiture téléguidée toute simple, très peu pour eux ! Ils ont décidé de monter des théières sur des ossatures de voitures téléguidées,  et le must, c’est de l’accorder avec sa tenue steampunk. Tu peux bien sûr faire des courses d’obstacles et inventer des défis chronométrés avec ta création.

L’avantage de ces trois jeux est qu’ils nécessitent peu de matériel (à part le teapot-racing) et que tu peux y jouer en intérieur comme en extérieur (si, si, même dans ton salon !)

Si tu souhaites connaître les subtilités des règles pour ces trois jeux, je t’invite à lire l’article d’Arthur Morgan à ce sujet. Et si tu veux aller plus loin, il existe la Fédération Française de Duel de thés, la Fédération Française de Duels d’ombrelles et la Teapot-racing France. D’autres jeux existent certainement, d’autres sont à inventer, dans tous les cas, le but est de s’amuser, de bricoler et de socialiser, le tout avec distinction bien sûr !

L’article de la semaine et la chaîne de radio qui l’accompagne

La semaine dernière, j’ai lu un article de Traxmag concernant la musique Lo-fi hip-hop  qui m’a marquée. En effet,  je croyais être une des rares personne à écouter ce genre de musique sur internet. En fait, j’ai découvert que nous sommes des millions et l’article explique très bien les origines de cette musique, et surtout quelle population elle regroupe.

Pour résumer, c’est un style créé fin années 90-début années 2000 mélangeant plusieurs genres musicaux, qui rassemble des adolescents fans de dessins animés japonais et de communautés en ligne. Une musique idéale pour réviser à la maison seul dans sa chambre, loin du tumulte extérieur, mais parfois aussi teintée de solitude et de tristesse. Dans l’article, tu apprends qu’une des vidéos les plus populaires a dû être archivée par Youtube lui-même pour qu’elle continue d’exister, car le créateur de la chaîne a cessé d’émettre en dépit de millions de vues. Tu apprends aussi qu’une autre vidéo a fait l’objet d’une campagne de prévention contre le suicide…

Bref, tout cela ne semble pas très gai même si la musique en soi est plutôt sympa. Par ailleurs, il faut mettre un peu de distance sur ce qui est raconté dans l’article vis à vis de son public par exemple. Même si je suis fan de culture japonaise et de communautés en ligne, je ne suis pas une ado ! Ceci dit, j’ai été contente de savoir que je n’étais pas la seule à être fan de Lo-fi hip hop et je t’invite à lire cet article fort intéressant si toi aussi tu en écoutes.

Pour aller plus loin,  j’en profite pour te faire découvrir ma chaîne de Chill préférée : Lo-fi Hip hop radio. Je l’écoute souvent pour écrire mes articles car cela m’apporte une ambiance sereine de travail. J’apprécie aussi l’animation réalisée sur la vidéo avec le raton-laveur et les changements de saison ou les rythmes de la journée derrière la fenêtre. Bref, ouvre la vidéo et tu comprendras. 😉

Un salon du livre virtuel

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Les éditions YBY, spécialisées dans la littérature LGBT ouvrent un salon virtuel littéraire qui aura lieu les 4 et 5 juillets prochains. Il se nomme Y/Books et aura lieu sur Discord avec pour le moment les auteurs de cette maison d’édition dont Emrys que je t’avais déjà présentée avec la chronique sur sa nouvelle Derniers battements. Toutes les informations sur l’Événement sont à retrouver sur le site de la maison d’édition et sa page facebook. Il est déjà noté au programme des tables-rondes, des rencontres d’artistes et des surprises à gagner. Alors, retiens la date, en plus tu n’auras pas à bouger de ton canapé ! 🙂

L’artiste du moment

Connais-tu les miniatures Book Nooks ? Si le nom ne t’évoque rien, tu auras certainement vu passer ces photos sublimes sur Bored Panda de livres aménagés dans des bibliothèques comme des mini-maisons miniatures pour des habitants invisibles. Cela te revient ? Cette semaine, j’ai découvert un article détaillé en anglais du blog Messy Nessy Chic qui explique un peu comment sont nés ces livres-maisons-miniatures.

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Visiblement, une importante communauté de créateurs de ces maquettes peu ordinaires est présente sur Reddit.com. Il y a une forte entraide avec un mode d’emploi pour les débutants et une partie exposition où chacun montre sa dernière création. Pour quelques créateurs, l’engouement a été tel de la part du public qu’ils ont commencé à vendre leurs créations sur Etsy… avant d’être vite dévalisés ! Maintenant, ils ne produisent que sur commande car créer ce genre de projet prend énormément de temps, mais tu peux encore en trouver à la vente. Compte en moyenne entre 100 et 200 euros pour une reproduction d’une rue japonaise, ou du Chemin de Traverse…

Pour ma part, j’ai tenté de réaliser une maison-livre pour Marmouset, ma souris de bibliothèque, mais le résultat est très loin de ce que font les Book-Nookers, car je n’ai pas leur talent… 😦

Miss Chatterton cliché par Anais Nannini

Voilà, ma veille littéraire de la semaine est terminée. N’hésite pas à m’indiquer en commentaire tes propres trouvailles pour la beauté du partage. Si tu as raté mes autres watch, tu peux les retrouver ici.

Miniatures et musique zen,

A.Chatterton

ps : le dernier cliché est d’Anais Nannini

Publié dans Lectures

Love in 56K, Clémence Godefroy, éditions du Chat noir

L’amour est souvent au coeur des romans de Clémence Godefroy. Dans Love in 56K, il en sera question mais pas seulement : amitié, problèmes d’adolescence et quête de soi seront également au rendez-vous. Bienvenue dans les années 1998 !

Résumé : A la rentrée de septembre de Westbridge High, Erika Schmidt est bien déterminée à faire de cette année scolaire 1997-1998 la meilleure de sa vie : de bonnes notes, de bons moments avec ses deux meilleures amies, et une place dans la rédaction du journal du lycée, voilà tout ce qu’elle désire. C’était sans compter sur Scott Peterson, qui est devenu hyper craquant en l’espace d’un été, et tous les déboires qui s’ensuivent quand on est plutôt timide avec les garçons et plutôt vue comme une nerd par les élèves populaires du bahut. Heureusement, Erika vient de commencer une nouvelle série de livres, Les Sorciers de Bellwood, qui lui fait oublier ses problèmes. En attendant le prochain tome, elle trouve sur Internet un forum de fans, puis des sites de fanfic, et bientôt sa connexion 56K est à la fois son seul réconfort et son secret le mieux gardé…

Mon avis :

Bienvenue dans un lycée américain

J’ai commencé ce livre sans jeter un oeil au résumé.  Ce qui m’a surprise le plus pendant les premiers chapitres, a été la sensation de lire un roman se déroulant en France, jusqu’à ce que des détails viennent perturber l’intrigue : aucun lycéen français ne possède  de voiture pour se rendre en cours avec ses amis !

Clémence Godefroy est française, mais elle a recrée avec brio cette ambiance lycée américaine qui regroupe pas mal de clichés, et qu’on retrouve dans certaines séries tv. Cependant, elle y a ajouté sa touche personnelle pour que ces clichés ne nuisent pas à la qualité de l’intrigue.

Par exemple, au niveau des personnages, on retrouve les différents groupes typiques : les nerds du club d’informatique, l’équipe de sport (basket, football), les pom-pom girls populaires, la peste de service, la bande de copines intellos, le meilleur ami gay.

Les nuances interviennent dans la construction des personnages. Ainsi, dans l’équipe de basketball, Scott est aussi un geek qui a du mal à s’intégrer;  dans le club informatique,  on compte une future diplômée de grande université très sûre d’elle, … Chacun n’est pas celui qu’il semble être et c’est ce qui fait la richesse de ce récit.

L’auteur aborde plusieurs sujets sur cette période charnière de Première-Terminale propres aux américains : les fêtes entre élèves, le souci d’aller s’inscrire ou non dans une université après la remise des diplômes, les virées au centre-commercial, les jobs d’appoint, le sous-sol aménagé en antre d’ado, le fait d’avoir ou non une voiture, et surtout la sexualité naissante.

Tout contribue à recréer cette époque de liberté surveillée, de désir d’émancipation, de rêves à venir de ces adolescentes américaines mais qui s’étend aussi aux françaises sur certains points comme la sexualité.

Premiers émois amoureux dans la vie d’une lycéenne

Erika est le personnage principal de cette histoire. cette année, elle a décidé avec sa bande de copines qu’elle se montrerait plus adulte. Mais voilà, elle a développé une passion pour une saga littéraire empruntée à sa  petite soeur. C’est un secret honteux qu’elle préfère garder pour elle. Et il est d’autant plus honteux car elle écrit de la fanfiction dessus ! Ses amies ont aussi des secrets, mais on les découvrira plus tard…

Clémence Godefroy sait évoquer avec finesse, à travers le portrait de ces trois amies, les interrogations sur ce qu’est grandir, les expériences sexuelles et amoureuses, le bouillonnement intérieur hormonal, la métamorphose de son corps, la peur d’être soi face au regard des autres et les hobbys honteux.

A travers l’histoire d’Erika surtout, elle propose une ode au courage d’être soi, la volonté d’aimer et de vivre ses passions, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Car le lycée est impitoyable : on abordera le harcèlement scolaire, la timidité amoureuse et ses maladresses, la jalousie maladive.

Le seul bémol que j’ai pu trouver est une fin de roman qui m’a semblée un peu abrupte ou du moins, j’aurais apprécié un récit  plus long.

Une ode à la fin des années 1990

Ce roman est destiné à deux publics, je dirais : l’adolescent lambda qui découvre des sujets qui le touchent mais dans le contexte de la fin des années 90. Mais aussi, l’adulte qui a vécu cette période et se remémore la saveur de certains détails (ce qui est mon cas).

L’auteure a parfaitement réussi, par petites touches à nous plonger dans la vie d’un ado de cette période. On aborde le style musical très pop, la mode un peu flashy par moments, les débuts d’internet et des connexions incertaines, les cours d’éducation sexuelle foireux, les boybands, le coût important d’un ordinateur, la quasi absence des téléphones portables, et surtout la saga des sorciers de Bellwood qui ressemble un peu à celle d’Harry Potter.

Le plus gros clin d’oeil réside dans les forums de fanfiction, véritable refuge pour les timides, nerds, intellos de l’époque, où l’on peut échanger autour d’un sujet qui vous passionne sans être jugé et retrouver des gens intéressés par les mêmes centres d’intérêts. Pour certains, c’est aussi un moyen de développer leurs talents d’écrivain.

En conclusion : un roman Young adult mode d’emploi sur comment avoir le courage d’être soi au lycée, qui traite également avec finesse le sentiment amoureux. Un petit bijou à découvrir autant pour les ados que pour les nostalgiques de la fin des années 90.

 

 

 

Publié dans Ateliers d'écriture

Atelier d’écriture #6 : développer sa créativité avec Rory’s Story Cubes

Depuis peu, j’ai découvert un moyen de lutter contre l’angoisse de la page blanche mais aussi une façon de développer ma créativité : j’utilise le jeu Rory’s Story Cubes ! Laisse-moi t’expliquer comment ça marche et ce que j’en retire…

Rory’s Story-Cubes, c’est quoi ?

Il s’agit d’un jeu de dés créé en 2004 par quelqu’un appelé Rory qui a découvert que l’observation d’images suscitait l’imagination. L’idée lui est venue d’en faire un jeu de dés incluant des dessins au lieux de numéros, pour créer des histoires sous le nom de Rory’s Story cubes. Le jeu a été racheté par la suite en 2016 par l’éditeur de jeux Asmodée et le studio Zygomatic, qui le déclinent maintenant en plusieurs versions : le set classique, celui sur la fantasy, les héros, la préhistoire, les voyages, etc…

Personnellement, je travaille avec le set de base (orange) et j’ai été agréablement surprise de découvrir qu’il existait des versions différentes de dés.

Comment fonctionne ce jeu ?

Rory’s Story cubes est un jeu de 9 dés qui peut s’utiliser seul ou à plusieurs, à partir de 3 ans. Ses règles sont assez simples à comprendre et tu peux créer tes propres variantes.

Selon les règles officielles, si tu joues à plusieurs, chaque joueur doit lancer ses dés et inventer une histoire en commençant par la ritournelle « Il était une fois »…

Si vous avez des difficultés à commencer, il est possible d’utiliser les trois premiers dés pour la mise en place de l’intrigue, les trois suivants pour le développement, et les trois derniers pour le dénouement.

Tu peux aussi t’aider des mots de liaison présentés dans la vidéo de présentation d’Asmodée afin de structurer ton récit : Il était une fois, un…, puis, soudain, ensuite, heureusement, mais, après, enfin, fin.

Pour l’inspiration, c’est très libre : contes, séries tv, livres, vie de tous les jours… peuvent être utilisés.

A plusieurs, il est aussi possible de se lancer des défis comme inventer une histoire drôle ou effrayante. Si tu as plusieurs set de dés, tu peux les mélanger pour créer des récits inédits.

De mon point de vue, je trouve qu’il s’agit d’un outil très intéressant à utiliser pour des groupes d’écriture créative ou des soirées avec des amis écrivains en herbe.

Comment je l’utilise pour écrire ?

Tu l’auras compris, j’utilise ce jeu seule pour l’écriture. C’est en quelque sorte un stimulateur de créativité anti-page blanche. Les images données par le tirage des dés font appel à des images mentales dans mon esprit et m’aident parfois à me débloquer, parfois à m’amuser. J’en ai tiré deux méthodes :

Méthode 1 : quand je sèche sur un passage d’un récit en cours

En pleine écriture de roman, il m’arrive de bloquer pour trouver la fin d’une histoire ou un nouvel élément. Alors je sors ma boîte de dés, je les lance et je regarde si les images suscitées me donnent des idées. Je peux dériver sur des histoires parallèles au récit principal et complètement fantasques… qui aboutissent à des idées probantes ou pas. Cela dépend des jours. Sinon, je prends une pause et je pense à autre chose, histoire de faire maturer la suite du récit.

Méthode 2 : quand je veux me changer les idées et inventer une histoire juste pour le fun

Parfois, j’ai envie d’une récréation créative. Alors, je me lance des petits défis pour m’amuser avec ce jeu.

Je lance, puis classe mes dés. Et j’écris en incluant dans l’ordre les images qu’ils suscitent en moi, en essayant de garder une cohérence dans l’histoire conçue.  Vient parfois le moment où il faut ruser pour inclure dans son récit certains dés car ils n’ont pas de lien avec l’histoire du départ. C’est une très bonne gymnastique créative qui m’oblige à trouver des solutions avec ces munitions peu idéales. Quant au texte, parfois il est farfelu, parfois il est cohérent, mais dans tous les cas j’ai passé un bon moment créatif sans pression.

Qu’est-ce que cela donne niveau texte ?

Si tu veux essayer une récréation créative, munis toi de tes dés et lance les/toi ! En fonction de ton tirage, ton histoire pourra être plus ou moins facile à écrire. N’hésite pas à partir dans de l’invraisemblable si tu sèches, c’est toujours plus amusant.

Pour première cube story, j’ai obtenu les dés d’inspiration suivants :

Rory's story cubes 1

Je les ai classés dans cet ordre pour mon histoire :

Rory's story cubes

Cela a donné ce conte :

Le scarabée d’argent

Dans un château, il y a longtemps, vivait un roi à l’humeur changeante. Tantôt il était joyeux, tantôt il était triste mais jamais au bon moment. Personne, jusque là n’avait découvert la cause de sa maladie, et cela lui causait du tort dans ses fonctions royales. Par une nuit de sans lune, alors que le roi se lamentait seul, assis sur le rebord d’une fontaine de son jardin, il découvrit à la lueur de sa lanterne, un scarabée d’argent. L’insecte était tombé dans l’eau est essayait vainement d’en sortir, alourdi par sa carapace. Ebloui par la beauté de l’insecte, le roi le repêcha et le déposa sur le bord de pierre. Alors, le scarabée se dressa sur ses deux pattes arrières et se mit à lui parler :

“ô roi, je te remercie de m’avoir sauvé d’une mort affreuse et mouillée. En guise de remerciement, laisse moi t’exaucer un souhait. “

“J’aimerais, dit le roi, pas du tout perturbé par un scarabée qui parle, être joyeux quand je suis joyeux, et triste quand je suis triste. Ma vie en serait grandement améliorée, et je ne paraîtrai pas aux yeux de mes sujets comme un monstre.”

Alors, le scarabée fit apparaître une montre étrange qu’il présenta au roi. Sur le cadran, à la place des numéros figuraient des smileys avec des expressions différentes.

« Voici, votre altesse, une montre magique. A chaque fois que vous aurez un doute sur l’émotion à adopter, il vous suffira de la consulter et elle vous indiquera quoi faire.”

Le roi remercia le scarabée, et il rentra dans son château.

Quant il se fût un peu éloigné, l’insecte fit apparaître par magie un téléphone portable et contacta un certain “L”.

“ Ouais Lagrenouille, c’est moi. Ton truc pour rencontrer une nana en tombant dans l’eau d’une fontaine, ça marche pas. J’ai rencontré un vieux tout moisi complètement schizophrène. Bon, j’avais pas de balle dorée, mais j’ai réussi à lui refourguer ta montre Dora l’exploratrice, c’est déjà ça. Mais plus jamais tu me parles de tes plans pourris comprenant de l’eau. Mets-toi à la page vieux, on est au XXIème siècle, pas dans un conte de Grimm…”

FIN

 

Voilà, j’espère t’avoir donné envie d’écrire, même des trucs bêtes avec ces dés et surtout t’avoir montré qu’on peut facilement booster sa créativité avec pas grand chose. Là, c’est un jeu de dé, mais d’autres outils existent et feront l’objet d’un autre article.

Je te souhaite d’écrire de belles histoires. Tu peux en publier quelques unes en commentaires si tu le souhaites. Cela me fera très plaisir.

A bientôt !

ps : je précise qu’il ne s’agit pas d’un article sponsorisé par la marque Asmodée, mais d’une envie de ma part de vous faire découvrir un outil d’écriture.

Publié dans Lectures

Les cambrioleurs rêvent-ils de dinosaures mécaniques ? Damien Snyers, édition ActuSF

Et si on embauchait des voleurs pour protéger une oeuvre de musée ? Tel est le point de départ de cette nouvelle de Damien Snyers dans le même univers que La Stratégie des As.

Résumé : Les voleurs faisant les meilleurs gardiens, James se retrouve engagé par l’un des plus redoutables d’entre eux pour garder un tableau dans le musée des Beaux-Arts de Nowy-Krakow. Mais peut-on faire vraiment confiance à une équipe uniquement composée de cambrioleurs ?

Mon avis :

Où l’on présente James, elfe voleur

James est un voleur, mais pas n’importe lequel : c’est un très bon voleur. Il est rapide, intelligent, distribue bourre-pifs comme personne et il est surtout très doué pour repérer les failles dans les systèmes de sécurité.

L’argent qu’il récolte lui sert à … ne rien faire. Un grand luxe quand on ne mange pas tous les jours à sa faim dans la ville de Nowy-Krakow. James est donc un voleur hédoniste et il opère seul. Il a aussi une forme de code d’honneur. La nouvelle se déroule avant La stratégie des As et à ce moment de son histoire, il ne peut compter que sur lui-même.

Aussi, alors qu’il fait trempette aux bains publics et qu’il laisse traîner l’oreille, il entend parler d’une affaire de protection de tableau dans un musée. Le voilà sur le coup, même si cela implique de bosser pour le pire des voleurs : Jaroslaw, un bulgare taré, brutal, vicieux et surtout féru d’art.

Une intrigue qui introduit La stratégie des As

L’idée est simple : le conservateur du musée recrute une bande de voleurs pour protéger un tableau hors de prix. Car qui de mieux qu’un voleur pour déceler les failles de protection ? Et surtout, qui de mieux que le pire des voleurs pour s’assurer qu’aucun autre gredin malintentionné ne se risque à le doubler ou même tenter quoi que ce soit ?

Jaroslaw a des méthodes de recrutement et de management un peu douteuses, mais efficaces. Bien entendu, rien ne va se dérouler comme prévu car on ne peut pas faire confiance à des voleurs. Des rebondissements sont quand même au programme, avec un côté grec mais je n’en dirai pas plus.

Avec cette nouvelle, on met un pied dans La Stratégie des As sur un thème particulier : le statut des voleurs dans la ville. Considérés comme des êtres en marge, très peu dignes de confiance et surtout beaucoup discriminés, même dans des tâches de sécurité (cf la réaction de la commissaire d’exposition). Par ailleurs, le récit également met en avant le côté impitoyable de la ville de Nowy Krakow : sauver sa propre peau, coûte que coûte quitte à la jouer solo. Les moins intelligents se feront bouffer…

En conclusion : Une nouvelle très divertissante, quoiqu’un peu courte, qui permet de découvrir James avant la création de sa bande de La stratégie des As. A quand d’autres nouvelles sur ses autres compagnons ?

NB : Si vous souhaitez découvrir vous-même cette nouvelle et vous faire votre avis personnel, elle est téléchargeable gratuitement sur le site des éditions ActuSF.